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Votez mafia

Les amateurs de théorie du complot adorent employer le terme « d’état profond ». Ça fait mystérieux, force souterraine, groupe de pression au nom exotique, Bieldberger, Diner du Siècle, Bones and Skull, et j’en passe. Et pas seulement eux à vrai dire, puisque la presse mainstream reprend ce terme d’autant volontiers que peu à peu, à force de lanceurs d’alerte, de suspicions, d’affaires et de corruptions plus ou moins avérées, le public réalise avec confusion que son destin politique, économique et social est en réalité entre les mains d’intérêts opaques où son bulletin de vote n’a le poids que ces groupes veulent bien lui donner, à savoir aucun. C’est du reste une des raisons pour laquelle je ne vote pas. Il ne faut pas être grand clerc pour deviner que Fillon est un imbécile utile dont le maintien surjoué à la présidentielle est parfait pour mettre en valeur les deux candidats du capital : Marine Le Pen et Emmanuel Macron. L’une divise et ment de sorte que la politique libérale à laquelle elle est soumise soit imposée par une forme de Théorie du Choc, à la manière d’un Donald Trump du pauvre. L’autre endort, soulage, caresse dans le sens du poil, de sorte que des mesures parallèles soient adoptées par un pays sous Lexomil. Bien entendu, je n’imagine pas une seconde que ce soit strictement les mêmes qui soutiennent l’un et l’autre, il est même plus probable que deux écoles d’influences soit ici à l’œuvre et en concurrence, l’une visant à briser l’Europe et l’autre à s’y soumette. L’une rêvant d’une grande guerre sainte et totale, à l’instar d’un Steve Bannon, le gourou de Trump, et l’autre d’un grand marché dérégulé et global. Mais comme notre pays fonctionne par réseaux et noyautage, tout peut laisser à penser que c’est la même poignée d’individus qui tirent les ficelles à travers les commis d’état. Exactement comme ce fut le cas durant toute l’ère gaullienne et jusqu’à Nicolas Sarkozy où, entre autres, les noms de Pasqua, Léandri, Elf, Foccard, Deferre, et les parrains de la mafia Corse reviendront régulièrement dans des affaires d’argent, de meurtre, de délit en col blanc, de trafic de drogue, comme la fameuse French Connection qui fut à n’en pas douter une aubaine pour les partis politiques. Jusqu’en 70, date à laquelle, les Etats-Unis firent de graves accusations envers les autorités françaises, et qui aboutis, dans la précipitation et la confidentialité (votée de nuit par une poignée de députés), à notamment la fameuse loi de 70, puis à la fin de la French, ou disons plutôt à sa restructuration. Il n’y a en effet guère besoin de chercher loin pour qui imagine « un état profond » il suffit de regarder du côté de la Corse, de l’Italie, « l’état profond » s’appelle mafia, ou plutôt les mafias puisque ce phénomène d’influence s’étendant jusqu’au sommet du pouvoir se retrouve aussi bien aux Etats-Unis qu’en Russie ou en Chine. Je reste d’ailleurs convaincu qu’il est impossible de comprendre l’économie moderne, l’évolution des conflits, et même l’élection « d’homme fort » à la tête de pays clefs si l’on ne saisit pas le paradigme mafieux dans son ensemble. Tant dans son économie que dans sa géopolitique.

 

La mafia et le pouvoir, une veille romance.

Arte, à qui on ne saurait reprocher de ne pas être avec son temps, a encore une fois très finement programmé deux documentaires, l’un en trois parties, démontrant précisément de ce thème tellement sulfureux que jusqu’en 2004 les autorités françaises niaient la présence d’une ou plusieurs mafias sur le territoire. Et un autre relatant (Enfin ! En ce qui me concerne) les relations étroites que Reagan entretint avec le crime organisé à travers l’agence MCA, elle-même émanation de la mafia de Chicago (en partie finance par Al Capone notamment sous le contrôle de Sidney Korshak, avocat de la mafia.) et à qui il doit une grande partie de sa réussite. Le documentaire est basé sur une enquête et un livre « Dark Victory » qui a failli valoir à son auteur, Dan Moldea, la fin de sa carrière. Reagan passe en effet pour un saint auprès des Républicains, toute remise en question du mythe forcément très mal vu pas l’establishement. Et pourtant…

 De même, le documentaire en trois parties au sujet de l’épopée qui relie la mafia corse et le pouvoir français. Des années vingt avec les célèbres Carbone et Spirito, rois de Marseille jusqu’à la Libération, notamment liés à l’affaire Stavisky. Puis avec la famille Guérini et leur relation « respectueuse » avec Gaston Deferre, mais surtout à travers le pouvoir gaullien. Le SAC, le Service d’Action Civique, la police privée du Général de Gaulle, en passant par la France Afrique, Foccard, et surtout Charles Pasqua qui fut la courroie de transmission bienveillante entre le pouvoir, la mafia corse et les réseaux africains. Des relations sulfureuses qui mèneront notamment à l’affaire Elf et surtout au massacre d’Auriol qui sonnera la dissolution du SAC. Un documentaire important en ceci qu’il nomme expressément les liens tissés par le RPR puis l’UMP, jusqu’à l’actuelle mouture de ce parti douteux autant avec la corne d’abondance Africaine qu’avec la pègre corse, auquel, bien entendu, sont également intimement lié les nationalistes, et Cosa Nostra. A travers Etienne Léandri, dandy, playboy, ancien gestapiste et relais indispensable de Luciano en Sicile. Un imbroglio d’influence entre les cercles de jeu parisiens et africain, les parrains du sud de la Corse, la bande organisée de la Brise de Mer dans le nord, et qui aboutiront à la non moins très douteuse affaire Erignac. Puisque, si j’en crois une de mes relations, ancien haut fonctionnaire et proche de Philippe Séguin, le coupable désigné est un arrangement avec la vérité.

 

Je vous ferais grâce de revenir en détail sur les relations qu’entretenaient Joe Kennedy avec la mafia de Chicago, et son influence certaine dans l’élection du fils. Ellroy le romance très bien dans American Tabloïd, Youtube est rempli ras la gueule de documentaires sur le sujet, sans omettre les dérives complotistes qu’on imagine. Cosa Nostra et le pouvoir américain, c’est une relation de longue date qui commencera notamment avec le naufrage du Normandie, coulé par un incendie criminel dans le port de New-York. Elle se prolongera avec l’exil de Luciano en Sicile qui assurera un débarquement « facile » à l’armée américaine. En échange de quoi, les mafieux se retrouveront à des postes clefs. Cette association et le marché noir de l’après-guerre, cultiveront le champ d’une Cosa Nostra mis au pas par Mussolini et trouvera sa cause dans la lutte contre le communisme. Arrangement qui fera la fortune de Démocratie Chrétienne et d’Andreotti jusqu’au maxi procès et à la guerre que mena Toto Riina. Mais le maxi procès n’a pas eu la peau de la pieuvre qu’on retrouvera cette fois dans l’entourage proche de Silvio Berlusconi, lui qui n’a jamais voulu révéler l’origine de sa fortune…

 En Russie, cela tient de l’institution comme en Chine. Les industriels et les banques ayant investi dans la république russe le savent bien, pas d’avenir sans grichka, littéralement le toit, la protection. Quant aux investisseurs occidentaux en Chine, ils se heurtent cette fois au gwanxi, le réseau régionale et familiale que les Chinois cultivent avec soin et qui favorise à loisir les triades qui ne sont, depuis leur apparition jusqu’à aujourd’hui, qu’associations et réseaux « d’entraide ». La grichka de Poutine avait un surnom, la Famille, l’entourage proche d’Elstine, dont il se débarrassera après avoir été porté au pouvoir par ceux-là même. L’opacité du régime chinois interdit de connaitre l’étendue exacte de la pénétration de ces mêmes triades au sein de Pékin. Il ne peut toutefois éviter l’écueil des scandales pour corruption qui s’enchaînent, des accidents industriels majeurs, des scandales financiers qui émaillent tant la presse chinoise que coréenne ou japonaise. Des dysfonctionnements comme l’Italie du Sud en connaît depuis trop longtemps, mais aux proportions de l’Asie…

 
Cette relation intime n’est pas le seul fait de politiciens facilement corruptibles, elle se déroule également dans cette zone grise que partagent barbouze et voyous, cette même relation de proximité qui relie la criminalité à la police, par exemple une préfecture de Paris à dominante corse et la pègre des jeux. Mais si la Guerre Froide a été propice à ces arrangements, du Japon à l’Italie en passant par la France, elle perdure parce que par définition, les voyous sont des sources et des ressources quand il s’agit de peser qui en Afrique, qui en Europe ou en Amérique nord et sud. Sur les syndicats notamment, mais bien entendu auprès des gouvernements. Une relation qui repose moins sur la notion de corruption que de celle de services communs, de retour d’ascenseur.

 

Mythe et propagande.

Porté par l’imagerie populaire du cinéma, notamment, des médias paresseux, et bien sûr, ses faits d’armes, le mot même de mafia est relié dans l’esprit du public à une nébuleuse de violence captivée par le secret. Une entité ne poursuivant qu’un seul but, les bénéfices, éventuellement objet de fantasme pour qui rêve à la mythologie du « bandit d’honneur ». Un groupe ou plutôt des groupes portés sur les armes automatiques, les gourmettes de mauvais goût et les règlements de comptes. Or, si le phénomène mafieux ne se limitait qu’à sa branche armée il aurait disparu de lui-même depuis longtemps. Si le trafic de cocaïne s’était arrêté à la seule représentation, tout à fait commode, de Pablo Escobar et ses outrances, Miami n’aurait jamais connu le boum économique que la ville a rencontré à partir des années 80, le Panama n’aurait pas été envahi, la guerre civile qui ne dit pas son nom au Mexique n’aurait jamais eu lieu. En réalité, on estime que pour la seule Cosa Nostra sicilienne, la branche armée ne représente que 30% des effectifs. Sachant que d’une part ces communautés fonctionnent en réalité avec une poignée d’individus, qui par le biais d’une myriade d’associés contrôlent des organisations globales. D’une petite ville de la côte pacifique mexicaine à Manille, en passant par Madrid, Dakar, Londres, et Milan. Si Salvatore « Lucky » Luciano et Meyer Lansky sont connus pour la création d’une véritable holding du crime organisé, c’est à Miguel Angel Felix Gallardo que le Mexique et les Etats-Unis doivent l’organisation de cartels et la distribution de la cocaïne colombienne via la frontière. Cartels qui débuteront naturellement sur le ton de l’entente cordiale avant de connaitre le destin moderne d’une guerre qui a déjà fait plus de morts que le Vietnam en a fait dans les rangs américains. Débarrassé du paramètre « communisme » états et mafias n’ont d’autant pas pris leurs distances que la globalisation du marché est un terreau fabuleux pour le crime organisé, la dérégulation une aubaine, et qu’il ne s’agit plus seulement de gagner une guerre économique, mais de capter des ressources ou de les maintenir sous son contrôle dans un contexte de plus en plus vorace. Le cas d’école de la PS2 est un exemple parfait de cette voracité concomitante d’un boom technologique. Le succès mal anticipé de la console a fait exploser les cours du coltan, du cuivre et de l’or avec pour conséquence une intensification de la violence au Katanga et au sud Kivu. Soumis à des contingences parallèles au marché légal, les circuits de la cocaïne s’orientent aujourd’hui vers l’Afrique afin de distribuer l’Europe, faisant par la même des Caraïbes une plaque tournante, et de la corne ouest de l’Afrique une zone à risque. Un marché légal auquel le crime organisé s’est toujours attaché et qui aujourd’hui ne peut tellement pas faire l’impasse sur l’argent noire injecté dans son économie, qu’on en vient à vouloir l’intégrer dans les chiffes du PIB. Un marché légal qui après tout fréquente les mêmes banques off shore, quand ce n’est pas plus simplement le pouvoir politique qui se plie au rêve des voyous. Bref en réalité les mafias sont aux mains d’hommes réfléchis, ayant des vues stratégiques et économiques, fabriqué de cadres, de médecins, de personnalités bien sous tous rapports, poursuivant non pas seulement une course au bénéfice mais également au pouvoir. Contrôler les syndicats pour Cosa Nostra USA, c’était contrôler des pans entiers de l’économie du pays. Aider à faire élire un président, c’est s’assurer que la justice regardera ailleurs quand cela sera nécessaire. Et ainsi par exemple une série de très grosses enquêtes menées contre la mafia américaine seront purement et simplement fermées dans les années 80, à l’initiative même de la Maison Blanche…

 

La part d’ombre.

Seul le temps, l’histoire, et le décès de quelques-uns, permettent de délier les langues, dévoiler le petit théâtre d’ombres qui se déroule dans les arcanes du pouvoir. Les morts ne font pas de procès, ni ne vous expédient leurs assassins. Les campagnes électorales en revanche vous laissent entrevoir ce qui se profile. En demi-teinte, au travers des affaires et des informations qui transpirent, se dessinent des associations sans qu’on sache avec certitude quel projet cela recouvre. Comme cela est détaillé ici :

https://www.vice.com/fr/article/histoire-des-liens-entre-donald-trump-et-la-mafia, il est impossible que Donald Trump ait fait fortune sans l’aide sinon de la famille Gambino, au moins celle d’Atlantic City. Dans les années quatre-vingt Paul Castelano, patron de la famille Gambino avait imposé une taxe de quelques dollars sur l’ensemble des fenêtres des immeubles en construction à New-York. À vrai dire dans les années 70/80, les cinq familles régnaient sans partage sur la ville et toute la côte est jusqu’en Floride. Côté français, au travers de cette affaire de costume que se saurait fait offrir François Fillon, c’est à nouveau l’école Foccard qu’on retrouve, du moins son héritier, le sulfureux maître Bourgi. Passé au service successif d’à peu près toute la famille des Républicains, de Chirac à Sarkozy en passant par Villepin et aujourd’hui Fillon. Il est un des pivots du réseau africain, mais il n’est sans doute pas le seul si l’on considère les intérêts du groupe Bolloré dans tous les ports de la corne ouest, d’Abidjan à Dakar… La mafia, les mafias ne s’intéressent à la politique que dans la seule mesure de leurs intérêts. Et les intérêts de la mafia tendent vers des marchés déréglementés, des systèmes économiques de captation, une justice relâchée, et l’opacité financière. Soit exactement vers quoi tendait, curieusement, l’ère Reagan, et ce, vers quoi aspire l’économie libérale comme l’envisage Donald Trump, ou comme elle conceptualisé au travers d’accord tel que le CETA. Les tribunaux d’arbitrage ne sont finalement qu’un décalque des réunions mafieuses ou deux clans cherchent l’arrangement plutôt que la guerre. Et si vous trouvez que vous ne vivez pas réellement en démocratie, attendez de connaitre la suite. Quand sur la décision d’un de ces tribunaux la France sera condamnée à payer x milliards à tel compagnie privée. Le racket à l’échelle globale. Comme c’est déjà arrivé au Canada et à l’Allemagne.


Ce phénomène de symbiose entre le crime organisé et le monde des affaires, n‘est probablement pas une volonté consciente mais un facteur pratique pour les deux parties. Comment d’ailleurs imaginer que si 62 personnes les plus riches dépassent en patrimoine 99% de la population mondiale, elles ne se connaissent pas, ne s’arrangent pas entre elles, ne se font pas éventuellement la guerre, et ce avec des moyens qui dépassent largement ceux des états. Des moyens qui ne reposent pas seulement sur une puissance économique mais des réseaux, exactement comme dans la logique mafieuse. Et de même comment ne pas penser que des banques comme HSBC n’emprunte pas la même démarche, quand fort de sa position de « trop gros pour couler » elle reçoit une amende ridicule de deux milliards contre des montagnes d’argent blanchis pour le compte du crime organisé. Et qui plus est dans un contexte d’actionnaires toujours plus gourmands qui l’autorise dans la foulée à licencier en masse pour dégager quatre milliards. Or la tendance qui se profile à travers le trading à haute fréquence c’est un flot quotidien et astronomique d’argent sur un marché parfaitement volatile et opaque. Ce mariage presque naturel entre le légal et l’illégal, entre les industriels du nord de l’Italie et la Camorra ne peut non seulement qu’aggraver le problème sanitaire et écologique, comme l’a révélé, par exemple, le scandale de la mozzarella à la dioxine, mais s’opère par ailleurs sur une dissolution, un retrait de l’état-nation, attaqué de toute part par le capital, et une privatisation de la guerre et de la sécurité. Où les mercenaires finissent par intervenir partout, des rangs de Daech aux compagnies privée chargées de sécuriser les sites sensibles, transport, logistique, personnel, quitte à servir de supplétif aux états, comme en Irak et en Afghanisan. A savoir qu’une question géo localisée et exceptionnel durant la Guerre Froide tend à se généraliser aujourd’hui dans une logique du tous contre tous. Combien de temps, dans cette acceptation totalitaire d’un capitalisme mafieux allons nous attendre avant de voir des holdings ne plus simplement se contenter d’OPA hostile et de tirer les ficelles en sous-main mais s’agresser frontalement pour, au hasard, le contrôle d’un oléoduc, un accès à l’eau ou la main mise sur le minerais katangais ? N’est-ce pas d’ailleurs déjà le cas, tant les liens entre les affaires et le pouvoir sont étroits. Gazprom n’est-il pas le moteur financier et l’arme géostratégique de la politique de Vladimir Poutine, en Ukraine mais également vis-à-vis de l’Allemagne. Les intérêts de la nation alignés sur les intérêts des holdings, ceux là même allant finalement jusqu’à les supplanter, les débarrasser de leur pouvoir de décision jusqu’à ne plus être que des coquilles vides de lois scélérates décidées par un parlement européen comme un conseil d’administration et une assemblée nationale asservie.

 

Dans ce contexte, l’argument de souveraineté nationale fait figure de cachet pour la toux. Les angoisses millénaristes d’un grand remplacement de fiction, de gentille distraction pour xénophobe pathologique. La question du voile, un épiphénomène auquel on accordera l’importance d’un leurre, à manière d’occuper les esprits pendant que des réseaux sont à la manœuvre de leurs seuls et uniques intérêts. S’il y a bien nécessité de rupture, c’est avec un système qui s’auto-alimente et se proroge dans la corruption à la seule force d’un suffrage universel truqué, tronqué, à coup de sondage opportunistes et de slogans de campagne vide de sens. S’il y a bien nécessité de rupture, il est dans la société civile uniquement, dans la volonté de reprendre son destin en main sans passer par celle d’un prestidigitateur à voix de prophète, de mettre à jour à la manière des lanceurs d’alerte. D’en finir avec cette naïveté qui consiste à penser que la France est forcément ruinée parce que des milliardaires et leurs commis nous l’affirment. Que la protection de nos intérêts énergétiques ne repose que sur une « réal politique » jamais en difficulté pour s’arranger avec les faits, et non pas essentiellement sur le montant des rétros commissions et leur versement. Que je ne sais quel groupe de penseur de l’ombre planifient, on ne sait quel ordre mondial, quand ce qui se profile, c’est un plus grand désordre mondial, un désordre feutré émaillé de conflits armés. Que les commis du capital qui se pressent au portillon du pouvoir ont à cœur le destin de leur compatriote et non pas la seule fortune de leurs réseaux. En finir avec cette croyance qui consiste à penser qu’à partir d’un certain montant, d’un certain pouvoir, un individu ne perd pas pied avec la réalité, pour finir par devenir ce parfait sociopathe qui ruine des régions entière uniquement pour payer 100 euros moins cher la production d’une chemise qu’il lui en rapportera 1000. Des comportements aberrants du toujours plus comme on peut le voir dans Merci Patron, justifié par le dévoiement de la philosophie libérale, et que dénonçait déjà en son temps rien de moins qu’Adam Smith. Justifié par un discours économique mortifère si l’on considère les prévisions de la courbe d’Hubbert, reposant notamment sur la fin du régime communiste et le sentiment mêlé d’impunité et de fin de l’histoire, déclaré par un capitalisme triomphant, arrogant, mais jamais en reste de réclamer plus, toujours plus.

 
Berlusconi et la mafia : https://www.youtube.com/watch?v=oLWsiB9NJL8

Pour les relations entre mafia et république française : https://www.youtube.com/watch?v=X6YtZc2m-kc

Reagan et la mafia : http://www.arte.tv/guide/fr/061673-000-A/ronald-reagan-un-president-sur-mesure


Moyenne des avis sur cet article :  3.56/5   (16 votes)




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37 réactions à cet article    


  • Jeekes Jeekes 20 mars 13:09

    Y’a du vrai et du bon (y’a aussi du grand n’importe quoi), mais quelle salade, quel mélange !

    Bon, et puis aérer le texte ne ferait pas de mal, parce que de tels « pavés » c’est indigeste...


    • pirate pirate 20 mars 14:53

      @Jeekes

      D’accord, mais au lieu de vous la raconter, il n’y a aucun grand n’importe quoi dans ce texte, pas une ligne.


    • Jeekes Jeekes 20 mars 17:52

      @pirate
       
      Bah, du moment que vous êtes content de vous !

      Tiens ça me rappelle le « stade anal » des mioches qui contemplent avec ravissement leurs crottes au fond du pot.
      Premières prises de consciences du monde réel...

      Bien sinon, je vous pose la question : au vu de ce paveton indigeste et mal écrit, qui est-ce qui se la raconte ?


    • pirate pirate 20 mars 18:01

      @Jeekes
      oui il est gentil le petit prof de maintient, maintenant est-ce que la sommité qui a fait l’incroyable effort de lire jusqu’au ou une prose indigeste et mal écrite (vous voulez une médaille ?) je serais assez amusé de savoir ce que votre immense importance estime être n’importe quoi, développez donc et faites moi rire. Par contre pour les quolibet en carton dispensez vous sans quoi je me ferais un plaisir de retirer votre com j’ai passé l’âge d’âge des trolls.


    • Ouallonsnous ? 20 mars 18:15

      @pirate

      ll suffit de dire que plus de la moitié des « prétendants » à fait, ils doivent la présidentielle traînent des casseroles judiciaires passées, en cours où à venir et devraient de ce fait être disqualifiés par le conseil constitutionnel !
      Hélas, le dit conseil est composé de leurs alter ego de la même maffia, et l’on aurait de grosses surprise si ont exigeait le casier judiciaire des uns et des autres. Aucun n’est digne de briguer les fonctions qu’ils usurpent !

      Du moins ce devrait être comme ça dans une république digne de ce nom, mais la France est devenue une république bananière et maffieuse, il n’y a qu’a se rappeler qui a occupé l’Elysée depuis 2007 !


    • Ouallonsnous ? 20 mars 18:19

      @Ouallonsnous ?

      Errata

      il suffit de dire que plus de la moitié des « prétendants » à  la présidentielle traînent des casseroles judiciaires passées, en cours où à venir et devraient de ce fait être disqualifiés par le conseil constitutionnel !

      Hélas, le dit conseil est composé de leurs alter ego de la même maffia, et l’on aurait de grosses surprise si ont exigeait le casier judiciaire des uns et des autres.

      Aucun n’est digne à l’aune de ce qu’il est exigé des citoyens ordinaires de briguer les fonctions qu’ils usurpent !

      Du moins ce devrait être comme ça dans une république digne de ce nom, mais la France est devenue une république bananière et maffieuse, il n’y a qu’a se rappeler qui a occupé l’Elysée depuis 2007 !


    • Jeekes Jeekes 20 mars 18:25

      @pirate
       
      J’essayais de faire mon intelligent, tout comme vous.
      Mais, décidément je n’arrive pas à trouver le moindre sens à vos « phrases. »

      Quand à vous faire rire, je doute que ce soit possible, vous semblez trop imbus de vous-même et par trop dépourvu d’humour.

      Pour en finir, sachez vos menaces m’en frôlent une sans faire bouger l’autre.
      J’imagine que c’est tout ce qui vous reste...

      Vous voulez faire retirer mon com ?
      Mais je vous en prie, allez donc pleurnicher chez maman, faites vous plaisir, on prend son pied comme on peut, n’est-ce pas ? 


    • pirate pirate 20 mars 19:03

      @Jeekes
      Résumons nous donc, vexé que je ne prenne pas votre précieux avis pour modèle, ce texte est maintenant incompréhensible. Nonobstant que je reconnais immédiatement à la fulgurance de vos propos une plume d’acier capable de distinguer un bon d’un mauvais texte, je vous trouve finalement assez drôle dans le côté pathétique du petit bonhomme vexé qui me parle maintenant d’avoir de l’humour, lui qui en est si dépourvu au contraire de tout cet air dont vous vous gonflez d’importance. Mais non insignifiant petit personnage, ce n’était pas des « menaces » c’était juste pour vous avertir de ne pas vous laisser tenter par un concours de bite à vouloir avoir le dernier mot à coup de quolibet maladroit. ne vous prenez pas pour plus important que vous ne l’êtes, vous n’êtes en ce qui me concerne qu’un commentaire anonyme dans la marge. smiley


    • pirate pirate 20 mars 19:08

      @Ouallonsnous ?
      bah oui et pourtant les uns et les autres sont encore persuadés que leur candidat défend des intérêts autre que les leurs, voir même qu’ils ont des convictions.


    • Ouam Ouam 20 mars 19:39

      @pirate
      Le môssieur il t’explique que pour qu’un texte soit agréable à lire, il faut aérer un peu....
       
      Toi y en a comprendre lui t’explique
       ? smiley


    • manu manu 20 mars 21:14

      @pirate

      Je n’ai pas lu l’article encore, mais c’est bien que quelqu’un aborde le sujet.

      Il y a aussi cette vidéos qui est intéressante : Les gangsters et la République - Au nom du drapeau.


    • foufouille foufouille 20 mars 13:25

      pour info, les participants des gros think tank sont connus depuis des années.
      le FN n’a jamais été invité contrairement aux LR, PS et le centre.


        • rogal 20 mars 14:10

          Réduire l’État profond étasunien à la mafia paraît réducteur. Pas de complexe militaro-industriel ?


          • pirate pirate 20 mars 14:58

            @rogal
            ça tombe bien je ne réduit pas cet état profond imaginaire à la seule mafia, je dis juste qu’elle est à la manoeuvre.


          • non667 20 mars 14:32

            les deux candidats du capital : Marine Le Pen et Emmanuel Macron

            je ne savais pas qu ’hamed ouvert 7j/7 6h-23h faisait parti de l’extrême droite capitaliste et du « capital  »défendu par le fn contre les grandes surfaces ? qui elles sont défendues par le front ripoublicain ?


            • pirate pirate 20 mars 14:56

              @non667
              votre naïveté vous honore mais vous êtes prié de rendre votre carte d’électeur, vous n’avez apparemment pas la maturité légale pour penser sans votre téléviseur


            • Clocel Clocel 20 mars 18:01

              Allons, allons, Cher Pirate, pourquoi venir perturber nos chers compatriotes centristes à quelques heures d’un débat capital !?

              C’est important pour eux, ils veulent être sûrs que leurs petits privilèges seront reconduits, fusse au détriment des générations suivantes...

              Après nous, le déluge !

              J’ai hâte de lire les conneries qui en feront le compte-rendu.


              • pirate pirate 20 mars 18:09

                @Clocel
                ce qu’il a de plus terrible c’est qu’ils croient vraiment que les uns et les autres s’intéresse au sort de ce pays ou même à leur sort. 40 ans minimum qu’ils se font enculer et ils crient à chaque fois comme des vierges effarouchés qu’on les y reprendra pas la prochaine fois. Ah oui sans oublier l’argument parfum vanille-fraise du « on les a pas encore essayer ceux là ça peut pas être pire » comme si la politique c’était le rayon yaourt.... je finis par me dire que les français n’ont pas les politiciens qu’ils méritent mais qui leur ressemble...


              • Clocel Clocel 20 mars 19:18

                @pirate

                Leurs ébriétés électives les a conduit, à « droite », puis à « gauche », puis encore à « droite » et encore à « gauche », maintenant, il ne reste que les talus « extrêmes »...

                Vont-ils oser ?

                A mon avis, non, contre promesse de vaseline et grand peur de la terra incognita, ils vont vouloir refaire un tour, après tout, au point où en est...

                Après tout, la grosse Bertha ne menace pas encore les Tuileries !

                L’avenir appartient aux audacieux, nous ne sommes dons pas concernés.

                Sans doute la dernière fois qu’ils auront à faire un « choix » à la papa, après, ce sera verrouillé, totalement, les sciences sociales s’affûtent, les comportements se prédisent, les masses et leur comportement se gèrent...

                Bienvenue chez Orwell ! 1984 est un des bouquins les plus lu en ce moment, va savoir pourquoi ?


              • pirate pirate 20 mars 19:34

                @Clocel
                « l’avenir appartient aux audacieux, nous ne sommes donc pas concerné » smiley excellent, je suis jaloux j’aurais aimé l’écrire celle là ! Vous m’avez fait rigoler. Vous avez parfaitement raison, mettre audace et français l’un derrière l’autre c’est fabriquer un oxymore de compétition.
                Moi j’aimerais bien qu’ils osent, qu’ils tapent de leurs petits poings mous et roses sur la table. Des lémuriens énervés ça doit être festif, et puis ça mettrait à nu le fantasme de la Jeanne d’Arc de la République, on verrait la crasse sous la couche de ripolin. Les français sont dans la merde jusqu’aux oreilles mais ils continuent de faire comme si elle n’avait pas d’odeur, voir que c’est leur habitat naturel, avec la merde sur la tête et dans le nez peut-être que ça les fera sortir du comas.


              • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 20 mars 18:35

                Les mafias sont aux pouvoirs... ben oui, mais quand on le dit, on vous traite de « complotiste » ^^


                • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 20 mars 20:02

                  @bouffon(s) du roi

                  Petite réflexion :
                  Il est « étonnant » de constater que ce n’est pas la matière et les informations qui manquent.
                  Sur le sujet, on pourrait citer bon nombre d’enquêtes livrées, toujours preuves à l’appui. Mais au regard de la société, tout est souvent superficiel, alors que dire de cette « conscience politique » dont on nous rabâche les oreilles, pour aller voter notamment ?


                • lloreen 20 mars 20:23

                  @bouffon(s) du roi
                  « quand on le dit, on vous traite de « complotiste »
                  Pas de complot sans comploteurs dont voici quelques spécimens fameux.
                  https://www.youtube.com/watch?v=ePiLHI1fGAQ


                • pirate pirate 20 mars 21:10

                  @lloreen
                  oui merci de nous dispenser de tous les fantasmes de l’antisémitismes à la papa.


                • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 20 mars 21:19

                  @pirate

                  La yiddish connection ou Casher nostra existe aussi ... Lansky, vu que vous l’avez citer en était bien un membre.
                  Mais la mafia des mafias, c’est bien la banque ^^


                • pirate pirate 21 mars 01:16

                  @bouffon(s) du roi
                  Ce dont vous parlez s’appelait le purple gang, aujourd’hui disparu, si vous cherchez de la criminalité juive, il faut aller du côté des affairistes russes en Israel, auxquels sont notamment lié les Le Pen. Le reste c’est du fantasme.


                • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 21 mars 09:53

                  @pirate

                  Vous parlez des réseaux, et bien il existe bien des réseaux juifs, aucun fantasme là dedans, c’est une réalité.


                • Jélaniac Jélaniac 20 mars 20:27

                  .les organisation des maitres du monde

                  Un plan c’est plus clair


                  • pirate pirate 20 mars 21:09

                    @Jélaniac
                    Je parle de chose sérieuse, pour les babillages merci d’aller voir ailleurs.


                  • Jélaniac Jélaniac 20 mars 21:17

                    @pirate
                    Il y à bien plus à lire et à réfléchir sur le site de mon ami sylvain ,que sur ce modeste article ,mais si vous avez un ailleurs plus intéressant je prend aussi .(connard).. smiley


                  • pirate pirate 21 mars 01:21

                    @Jélaniac
                    le menu de vos fantasmes semble vous passionner, vous faites aussi des soirées jeu de rôle ? « alors moi on va dire que je suis le grand prêtre jaune de la cellule alpha des illuminatis qui contrôle le Mossad par le biais de la NSA » « pfff bouclier magique ! Moi je suis vice directeur de Bieldberger et je travaille avec un lézard du centre de la terre ! »

                    Que de belles soirées en perspectives smiley


                  • Jélaniac Jélaniac 21 mars 10:11

                    @pirate
                    lol ,mais t’as pas les pierres runique prismatique ,pour faire des boucliers magique anti daèchanieen donc t’es mort..


                  • baldis30 20 mars 20:29

                    bonsoir, 

                    Roberto Saviano ne dit pas autre chose, presque tous les jours sur La Repubblica et une fois par semaine dans l’Espresso... 
                    Mais vous avez oublié que la justice italienne est bien mieux rodée et armée que la justice française..... peut-être parce que plus sollicitée et plus traumatisée par les assassinats politico-financiers, comme ceux des juges Falcone et Borsalino. 
                    De plus l’organisation anti-fraude est conduite par la Guardia di Finanza aux pouvoirs étendus. Et elle ne se prive pas de mise en cause des élus ....

                    Enfin on ne peut oublier qu’en Italie il n’y a pas qu’un organisation criminelle ; Cosa Nostra agit surtout en Sicile , mais la Camorra se concentre sur la zone napolitaine et la Sacra Corona Unita sur les Pouilles et la Sardaigne. Il y a aussi la magliana romaine qu’on dit en perdition mais dont les activités seraient en cours de reprise par l’une des trois citées. Enfin ces mafias issues du Sud sont en train de migrer vers le Nord. Or dans chaque cas il y a des liens prouvés avec les pouvoirs locaux ou nationaux , et nul ne s’étonne qu’en toute période les affaires fassent la une de certains journaux pendant que d’autres se taisent. 
                    Unanimement la presse française se tait, contrairement à la presse italienne bien plus libre de ton et d’investigation... ils n’ont pas besoin de Canard Enchaîné....

                    • pirate pirate 20 mars 21:07

                      @baldis30
                      Je vous rejoint complètement, je ferais d’ailleurs bientôt un papier sur un des héros de l’antimafia, un héros vivant et en activité, histoire qu’on fasse bien la différence entre un élu français, un notable qui s’en met plein les poches et sans risque, et un élu italien quand il affronte la mort et l’opprobre pour se faire élire à la tête de la Sicile tout en étant pédé, communiste et catho. J’ai délibérément choisi de ne pas rentrer dans le détail des mafias, il y a d’excellents ouvrages pour ça. D’autant que N’dranghetta est une puissance économique globale et actuellement sans doute largement plus puissante que Cosa Nostra. cela dit ils sont déjà dans le nord et depuis longtemps en fait, quand l’état italien a eu la mauvaise idée de penser que l’exil favoriserait la division, alors que d’envoyer des siciliens dans le nord c’était juste permettre à Cosa Nostra d’avoir des têtes de pont. C’est justement à Milan que Berlusconi a été en contact avec Bontate. Pour la presse vous avez à nouveau raison, la presse française est obéissante et à l’image de ceux qu’elle sert, bourgeoise, complaisante, voir corrompue. Une presse aux ordres, un pays sous Lexomil.


                    • zygzornifle zygzornifle 22 mars 10:42

                      alors votez LR ou PS .....

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