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Vous avez dit « Immigration » ?

vendredi 4 mai 2012

Ces dernières semaines, pour des raisons sur lesquelles il est inutile d'insister, on a beaucoup parlé immigration et de ce fait, naturellement, on a dit, partout, beaucoup de sottises et nombre de contre-vérités.

 
Un mot d'abord, dans une perspective historique, sur la formule souvent avancée selon laquelle la France est une terre d'immigration. Une telle affirmation devrait au moins être nuancée, surtout si on l'envisage au plan historique.
 
On sait qu'aux XVIIe et XVIIIe siècles, la France a mis en place une politique de colonisation qui a conduit beaucoup de Français à quitter le territoire européen pour créer des colonies et s'y installer. C'est le cas de la Nouvelle-France, qui allait alors du Canada à la Louisiane et occupait une bonne partie de l'Amérique du Nord, de la Guyane, des Antilles et des colonies de l'océan Indien. Ce mouvement de colonisation était dû, en particulier, à ce que la France était alors un pays surpeuplé qui avait du mal à nourrir sa population. La France était de loin le pays le plus peuplé d'Europe ; sa population était le double de celle de la Grande-Bretagne et l'équivalent de celle de la Russie.
 
Bien loin d'être une terre d'immigration, la France était, au contraire, une terre d'émigration, d'où cette politique de colonisation de peuplement. En Espagne, par exemple, les immigrants français étaient si nombreux et si envahissants qu'on les appelait « les rats » !
 
Les choses ont beaucoup changé dans la suite et ce sont en particulier les énormes saignées démographiques des guerres napoléoniennes d'abord, puis de la Grande Guerre ensuite qui, jointes au développement industriel, ont obligé la France à devenir une terre d'immigration. Comme tous les pays du monde, la France, selon les périodes de son histoire et les besoins de son économie, a donc été soit une terre d'émigration (au XVIIe et XVIIIe siècle) soit une terre d'immigration dans la suite, sans qu'il y ait là une "essence" ou une vocation quelconques.

Un mot également sur les mouvements de population en provenance d'Afrique du Nord qui font aujourd'hui problème aux yeux de beaucoup.
On se plaint du développement en France, dans les banlieues en particulier, de l'islamisme radical. Là encore on ignore l'histoire démographique et sociale, plus récente cette fois. Il n'y a pas si longtemps (à la louche trois ou quatre décennies), les gouvernements français, "dans leur grande sagesse", ont encouragé, vivement et systématiquement, la venue en France d'"imams" 'étrangers avec l'idée affichée, que si les jeunes, immigrants ou "beurs", issus de l'immigration, allaient prier à la mosquée, la chose les détournerait de brûler des voitures et de se mal conduire dans nos banlieues. La prière plutôt que le hash !

C'était l'époque où les professeurs d'université maghrébins qui devaient venir en France sur invitation professionnelle avaient les plus grandes peines à obtenir des visas, alors que le moindre imam salafiste qui faisait la même demande, se voyait aussitôt accorder l'autorisation de gagner notre pays et de s'y installer, accueilli à bras ouverts. Comme souvent nos politiques avaient la vue basse et on a pu juger, quelques années plus tard, des résultat de cette politique.

La situation actuelle de l'immigration n'est pas bien meilleure et nos conduites, en la matière, sont assez incohérentes.

Un petit problème mais significatif est celui de la population étrangère dans nos prisons qui, on le sait, sont surpeuplées. Il y avait dans nos prisons en 2004, 22,2% d'étrangers (ce pourcentage étant, dans certains zones comme la région parisienne de 30% voire 50% !). Ce pourcentage est naturellement très supérieur à celui des étrangers dans la population française (lisez à cet égard les rapports officiels sur cette question, ils sont à mourir de rire par la crainte panique d'y stigmatiser qui que ce soit en quoi que ce soit). Des esprits simples, envisageraient, en pareil cas, d'expulser vers leurs pays ces étrangers qui se conduisent si mal (ce que font d'autres Etats !) puisqu'on ne sait pas où les mettre. Que nenni ! La France terre d'asile, grande et généreuse, va construire des prisons pour eux, dès qu'elle aura trouvé l'argent pour ce faire !

Question plus commune : celle de la langue. Il ne manque pas de pays où toute demande de naturalisation est soumise à un contrôle, souvent sévère, de la pratique et de la maîtrise de la langue du pays dont on désire acquérir la nationalité. Pour prendre un seul exemple en Europe avec un pays qui passe généralement pour un modèle, c'est le cas du Danemark.

Chez nous, depuis une bonne dizaine d'années, on a décidé de vérifier le niveau de compétence des candidats à la nationalité française ; on a même créé, à cette fin, sur le modèle du DELF (diplôme élémentaire de langue française) un DILF (I = initial) qui était destiné à vérifier la compétence linguistique des impétrants.

Naturellement on a aussitôt fixé des objectifs très élevés et souvent absurdes (plus d'exigences pour ce niveau dit "A.1.1" que pour le niveau au-dessus "A.1"), avec cinq ou six cents heures de cours (je ne sais plus trop) ; on a rédigé un cahier des charges extravagant pour les institutions habilitées à donner ces enseignements, en précisant, avec la plus grande rigueur, le nombre de toilettes et de salles informatiques dont devraient disposer les dits établissements qui, pour finir, n'existent pas réellement, faute de moyens. On s'est beaucoup moins interrogé alors, en revanche, sur la compétence et la qualification des gens qui auraient dû être chargés de dispenser les enseignements et, moins encore encore, sur les motivations des candidats éventuels et les conditions dans lesquelles seraient dispensés ces enseignements qui, pour la plupart, n'ont d'ailleurs jamais existé. J'entendais pourtant, tout récemment encore, le président candidat revenir sur cette question de la maîtrise du français de la part des candidats à la naturalisation.

Tout cela est donc une vaste blague ; quand on compare notre législation à celles de beaucoup de pays, on s'aperçoit qu'elle est, en fait, des plus laxistes mais surtou incohérente ; les dispositions, follement restrictives, qui ont été arrêtées ne sont en réalité jamais mises en place. C'est l'Ubu de l'administration, souvent aveugle, qui demeure tout puissant en la matière. En cette circonstance, nous sommes, comme toujours, le pays où l'on fabrique le plus de lois, mais où on les applique le moins.

Quant aux réalités statistiques de l'immigration, elles sont des plus floues et, pour une fois, la chose serait plutôt à l'honneur de notre pays, puisque la France s'interdit dans les statistiques toute référence à l'origine ethnique des recensés.

Le paradoxe est qu'un certain nombre de ces recensés potentiels (le CRAN par exemple), au lieu de se réjouir d'une telle disposition, la critique et exige, en principe du moins, des statistiques ethniques, d'ailleurs absurdement fondéees sur le "ressenti" des "déclarants" ! Quid de Claude Nougaro qui chantait "Je voudrais être un noir !", sans parler de Michael Jackson ?

 

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10 réactions à cet article    


  • Scual 5 mai 2012 13:25

    Il n’y a pas de problème d’immigration, il y a un problème d’intégration, il y a des problèmes économiques, il y a des problèmes de sécurité et des tas de problèmes de toutes sortes.

    Comme pour tout les problèmes les plus fragiles sont les plus exposés et donc les immigrés sont plus exposés que les autres, en réalité c’est plutôt les pauvres qu’on devrait dire, mais là aussi les immigrés sont logiquement plus exposés au problème de la pauvreté.

    Ce qui est une profonde horreur raciste, (si, si, c’est raciste ou xénophobe si vous préférez) c’est d’accoler à tout ces problèmes réels le mot immigration ou immigré. On fait passer la conséquence pour la cause et la victime pour le responsable. C’est une honte.

    Qu’on se remette au travail plutôt que de détruire l’activité afin de favoriser une caste de privilégiés et une fois que tout le monde aura du boulot, on sera surpris de voir à quel point la plupart des problèmes auxquels les racistes accolent le mot immigration s’envolent comme par miracle.


    • VICTOR LAZLO VICTOR LAZLO 5 mai 2012 16:02

      Bonjour, 

      Il existe bien un probléme de l’immigration. Quand vous laissez entrer 200000 à 300000 personnes par an , alors qu’il y a 5 millions de chômeurs, vous créez des tensions et des conflits. C’est bien pour cela que le MEDEF tient à l’immigration : c’est un formidable outil pour casser salaires et solidarités.
      D’autant qu’à ces immigrés se rajoutent aujourd’hui les étrangers de l’UE qui travaillent en France avec des conventions spéciales (biais des sociétés étrangéres : un salarie Polonais travaillant pour un patron polonais au salaire Polonais sur un chantier...en France).
      Ces soucis ne sont le fait des étrangers ou des immigrés en tant que tels évidemment. Mais le mécanisme auquel ils participent peut être extremement violent pour les « natifs » (qui je le rappelle peuvent être noirs, blancs, catholiques intégristes, athées, etc... indifférement).
      Relisez Germinal dans lequel Zola montre une gréve cassée par des immigrés ...Belges....
      Le probléme et ses conséquences ne datent pas d’aujourd’hui. Le Patronat a toujours su se servir de l’immigration ....

      L’immigration en temps de plein emploi ne pose pas de probléme . En temps de récession et de chômage, ça ne peut qu’être une source de conflits...

      L’autre probléme tient à l’intégration. Là on frappe au lourd sentiment de culpabilité des « souchiens » et à l’incohérence de ses gouvernants.... Voir http://www.france-terre-asile.org/toute-lactualite-choisie/item/7075 où l’on voit que pour beaucoup le simple fait d’exiger la maitrise de la langue est « raciste » ...






    • Scual 5 mai 2012 16:26

      Quand on laisse entrer 200000 personnes... quasiment la moitié sont des étudiants, un quart répondent à des offres d’emploi ne veulent pas les Français, mais vous dites qu’on crée des conflits au niveau chômage ?

      Et d’ailleurs je venais justement d’expliquer que le problème c’est le chômage et pas l’immigration... bref vous avez illustré à merveille ce que je venais de dire...

      L’immigration n’est pas un problème, elle sert de prétexte pour détourner l’attention des vrais problèmes et de leurs vrais responsables...

      Les immigrés ne sont pas responsables des législations qui les utilisent, les immigrés ne sont pas responsable de la situation calamiteuse de notre économie, les immigré ne sont pas responsables des patrons qui les emploient à moindre cout etc...

      Ce n’est pas en chassant de l’immigré qu’on va s’attaquer au problème. Le problème, le seul et unique problème de ce pays, c’est le chômage. C’est de lui que découle la pauvreté, les bas salaires, et tout les problèmes qui en résultent. Les responsables du chômage sont nos dirigeants officiels et officieux.


    • VICTOR LAZLO VICTOR LAZLO 5 mai 2012 22:19

      Bonjour Scual,


      Vous dites : « Quand on laisse entrer 200000 personnes... quasiment la moitié sont des étudiants, un quart répondent à des offres d’emploi ne veulent pas les Français, mais vous dites qu’on crée des conflits au niveau chômage ? »

      1- Reportez vous à : http://fr.wikipedia.org/wiki/Immigration_en_France

      2- Le quart seulement sont des étudiants. 

      3- Le quart des immigrés occupant des emplois les occupent parce qu’ils les prennent pour des salaires de misére (cas du bâtiment ou de la restauration). Les « souchiens » qui auraient pu prendre ces emplois se retrouvent au ...chômage. Résultat : autant de chômeurs que d’immigrés occupant des emplois, et des emplois dépréciés.

      4- Vous oubliez le nombre considérable d’immigrés au chômage : le double en pourcentage par rapport aux « locaux ». Ce n’est pas un racisme fantasmatique qui est là en cause mais tout simplement le refus des immigrés une fois « installés » à continuer à occuper des emplois « pourris ». Ils font comme les « locaux » : ils trouvent mieux ou touchent le chômage, bricolent au noir, pendant que les immigrés nouvellement arrivés occupent à leur tour les emplois pourris. Résultats : toujours plus d’immigrés engendrant toujours plus de chômage, et toujours plus de bénéfices pour le MEDEF...

      Vous dites : « Et d’ailleurs je venais justement d’expliquer que le problème c’est le chômage et pas l’immigration... bref vous avez illustré à merveille ce que je venais de dire... »

      L’immigration n’est pas un problème, elle sert de prétexte pour détourner l’attention des vrais problèmes et de leurs vrais responsables...« 

      Vous ne voulez pas voir que le chômage est engendré par l’immigration. Elle n’est pas un prétexte, mais un outil dans les mains du MEDEF pour améliorer ses bénéfices, et casser la classe ouvriére.

      Vous dites : »Les immigrés ne sont pas responsables des législations qui les utilisent, les immigrés ne sont pas responsable de la situation calamiteuse de notre économie, les immigré ne sont pas responsables des patrons qui les emploient à moindre cout etc...Ce n’est pas en chassant de l’immigré qu’on va s’attaquer au problème. Le problème, le seul et unique problème de ce pays, c’est le chômage. C’est de lui que découle la pauvreté, les bas salaires, et tout les problèmes qui en résultent. Les responsables du chômage sont nos dirigeants officiels et officieux.« 

      Les immigrés ne sont pas responsables des legislations , OK . Mais des »jaunes« qui viennent casser une gréve, ou des ouvriers qui prennent le boulot d’une usine qu’on a cassé et délocalisé ailleurs, non plus.

      Il ne s’agit pas de »chasser l’immigré« , comme vous le dites avec un certain mépris , il s’agit de maitriser l’immigration . Les immigrés ne sont ni des victimes ni des héros. Ils sont des »Conquistadors« qui veulent améliorer leur vie ici, parce que ça leur est beaucoup plus facile que d’oeuvrer chez eux. Notons au passage que nombreux sont les immigrés qui viennent de pays où les emplois sont préemptés par d’autres immigrés http://www.afrik.com/article17303.html

      Il s’agit d’ailleurs tellement peu de »chasser l’immigré« que nous sommes nous même souvent »émigrés" http://www.contribuables.org/2009/03/20/le-cout-de-l%E2%80%99emigration-ces-francais-qui-quittent-la-france/ .


      L’idée c’est de voir sainement les choses, et de voir l’immigration pour ce qu’elle est : un apport en situation de plein emploi et de positions sociales fortes. Ce n’est pas franchement le cas actuellement .





    • Scual 6 mai 2012 10:20

      Très intéressant tout ça...

      Je ne sais pas si vous confondez les chiffres dans l’absolu et les entrées, ou si vous comptez aussi les illégaux dont on ne connait pas les chiffres exacts, mais ils sont bel et bien la moitié, soit plus de 200 000 étudiants.

      Une autre très grosse partie arrive au titre de regroupement familial et seulement 13% pour des raisons économiques... vous disiez tensions sur le marché du travail ? Oui mais ça reste très marginal et uniquement dans certains secteurs très ciblés. Globalement ça joue à peine.

      Mais surtout vous avouez une fois de plus le problème avec vos « souchiens » je sais pas ce que c’est, surement des descendants d’arbres ou un truc dans le genre. Vous parlez de salaires de misère et bref vous parlez du vrai problème et je me demande ce que ça vient faire dans une conversation sur l’immigration.

      Votre démonstration suivante en est d’ailleurs la preuve, le problème c’est bel et bien les emplois pourris sous payé que seul les miséreux peuvent accepter.

      D’ailleurs vous dites que je « ne veux pas voir que le chômage est engendré par l’immigration ». Ceci est faux. Vous racontez un mensonge prouvé au hasard parmi des centaines de cas par les trente glorieuses en Europe, période d’immigrations très largement plus importantes qu’aujourd’hui et de plein emploi. Bref vous m’excuserez de rire un peu quand vous me parlez d’aveuglement en affirmant un incroyable et évident mensonge comme ça.

      D’ailleurs je suis tout autant étonné quand vous dites que l’immigration est l’outil du Medef etc. Vous croyez que si on enlevait les immigrés cela ferait monter les salaires et baisser le chômage comme par magie ? Il y a une différence entre un « outils » comme vous l’affirmez, et un « prétexte », ce que c’est en réalité... Ce qui tire les salaires vers le bas c’est la concurrence et donc le chômage, c’est vrai mais la raison de tout ça n’est pas l’immigration. Si les immigrés s’en vont le marché rétrécit, cela crée une récession et s’en suis immédiatement une restructuration pour s’adapter à cette nouvelle demande fortement diminuée : augmentation du chômage chez ceux qui restent pour cause de perte des débouchés... La France a déjà tenté le coup vous ne le saviez pas ? Dans les années 30, cela a été une catastrophe économique et a aggravé les difficultés qu’on prétendait résoudre.

      Le système qui entraine du chômage a pour origine un manque d’investissement dans l’économie réelle et dans l’activité, c’est à dire une mauvaise utilisation du capital. Cela ne changera pas, même pas un tout petit peu et quoi qu’on fasse dans le domaine de l’immigration. C’est un problème qui lui est complètement extérieur. En l’espace d’un an ou deux, les miséreux étrangers seront remplacés par des miséreux Français, comme dans les années 30. « Que voulez-vous, la crise, le marché du travail, la compétitivité, la Chine, l’Inde, c’est pas de notre faute, la main invisible blabliblabla ». Voila ce qu’il se passe quand on freine, stoppe ou expulse les immigrés, ça ne change rien puisque le problème ce n’est pas ça.

      Quand à l’ignoble terme de conquistador, il veux tout dire. A lui seul il résume bien mon premier message. De la pure xénophobie aveugle. Des « conquistadors », la horde d’or des barbares mongols aussi tant que vous y êtes.

      Surtout que c’est pour raconter une fois de plus un bon gros mensonge. Améliorer leur vie ici parce que c’est plus facile que d’œuvrer chez eux ? Ce n’est pas plus difficile, c’est impossible ! Sinon ils partiraient pas ! Vous partiriez vous ? Et vous savez combien de ce qu’ils gagnent ici ils envoient à leur famille qui est restée là-bas ? Vous croyez qu’ils sont là pour se construire une maisonnette à la campagne ? A part les impôts et autres frais, ils envoient tout là-bas pour améliorer la vie de leur famille et de leur pays et ne voudraient qu’une seule chose, y retourner et même ne jamais être partis ! Tout cela est du à des raisons politico-économiques qui les dépassent complètement. C’est la seule raison qui les pousse à s’installer vraiment ici, quand ils le font.

      De toute façon quand vous mettez dans le même sac l’émigration voulue par les Français et l’émigration subie par ceux qui agissent sur le marché du travail chez nous, cela montre bien que vous ne comprenez pas de quoi vous parlez.

      L’idée c’est de voir sainement les choses, et de voir la situation telle qu’elle est. Le capital tourne sur lui même et les fruits du travail ne servent plus l’économie réelle, l’investissement et l’activité. Il en résulte un chômage structurel qui n’a aucun rapport ni de près ni de loin avec l’immigration qui au contraire compense un peu la contraction permanente du marché qui résulte de cette situation. Seul une volonté politique de relance de l’activité et de l’investissement par la règlementation et l’investissement direct de l’Etat s’il le faut peut changer ce système voulu et entretenu par le capital et ses laquais politico-médiatiques.

      La manière dont vous voyez les choses est absurde. C’est comme si on voulait interdire ou limiter les voitures parce que à 300 km/h, sans les phares la nuit, à contresens sur l’autoroute et bourré comme un coing c’est dangereux. Ben non le problème c’est pas la voiture mais le conducteur. C’est nos conducteurs qui font n’importe quoi. On peut ensuite dire que c’était mal indiqué, que le bouton pour allumer les phares est mal placé, que les voitures peuvent aller trop vite ou s’en prendre au petit casino qui nous a vendu une bouteille de pastis, ça ne change rien au fait que c’est le conducteur le responsable et que ce ne sont que des excuses. Quand on conduit de manière responsable, il n’y a pas de problème.


    • Robert GIL ROBERT GIL 5 mai 2012 15:14

      voici une petite serie d’articles sur cette question qui refait regulierement surface lors des elections :

      http://2ccr.unblog.fr/category/immigration-et-racisme/


      • Al West 5 mai 2012 16:19

        Hier soir, un Chilien doctorant en droit et tres loin d’etre idiot - qui affirmait entre autre que l’Union Europeenne etait esclavagisante - tout content de tomber sur un Francais m’a pose plein de questions sur la politique francaise. Une chose notamment l’intriguait :

        Pourquoi est-ce que la France ne comprend pas que ce n’est pas parce qu’elle a ete la mere des droits de l’homme et de l’universalisme qu’elle doit accepter une immigration debridee qui lui nuit au nom de grands principes alors que la protection des frontieres est la norme dans l’immense majorite des autres pays ?

        Et de rajouter :

        Avant de vouloir etre universaliste, il faut penser a conserver son identite, sa culture, son particularisme.

        Un Chilien qui le dit.


        • Durand 5 mai 2012 17:33

          Péquin d’âge mûr parmi les péquins français de souche, je me permets d’exprimer une remarque découlant de la polémique récurrente liée aux problèmes que crée l’intégration des étrangers sur notre territoire.

          De tout temps la majorité d’entre eux se sont bien intégrés, sont même parfois devenus Français par naturalisation, qu’ils se prénomment Rachid, Radisa, Igor ou Ephraïm…

          Par contre, à notre époque d’autres immigrés n’ont plus cette volonté, hélas. Ils tendent à se comporter en conquérants. Tout en profitant de maints soutiens financiers et autres, ils « crachent dans la soupe », se conduisent en ingrats, vont même jusqu’à vouloir nous imposer les pratiques religieuses et autres de leur pays d’origine.

          Que résulte-t-il d’une telle attitude ?

          D’une part, elle ne peut être que globalement désapprouvée par leurs « pays » intégrés, estimant, eux, que la vie en France est supérieure à celle de leur patrie d’origine. D’autre part, ces bons éléments paient très cher l’amalgame que l’on fait entre eux et les non intégrables par volonté de ne pas le devenir.

          « On » tend volontiers à les considérer comme solidaires de leurs frères perturbateurs, ce qui ne peut que les peiner, les traumatiser, les offenser, les stigmatiser. Voire à susciter en eux une certaine rancœur à l’encontre de ceux et celles qui tendent à les regarder d’un œil de plus en plus suspicieux.

           

          Dernièrement, La Tribune de Genève publia un article signé d’un éminent officier supérieur français, fin connaisseur du sujet. Il fait référence à la folie meurtrière d’Anders Breivik, ce Norvégien qui assassina plus de 70 compatriotes au motif que son pays ne luttait pas assez efficacement contre l’islamisme envahisseur.

          De là, le signataire de l’article pose la question de savoir si, en France, ce ne sont pas les parfaits intégrés refusant le prosélytisme qui viendront à être pris pour cibles en raison de leur trop grande passivité.

          Cette passivité actuelle, ce manque de mise à l’index des perturbateurs ne reposerait-il pas sur la crainte d’être pris pour cibles plus tôt que prévu ? Allons savoir…

                  


          • Brontau 5 mai 2012 19:54

            J’ignorai que les Espagnols traitaient de « rats » les Français expatriés, aujourd’hui ce sont les arabes qui sont traités de « ratons », les xénophobes manquent cruellement d’imagination !


            • Jimmy le Toucan 8 mai 2012 15:46

              Un tiers de la polution suisse est étrangère et n’a pas 1% du bordel qu’il y a en France et de plus ce mois ci le taux chômage a baissé, que quelqu’un m’explique ?

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