La démocratie a connu des moments terribles de 2007 à 2012 en France. Le scandale des fichiers de police et leur manipulation en sont de sinistres exemples d'une autre époque.
On sait l'aspect répressif du système mis en place en France de 2007 à 2012. La démocratie était devenu dans notre pays un mot qui se vidait peu à peu de tout son "sang" ou du moins de son "sens".
Un bel exemple nous a été donné jusqu'au dernier jour de cette coloration anti-démocratique, c'est-à-dire, le 6 mai 2012. Alors que les électeurs remplissaient consciencieusement leur devoir, le journal officiel publiait un décret, signés par Claude Guéant et Michel Mercier, respectivement ex-ministres de l’intérieur, de la justice et des libertés, autorisant la fusion des fichiers de police et de gendarmerie avec ceux de la justice.
Ce gigantesque nouveau fichier central, connu sous le nom de TAJ (Traitement d’antécédents judiciaires) concerne pas moins de 44 millions de Français. Si l'on retient le dernier chiffre du recensement de l'INSEE où la France compterait 12 millions d'enfants...nous sommes donc tous fichés. Ce fichier est censé s'intégrer au nouveau système d'analyse connu sous l'appellation : Nouveau système d’information dédié à l’investigation (NS2I)
La base de ce système repose sur deux grands fichiers totalement "illégaux" (STIC et JUDEX) puisqu'ils ont été créés et utilisés sans qu'aucune loi ne les ait autorisé pendant plusieurs années. Le STIC (fichier de la police) créé en 1995 ne fut avalisé par l'Assemblée Nationale qu'en 2001, et le JUDEX (fichier de la gendarmerie) créé en 1985 ne fut quant à lui légalisé qu'en 2006 !
Mais, il y a plus grave. Ces fichiers sont loin de représenter la réalité...
En mars 2009, les députés Delphine Batho (PS) et Jacques-Alain Bénisti (UMP) qui étaient en charge d'une commission (une de plus...) sur les fichiers de police, remarquaient dans leur rapport de nombreuses erreurs : ici une victime était présentée comme l'agresseur, là une inculpation était mentionnée alors qu'elle avait été suivie d'un non-lieu, ou encore ici un chef d'accusation était signalé sans tenir compte de la relaxe qui l'avait suivi.
La CNIL a constaté qu'en 2010, le STIC ne comportait pas moins de 79% d'erreurs...

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02/06 16:31 - socrate&cohélas...vous avez raison et notons de plus que le fameux fichier sera imposé par Jospin. Bon, (...)
02/06 16:24 - socrate&coQ’as réalisé de durable la France depuis la 5 eme république ?
01/06 10:41 - RuutIl faudra bien qu’elle existe un jour ! Ne serait-ce que pour les générations futures... (...)
31/05 20:45 - TyRexah parce que vous croyez maintenant être de nouveau en démocratie qui n’a jamais existé (...)
31/05 12:43 - dom y loulou
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