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Wanted Roman Polanski

1977. Le réalisateur Roman Polanski, alors âgé de 43 ans, a-t-il violé Samantha Geimer, 13 ans, dans la villa de Jack Nicholson ? La victime a réclamé l’abandon des poursuites. Mais cette vieille affaire qui comporte de nombreuses zones d’ombres, notamment quant au rôle trouble joué par le juge, n’a jamais été annulée par la justice américaine. Elle vient de rebondir de façon inattendue. Samedi soir, la police fédérale helvétique a arrêté le cinéaste franco-polonais à son arrivée à l’aéroport de Zurich, alors qu’il était l’invité d’honneur du Festival de films de la ville.
 
La police zurichoise a exécuté contre le cinéaste un mandat d’arrêt international lancé à la demande du bureau du procureur du district de Los Angeles. Les faits reprochés à Polanski ne sont pas prescrits aux Etats-Unis et il risque la prison. Le ministre de la culture, Frédéric Mitterrand, Les réalisateurs suisses de films ont vivement réagi. Le chef de la diplomatie polonaise Radoslaw Sikorski ainsi que Bernard Kouchner vont demander ensemble à Washington la libération du cinéaste.

« Pour sa brave et son efficace coopération avec la justice américaine, la Suisse choque les cinéphiles et les amis des arts. « Nous ne pouvons pas juger le contexte judiciaire de l’arrestation de Roman Polanski. Mais nous sommes choqués par ce qui est arrivé », ont déclaré à 20minutes les directeurs du festival de Zurich, Nadja Schildknecht et Karl Spoerri.
 
A Varsovie et à Paris, l’incompréhension est totale. Le président Nicolas Sarkozy suit personnellement le dossier « avec la plus grande attention » et « partage le souhait d’une résolution rapide de la situation ». Le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, a déjà transmis à son homologue helvétique, Micheline Calmy-Rey, les doléances de son pays » rapporte la presse hélvétique. Bref, si on n’est pas au bord de la crise, ça y ressemble.

Petit rappel des faits : en 1977 Roman Polanski est accusé d’avoir violé une mineure, Samantha Geimer, la fille d’une actrice. Il a 43 ans, elle en a 13. Le scandale défraye la chronique judiciaire et mondaine. Les parents de la jeune fille accusent Polanski d’avoir abusé de leur fille après lui avoir fait consommer de la drogue et de l’alcool, lors d’une séance photo pour un grand magazine de mode se déroulant dans la demeure de Jack Nicholson.
 
A l’époque, en comparution immédiate, le réalisateur plaide coupable pour« relations sexuelles illégales ». Il est condamné à une « évaluation » de trois mois dans une prison. Il y passera 47 jours. En janvier 1978, lors d’une réunion avec ses avocats, le juge laisse entendre qu’il le renverra sous les verrous pour une nouvelle période de 48 jours.
 
Mais il est aujourd’hui prouvé que ce dernier comptait se parjurer et envoyer Polanski en prison pour, au regard du crime commis, au moins cinquante ans. Roman Polanski n’a pas le choix : il quitte l’Amérique et se retrouve dans son pays natal, la France où il continue sa carrière de la manière que l’on sait sans être inquiété par la justice française, aucun accord d’extradition n’existant pour ce genre de délit entre les deux pays.

Pourquoi aujourd’hui la Suisse fait-elle soudainement du zèle ? Le quotidien le Temps se le demande avec un rien d’ironie en citant les propos d’un porte-parole de l’Office fédéral de la justice : « Il n’y a pas de raison de ne pas exécuter un mandat d’arrêt international valable ». Ce dernier, ainsi que des accords passés en
2005 avec Washington, contraignent donc la Suisse à arrêter Roman Polanski. La ministre de la Justice helvétique, Eveline Widmer-Schlumpf, a justifié cette arrestation en soulignant que les Etats-Unis n’avaient exercé aucune pression sur la Suisse. Pour elle il ne s’agit nullement d’une affaire politique.

Certes. « Qu’il s’agisse de Roman Polanski ou d’un citoyen lambda, c’est la même chose, l’égalité de traitement est un principe intangible de l’Etat de droit helvétique », commente Le Temps. C’est ça, j’en parlerai aux dangereux terroristes fiscaux qui tremblent devant les récentes menaces lancées par Eric Woerth.
 
D’autant, rappelle Le Temps, que « Polanski était déjà venu en Suisse, sans jamais être inquiété. Gstaad est un point de chute où il a plusieurs fois été vu. Lors de ces précédents déplacements, les autorités suisses en ont eu connaissance trop tard pour agir à temps, expliquait hier Eveline Widmer-Schlumpf. Sa venue à Zurich pour l’ouverture du Festival de cinéma était au contraire annoncée depuis plusieurs semaines. Elle a permis à la machine judiciaire de resserrer son étau sur le réalisateur, sans que personne se doute de rien ». En France, on se moque souvent des Suisses à cause de leur supposée lenteur (« Y’a pas le feu au lac...  »). Mais il faut avouer que nos voisins ont été prompts à réparer une injustice flagrante.

Cette histoire est celle d’un fait-divers qui en trois décennies devient un incident international. Pourtant, le procès du cinéaste est loin d’être clos. On peut même dire que dans cette affaire, le procès est passé complètement à l’as. Un film, Roman Polanski, wanted and desired (produit par HBO en 2008 et réalisé par Marina Zenovitch ) en a pourtant retracé le déroulé. Car même si le réalisateur de Chinatown, de Rosemary’s Baby et du Pianiste a avoué devant le juge Laurence Rittenband (il est décédé depuis), cette affaire de détournement de mineur a surtout servi de prétexte à un juge « conduit, précise le San Franciso Chronicle aujourd’hui, par son appétit exceptionnel de publicité ».

Ce qui intéresse le juge Laurence Rittenband, c’est moins sa réputation que la célébrité du prévenu. Lui qui n’aime rien tant que les stars et la publicité s’en lèche les babines. Ce procès, qu’il transformera en mascarade médiatique, sera la grande affaire de sa vie, mais aussi sa fin, car il en sera dessaisi. « Le gus, par ailleurs très bon vivant (champagne et girlfriends), mettant littéralement en scène la chance d’avoir sous sa griffe un cinéaste alors célèbre autant pour ses films que pour le massacre quelques années auparavant de son épouse [...] ne veut pas tant la peau de Polanski que faire durer le plaisir du procès pour augmenter sa propre gloire médiatique.
 
Ce qui, à terme, le perdra, puisqu’il aura l’imprudence d’organiser une conférence de presse alors que le procès est en cours, et sera à ce titre récusé », remarquait Gérard Lefort dans Libération, au moment de la sortie de Roman Polanski, wanted and desired, film dans lequel la victime, Samantha Geimer (qui depuis a tout pardonné au cinéaste), est plus laconique : « Le juge adorait la publicité, peu lui importait ce qui m’arrivait ou ce qui arrivait à Polanski ».

La mère de Samantha Geimer, actrice de seconde zone, connaissait la réputation du cinéaste. Pourquoi donc avoir laissé sa fille (moyennant un cachet), qui même âgée de 13 ans n’avait rien d’une gamine pré-pubère (elle avait déjà posé), avec un tel « monstre », un tel « pervers » ?

Aujourd’hui, le simple fait de prononcer le mot pédophilie suffit à condamner un homme. Ce n’est que justice quand les faits sont avérés. Mais combien d’innocents ont vu leur vie gâchée irrémédiablement suite à des erreurs judiciaires dans ce genre d’affaires ? Aux Etats-Unis, il existe des programme de réhabilitation des pédophiles repentis. Elle est notamment basée sur la castration volontaire (chimique ou non). Mais, même castrés, il faut savoir que les anciens pédophiles libérés sont inlassablement traqués. Il existe des cas ou d’anciens criminels qui ont réglé leur dette envers la société et qui tentent de reconstruire leur vie (sous le strict contrôle de la police) sont dénoncés par des voisins qui, venant à apprendre leur passé, le médiatise et font en sorte que ces anciens coupables soient obligés de déménager, voire de retourner en prison parce qu’il ne peuvent pas se réinsérer du fait de la pression de l’opinion publique.

Si l’on accepte le principe qu’un homme qui a effectué sa peine doit pouvoir vivre le reste de ses jours tranquillement, cela pose un cas de conscience d’autant plus aigu que la France qui connaît un regain de puritanisme, est en train de placer le curseur très haut en ce qui concerne la pédophilie. Qu’on se souvienne de l’affaire Cohn-Bendit ou de Patrick Font. Des oeuvres d’art ont été et continuent à être censurées pour ce prétexte. On mélange tout : les pédophiles réels et les représentations.
 
Il n’y a pas si longtemps, le must en matière photographique dans notre pays, étaient les images douteuses de David Hamilton. Les braves pères de famille qui s’indignent étaient les mêmes (ou leur pères) qui se gaussaient à l’écoutent de déclarations provocatrices. Qu’est-ce qu’un délit ? Il y a quelques temps, une connaissance, homosexuel notoire, me disait qu’il trouvait normal qu’on arrête les automobilistes qui dépassaient les limitations de vitesse, ne serait-ce que de 1km/heure. La loi est la même pour tous, affirmait-il, sans tenir compte des divers paramètres grâce auxquels la justice ne se résume pas à une application technique et froide du code pénal. Il oubliait simplement qu’il y a un peu moins de trente ans, si je l’avais dénoncé à la police pour homosexualité, il risquait une condamnation (je précise que ne je l’aurais pas fait). 

On ne prête qu’aux riches. Depuis 1968, date de sortie de Rosemary’s baby, film dans lequel tourne sa femme Sharon Tate qui sera assassinée sauvagement par Charles Manson en 1969, Polanski est régulièrement visé par certains groupes de pressions américains qui l’accusent de satanisme. Tout ceci est expliqué dans Roman Polanski : wanted and desired. Ce « procès du procès » comporte tant de révélations qu’en début d’année les avocats de Polanski ont cru qu’il aurait pu changer la donne et permettre enfin à Roman Polanski de revenir aux Etats-Unis. Il n’y était même pas venu pour recevoir l’Oscar pour son film le Pianiste.

Aujourd’hui, Roman Polanski est en « détention provisoire en attente d’extradition » à l’aéroport de Zurich. Le département américain de la Justice a 60 jours pour déposer sa demande écrite de transfert à Los Angeles. Si le cinéaste est d’accord avec cette extradition, il pourra être envoyé aux Etats-Unis prochainement. Mais la procédure légale Suisse est complexe. S’il s’oppose à cette extradition, cette affaire peut encore s’éterniser, estime Guido Ballmer, un porte-parole du Département fédéral de justice et de police.

Le documentaire Roman Polanski, wanted and desired est reprogrammé dès mercredi 30 septembre au cinéma au Reflet Médicis (3, rue Champollion. Paris 5ème).

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219 réactions à cet article    


  • jps jps 28 septembre 2009 12:34

    Les cris d’orfraie suite à l’arrestation de Roman Polanski sont indignes, surtout au pays des droits de l’homme.

    Quelles sont les incriminations portées à l’encontre de Roman Polanski ?

    Lors de son audition, Samantha Geimer raconte qu’en mars 1977, Polanski demande à sa mère s’il peut organiser une séance photos avec Samantha dans la villa de Jack Nicholson, à Hollywood. Lorsque l’adolescente y arrive, Roman Polanski l’abreuve de champagne et de drogues, affirme-t-elle. Il prend des photos d’elle nue dans un bain, puis, malgré sa résistance, il réussit à la forcer à avoir une relation sexuelle, toujours selon elle.

    Roman Polanski, né en 1933 à Paris, avait plaidé coupable de « relations sexuelles illégales » mais pas de viol, déclarant que la victime a été consentante. Tant que Roman Polanski n’a pas été jugé il doit être présumé innocent. Mais comment peut-on estimer qu’une fille de 13 ans est consentante, surtout face à un homme de 44 ans. « j’avais peur et, avec le recul, j’avais la chair de poule (...) » avait-elle racontait en 2003 au Los Angeles Times. Et si les faits sont avérés que la victime a été saoulée et droguée avec du Quaalude (un puissant sédatif), alors c’est d’autant plus grave.

    Il est inexact d’affirmer que Samantha Geimer a pardonné. Elle estime que l’exclusion de Polanski d’Hollywood pendant une aussi longue période constituait un châtiment suffisant. Ce n’est donc pas pareil. Elle n’est pas pour l’impunité. Elle a demandé à la justice américaine d’abandonner les poursuites contre le cinéaste pour que « ce chapitre se referme ». C’est certainement trop douloureux à revivre pour elle. La preuve en 2003 au Los Angeles Times elle dit « ce qu’il a fait était horrible. C’était une chose horrible à faire à une petite fille ». Elle ajoute « et honnêtement, la publicité qui entoure cette affaire m’a tellement traumatisée […]Les gens ne savent pas avec quelle injustice j’ai été traitée par la presse. » Elle veut tout simplement tenter d’oublier et ne pas être salie en prétextant qu’elle était consentante.

    Il est à constater que Roman Polanski n’a manifesté, me semble t-il jusqu’à ce jour, aucun regret à cet acte de pédophilie (qu’il ne nie pas). Cf interview avec elkabbach.

    Je ne suis pas étonné que Frédéric Mitterrand soutienne ses hommes de cet acabit. Dans « La Mauvaise vie », livre sorti en 2005, ne fait-il pas état de sa quête homosexuelle dans les bordels de Thaïlande ? Que Roman Polanski de parents juifs polonais ait beaucoup souffert ne l’absout pas de cet acte horrible. Quel amalgame fait Frédéric Mitterrand en faisant référence entre autres (et sans le dire expressément) à la shoah. Comment peut on cautionner la pédophilie ?

    On peut admirer le cinéaste mais les actes commis par l’homme sont méprisables. De plus, on ne peut d’un côté s’indigner de l’emprisonnement d’un artiste connu et talentueux et approuver l’arrestation d’un délinquant mis en cause pour détournement de mineur.

    POLANSKI serait-il au dessus des lois, simplement parce qu’il est un cinéaste vedette ? Le statuts de stars est il une immunité totale. Si c’était votre fille ou votre sœur qui vivait un tel cauchemar ? Comme dit la ministre suisse de la Justice Eveline Wildmer-Schlumpf « Dans un Etat de droit, il n’est pas possible de faire des différences ». Protéger les enfants c’est un des premier devoir de toutes les sociétés humaines. L’imprescriptibilité des crimes pédophiles me parait nécessaire


    • Talion Talion 28 septembre 2009 12:56

      Autant je suis d’accord pour dire que Polanski s’est rendu coupable de faits très graves qui auraient justifié un bon séjour derrière les barreau, autant je pense que le contexte du procès à l’époque traduit un échec caractérisé de la justice américaine qui ne s’est alors pas révélée sous son meilleur jour...

      Je le condamne volontiers pour avoir forcé à l’époque une gamine de 13 ans et pour cela il mérite d’être traité de salaud !
      Mais par contre je ne lui jette pas la pierre pour avoir ensuite fui une justice qui spoliait ses droits à un jugement équitable.

      Cette affaire marque d’une pierre angulaire l’échec d’une justice spectacle qui encourage le carriérisme de ses exécutants.

      Et puis après 30 ans, continuer à s’acharner sur un ancien pédophile (qu’il soit célèbre ou pas) relève plus de la pathologie (ou de l’hystérie) que de l’abnégation... Cette histoire ne sert plus aujourd’hui aucune cause légitime.


    • Talion Talion 28 septembre 2009 13:00

      Maintenant, pour apporter quelques précisions à mon interventions, j’ajouterai tout de même que son sort je m’en contrebalance complètement...

      Seulement je pense qu’après 30 ans, poursuivre encore quelqu’un ne sert plus à rien...

      Ceci dit, il est vrai que les américains ont sur la question un point de vue différent puisque chez eux, les viols sur mineurs constituent un crime imprescriptible...


    • inotna2099 inotna2099 28 septembre 2009 14:01

      La prescription, quel que soit le crime n’existe pas dans le droit américain.


    • Talion Talion 28 septembre 2009 14:04

      Et bien je n’échangerai pas leur justice contre la notre... A la lumière de cette révélation je dirai que la justice US pue !


    • CAMBRONNE CAMBRONNE 28 septembre 2009 16:19

      SALUT JPS

      Entièrement d’accord avec vous .

      Nous vivons dans un monde très curieux où la pire menace est « le retour à l’ordre moral » ;

      Nous sommes tellement déboussolés que Cohn bendit et autre laudateurs d’amours « fraiches » ne choquent même plus .

      bien à vous .


    • Nicole 28 septembre 2009 17:03

      Merci jps pour ce très bon commentaire que je me suis permis de reprendre sur mon blog.

      J’avoue, au début, j’ai réagi en pensant que le temps était passé, et pourtant, je suis très sensible à la maltraitance. Votre commentaire vous honore, et il est tout à fait juste de rappeler que pour la victime, la prescription n’existe pas ; ce qu’elle a subi fait partie d’elle, aussi bien les faits que la publicité qui en a été faite. Elle doit composer avec. En ce sens, il n’est que justice qu’un homme qui en plus ne manifeste pas de regret se voit confronté à la loi. Un enfant, c’est sacré.

      MERCI


    • lord_volde lord_volde 28 septembre 2009 17:26

      Pitin, je suis jaloux. J’ai aussi droit d’avoir un mot gentil de ta part, non ?


    • oncle archibald 28 septembre 2009 18:26

      Jje pense que ceux qui invoquent la prescription se trompent .. on peut prescrire lorsque les poursuites n’ont pas été engagées dans le délai prévu, mais la ... les poursuites ont été engagées, l’auteur des faits délictueux les a reconnus, au moins partiellement, et mis enliberté conditionnelle il s’est soustrait au fonctionnement normal de la justice en prenant la fuite à l’étranger ... 

      Que la victime devenue mere de famille et ayant réussi non pas à oublier mais à ranger dans un placard fermé ces actes anciens qui l’ont traumatiséeà ne souhaite pas qu’on rouvre le placard si tard après les faits est tout à fait normal .. c’est elle qui serait « punie » deux fois ...
      Pour autant je ne comprends pas que l’on soutienne Polanski comme l’ont fait plusieurs de nos ministres .. J’en reste sans voix !! 
      Ceux qui sont chargés de gérer notre vie en Société pensent que le crime doit être absous juste parce que le criminel est devenu vieux et parce que la victime de ses actes odieux a reconstruit sa vie ?? 
      C’est comme d’hab, il vaut mieux etre riche et médiatique pour béneficier des « graces » du systeme .. Selon que vous serez puissant ou misérable les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ... .. cinq siecles après c’est toujours d’actualité !

    • xa 28 septembre 2009 19:11

      @ archibald

      La prescription serait intervenue, en France et sans acte repoussant la prescription en 92 (en fonction de la majorité de la victime).

      Reste le problème d’acte d’instruction pouvant repousser la prescription (S’il en a été effectué dans cet intervalle, elle ne se prescrit qu’après dix années révolues à compter du dernier acte.). Ainsi, pour que la prescription ne soit pas acquise, il eut fallut des actes d’instruction répétés entre 91 et 99, ou une condamnation par contumace avant 89 (prescription de la condamnation de 20 ans).

      Donc effectivement, c’est incertain qu’un tel cas soit prescris en France sans certitude de l’absence du moindre acte d’instruction. Mais il est certain, par contre, qu’un tel cas n’est jamais prescris aux USA.


    • armand armand 28 septembre 2009 19:32

      Salut Cambronne,

      Plutôt d’accord avec vous - mais je me sentirais sali d’être le moins du monde d’accord avec certaines ordures antisémites qui profitent de cette affaire pour remonter quasiment aux allégations de crimes rituels.


    • lord_volde lord_volde 28 septembre 2009 19:39

      Faux : la pescription court à compter de l’âge de la majorité de la victime à condition de ne pas avoir été interrompue par des actes d’instruction et la durée légale de la prescription est de 20 années révolus sous réserve que les deux conditions précédentes aient été remplies.


    • xa 29 septembre 2009 10:33

      « la durée légale de la prescription est de 20 années révolus sous réserve »

      Uniquement pour les affaires non prescrites au moment de l’entrée en vigueur de ce texte, en 2004.


    • Ali 28 septembre 2009 12:34

      bonjour
      on attend la réaction de la Pologne !!
      remarquons que la France (tandem sarko kouchnerba) vole au secours et s’agite pour sauver les français injustement détenus à l’étranger : Mexico Téhéran Zurich

      injustement ?? mais qu’en est-il donc de ces dictatures ??


      • ruth 28 septembre 2009 13:06

        La Pologne a aussi demandé qu’il soit libéré !

        NOUS SOMMES TOUS DES ROMAN POLANSKI DANS TON..... dit un habitué de chez vous sur AgoraVox.


      • pissefroid pissefroid 28 septembre 2009 13:15

        Franchement, il n-y-a pas de quoi fouetter un chat.
        Puisque Roman Polansky a un contentieux avec la justice états-unienne eh bien qu’il règle ce contentieux.
        Je suis quand même surpris de voir des responsables politiques défendre une personne coupable de relation sexuelle avec une mineure de 13 ans.
        Que la justice états-unienne ne soit pas une référence acceptable est une chose, mais cette affaire n’est pas la meilleure pour la remettre en cause.


        • DESPERADO 28 septembre 2009 13:18

          Dutroux,et d’autres..., mais pas polanski ???
          Pourquoi ?
          A-til été jugé pour ce crime immonde ?
          Non.
          Il doit payer c’est tout.
          Prescription sur des actes de viols sur mineurs ça n’existe pas.
          Mais notre inteligentia d’obédiance similaire vole au secours d’un pédophile quand sur Jackson elle vomissait.
          En prison comme tout les violeurs de gosses.


          • Talion Talion 28 septembre 2009 13:50

            La vengeance n’est pas le fondement de notre justice, c’est juste un moyen pour se faire plaisir mais certainement pas une mesure permettant d’assurer la paix sociale !

            Les américains ont une autre interprétation face à cette question car leur société est de culture calviniste et possède par conséquent un attachement central aux notions de répression, punition, et châtiment contre les individus...

            On constate toute la splendeur de ce mode de fonctionnement lorsque l’on compare les populations carcérale Françaises et Américaines : 1 personne sur 1000 ici alors que chez eux c’est 1 sur 100 !!!

            En droit Français, ce type de crime est prescrit 10 ans après l’âge de majorité de la victime... Ce délais étant passé depuis bel lurette on peut donc en conclure qu’il ne sert plus à rien de remuer le cadavre de cette affaire. C’est trop tard !

            http://fr.wikipedia.org/wiki/Sanction_p%C3%A9nale_en_France#Prescription

            Les américains eux possèdent une justice plus encline à s’acharner après ce genre d’affaire... D’ailleurs pour eux, quand il y a abus sexuel sur mineur : Pas de prescription !

            Mais entre nous, et au regard des chiffres concernant leur population carcérale, je n’échangerai pas notre système judiciaire contre le leur !


          • OrphelinPolitique 28 septembre 2009 15:02

            Dutroux était un pervers sexuel mais pas un pédophile (c’est un psychiatre au cours de son procès qui l’a diagnostiqué ainsi).
            Comparer Polanski (1 agressions sexuelle sur mineur de moins de quinze ans) et Dutroux (3 meurtres, multiples viols, associations de malfaiteur) est complètement hors de propos.


          • décurion 28 septembre 2009 19:32

            En France, me semble t-il, la prescription court à compter de la fermeture du dossier.
            Je crois que nombre de personnes, tenaillés par le mal du pays, et qui sont revenus dès le délai de prescription écoulé, ont été directement en prison, parce qu’à chaque réouverture d’un dossier, le compteur repart à zéro.
            A moins de payer un avocat pendant autant que nécessaire, il est difficile de savoir ce qu’il en est réellement.


          • fred 29 septembre 2009 11:49

            tallion

            je serais currieux de vous entendre dire à votre fille même 20 ans aprés, oh, ma chérie tu va oublier ça, c’est pas grave.ça fait si longtemps.
            Moi je prends un fusil, et lui tire dans ses balloches, ou mieux, anesthésie local et castration.


          • Talion Talion 29 septembre 2009 19:42

            ’’je serais currieux de vous entendre dire à votre fille même 20 ans aprés, oh, ma chérie tu va oublier ça, c’est pas grave.ça fait si longtemps.
            Moi je prends un fusil, et lui tire dans ses balloches, ou mieux, anesthésie local et castration.’

            Mais je ferai exactement la même chose mon pote !... Et peut-être même pire encore...

            C’est d’ailleurs pour cela que la justice existe : Parce que sinon il n’y aurait guère plus que la vengeance...

            A savoir à ce sujet, que si d’aventure je me retrouvai dans cette situation, certes j’exécuterai le violeur après qu’il ai passé un moment très long et douloureux, mais par contre, ne compter pas sur moi pour revendiquer mon geste comme acte de justice.

            Ce serai juste de la vengeance...

            Mais bon, c’est humain.


          • docdory docdory 28 septembre 2009 13:18

            Polanski a maintenant 75 ans . On n’est pas le même homme à 75 ans qu’à 43 . C’est tout l’intérêt d’une chose qui s’appelle la prescription . Mettre Polanski en prison pour 20 ou 50 ans équivaudrait à le condamner à mourir en prison ( il n’y a quasiment pas de remise de peine aux USA ) . Il n’y aurait dans ce cas plus proportionnalité entre le délit et la peine.


            Polanski ne représente objectivement plus aucun danger pour les mineures de 13 ans . La victime de l’époque renonce aux poursuites . Nous sommes donc-là devant un cas d’acharnement judiciaire n’ayant plus aucun sens ( un peu comme ce vieillard grabataire et sénile qui a été extradé dernièrement pour crimes de guerre : à quoi bon ? )

            • baska 28 septembre 2009 13:58

              Avec le doc, il faut s’attendre à tous et voilà qu’aujourd’hui il tente de dédouaner un pédophile. Dis moi quel crime minimises-tu je te dirai qui tu es, pauvre petit toubib !


            • Talion Talion 28 septembre 2009 14:13

              Je pense que loin de « dédouaner un pédophile » il essayait plutôt de faire comprendre aux « brûleurs de sorcières » dont tu es visiblement un représentant parce que la justice française admet l’idée de prescription pour les crimes et délis et rejette la notion de vengeance ou de « victime expiatoire de la fureur populaire ».

              Le but de la justice est d’assurer la paix sociale au sein de la population, pas d’étancher la soif de vengeance de cette dernière !

              Pour rappel, notre pays ne pratique pas la coupe des mains des voleurs, ni l’exécution publique des couples adultères !

              On demande à la justice d’être dépassionnée, pas d’alimenter les bûchers en place publique afin de satisfaire les pulsions sadiques de quelques fondamentalistes de l’idée de vengeance !

              Poursuivre quelqu’un 30 ans après les faits, aussi horribles soit-ils, cela répond il à une nécessité impérieuse afin de préserver la paix de la société ?...

              Réponse américaine : Oui !!!... Du sang !!!... Vengeance !!!

              Réponse Française : Non. Classement de l’affaire.

              Je préfère notre justice à la leur.


            • docdory docdory 28 septembre 2009 15:20

              @ Baska 


              Ça vous va bien de parler de pédophilie . Si j’en juge sur la teneur de vos précédents commentaires sur Agoravox , il y a en tout cas dans l’histoire de l’humanité un pédophile célébrissime à qui vous ne reprocherez jamais rien ( Polanski , à côté de lui , faisait figure d’amateur , avec sa victime de 13 ans . Ce pédophile célèbre dont je parle se maria un jour avec une fille de 6 ans et la viola lorsqu’elle fut âgée de 9 ans ... )

            • baska 28 septembre 2009 15:36

              Faux doc, qui fait ici l’apologie de la pédophilie si ce n’est toi et tes semblables ? Après, on fait diversion et on projette ses propres névroses sur les autres, inversion accusatoire quand tu nous tiens. Un conseil névrosé : soigne-toi, pars vite voir un de tes coreligionnaires psy ! 


            • docdory docdory 28 septembre 2009 15:57

              @ Baska 


              Si vous m’aviez lu , vous auriez remarqué que je ne faisais pas l’apologie de la pédophilie , mais que je vantais les mérites de la prescription en ce qui concerne les faits tellement lointains dans le passé que l’application d’une peine n’a plus aucun sens .

            • lord_volde lord_volde 28 septembre 2009 16:00

              Doctory (doc en stock) vient de s’époumoner pour décréter que le Pédophile mangeur de jeunes filles Polanski subirait l’acharnement judiciaire d’un méchant juge US (d’habitude il s’érige en défenseur de la cause atlanto-sioniste Etatsunienne) pour d’abord avoir violé et abusé une fillette sans défense âgée tout juste de 13 ans et aussi pour s’être soustrait à la justice en ne se présentant pas devant le jury populaire Etatsunien.
              En France comme d’ailleurs dans de nombreux autres pays, la majorité sexuelle est fixée à 15 ans, i.e. qu’un mineur de 15 ans (entendre moins de 15 ans) ne peut consentir librement à une relation sexuelle. Même si le mineur est consentant, la relation serait regardée en droit comme une relation sexuelle forcée et contrainte. Mais, à y regarder de plus près, le violeur a non seulement profité de la situation que conférait sa position à l’égard de cette très jeune fillette incapable de faire preuve d’un discernement de qualité, compte tenu de son âge, mais il a usé de moyens chimiques et alcooliques pour annihiler ou atténuer l’état de conscience de cette petite créature en vue de satisfaire ses appétences sexuelles sordides et de tirer profit des effets suraigus induits par les puissants neuroleptiques associés à de l’alcool.
              Il faudrait oublier et ne pas ennuyer le bon Polanski et ne poursuivre que les quidams parce la bien pensance bobo en a décidé ainsi. Doc en stock inscrit également son intervention en faveur d’un criminel notoire qui s’était fait la belle deux fois. La première en abusant d’une frèle victime, la seconde en abusant la clémente justice qui lui demandait des comptes pour ses performances criminelles.
              Je ne suis nullement étonné que les sales types comme F. Mitterrand ( actuel ministre de la culture) se disent choqués de cette arrestation et exigent la remise en liberté du criminel sous bonne garde. Sioniste, homosexeul pervers, menteur et complotiste favorable au NWO, Frédéric Mitterrand représente l’abjection et le nihilisme des valeurs traditionnels de la France d’antan portant fièrement et ostensiblement les belles conquêtes révolutionnaires, même si l’on sait que les zélites et zélotes d’alors n’y accordaient en pratique que peu de foi.

              Les prescriptions ont été allongées en France (20 ans au lieu de 10 à compter de l’âge de la majorité), et Polanski aurait donc pu être jugé en France pour ses actes criminels réalisés dans un autre Etat.

              Quels que soient les arguments tendant à soutenir l’existence d’un prétendu acharnement judiciaire monté contre un cinéaste avide qui n’a pas payé sa dette passée (Paul Touvier, et de nombreuses autres personnes âgées ont croupi jusqu’à leur mort en prison et personne ne s’en est ému). Les vertueux ne s’expriment que pour l’un des leurs ou ceux qui cotoient les palaces et les huiles de la société. On ne les entend jamais s’écrier contre les conditions ignobles faites aux détenus dans les prisons françaises ou contre le sacage des programmes de l’éducation nationale, des universités et des écoles publiques en général. En revanche, on les entend vociférer lorsque l’un des leurs est en bisbille avec la justice ou soumis à des critiques acerbes venus des internautes (le cas récent de B. Hortefeux). 
              La justice Suisse exécute un mandat d’arrêt international contre un homme qui a reconnu avoir violé une filette de 13 ans (peu importe que l’ogre Polanski ait cru qu’en imbibant d’alcool, de psychotrope et de neuroleptique puissants la petite proie sans défense, qu’il avait agi consensuellement dans le cadre d’un contrat verbal ou gestuel comportant l’accord tacite des protagonistes (le sien et celui de la marchandise qu’il consommait sans modération). 


            • Talion Talion 28 septembre 2009 16:07

              "Les prescriptions ont été allongées en France (20 ans au lieu de 10 à compter de l’âge de la majorité), et Polanski aurait donc pu être jugé en France pour ses actes criminels réalisés dans un autre Etat."

              Source ?...

              Vous êtes sûr que cela concernant aussi le type de crimes dont on parle ?... Même si je sais qu’il y a des exceptions à cette règle... Les actes de terrorisme par exemple...

              Mais il ne me semble pas avoir vu le délais de prescription changer concernant les actes d’abus sur mineurs...

              Ma famille est une famille de juriste (certes pas spécialisés dans les affaires de mœurs, je l’admets, mais quand même)... C’est pour cela que j’éprouve un doute vis à vis de vos déclarations...


            • lord_volde lord_volde 28 septembre 2009 16:24

              rectificatif : « il avait agi »...au lieu de « qu’il avait agi »

              Doc en stock est clément envers le cinéaste pédophile rattrapé par la justice US et l’exécution Suisse du mandat d’arrêt international qui courrrait depuis des lustres que l’UE et ses états membres refusaient d’exécuter. La clique pédophile défend mordicus Polanski et ne se soucie aucunement des jeunes victimes qu’il a mangées toutes cru.


            • lord_volde lord_volde 28 septembre 2009 16:35

              Moi je n’aime ni l’une, ni l’autre, mais j’ai une préférence pour le système accusatoire et le jury populaire, même si aucun système judiciaire n’est satisfaisant et puisse répondre idéalement à l’application de la loi rendue par des hommes faibles. 


            • lord_volde lord_volde 28 septembre 2009 17:08

              Les prescriptions ont été modifiées en matière de crime commis contre des mineurs par la loi n° 2004-204 du 9 mars 2004, art.72-1) repriss dans l’article 7 du code de procédure pénale. 

              Je cite la disposition : «  »le délai de prescription de l’action publique des crimes mentionnés à l’article 706-47 et commis contre des mineurs est de vingt ans et ne commence à courir qu’à partir de la majorité de ces derniers".
               
              le viol des mineurs de 15 ans sont donc precrits sur une période de 20 ans commençant à courir à l’âge de la majorité des victimes. 


            • lord_volde lord_volde 28 septembre 2009 17:09

              rectificatifs : reprises, le viol est donc prescrit...


            • docdory docdory 28 septembre 2009 17:27

              @ Lorde Volde 


              Même réponse qu’à Baska , vos commentaires antérieurs étant inspirés par la même philosophie ...

            • lord_volde lord_volde 28 septembre 2009 17:49

              @ Doctory

              Peux tu développer car je ne vois pas à quoi tu fais allusion petit sayanim en herbe.


            • Talion Talion 28 septembre 2009 18:02

              Merci pour vos précision légale Lord_Volde  smiley


            • docdory docdory 28 septembre 2009 19:04

              @ Lorde Volde


              Sayanim ? De quoi s’agit-il ?

            • lord_volde lord_volde 28 septembre 2009 19:43

              sayanim est le terme qui définit les informateurs de la diaposra sioniste du mossad et qui participent parfois à leurs coups tordus. 

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