Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Société > Xavier Darcos en Laurent Fabius bis ?

Xavier Darcos en Laurent Fabius bis ?

Les dirigeants politiques ne comprendront jamais rien à l’informatique. Ce n’est pas Thierry Breton, ce faiseur de vent, qui me contredira : il a joué pendant des années le rôle du joueur de flûte de Hamelin auprès des hommes politiques désireux de se laisser berner par ses quelques connaissances dans le domaine. On a déjà eu un plan Informatique pour tous, dans l’Education nationale, qui a laissé des traces, et écœuré une génération complète d’utilisateurs.

Le responsable du gâchis ? Laurent Fabius, qui a trop écouté les sirènes de Thomson, et son lobbying forcené, sans connaître quoi que ce soit à la manipulation de l’ordinateur Thomson ou d’autres marques françaises comme Goupil ou... Bull. Il s’est alors heurté à Gaston Deferre, fervent partisan du Macintosh (grâce à sa femme, Edmonde Charles-Roux, première convaincue et grande admiratrice de l’ordi à la pomme). Comme quoi ce n’est pas l’âge et le style qui détermine la vision du futur. Mitterrand, ce pur littéraire, qui n’y connaissait pas plus qu’un Breton, a refusé en 1985 de recevoir Steve Jobs, qui venait pourtant de survoler en hélicoptère la zone de Sofia-Antipolis où Deferre avait décidé de construire une chaîne de production Apple (de "MacPlus" vendus 12 000 F de l’époque au lieu des 27 000 F habituels). La raison ? Jobs était arrivé au déjeuner avec Mitterrand en baskets et col roulé, son uniforme habituel, et ce dernier a prétexté sa tenue pour ne pas le recevoir ! Fabius, ce jour-là, avait gagné sans coup férir : lui, et le lobby Thomson qui avait trouvé là son vrai champion (cavalier à la "Tête et les jambes", à la TV). Déboulent alors dans les écoles TO7, MO5 et autres joyeusetés inopérantes. J’ai moi-même personnellement assisté au dévoilement devant des enseignants, du TO9 dans une FNAC, en 1985, une cérémonie vite écourtée : à peine la machine branchée, un petit nuage bleu et une forte odeur de plastique brûlé nous a indiqué assez vite que le fabuleux prototype venait de rendre l’âme. Le hic, c’est que c’était ça qui était présenté comme le sommet de l’art informatique français de l’époque. Tournant à 1 Mhz (?), il n’avait aucune interface, mais faisait ses 9 000 F lourds de l’époque. On ne l’a jamais vu dans les écoles, celui-là.

Après cela, on a bien tenté de mettre en réseau ses bécanes dont le clavier mou tapait ce qu’il voulait. On les a reliées à des PC sous Windows, tel ici dans la région des "Leanord". Ça n’a rien donné de mieux, Windows 3.11 étant déjà à plusieurs longueurs d’une interface moderne. Seule l’éducation privée a alors choisi d’investir massivement dans la filière Mac, les collèges et les lycées publics subissant le lobbying forcené de Microsoft. Résultat, quand on visite les écoles privées on trouve encore des Macintosh fonctionnant sous Système 7, mais plus un seul PC de l’époque, le propre du PC étant son renouvellement obligatoire tous les deux ans. Voire moins, étant donné sa forte relative fiabilité et son éternel problème de virussage, auquel échappe le Macintosh depuis toujours. Aujourd’hui, quand on entre dans un lycée on trouve donc des PC poussifs sous Windows 95, virussés jusqu’au trognon, quelques XP quand on a réussi à dégager quelques subsides, et c’est tout. On a ignoré NT 4,0 ou Windows 2000 pour des raisons qui m’échappent. Point de Vista non plus, mais là nous diront tant mieux, tant on sait que cet OS (Operating System) est une catastrophe, et la énième couche de peinture recouvrant Windows 95 (lors de son installation, on peut parfois entrevoir fugacement un écran... de XP, preuve que rien n’est entièrement neuf dans ce fatras infâme !).

On croyait donc avoir tout vu, dans les années 90, avec des gens comme Benoît Sillard, ex-directeur de FUN RADIO, bombardé monsieur "responsable nouvelles technologies à l’Education nationale" (on se demande encore comment !). C’est lui qui avait fait venir Cauet et Arthur dans le paysage audio, et c’est lui aussi qui s’est efforcé de renforcer la présence de Microsoft dans les écoles (il l’avait fait aussi à Radio France, rendue longtemps incapable d’émettre sur le Web autrement que via Windows Media Player)... pour finir par déclarer, tel un Steve Ballmer français, que finalement, l’Open Source c’était pas si mal que ça. Il dirige aujourd’hui le portail Comment ça marche, où il continue avant tout sa croisade microsoftienne. Bref, cela fait bientôt 25 ans que l’informatique à l’école, et l’équipement même des écoles, est une catastrophe. L’Open Source est toujours à la porte du bunker savamment construit par Microsoft. On pensait avoir touché le fond, eh bien non. On a aujourd’hui Xavier Darcos, nouveau ministre de l’Education, qui vient de replonger dans les profondeurs de l’incompréhension informatique, après avoir annoncé des mesures à se rouler par terre à propos de l’allégement des cartables d’écoliers.

Le cartable sera moins lourd, mais les écoliers vont encore faire les frais des expérimentations des vendeurs de machines informatiques. Quelqu’un a en effet réussi à refourguer au ministre une idée abracadabrantesque : celle du livre numérique (ou e-book), un concept fumeux qui ressort depuis des lustres chez les constructeurs, qui voient le marché des portables classiques stagner. Le livre numérique, c’est une sorte de visionneuse à PDF, qui permet donc de lire des ouvrages, mais sans plus. Tous les ergonomes vous le diront : l’objet est bon à mettre à la poubelle : on ne feuillette pas un écran électronique, on ne revient pas de la même façon en arrière, et plus prosaïquement encore, son écran pâlot l’empêche de travailler partout, sans oublier les piles ou la batterie, dont la charge disparaît à vitesse grand V. Plus de piles et c’est le black-out complet : "Prenez votre livre électronique à la page 27. - Euh m’dame, j’peux pas, a pu de piles." L’objet n’a pas de liaison extérieure pratique, et est démuni d’un véritable clavier. Bref, ce n’est ni un ordinateur... ni une encyclopédie portable.

Selon Xavier Darcos, donc, qui vient de le découvrir, cet "extraordinaire objet de 300 g peut contenir 50 livres". Ouah, belle prouesse. Vous voyez vous l’intérêt de mettre 50 livres dans la tête d’un gamin de sixième qui n’aura jamais assez de son temps pour en lire au maximum un par matière durant l’année ? Un gamin, qui, revenu chez lui peut en charger 1 million ou un milliard si ça lui chante, via l’internet, sur son ordinateur familial ? Ou accéder à ManyBooks pour choisir parmi 18507 ouvrages à fourguer directo dans son i-Pod ? On s’est posé la question de savoir d’où Xavier Darcos a pu tenir l’idée saugrenue d’avoir recours à pareille machine mirobolante. C’est simple : dans Le Figaro, toujours prêt à saluer les publicitaires potentiels, et qui affirme sans broncher le 1er novembre 2006 que ça y est , "cette fois le public est prêt", alors que strictement rien ne le prouve : les lecteurs ne se vendent toujours pas (trop chers !), depuis l’un des tous premiers, le GoReader, et pire, les e-books, puisque c’est comme ça qu’on les appelle de l’autre côte de l’Atlantique, sont engoncés dans les mêmes problèmes que pour la musique, à savoir les DRM ou protections d’auteur (de textes, ici), qui sont évidemment incompatibles entre elles. L’aveu des constructeurs est de taille : "Pour l’instant, les modèles de Sony et d’iRex ne savent lire, parmi les livres protégés par des DRM, que ceux qui répondent à leur propre format." Et boum, on a mis 20 ans à Bruxelles pour faire plier Microsoft et ses logiciels prioritaires, ça recommence en 2007 avec d’autres !

Mais attendez, ce n’est pas fini. Xavier Darcos avait le choix. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’a pas fait le bon. A sa décharge, on peut dire... qu’il n’y en a aucun, de bon ! L’ILiad d’Irex (Philips) auquel aurait pu songer Darcos est un engin relativement récent, dévoilé en mars 2006. C’est un large PDA Wifi vendu 650 euros, sur lequel on peut aussi dessiner avec un stylet. Pour ce prix-là, et même 150 euros de moins, on a depuis des mois des portables PC complets corrects... sous Linux. Pour un gouvernement qui a décidé de faire des économies, ça la fiche mal, il est vrai. Le second modèle sur le marché est le Sony à 399 dollars seulement, un appareil largement en dessous du précédent, restant surtout bloqué sur son format prioritaire disponible uniquement sur son "Connect Store". Manque de chance pour Sony, le site musical du même nom vient de fermer le 4 septembre dernier, battu à plates coutures par le site I-Tunes. Le "Connect Store" restant dédié à l’e-book est donc une peau de chagrin, il ne propose aucun ouvrage en français la 5e meilleure vente étant la Bible, vendue 12 dollars le téléchargement. Echaudé par une première version pas terrible, Sony propose depuis le mois dernier le PRS-505 : 160 livres de contenu, davantage que va en lire un étudiant de la maternelle à la thèse de 3e cycle. 160 certes, mais pas un seul à télécharger en français. Intérêt ? Zéro ! A part peut-être pour madame Boutin, qui se balade parfois avec sa Bible dans l’hémicycle.

Car ces appareils ont un handicap : ils sont orientés vers la culture anglo-saxonne avant tout. Pour trouver des ouvrages français gratuits, faut se lever plus tôt, et y’a pas grand-chose à se mettre sous la dent. On va devoir étudier du Balzac et du Ponson du Terrail, en voilà une modernité certaine. Mais y’a aussi du Zevaco : auteur mineur sur papier, on ne sait pas ce qu’il va devenir en électronique ! Heureusement, Gallica, de la BNF, existe pour proposer davantage. 1200 volumes, c’est déjà beaucoup mieux, un bel effort à saluer ici. Chez Numilog c’est nettement plus attractif mais c’est aussi payant... et c’est aussi pour ça que ça ne décolle pas, malgré un catalogue qui comprend déjà 35 000 livres numériques. Pas de décollage, à moins d’utiliser les vieux artifices de vente : 12,95 euros le Fuck and Forget, je ne sais pas si M. Darcos a bien perçu tous les attenants du problème... du livre lycéen en téléchargement.

Peu ou pas de textes à enfourner dans le lecteur, et surtout un concept qui n’a jamais réussi à s’imposer depuis plus de 15 ans, les raisons de leur manque de succès étant nombreuses. Leur ergonomie, tout d’abord, liée au fait qu’il n’est pas pratique de "feuilleter" un e-book, leur autonomie ensuite (nous vivons dans un monde de piles ou de chargeurs, le Grenelle a fait l’impasse là-dessus ! ), leur encombrement aussi, mais aussi leur format prioritaire, et parfois même leur manque de communication. Les deux modèles déjà cités savent au moins se connecter en WIFI, car aujourd’hui c’est la moindre des choses. Du GoReader, premier e-book performant, au monstrueux (et pourtant récent) Kindle d’Amazon, leur histoire se résume à un échec probant. Toutes les firmes qui s’y sont lancées ont fait faillite, ou presque. Le catalogue des créations d’e-books est un vrai cimetière informatique. Mais ça n’empêche certains d’y croire encore. Manque de chance, Xavier Darcos en a trouvé un sur son chemin. Un bon vendeur, qui lui a fait croire que ce qu’il vendait c’était lui qui l’avait inventé.

Le modèle retenu par le ministère pour son "expérimentation" est en effet le Cybook de Bookeen. Sous ces noms barbares se cachent paraît-il un appareil et une société française. Cocorico ! "Avec son look épuré et sa finition noire glacée, le Cybook est tout simplement saisissant" affirme le site de l’entreprise... Euh, saisissant, en effet... mais revenons un peu en arrière. Booken, c’est ce qui reste de Cytale. Ça ne vous dit toujours rien ? Normal, me direz-vous : la société a fait faillite, les e-books qu’elle proposait étant des catastrophes nationales. 5 690 F TTC le bidule muni d’un modem 56k et activé sous Windows CE, le pire système embarqué pour portables, et une fermeture des fichiers lisibles limitée au format Open e-book de Microsoft, revu et corrigé et estampillé "CytalePage", plus des piles pour 4 petites heures seulement, on comprend l’échec des ventes. On comprend moins bien comment ses fondateurs ont pu lever 53 millions de F de l’époque en 2000 pour en arriver à un produit aussi mauvais et aussi cher. Ah, ah, me direz-vous, ces gens-là devaient savoir s’y prendre ! Ou s’entourer : à la tête de Cytale, on ne trouvait rien de moins qu’Olivier Pujol, son fondateur, mais aussi Erik Arnoult, devenu Orsenna (le successeur de Cousteau à l’Académie française), et l’ineffable Jacques Attali le monsieur qui a une vision à mourir de rire du futur (Une brève histoire de l’avenir). Un homme dont Mitterrand a dit un jour : "Je n’ai pas d’ordinateur, j’ai Jacques Attali." On aurait préféré que Jobs ait été reçu à l’Elysée, à voir notre funambule informatique pondre aujourd’hui des recommandations économiques risibles au nom d’un gouvernement d’opérette. Ah oui, pour parfaire le portrait, j’oubliais le nom de la compagnie de capital-risque Attalienne : l’Hyper Company, promue par Attali&Associés. A son conseil d’administration siège Franck Riboud le PDG de Danone. De la société Cytale, qui fera construire ces e-books par Hitachi France, on ne saura jamais combien de Cybooks seront vendus : en 2001, Pujol annonce "quelques centaines" sur un objectif de... 40 000. A l’opposé, un concurrent US, le Rocket E-Book, de Gemstar, atteindra le chiffre de 40 000...en 4 mois. Résultat, Cytale fait faillite en juillet 2002 (marrant le nombre de faillites derrière Attali, le visionnaire économique), mais réapparaît assez vite sous le nom de Booken qui sort un Cybook V2 en 2004, muni cette fois d’une prise USB (grand progrès !), sans toujours de lecture possible de PDF. Avec ces 66 Mhz seulement, difficile d’en faire un lecteur MP3, comme le sont beaucoup de concurrents, et muni d’un système Windows, l’engin pâti de la paranoïa virale, déguisée en protection DRM : "Pour des raisons de sécurité vis-à-vis des oeuvres téléchargées, les ports sont actuellement verrouillés" peut-on lire sur sa fiche technique de 2001, il devient "débridé" en 2004 seulement... Nouveau ratage, on s’entête avec un modèle archi-dépassé. Le second modèle est aussi invendable que le premier. On ne donne alors pas cher de l’existence de Booken.

En septembre 2007 pourtant, un Cybook3 profondément remanié resurgit des limbes : Linux 2.4.18 comme système d’exploitation, format plus petit, carte SD possible, écran E-Ink (166 dpi) mais à 4 niveaux de gris seulement, ce qui est bien trop faible... un client, Mobipocket, catalogue bien fourni (mais payant !), etc. Annoncé à 350 euros, l’engin, plus léger, semble bien plus séduisant que les deux modèles précédents, car plus ouvert en formats de fichiers. Il court pourtant dans le même mur tête baissée : pour les plus jeunes, proposer un écran en noir et blanc seulement est une hérésie, même si par définition le livre l’est. La couleur a trop envahi leur esprit, la faute aux publicitaires sans doute. Le manque de WIFI aussi et donc de liaison Internet est un lourd handicap de nos jours, n’en déplaise à Finkielkraut. Avoir un appareil aussi portable et léger et le contraindre à communiquer par un câble pour télécharger est une hérésie, n’ayons pas peur des mots. Dans une interview l’un des deux nouveaux responsables de Booken, Mickael Dahan explique que l’appareil n’est qu’une "machine designée à Taiwan", et que "l’appareil n’est pas encore prévu pour l’instant pour le PDF" (le responsable est très évasif sur le sujet).... Et admet que "l’absence de couleur à l’écran est un handicap" certain. Et c’est là en effet que l’on découvre le pot aux roses : l’appareil "français" n’est autre en effet que le STAReBOOK STK-101 recarrossé, lancé en décembre 2006, vendu 450 dollars là-bas. Les Taïwanais ont de l’humour, en tout cas : ils présentent leur version noire, celle retenue par Dahan, comme étant la fameuse pierre noire de 2001 odyssée de l’espace. L’opération Cybook3 a consisté à mettre un bouton carré à la place d’un bouton rond, et à ajouter dans le système quelques plug-ins (gratuits) en affirmant qu’on a "programmé" dedans. Ça peut marcher comme explication auprès d’un ministre, ça passe difficilement avec les informaticiens. Mais pourquoi donc s’évertuer en prime à faire croire qu’il s’agit d’un produit entièrement français ? Pour mieux le fourguer à l’Education nationale ? Sans oublier le manque d’originalité totale du site Booken qui tente de plagier la présentation d’i-Tunes ou ceui de l’i-Phone. La raison du plagiat, c’est cette presse avide de scoops, qui a présenté un peu partout le e-book comme, je cite "l’i-Pod du livre numérique". Un seul a vu clairement le problème : Pierre Assouline, qui décrit sur son blog le "vrai" usage de l’i-Pod couplé à des livres : celui de l’audio-livre. Bref, le glisser dans les cartables d’écoliers à la place d’un i-Pod est une... erreur. Une de plus, de la part de l’Education nationale, qui cette fois croit, comme d’ailleurs un nouveau gourou informatique, qu’il s’agit ainsi de défendre un pauvre constructeur français, comme on avait largement aidé Thomson à fourguer des ordinateurs qui ne marchaient pas...

Pour tout dire ce sont Lorenzo Soccavo bombardé par lui-même "Prospectiviste de l’édition", et repris par Jean Michel Billaut, qu’on a connu nettement plus inspiré, au temps du papier, d’ailleurs, qui, tous deux, dans une Lettre au président de la République avaient demandé qu’on aide Booken, à redécoller, un Booken alors dans la panade. Aujourd’hui c’est fait semble-t-il, avec l’aide appuyée de Xavier Darcos, devenu VRP taïwanais sans bien même le savoir. Et tout cela au détriment des élèves encore une fois orientés vers des objets destinés à leur faire acheter plus tard des livres numériques au prix exorbitant (le prix du téléchargement est ce qui coince le développement du marché, rien d’autre : 19,95 euros l’Elégance du Hérisson en PDF, contre... 19 euros en papier chez Amazon, faut voir de qui on se moque - et 24,60 euros - le prix officiel de l’éditeur !). En prime, il faudra un jour qu’on m’explique comment on devient futurologue de l’e-book avec un site internet aussi moche, mais bon. Et comment un gourou spécialisé n’est pas fichu de reconnaître un appareil d’un autre. C’est pourtant le même qui nous serine que c’est bon, cette année, c’est sûr, c’est "l’année de l’édition électronique" (euh... taïwanaise ?)... Comment peut-on avoir une vision du futur avec une si mauvaise vue de proximité ?

Mais ce n’est pas tout : les dépenses du ministère de l’Education sont contrôlées par le Sénat. C’est rassurant. Ce qui l’est moins, c’est que le "rapporteur du budget à l’Enseignement scolaire" s’appelle... Gérard Longuet, le sénateur deux fois relaxé. Selon lui, et selon L’Express : "il contrôle 55 milliards d’euros, et y consacre 10 jours à plein temps en une année". Espérons qu’une minute au moins du temps précieux de Gérard Longuet sera consacré à l’examen du dossier Cybook... et des pertes qu’il va invariablement produire dans ce budget. Xavier Darcos aurait dû entendre plutôt d’autres sirènes : celles de l’OLPC, mais là il serait automatiquement retombé sur le problème Microsoft, qui, après avoir longtemps dénigré l’appareil et présenté une solution ridicule de remplacement (un ordi avec carte pré-payée de fonctionnement, pratique au milieu du désert !) annonce aujourd’hui un "Windows du pauvre" pour l’équiper. La condescendance microsoftienne n’a décidément aucune limite : après Linux raillé et moqué par Ballmer, ce grotesque, voilà que l’OLPC les intéresse.

Il reste qu’à 188 dollars l’engin, muni de Sophie, ça reste, et c’est une évidence, le meilleur moyen de faire accéder tout le monde à l’ordinateur. Problème, c’est que la France n’est pas un pays en voie de développement, la cible d’origine du projet. A moins que Mme Lagarde, en cinq ans, fasse du pays un désert économique, auquel cas, qui sait, on comprendra enfin ce qu’il faut faire en informatique à l’école en France (on peut toujours rêver)... A une seule condition encore : qu’Alain Finkielkraut, l’internautophobe, ne vienne pas mettre son grain de sel là-dedans. Aux dernières nouvelles, le gouvernement français pourra prochainement demander conseil à Khadafi, qui vient lui aussi de commander des ordinateurs complets (mais sous Microsoft)... et non des e-books. Mouammar plus subtil que Nicolas et Xavier ? Une visite dans une école française s’impose ! Un Nicolas qui déclarait il n’y a ps si longtemps au Journal du Net et à Commentcamarche.com (ben tiens) : "Je ferai de la formation numérique une priorité" et concluait : "Je rêve qu’ensemble nous fassions de la France une grande nation numérique." Pour l’instant, ça semble parti pareil qu’en 1985. "L’informatique va devenir de plus en plus une véritable seconde langue (...) Grâce à ce plan, la France va être dès cette année un des premiers pays du monde, probablement le premier, dans l’enseignement de l’informatique pour tous" disait alors Laurent le magnifique. On a vu le résultat depuis !

En attendant cette période mirifique, on peut toujours rigoler (ou peurer ?) en regardant la publicité d’Editis, ancienne filiale du groupe Vivendi, qui nous présente SA version du futur numérique : on "achète" plein de livres électroniques sans nous montrer une seule fois de transaction financière (on a la vague impression d’un piratage ou d’un vol !), on se balade à Bruges, on "envoie au collège" (la dame est prof) des fichiers volés à partir d’un bistrot, on s’échange des bouquins complets toujours au bistrot, le libraire est sympa et fourgue des bouquins d’art à tire larigot sur une musique de Scarlatti (et non du grunge, que croyez-vous ?). Bref, on vit dans un monde où il faut beaucoup d’argent pour vivre et se cultiver, mais où on ne le montre surtout pas. Le monde que nous prépare Xavier Darcos ?

Documents joints à cet article

Xavier Darcos en Laurent Fabius bis ?

Moyenne des avis sur cet article :  4.18/5   (34 votes)




Réagissez à l'article

45 réactions à cet article    


  • Halman Halman 2 novembre 2007 10:38

    « le propre du PC étant son renouvellement obligatoire tous les deux ans. Voire moins »

    Ca c’est une belle idée reçue.

    Il y a des particuliers et des administrations qui ont encore des pc dit « antiques », des 486 sous win95, des Amstrad sous Gwbasic, des Pentium I sous Win98se. Et tout ceci fonctionne parfaitment bien aujourd’hui encore, malgré cette blague planétaire de Bug de l’An 2000 et les virus.


    • Halman Halman 2 novembre 2007 12:50

      « On croyait donc avoir tout vu, dans les années 90, avec des gens comme Benoît Sillard, ex-directeur de FUN RADIO, bombardé monsieur »responsable nouvelles technologies à l’éducation nationale« (on se demande encore comment !) »

      Est ce bien étonnant ?

      Il y a encore 20 ans on bombardait directeur informatique d’un hôpital un gars qui ne savait que bidouiller en basic sur son Amstrad, recruté sur cette seulle « compétence » ! Ca a donné un foutoir délirant, des Mac et des pc dans le même bureau, des secrétaires qui passent leur temps à raler parce que son Mac ne peut pas lire les document du pc de la collègue et inversement.

      Des secrétaires qui, sous prétexte de faire du ménage dans leurs disques durs parce que quelques centaines de comtes rendus médicaux saturent leurs ridicules petits disques durs de 40 mo, effacent tout simplement le ms.dos et autres répertoires systèmes autres que \windows et \word... Qui courent paniquées, blèmes, en disant des « au secours, à l’aide j’ai pleins de virus dans mon ordinateur ». Ordinateur qui, est il besoin de le préciser, n’était relié à aucun réseau à l’époque.

      Encore cette semaine, le prof d’informatique de mon ancienne école primaire vient de détruire des ordinateurs certes antiques mais excellents et mytiques, au lieu de les donner à des gens qui en ont encore l’utilité ! Des IBM PS2, véritables objets de collections rarissimes que les collectionnaires s’arrachent à prix d’or ! Comment faire comprendre à ceux là, que que ce soit un 80286 ou un Pentium Quad Core, un programme c’est toujours un programme, un ordinateur toujours un ordinateurs. Ce message là ne passe pas, même chez certains « professionnels ».

      Ca donne une idée du niveau des profs d’informatique de nos écoles !

      Quand on voit que les profs d’informatique des lycée en sont encore à donner à leurs élèves des corrections d’exercices de programmes avec pas moins de 3 boucles infinies dans le corrigé !

      Qu’il est facile de leur faire atteindre les limites de leur incompténce par la moindre blague du genre débrancher une prise ou changer un fond d’écran !

      Le problème est à tous les niveaux, aussi bien de nos politiques incompétents que de l’utilisateur lambda, que de l’utilisateur un peu moin lambda qu’on bombarde formateur informatique, tous gobent tout et n’importe quoi, et attention, il ne faut pas les contrarier, ils sont possesseur de la vérité suprème en matière d’informatique.

      On leur raconte que Bill Gates a volé le ms.dos, et ils s’insurgent tous : ah la la mais quel voleur il ne faut plus acheter du Microsoft, même si on leur explique que faire un chèque de 50 000 $ c’est un peu curieux pour un vol.

      On leur fait gober le bug de l’an 2000 grâce à un plan panique médiatique délirant et ne veulent rien savoir quand on leur montre un antique 8086 qui affiche sereinement sans la moindre panne des dates de 2049 de son bios !

      L’ordinateur a toujours eu un effet fascinant, soit de rejet ou d’admiration, et même d’indifférence forcée. J’ai formé les gens depuis l’époque du ms.dos, du Basic, du Fortran et du Pascal, et sur les premiers tableurs Multiplan et Lotus.

      J’ai toujours été frappé que dès que les gens sont assis devant un écran, il se passe systématiquement chez eux des réactions assez passionnelles. Cela va du blocage psychologique du genre « oh la la je ne toucherai jamais à cette machine, je vais tout faire planter, l’écran fait mal aux yeux, le clavier fait mal aux poignets, il faut faire une pose toutes les deux heures sinon on devient dingue, c’est pour mieux nous espionner et nous controler, c’est pour nous mettre au chomage et nous remplacer par des ordinateurs », à « c’est génial c’est l’avenir, on va pouvoir dormir au soleil pendant que nos ordinateurs bossent ».

      Sans oublier la bande innévitable des « moi je sais programmer les autres c’est tous des nuls qui ne savent meme pas mettre une disquette les pauvres balourds ».

      Aujourd’hui encore je connais de ces gens qui en sont encore à ne pas vouloir internet à la maison parce que « vous comprennez les gossent risquent de tomber sur des gens douteux, on ne sait pas qui on a derrière l’écran » leur a t’on incrusté dans la cervelle, campagnes médiatiques oblige. Et quand on leur explique que ces sites dangereux ne vous sautent pas à l’écran, que quand on va sur des sites sérieux il n’y a pas de problème de sécurité, non, on leur a tellement bourré le mou que définitivement non quand même.

      L’informatique fait des miracles.

      Elle rend intelligent, très supérieurement intelligent, quiconque en utilise un au bureau ou à la maison devient du jour au lendemain le génie informatique de la famille.

      D’ailleurs dans les reportages télé, ne voit on pas systématiquement derrière les personnes interviewées un écran d’ordinateur placé à l’évidence à dessein, sur une mise en veille de la société, histoire de faire un peu de pub et d’ajouter un doigt de sérieux et professionnalisme, :« moi je suis pro et moderne, je sui informatisé ! ».

      Cela va de la fifille ingénieur chimiste ou secrétaire médicale qui fait le tour des pc de la famille en virant des bons antivirus gratuits et un navigateur internet très peu ciblé par les virus. Résultat, au bout de trois jour, on appelle au secour parce qu’on ne comprend pas pourquoi le pc s’est pris 963 virus d’un seul coup ! C’est pas moi j’ai rien fait ! Ca installe une mouture dernier cri de Directx même si on lui explique qu’il faudra encore 6 mois voir 1 an pour que les logiciels et ordinateurs capables de l’utiliser soient dans le commerce. Ca installe la dernière version pro d’une suite bureautique qui tient sur un dvd rom juste pour que le tonton ou le papy soit capable d’écrire quelques emails et 10 cartes de voeux au nouvel an.

      Ca utilise un jargon informatique super pro mais très local et très personnel appris au bureau. C’est très curieux comme d’une boite à l’autre, d’une région à l’autre, d’une administration à l’autre, le vocabulaire varie considérablement pour désigner le même objet. Chez certain, une page d’écran, ça s’appelle un cliché, un tableau, mais jamais une fenêtre. Une souris on appelle ça aussi bien une cliqueteuse qu’une « maousse » ou un « pointeur graphique ». Bref, quasi à chaque personne un vocabulaire informatique différent. Juste histoire de se donner un genre pour écraser l’autre de sa science informatique de nase.

      Et pendant une demi heure on se demande de quoi la personne veut bien parler, pour finir par comprendre qu’il s’agit juste de cliquer sur Ok ou de faire un clic droit sur les paramètres.

      Souvent dans les transports en commun on entend de la part de jeunes nerds encostardés qui se font reluire le portrait des choses du genre « Tu as vu Jean Pierre n’a pas encore fini l’implémenting de son looking de son interfacing logon de son Target version 25.36.14, ce nuuuuuul, oups oups oups ».

      N’importe quoi.

      Depuis que les gens se croient comme par magie des super cracks grâce à l’arrivée des choses multimédia avec cd rom et interfaces graphiques « géniaaaales », quand je me déplace pour dépanner c’est les mains dans les poches. Avant j’emmenais deux valises remplies de disquettes de démarrages, de tests, de drivers, de documentations sur les cartes mères et les processeurs, de disques durs et lecteurs cd rom, etc. Depuis que je me déplace pour dépanner des imprimantes qui fonctionnent parfaitement, juste un alt-tab-del et un reboot, des documents qui ne veulent pas sortir en couleur à l’imprimante mais qui sont en noir et blanc à l’écran (l’imprimante elle est enconre en panne), et tout ce genre de joyeuseté, mais que, comble des combles, l’ado qui a détruit les cd rom d’installation en les laissant trainer dans la porcherie de sa chambre, la personne qui me dépanne me sort systématiquement des « c’est pas moi c’est un virus ! », c’est toujour la fautes des virus et de Windows même si le gros bourin a fait une horreur maison et ne sait pas faire la différence entre un disque dur et la ram ! Maintenant je me déplace les mains dans les poches.

      Quand on me dit que « la douchette est en panne », je répond invariablement, « appelez le plombier, je ne me déplace que pour les scanners à mains ! ».

      Et pourtant ce sont ces gens là qui, quand ils s’achètent un pc pour la maison ont besoin d’aide pour l’installer, même avec un plan couleur gigantesque qui montre clairement qu’il suffit de brancher le cable jaune dans la prise jaune, le cable gris dans la prise grise, le cable vert dans la prise verte... Et il y en a encore qui nous mettent la prise de souris dans la prise de clavier. Plans pourtant encore moins compliqués que leurs mécanos de leur enfance...

      Et ce sont ces gens là qui nous expliquent interminablement que les pc c’est compliqué, qu’on nous bouffe la vie avec ces engins compliqués, que de leur temps on avait des machines à écrire et un fax, et patati et patata...

      C’est sur cette base de totale nullité de la plupart des utilisateurs que certains posent les bases de lobyings anti Microsoft ou anti technologie. Il est très facile de convaincre quelqu’un qui a encore des problèmes de souris que des logiciels autres que Microsoft, dit libres ou alternatifs, les libéreront des plantages, de la complexité, des virus. Plantages qui en réalité sont dus à 90% à l’incompétence de l’utilisateur, que ce soit sous Windows, Linux ou Cougar.

      Utilisateurs et mêmes professionnels, qui ont gobé le bug de l’an 2000, qui ont préféré acheter un cd rom de 640 mo fragile à architecture fermée et non réinscriptible au lieu de disquettes magnétoptiques de 500 mo évolutives et compatibles avec les ordinateurs, alors que pour installer un cd rom il fallait une carte son spéciale et des drivers spécifiques pas vraiment au point.

      Avant dépanner un pc c’était passionnant, on metait les mains dans le cambouis, on parlait informatique avec le client, on prenait son temps. On ramenait l’engin à la maison, on y travaillait quelques minutes ou quelques jours, on prennait plusieurs jours pour l’essayer et tout fignoler. Aujourd’hui, c’est les mains dans les poches, quelques clics, un reboot et c’est réparé, et des commentaires navrants de nullités de la part du client, et si ça dure plus d’une heure on voit le client commencer à s’agiter et devenir blème en pensant à la facture !

      Souvent je repars au bout de 10 minutes, problème reglé, juste bonjour au revoir, les mains dans les poches.


    • thirqual 2 novembre 2007 13:27

      Votre commentaire m’a rappelé le nombre de PCs de potes que que j’ai dépanné pendant mon adolescence (et que je dépanne encore). Et un prof de techno qui, pour rentrer une disquette 5 pouces un quart dans un lecteur 3 pouces et demi, l’a pliée sous mes yeux ébahis (le même prof nous a tous réunis lors de l’arrivée des 486 dx4 avec lecteur de CD-rom pour nous apprendre que ces merveilles permettaient de stocker au moins 2 Mo sur un simple cd, aha... et ce en 1997 quand même).

      Bon je triche, ya eu des pcs chez mes parents depuis que je sais lire, et j’ai eu le droit de toucher (et celui de réparer mes conneries tout seul smiley peu de temps après).


    • georges94 5 novembre 2007 17:26

      @Halman Bien vu. Enfin un texte solide, sans parti pris inutile ; Il y a assez de motifs pour raler sans en inventer. meerci.


    • bastarade 2 novembre 2007 10:56

      une enquête très complète bravo Et oui comme toujours l’éducation nationale n’est autre que du lobbing forcé par des dirigeant pourris !!! A quand des gens compétent qui ne font pas que des effets d’annonce et qui pense réellement à l’enseignement !!


      • florence meichel 2 novembre 2007 11:06

        Sur mon blog, une discussion intéressante a émergé autour de cette thématique et de certains points de repères !

        Je vous invite à aller y faire un tour !
        - http://florencemeichel.blogspo...
        - http://florencemeichel.blogspo...

        Au de-là du système Education Nationale, il y a des des hommes et des femmes engagés et passionnés qui avancent ici et ailleurs !http://apprendre2point0.ning.c...

        Tout est possible ! smiley


        • bernard92 2 novembre 2007 11:11

          Je n’ai pas souvenir que Steve Job se soit fait jeté de l’Elysée parce qu’il était en baskets ! A cette époque Apple avait une usine à Cork et pas de projets précis de nouveau site industriel en europe. Bon mais c’est du passé ! Sur l’éducation nationale et l’informatique il faut bien savoir une chose. Ceux qui prennent les décisions le plus souvent n’y comprennent rien et n’assument pas leurs erreurs quand elles deviennent patentes, car promotion oblige, ils sont partis ailleurs. C’est triste, mais c’est la réalité non pas du seul ministère de la rue de Grenelle, mais de l’ensemble de l’administration.


          • morice morice 2 novembre 2007 15:30

            « indigeste », selon JL : marrant, dès qu’on parle de lecture, les gens ne veulent plus lire...Résumé pour JL : « Darcos nous refait le même coup que Fabius en 85, en remplaçant Thomson par l’ex-Cytale ». Ça va mieux comme ça ?


          • Nemo 2 novembre 2007 11:36

            Cet article mérite deux choses :
            - vérification des points les plus importants (l’Odyssée du Cybook depuis 2000, performance réelles du produit)
            - diffusion auprès des médias et des autorités de contrôle (Cour des Comptes, Assemblée nationale, Sénat, Inspection Générale de l’Education Nationale)

            Merci en tout cas d’avoir soulevé cette question.


            • morice morice 2 novembre 2007 15:52

              La remarque mérite deux choses : d’une part que son auteur revérifie les dommages du plan informatique pour tous (un génération d’écœurés), d’autre part d’aller voir un e-book de près, et... en troisième, pourquoi pas de s’inquiéter fortement du PRIX des ouvrages en téléchargement. AVANT de proposer un e-book, l’Education Nationale devrai mettre en place une Bibliothèque gratuite d’ouvrages à télécharger, et non de mettre la charrue avant les bœufs, comme d’habitude chez elle. Quand au Cybook3, il est taïwanais, c’est sûr.


            • JL JL 2 novembre 2007 13:53

              Article intéressant mais trop long, trop de redites, trop de liens ... indigeste.


              • morice morice 2 novembre 2007 17:42

                Euh, « cougar », Halman, ça date de 2002, c’est la version 10.2 du Mac. depuis la semaine dernière c’est Leopard, deux versions plus loin déjà. Votre argumentation comme quoi les systèmes différents fabriquent les mêmes problèmes est falllacieux et faux : sur Mac, il n’y a point de paranoïa à avoir car il n’ existe aucun virus sur la machine. C’est d’aillleurs Microsoft qui a gagné dans les esprits à ce propos : quand vous installez un Mac, la première question qu’on vous pas c’est « vous ne mettez pas d’antivirus » ??? Comme si on ne pouvait vivre sans. Ça fait 23 ans que je n’en mets pas, sur aucune de mes machines... et aucune n’a été atteinte par ce mal microsoftien pure souche donc. En informatique, le SIDA c’est... Microsoft. Quand à prendre « plaisir » à dépanner à un PC, il n’y que les adorateurs de « fenêtres » pour le faire. En Mac, on n’attend pas la prochaine panne. On produit, on imagine, on réalise, sans avoir passé votre fameux examen de programmeur-informaticein-emmerdeur. L’objet s’efface devant la pensée, et c’est tout ce qu’on lui demande. Quand à l’e-book, de dire que ça ne marchera jamais, c’est comme de dire que Windows ne sera jamais un système d’exploitation fini et abouti. En ce qui concerne Windows, c’est depuis la 3.0 qu’on l’assène. ça n’emêche pas le produit de se vendre, enfin de se faire vendre par tous les moyens possibles et imaginables. L’ebbok ça se vendra, certes, un peu un jour, mais ça ne fera jamais les scores des autres matériels : ça fait 20 ans que les gens se sont habitués à avoir un clavier et un écran couleur, ça va être dur d’abandonner les deux. L’i-Phone d’Apple l’a bien compris, en supprimant le mini-clavier des Palmtops, et en créant une interfece qui met dix ans dans la vue à ce Windows mobile aussi adapté au portables qu’une charrue sur une formule un. L’avenir de l’informatique à l’école passe AUSSI, ne vous déplaise par un SYSTEME, et c’est pas, et ça ne peut pas être celui de Microsoft. PS : quant au magnéto optique, essayez de lire 6 ans après une de ses galettes : les données on disparu ou les lecteurs sont morts : arrêtez de nous fourguer des disquettes ! Votre passéisme informatique est démoralisant. Pour ce qui est du contrôle parental, si les fameux « Firewall » de Windows marchaient, là encore on n’en aurait pas besoin. Juste des logiciels pour exclure certains mots ou certaines adresses, c’est tout. Les gens ont PEUR, vous avez raison d’être en présence d’images salaces tout simplement parce qu’ils ne comprennent pas un SYSTEME qui leur dit dans un jargon incroyable qu’il faut soit « fermer les ports », la solution idéale de Microsoft pour ne pas se fare virusser, soit ouvrir soi-même, à la main, les 64000 existants. C’est le seul choix que propose Microsoft dans Windows (et toujours dans Vista, on ne change pas une équipe débile), et c’est bien le seul. Ce n’est pas le mien en tout cas. Achetez donc plutôt un Mac. Vous verrez, dedans on peut même y fourguer un PC complet, aujourd’hui. Pour les masochistes, c’est un excellent argument de vente. Planter sous Vista, c’est la très grande classe. je ne vous fais pas le double de ce poste sous XPS, ça serait je pense vous faire plaisir (lire la prose édifiante et d’un clarté lumineuse à ce propos de Microsoft... ici :http://windowshelp.microsoft.com/Windows/fr-FR/Help/0c84dd34-0394-46aa-9491-83816cd2cee71036.mspxhttp://windowshelp.microsoft.com/Windows/fr-FR/Help/0c84dd34-0394-46aa-9491-83816cd2cee71036.mspx Mes clients commencent à recevoir du XPS, c’est une vraie merveille... de fermeture complète aux autres systèmes d’exploitation, et mieux, envers les anciennes versions logicielles de Microsoft... Tout ça pour lutter contre Acrobat, alors qu’il est déjà trop tard.


                • boumboum 14 novembre 2007 14:57

                  Crysis ne tourne pas sur mac.


                • faridola 2 novembre 2007 20:49

                  J’ai appris beaucoup de choses mais j’ai regretté toutes les longueurs inutiles . Et cette haine contre un philosophe !


                  • xave 2 novembre 2007 21:23

                    @ l’Auteur

                    Bravo et merci pour cette mise en perspective.

                    J’approuve entièrement votre jugement sur les différents OS.

                    Pour avoir eu à utiliser NT4 sur des simulateurs, la blague ayant cours à cette époque relatait les déboires d’une fégate militaire US qui, sortant à la mer équipée de NT, fut obligée de rentrer à la rame. smiley)

                    Une petite illustration de la politique monopolistique de M.Gates :

                    http://www.depannetonpc.net/dossiers/lire_13_1_le-tatouage-bios-disque-dur-la-menace-fantome.html

                    Microsoft, DRM, DADVSI... même combat ! Pour qui ?

                    Pas pour les « artistes » !!!

                    Cordialement.


                    • bertrand 78 3 novembre 2007 04:37

                      Pour ce qui est du sujet de base, 100% d’accord, encore un copinage qui vas finir par couter cher et bien faire rire (jaune !) les futurs etudiants.

                      Par contre je regrette votre « publicité » acharnée pour la firme a la pomme car je la pense tout aussi verreuse que celle de microsoft.L’une et l’autre ne peuvent apportés a elle seule de reele aprentissage.Ils faut faire decouvrir les bases des 3 « grandes familles »(Windows, Apple, mais aussi linux)car chacune a une approche differente et peu faire naitre des vocations.On ne peut pas rejeter l’un ou l’autre.

                      Je ne pense pas non plus que ce soit a l’ecole de fournir du materiel personnel(E-reader, olpc), elle ce doit de les faire connaitre avec le maximum d’ouverture d’esprit et permetre au étudiants d’aprehender le « futur informatique » car je pense que beaucoup de choses vont encore changer et le plus important c’est qu’il sachent eux l’aprehender, le comprendre et s’en servir celon leurs besoins.

                      Personnelement, je pense que les OS touchent a leurs fins, de plus en plus de choses seront directement « en ligne » mais l’on retrouveras des schemas similaires (google avance a grand pas, microsoft investis des fortunes pour essayer de suivre, mac a surement des projets aussi, des devs du monde « libre » apporteront leur touche...).

                      Comme dans tous les domaines technologiques(j’en viens donc je connais un peu) il faut surtout leur aprendre des methodes car les technologies sont largement depassées le temps que l’« éducation » les integres.Il faut constament aprendre et s’adapter aux nouvelles specificités.L’ecole ne donne pas de cariere, elle doit donner des outils pour que l’on puisse choisir et s’epanouir dans ce choix( que ce soit professionnelement ou pour le loisir).


                      • fbocquet fbocquet 3 novembre 2007 11:23

                        Tout à fait d’accord avec ce commentaire. Dans notre université (Université Lumière Lyon 2), tous les étudiants en première année de licence (5 400) suivent un parcours de formation avec un stage de rentrée (5 séances d’1h30 de prises en main des services et ressources numériques puis 28 séances d’1h30 de formation pour préparer la certification internet et informatique -C2I-).

                        Et depuis cette année, ils disposent individuellement pour chacun des cours d’une machine en triple boot qui leur permet de travailler alternativement sur Mac0S, sous XP et sous Ubuntu. Les formateurs doivent proposer des séquences sous les différents OS et forment au tableur, au traitement de texte ou aux outils de présentation sous Open Office ET Microsoft Office.

                        On prépare donc les jeunes à choisir eux même ce qui leur paraît le plus efficace ou le mieux en cohérence avec leur façon de voir le numérique. smiley

                        Pour visiter leur espace numérique : etu.univ-lyon2.fr en utilisant demo-ext/demoext en login/mdp de test


                      • pilou18 3 novembre 2007 07:49

                         smiley Un peu long à lire cet article, mais, je souhaite simplement préciser, que l’idée de départ faite par Laurent Fabius a fait son chemin ! Ici dans sa commune, depuis quelques années c’est « un élève un ordi » à domicile...Chaque enfant, à partir d’un certain age, reçoit un PC à domicile gratuitement ! Machine neuve, donc avec l’évolution actuelle et non un vieux PC...

                        http://www.ville-grand-quevilly.fr/ntic/eleveordi/ordi.htm


                        • morice morice 3 novembre 2007 10:11

                          Mise au point 1 : pour Le Grand Quevilly, à remarquer que toute la ville est ésuipée... Microsoft. Rsésultat, retour à la base départ..Fabius, élu au Petit Quevilly ! Rouen a été plus malin semble-t-il ; enfin son hôpital, qui affichait il n’y a pas si longtemps cette sureprenante et réaliste annonce : http://www.klekoon.com/boamp/BOAMP_3_Detail.asp?ID_appel=254661 « Fourniture de logiciels de micro-informatique d’éditeurs autres que Microsoft » ; en voilà un, de le Direction de l’informatique et des réseaux du C.H.U. de Rouen qui ne souhaite pas de monitoring cardiaque avec un bel écran bleu de la mort... Non Mr pilou, tout le monde ne pense comme vous : mettre partout du Microsoft, ce n’est pas nécessairement aider les gens...


                          • morice morice 3 novembre 2007 10:26

                            Mise au point 2,Mr Bertrand : des trois systèmes existants, quel est le plus simple et le plus pédagogue ? Certainement pas Windows et encore moins Vista ! Linux, avec Ubuntu ou Mandriva commence à ressembler à quelque chose de convivial. .Mais sans équivoque aucune, la palme revient bien au Mac, nul informaticien vous le contredira. Pour ce qui est des logiciels en ligne... c’est un gag de raisonnement chez vous : oui, certes, en ligne... mais vu avec quel navigateur... sur quel système ? Revenons en plutôt à la toute première fondamentale Apple et son PREMIER slogan publicitaire de 1984 : « plutôt que de faire de vous des informaticiens, on a fabriqué un ordinateur qui vous comprend ». Pour mémoire, avant l’arrivée des Macs, les systèmes n’ont pas de... souris. La souris de ce génie d’Engelbart, dont je vous conseille fortement d’aller admirer les demos de 1967 (http://sloan.stanford.edu/mousesite/1968Demo.html), une pure merveille de pédagogie ! Qaund au philosophe qui radote, c’est quelqu’un qui, récemment, à affirmé que si ça n’allait pas dans l’éducation, c’est la faute à l’internet. On peut être philosophe et largement à côté de ses pompes. C’est aussi le même qui a tenu des propos douteux sur la banlieue.Bref, Finkielkraut ne comprend plus rien au monde qui l’entoure, à part bien entendu la défense d’israël à tout crin, dont il a fait son credo désormais. ça et un soutien affirmé à un homme politique à l’opposé de de qu’il a pu écrire dans les années 70 ; Pitoyable. Il y a des vieillards, philosophes ou non, dans un meilleur état neuronal que lui.


                          • etonne 3 novembre 2007 18:26

                            @ l’auteur :

                            vous avez écrit :

                            « Mitterrand, ce pur littéraire, qui n’y connaissait pas plus qu’un Breton, »

                            Est-ce votre inconscient qui vous force à parler comme TalonetteMan ?

                            Cette assertion est toutefois intéressante et m’oblige à essayer de comprendre comment cette région d’abrutis en informatique a pu fournir aux brillants non bretons des objets tels que le minitel.


                            • morice morice 3 novembre 2007 20:51

                              C’est de notoriété publique que Mitterand était encore plus éloigné de l’ordinateur que ne l’était Chirac, découvreur tardif de mulot. Quand à croire que le Minitel était un ordinateur moderne, c’est croire que le DOS est une interface graphique : l’engin n’a ni mémoire ni processeur, il est entièrement PASSIF. Mais il est apparu en 81 à l’élection de Mitterrand, il est vrai. L’école n’aurait rien pu faire avec des Minitels. D’ailleurs, l’affichage des TO7 et MO5 lui ressembkait assez. Nous parlons d’ordinateurs, pas de bidules pour programmeurs. Tout ce qu’a retenu Steve Jobs du minitel, c’est... sa poignée. Il en avait acheminer un à Cupertino, l’a posé un jour sur son bureau en déclarant « le nôtre devrait avoir ça aussi ». Quand à l’encombrement sur le bureau du MacPlus, elle provient du format des annuaires téléphoniques US, de format... carré. Le Minitel, 20 ans après faisait encore plus d’un milliard de connexions en 2002... mais aujourd’hui nettement moins... si ça vous chatouille, vous pouvez toujours continuer en regardant ça : http://alis.soft.free.fr/ Un minitel sous Léopard, ouah, la très grande classe ! C’est comme si on écoutait une cassette 4,75 cm/s avec un iPod, ou un faire du Skype avec un... Minitel ! La meilleure pour terminer " On nous dit que le monde entier nous envie le Minitel. Je ne sais pas s’il nous l’envie, messieurs, mais je peux en tout cas vous dire une chose avec certitude, c’est qu’il ne nous l’achète pas (cf Bruno Lassato) ». Exit le Minitel, donc.


                              • etonne 4 novembre 2007 10:24

                                Vous vous fourvoyez dans votre réponse. Mon propos était de vous faire remarquer votre prose désobligeante à l’égard des bretons. J’aurais pu remplacer minitel par homard à l’armoricaine...


                              • brieli67 4 novembre 2007 02:12

                                http://www.gaystudies.org/minitel.html http://legrenier.roumieux.com/tag/Michel%20Landaret des explications sur « la puissance de feu »

                                un vécu sur gretel http://net.gurus.com/leroux.phtml

                                Quant à cette aventure pilote sur le campus universitaire de l’Esplanade à Strasbourg début année 79 il faut évoquer le Professeur Abraham Moles http://fr.wikipedia.org/wiki/Abraham_Moles DE SES OEUVRES http://micropsy.ifrance.com/moles/moles_oeuvre.html

                                interface www du cern et Minitel http://juillot.home.cern.ch/juillot/

                                pour la petite histoire le matos le hard était longtemps les terminaux du CNRS Les DNA et sa « filiale Landaret » ont été rachetéEs en ces années 8o par France-Antilles une usine de gaz qui carburait pour le FN. Ah si Papa savait ça....


                                • morice morice 4 novembre 2007 22:02

                                  Merci pour ces liens, Brieli, l’archéologie peut être une science tordante comme ce rappel de l’affiche du minitel rose, le bon goût français dans toute sa splendeur. On a dû largement faire pire depuis sur Internet, en fait. Mais, je le répète, inutile de tenter de faire du Minitel un PC pour les écoles : ce n’est pas du tout la même chose.

                                  Petite mise au point pour Stonne, qu’a pas l’air d’avoir tout compris : le Breton cité n’est pas le représentant d’une région, c’est un ministre, enfin c’était, à la coupe de cheveux assez proche du dolmen de Kerlud, et qui a passé son temps à expliquer aux divers présidents qu’il rencontrait qu’il avait tout compris... à tout. A l’informatique en premier, vu qu’il avait vendu un bouquin sous son nom sans en n’avoir écrit une seule ligne. Son prénom c’est Thierry, et son dernier haut fait d’armes était d’avoir inauguré une pompe à essence « bio », fermée le lendemain même de l’inauguration. Un vrai génie, mais du genre Majax ou Copperfield.


                                  • zamzam 5 novembre 2007 02:37

                                    @ morice : Merci pour TOUS vos articles ! Je vous trouve INDISPENSABLE à AgoraVox !

                                    Je suis un analphabète informatique , mais je lis lentement et méticuleusement , contrairement à « etonne » qui confond Thierry Breton et les bretons : un vrai Lucky Luke ! (« etonne » et non pas « Stonne » comme vous l’écrivez , cher morice . « Stoned » aurait été plus approprié... .)

                                    Merci pour votre humour...subtil , trop subtil peut-être pour les zappeurs compulsifs et les adeptes du fast-food .

                                    Plus fort que Thierry Breton , j’ai trouvé Jean-Louis Borloo que je n’ai jamais nommé autrement que "Le lapin blanc« du magicien Chirac . Quant à Eric Raoult , ce n’était pas »une erreur de casting" mais une planification minutieuse des « évènements » de NOVEMBRE 2005 .

                                    A mon humble avis , Jacques Attali est un « sherpa martien » puisqu’il prépare un livre FABULEUX sur son ascension du volcan martien « Olympus Mons » qui culmine à 27 000 m. d’altitude... . Rien à dire sur Claude Allègre et son Q.I. de 480 chevaux , je serais choquant et ... obscène .

                                    Quant à Alain Finkielkrault , il parlait déjà d’émigrer en Israël en 2004 à cause de l’antisémitisme intolérable sévissant en France . Il n’est pourtant ni frisé , bronzé , chômeur , RMIste , handicapé , banlieusard , homosexuel....

                                    J’ai longtemps vécu dans une monarchie scandinave et depuis 27 ans je vis entre le Bengale indien , le Rajasthan et le nord-ouest de l’Himalaya indien . C’est pourquoi je n’ai jamais RIEN COMPRIS aux PRINCIPES REPUBLICAINS , malgré une lecture ATTENTIVE de « l’oeuvre » de Mme Christine Deviers-Joncours .

                                    Mon livre de chevet restant « L’éthique » de Spinoza .

                                    Par charité , je ne dirais rien sur André Glucksman ou le « B.H.V », (Bernard Henri Lévy) ou sur le porteur de sac de riz qui n’ignore rien du « Serment d’hypocrite ».

                                    Merci encore Mr « morice » et courage pour votre résistance . Seul , nous sommes une goutte ; ensemble , un océan ... .

                                    Beaucoup ont déjà oublié que Jean-Pierre 3foisrien a été l’un des meilleurs PREMIER MINISTRE de FRANCE depuis des siècles ..., tout comme " Le meilleur d’entre nous droit dans ses bottes ".

                                    Le magazine Newsweek s’est même permis de faire une de ses couvertures en décembre 1995 avec ce titre : " If Juppé and Chirac are so clever , why France is such a mess ? "

                                    La Caravelle (Sud-Aviation , pas Christophe Colomb) était géniale . Que penser de l’invendable Rafale ?

                                    Désolé pour les digressions . Ce n’est pas du dénigrement !


                                    • morice morice 5 novembre 2007 07:42

                                      Merci Zamzam, pour ce qui est du Rafale (voir le post agoravox) c’est une très bonne machine, qui arrive trop tard et qu’on ne sait ps vendre, vu que les français s’ingénient à ne pas vouloir comprendre les autres civilisations que la leur. En gros, essayer d’arroser au gros rouge des pays qui ne boivent de l’eau, c’est mauvais commerialement. La Caravelle pareil :là on aurait dû mettre des brevets, le DC-9 n’aurait pas pu se fabriquer !


                                    • luteola luteola 5 novembre 2007 06:29

                                      Article intéressant.

                                      Je me permet toutefois de souligner que si les OS d’Apple sont indéniablement meilleurs que ceux de Microsoft, la philosophie de ces 2 entreprises n’est pas si différente, l’épisode DRM l’a bien montré. Ouvrez votre code messieurs... Linux n’a peut être pas encore la simplicité d’un Apple, mais une Ubuntu gratuite ira à merveille à la génération actuelle qui est née avec une souris dans les mains. Linux ? Y a mieux, mais c’est plus cher. Bref, le discours angélique sur Apple m’énerve toujours, et encore une fois je ne parle pas de l’OS, mais bien de la politique de la firme, pas plus ouverte que celle de Bug brother.

                                      a+


                                      • morice morice 5 novembre 2007 07:53

                                        Entèrement d’accord, Luteola : mais fait qu’Apple vive, vu qu’en face on tue la concurrence avec des moyens déloyaux (l’épisode Netscape/Exlorer est très révélateur. Question facilité d’emploi, Léopard est à mille lieues d’Ubuntu, pourtant excellent OS au demeurant. Jobs n’est pas un ange, mais Ballmer/Gates sont des Lucifer, à coup sûr ! Leur politique récente vis à vis de l’OLPC est est une honte !!! Après l’avoir dénigré, car il était muni de l’Inux, les voilà qui sortent une version Windows façon Microsoft : rafistolée, bridée, virussable. Le monde en développement n’a pas besoin de ça comme cadeau !


                                      • morice morice 5 novembre 2007 09:28

                                        Pour ce qui est des techniques de vente de Microsoft, quand il s’agit de pays, je vous recommande la lecture de la lettre à Ballmer du patron de Mandriva : se faire piquer un marché de la sorte, il faut le faire...http://blog.mandriva.com/ le marché AVAIT DEJA ETE CONCLU avec à bord Linux, ça pas empêché le Nigeria de choisir de sur-installer...Windows ! A votre avis, combien de dirigeants Nigérians ont été « arrosés » ? Et on appelle ce marché celui de la concurrence ? On a déjà une petite piste : http://www.kabissa.org/ict/nigerian-windows.html L’interlocuteur de Microsoft a déjà d’autres liens passionnants : http://www.guardiannewsngr.com/news/article09/210307 Bref, tout ce petit monde est content, les petits nigérians vont enfin savoir ce qu’est l’écran bleu de la mort. Petits veinards, va..


                                        • luteola luteola 5 novembre 2007 12:50

                                          ouaih j’ai entendu cette histoire avec Mandriva. les pauvres, leur action s’est déjà pétée la figure en bourse, ca va pas arranger leur bidons...

                                          et pour cette histoire de portable à 100$ en effet le changement de cap de m$ est amusant. après c’est une histoire de lobbying voire de corruption. quel dirigeant paierai pour une version très limité d’un produit alors que linux offre des solutions gratuites et performantes ? un dirigeant mal informé (cf votre article) ou corrompu (la terre n’en manque pas). Je trouve l’offre de m$ tout simplement humiliante pour ces pays. Au final, ils poussent (à mon avis volontairement) au piratage de leur produits pour conserver des parts de marché. Surtout, ne pas laisser le ’cancer linux’ (S.Balmer), cette « idéologie communiste » (B.Gates) s’infiltrer dans les esprits. Parce que le jour où les gens se mettront vraiment à réflechir et à comparer, y a aura pas photo.

                                          pour ma part entre apple et m$ j’ai refusé de choisir. vous parlez d’un besoin de concurrence, elle existera même sans Apple smiley. Apple est surement the less of two evils, je vous l’accorde, mais c’est guère tout smiley

                                          J’ai tout simplement confiance dans la capacité des logiciels libres à s’installer durablement, pour la bête raison que le travail fait est perein. Alors on arrêtera ptet de dépenser des fortunes en licences inutiles. Combien l’Etat français dépense-t-il en MS-PackOffice alors qu’OpenOffice remplit les besoins de l’administration ?? Le vent va dans ce sens, même les députés français sont désormais sous Ubuntu. Comme quoi, même l’administration française peut être intelligente et voir à long terme.


                                        • morice morice 5 novembre 2007 13:10

                                          « Apple les evil », pas d’accord : voyez avant tout la facilité d’emploi pour convaincre, bien avant le fait de la gratuité. « Guère tout » ?? alors là, franchement, vous n’avez jamais travaillé avec Tiger ou Leopard, en comparaison de XP ou cette catastrophe Vistasienne ! La gendarmerie, lassée de se faire hacker... par le FBI, a décidé de passer Linux également. Il reste du chemin, mais ça vient. Rappelons que le noyau est le même, c’est du FreeBSD.


                                        • zelectron zelectron 5 novembre 2007 10:36

                                          On se demande si certains ministres (de gauche comme de droite) ne sont pas « affectés » comme à l’armée : que faisiez vous dans le civil ? - boulanger... bon, bon .... vous serez fourrier ! Quels gachis !


                                          • morice morice 5 novembre 2007 10:43

                                            Vous parlez du rectrutement de Rachida Dati, là, je parie, Zélectron ?


                                          • Céphale Céphale 5 novembre 2007 10:50

                                            Cher Morice,

                                            Je vois que vous avez autant d’heures de vol que moi. J’ai travaillé sur IBM 360, c’est tout dire ! Comme vous, je n’utilise que Mac et je n’ai jamais vu un seul virus, sauf chez des amis qui ont un PC. Comme vous j’ai suivi d’assez près la lamentable affaire du TO5 de Thomson. J’ai même eu autrefois sous mes ordres un ingénieur, bon gestionnaire, qui a été embauché par Thomson uniquement pour fermer l’usine qui fabriquait ce machin pourri.

                                            J’adore votre plume ironique. Je me suis régalé en vous lisant. Certains commentaires ne sont pas mal non plus. On pourrait en tirer une conclusion générale : « En France, ceux qui ne savent pas sont les chefs de ceux qui savent. C’est la règle. »

                                            Cordialement,

                                            Céphale


                                            • morice morice 5 novembre 2007 11:10

                                              Si c’est votre photo, j’avoue que c’est assez troublant comme ressemblance : les heures de vol sur X-Plane, sans doute, je suppose. Le problème de cette histoire foireuse, c’est comment arrive-t-on à fourguer des salades pareilles à des ministres ? Ils n’ont pas de conseiller technique ? Ou les lobbys sont derrière leur porte ? Pour Microsoft au Nigeria c’est scandaleux ! la Firme Mandriva est.. française, le commerce extérieur pourrait se remuer le popotin, bon sang ! Quand à Thierry Breton, longtemps perçu partout comme Mr Informatique en France, son niveau de connaissances dans le domaine lui permettrait tout juste d’écrire un livre dans cette collection (et encore) : http://www.priceminister.com/navigation?action=search&ss=15&keyword=Windows+Pour+Les+Nuls&category=search_books&category_sub=-1&t=935440&dinsight=343&kwsl=2084709

                                              Vous remarquerez le nombre saisissant de « Vista pour les Nuls ». Ils auraient dû appeler ça VistNul, chez Microsoft, ça aurait été plus clair. Ils auraient quand même fait 7 versions, pour sûr : VistNul Home, VistNul extreme, VistNul Premium, etc...certain, certain !


                                            • turenne 5 novembre 2007 14:21

                                              L’article est bien vu ... j’ai pu gouter en son temps aux « joies » du TO7 mais avec le recul, ça ou rien c’était déjà un progrès ! Plus prosaïquement Quatres points importants me sembles oubliés dans l’article :

                                              1 - L’état n’a presque plus aucune compétence en matière d’informatisation des établissements scolaires du primaire et secondaire : Les investissements incombent aux collectivités locales (communes - département - région). En la matière le ministre peut gesticuler ... il ne décide de rien !

                                              2 - L’état, comme les collectivités précités est soumis aux directives européennes en matière de marchés publics : l’acheteur public doit définir son besoin (en l’espèce disposer d’un matériel informatique remplaçant avantageusement les livres papiers et disposant de fonctions de communications réseau) Charge aux fournisseurs intéressés de proposer des solutions logicielles et matérielles. La démarche du ministère en l’espèce relève clairement d’un délit de favoritisme pénalement répréhensible !

                                              3 - La solution OLPC semble avoir à l’avenir une large diffusion dans les pays émergent ... Disposer à cour terme d’une riche bibliothèque de manuels scolaires utilisable sur ce média est stratégique pour la « francophonie » : s’ils ne sont pas disponibles les enfants des pays francophones utiliseront des manuels en anglais avec une culture et une logique anglo saxonne.

                                              4 - Le projet OLPC semble aujourd’hui piétiner par manque de perspectives économiques fiables ... et de l’investissement des pays « riches » dans le projet. Un soutient de la France (ou d’un autre pays développé) aurait un effet d’entrainement important pour ce projet. L’investissement n’est pas impossible : On peut estimer le nombre d’enfants scolarisés en primaire à 6,6 Millions ... à 150 € par enfant le projet représente un budget d’environs 500 Millions d’euro sur deux ans (pour mémoire la dotations de l’état aux collectivités locales : 51 Md€ & Budget de l’éducation nationale : 77 Md €)

                                              Comble de générosité ces matériels pourraient être cédés à moindre prix (25 € ?) dans les pays du sud au bout de 2 ans ... parce qu’un ordinateur de 2 ans ou rien c’est encore un progrès !

                                              Les politiques n’entendent rien à l’informatique, c’est un fait acquis (quoi-que, je suis aussi élu local) parlons leur un langage qu’ils comprennent, ils se contrefoutent de savoir quel est le meilleur OS ou le matériel le plus performant, ça ne peut pas faire la une des JT du 20h.

                                              Imaginez par contre « la France offre 11 000 000 d’ordinateurs aux enfants du Darfour et du Tchad » c’est quand même autre chose que l’arche de Zoe !


                                              • morice morice 5 novembre 2007 14:28

                                                Excellente contribution ! L’OLPC n’est pas mort, malgré la conurrence de Microsoft et Intel qui veulent fourguer leur ClassMate PC. http://www.pcinpact.com/actu/news/39837-OLPC-Uruguay-Perou-Mongolie-Classmate-PC.htm La remarque de fin est tout simplement excellente, tant elle joue sur l’affecif dans lequel on veut faire tout baigner aujourd’hui.


                                              • morice morice 5 novembre 2007 15:11

                                                On en profite pour saluer ici Daniel Pennac, qui vient de se voir décerner le Renaudot. Pas encore assez propre sur lui pour obtenir le Goncourt, mais on ne va pas faire la ficne bouche. La Fée Carabine et Benjamin Malaussène doivent être contents ce soir ! Félicitations à l’un des rares à avoir redonné le goût de lire à des élèves !


                                                • brieli67 6 novembre 2007 01:36

                                                  vous allez un peu vite en besogne. Parole d’un proxo des Logo-tortues.... Le ’one laptop per child’ man Nicholas Negroponte était débauché en France rue Matignon http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicholas_Negroponte

                                                  Le turlupin « JJSS » a cramé ses derniers neurones dans le projet... Alzheimer et l’entourage n’a rien constaté. FM s’en est rendu compte... Il avait suffit d’un peu pour chouraver toute la quincaillerie de Sir Sinclair...ses spectrums.. Puis vint le Mac. L’enthousiame ambiant... mais grosse grosse trouille. L’effervescence des campus américains n’a pas séduit nos experts. Trop fier le coq français alors que l’Allemagne s’embourbait dans le Commodore...

                                                  Dire que le clavier Minitel n’était même pas un azerty ... on a tout compris.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès