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Accueil du site > Actualités > Société > Yvan Colonna condamné ! Un verdict sans surprise !

Yvan Colonna condamné ! Un verdict sans surprise !

Le samedi 11 juin 2011 paraissait sur AgoraVox, mon article intitulé :

Yvan Colonna, faux coupable ou vrai innocent ?

En conclusion, j’avais écrit ceci :

« Tout va bien dans le meilleur des mondes et vu que la “Justice française ne se trompe jamais” et qu’il fut condamné par deux fois, il est obligatoirement coupable. »

« Dont acte, il sera condamné de nouveau. »

Ce jugement n’a pas dérogé à la règle générale ! Une fois de plus, il ne fut condamné que sur l’intime conviction des magistrats qui composèrent cette Cour d’exception, assimilant cet acte barbare, que fut l’assassinat du préfet de Corse, non pas à un acte politique ou criminel simple, mais à un acte de terrorisme criminel, ce qui explique qu’il ne fut pas jugé par un jury populaire, mais par une assemblée exclusive de magistrats professionnels. De quoi alimenter les doutes en tout genre.

Or, au vu des faits, RIEN NE PROUVE que Monsieur Yvan Colonna faisait partie du commando, ni que c’était le tireur, de plus ce n’était pas son arme et l’arme n’a pas été trouvée sur lui, ni chez lui, il n’y a pas non plus ses empreintes sur l’arme du crime, etc., etc., etc.

Connaissant le fonctionnement de la « Justice » française, il n’était pas difficile de deviner le résultat de ce énième procès, dont le verdict vient de tomber comme un couperet, COUPABLE !

La seule inconnue était la fumeuse, pardon, la fameuse motivation de Cour d’assise tant promise. Ce qui est étrange c’est qu’elle n’ait pas été rendue publique en même temps que la condamnation. Si tant est qu’elle soit un jour rendue publique.

À l’heure où j’écris ces mots elle n’a toujours pas été divulguée, donc attendons de voir, avant de nous prononcer sur le sujet, mais dors et déjà je peux confirmer ce que j’ai écrit dans mon commentaire suivant :

« Par ddt99 (xxx.xxx.xxx.175) 12 juin 07:33 »

« … je peux vous assurer que les magistrats sont retors et lorsqu’ils parlent de motivation de droit et de fait, cela se limite souvent à quelques textes de droits qui sont plus des raisons que des motivations, du genre : »

« Vu l’article xxxx »

« Vu les procès verbaux, »

« Vu les rapports balistiques, »

« Etc., etc., etc. »

« Monsieur Yvan Colonna est déclaré coupable pour les faits qui lui sont reprochés. »

Et après cette infamie judiciaire française, on va encore se permettre de critiquer, la Justice mexicaine, chinoise, birmane, et autre, en affirmant que ces pays commettent « des parodies de justice ». Mais de qui se moque-t-on ! Et qui mieux que les inventeurs des droits de l’homme sont à même de les violer en toute impunité ! Personne ! Ne sommes-nous pas les meilleurs en tout point ? Y compris dans le domaine de la dissimulation et des secrets (secret d’État, secret défense, secret de l’instruction, secret professionnel, secret médical, etc.).

En outre, personne n’a la hardiesse de nos magistrats lorsqu’il s’agit de rendre des verdicts controversés, comme celui qui vient d’être prononcé, et personne n’a l’aplomb des nos députés lorsqu’il s’agit d’éviter de porter, ne serait-ce qu’une opinion, sur une décision judiciaire plus que contestable, les premiers invoqueront le fait que la Justice ne peut être critiquée, et les autres invoqueront la séparation des pouvoirs pour ne pas avoir à prendre position, même si c’est pour empêcher une injustice honteuse.

Moi j’ai honte de la justice de mon pays, et nous devrions tous en avoir honte.

Honte de ce qui se passe sous nos yeux, cette décision n’a rien à voir avec de la Justice, c’est purement et simplement un crime judiciaire.

Tous les citoyens français qui ont donné leurs vies en 1789 pour que vivent les droits de l’homme doivent se retourner dans leurs tombes, lorsque des jugements comme celui-ci violent manifestement les principes fondamentaux, qui sont pourtant garantis par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, placées depuis cette date, en tête ou en préambule de toutes les Constitutions françaises. Ces deux textes, qui sont nés d’événements tragiques et fondateurs, laissaient entrevoir une nouvelle ère de justice. Que nenni ! Cette décision condamnant un homme visiblement innocent bafoue ces deux textes, des plus importants de notre République. 

Il est urgent que la Justice de ce pays redevienne vraiment indépendante, il en va de la dignité de ce pays !

Et vu l’absence d’éléments probants prouvant avec certitude la culpabilité de Monsieur Yvan Colonna, assurément, la Justice française doit être réformée en profondeur, à commencer par la responsabilité des magistrats envers leurs décisions, il en va de la démocratie de ce pays !

Mais qui aura le courage de s’atteler à la tache ?

Verdict, peut-être, en 2012.


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24 réactions à cet article    


  • Ronald Thatcher rienafoutiste 21 juin 2011 10:11

    moi aussi j’ai honte pour la Justice de la République, cette parodie de procès étalée dans les journaux télé, avec la veuve contrit en tête de gondole du grand show manipulateur... une HONTE !


    • gaijin gaijin 21 juin 2011 10:49

      si la justice est aveugle c’est pour ne pas voir ce que l’on fait en son nom


      • Fergus Fergus 21 juin 2011 11:59

        Bonjour à tous.

        A justice aux ordres, verdict aux ordres ! Comment pouvait-il en aller autrement avec des magistrats professionnels hiérarchiquement placés sous la tutelle de la Chancellerie.

        Que Colonna soit ou non l’assassin du préfet Erignac, et il l’est probablement, l’état du dossier et des témoignages devait, en l’absence totale de preuve, instiller un doute suffisant pour entraîner une relaxe, comme le veut le droit français.

        Mais dès son arrestation Colonna était déjà désigné par Sarkozy comme « présumé coupable ». Dès lors, doute ou pas, sa condamnation réitérée était inévitable. Seul un jury populaire aurait (peut-être) pu délivrer un verdict différent.

        Cela dit, l’avis de la Cour européenne sera intéressant...


        • pastori 21 juin 2011 13:59

          après la mort du préfet Erignac, un certain premier ministre phénix, messie proclamé aujourd’hui encore, du nom de chevenement a déclaré qu’il fallait à la Corse « le préfet qu’il faut, là où il faut » !


          et c’est là que tout à commencé. BONNET qu’il s’appelait, ce préfet !!

          non seulement ce monsieur et quelques gradés de la gendarmerie ont organisé un raid de nuit pour incendier un restaurant qui lui déplaisait car sur la plage (toutes les côtes Françaises en sont truffées mais celui là insupportait monsieur le préfet, sans doute y avait-il mal mangé ?).

          mais de plus il prétendait avoir un informateur nationaliste Corse (dont il n’a jamais voulu donner le nom) qui lui disait tout. ! 
          il ressort des débats que Colonna ayant refusé de participer au commando contre Erignac, tout a dû être fait pour que le commando pense que l’informateur du préfet c’est Colonna !!

          de là le commando, pour se venger de ce « traître » supposé, l’accuse du meurtre.

          on connait la suite. convoqué au procès Colonna, le préfet continué à taire le nom de son fameux « informateur ».

          pour service rendu à la Nation, le préfet bonnet a été condamné pour ce véritable crime en bande organisée (avec ses gendarmes pieds nickelés), après deux mois de préventive, il est condamné à trois ans de prison dont un ferme  mais ne les fera pas.

           et a bénéficié très jeune grâce à villepin d’une retraite anticipée largement payée par le contribuable.






          • ddt99 ddt99 21 juin 2011 14:02

            Merci à tous pour vos commentaires.

            Le problème n’est pas de savoir s’il est innocent ou coupable, s’il est innocent, il doit être libéré, et s’il est coupable, il doit être condamné.

            Le problème est que la « Justice » en France est instrumentalisée par les pouvoirs en place :

            Le pouvoir politique, le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire.

            Les uns étant complices des autres, et tous les trois s’appropriant la vérité afin de manipuler la décision rendue, ainsi que l’opinion publique, désignant l’accusé comme le seul menteur de l’histoire.

            Dans mon cas, voici succinctement comment cela s’est passé :

            Le maire UMP de ma commune (pouvoir politique) a déposé une plainte infondée (dixit le non-lieu) pour « menaces et actes d’intimidations ».

            Le préfet (pouvoir exécutif) m’a déclaré malade mental à tort (dixit l’arrêt de la Cour administrative d’appel) pour me faire enfermer dans un hôpital psychiatrique, avec usage de la force publique (pouvoir médical et policier) faux et usage de faux, etc.

            Et le juge d’instruction (pouvoir judiciaire) m’a renvoyé devant un Tribunal correctionnel sur un décret-loi ABROGÉ et donc CADUC, sans crime ni délit commis par moi. 

            Ensuite, ce sont des centaines de magistrats qui ont pris fait et cause pour les décisions absurdes et totalement illégales prises en amont, le tout bâti que sur la dénonciation calomnieuse du Maire UMP (pouvoir politique) de ma commune.

            Chacun y a mis sa pierre pour que LA FRAUDE À LA JUSTICE prenne corps.

            Aujourd’hui encore, 4 ans et demi plus tard, j’en suis réduit à faire des dizaines de procédures pour retrouver mon intégrité mentale et civile, au frais du contribuable.

            Et si j’avais été accusé de meurtre, je serais encore sous les verrous, clamant mon innocence comme Monsieur Yvan Colonna, parce que le droit n’est pas respecté en France.

            Ce que j’ai vécu est l’arbitraire le plus ignoble, qui n’a commencé uniquement que par une affirmation infondée d’un élu UMP (pouvoir politique).

            Or si cela a pu se produire une fois, cela peut être plus général que l’on ne le pense.

            Considérant l’absence formelle de preuves incriminant Monsieur Yvan Colonna, on est en droit de se demander « À qui profite le crime. »

            Est-ce qu’il a profité à Yvan Colonna ?

            Ou à celui qui a instrumentalisé ce fait divers ?

            À chacun de trouver sa réponse.


            • Mor Aucon Mor Aucon 21 juin 2011 18:42

              Je ne sais pas si Colonna est ou non coupable du crime dont il est accusé mais il est évident que cette condamnation est arbitraire puisque la culpabilité n’a pas été prouvée et très loin s’en faut. Je suis totalement d’accord avec votre article et même avec sa proposition la plus scabreuse : la condamnation était largement décidée d’avance et l’exécutif a mais-mise sur la Justice. Ce n’est pas nouveau et ce n’en est qu’encore plus grave. À ce rythme, il ne va pas falloir attendre très longtemps pour se trouver face à des problèmes encore plus sérieux. L’injustice appelle à la révolte et celle-ci à la violence irrationnelle. Tout cela pour que des parvenus puissent se sentir satisfaits de la gestion d’un pays qui leur fut confiée par le peuple de ce même pays. ils n’en sont que plus méprisables encore.

              Merci pour votre article et vos commentaires.


            • xavier 21 juin 2011 14:15

              Pour votre information, et contrairemenr à ce que vous affirmez , la motivation de la condamnation a été divulguée lors du jugement et a été dans l’heure mise en ligne par plusieurs sites ( par exemple ici ).


              • ddt99 ddt99 21 juin 2011 15:12

                Désolé, mais hier soir lorsque j’ai écrit cet article, je n’avais pas réussi à mettre la main sur un exemplaire de la motivation, merci pour votre lien.

                Ce jugement est plus motivé que je ne pensais qu’il le serait, mais malgré tout, il ne repose que sur des probabilités et des suppositions. Il n’y a aucune preuve directe, corroborant les faits, alors que les témoignages directs de la scène ont été écartés, car décidés « douteux ».

                En outre, des faits démontrant une chose ne font pas des preuves d’autres choses.

                C’est un fait qu’il fut ami avec les autres personnes,

                C’est un fait qu’il fut adhérant d’un parti nationaliste,

                C’est un fait qu’il a retiré 30 000 de son compte bancaire,

                C’est un fait que cet argent devait lui servir pour sa fuite,

                C’est un fait qu’il a pris la fuite, etc.

                Or je remarque que dans cette motivation, les questions soulevées par les avocats d’Yvan Colonna ne sont ni relevées, ni étayées.

                Juste un exemple sur la fameuse lettre de menaces :

                Où est passé l’original soi-disant écrit de la main de l’intéressé ?

                Une photocopie peut parfaitement être trafiquée ?  Etc. 

                On pourrait ainsi détricoter toute la motivation sans y trouver aucune preuve formelle, quant à son implication dans l’action violente qui a couté la vie au préfet.


              • King Al Batar King Al Batar 21 juin 2011 14:22

                Colonna.....
                C’est un peu notre Ben Laden Corse !
                Au moins nous avons eu la décence de ne pas l’abattre à vue.
                Pour le reste, circulez y a rien a voir


                • Bulgroz 21 juin 2011 17:26

                  L’un des avocats d’Yvan Colonna, Me Pascal Garbarini, a souligné que l’un des experts avait estimé que « le tireur devait nécessairement faire plus d’1,75 m, voire 1,80 m », alors que Colonna mesure 1,72 m. Une conclusion jugée vaine par l’accusation, qui rappelle que la rue Colonna est en pente et que des témoins ont dit que le préfet était plié en deux quand le tueur a fait feu sur lui, ce qui rend contestable toute conclusion technique"

                  http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/06/07/01016-20110607ARTFIG00346-proces-colonna-a-ajaccio-des-questions-en-suspens.php

                  3 cm de différence !!

                  Voilà en quoi consistait la défense de Colonna qui a tué le préfet en lui tirant dans le dos.


                  • Fergus Fergus 21 juin 2011 19:00

                    Bonjour, Bulgroz.

                    Les expertises balistiques sont presque toujours sujettes à caution car elles s’appuient sur une position supposée de la victime.

                    En revanche, il y a eu des témoins visuels du meurtre et aucun n’a reconnu Colonna. Il est vrai que la lumière était faible et que l’action a été rapide.

                    En définitive et pour résumer, Colonna a été condamné uniquement sur des accusations qui ont donné lieu à rétractation et sur ses liens antérieurs avec des membres du commando. Bref, aucune preuve !


                  • non667 21 juin 2011 19:03

                    colonna est un assassin sa fuite est un aveu .
                    un corse innocent ne fuit pas devant les gend’armes !
                    coupable il ne fuit pas non plus .


                    • pastori 21 juin 2011 19:14

                      que sait tu des « Corses »,  il est certain qu’ils sont très différent de toi vu les idées que tu professe en permanence ici.


                      que sait tu de l’affaire, ? tu a lu le dossier ? ou lu la presse ? cet homme fait appel et est donc encore présumé innocent.

                      qui est tu pour condamner sans savoir ? tu te prend pour sarkosy ?

                      curieux comme certaines idées politiques font consensus chez certains sur des sujets qui n’ont rien à voir avec la politique ?

                      • gonzales gonzales 21 juin 2011 19:26

                        apparament dans ce proces rien ne prouve la culpabilite de colonna mais il y a trois choses a prendre en compte dans cette france bannaniere
                        1° la justice est aux ordres du pouvoir
                        2° en france il faut toujours un coupable
                        3° ne pas oublier la phrase de sarkozy < l’assassin du prefet a ete arrete< deja coupable sans etre juge
                        donc pour faire plaisir au prince et lui donne raison la sois disante justice francaise condamne a mon avis un innocent car comment peut on condamne sur des presemptions c’est du n’importe quoi comme tout en france d’ailleurs actuellement


                        • ddt99 ddt99 21 juin 2011 20:58

                          La grande erreur que font la plupart des gens est qu’ils confondent les faits et les preuves.

                          Je vais donner quatre exemples concrets :

                          C’est un fait que j’ai été poursuivi par le Maire UMP de ma Commune,

                          C’est un fait que j’ai été mis en examens suite à sa plainte,

                          Donc, si je me limite à ces deux faits, je serais coupable des actes qui me furent reprochés.

                          Non ! Puisque le non-lieu qui en a résulté est une preuve incontestable de mon innocence.

                          C’est un fait que j’ai été interné par arrêté préfectoral d’hospitalisation d’office,

                          Et si je me limite à ce fait, selon le préfet, je serais un malade mental,

                          Non ! Puisqu’un arrêt de la Cour administrative d’appel a annulé l’arrêté et le jugement de première instance, ce document est une preuve irréfutable que l’arrêté était irrégulier et illégal et le jugement rendu par le tribunal administratif était criminel, car il n’avait d’autre but que de protéger le préfet.

                          Sur les accusations pénales, c’est uniquement mon insistance à clamer mon innocence qui a conduit au non-lieu, avec bien sûr des preuves à l’appui de mes affirmations, qu’il serait trop long à développer ici.

                          Sur les affirmations préfectorales, c’est une démonstration comparative entre deux documents issus des services de l’État qui a changé le cours des choses, l’arrêté a été établi à 20 h 05 et le certificat à 20 h 10, cette différence d’heure fut la preuve irréfutable que c’était bien l’arrêté qui a influencé le certificat et non l’inverse, comme il est prévu par la Loi.

                          Je suis désolé de le dire, mais la motivation fournie par la Cour d’appel de Paris dans l’affaire Colonna ne prouve rien du tout, on dirait le réquisitoire d’un procureur de la République.


                          • Fergus Fergus 22 juin 2011 09:28

                            Bonjour, DDT99.

                            Je vous fais entièrement confiance dans le cadre de la poursuite dont vous avez été l’objet. Cela dit, dans un océan de vérités sur le fonctionnement de la justice, vous venez de commettre une erreur en affirmant qu’un non-lieu innocente celui qui en bénéficie

                            Cela est évidemment faux : de nombreux justiciables bénéficient chaque année d’un non-lieu par manque d’éléments probants à charge et non parce que la démonstration de leur innocence a été établie.

                            C’est pourquoi, à titre personnel, je regrette que la justice n’établisse pas une distinction claire dans l’abandon des poursuites. Cela pourrait se faire par des ordonnances de non-lieu d’innocence dans un cas et des ordonannces de non-lieu de carence dans l’autre.

                            Cordialement.


                          • ddt99 ddt99 22 juin 2011 16:03

                            Bonjour Fergus,

                            Désolé de répondre aussi tard, mais je n’étais pas chez moi aujourd’hui.

                            Je comprends votre point de vue, et je ne peux y adhérer totalement, car si dans le fond vous avez raison, il y aura certainement des gens qui profiteront d’un non-lieu pour x raisons.

                            D’un point de vue légal, je pense que vous avez tort, sur la longueur d’une procédure, il n’y a pas que le non-lieu.

                            Il y a d’abord le sans suite, ensuite vient le non-lieu, puis la relaxe, et enfin l’acquittement.

                            Toutes ses décisions font suite à des étapes procédurales (logiquement faites avec sérieux, pas dans mon affaire) elles sont prononcées à différent stade de l’instruction judiciaire (enquête préliminaire, mise en examen, renvoi devant le tribunal, etc.) par l’abandon des charges, pour des absences de preuves de culpabilités, et non pas pour des absences de preuve d’innocence. 

                            En droit français, il n’existe pas de « probable innocent », ou de « probable coupable », il ne peut donc y avoir de demi-mesure, soit on est coupable, soit on est innocent.

                            Mais je suis d’accord avec vous sur le principe, non-lieu ne veut pas dire innocent dans tous les cas, or selon mon opinion, qui n’est pas infaillible, loin s’en faut, je pense quant même que légalement le non-lieu accrédite obligatoirement l’innocence, comme il dénonce assurément la dénonciation calomnieuse  :

                            Code pénal

                            Article 226-10 Dénonciation calomnieuse.

                            La dénonciation, effectuée par tout moyen et dirigée contre une personne déterminée, d’un fait qui est de nature à entraîner des sanctions judiciaires, administratives ou disciplinaires et que l’on sait totalement ou partiellement inexact, lorsqu’elle est adressée soit à un officier de justice ou de police administrative ou judiciaire, soit à une autorité ayant le pouvoir d’y donner suite ou de saisir l’autorité compétente, soit aux supérieurs hiérarchiques ou à l’employeur de la personne dénoncée, est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.

                            LA FAUSSETÉ DU FAIT DÉNONCÉ RÉSULTE NÉCESSAIREMENT DE LA DÉCISION, DEVENUE DÉFINITIVE, D’ACQUITTEMENT, DE RELAXE OU DE NON-LIEU déclarant que la réalité du fait n’est pas établie ou que celui-ci n’est pas imputable à la personne dénoncée. En tout autre cas, le tribunal saisi des poursuites contre le dénonciateur apprécie la pertinence des accusations portées par celui-ci.

                            C’est vrai que j’ai fait un peu court dans mon commentaire initial, j’espère que mes précisions vous auront satisfait, à défaut de vous avoir convaincu.


                          • pastori 21 juin 2011 21:27

                            ddt99g

                            votre façon de vous exprimer et la structure de votre argumentation laissent tout à fait supposer une grave maladie smiley

                            que sommes nous face à ces puissants ? du bétail.

                            • ddt99 ddt99 21 juin 2011 22:07

                              Si vous pensez que vous êtes du bétail, libre à vous, mais ce n’est pas mon opinion. On est que ce que l’on veut bien être. Mais vous avez raison sur un point, autrefois j’étais « malade », car pensais qu’il y avait une justice dans ce pays, aujourd’hui, je suis guéri, je sais qu’il n’y en a aucune. 


                            • pastori 22 juin 2011 02:13

                              vous m’avez mal compris


                              je vous faisait simplement un compliment, et par ailleurs ça voulait dire que ce sont les puissants qui nous considèrent comme du bétail.

                              ça veut donc dire aussi  que j’aurai dû rédiger plus clairement.
                              sorry.

                            • ddt99 ddt99 22 juin 2011 06:12

                              Ne vous inquiétez pas, j’avais bien compris le message, je l’ai bien pris au second degré, et j’y ai répondu de la même façon.

                              C’est vrai que nous ne sommes que du bétail pour ces puissants, mais il arrive quelques fois qu’une brebis sorte du troupeau et fasse désordre, et j’espère bien être cette brebis, car si mes plaintes ont, jusqu’à présent, été systématiquement rejetées avec dédain, maintenant que l’arrêté a été annulé et déclaré illégal par l’arrêt de la Cour administrative d’appel, ce n’est plus un internement légal et légitime qui fut exécuté, mais bel et bien un enlèvement et une séquestration de ma personne qui fut commis avec usage de la force publique, faux et usage de faux, etc.

                              Les nouvelles plaintes seront faites cette fois par un avocat, et si jusqu’à présent les médias ont refusé de se saisir de cette affaire de privation de liberté individuelle arbitraire, lorsqu’il y aura dans le box des accusés, un Maire, un Préfet, un Procureur de la République, un Juge d’instruction, quelques agents de la police nationale, quatre médecins des hôpitaux publics, quelques magistrats et trois ministres de la justice et de la santé, qui ont fait de l’obstruction à la manifestation de la vérité et de l’entrave à la justice, les médias s’intéresseront enfin à cette affaire extrêmement grave, car ce sont les institutions de ce pays qui ont totalement dérapé, et notre Président de la République GARANT DES INSTITUTIONS n’a même pas daigné répondre à mes courriers. 

                              Je suis un homme de principe et de conviction, il est hors de question que je laisse passer ce qu’ils ont fait, et comme je suis aussi curieux, j’ai hâte de savoir si ce sont tous ces gens qui sont des criminels, ou si c’est l’État français qui l’est.

                              Lorsque l’on se heurte, au mépris manifeste des droits, à l’arrogance des puissants, à de la malhonnêteté intellectuelle, à de la mauvaise foi, etc. Trois choses vous aident à tenir, le sarcasme et la dérision, mélangés à de l’humour.

                              Bonne continuation et bonne journée à tous.


                            • Tetsuko Yorimasa Tetsuko Yorimasa 22 juin 2011 01:06

                              Mon grand demi-frère est entrain de lire cet article par dessus mon épaule et il vient d’entonner une petite chanson, je vous cite les paroles :

                              A ça ira, ça ira ça ira
                              Les aristocrates à la lanterne ...

                              Je crois que les politiciens n’ont pas à s’inquiéter, c’est pour bientôt


                              • pierre60 pierre60 22 juin 2011 05:09

                                La seule surprise, c’eut ete l’acquittement. !


                                • pierre60 pierre60 22 juin 2011 09:16

                                  L’accusation repose principalement sur les mises en cause d’Yvan Colonna par plusieurs des six membres du commando condamnés en 2003 pour le crime, et par leurs épouses.

                                  Drôles de témoins, tout de même, puisqu’il sont d’abord parties au procès.

                                  Soit les six membres du commando et leurs épouses n’ont aucun intérêt a charger Yvan Colonna : et on se demande bien alors pourquoi ils l’ont fait gratuitement.

                                  Soit les six membres du commando et leurs épouses avaient intérêt a charger Yvan Colonna : et on se demande quel peut bien être cet intérêt ?

                                  -  par vengeance parce qu’il aurait refusé de participer à l’assassinat du Préfet ? Voila qui l’innocente.

                                  -  Pour éviter ou réduire les peines de prisons des épouses membres du commando ? Voila alors des témoignages dont la sincérité est plus que contestable.

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