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Accueil du site > Actualités > Société > Yvan Colonna ou le scandale corse

Yvan Colonna ou le scandale corse

Ouverture hier du procès d’Yvan Colonna, berger corse, soupçonné d’être l’assassin du préfet Erignac, abattu à Ajaccio en février 1998. L’absence de preuves formelles, la manipulation politique opérée par les nationalistes et leurs amis et les cafouillages de l’enquête risquent de ne pas aider à l’expression de la vérité.

Yvan Colonna, enfin sur le banc des accusés. Une image qu’on crut longtemps ne jamais voir, jusqu’à ce qu’un jour d’été 2003, un Sarkozy triomphant et presque ému aux larmes annonce en grande pompe et trémolos l’arrestation de « l’assassin du préfet Erignac ». Déclaration à l’emporte-pièce (à conviction) de la part de celui qui n’était alors qu’un ministre de l’Intérieur, déjà pressé et ambitieux. Déclaration jugée scandaleuse par les défenseurs de Colonna, à raison : tout prévenu, en France, est présumé innocent jusqu’à ce qu’on démontre le contraire. L’assassin du préfet Erignac, au jour d’aujourd’hui, est encore inconnu.

Mais Sarkozy avait de quoi être bouleversé : la traque du berger fugitif avait quand même duré près de quatre ans, ne renvoyant pas une grande image d’efficacité ni de perspicacité de la police française. Quatre ans d’errances, au cours desquels on prétendit le cavaleur à l’étranger, au bout du monde, alors qu’il ne faisait que siffler quelque troupeau dans quelque coin paumé du fameux maquis corse. La cavale de Colonna, c’était la faillite de l’ordre, c’était l’ordre juste dépassé, roulé dans la farine, ridiculisé par un homme seul, c’était l’Etat français une fois de plus en échec face à l’île corse, de beauté et de résistance, toujours à l’aise quand il s’agit de ternir l’image du continent, de ses lois et de ses prétendus diktats. Rattraper Colonna, offrir à la veuve du préfet Claude Erignac « l’assassin » de son mari, c’était devenu l’obsession de Sarkozy, ministre qui n’avait d’autre mot à la bouche que tolérance zéro pour tous les délinquants, a fortiori ceux qui logeaient trois balles dans la nuque d’un haut représentant de l’Etat. Donc, ce jour de juillet 2003, quand Sarkozy du haut d’une estrade baignée de contentement annonça la capture du fugitif le plus recherché de France, il pensait avoir gagné la partie. Sauf que...

Sauf que la justice est ainsi faite qu’elle se satisfait de preuves, non d’impressions. De démonstrations plus que de sentiments. D’éléments probants plus que de vues de l’esprit. Et que pour emporter l’intime conviction d’un jury, il faut tout cela, des pièces qui s’emboîtent parfaitement, pas des plaques disjointes, imprécises ou totalement vagues. Qu’y a-t-il donc dans le dossier Colonna ? Des aveux d’abord, clairs et nets, des autres membres du commando Erignac (Alain Ferrandi, Pierre Alessandri, Marcel Istria, Joseph Versini et Didier Maranelli) d’abord imprécis, puis clairs : le 23 mai 1999, ils désignent tous, un par un, Yvan Colonna comme étant le tireur. Un Yvan Colonna qu’ils décrivent « grimé », avec perruque et lunette, ce qui explique peut-être qu’aucun témoin du drame ne le reconnaîtra par la suite (on parlera d’un tueur « blond »). Des rétractations, ensuite, en octobre 2000. Un par un, tous innocentent Colonna, qu’ils auraient accusé « sous la pression ». De nouveaux aveux, ensuite, en octobre 2004, de Pierre Alessandri, condamné déjà à la réclusion criminelle à perpétuité, et qui s’accuse à son tour d’avoir tiré sur le préfet. Il ira même, comme le racontait hier Libération, jusqu’à demander « la libération d’Yvan Colonna, accusé à tort ».

On le voit, les choses ne sont pas très claires, et en l’absence de preuves concrètes, matérielles, comme des empreintes, l’enquête avance à vue, et rien n’apparaît évident. On sait que l’arme utilisée lors de l’assassinat a été dérobée un an avant lors du plastiquage d’un commissariat. Mais à part cela, on ne sait pas grand-chose. Et surtout, on ignore la raison précise du meurtre du préfet, si ce n’est qu’il était le plus haut représentant de l’Etat français sur l’île, une sorte de symbole donc, pour des nationalistes indépendantistes arc-boutés sur leur combat jusqu’à l’absurde. Et c’est bien là le pire, finalement : que Claude Erignac ait été abattu, lâchement, froidement (la première balle l’a tué sur le coup, les deux autres n’étaient là que pour signer l’ignoble, en quelque sorte, pour achever la fin, si l’on ose dire) pour rien. Rien, oui, tant cette lutte pour l’indépendance qui pourrit la Corse depuis tant d’années ne repose sur rien de crédible, rien d’intelligible, rien de raisonnable. Des années, des dizaines d’années que ce cirque perdure, longtemps entretenu, toléré, monnayé même parfois par les politiques continentaux, qui préféraient s’accommoder des indépendantistes plutôt que de s’en débarrasser. C’est aussi cela, la mort d’Erignac, la pathétique conclusion d’un folklore intolérable, qui a contribué et contribue encore à la gloriole des Talamoni et consorts, révolutionnaires d’opérette, combattants de pacotille, qui négocient à coups de bouteilles de gaz ou de lance-roquettes. Yvan Colonna, tout berger qu’il se prétend, fait partie de ce délire, de cette mascarade, il est le produit de cette inculture de la résistance qui a nécrosé l’île de beauté.

Mais la Corse, évidemment, n’est pas que cela. Et si aujourd’hui quelques illuminés piétinent à coups d’affiches tapageuses le cadavre du préfet Erignac, d’autres, beaucoup plus nombreux, courageux et fiers, se sont soulevés le lendemain de l’assassinat et se soulèveront encore, comme se soulèvent les cœurs quand vous gagne la nausée. Pour en finir avec ce militantisme arriéré et stérile, qui a déjà semé trop de morts et ne conduira de toute façon à rien, quoi qu’il arrive, Colonna condamné ou acquitté, peu importe, les nationalistes corses jamais ne triompheront, bien sûr, coupables d’imbécillité, coupables d’aveuglement, coupables d’avoir formaté des jeunes gens sans histoires pour les transformer en kamikazes sans foi ni loi, capables donc de frapper un homme, de dos, la nuit, trois balles dans la nuque au nom d’un soi-disant idéal dont on cherchera de toute façon en vain la raison d’être, d’avoir jamais été.

Le procès Colonna n’est pas le procès du nationalisme corse, bien sûr. S’il n’y a pas de preuves suffisantes contre le « berger », il sera normalement et justement acquitté. C’est cela, la justice. Ce n’est pas, ce ne sera jamais, d’abattre un homme, froidement, dans le dos, comme un chien.


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80 réactions à cet article    


  • morice morice 13 novembre 2007 09:46

    On attend Marion au tournant : pour l’instant, il n’y en a pas assez pour en conclure à une culpabilité certaine. On comprend mieux pourquoi ce procès qui devait se tenir AVANT l’élection présidentielle ne se tient que maintenant. Un certain matamore avait clamé qu« il avait arrêté »l’assassin du préfet Erignac", il va peut être en être pour ses frais. Et perdre une fois de plus en beauté de sa suffisance. L’échec du procés, pour Sarkozy, lui fera un tort inconmensurable. Comptons sur les magistrats pour qu’ils n’entendent pas trop les pressions présidentielles. Le problème n’est déjà plus de savoir si Colonna a tiré, le problème est de savoir si on a suffisamment de preuves tangibles pour l’affirmer. Et au bénéfice du doute, l’homme a toutes ses chances. La justice c’est aussi cela, n’en déplaise à certains.


    • Nicoberry Nicoberry 13 novembre 2007 10:07

      « Le problème n’est déjà plus de savoir si Colonna a tiré, le problème est de savoir si on a suffisamment de preuves tangibles pour l’affirmer. Et au bénéfice du doute, l’homme a toutes ses chances. La justice c’est aussi cela, n’en déplaise à certains. » Et à la famille d’erignac, tu y penses !!!! non mieux vaux faiure chier sarko !


    • Alpo47 Alpo47 13 novembre 2007 10:20

      Le justice n’est pas un acte de vengeance. La pire erreur étant de mettre un innocent en prison, le doute doit (devrait) toujours profiter à l’accusé.


    • Zalka Zalka 13 novembre 2007 11:02

      J’ai une certaine méfiance à l’égard des indépendantistes corses. J’ai du coup un certain à priori sur la culpabilité de Colonna. Si j’écoutais mes émotions, je me passerais de procès pour venger la mort du préfet Erignac.

      Et j’aurais tort, car alors, je ne me comporterais pas mieux que ces mfieux qui habillent leurs rackets de vagues oripeaux idéologues.


    • Vilain petit canard Vilain petit canard 13 novembre 2007 12:11

      nicoberry, je vous rappelle que la fonction de la Justice est de « punir les actions nuisibles à l’ordre public », et non comme on le croit trop souvent « réparer les torts faits aux victimes ». Et encore moins « infliger une peine proportionnelle à la douleur des victimes ou de leurs proches », ça c’était la loi du Talion du code Hammourabi (4000 avant J.C.).


    • Nicoberry Nicoberry 13 novembre 2007 12:28

      Je me suis mal exprimé. Je ne suis pas partisant d’oeil pour oeil dent pour dent. Mais on parle de colona, de sarko, des corse, de prisonnier politique etc... mais jamais de la famille de la victime . C’est tout. Cette affaire est intrumentalisé de toute par : les indépedantiste sarko, la gauche etc....

      Il faut savoir qui est le coupable : que ce soit colona ou non ! on se fou que sarko perde la face ( il est plus à ça près) suite au résultat de ce procès du moment que le coupable soit punis.

      S’il n’y pas (assez ?) de preuves contre colona, qu’on le remette en liberté. S’il y a des preuves suffisement probante, qu’il soit puni.


    • Vilain petit canard Vilain petit canard 13 novembre 2007 15:23

      oh non encore à France Inter, j’ai entendu ce matin, ils en faisaient des tonnes sur la pauvre veuve, vous savez, maintenant dans les medias, faut que ça chiale. Mais on est d’accord, l’histoire est fortement instrumentalisée. Pourrie et instrumentalisée.


    • brieli67 14 novembre 2007 15:46

      http://www.paradisfj.info/spip.php?article432

      Le préfet qui commençait à être très gênant

      Le Canard enchaîné, 11/02/1998 (Nicolas BEAU) : « Bien curieux, le préfet [de Corse Claude Érignac assassiné le 6 février] s’est [...] interrogé sur les raisons de l’effondrement de la Cadec, la société de développement corse, renflouée à deux reprises [par l’État], mais qui accuse pourtant plusieurs centaines de millions de déficit.

      Eh oui ! Pasqua montre son nez ! Bientôt à la barre.... avec son Pygmalion


    • Aspiral Aspiral 13 novembre 2007 09:52

      Je pense qu’il faudrait deux justices, une pour le pauvre type comme moi qui aurait dérapé, et qui bien sûr doit payer en adulte les conséquences de sa connerie et puis être totalement remis à zéro avec toutes ses chances ;... et une autre justice pour ceux qui font de la loi leur terrain de jeu, politique ou économique, une justice de guerre.


      • morice morice 13 novembre 2007 10:04

        Non monsieur, il n’y a qu’une justice. Je pense personnellement que Colonna est dans le coup, le problème c’est que ça ne suffit pas. On ne fait pas une justice avec des SENTIMENTS personnels comme vous le faites. Sinon, on devient... Sarkozy ! LA justice est à défendre, et Colonna avec, malgré ce que j’en pense !


        • Aspiral Aspiral 13 novembre 2007 14:11

          Je pense, sans vouloir vous offenser, que je dis la même chose que vous mais organisé autrement. Le justice se doit bien sûr toujours d’être juste et le doute toujours bénéficier aux inculpés. Si on veut aller plus loin dans la réflexion,la particularité de la justice dite de guerre serait de ne s’occuper que des faits. Etes-vous plus d’accord avec cette proposition ?


        • Aspiral Aspiral 13 novembre 2007 17:27

          Au moyen âge on pendait haut et court les voleurs, si petit était le larcin. Mais on n’en attrapait que peu ; ils volaient même dans la foule venue voir leurs collègues se faire pendre. C’était le tarif et c’était de bonne guerre. On ne confondait pas à tout bout de champ Justice Divine et justice humaine. Je pense que la justice ET les justiciables d’aujourd’hui ont beaucoup trop tendance à se prendre pour la Justice Divine. Décidément si Dieu, dit-on, a fait l’homme à son image, l’homme le lui a bien rendu. Pour qui se prend-on ?


        • grangeoisi 13 novembre 2007 10:12

          Les Corses sont fiers ! Oui, mais fiers de quoi ?


          • morice morice 13 novembre 2007 10:18

            Je pense à la veuve du préfet également, Nicoberry, habitué des phrases à l’emporte pièce. Trop simple de dire que ce n’est pas bien de ne pas le faire. Je répète : pour moi, personnellement, Colonna est dans le coup. Mais JE ne peux pas le prouver et la police NON PLUS. Tu veux en faire un des 183 américains du couloir de la mort, condamné sans preuves ? La France, à l’occasion de ce procès, à l’occasion de démonter que sa justice est LA bonne. Elle va le faire, je le pense, même si on jugement NE ME PLAIRA PAS, parce que je préfère cette justice là à l’expéditive américaine. De dire que ce faisant on ne pense pas à la plus haute valeur de la rRépublique, en l’occurence ces représentants, c’est, excuse moi, assez absurde et d’une étroitesse d’esprit assez confondante. Aujourd’hui dans Agoravox y’a un post sur la tolérance : on aimerait t’y voir participer...


            • Nicoberry Nicoberry 13 novembre 2007 10:45

              Pourquoi vous avez pas présenter votre premier com comme ça ! Car au final on est d’accord ! (pour une fois smiley). Ce que j’aurais pu dire dans mon comentaire moi aussi, c’est qu’il y a la famille de la victime qui se retrouve au milieu de tout ça, alors qu’elle demande juste que l’assassin se retrouve derrière les barreau (que ce soit colonna ou pas). Après que ce soit un test pour sarko, là je pense pas. aller sans racune !


            • Nicoberry Nicoberry 13 novembre 2007 10:50

              PS en ce qui concerne la tolérance, je pense que je n’ai pas de commentaire ni de preuve à faire à qui que ce soit sur agoravox.


            • Le péripate Le péripate 13 novembre 2007 10:19

              Justice. Sarkozy n’est -il pas avocat ? Ne devrait-il pas savoir mieux qu’un autre ce qu’est la présomption d’innocence ?

              Non, il n’est pas de ce bois qui a fait les avocats de la Révolution Française. D’ailleurs, personnellement, je crois que ce type n’aime pas la France.

              C’est un avocat d’affaires. Un domestique des puissants. Il aime les puissants, pas la justice.


              • LE CHAT LE CHAT 13 novembre 2007 10:45

                être Corse signifie t il être au dessus des lois ? C’est une interessante question qui a été posée dans C dans l’air où l’ambiance était chaude sur ce brûlant sujet de l’affaire colonna ? L’omerta et la loi de l’hospilaté ont bon dos , et si les corses veulent pas qu’on se mêle de leur affaires , qu’ils ne s’étonnent pas en retour du rejet de leurs archaisme par une majorité de plus en plus grande des continentaux ? Que deviendrait la Corse sans les transferts massifs de capitaux de métropole , juste une île misérable livrée aux clans mafieux ...... smiley

                si yvan Colonna a si longtemps échappé à la justice , c’est grâce à la complaisance du gouvernement socialiste de l’époque qui ne voulait pas faire de vagues ....


                • JeanNo 13 novembre 2007 11:37

                  Je me pince pour être sur de bien lire ce que je lis ici.

                  Auriez vous l’amabilité de nous expliquer de quel archaïsme vous parlez ? Ou s’agit t-il seulement d’une pure vision de l’esprit d’une personne n’ayant jamais mis les pieds en Corse, ne sachant pas de quoi il parle, et ne qui ne fait que répéter ce qu’il a entendu au comptoir du troquet du coin au petit déjeuner.

                  Car alors oui, il ne faudra pas s’étonner que les continentaux voient rejeter leurs pratiques alcooliques entre le verre de vin rouge, la baguette de pain, avec leur béret sur la tete.

                  Et je ne m’étendrais pas sur les transferts massifs de capitaux... citez vos sources, vous serez bien aimable.

                  Et comment le procès d’un homme devient le procès des habitants d’une île... Merci à tous.


                • JeanNo 13 novembre 2007 11:53

                  Et quand à votre question de savoir si les Corses sont au dessus des lois, je vous renvoie aux statistiques du Ministère de la Justice http://www.stats.justice.gouv.fr/dlactp1_web.htm

                  Le taux d’affaires poursuivables au tribunal d’Ajaccio est de 45.5 % , contre 30.2 % de ratio nationnal.

                  Je vous laisse en tirer les enseignements. Bien à vous.


                • Alarcon 13 novembre 2007 20:08

                  La leçon à tirer de ces statistiques n’est sans doute pas celle que vous souhaiteriez : population assez arriérée dans laquelle les actes de violence dépassent la moyenne nationale, c’est tout...


                • JeanNo 14 novembre 2007 10:36

                  Cher Alarcon, vous me faites bien rire.

                  non seulement vous etes insultant, mais en plus vous parlez pour ne rien dire, en dehors du sujet de la discution.

                  J’aurai à noter votre copie, je lui mettrai un : « 0, hors sujet ». Helas, nous ne sommes pas à l’ecole primaire, je me vois donc obligé de signaler un abus sur votre commentaire.

                  Les arriérés sont bien cachés ... souvent, ils n’arrivent pas à s’exprimer ...


                • JeanNo 14 novembre 2007 12:50

                  haaa cher matou ...

                  Vous montrez bien là la parfaite ignorance de ce qui ce passe en face de chez vous.

                  Quand il est bien plus facile de se répandre en préjugés que d’étayer une discussion par des faits. Mais vous préférez commenter une discussion par l’absurde que répondre aux questions qui mettent à mal votre analyse.

                  En d’autres lieux, on parlerait de troll dans votre cas... Loin de moi cette pensée, je ne suis pas du genre à affirmer des choses sans pouvoir les appuyer par des exemples. Ça me semblerait bien trop archaïque et arriéré comme manière de faire.

                  Juste une question : d’où vous viens cette haine pour vos compatriotes Corses ?


                • LE CHAT LE CHAT 15 novembre 2007 11:36

                  J’ai aucune haine pour les corses en général , qui sont malgré tout beaucoup plus exotiques pour moi que les wallons et bruxellois qui ne sont pas compatriotes , mais beaucoup plus proches des chtimis dont je suis . Ceux que je ne supporte pas , ce sont les encagoulés qui sèment la terreur et refusent la démocratie . Ils se sont encore illustré cette nuit en mitraillant le tribunal d’ajaccio ! ce sont plus des mafieux qu’autre chose , et ça m’a fait bien rire de voir une assemblée de nationalistes où les tribuns s’exprimaient en Français ! même pas fichus de parler corse ! ( ils vous diront que c’est l’état français qui les a opprimé et empéché de l’apprendre ! smiley )


                • gayola 13 novembre 2007 11:13

                  HA ! Ces socialistes ! Que ne pourrait-on pas leur imputer.

                  Qu’elles étaient donc ces vagues qu’ils ne voulaient pas faire ?

                  Et cette mise en scène Sarkosienne ( Chirac nous gratifia d’une semblable dans le passé ) n’était-elle pas aux petits oignons ?

                  Il est vrai que JOE DALTON n’a pas peur des vagues, lui. C’est un spécialiste de la « Comédia del arté ». Tout dans la frime.


                  • GéraldCursoux Cursoux Gérald 13 novembre 2007 11:14

                    Coupable ou non, Colonna est-il un prisonnier politique ? On ne va pas nous faire croire que tout détenu Corse, soupçonné de crime, est par nature « un prisonnier politique ». Cela serait en contradiction avec la définition du terme qui suppose que la personne ne peut bénéficier de ce statut que si elle est victime d’un régime d’oppression. Bien des Tibétains emprisonnés par les Chinois sont des prisonniers politiques ; en Corée du Nord, en Afghanistan, et dans beaucoup d’autres pays soumis à des régimes dictatoriaux il y a des prisonniers politiques. On sait que leur vie est menacée et que leurs conditions de détention sont inhumaines. Mais on ne va pas nous faire croire qu’en France le pouvoir politique est à ce point corrompu et fascisant qu’il emprisonne des corses pour des délits d’opinion, ou qu’il pousse au crime certains d’entre eux qui seraient victimes de discriminations, d’oppression, ou d’autres actes barbares perpétrés sur ce département (et lui seul). Alors ayons un peu de respect pour tous les « prisonniers politiques » du monde ; ayons la pudeur de ne pas jouer la comédie de l’oppression devant tous ceux qui en souffrent. La comédie que jouent ces « prisonniers politiques corse », leurs commanditaires et sympathisants, est indécente.


                    • Nobody knows me Nobody knows me 13 novembre 2007 11:32

                      un Sarkozy triomphant et presque ému aux larmes annonce en grande pompe et trémolos l’arrestation de « l’assassin du préfet Erignac ».

                      Après, quand ses copains Lagardère ou Forgeard et compagnie sont un peu malmenés par 2 journalistes, il fait jouer la présomption d’innocence. On devrait lui remettre sous le nez son annonce tiens, pour voir ce qu’il en dit.


                      • Plus robert que Redford 13 novembre 2007 11:39

                        J’ai toujours cru (naïvement) que l’action politique, qu’elle fût dirigée contre des biens matériels représentatifs ou des personnes physiques emblèmatiques(assassinats) devait être revendiquée : ainsi agirent les Brigades Rouges, la Bande à Baader, Action Directe, tous ayant tâté de la tôle pour des destructions matérielles assumées avant de sombrer dans l’activisme sanglant qui leur valut la plupart du temps d’être gaulés et de finir leur vie en prison... Tout cela procédant d’une certaine cohérence, avec un sens du panache (noir !) bref, d’une forme de « courage » idéologique...

                        Rien de tout cela en corse, où la loi du silence est imposée à coups d’exactions, la fameuse « hospitalité » ressemblant plutôt aux planques des gens du « milieu » servant à échapper à la justice, et surtout, cette propension des corses à tirer les opposants comme des lapins (le flinguage au gros plomb des panneaux de signalisation routière n’étant sans doute pas suffisamment cathartique pour ces affolés de la gâchette)

                        Je ne sais si Colonna est coupable ou non de l’assassinat du préfet, au mieux, il a trempé dans l’affaire...

                        Il n’en reste pas moins que ces affaires devraient être jugées pour ce qu’elles sont, des crapuleries de Droit Commun, et toutes les tentatives de justifications pseudo-politiques ne sont là que pour masquer la lacheté et l’impuissance des notables locaux à vivre ensemble de façon « civilisée »

                        Une devise pour la corse, à l’adresse de l’Etat Centralisateur :

                        « Envoyez les sous, mais gardez les touristes et les fonctionnaires ! »


                        • Ronny Ronny 13 novembre 2007 11:50

                          Le papier soulève de nouveau le problème « corse », qui est complexe.

                          Ceci dit, pour faire simple et dire le fond de ma pensée, le problème de la Corse ne réside pas sur le continent comme d’aucun dans la belle île voudraient le faire croire, mais en Corse même...

                          On ne peut dans le même temps accuser « l’état français » de tous les maux alors que la Corse est l’un des départements où les subventions d’état sont justement les plus élévées per capita.

                          On ne peut regretter le manque (très relatif par rapport à d’autres régions de France) de services publics et démolir les commissariats, les gendarmeries, les perceptions, tribunaux, et même certains bâtiments universitaires à coup d’engins explosifs.

                          On ne peut se plaindre de la corruption (réelle) de certains fonctionnaires locaux et dans le même temps passer maîtres es-magouilles aux subventions agricoles européennes (cheptel bovin et ovin en particulier très largement surévalué - pénalités remboursées par l’etat français d’ailleurs)

                          On ne peut invoque la soi disant hospitalité corse pour justifie de cacher un suspect recherché et dans le même temps écrire sur de nombreux murs « français dehors ».

                          On ne peut regretter la violence en Corse et dans le même temps refuser de témoigner devant les autorités d’Etat, ou détruire les biens de ceux qui ont très courageusement enfreint la « loi du silence » pour contribuer à l’élimination de quelques petites frappes qui pourrissent la vie de la plupart, simplement au motif qu’ils ne sont pas corses.

                          Enfin, les corses doivent se regarder en face, et ne pas se gausser de mots. La loi du silence devrait s’appeler la lacheté du silence, l’honneur devrait souvent d’appeler stupidité, l’impôt révolutionnaire du racket, l’état francais le bouc émissaire, et l’attaque courageuse menée par des patriotes qui ont tiré dans le dos d’un homme honnête et désarmé, un assassinat.

                          Quant à Mr. Colonna, il a été décrit dans plusieurs articles du monde comme un nationaliste « pur et dur » du groupe de Cargèse, probablement responsable de l’attaque de la gendarmerie de Pietrosela où a été volée l’arme utilisée pour assassiner le préfet. De plus, de très nombreux relevés de communications de portables ont permis de repérer Colonna sur le lieu du crime (ce qu’il nie) y compris pendant les phases préparatoires et les repérages. Sa présence à des réunions regroupant les autres condamnés est aussi avérée. C’est beaucoup de coïncidences pour l’innocent qu’il est tant qu’il n’a pas été jugé...


                          • Carine 13 novembre 2007 15:41

                            - Déclaration Universelle des Droits de l’homme et du Citoyen
                            - Code pénal
                            - « J’accuse » Emile Zola et pour les plus courageux d’entre vous :
                            www.yvan-colonna.com

                            Vous ne serez peut-être pas moins creux, moins médisants et moins haineux mais au moins vous le ferez en connaissance de cause ... La haine, la méchanceté et l’ignorance n’ont jamais fait avancer le débat ... mais sont par contre, à l’origine de bien des conflits ... Ca paraît pourtant pas si difficile de les éviter ... Bonne lecture.


                          • Jean-Pierre Lovichi Jean-Pierre Lovichi 13 novembre 2007 11:59

                            Certes, il est préférable d’être jugé en France qu’en Chine... Affirmation effectivement difficilement contestable. Pour autant...Qu’a-t-on dit une fois cette lapalissade prononcée ? Rien ou quasi car force est de constater que notre système judiciaire dans son ensemble est loin de toujours satisfaire les exigences démocratiques formalisées notamment dans les diverses déclarations qui constituent le socle de ce que l’on nomme les droit fondamentaux. La France est régulièrement rappelée à l’ordre la Cour européenne des droits de l’homme, notamment en ce qui concerne les délais de détention provisoire. Et sur ce seul point, procès d’Yvan Colonna est hélas significatif. Alors que dès 1999 et 2003, il est annoncé comme l’assassin du préfet Erignac par les plus hautes autorité de l’état, il passera encore quatre ans en prison dans l’attente de son procès... Que dire aussi de l’état de nos prisons surpeuplées (et de plus en plus du fait d’une politique répressive de plus en plus affirmée), de l’augmentation des violences policières dont la LDH se fait l’écho, des erreurs d’instruction, des manipulations de preuve, de leur fabrication le cas échéant (méthode vieille comme la police, rappelons-nous de l’affaire des irlandais de Vincennes). Rien ? Je tiens à saluer du reste la retenue des commentaires portés à la suite de cet article qui bien que tendant à l’objectivité mélange un peu les genres. Et en effet, ne nous trompons pas. Ce procès n’est pas celui de la Corse, de son nationalisme, de son affairisme, de ses hommes politiques, des politiques défaillantes de l’état. Ces questions relèvent du champ du débat démocratique et il convient en effet de les poser. Aujourd’hui, il s’agit juste de juger un homme accusé d’un meurtre odieux. Mais aucune injustice ne peut palier à la mort d’un homme. Il faut juger en droit et en fait. La veuve du préfet réclame la vérité, c’est compréhensible. Ce qui me dérange c’est qu’elle réclame d’emblée une vérité qui se conformerait à son intime conviction... Laissons le procès se dérouler. Il est placé sous la surveillance de la FIDH preuve qu’il est à risque pour les principes démocratiques. Nous aurons tout le temps de le commenter une fois la décision arrêtée. Même s’il est certain qu’elle donnera lieu à un recours de la part du parquet ou de la défense selon le cas...


                            • jean jacques 13 novembre 2007 13:00

                              J’aimerai savoir en quel honeur ce « journaliste » ce permet de donner des lecons de moral sur la corse et ses principes. Colonna va etre juge puis condamne,ou non, celon le droit penale FRANCAIS ; point a la ligne. Je penses que tuer un haut fonctionnaire de la republique est un act incalifiable mais, se servir d’une region, qui a des problemes, comme propagande politique pour gagner une election presidentiel je trouves ca deplace. Je n’approuves pas ces pratiques mais, le peuple Corse, est ,et a toujours etait fier d’une histoire riche, qui creer des liens au sein meme de la societe. La justice de la republique doit s’appliquer en Corse mais soyons honete, 4 ans de cavale + 3 ans soit 7 ans sans trouver de preuves fiable, le problemes n’est peut etre pas Corse, non ??


                              • morice morice 13 novembre 2007 13:00

                                « Et à la famille d’erignac, tu y penses !!!! non mieux vaux faiure chier sarko ! » nicoberry, il y a d’autres moyens de poster... non ? d’où latolérance recommandée... la prochaine fois, abstiens-toi stp de remarques aussi violentes, pour... rien.


                                • morice morice 13 novembre 2007 13:08

                                  Le résultat du procés, attendu (on s’achemine vers un... acquittement, y semble, sauf aveu de l’intéressé, peu probable) risque de nuire à l’image du « premier flic de France » comme il se plaisait à le dire lui-même. Il sera encore une fois allé trop vite en besogne en présentant la tête de Colonna un peu trop vite à la face des médias. Mal lui en aura pris. Et mal en aura pris à son véritable premier ministre Guéant de tenter une dernière pression. Je serais de Marion je craindrais aujourd’hui pour mes abattis, en revanche. C’est lui, qui, encore une fois, détient les clés du procès. On ne sait pas ce qu’en pense « le Squale » , éternel rival de Marion.


                                • morice morice 13 novembre 2007 13:17

                                  Ce n’est pas Sarkozy qui connait directement Colonna, ce sont ces fils. Qui se promenaient dans la voiture de sa soeur, à Colonna... ou jouaient au foot avec lui quand ils étaient petits... de là à pas trouver où il pouvait se cacher, en effet...faut pas être doué. Les réseaux nationalistes comportant des chanteuses de renom n’auraient pas été mis sur écoute ? Laissez-moi rire. Quand à la date de la capture elle-même, la veille du scrutin, laisser entendre que c’est un pur hasard...Colonna pourrait préciser tout ça, en sachant qu’il risque gros... à trop parler (de son enfance ?).


                                • warthogor 13 novembre 2007 13:04

                                  Etant Corse, pas nationaliste et ayant quitté l’ile il y a 15 ans, je n’y retourne que très épisodiquement, surtout depuis que l’ile a voté a 61% pour Sarkozy, la je n’y suis plus retourné et je crois bien que c’est définitif. Je connais bien tous ces problèmes, malheureusement les continentaux dans leur immense majorité sont totalement ignorants de la réalité Corse et ce ne sont pas les medias qui aident à combler cette lacune. Je pose toujours une question simple à laquelle je n’ai jamais eu de réponse. Pourquoi tous les pouvoirs qui se succèdent portent un tel intérêt a la Corse et surtout Sarkozy qui lui y porte un intérêt qu’aucun autre chef d’état n’a jamais porté a l’ile, pour y avoir effectué prés de 30 visites en si peu de temps (sans parler de celles qui l’ont été incognito) sans jamais apporter une solution véritable aux problèmes de la Corse comme a ceux qu’elle occasionne...sinon du BLA ! BLA ! Je vous rassure, a 60 piges je connais la réponse, mais je ne suis pas la pour donner des conseils ou mon opinion, ce que je voudrais c’est que quelqu’un qui n’est pas anesthésié par ces medias propagandistes et complices ait la lucidité de comprendre. Je vais juste lancer un élément de réflexion. La Corse, c’est 270 000 habitants dans les Alpes Maritimes et le Var réunis ou, deux arrondissement de Paris, ou encore la ville de Nantes, donc, est-il possible d’expliquer aux Français, autrement que par les coutumières niaiseries pourquoi Sarkozy ne s’est pas rendu 28 fois ou ne serait-ce que 10, même, a Toulouse qui est une ville bien plus peuplée, située dans un région économique, universitaire, commerciale etc , considérablement plus importante pour la nation, ou ne serait-ce qu’a Marseille la 2eme ville de France, 6 fois plus peuplée que la Corse, la encore une région a coté de laquelle l‘ile de beauté ne représente rien ou encore, pourquoi n’a-t-il pas porté plus d’intérêt aux 20 arrondissement de Paris qui en terme de votes étaient, la aussi, considérablement plus importants que cette pauvre petite Corse, d’autant que les critiques ne manquent pas a son sujet, qu’il s’agisse des cagoulés et autres poseurs de bombes, des mafieux, des magouilleurs etc Sans compter les nombreux Français avec qui je suis totalement d’accord qui voudraient qu’on donne l’indépendance a la Corse. Autre élément qu’il faut mettre sur la piste de la vérité concernant Toulouse, Marseille, Nantes ou Paris, la pas de problèmes, pas de poseurs de bombes cagoulés etc. Serait-ce ca qui les attirerait ? Moi-même, je suis ébahi que personne ne se pose cette question. Oh ! Je sais que l’entourage de Sarkozy comprenant qu’on finirait bien par être obligé de donner une explication y est allé de son couplet anesthésiant avec son premier mariage et ses amis « politiques », mais bon ! Il serait quand même intéressant que certains se réveillent un peu... Pour ce qui est de Colonna, ce n’est pas en tant que Corse que j’en parlerais, mais en tant qu’être humain. S’il est possible a cette cour d’assise spéciale de vraiment prouver la culpabilité de ce monsieur, j’espère alors qu’il écopera d’une peine absolument exemplaire avec incompressibilité maximum et qu’il ne bénéficiera d’aucune mansuétude ensuite, a l’identique des membres d’action directe. Mais pour cela il faudra que comme cela a été le cas pour Aubron, Menigon, Royan et autres, l’indiscutable culpabilité soit prouvée. Or, bien qu’il semble que, très malheureusement, aucun élément tangible de preuve (témoignage, empreintes, pièces a conviction, relevés téléphoniques etc) et qu’en conséquences la cour d’assise spéciale si elle condamne Colonna, le fera sur une intime conviction, ce qui fait un peu « tache » au 21 è siècle dans la rayonnante démocratie emblématique des droits de l’homme...je crains qu’on nous fabrique un martyr de cette cause indépendantiste désuète, ringarde qui a trop dévié depuis trop longtemps de ses véritables objectifs qui même s’ils auraient pu être plus ou moins respectables se sont perdus dans les affres du naufrage décadent de la Corse. Ce que je pense c’est que Sarkozy a donné un sale cadeau bien empoisonné à Madame Erignac. Cette pauvre femme n’a que Colonna a qui s’accrocher pour apaiser sa douleur et son chagrin et lorsqu’on est femme de commis d’état il est difficile d’imaginer que la police et le pouvoir vous refile un tel « placebo » mais je crois qu’il y a tout à craindre que ce soit le cas. Le vrai coupable, l’état le connait, comment imaginer qu’il en soit autrement, comment un pays comme la France n’est il capable d’amener a la barre un coupable « blanc bleu » avec tous les éléments de preuves nécessaire et dans ce cas la, cela ne me dérangerait pas même, que Sarkozy le désigne coupable par avance malgré la présomption d’innocence et c’est la que le bat blesse car Sarkozy est avocat a la base et il a brandit la présomption d’innocence immédiatement pour Santini ou Laporte qui eux sont mis en cause par des policiers et une justice qui s’appuient sur pas mal d’éléments avérés, même si je suis d’accord pour que les personnes incriminées bénéficient de cette fameuse présomption d’innocence. Il serait intéressant que Monsieur Sarkozy qui généralement n’est pas avare de paroles, nous explique cela plus clairement. Qu’est ce qui justifie cette différence de traitement. Oh ! Rassurez vous je ne suis pas naïf, je le sais, mais bon en fait de rupture, on nage dans l’embrouille pour gogos a la Pasqua. Juste une précision ! Si on m’avait demandé mon avis (mais j’ai l’absolue conviction que beaucoup d’enquêteurs, en Corse, y avaient pensé), sans avoir besoin d’avoir la science infuse ou d’être un génie, le premier endroit ou j’aurais cherché Colonna, en plus berger nationaliste, aurait été, bien évidemment, les bergeries, a fortiori en Corse. C’est une chose notoire dans l’ile et pas depuis hier !!!! N’importe quel idiot de village en Corse en rigole encore aujourd’hui... Alors, lorsqu’un Sarkozy, a fortiori ministre de l’intérieur et si fin connaisseur de la Corse, d’autant que par surcroit il connait personnellement la famille Colonna, loue l’action minutieuse du travail policier après une cavale de 4 ans, bon on sait que le type ne manque pas d’air, surtout face a la léthargie surréaliste dans laquelle est plongé ce pays, mais bon il n’y a qu’a des « légumes » qu’on peut raconter de telles âneries. He oui, la encore c’est la loi du nombre qui décide ! Enfin ! Madame Erignac a bien raison de craindre ce procès ! Je lui souhaite vivement qu’un ou des éléments très concrets viendront étayer l’accusation, sinon je crains qu’elle ne soit obligée de se contenter coupable qui ne soit qu’un os déjà bien rongé... On peut toujours essayer de se raccrocher a un bout de bois et même une bouée de sauvetage après un naufrage, mais après il faut qu’autre chose se passe sinon on crève accroché a la bouée, mais rien d’autre...


                                  • warthogor 13 novembre 2007 13:27

                                    Le courage ce sont ces millions de Vietnamiens hommes et femmes a parité pour le compte, qui ont combattu dans des conditions inimaginables une puissance coloniale et un agresseur ultra puissant et ont donné leur vie pour leur pays (au moins 10 millions de morts rien que dans le conflit contre les USA). Le jour ou les Corses arrêteront de parler de fierté parce qu’un ou plusieurs types, comme c’est très fréquemment le cas tuent dans un guet-apens de nuit cagoulés et dans le dos, très souvent pour des raisons surréalistes, ce jour la j’y retournerais, mais ca ce n’est pas demain la veille. Une société aussi gangrénée de violence ne guérit pas en 2 jours ni même en 2 siècles...


                                  • adeline 13 novembre 2007 19:05

                                    Mr Warthogor j’aime bien vos deux commentaires je pense qu’ils sonnent juste. Que pensez vous de la grande représentation de Corses dans les hautes instances de notre pays ?


                                  • adeline 13 novembre 2007 20:03

                                    Mr j’appécie vos deux commentaires je voudrais savoir que pensez vous de la représentativité des Corses dans nos institutions ??


                                  • P47alto1 14 novembre 2007 11:22

                                    Vous avez raison, posons-nous la question pour les Corses puisque la poser pour le arabes, les juifs, les noirs n’est plus possible, et c’est heureux. Vous allez nous dévoiler vos soupçons quant à un complot corse qui serait coupable de tout depuis l’assassinat de Keneedy, comme Momo en a la certitude ?

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