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Accueil du site > Actualités > Technologies > A quoi sert le sexe ?

A quoi sert le sexe ?

Nous serions-nous fait avoir ?

Question fondamentale que tout le monde oublie de se poser : Sur le « comment » il existe des tonnes et des tonnes de livres, magazines, publications sur le sujet disponible en toutes les langues et éditions depuis l’invention de l’écriture au moment même où les phéniciens ont commencé à recenser les moutons sur des tables d’argile (Ben oui, faut bien compter les naissances dans un élevage, bande de pervers).

Vous allez me dire, Le sexe sert à se reproduire : je réponds que c’est loin d’être le système le plus rentable !
Il y a des tas de bestioles qui se passent très bien du sexe : les bactéries, les végétaux, les champignons et pas mal d’animaux ne se gênant pas non plus. Donc des espèces, des genres voire des règnes entiers qui ne comptent jamais fleurette et qui pourtant, ont des effectifs en forme. Des créatures qui n’ont jamais à se battre pour une histoire de partenaire, n’ont pas besoin d’écrire des livres comme la comtesse de Clèves pour exprimer leur frustration, ne perdent pas d’énergie lors du coït, n’ont pas besoin de mâles, de conseiller conjugaux, de mécanismes biochimiques en voulez vous en voilà, de prendre des risques par des apanages de formes et de couleurs invraisemblables comme sur la photo et encore je ne fais pas de liste exhaustive.
Il semblerait donc que l’espèce humaine se soit fait avoir… Pour ne pas utiliser une expression plus en rapport avec le sujet.
Prenez un exemple : les présidents de la république. Il y en a un seul à la fois, en un exemplaire non remplaçable en cas d’avarie (démence sénile, mutilation, cancer, mégalomanie, etc.) et pour le remplacer c’est la galère. Le cloner artificiellement je n’en parle même pas. Si la nature avait pu les faire se reproduire clonalement, nous aurions eu une existence beaucoup plus simple !

En les gavant de leurs plats préférés en conditions favorable à 22°C, nous pourrions cultiver des présidents de manière simple : Qui de gaufres fourrées, qui de tête de veau sauce ravigote, qui de hamburger cheese-caviar-champagne…Et hop deux présidents ! Par bourgeonnement ou par scission comme vous préférez : Dans le premier cas un nouveau président se forme à partir d’un membre ou d’un organe du premier, dans l’autre il va se diviser en deux morceaux égaux selon un axe de symétrie. Si votre président est de sexe féminin, la parthénogenèse (naissance en apparence normale, mais où le jeune n’hérite que des gènes de la mère. Le problème ici c’est que les français n’ont jamais eu de présidente donc nous allons devoir laisser tomber ici cette possibilité). A partir de deux présidents nous en obtenons 4 présidents, puis 8 présidents, 16, 32, 64, 128, 256, 512, 1028, 2056 et ainsi de suite, soit 2 puissance n divisions de président).

Plus besoin de cordons de sécurités, de garde du corps, rien du tout, on peut en garder un exemplaire à l’Elysée et la France peut dormir tranquille ! Même pas besoin de se contenter de minables en guise de ministres, on a assez de président pour tout faire d’un coup ! Donc désormais, on réoriente le téléthon, on occupe les biologistes (payés souvent avec nos impôts je rappelle) pour qu’on puisse avoir 2 puissance N président avant 2012 comme ça il n’y aura plus jamais besoin d’élection !
Quoi ? Pourquoi vous me regardez comme ça ? Non, je n’ai pas besoin d’une nouvelle camisole de force, j’ai ce qu’il faut à la maison. Si je vous assure. Et c’est gentil pour les cachets, mais j’ai ma réserve. Non, je n’ai aucun lien de parenté quelconque avec un certain Mr Frankenstein. Pff, on essaie de faire plaisir, de faire progresser l’humanité avec des idées pertinentes et voilà comment on est récompensé… Quelle bande d’ingrats !

 

En fait, l’humanité l’a échappé belle

Je dois bien reconnaître qu’il y a quelques couacs à se reproduire uniquement de façon asexuée. Les mutations délétères étant beaucoup plus fréquentes que les bonnes et comme fatalement, y a toujours un moment où se produit une mutation, ça veut dire qu’à terme, on risque d’avoir des millions de présidents oui, mais tous complètement dégénérés car fatalement, il est impossible d’échapper aux mutations indéfiniment ! Pareil pour l’évolution, elle ralentit des quatre fers ! Comment voulez-vous faire une sélection naturelle ou artificielle entre des organismes quasiment identiques ? Bonjour l’adaptation à de nouvelles conditions d’existence… Petit exemple de politique-fiction.

 

19 juin 13941 de notre ère

Une famille française reste les yeux rivés sur une machine présentant une lointaine parenté avec un ordinateur à génération d’images 3D. Enfin, dans un crachotement dû à l’origine clandestine du signal, un hologramme grandeur nature apparaît. Celui-ci joue au tourniquet sur une antique chaise à roulette modèle début du troisième millénaire et comme c’était prévisible sur ce genre d’engin, finit par se casser la figure. Il se relève avec force de jurons grossiers en se tenant les reins et cherche le public du regard. Une fois en face, il se fend d’un énorme sourire. Il a encore des miettes de gaufres au sucre au coin de la bouche.
« Salut les copains ! Bon désolé pour le retard d’un jour hein, mais bon c’est pas comme si on était pressé non plus. Moi non en tout cas. Je crois que je devrais vous parler de bataille, de guerre et tout ça mais la guerre je suis contre alors on va plutôt se faire des réussites. Quelqu’un a un jeu de carte ? ».

Fin de la politique fiction.

Somme toute, se reproduire uniquement par voie asexuée n’est peut-être pas une si bonne idée que ça, je vous le concède.
Mais si vous allez jusqu’au bout du raisonnement, on peut se demander pourquoi le sexe permet justement d’éviter ce genre de souci.

Déjà, la fécondation permet de mélanger le paquet d’allèle et de les redistribuer aléatoirement : Chaque enfant hérite ainsi d’un chromosome de sa mère et d’un chromosome homologue de son père : les combinaisons d’allèles différents permettent l’expression d’un nouveau phénotype et plus tard, la sélection naturelle éliminera les combinaisons les moins adaptées pour garder les meilleures. Mais ça ne suffira pas à éviter que les enfants finissent en parfaits zombies en titubant et bavant des choses incompréhensibles hors de contrôle (si on y réfléchit bien, c’est d’ailleurs des attributs propres à tous les enfants entre un et trois ans, comme quoi…)
Donc dans ce cas là, comment avoir une descendance qui tient la route au long terme : Réponse : La recombinaison. En gros, avant la fabrication des gamètes, les chromosomes se placent chacun face à son homologue (c’est-à-dire que comme nous avons deux fois chaque chromosome, ils font tous face à leur jumeau) et s’échangent des morceaux entiers avant la division de la cellule. Comme ça, au hasard de ces reconfigurations, un chromosome va se coltiner la plupart des mutations potentiellement délétères et on va garder un chromosome « sain » voire qui va recevoir toutes les mutations apportant un avantage. Bon bien sûr, cela est vrai sur un grand nombre de génération et d’individu, mais comme le taux de mutation n’est pas très élevé non plus, ça passe bien.
Autre avantage du sexe  : Regrouper les mutations positives. Ben oui : Si on ne brasse pas tout ça à un moment, ça va être dur d’avoir une descendance avec des avantages en béton. D’ailleurs c’est connu, demandez donc aux politiciens : On prend une idée à droite, une idée à gauche, on regroupe le tout pour obtenir un truc super efficace et tout le monde finit baisé pour la bonne cause. Là, c’est pareil (sachant qu’après, la sélection naturelle fait le tri en fonction de l’environnement et que plus il y a de petits et donc de combinaison de gènes et d’allèles différents, mieux c’est… C’est peut-être au niveau du nombre de petits à la génération suivante que ma métaphore tombe à l’eau en fait). De cette façon, les combinaisons sont vraiment innombrables et on obtient un maximum de diversité génétique : Si les conditions de l’environnement changent, il y a plus de chance que quelques individus arrivent à y faire face et à perpétuer l’espèce.

Ouf. Finalement, courir après un partenaire n’est peut-être pas une perte de temps.

Cela dit, ça laisse des tas de subtilités envisageables : de nombreuses bestioles unicellulaires ne font de la reproduction sexuée qu’en période de vache maigre. Le temps est agréable et la nourriture abondante ? Une simple division est plus rapide et moins compliquée. Les pucerons font de même : Ceux près de la Méditerranée sont tous femelles et se multiplient sans aide, tandis qu’à l’extrémité septentrionale de l’aire d’habitat des pucerons (les pays scandinaves quoi) y a production de mâle à l’approche de l’hiver : Le sexe permet de faciliter le passage de la mauvaise saison. Les bactéries qui n’ont jamais de reproduction sexuée, ont pleins de moyens de tricher : certaines peuvent récupérer des bouts d’ADN sur des bactéries mortes, d’autres ont des systèmes appelés pilus sexuels pour injecter leur ADN dans une autre bactérie, c’est ce qui ressemble le plus à du sexe chez elles ! Et même les virus leur sont utiles en transportant accidentellement des morceaux d’ADN bactérien accolé dans leur propre génome. Voire, une autre astuce qui a fait halluciner son découvreur humain : elles ont des systèmes dits « SOS » en cas de conditions défavorables à leur survie pour faire des divisions avec plus de mutations : ça veut dire plus de cas non viables, mais aussi plus de probabilité qu’une mutation favorable survienne. Ça compense le fait qu’elles ne fassent ni fécondation ni recombinaison.

A ce stade, les lecteurs masculins devraient se sentir soulagés de savoir que le sexe existe (oui bon je sais, 99,99% des gens ici n’ont pas attendu pour ça) puisque sans sexe, nul besoin de mâles. Pas forcément de femelles non plus mais la parthénogénèse, perte secondaire du sexe après son apparition, montre qu’elles peuvent se débrouiller toutes seules un moment, même si des ennuis divers apparaîtront certainement à long terme.

Donc oui, le sexe est une bonne nouvelle pour les mâles puisqu’elle justifie leur existence (en grande partie, mais certains savent aussi garder les gosses comme l’hippocampe ou l’agami à aile blanche). Mais ça ne veut pas dire que leur indépendance est assurée pour autant et les bizarreries chromosomiques masculines sont pléthores :

La femme, un mâle manqué

Le sexe mâle chez les mammifères est déterminé grosso modo d’abord par un premier gène lors du développement embryonnaire : le gène SRY, situé sur le chromosome sexuel Y. S’il vient à « muter » et devient non fonctionnel, l’embryon portant quand même XY donnera une femelle (pas forcément en bonne santé et fertile cependant).

 

L’homme, cette femelle dégénéré

Le coup de la femme qui serait un mâle manqué, je l’ai entendu en terminale, ce qui a beaucoup fait rigoler une bonne partie de la classe. Mais si comme moi vous avez l’esprit rancunier, voici un argument plus sérieux que « Eve, c’est le chef d’œuvre après le brouillon » : En gros, le chromosome Y est un minus par rapport au X. En fait, il a progressivement perdu des gènes au fil des mutations sans les compenser : Cette situation s’expliquerait par le fait qu’il ne soit transmis que d’homme en homme : Non, les mecs ne sont pas forcément de gros étourdis c’est juste qu’il faut plus de division pour faire un spermato qu’un ovule et par là, il y a plus de mutation ! Et comme ce n’est généralement pas plus gênant que ça, c’est resté tel quel dans nos chromosomes : L’unique chromosome X fait tout le boulot à la place du petit Y (ainsi épargné par la sélection naturelle, en somme). Par contre c’est aussi pour ça qu’il y a des maladies génétiques plus courantes chez les hommes : En cas de dysfonctionnement, ils n’ont pas d’allèles de secours comme les femmes.

Les fourmis : 1 femelle vaut 2 mâles

Non, ce n’est pas tiré d’une religion mysoandre. Mais les mâles ne sont ici vraiment, génétiquement parlant, que des moitiés de femelles ! La reine utilise du sperme pour produire des ouvrières ou des futures reines (la différenciation entre les deux se fait par l’alimentation). Par contre les mâles sont nés d’œufs non fécondés, pas tout à fait par parthénogénèse car il n’y a qu’une moitié du génome de la mère sans aucune compensation (ce ne sont pas des clones et ils n’y a aucun rattrapage du matériel génétique qui leur manque). Ajoutez à ça qu’ils copulent souvent avec leurs sœurs et vous aurez une idée du taux de consanguinité qui règne chez les héroïnes du best-seller de Bernard Weber. Heureusement qu’elles ne sont pas pédophiles et encore moins chômeuses, on aurait pu les prendre pour des nordistes. La situation est exactement la même chez les autres insectes sociaux de leur branche comme les abeilles. Ce système permet aussi d’expliquer comment des bestioles se sacrifiant pour leur reine ne constituent pas un contre-exemple à la sélection naturelle : Les ouvrières partagent la majeure partie de leur ADN avec leur génitrice, qui le transmet pour elles à la génération suivante.

Les guêpes du figuier : Orgie entre frères et sœurs

Désolé si le paragraphe précédent vous a choqué, mais là ça ne va décidément pas s’arranger. Les guêpes du figuier se reproduisent comme suit : Une femelle pleine entre dans une figue, qui est la fleur (avec une forme passablement incongrue c’est vrai) et non le fruit, y pond ses œufs, et meurt. Les larves éclosent, se bâfrent de chair de figue (les futures graines sont hors de leur portée) et finalement muent et s’accouplent. Si une seule mère guêpe est entrée dans la figue, c’est obligatoirement entre frères et sœurs. Les mâles meurent sans voir la lumière du jour et les femelles fécondées sortent pour trouver une nouvelle fleur de figuier, se couvrant de pollen en sortant de leur abri, et féconderont une autre fleur en allant pondre.

Mais alors, Oedipe, c’était du pipeau ?

Vous devez vous demander comment de tels systèmes peuvent persister alors qu’il est admis, dans toutes les cultures humaines que l’inceste, c’est le MAL. Ce qui est vrai pour les humains ne l’est pas forcément pour le reste du monde vivant : Un système consanguin « traditionnellement » en place dans une espèce revient à éliminer les mutations délétères presque aussitôt qu’elles se produisent puisqu’il y aura le plus souvent deux allèles identiques pour un gène, donc aucune « roue de secours » en cas de mauvaise mutation et les malades génétiques sont éliminés de suite.

Chez les autres bestioles comme nous, la présence d’un allèle en mauvais état est très souvent cachée par l’autre exemplaire, lui sain. D’ailleurs, le système de santé française rend obligatoire le dépistage de la mucoviscidose au-delà d’un certain seuil de risque. Si un frère et une sœur ont chacun des probabilités banales, ils franchissent quand même allègrement le seuil de risque en procréant ensemble.
De toute façon Yves Coppens l’a écrit bien mieux que moi : les raisons qui rendent l’inceste aussi néfaste sont d’ordre culturel plutôt que naturel : Négation du passage du temps au fil de l’histoire, pas de recherche d’autres familles et donc de nouveautés culturelles, pas d’alliés pour la tribu, etc. Comme quoi, tout ce qui est naturel n’est pas forcément applicable à l’être humain...


Moyenne des avis sur cet article :  4.1/5   (31 votes)




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69 réactions à cet article    


  • charles-edouard charles-edouard 26 juin 2009 11:35

    tout depand de l’usage que l’on veut en faire


    • Vilain petit canard Vilain petit canard 26 juin 2009 12:07

      Excellent, Epeire ! J’ai adoré le moment de politique-fiction. Une excellente façon de populariser la science (j’ai horreur du mot « vulgariser »).


      • LeGus LeGus 26 juin 2009 12:16

        Je vous cite :
        « Donc oui, le sexe est une bonne nouvelle pour les mâles puisqu’elle justifie leur existence »
        Et réciproquement, la nature est bien faite.
        Article sympathique.


        • LeGus LeGus 26 juin 2009 13:23

          Actias, ne le prenez pas mal, ce n’est qu’une petite blague potache, rien de plus.

          Cordialement.


        • Olga Olga 26 juin 2009 12:27

          Bonjour Epeire, 
          On sent bien que vous maîtrisez le sujet à la perfection. Un vrai régal. Et en plus, vous vous êtes retenue, j’en suis sûre... smiley 

          Pour le clonage des présidents, il faudrait déjà trouver un specimen qui en vaille la peine... 


          • Epeire 26 juin 2009 14:05

            C’est vrai. Au fait, si quelqu’un m’en fait la remarque : Je m’excuse de n’avoir cité que des présidents de droite (qui a reconnu les trois d’ailleurs ?) mais je n’avais pas la moindre idée du plat préféré de François Mitterand ou même de Valérie Giscard D’estaing, donc j’ai laissé tombé. Mais il n’y a pas de volonté politique derrière ce choix :p


          • Olga Olga 28 juin 2009 14:31

            Ce serait faire une belle connerie que de cloner le clown qui conduit notre pays de cocagne dans le mur. 
            Si on me demandait mon avis, je conseillerais plutôt de cloner George Clooney... smiley 



          • jako jako 26 juin 2009 12:33

            S’informer en se régalant, très bon merci


            • Walden Walden 26 juin 2009 13:24

              « Vous allez me dire, Le sexe sert à se reproduire »

              Ah non, car c’est bien le lieu commun à éviter : je vous dirai plutôt que « ça » sert à procréer - cc’est d’ailleurs bien ce que vous expliquez ensuite en long, en large et en travers - si vous me passez l’expression smiley

              Mais encore ? Eh bien... en fait, d’un point de vue strictement utilitaire : je crois bien qu’à ppart ça, le sexe ne sert à rien...


              • Hieronymus Hieronymus 26 juin 2009 13:42

                tres belle photo de Papilio Machaon
                quoique l’exemplaire soit un peu pale
                manque de « jaune », sans doute un specimen
                de 1ere generation eclos suite a un hiver froid ?


                • Epeire 26 juin 2009 14:02

                  Exactement ! Une photo envoyée par un membre de ma famille il y a déjà un mois ou deux depuis la région parisienne... Je trouvais que c’était une belle illustration pour le sujet (quoique je ne sais pas si dans ce cas précis, les couleurs servent également d’avertissement envers les oiseaux).


                • Gollum Gollum 26 juin 2009 14:03

                  Je pense plutôt qu’il s’agit d’une variété par rapport au type plus jaune smiley


                • Hieronymus Hieronymus 26 juin 2009 14:41

                  eh bien, s’il y a encore des Machaons en region parisienne
                  c’est que l’environnement n’est pas aussi degrade qu’on pourrait le craindre
                  quoique pour en voir, il faut surement etre deja assez loin du Paris intra-muros

                  d’apres mon experience, les exemplaires du nord de l’Europe (Suede, Russie) sont plus pales que ceux de sud mediterraneen ou il est d’ailleurs beaucoup plus abondant, moins grand aussi dans le nord qu’au sud il se maintient neanmoins en petite population la ou les cultures ne sont pas traitees et ou subsistent de nombreuses friches sauvages, ainsi je peux en observer aux beaux jours de Mai sur les collines verdoyantes meme aupres de grandes villes ..
                  par contre dans des regions a tres forte densite de population et ou la nature est totalement aseptisee comme la majeure partie de l’Allemagne occidentale, je n’en ai jamais vu, jamais !

                  pourquoi cette beaute, cette magnificience de couleurs ?
                  pur mystere et/ou pure fantaisie de la nature, c’est apparemment sans fondement sexuel car chez les papillons sauf qq especes, le male est presque exactement identique a la femelle, il y a pour moi qq chose d’absolument inexplicable a la beaute des papillons, comme une sorte de fantaisie du createur qui aurait souhaite faire du « beau » juste pour du « beau », comme cela, gratuitement ..


                • Epeire 26 juin 2009 15:06

                  Plus exactement, c’était au Sud de Paris dans vers la zone 3-4 (Massy-Palaiseau, Antony, Bourd-la-Reine etc) chez une dame très attentive à son jardin.

                  Après, les couleurs peuvent aussi servir de repoussoir contre les oiseaux : Lorsqu’un jeune oiseau a gouté une fois à un truc dégueulasse, il s’en souvient. Et évitera tout ce qui y ressemblera... Certaines espèces de papillon poussent le raffinement jusqu’à imiter des espèces cousines toxiques tout en étant elles-mêmes comestibles... Même si l’astuce ne fonctionne que s’il y a plus de papillons toxiques que de « faux » toxiques !


                • Gollum Gollum 26 juin 2009 15:07

                  Aïe Hiéronymus, vous osez parler du Créateur sur Av où abondent les mécréants ? Vous allez encore vous faire taper sur les doigts smiley Ceci dit il y a des bizarreries dans la nature qu’un Rémy Chauvin, éminent entomologiste, spécialiste des abeilles a décrit et qui sont difficiles à expliquer sans faire appel à la Transcendance. Pour ce qui est du sexe, si l’on ne veut pas rester au ras du sol il y a l’excellent « Métaphysique du sexe » de Julius Evola, avec la sexualité vue dans une optique sacrée. 


                • Hieronymus Hieronymus 26 juin 2009 21:45

                  @ Actias (Selene ?)
                  d’accord avec vos reflexions
                  tout de meme, la paleur de ce Machaon m’interpelle
                  car sur la photo, les differents degrades de vert sont tres nets

                  ds le sud, les couleurs sont plus vives, meme en Normandie (dont je suis originaire) et ou le Machaon est devenu rarissime, les qq exemplaires observes chaque annee sont sensiblement plus jaunes, ce magnifique specimen sur la photo ressemblerait plutot par sa clarte a la sous espece Britannicus qui fait l’objet vu son extreme rarete d’attentions maniaques de la part des entomologistes du Royaume Uni

                  si j’ai parfois eleve des chenilles, j’ai toujours ensuite laisse les imagos s’envoler librement ds l’air ensoleille du matin, aucune collection de morts, la seule « capture » photographique doit normalement suffire
                  discuter simplement de Lepidopteres, cela peut aussi faire du bien parfois


                • Epeire 27 juin 2009 08:25

                  Je transmettrais l’information à la personne qui a pris la photo (qui a déjà un superbe jardin, ceci explique sans doute cela) quelles plantes faut-il planter pour plaire aux machaons ?


                • Gollum Gollum 27 juin 2009 09:06

                  Hum si j’ai bonne mémoire, à l’époque où il y avait encore des Machaons dans mon jardin (parce que bien évidemment grâce à nos apprentis-sorciers scientifiques qui ne nous veulent que du bien smiley, il n’y en a plus), il me semble bien avoir vu les deux sous espèces mélangées côte à côte butinant la lavande.

                  Je ne crois donc pas à la thèse de la photo sous-exposée. Je crois bien que les sous-espèces de machaons doivent frôler la centaine...

                • Halman Halman 26 juin 2009 14:08

                  Joli article.

                  Mais cela sert aussi socialement et psyment.

                  Toutes les raisons sont bonnes pour se faire une ou un partenaire.

                  Pour l’hygiene, comme certains disent sans vergogne.

                  Pour se vider les burnes.

                  Pour se défouler après une semaine gavante au boulot. (Vous savez le collègue qui vous demande une capote le vendredi soir parce qu’il n’en peux plus)

                  Pour détendre l’atmosphère et briser la glace entre collègues ou entre membres de n’importe quel groupe social, sportif, culturel, etc. Celui qui ne se tape pas la blonde du service compta est considéré comme associal, on se méfie de lui.

                  Pour faire rager l’épouse on se tape la voisine ou la collègue.

                  Parce qu’on a de la testosteronne en surcharge et la première mini jupe qui passe il faut lui passer dessus (je suis un mâle un vrai alors tout ce qui a une foune il me la faut !), etc

                  Parce qu’on a connu que sa tendre épouse alors il faut bien aller s’instruire un peu ailleurs pour ne pas mourir idiot.

                  Parce qu’il faut bien déniaiser le fils de la voisine ou de la collègue, mais chut faut pas le dire mais cela renforce les liens entre les deux copines complices.

                  Parce que crise d’ado oblige, les hormones en délire et tout ça, prétexte à son édification sexuelle.

                  Parce qu’on rêve en cachète de se faire un homo ou une bi ou une représentante d’un certain type morphologique de tel continent, alors pour se calmer on s’en drague une pour l’expérience de sa vie.

                  Parce qu’on fantasme sur une anorexique, une de fort embonpoint, une chauve, une tetraplegique, etc, il faut bien essayer.

                  Certains assassins du sexe n’hésitent pas à draguer tout ce qui passe pour leur passer le sida.

                  Parce que cela améliore les relations sociales dans un groupe, professionnel ou sportif ou culturel.

                  Se taper sa femme légitime le samedi pour ne pas aller voir ailleur et pour calmer les esprits.

                  Parce qu’on en a mare de sa femme alors on va voir ailleurs vérifier si tout l’atirail est encore fonctionnel. Faut bien vérifier de temps en temps si on est est un vrai ou pas.

                  Et puis si on baise pas dans un groupe pendant les vacances, on se demande si vous n’êtes pas pd ou impuissant. On vous écarte doucement mais concrêtement du groupe si vous niquez pas au moins une fois par semaine une des nanas.

                  Surtout ne jamais dire ; oh fatale et suicidaire erreur ; que vous êtes puceau ou que vous faite partie de ceux pour qui le sexe vous est totalement indiférent. Alors là on vous fait comprendre, ces bonnes âmes normales et bien intentionnées, que vous n’êtes pas normal pratiquement bon pour l’asile.

                  Pour faire le quéqué devant les copains et annoncer un score de dizaines de conquètes en un temps records pendant les vacances.

                  Le défouraillement de queue pour n’importe quelle raison comme chez les bonobos, prétexte pour agrémenter la diplomatie personnelle au sein du groupe.

                  Bref pour beaucoup tout est pretexte à se taper n’importe quel partenaire de passage.


                  • Deneb Deneb 26 juin 2009 15:01

                    Merci pour cette reflexion inspiré.

                    L’humain se bat contre la nature, qui lui impose des règles. Chaque decouverte scientifique est une victoire dans la lutte contre la nature, un nouveau pas vers la liberté.

                    La consanguinité, qui dans la nature a un sens - celui de purifier la race par une seléction feroce, n’en a aucun dans la société, qui doit, par solidarité humaine, s’occuper et protéger ses eléments les plus faibles, c’est la base même de l’organisation sociale. Hitler a voulu appliquer la théorie de Darwin à la société, avec les resultats que l’on connait. Une société humaine morale est donc forcément « contre nature », puisque la nature ne connait pas la morale.

                    J’aime bien votre facon de raconter les sciences de la vie. D’y mettre une bonne dose d’humour et du sexe, les deux choses que toutes les religions bannissent de leurs grimoires.


                    • Olga Olga 26 juin 2009 15:21

                      Je ne suis vraiment pas sûre que l’humain doive se battre contre la nature. 
                      L’humain étant une partie infime de La Nature, à ce jeu, il aura certainement plus vite fait de disparaître que La Nature... 

                      Comprendre La Nature, oui ; Se battre contre la nature, non ! 

                      A part ça, je suis très satisfaite de m’être fait greffer un 3ème oeil derrière la tête ; j’y vois beaucoup plus clair... smiley 


                    • Deneb Deneb 26 juin 2009 16:06

                      Olga : Comprendre, certes, mais pour mieux la combattre. La nature, c’est l’espérance de vie de 25 ans pour un humain. La souffrance y est une règle. Mais l’humain a reussi, grace à son ingéniosité, arracher bien d’anées à la nature et s’efforce, avec succes, de réduire la souffrance.

                      J’en conviens que ce soit un exercice perilleux de combattre la nature. Elle ne nous a pas donné des ailes, et pourtant on vole. (ce n’est pas encore tout à fait au point, mais passons)
                      La nature vous a peut-être donné une bonne vue, toutefois insuffisante pour pouvoir me lire à cette distance. Et portant vous le faites.

                      Un proverbe de mon pays dit qu’un âne ne va qu’une seule fois sur la glace d’un étang gelé. Il tombe, se fait mal et n’y va plus. Un poete a rajouté : c’est bien de l’ânerie ; voici la voix de la sagesse : aujourd’hui je suis tombé, demain j’y ferai des pirouettes.


                    • NICOPOL NICOPOL 26 juin 2009 17:30

                      A Deneb :

                      Sacreubleu !!

                      Penser que l’être humain doit se « battre » contre la nature pour ne pas subir ses « règles », afin de conquérir sa « liberté » ! Opposer morale et nature ! Homme et animal ! Mais c’est justement là la plus grande de nos présomptions, et la plus tragique de nos erreurs ! C’est toute cette tradition philosophique, ou plutôt idéologique, cet « idéalisme » mortifère qui court dans la pensée occidentale depuis Platon, les Religions du Livre, les Philosophes des Lumières et le Mythe du Progrès continu, d’un homme « libéré de ses chaines » et ayant vocation à domestiquer et transformer le monde et lui-même, qui nous a conduit à ces saccages environnementaux, ces manipulations génétiques, ce scientisme d’apprenti-sorcier qui nous mène aujourd’hui à notre perte !

                      L’humain n’est peut-être pas un animal comme les autres, mais c’est un animal ! Il obéit aux règles de la nature, car il fait partie de la nature (car comment pourrait-il être... supernaturel ??). L’ignorer, le penser (fantasmer ?) au-dessus de la nature, me paraît aussi inconcevable que destructeur !

                      Toute une autre traduction, grecque, orientale ou indienne, nous enseigne au contraire à comprendre et à se conformer aux règles de la nature, ou au « droit naturel », comme vous voulez. Revenons à plus de modestie et d’humilité, reprenons notre place au sein d’une nature que nous avons un peu oublié, tout le monde s’en portera mieux !

                      Cordialement,


                    • Philou017 Philou017 27 juin 2009 09:53

                      "L’humain se bat contre la nature, qui lui impose des règles. Chaque decouverte scientifique est une victoire dans la lutte contre la nature, un nouveau pas vers la liberté."

                      Ca fait longtemps que je n’avais pas entendu une énormité pareille.

                      La science a plutôt tendu à nous éloigner de la nature qu’autre chose.
                      La nature nous a fait parfaits. Le corps humain est une magnifique machine biologique, pleine de ressources et de possibilités. C’est bien souvent l’homme qui lui nuit, par le stress, les mauvaises habitudes, les pollution de toute sorte, nourriture chimique, vaccins, médicaments chimiques, environnement, etc...

                      La science qui se bat contre la nature est un combat de l’homme contre lui-même. Non pas que la nature soit une puissance à révérer, mais nous faisons partie d’elle tout simplement.

                      L’homme s’impose infiniment plus de règles que la nature ne lui en impose. Celle-ci demande juste à être respectée.


                    • eugène wermelinger eugène wermelinger 26 juin 2009 16:12

                      Titre un peu raccoleur et je me suis laissé prendre, pour essayer d’en apprendre encore !

                      Le sexe c’est MMS
                      c a d :
                      à 20 ans : matin, midi, soir,
                      à 50 ans : mardi, mercredi, samedi,
                      à 70 ans : mars, mai, septembre,
                      après 80 : mes meilleurs souvenirs. 

                      Grosse bise à Epeire. 

                      • Lina Lina 28 juin 2009 14:03

                        Oui ça c’était avant l’avénement de la miraculeuse pilule bleue...de nos jours c’est une heure après la prise ...et c’est quand tu veux mémé !!!


                      • ZEN ZEN 26 juin 2009 19:21

                        Trés shopenhauerien ,Philippe
                        C’est vrai, quand on pense à la masse des sublimations que la sexualité humaine a pu produire, on se dit que c’est tout de même une belle invention de la nature..
                        Chopin ,sans ses tourments affectifs, que serait-il ?

                        Le meilleur des mondes :Pouah !


                      • ZEN ZEN 26 juin 2009 19:39

                        @ Philippe
                        Ben oui, de même que tu fais de la prose -et quelle prose ! - sans le savoir...
                        Très facile à lire ,Schopenhauer, qui voulait se faire comprendre de tous, sans jargon inutile
                        Parfois un peu désespérant, mais ça réveille !


                      • boris boris 26 juin 2009 16:19

                        En régle générale chez les mamiféres c’est plutôt partouze générale que parthogénése !


                        • omar omar 26 juin 2009 17:11

                          Super texte et pour le moins instructif


                          • MICHEL GERMAIN jacques Roux 26 juin 2009 17:17

                            Un avertissement de la rédaction : Attention ça va un peu choquer.


                             
                            Et si les pratiques sexuelles chez l’humain n’avaient une fin reproductive qu’accessoirement ? Oui, on m’aura bien compris, combien de fois faut il faire l’amour « comme il faut » pour que ça donne, en 9 mois en moyenne, un bébé ?

                            « Comme il faut » c’est sans tous les trucs un peu marrant, mais nombreux en termes de pratiques si j’en crois ce que j’entends, que les religions réprouvent. Je vais pas faire dans la revue de détail puisque l’on pense toutes et tous aux mêmes choses...bandes de cochons.

                            C’est constater que la nature nous a autorisé, individuellement aussi, à avoir les bras assez longs pour nous permettre de vérifier avec grand plaisir que tout est toujours bien là et à y rester un peu tout tremblant d’émotion.

                            C’est, à ce propos, constater que, chez les filles, il y a même un petit coin spécialement dédié à une recherche perso dans cette même région que le tourisme individuel ne se lasse jamais de visiter.

                            Et tout ces gens qui se marrent bien entre personnes du même sexe, vous croyez vraiment que, depuis qu’on pratique malgré les interdictions morales, elles tentent le clonage ou la parthénogénèse ? non, ici la reproduction se fait de bouche à oreille si j’ose ainsi m’expimer.

                            Bref le sexe c’est d’abord fait pour s’éclater entre amis, au sens profond du terme. 

                            Au plaisir.



                            • Walden Walden 29 juin 2009 13:16

                              « Bref le sexe c’est d’abord fait pour s’éclater entre amis, au sens profond du terme.  »

                              Stricto sensu, certainement pas. D’un point de vue scientifique, il semble bien que le sexe soit apparu d’abord pour procréer, c’est à dire permettre une perpétuation de l’espèce avec une variabilité créative du capital génétique que ne permet pas la simple reproduction (à l’identique).

                              Que l’appareil génital soit ensuite utilisé à d’autres fins, c’est une autre histoire qui regarde avant tout chacun smiley

                              En d’autres termes, vous faites une confusion entre l’utilité par vocation, telle que l’entend le titre en forme de question de l’article, et « l’utilité » par opportunité. La première est nécessaire, la seconde est contingente.

                              ... Tout le plaisir est pour moi smiley


                            • maxim maxim 26 juin 2009 17:53

                              alors là !.......ah bon ? le sexe ne sert pas qu’à faire pipi ? on m’aurait caché des choses ? smiley


                              • ZEN ZEN 26 juin 2009 19:22

                                Maxim, on va t’expliquer, maintenant que tu es un grand... smiley


                              • maxim maxim 26 juin 2009 23:17

                                salut Zen ....oui,

                                des explications avec croquis à l’appui ,j’ai du temps à rattraper !....


                              • maxim maxim 26 juin 2009 23:18

                                salut Furtif ...

                                ah bon ,pourquoi, ça t’arrives de ne plus y arriver ?..... smiley


                              • L'enfoiré L’enfoiré 26 juin 2009 17:58

                                 

                                Bonjour Epeire,

                                Heureux de retrouver ton humour.

                                Je ne sais pourquoi mais ton histoire me rappelle une autre de mon époque.

                                Henri Vernes cela ne te dit probablement rien.

                                Dans ma jeunesse, j’étais un lecteur assidu de ses bouquins Bob Morane, redresseur de tort, James Bond avant l’heure.

                                Parmi ses ennemis il y avait l’Ombre Jaune, Monsieur Ming. Ce diable d’homme était parvenu à se cloner. Ce qui rendait la tâche de Morane bien délicate. On ne parlait pas encore de binaire.


                                De proche en proche, puisque tu parles du président qui il faut bien l’avouer que le vôtre se trouve partout devant les caméras, je me demande s’il n’a pas déjà pas quelques doubles.

                                Rappelle toi du temps de Sadam Hussein, déjà, on parlait aussi de doubles de sa personne.

                                Et puis il y a le mouvement Raélien (bizarre que Wiki parle de mouvement) qui se targuait d’avoir cloner un humain. Mais eux venait avec le secours des extraterrestres.

                                Et puis il y a les doubles imaginaires : les schizophrènes.

                                Pour finir, il y a ceux qui voient double après avoir ingurgité un peu trop de liquide.

                                Tous des candidats disciple de Boole, en somme.

                                Et voilà que Darwin refait surface pour suivre ton texte.

                                Oh, sélection naturelle que de drames n’as-tu pas entrainés sur ton passage.

                                Un ancêtre commun et déjà des questions à se poser : va-t-il avoir être mon clown ou mon clone.

                                Le Grand Mendel avait bien quelques gènes de derrière las fagots pour expliquer que tous n’était pas aussi régler que sur papier à musique. Il y avait sur la clé de sol, quelques touches noires, quelques touches blanches, quelques touches jaunies par le soleil, et quelques touches grises quand on ne crayonnait pas assez fort sur le papier.

                                Trop tard de demander à Michael Jackson pour savoir comment il faisait.

                                Tu parles de l’an 13941, d’un ordinateur générateur de 3D. Là, je suis étonné. L’hologramme ou téléportateur ? Car à cette époque, si l’on veut continuer à voir en vert, il faudra que l’on voyage sans déplacement d’air.

                                Pour le reste je reviendrai, car ton article demande des commentaires aussi longs.


                                • Vincent Frédéric Stéphane 26 juin 2009 18:14

                                  Bonjour et merci pour votre article.

                                  A propos du tabou de l’inceste, j’ai récemment entendu soutenir l’idée que c’était un comportement commun à nos cousins simiesques et que ce trait était en fait naturel, ayant vraisemblablement son origine chez un ancètre commun, et non culturel, comme on a naturellement tendance à le justifier.

                                  Qu’en pensez-vous ?


                                  • Epeire 27 juin 2009 08:39

                                    En fait, j’imagine qu’il y a sans doute des deux. Les justifications culturelles sont nombreuses (s’allier durablement avec une autre famille par exemple et échange de technique et/ou de culture : pas besoin d’aller au bout du monde pour cela, qui n’a pas changé ses habitudes par rapport à ses parents en se mettant en couple ?)

                                    Après, les espèces n’ayant pas pour « tradition » (notez les guillemets) de se reproduire par consanguinité ont toutes des systèmes pour l’éviter : chez certaines plantes les parties mâles et femelles sont séparés dans l’espace ou dans le temps(cas de la figue qui ne peut pas se polinniser toute seule et a besoin de la guêpe que je cite dans l’article pour sa reproduction), certaines plantes s’interdisent le pollen venant de plantes étroitement apparenté ou le leur (c’est même le sujet de mon stage cet été), et la plupart des animaux l’évitent par la dispersion, lorsque les jeunes quittent le groupe pour s’en aller au loin. Dans les animaux à structure sociale solide ce sont soit les mâles soit les femelles qui s’en vont rejoindre un autre groupe. Après comment on ne sait pas comment les bonobos ou les chimpanzés « justifient » dans leur tête le fait qu’ils ont ce comportement.

                                    Ce qui est sûr c’est que pratiquer la consanguinité chez une espèce qui n’en a pas l’habitude est très dangereux car les allèles délétères (pas forcément aussi délétère que la mucoviscidose mais les petites choses qui n’empêchent pas de vivre mais qui à plusieurs ne sont pas bonnes pour la survie) se seront accumulées sans être éliminées au fur et à mesure et les probabilités d’être homozygote (deux allèles identiques pour un même gène, il n’y a pas de copie de secours fonctionnelle) en cas de consanguinité sont énormes, et en plus pour tous les gènes à la fois. Il y a donc tout intérêt à la réduire au maximum dans ces cas là.
                                    A noter qu’avoir la preuve génétique d’une importante consanguinité en biologie de conservation des espèces est une preuve de la mauvaise santé de la population étudiée... Dans ces cas soit on fait venir des individus d’une autre population, soit ça veut dire que l’extinction n’est pas loin...


                                  • Internaute Internaute 27 juin 2009 09:38

                                    Je prend ce fil un peu au hasard sans avoir lu l’article mais votre commentaire.

                                    Vous dites que lorsque la consanguinité est fortement marquée, l’extinction n’est pas loin.

                                    Tout d’abord il faudrait savoir ce qu’on entend par consanguinité. S’il s’agit du mariage d’un père avec sa fille ou d’un frère avec sa soeur on est d’accord là dessus. Maintenant, s’il s’agit du mariage d’une homme avec une fille de son même village, je ne vous suis plus du tout.

                                    L’homme s’est d’abord constitué en groupes de toutes petites taille qui ont nécessairement pratiqué la consanguinité la plus stricte pendant des siècles. Cela ne nous a pas empêché d’arriver à 6 milliards. Les tribus indiennes actuelles sont toutes consanguines et les individus sont beaux et en bonne santé. Ils ne résistent pas à nos maladies mais c’est un autre sujet.

                                    La consanguinité accumule peut-être les tares mais elles sont éliminées par la sélection naturelle. Au bout du compte ne se répilquent que les individus sains. Si c’était le contraire, les tribus indiennes auraient toutes des tares visibles ce qui n’est pas le cas.

                                    Sur ce sujet il y a une distorsion culturelle et politique trés forte. Ceux qui poussent au métissage ont vite fait de sortir l’exemple de deux tarés célèbres pour en déduire que la consanguinité conduit au développement des tares puis à la disparition de l’espèce. Les faits démontrent le contraire. C’est la consanguinité (au sens large) qui permet la perpétuation du clan, de la race et au-delà de l’espèce. Ceci n’interdit pas la diversification par l’évolution. Le métissage est au contraire une régression qui diminue le nombre de génomes et détruit les variétés. Ce n’est pas la marche de la nature. En liberté vivent côte à côte des nués d’oiseaux interfécons que ne différencient qu’une petite plume de couleur différente sur la tête. Cependant ils ne se mélangent jamais. Il n’y a qu’en captivité que les animaux se métissent, par la force. Au zoo de Thoiry on a même obtenu le croisement d’un lion et d’un tigre, stérile fort heureusement (tiens, le métissage a apporté une tare, c’est pas possible).

                                    La recherche des femmes chez les autres tribus fait selon moi plus partie de la quête du butin que d’une pulsion instinctive pour lutter contre la consanguinité. Il suffit de regarder le comportement des tribus les moins civilisées aujourd’hui encore. Par exemple lors des récents événements de Côte d’Ivoire, les françaises se sont faites violer par les noirs qui ont conquis leur quartier. Croyez-vous que ce soit pour se métisser ? J’en doute vu le nombre d’habitants à Abidjan. C’est le même phénomène de quête du butin qui poussaient les vinkings à ramener chez eux quelques saxonnes.

                                    Le métissage est porteur de tares et de maladies. Au Mexique, pendant des années le mariage entre indiens et noirs a été interdit car cela donnait des individus disons pas au mieux de leur forme, avec des problèmes de peaux (acnée) assez graves. Je sais, cela fait nazi d’en parler mais c’est cependant la vérité, vérifiez la loi mexicaine. Regardez aussi les « races » de chiens obtenues par métissage. Il y en a même qui n’arrivent plus à voir devant eux, d’autres qui marchent avec difficulté sur des pattes trop courtes alors qu’ils descendent de dogues allemands, d’Husky ou de Saint-Bernard.

                                    Dans le domaine végétal, l’hybridisation est une catastrophe et en tant que scientifique vous devez le reconnaître. Avant d’obtenir par croisement une plante qui ait quelque avantage on en obtient cent qui ne valent rien du tout. Les ratés on peut les jeter à la poubelle ce qui n’est pas le cas des hommes obtenus par métissage. L’hybridisation (le métissage) fait que nous avons aujourd’hui à peu prés perdu les agrumes, le marché nous vendant quelque chose qui se situe entre le pamplemousse et la mandarine et qu’on appelle une fois orange, une fois pamplemousse l’autre fois mandarine ou clémentine selon leur taille.

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