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Accueil du site > Actualités > Technologies > Albert Einstein, le savant pas fou mais anticonformiste !

Albert Einstein, le savant pas fou mais anticonformiste !

« Une personne qui n’a jamais commis d’erreur n’a jamais tenté d’innover. »
« Si vous ne pouvez expliquer un concept à un enfant de six ans,
c’est que vous ne le comprenez pas complètement. »

« J’aime penser que la lune est là même si je ne la regarde pas. »



Il y a juste soixante ans, l’un des plus grands scientifiques de l’histoire de l’humanité s’est éteint. Albert Einstein est mort d’une rupture d’anévrisme à Princeton le 18 avril 1955 à l’âge de 76 ans (né le 14 mars 1879 à Ulm). Allemand, Suisse puis Américain, il incarne la science dans tous ses mythes.

Il fait partie de ces hommes historiques qui appartiennent à toute l’humanité, un peu à l’instar d’un Gandhi ou d’autres personnalités comme Nelson Mandela et Jean-Paul II. À la fois scientifique connu hors du champ scientifique (s’il est facile pour un non historien de citer le nom d’un historien, il est beaucoup plus difficile pour un non scientifique de citer le nom d’un scientifique, sauf s’il a reçu le Prix Nobel… et encore !), connu internationalement, devenu ainsi une conscience mondiale de la science mais aussi de la politique, des droits de l’homme, du pacifisme.

Cette célébrité universelle, Einstein s’en amusait régulièrement : « Cela pourrait bien provenir du désir irréalisable pour beaucoup de comprendre quelques idées que j’ai trouvées, dans une lutte sans relâche, avec mes faibles forces. » (1934). Comme pour beaucoup de personnes célèbres, il a laissé un nombre considérable de "citations".

Loin d’être un homme idéal, il était décrit par Pierre Le Hir dans "Le Monde" du 8 juin 2005 ainsi : « Mauvais mari (…), piètre père (…), toute sa vie, il préférera ses équations, son violon, ses parties de voile et ses conquêtes féminines (…) à ses proches. ».

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Fasciné par son Précis de géométrie euclidienne reçu à l’âge de 12 ans, Einstein était plutôt un mauvais élève car incapable de s’adapter à la discipline, à l’autorité et au bachotage. Trop indépendant d’esprit, trop anticonformiste. Il a réussi cependant à suivre des études scientifiques à l’École polytechnique de Zurich (de 1896 à 1900) puis a soutenu sa thèse de physique sur le mouvement brownien le 15 janvier 1906 ("Une nouvelle détermination des dimensions moléculaires").


« L’imagination est plus importante que la connaissance. La connaissance est limitée alors que l’imagination englobe le monde entier, stimule le progrès, suscite l’évolution. » ("Sur la Science")

Sa personnalité très peu conventionnelle, sa créativité, sa sensibilité (il jouait du violon dans des concerts), sa carrière hors des sentiers battus de l’excellence universitaire (il a été recruté petit employé à l’Office des brevets de Berne en juin 1902 après deux ans de situation très précaire, ce qui lui a permis de voir tout ce qui se créait pendant une certaine période), son originalité intellectuelle et sa perspicacité ont donné à Albert Einstein tous les atouts pour devenir le symbole du physicien moderne.

Qu’il fût un génie est indiscutable, qu’il fût le plus grand de sa génération, là, c’est discutable, car Niels Bohr et Paul Dirac furent, de son époque, également des pointures historiques peu égalées, si ce n’est par un James Clerk Maxwell ou un Isaac Newton. C’est-à-dire par des très grands dans l’histoire des sciences.

L’obsession d’Einstein date de son adolescence avec une chose qui le préoccupait et le fascinait : la lumière. Officiellement onde à son époque, il reprit l’idée newtonienne de particule : il montra en effet plus tard que la lumière était aussi corpusculaire (le grain de lumière se fit appeler photon) et le physicien français Louis de Broglie généralisa l’ambivalence de toute la matière entre onde et particule.


« Ce qui est incompréhensible, c’est que le monde soit compréhensible. »

Einstein commença à être connu en 1905, il y a cent dix ans, lorsqu’il publia quatre articles scientifiques majeurs dans la revue "Annalen der Physik". Il y exposa sa théorie de la relativité restreinte (dans un article de trente pages intitulé "Sur l’électrodynamique des corps en mouvement", soumis le 30 juin 1905 et publié le 26 septembre 1905). L’idée était de se demander quelle serait la vitesse constatée si le voyageur se déplaçait à la vitesse de la lumière. À l’aide d’équations assez simples (des générations d’élèves de terminales pouvaient les utiliser), il démontra que la vitesse de la lumière dans le vide (soit environ 300 000 kilomètres par seconde) était une vitesse invariante et aussi une vitesse limite qu’on ne peut pas dépasser.

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Pour le proclamer, il suffisait juste de regarder la formulation des principales grandeurs (masse, énergie, etc.) auxquelles Einstein avait adjoint un coefficient, inverse de la racine carrée d’une différence, l’intérieur de la racine carrée s’annulant si la vitesse était égale à la vitesse de la lumière (division par zéro, donc valeur infinie), et si la vitesse était supérieure à la vitesse de la lumière, l’intérieur de la racine carrée serait négatif (donc, valeur complexe).

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En clair, la composante relativiste rend la durée et la distance dépendante de la vitesse (dilatation du temps ou de l’espace). À la fin de sa vie, l’économiste Maurice Allais (qui fut de formation scientifique) remit en cause la relativité dans un livre considéré comme fantaisiste par les physiciens : "L’effondrement de la théorie de la relativité" (2004). Le physicien français Jean-Marc Lévy-Leblond a parlé d’un "chauvinisme polytechnicien" pour expliquer certaines oppositions (surtout françaises) aux travaux d’Einstein.


« Placez votre main sur un poêle une minute et ça vous semble durer une heure. Asseyez-vous auprès d’une jolie fille une heure et ça vous semble durer une minute. C’est ça, la relativité. »

Dans un autre article publié quelques semaines plus tard, Einstein est allé jusqu’au bout de sa théorie de la relativité restreinte en proposant une relation simple entre l’énergie et la masse, formule désormais très célèbre, connu même par ceux qui ne comprennent rien en physique : E = mc2.

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Cette relation donne en fait une équivalence révolutionnaire entre l’énergie et la masse. Elle permet de mieux comprendre les réactions nucléaire (en particulier, la combustion du Soleil, fusion, et aussi la fission nucléaire) mais aussi la formation de l’Univers, au départ (appelé Big Bang), une énergie immense, qui, au fil du temps (le temps est alors créé avec la création de l’Univers), se condense (refroidit) en se transformant en matière (étoiles, planètes, comètes, etc.).

L’application de l’équivalence a donné aussi la bombe nucléaire : « Le pouvoir débridé de l’atome a tout transformé, sauf notre mode de pensée ! ». Einstein, qui avait initialement encouragé le Président Franklin Roosevelt (dans une lettre le 2 août 1939) à fabriquer la bombe nucléaire pour éviter que l’Allemagne nazie ne parvînt à la posséder avant les Alliés, regretta amèrement les deux explosion à Hiroshima et Nagasaki les 6 et 9 août 1945 : « Je crois que les anciens chinois avaient raison. Il est impossible de tirer toutes les conséquences de ses actes. ».

Cette première entrée dans le bain public de la pensée scientifique avait eu lieu au même moment que la "catastrophe ultraviolette" qui permit à Max Planck de jeter les bases de la théorie quantique. Dès l’été 1909, Einstein fut intégré dans la "communauté scientifique internationale" (il reçut de nombreuses offres d’embauche en Allemagne ou ailleurs) et fut invité pour la première fois au fameux Congrès Solvay en 1911 (où il rencontra Paul Langevin, Marie Curie, Max Planck et plein d’autres éminents collègues).

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Comme pour d’autres scientifiques célèbres (la baignoire d’Archimède, la pomme de Newton, et plus tard, le chat de Schrödinger), Einstein a eu droit, lui aussi, à une expérience de la pensée pour mieux faire comprendre sa théorie de la relativité et surtout, la relativité du temps avec le paradoxe des jumeaux présenté par le physicien français Paul Langevin en 1911 à Bologne (on parle aussi des "jumeaux de Langevin", je les aurais plutôt appelés les "jumeaux d’Einstein"). L’un restant sur Terre et sédentaire, l’autre voyageant dans l’Espace à la vitesse de la lumière, et au bout de quelques décennies, le voyageur retrouve son frère vieilli de cinquante années de plus que lui. Chacun ayant pris une horloge, les deux horloges affichent des heures ou des dates différentes.

On aurait pu penser que son Prix Nobel (en 1921) fût attribué pour honorer la relativité restreinte mais non, le prix a récompensé ses travaux sur l’effet photoélectrique (publiés aussi en 1905) qui furent des éléments majeurs de la physique quantique. Il confirmait les premiers travaux de Planck sur les quanta et la nature corpusculaire de la lumière.

La théorie de la relativité restreinte était cependant inopérante dans le cas des champs gravitationnels forts qui déforment trop l’Espace-temps. En 1915, Einstein a donc élaboré la théorie de la relativité générale qui complète la précédente et qui est une nouvelle théorie de la gravitation. Contrairement aux physiciens "expérimentaux" (observent puis essaient de comprendre), Einstein partait de la théorie, du calcul, pour aboutir à des idées qui, ensuite, devaient être validées par l’observation. Or, l’une des idées les plus farfelues (pour le bon sens), c’était que le rayon de lumière d’une étoile était dévié par la masse (d’une autre étoile par exemple).


« Rien n’est plus proche du vrai que le faux. » ("Comment je vois le monde")

Ainsi, l’observation d’étoiles pouvait confirmer ou infirmer cette théorie. À cause de la Première Guerre mondiale, une expédition pour observer une éclipse du Soleil fut annulée (ce qui tombait bien car Einstein avait commis une erreur de calcul qui aurait discrédité la puissance prédictive de sa théorie). Il a pu finalement prouver la justesse de sa théorie avec l’observation de l’éclipse totale du Soleil du 29 mai 1919 grâce aux travaux de l’astronome britannique Arthur Eddington, l’un des très rares scientifiques à être capables de faire les calculs de la relativité d’Einstein (en fait, le mauvais temps avait rendu les mesures très incertaines, mais d’autres travaux avaient au même moment confirmé la théorie).

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En 1917, Einstein se tourna vers la physique quantique en imaginant l’émission induite d’un atome excité par un photon, ce qui donna plus tard le maser et le laser. En 1928, le physicien britannique Paul Dirac développa une théorie mettant en relation la relativité et la physique quantique. Cela a abouti au concept de spin d’une particule (le paramètre le plus important) et, en 1932, à la prédiction de l’existence de l’antimatière (qui fut observée par la suite).

Un autre grand pan du travail scientifique d’Albert Einstein fut sa réfutation de la nature probabiliste de la physique quantique. En ce sens, il était le principal "opposant" (mais néanmoins ami) de Niels Bohr qui, lui, "menait" l’école de Copenhague (l’interprétation de Copenhague), très pragmatique, qui refusait toute spéculation philosophique pour ne regarder que ce qui fonctionnait dans la théorie quantique (et qui a donné beaucoup de applications très utiles aujourd’hui).

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Or, Einstein ne se satisfaisait pas de ce pragmatisme, intellectuellement et même spirituellement : Juif mais athée en même temps (c’est parce qu’il était Juif qu’il a préféré s’exiler aux États-Unis en janvier 1933, quelques semaines avant l’arrivée au pouvoir du chef nazi Adolf Hitler : « Je passe actuellement en Allemagne pour un savant allemand et en Angleterre pour un Juif suisse. Supposons que le sort fasse de moi une bête noire, je deviendrai au contraire un Juif suisse en Allemagne, et un savant allemand en Angleterre. »), déterministe, il ne concevait pas que… selon sa célèbre formule, Dieu jouât aux dés (« Gott würfelt nicht. » énoncé au Congrès Solvay de 1927, et Bohr lui répondit : « Qui êtes-vous Albert Einstein pour dire à Dieu ce qu’il doit faire ? »).


« Il n’y a que deux façons de vivre sa vie : l’une en faisant comme si rien n’était un miracle, l’autre en faisant comme si tout était un miracle. »

Pendant plusieurs décennies, il a donc cherché une théorie qui unifierait l’ensemble des forces de la nature (aujourd’hui, la gravitation n’est pas confirmée sur le modèle quantique ; en gros, l’infiniment grand et l’infiniment petit ne sont pas conciliables par une seule et même théorie).

Ce fut d’ailleurs bien après sa disparition, grâce au mathématicien John Bell qui formula un théorème en 1964 sur la théorie des ensembles que le physicien français Alain Aspect a pu démontrer expérimentalement l’intrication quantique en 1982 et donc, qu’Einstein, sur ce sujet, avait eu tort (jusqu’à cette date, aucun dispositif expérimental n’était en mesure de départager les différents avis sur le sujet). Alain Aspect, qui a reçu il y a quelques années la Médaille d’Or du CNRS (la plus haute distinction scientifique en France) fait partie depuis plusieurs années des "nobélisables" français.

La bataille d’Einstein contre la physique quantique (pour simplifier) n’a évidemment pas été inutile, au contraire, car toutes ses remarques, ses réticences, ses questions étaient formidablement pertinentes, ses critiques extraordinairement constructives, et ont ainsi permis à la théorie, en lui apportant des réponses solides, de la renforcer (paradoxalement !), de la préciser.


« Il est plus facile de briser un atome que de briser un préjugé. »

Bien avant le début de la Seconde Guerre mondiale, Einstein était devenu également une personnalité mondiale atypique dont l’action, la pensée et surtout l’influence dépassait largement le champ scientifique.

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Pacifiste, contre l’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins militaires, il avait des mots très durs contre les armées : « Celui qui défile au pas avec plaisir, au son d’une musique, ne mérite que mon mépris. C’est par erreur qu’il a reçu un cerveau, alors que la moelle épinière lui aurait amplement suffi. » (1934).


« La politique, c’est éphémère, mais une équation est éternelle. »

En novembre 1952, le Premier Ministre israélien David Ben Gourion lui proposa de devenir le deuxième Président de l’État d’Israël pour succéder à Chaïm Weizmann qui venait de mourir. Modeste et raisonnable, et aussi déjà fatigué, Einstein déclina l’offre et le remercia par ces quelques mots : « D’abord, si je connais les lois de l’Univers, je ne connais presque rien aux êtres humains. De plus, il semble qu’un Président d’Israël doit parfois signer des choses qu’il désapprouve, et personne ne peut imaginer que je puisse faire cela. » (Lettre du 17 novembre 1952).

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Au fait, Einstein, Juif, c’est surtout parce qu’on le disait ainsi, car lui n’avait pas de religion, juste une spiritualité toute personnelle, une sorte de religion cosmique. Est-ce en partie pour cela qu’en France, depuis qu’il y a Internet, des remises en cause sur l’origine de la relativité sont régulièrement émises, comme traduction parfois à finalité chauvine si ce n'est quasi-antisémite ? Pour être bien clair, bien entendu qu’Albert Einstein s’est servi des travaux du grand mathématicien (lorrain) Henri Poincaré, mais aussi du grand physicien néerlandais Hendrik Lorentz et encore des physiciens américains Albert Michelson et Edward Morley, et également du grand mathématicien allemand David Hilbert.

C’est ne rien comprendre au fonctionnement de la science que de croire qu’Einstein aurait usurpé ou plagié Poincaré (qui, lui-même, avait reconnu qu’Einstein ne l’avait pas plagié) : chaque nouvelle découverte se construit à partir des anciennes (qu’on appelle "l’état de l’art"), sinon, aucune progression ne serait possible ou alors, on réinventerait le monde plusieurs fois inutilement. Parfois, ce fut aussi le cas dans la découverte du virus du sida, une même découverte se fait parallèlement et indépendamment parce que l’époque était "mûre" (comme l’a expliqué Einstein en 1946, voir ci-dessous).

Henri Poincaré a en effet présenté à l’Académie des sciences de Paris le 5 juin 1905 les équations des transformations de Lorentz qui furent à la base de la relativité restreinte. Mais il n’a pas du tout fait la même interprétation physique qu’Einstein car Poincaré croyait à l’éther et au temps absolu alors qu’Einstein s’est fondé sur l’invariance de la vitesse de la lumière.

Néanmoins, en 1912, sur proposition du dernier récipiendaire, le physicien allemand Wilhelm Wien, Prix Nobel de Physique 1911 "pour ses travaux sur les lois du rayonnement de la chaleur", le Comité Nobel aurait pu attribuer un Prix Nobel de Physique pour la relativité aux trois chercheurs Albert Einstein, Hendrik Lorentz et Henri Poincaré mais ce dernier est mort trop tôt, le 17 juillet 1912. En octobre 1912, le Prix Nobel de Physique fut finalement attribué au physicien suédois Gustaf Dalen "pour son invention de régulateurs automatiques utilisés en parallèle avec des accumulateurs gazeux, appareils servant à illuminer les phares et les bouées".

D’ailleurs, personne n’a jamais retiré à Lorentz ni à Poincaré leur apport très important à la théorie de la relativité, même si Einstein a su le mieux la concevoir, l’exprimer et la comprendre, notamment en formulant ces deux postulats : « Toutes les lois de la physique (…) sont vraies dans tous les référentiels inertiels. » et « La vitesse de la lumière est la même dans tous les référentiels inertiels. ».

En 1946, Einstein a d’ailleurs très bien résumé l’apport des uns et des autres : « Il est hors de doute que si l’on jette un coup d’œil rétrospectif sur son évolution, la théorie de la relativité était mûre en 1905. Lorentz avait déjà découvert, par l’analyse des équations de Maxwell, la transformation qui porte son nom. De son côté, Henri Poincaré a pénétré plus profondément dans la nature de ces relations. Quant à moi, je n’avais connaissance, à cette époque, que de l’œuvre importante de 1895 de Lorentz mais non des travaux ultérieurs de Lorentz et, pas davantage, des recherches consécutives de Poincaré. En ce sens, mon travail de 1905 est indépendant. Ce qui est nouveau dans ce mémoire, c’est d’avoir découvert que la portée de la transformation de Lorentz dépassait sa connexion avec les équations de Maxwell et mettait en cause la nature de l’espace et du temps. Ce qui était également nouveau, c’est que l’invariance de Lorentz est une condition générale pour la théorie physique. ».


« Le monde est dangereux à vivre. Non pas à tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire. »

Albert Einstein était très photogénique, sa personnalité indépendante, ses moustaches, ses cheveux mal coiffés et son attitude décontractée ont beaucoup aidé à en faire une légende. Le point culminant de cette notoriété fut sans doute le 14 mars 1951, lorsqu’il fêta son 72e anniversaire. Avec beaucoup d’insistance, Arthur Sasse, un photographe, lui demanda de sourire pour sa photo. Einstein, assez lassé par ce harcèlement, lui tira finalement la langue par esprit de contradiction. Le grand savant dédicaça au verso de la photographie : « Ce geste que vous aimerez, parce qu’il est destiné à toute l’humanité. Un civil peut se permettre de faire ce qu’aucun diplomate n’oserait. Votre auditeur loyal et reconnaissant. A. Einstein. » (1953).

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Einstein commenta par la suite cette photo : « Cette pose révèle bien mon comportement. J’ai toujours eu de la difficulté à accepter l’autorité, et ici, tirer la langue à un photographe qui s’attend sûrement à une pose plus solennelle, cela signifie que l’on refuse de se prêter au jeu de la représentation, que l’on se refuse à livrer une image de soi conforme aux règles du genre. ». La photographie dédicacée a été vendue aux enchères à David Waxman au prix de quarante-cinq mille livres sterling.


« La folie est de toujours se comporter de la même manière et de s’attendre à un résultat différent. »

Après sa mort, Albert Einstein fut incinéré et ses cendres furent dispersées dans un lieu tenu secret. Néanmoins, le médecin légiste et son ophtalmologiste avaient pris soin de prélever son cerveau et ses yeux pour d’éventuelles analyses ultérieures. Thomas Harvey a ainsi affirmé que le cerveau avait un nombre plus élevé que la moyenne d’astrocytes.

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Un autre médecin qui avait analysé également le cerveau, Marian Diamond, a observé lui aussi une forte proportion de ces astrocytes (ce sont cellules qui alimentent le système nerveux central en oxygène et nutriments), qui, selon lui, « occupent une place déterminante dans le développement de l’intelligence ». De plus, la zone du raisonnement abstrait aurait pris une place plus grande que la moyenne au détriment de la zone du langage (à cause de l’inclinaison du sillon latéral). La conclusion de ces observations a cependant été récemment contestée par Terence Hines (dans "Neuromythology of Einstein’s brain", Brain and Cognition, vol. 88, July 2014, pp. 21-25).

Le monde de 2015 vit encore de ces apports monumentaux d’Einstein, avec le GPS, le laser, les smartphones, les centrales nucléaires, la tomographie par émission de positrons (imagerie médicale), l’accélérateur de particules (comme le LHC au CERN de Genève), etc. (et j’oublie plein d’autres applications). S’il n’y avait pas eu Hitler ni Staline, on aurait pu dire que le XXe siècle aurait été le "Siècle d’Einstein" comme le XVIIIe siècle a été le "Siècle de Voltaire". Quant au XXIe siècle…


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (18 avril 2015)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :
Niels Bohr.
Paul Dirac.
Écrits d’Albert Einstein.
La publication historique.
Maurice Allais.
Luc Montagnier.

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Moyenne des avis sur cet article :  1.83/5   (29 votes)




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28 réactions à cet article    


    • JC_Lavau JC_Lavau 19 avril 2015 10:16

      @straine.

      Ce genre de paranoïaques est une honte.


    • klendatu2 18 avril 2015 11:08

      "Placez votre main sur un poêle une minute et ça vous semble durer une heure. Asseyez-vous auprès d’une jolie fille une heure et ça vous semble durer une minute. C’est ça, la relativité"

      C’est bien là le fin mot de l’histoire. A part ça, le reste est de l’ordre du détail ornemental.
       smiley


      • amiaplacidus amiaplacidus 18 avril 2015 13:40

        Sylvain Rakotoarison, vous oubliez un aspect important de la personnalité d’A. Einstein : c’était un homme de gauche.
        Voici la conclusion d’un article qu’il a écrit en 1949 (https://www.marxists.org/francais/general/einstein/1949/00/einstein.htm) elle est sans ambiguïté :
        " Je suis convaincu qu’il n’y a qu’un seul moyen d’éliminer ces maux graves, à savoir, l’établissement d’une économie socialiste, accompagnée d’un système d’éducation orienté vers des buts sociaux. Dans une telle économie, les moyens de production appartiendraient à la société elle-même et seraient utilisés d’une façon planifiée. Une économie planifiée, qui adapte la production aux besoins de la société, distribuerait le travail à faire entre tous ceux qui sont capables de travailler et garantirait les moyens d’existence à chaque homme, à chaque femme, à chaque enfant. L’éducation de l’individu devrait favoriser le développement de ses facultés innées et lui inculquer le sens de la responsabilité envers ses semblables, au lieu de la glorification du pouvoir et du succès, comme cela se fait dans la société actuelle.

        Il est cependant nécessaire de rappeler qu’une économie planifiée n’est pas encore le socialisme. Une telle économie pourrait être accompagnée d’un complet asservissement de l’individu. La réalisation du socialisme exige la solution de quelques problèmes socio-politiques extrêmement difficiles : comment serait-il possible, en face d’une centralisation extrême du pouvoir politique et économique, d’empêcher la bureaucratie de devenir toute-puissante et présomptueuse ? Comment pourrait-on protéger les droits de l’individu et assurer un contrepoids démocratique au pouvoir de la bureaucratie ?

        La clarté au sujet des buts et des problèmes du socialisme est de la plus grande importance à notre époque de transition. Puisque, dans les circonstances actuelles, la discussion libre et sans entrave de ces problèmes a été soumise à un puissant tabou, je considère que la fondation de cette revue est un important service rendu au public.".


        • Phoébée 18 avril 2015 19:26

          @amiaplacidus
          N’oubliez pas ses écrits politique qui démontraient que l’homme en question utilisait le vocabulaire de son époque : Peuple, nation, race .....

          A relire


        • Zip_N Zip_N 18 avril 2015 13:44

          "l’infiniment grand et l’infiniment petit ne sont pas conciliables par une seule et même théorie).

          Pour que se soit pas conciliable il faudrait que le petit ne provienne pas du grand et que le petit ne constitue pas le grand. J’aimerais bien avoir l’explication. Si le grand et le petit ont pas de source commune c’est que l’univers est artificiellement inséminé-disséminé et que l’énergie des forces est pas naturel. Pas conciliable veux dire pas d’origine, pas d’osmose et pas d’interaction entre leur provenance. Pas conciliable veut dire le chaos. Il faut peut être trouver autre chose que la conciliation chaotique mdr



          • amiaplacidus amiaplacidus 18 avril 2015 14:04

            @Zip_N

            Je pense que la formulation suivante serait plus adéquate : « Dans l’état actuel de nos connaissances, l’infiniment grand et l’infiniment petit ne sont pas conciliables par une seule et même théorie) ».

            Schématiquement, le modèle de a relativité générale s’applique aux grandes masses, grands espaces, grandes densités. En revanche, le modèle de la mécanique quantique est vérifiée dans l’infiniment petit, au subatomique.

            Cela dit, la frontière est plus mobile, il y a des domaines macroscopique où le modèle quantique explique les phénomènes constatés. Par exemple, l’effet tunnel et son application macroscopique dans les diodes Zener.

            Au surplus, dans le domaine intermédiaire, par exemple pour calculer la trajectoire des satellites dans le système solaire (pour autant qu’ils n’aient pas une vitesse trop grande par rapport à l’observateur), Képler, la mécanique de Newton et quelques autres sont parfaitement adéquats.

            Il y a passablement de physiciens qui travaillent actuellement sur une théorie unifiée. Celui qui obtiendra des résultats significatifs est assuré d’un Nobel de physique.


          • Rétif 18 avril 2015 22:20

            @amiaplacidus
            « Dans l’état actuel... »,la formule est juste,bien sûr !
            Seulement,qui nous dit que la science humaine dépassera un jour ce stade ?Peut-être avons nous (enfin les savants,pardon !) atteint le sommet de ce que le cerveau humain est apte à concevoir,comment savoir ?.
            Enfin,soyons optimistes !

            La théorie unifiée,c’est le rêve de toute la communauté des physiciens !
            Je crois qu’en général,quand arrive une synthèse de théories opposées, ladite synthèse se présente sous un jour qui ne ressemble en rien aux théories précédentes et où on est dans l’impossibilité d’en retrouver trace.Ce n’est pas une contradiction,mais une nouvelle construction,qui fait que le problème n’existe plus,e se pose plus,comme un autre paysage. ça m’a souvent frappé. 


          • Zip_N Zip_N 19 avril 2015 21:36

            @amiaplacidus

            Oui dans l’état actuel,

            « Celui qui obtiendra des résultats significatifs est assuré d’un Nobel de physique. »

            Oui il manque encore certainement beaucoup de Nobel pour arriver au tout. Il y a la théorie exploitable (technologie) et théorie non exploitable (philosophique) sans rendu technique accessible. Ils vont avoir quelque verbes et nom à mathématiser avant d’obtenir un résultat. C’est un problème de question, il faut poser les bonnes questions.


          • Zip_N Zip_N 19 avril 2015 21:58

            @Zip_N

            « Celui qui obtiendra des résultats significatifs »

            On attend les proportions. Une fois qu’ils auront fait le tour des mauvaises réponses et qu’ils les auront supprimées il restera les bonnes. Rien est plus proche du vrai que le faux, est une formule adéquate. 


          • Michel Maugis Michel Maugis 18 avril 2015 15:40

            Une formule d’ Einstein que Sylvain ne devrait pas apprécier :


            Question d’ un journaliste (connard) : seriez vous communiste ?

            Réponse d’ Einstein : Je suis anti anti-communiste.



            • Enabomber Enabomber 18 avril 2015 23:07

              @Michel Maugis
              Journaliste ricain je présume ?


            • Le Kergoat [Frédéric MALMARTEL] Le Kergoat 18 avril 2015 18:32

              Einstein était un escroc.

              Tout le monde sait maintenant que le vrai inventeur de la Théorie de la Relativité était Henri Poincaré. Einstein a lamentablement pompé ses écrits !

              Après cela, le dit Einstein a fait le clown pour amuser les média, et n’a d’ailleurs jamais rien trouvé !

               smiley


              • Rétif 18 avril 2015 21:57

                @Le Kergoat
                Je viens de lire votre analyse.C’est profondément intéressant.Mais,voilà,je suis pris entre deux idées,de points de vues un peu différents,entre eux mais quand même convergents bien sûr
                Et qui,en dernier lieu conduisent à des conclusions en contradiction l’une avec l’autre.
                Première une réflexion qu’on peut trouver bébête : la formule E=mc2,ne me parait pas si géniale que ça,et pour tout dire,aussi enfantine que ma réflexion tant elle est évidente.Si on reçoit un coup de poing dans la figure,tout le monde devine sans formule que la violence de l’impact sera propotionnelle à la masse du poing multipliée par la vitesse cad la violence du geste.Ca ne parait très original !

                Ou alors,l’intérêt de la dite formule ne serait nullement dans la définition de l’énergie,trop évidente,mais bel et bien,ou plutôt,dans le concept d’énergie lui-même,non ? Toute l’originalité tient dans l’idée de ce concept dans le domaine scientifique,dans la spécialisation à la science,dans son application scientifique de ce qu’on peut appeler aussi la force.
                Alors, il est évident,mais sans doute nécessaire d’énoncer,que la masse du poing proportionnellement augmentée par la vitesse = l’efficacité (tout ce qu’on peut mesurer de l’énergie).

                Je ne suis absolument scientifique,et n’ai aucune connaissance en ce domaine.

                Deuxièmement,ce que je comprend du comportement d’Einstein dans l’histoire,serait que,ce qu’il a fait,pratiquement,c’est en somme une synthèse des différentes découvertes de l’époque.
                Ce qi ne parait pas,en soi,répréhensible, si ce n’est que ,déjà,ren que pour avoir cette idée,alors qu’on a soi-même aucune découverte à son propre actif dans le « concert » des publications scientifiques.
                Car c’est bien une synthèse,semble-t- il.
                Au départ,cela ressemble bien à une malhonnêteté,et de plus,préméditée !

                Et cela devient de plus en plus fortement évident quand,dans l’exposé de cette synthèse,il n’y a aucune citation de ses devanciers. Que tout chercheur normal aurait probablement cité même sans leur avoir rien pris,juste pour mentionner l’état des recherches,si ce n’est, le plus souvent,ce en quoi Marx excellait,pour les dépolir par une critique féroce !

                Alors,du pour et du contre,mais j’aurais bien besoin qu’on m’aide.
                A moins que mes réflexions ne valent pas la peine.
                .


              • JC_Lavau JC_Lavau 19 avril 2015 10:11

                Le Kergoat reprend des escrocs, puisqu’ils lui font plaisir.


              • JC_Lavau JC_Lavau 19 avril 2015 20:13

                @Rétif. Avant de t’intéresser au 4e article d’Einstein de 1905, pense déjà à tirer la substantifique moelle du 3e.
                Les effets magnétiques du courant électrique sont à 100 % des effets relativistes.
                http://citoyens.deontolog.org/index.php/topic,1302.0.html


              • Rétif 18 avril 2015 22:00

                Enfin synthèse ou syncrétisme.Mais dans ce domaine,ça a l’air de revenir au même ...


                • Rétif 18 avril 2015 22:02

                  Synthèse ou syncrétisme,mais dans ce domaine,ça a l’air de revenir au même...


                  • Alexis_Barecq Alexis_Barecq 19 avril 2015 00:42

                    Bla bla bla...

                    Bla bla bla...
                    Bli bli.


                    • JC_Lavau JC_Lavau 19 avril 2015 01:49

                      Il n’y a qu’une seule demi-phrase incorrecte et idiote dans ce fameux mémoire de 1905 qui vous met en transe : "il reprit l’idée newtonienne de particule : il montra en effet plus tard que la lumière était aussi corpusculaire (le grain de lumière se fit appeler photon)".

                      Si chacun d’entre nous n’écrivait qu’une seule demi-phrase erronée par article, ce serait cocagne...

                      La communauté scientifique s’est montrée incapable de jouer son rôle de correcteur, là. Bien au contraire ils ont enfourché le dada, et l’ont compliqué en ahurissante usine à gaz.

                      En réalité, le seul fait que prouvaient les expériences photoélectriques, c’est qu’on ne peut acheter ou vendre de l’interaction électromagnétique que par quantum de bouclage d’action entier. Cela ne prouvait en rien que les équations de Maxwell cessaient de régir la propagation de ce quantum entre son émetteur et son absorbeur.

                      Toutes les autres expériences ne demeurent compatibles qu’avec l’optique de Fresnel de 1821, et les équations de Clerk Maxwell de 1873.

                      J’ai écrit plusieurs articles ici sur ce sujet, et le prochain est en attente là :
                      http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=166289


                      • Le421 Le421 19 avril 2015 09:57

                        80% d’opinion défavorable à l’article...

                        Ca me rappelle des propos que l’on prête à ce bon vieux Albert !!
                        « Il y a deux choses infinies. L’univers et la bêtise humaine. Quoique pour l’univers, en l’état actuel de mes connaissances, je n’en ai pas acquis l’absolue certitude... »


                        • Rétif 20 avril 2015 12:53

                          Le travail d’Einstein est quand même bien une synthèse de tous les résultats acquis précédemment en Sciences Physiques !


                          • JC_Lavau JC_Lavau 20 avril 2015 19:01

                            @Rétif.

                            Il me semble que Dupond dirait même plus !
                            A moins que ce ne soit Dupont ?


                          • Rétif 20 avril 2015 19:54

                            @JC_Lavau
                            Oui,d’accord ! je veux seulement dire ceci : que,l’idée de prendre les travaux du moment pour en faire un mélange,est,déjà,en soi,l’expression d’une finalité consciente et préméditée !
                            Au lieu de se lancer dans des recherches personnelles,amalgamer celle des autres,est déjà douteuse
                            Il ne suffit pas de s’apercevoir après coup,qu’il s’agit d’un amalgame,on peut se poser la question de l’intention de départ,celle du passage à l’acte,non ?
                            Ce qu’on peut dire comme défense, c’est qu’il s’agirait tout au plus d’une check-list,d’une récapitulation, pour aller ensuite plus loin.
                            Mais sans présenter la moindre citation et en affirmant ne rien connaitre des travaux passés,le prétexte ne joue plus !
                            Il ne s’agirait pas d’une synthèse d’aboutissement par hasard,mais d’un projet finaliste !


                          • JC_Lavau JC_Lavau 21 avril 2015 12:10

                            @Rétif.

                            Et que fais-tu des dix ans où Albert Einstein a travaillé à une question qu’il était seul à pouvoir se poser : pourquoi cette égalité entre la masse inerte et la masse pesante ?

                            Qui peut voir quelque chose de conformiste à cette élaboration de la Relativité Générale ?


                          • Zip_N Zip_N 24 avril 2015 09:31

                            « Une personne qui n’a jamais commis d’erreur n’a jamais tenté d’innover. »

                            Au paroxysme il y a eu John Nash qui à vécu des années d’erreurs maladives.


                            • Zip_N Zip_N 24 avril 2015 10:03


                              Jésus en a même fait, payé et donné de sa vie. Avec une ou 2 erreurs de moins il aurait vécu plus longtemps mais l’innovation en aurait été moins grande.

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