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Amazon et Google se lancent dans l’e-book

ebook_sony_reader.jpgEn serait-il bientôt fini des livres en papier que l’on feuillette du bout des doigts ?

Très probablement non, mais une idée qui émerge depuis plus de dix ans, à savoir le livre électronique (ou ), revient avec force ces jours-ci. Et pour cause, et projetteraient une arrivée sur le marché dans le courant de l’année.

Le New York Times nous apprend que le site de produits culturels numéro un mondial Amazon.com se lance finalement dans l’aventure e-book après plus d’un an de spéculations et devrait lancer son appareil nommé Kindle en octobre prochain, pour un prix avoisinant les $500.

Google devrait quant à lui sortir sa nouvelle version de au courant de l’automne, permettant aux auteurs de vendre au prix qu’ils désirent leurs ouvrages sur la plate-forme dédiée, Google touchant naturellement une commission sur chaque transaction. Cependant, le moteur n’aurait pour l’instant aucune intention de sortir un périphérique matériel pour lire les ouvrages, se contentant de fournir le contenu uniquement.

Sony, déjà présent sur le marché de l’e-book depuis l’introduction de son Sony Reader l’année passée (voir photo), a depuis significativement augmenté ses dépenses publicitaires dans plusieurs villes américaines. Sony Reader coûte actuellement $300, peut contenir 80 ouvrages et a une autonomie de 7 500 pages.

Du côté de Barnes & Nobles, la plus célèbre chaîne de librairies américaine, on relativise en indiquant que les lecteurs ne sont pas encore prêts à délaisser les ouvrages papier, tout en pondérant le propos et en misant sur une éventuelle sortie de périphériques pour les clients si les coûts de fabrication diminuent.

Le marché du livre est aujourd’hui estimé à $35 milliards, de quoi voir en ce marché de belles perspectives de croissance, si tant est que les lecteurs soient prêts à se séparer de leurs ouvrages papier.

Source Google-stories.com

par Clement Donzel (son site) vendredi 7 septembre 2007 - 15 réactions
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  • Par leneant (xxx.xxx.xxx.50) 7 septembre 2007 12:02

    Je ne suis pas totalement d’accord avec la remarque de Forest quoique. smiley

    Tout dépend du modèle de distribution et des ouvrages proposés (ainsi que des langues bien sur).

    A titre d’exemple, avec un simple PALM (machine qui existe depuis pas mal de temps), il n’est pas utile d’acquérir un matériel dédié pour réussir à lire un ouvrage au format électronique. De plus les supports tels que les cartes mémoire permettent de conserver un nombre d’ouvrage conséquent.

    Une telle utilisation est très pratique dans les transports en communs par exemple. Lors de mes déplacements, encombré par mon ordinateur portable, l’attrait d’un livre électronique que je peux consulter depuis mon PDA est important. Mais même ainsi je rechigne à "acheter" un livre électronique pour le consulter dans les transports avec mon PALM, à l’opposé d’un ouvrage du domaine public qui serait téléchargeable gratuitement (avec ou sans abonnement annuel). Ce qui m’importe c’est qu’il n’y ait pas de paiement à l’unité compte tenu de la volatilité du support pour le contenu de l’oeuvre.

    Je ne pense pas que produire spécifiquement du matériel dédié à la lecture électronique soit très porteur. Je ne vois ni l’utilité, ni les avantages fonctionnels d’une telle solution par rapport aux livres classiques et encore moins par rapport aux PDA qui sont multi-fonctions.

    Par contre j’en imagine parfaitement l’intérêt économique pour les industriels produisant de tels matériels s’ils arrivent a percer et à rendre attractif un tel marché avec une solution totalement fermée et propriétaire.

  • Par Pelletier Jean (xxx.xxx.xxx.35) 7 septembre 2007 14:04
    Pelletier Jean

    extrait d’un article du Nouvel observateur  : Le 1er octobre, Orsenna devient vice-président de Cytale, la start-up française qui lancera en novembre son « livre électronique », un terminal nomade dédié à la lecture d’ouvrages téléchargeables sur le web. Pourquoi Cytale ? La rencontre s’est faite au Salon du Livre, l’an dernier, par le biais de son ami Jacques Attali, l’un des cofondateurs de l’entreprise.

    Mais quand on pense que « dans tout ce qu’il vit d’important, l’homme est fait de lenteur », pourquoi diable se soumet-on au « temps internet », où tout est remis en question tous les jours ? Parce qu’Orsenna-le-boulimique ne résiste pas à l’appel de l’aventure. Parce que le « rat de bibliothèque » qu’il est se créait, bien avant l’internet, ses propres cheminements : « Ses ricochets dans l’univers du savoir ». Parce qu’ayant exploré de fond en comble le monde de l’écrit (directeur littéraire chez Ramsay, conseiller culturel de Mitterrand, nègre, auteur, directeur de collection chez Fayard), l’homme rêve de « participer à la redéfinition de l’économie du livre, de contribuer à élaborer les nouvelles règles du jeu ». Parce qu’il savoure avec gourmandise le plaisir de rejoindre une équipe comprenant « des savants ». Parce que « la meilleure façon de guetter c’est d’agir ».

    Erik Orsenna, qui connaît le Tout-Paris de l’édition, a déjà commencé à ouvrir des portes à l’e-book de Cytale. Ne partage-t-il pas l’angoisse d’une partie de l’establishment littéraire sur les dangers du numérique ? « J’étais à l’Elysée quand, à l’apparition du CD, l’industrie musicale pronostiquait un appauvrissement de l’offre, raconte-t-il. C’est l’inverse qui s’est produit ». Il est certain que beaucoup d’acteurs seront déstabilisés par ces changements, mais d’une part, souligne Orsenna, « un certain nombre d’éditeurs, aujourd’hui, ne sont en réalité que des imprimeurs ». D’autre part, les rôles restent clairs : « Cytale ne leur fait pas concurrence : c’est un diffuseur qui peut les aider à ressusciter leurs fonds ». Au demeurant, notre homme n’est pas un fétichiste du « livre-papier » : « Peu importe le support, ce qui est tabou... c’est la lecture ». Mais aussi l’écriture ! Erik Orsenna effectuera sa semaine chez Cytale, dont il est désormais coactionnaire, du lundi matin tôt au mercredi soir tard. Du jeudi au lundi, il cultivera « le temps long de l’écriture ». Sans négliger, bien sûr, le Potager du Roi. DOMINIQUE NORA

  • Par Forest Ent (xxx.xxx.xxx.205) 7 septembre 2007 11:33
    Forest Ent

    Il y a un essai de ce genre décrit à peu près tous les six mois sur AV. Ca finira bien par être vrai un jour. Mais il y a un point sur lequel il me semble tout le monde s’accorde : ça ne marchera que le jour où l’ergonomie deviendra acceptable par rapport au papier. Les LCD et plasma sont insuffisants. Il y a eu sur AV des articles parlant "d’écrans-papier", qui se rapprocheraient plus du besoin. Je pense que le jour où l’on aura enfin un vrai "papier électronique", ça sautera aux yeux.

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