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Argos : comprendre l’Océan Austral avec les éléphants de mer

Grâce à des balises Argos spécialement conçues pour l’étude, une équipe internationale de chercheurs a suivi des éléphants de mer dans leur quête de nourriture et réussi à glaner des informations inédites sur l’Océan Austral.

60 plongées par jour, à 600 m de profondeur en moyenne

« Les éléphants de mer sont des plongeurs remarquables, ils peuvent aller au-delà de 1 500 m de profondeur », s’enthousiasme Christophe Guinet, biologiste marin au CNRS. Mais ces performances ne font pas oublier au chercheur le déclin de certaines colonies d’éléphants de mer.

Celles des îles Kerguelen et Macquarie, situées près de l’Antarctique, ont perdu la moitié de leurs effectifs depuis les années 70.

Pour élucider ce mystère, Christophe Guinet et ses collègues britanniques et australiens ont décidé d’équiper une quarantaine de phoques de balises Argos (exploitées par la société CLS, filiale du CNES) uniques en leur genre.

« Cette nouvelle génération de balises* nous a permis de suivre le déplacement en mer de ces animaux, mais aussi d’étudier leur comportement de plongée et de mesurer la température et la salinité du milieu », explique Christophe Guinet.

 

Dès que les éléphants de mer sortent la tête de l’eau pour reprendre de l’air, les informations glanées par leurs balises sont instantanément transmises aux biologistes via un satellite.

Après 3 ans de suivi, les chercheurs se sont alors aperçus que les phoques en déclin des îles Kerguelen et Macquarie allaient majoritairement pêcher à proximité de l’Antarctique et de sa banquise.

Seulement voilà, dans les années 70, la surface de la banquise a diminué d’environ 6 millions de km2, entraînant avec elle une diminution de la quantité d’algues, de krill** et de poissons.

Les éléphants de mer venant s’alimenter dans la région auraient ainsi été victimes de la raréfaction de la nourriture.


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2 réactions à cet article    


  • Hieronymus Hieronymus 2 mai 2009 16:12

    Magnifique !
    cela fait rever, ces grosses masses de chair si maladroites et pataudes sur la terre ferme qui forniquent grossierement amassees les unes sur les autres ds un capharnaum epouvantable deviennent ds l’element liquide des formes somptueuses qui plongent ds les abysses insondables
    juste un peu court, on souhaiterait qq photos voire des documents animes
    cordialement


    • joletaxi 3 mai 2009 11:43

      Plutôt que de « chercher » à embêter ces charmantes petites bêtes,pour on ne sait quel but, ce « chercheur » aurait trouvé immédiatement sur internet que la banquise antarctique s’est accrue de plus de 30 % ces dernières 30 années, ce qui est à l’échelle de ce continent considérable.

      C’est fou ce qu’il a comme chercheurs !A une époque GM avait aussi une cohorte de chercheurs en tous genres,on connaît le résultat de leurs recherches.

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