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Accueil du site > Actualités > Technologies > Arrivée de la contamination en France métropolitaine ?

Arrivée de la contamination en France métropolitaine ?

L’air restera anormalement radioactif aussi longtemps que les rejets massifs de radioactivité se poursuivront à la centrale nucléaire de FUKUSHIMA DAIICHI (avec bien sûr un décalage d’une dizaine de jours du fait du déplacement de la contamination sur quelques 15 000 km).
 
D’après les modélisations, les masses d’air contaminé seraient parvenues le 23 mars en France métropolitaine. Les analyses du laboratoire de la CRIIRAD pour ce même jour démontrent que, si c’est le cas, la contamination est pour le moment très faible, inférieure aux capacités de détection de son laboratoire de spectrométrie gamma.
 
La CRIIRAD sera particulièrement attentive aux dépôts de radioactivité sur les sols car ilsvont progressivement s’accumuler, en particulier dans les zones où les précipitations seront abondantes et augmenteront les retombées radioactives en lessivant les masses d’air.
 
Premiers résultats du contrôle de la radioactivité de l’air
 
D’après les modélisations des trajectoires des rejets radioactifs de la centrale nucléaire de FukushimaDaiichi, les masses d’air contaminé seraient arrivées hier sur le territoire français. Les comptages effectuéscette nuit sur l’air prélevé hier dans la Drôme n’ont pas révélé de contamination.
 
Sur la vallée du Rhône, où le laboratoire de la CRIIRAD gère un réseau de 5 balises d’air, les analyses effectuéessur les dispositifs de filtration montrent que, dans l’hypothèse où la contamination de l’air aurait augmenté, ellen’est pas encore détectable. Les résultats sont valables pour l’air respiré par les habitants du sud-est de laFrance les lundi 21 mars, mardi 22 mars et mercredi 23 mars (jusqu’à 15h).
 
Les analyses ont été effectuées sur deux types de filtres :
 
1. les filtres papier : ils retiennent les poussières, les aérosols, en suspension dans l’air. Ils sont adaptés à la mesure des formes radioactives (radio-isotopes) du césium (césium 137 et césium 134), mais aussi de l’iode présent dans l’air sous forme particulaire. L’air est forcé par une pompe de 25 m3/h au travers du filtre qui retient les dépôts : ce sont les trainées noires sur l’image ci-contre. L’effet de bande s’explique par l’avancée séquentielle du filtre de 1 cm par heure ;
 
2. les cartouches à charbon actif qui piègent les gaz et sont nécessaires pour quantifier l’activité des radioisotopes de l’iode : iode 131 notamment, mais aussi iode 132 et 133.
 
Le principe est le même que pour les filtres papier : l’air est forcé par une pompe de 5 m3/h à travers la cartouche et l’iode gazeux (forme généralement la plus abondante) se fixe sur le charbon actif qu’elle contient.
 
Plus d’information : http://balisescriirad.free.fr/aide.htm
 
Lorsqu’aucune activité n’est détectée, il est indispensable de mentionner la limite de détection. Elle indique la précision et donc le niveau de garantie de la mesure. Si la limite de détection du césium 137 est de 77 μBq/m3 cela signifie que le laboratoire est certain à 95% que l’activité du césium 137 dans l’air est inférieure à cette valeur, sans pouvoir indiquer si elle est de l’ordre de 1 μBq/m3 – ce qui voudrait dire que les masses d’aircontaminé n’ont pas encore atteint le sud-est de la France – ou de 50 μBq/m3 ce qui attesterait au contraire de l’arrivée des particules radioactives rejetées par les installations de la centrale nucléaire de FUKUSHIMA DAIICHI.
 
A titre d’illustration, les limites de détection (1) pour le dernier comptage effectué sont les suivantes :
 - césium 137 : 77 μBq/m3
 - césium 134 : 64 μBq/m3
 - américium 241 : 86 μBq/m3
 - iode 131 : 300 μBq/m3
 
Pour rappel : le becquerel est l’unité de mesure de la radioactivité (ou activité).
1 Bq = 1 désintégration par seconde. 1 Bq = 1 000 mBq = 1 000 000 μBq.
 
NB : l’analyse a également montré la présence attendue de radionucléides naturels comme le béryllium 7 ainsi que les descendants à vie courte du radon (plomb 214 et bismuth 214 notamment) et du thoron (plomb 212 et thallium 208 notamment).
 
Dans un précédent communiqué, la CRIIRAD avait essayé d’anticiper les niveaux de risques en effectuantdiverses hypothèses pour pallier le manque de données utilisables. Elle pourra désormais donner des évaluations plus fiables sur la base des résultats de son laboratoire.

Concernant l’iode 131, radionucléide pilote pour le risque de contamination par inhalation, les premiers résultats (lundi à mercredi) permettent de garantir une activité inférieure à 300 μBq/m3 (soit 0,3 mBq/m3).Sur cette base, la CRIIRAD confirme que le risque associé à l’inhalation de l’air contaminé est très faible et ne justifie pas la mise en oeuvre de mesures de protection, que ce soit le confinement ou la prise d’iode stable (même en projetant le calcul sur 3 semaines aux mêmes niveaux d’activité).
 
En revanche, ainsi qu’elle l’écrivait dans son précédent communiqué, la CRIIRAD suivra attentivement l’évolution des dépôts au sol (voir ci-dessous) en particulier dans les zones soumises à des précipitations.
 
L’évolution de la contamination dans le temps
 
L’augmentation de la radioactivité de l’air va concerner la France aussi longtemps que d’importantes quantités de produits radioactifs s’échapperont des réacteurs et des piscines de stockage du combustible irradié de la centrale nucléaire de Fukushima.
 
Ce jour 24 mars, la question critique du refroidissement n’est résolue ni pour les réacteurs n°1, n°2 et n°3, ni pour les piscines de stockage des combustibles irradiés. Sur la base des informations disponibles, il paraît peu probable que les rejets soient stoppés dans les prochains jours.
 
L’augmentation de la radioactivité de l’air se poursuivra donc sur, au minimum, une quinzaine de jours. Lesniveaux devraient fluctuer en fonction des variations des rejets (rejets intenses lors des incendies, par exemple, ou lors des dégazages destinés à abaisser la pression dans les enceintes de confinement).
 
Sur la base des éléments qu’elle a collectés et analysés, la CRIIRAD considère que les niveaux d’exposition externeseront négligeables. Si les analyses à venir confirment des activités inférieures, ou légèrement supérieures, aux seuils de détection, les risques associés à l’inhalation de l’air resteront très faibles.
 
Reste la question des dépôts de radioactivité sur les sols : dépôts secs du fait de la gravitation et dépôtsdits humides, plus importants, liés à la pluie qui lessive l’air et précipite au sol les produits radioactifs. Sur quelques jours les dépôts seront probablement très faibles mais il faudra suivre l’accumulation progressive des retombées radioactives et contrôler en priorité les zones les plus affectées par les précipitations.
 
Précisions sur les réseaux d’alerte
 
Au cours des derniers jours, la CRIIRAD a entendu un certain nombre de déclarations sur le fait qu’il n’y a aucun risque puisque le passage des masses d’air radioactives ne sera même pas détecté par les balises de contrôle. Certains responsables ont déclaré hier que le passage des masses d’air contaminé sur la France était totalement sans danger puisque les réseaux d’alerte n’avaient détecté aucune augmentation de laradioactivité.
 
Il faut tout d’abord savoir de quelles balises il est question.
 
· Les balises de contrôle du rayonnement gamma ambiant
 
Plusieurs intervenants et/ou journalistes se référaient explicitement aux 170 balises du réseau de l’IRSN qui n’auraient pas enregistré d’augmentation, prouvant ainsi l’absence de risque. Il s’agit en fait du réseau dit Téléray qui mesure le débit de dose gamma ambiant. Ces résultats sont exprimés en microSievert par heure, notés μSv/h (ou en millième de μSv/h : nSv/h). Dans le cas des rejets de la centrale de Fukushima, ces stations de mesure n’ont pratiquement aucun intérêt, si ce n’est évidemment de pouvoir affirmer qu’il ne se passe rien de grave. Elles ne doivent pas être utilisées pour conclure à l’absence de tout risque sanitaire.
 
(cf. critiques de la CRIIRAD sur la publication de résultats en débit de dose d’intérêt limité alors que les mesures de l’activité de l’air existent mais sont confisquées par les Etats).
 
· Les balises de contrôle de la radioactivité de l’air
 
Il s’agit d’instruments de mesure équipés de pompes qui aspirent l’air extérieur et le dirigent au travers de dispositifs de filtration en face desquels sont positionnés des détecteurs de radioactivité (plusieurs types existent : détecteurs de rayonnement alpha, bêta, détecteurs calés sur les raies d’émission de l’iode 131, etc.). Ces détecteurs mesurent en temps réel et en continu les rayonnements émis par les particules qui se déposent sur les filtres (plus le débit des pompes est élevé meilleure est la précision de l’analyse). Les balises sont équipées de toute une électronique de comptage et de transmission à distance des données qui leur permet également d’appeler des téléphones d’astreinte en cas de dépassement des seuils d’alerte.
 
L’IRSN dispose de balises un peu équivalentes à celle de la CRIIRAD : il ne s’agit pas des 170 sondes du réseau Téléray mais des 13 balises du réseau SARA – surveillance automatisée de la radioactivité des aérosols. Comme leur nom l’indique, ces balises ne disposent pas de filtres spécifiques permettant de piéger l’iode radioactif et de renseigner sur son activité. Les détecteurs donnent des résultats en activité bêta et en activité alpha.
 
Les mesures effectuées en temps réel par les systèmes de détection des balises TELERAY et SARA ne peuvent alerter que sur des niveaux de contamination relativement élevés de l’air : de l’ordre du Bq/m3
pour les balises de la CRIIRAD. Elles sont destinées à donner immédiatement l’alerte pour des niveaux de contamination demandant une intervention rapide.
 
Si ces dispositifs ne détectent rien, cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de risque mais seulement qu’il n’y a pas de risque élevé. Des niveaux inférieurs peuvent tout à fait nécessiter la mise en oeuvre de mesures de protection, en particulier si la contamination dure dans le temps).
 
Rappel : En 1988, afin de mettre fin au monopole de l’Etat sur le contrôle de la radioactivité de l’air (à l’origine de graves dysfonctionnements au moment de Tchernobyl), la CRIIRAD avait défini les caractéristiques techniques des balises à mettre en place en partenariat avec les collectivités territoriales L’un des critères clefs était la présence de filtres permettant de conserver la mémoire de la contamination et de lancer des investigations complémentaires en laboratoire : identification et quantification des radionucléides présents. Le dispositif devait permettre de déterminer qui est à l’origine de la pollution et d’évaluer les risques pour les populations. A cette époque, en effet, les balises de contrôle des services officiels étaient de simples stations de mesure du débit de dose gamma. A plusieurs reprises, elles avaient détecté des augmentations du niveau de rayonnement mais impossible d’en connaître l’origine : une contamination réelle (dissimulée par l’Etat) ou, comme l’affirmait la version officielle, une panne du matériel ?
 
(1) Le laboratoire de la CRIIRAD vérifie également l’absence de niveaux détectables de dizaines d’autres éléments radioactifs artificiels émetteurs gamma, qu’il s’agisse de produits d’activation (par exemple le cobalt 58) ou de produits de fission (par exemple le tellure 132).

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46 réactions à cet article    


  • Capone13000 Capone13000 25 mars 2011 11:45

    Merci à la CRIIRAD (organisme indépendant pour une fois) de nous tenir informés.


    • eugène wermelinger eugène wermelinger 26 mars 2011 10:04

      voilà ce qu’en disent les japonais, mis à jour au quotidien :


      et ce qu’on en pense dans mon coin de France :
      Merci à la CRIIRAD, ce sont les seuls à qui je fais confiance.


    • sisyphe sisyphe 27 mars 2011 14:30

      Oui ; un grand merci à la CRIIRAD, pour ses informations scientifiques réelles et précises, et ses explications techniques, sur l’évolution de la situation, au jour le jour. 


      Evaluations qui devraient être celles d’organismes officiels, malheureusement « contrôlés » par les différents pouvoirs auxquels on sait, depuis Tchernobyl, qu’on ne peut attribuer aucune crédibilité. 

      Soutien absolu à la CRIIRAD.. 

    • cevennevive cevennevive 25 mars 2011 11:57

      Je tiens également à vous remercier vivement pour vos articles au jour le jour. Enfin un organisme qui nous tient informés EN NOUS RESPECTANT. Même, si personnellement, je ne comprends pas toutes les explications, j’ai confiance.

      Merci !!!


      • Furax Furax 25 mars 2011 12:19

        Heureusement que vous êtes là !
        Vous informez, sobrement, sans provoquer de panique, en fonction des mesures que vous réalisez vous-mêmes.
        Sinon, le perpétuel « tout va très bien madame la marquise... »


        • LE CHAT LE CHAT 25 mars 2011 12:38

          c’est très bien qu’une association d’utilié publique communique par le biais d’Agoravox avec une volonté de transparence ; merci !


          • BOBW BOBW 25 mars 2011 12:43

            Bravo et Merci l’Association d’informer les citoyens plus sèrieusement sur le fond et les détails que les « Médias spectaculaires » smiley


            • kéké02360 25 mars 2011 12:47

              Le nucléaire et les mensonges

               

              Par Sylvie Simon
              Il est difficile de parler du « nucléaire » sans parler des nombreux mensonges qui l’entourent. Actuellement, les Japonais estiment que leurs instances officielles leur mentent, c’est certain, mais c’est une habitude dans ce domaine, quel que soit le pays concerné. Le 8 décembre 1953, le président Dwight D. Eisenhower proposa à l’Assemblée générale des Nations Unies la création d’une agence internationale chargée de contrôler l’utilisation des matières nucléaires. Approuvé le 23 octobre 1956 par 81 pays, le statut de l’AIEA (Agence Internationale pour l’Énergie Atomique), lui conférait la responsabilité du contrôle de la bonne application de la sécurité et de la protection des personnes ainsi que du transfert des technologies nucléaires. Placée sous tutelle des Nations Unies, l’Agence entra officiellement en fonction le 29 juillet 1957, avec un prestige considérable.
              Mais, comme l’a constaté Greenpeace : « En voulant défendre les intérêts de l’industrie nucléaire, à plusieurs reprises déjà, l’AIEA a altéré la vérité. Son point fort a toujours été de minimiser, voire nier, les conséquences d’un accident. Tel fut le cas en 1957 lorsqu’un incendie se déclara dans l’usine de plutonium de Windscale. Incendie qui entraîna la contamination radioactive de surfaces importantes au Royaume-Uni et en mer d’Irlande. L’agence adopta la même attitude, toujours en 1957, au moment de l’accident dans la centrale de Kyshtym (URSS) et de la catastrophe qualifiée d’« impossible » dans la centrale de Three Miles Island (USA) en 1979. »
              En effet, le 23 mars 1979, la rupture d’une valve du circuit de refroidissement et la formation d’une bulle de gaz radioactive dans cette centrale située en Pennsylvanie plongea l’Amérique dans la plus vive inquiétude. La population de la région fut évacuée et les autorités affirmèrent que la situation était parfaitement maîtrisée sans préciser quelle quantité de radioactivité avait été relâchée dans l’atmosphère. Au cours des semaines qui suivirent, les feuilles des arbres et les légumes grossirent d’une manière surprenante et on parla de « prolifération anarchique », et il a fallu plus de dix ans pour dépolluer le site. Or, en 1974, le rapport Rasmussen avait estimé que l’occurrence d’un accident nucléaire qui entraînerait la mort de dix personnes était de un tous les deux cent cinquante mille ans !
              Ces accidents, pourtant bien réels, ont été minimisés de manière scandaleuse, au point que Morris Rosen, qui dirigeait alors le département de Sécurité Nucléaire à l’AIEA, déclara au mois d’août 1986, lors de la première conférence internationale d’évaluation de la catastrophe de Tchernobyl : « Même s’il y avait un accident de ce type tous les ans, je considérerais le nucléaire comme une énergie intéressante […] Tchernobyl prouve que même en cas de véritable catastrophe nucléaire, on ne peut parler d’un nombre “déraisonnable” de victimes. » Il serait intéressant de savoir quelle est sa définition d’un nombre « raisonnable » de victimes.
              De son côté, Leonard Bennet, autre représentant de l’AIEA, estimait en 1991 que « globalement, les conséquences de Tchernobyl se sont révélées moins graves que l’on ne s’y attendait » ! Cette année-là furent publiés les résultats d’un projet de recherche international sur Tchernobyl. Le service de presse de l‘AIEA conclut alors qu’aucun effet sur l’homme n’avait été constaté, hormis les trente et un pompiers décédés peu après la catastrophe du fait du rayonnement. Passant sous silence l’augmentation effarante du nombre de cancers de la thyroïde qui inquiétait déjà depuis 1990 les médecins de Biélorussie et d’Ukraine, l’agence s’était contentée de reprendre les chiffres officiels des autorités moscovites sans mettre un instant en doute leur véracité. « Comment a-t-elle pu adopter une attitude si peu critique à l’égard d’une autorité qui venait de promulguer une nouvelle loi interdisant aux médecins de stipuler sur les actes de décès la cause de ceux-ci si elle est imputable au rayonnement ? », demanda Greenpeace à cette époque. En effet, le 19 mai 1985, un an avant l’accident, le ministre soviétique de l’Énergie et de l’Électrification avait signé un décret selon lequel « les informations négatives sur l’impact écologique des centrales électriques et leurs conséquences sur le personnel, la population et l’environnement, ne pouvaient en aucun cas être diffusées à la presse ou transmises à la radio ou à la télévision ».
              Selon l’AIEA, le taux de mortalité parmi les « liquidateurs » qui ont participé aux travaux de déblaiement, ainsi que la recrudescence de cancers de la thyroïde (multipliés par cent dans les régions exposées) seraient imputables à l’angoisse irrationnelle que l’agence taxe impunément de « radiophobie » et de « tchernobylithe ». Et lorsque, au cours d’une conférence, les militants de Greenpeace demandèrent si les mutations constatées au niveau des plantes et des animaux dans les régions sinistrées (tels les changements au niveau de la moelle osseuse des vaches et de leur système immunitaire, ou la mort des deux tiers de leurs veaux) pouvaient avoir un rapport avec la « radiophobie », ils ne purent obtenir de réponse, et conclurent : « Ces vaches auraient-elles été stressées en lisant un dossier Greenpeace ou en regardant un documentaire alarmant à la télévision ? »
              La France n’est en rien responsable de cette catastrophe, mais le gouvernement a menti par solidarité avec le lobby nucléaire, tout d’abord en nous assurant que le nuage radioactif avait bien voulu contourner les frontières de notre pays et polluer d’autres contrées. Ensuite en laissant Pierre Pellerin, docteur en médecine et directeur du SCPR (Service Central de protection contre les Rayons Ionisants) qui dépendait du CNRS, gérer la crise parce qu’il était « le seul qui y connaisse quelque chose ». Interrogé au Journal de 13 heures sur TF1, le 10 mai 1986, par Jean-Claude Bourret qui s’étonnait qu’on ait attendu deux semaines pour donner des chiffres de pollution, cet « expert » n’a pas hésité à répondre : « Tout simplement parce qu’il y a eu deux ponts en deux semaines, et qu’il est très compliqué de transmettre les résultats ! » Il est de notoriété publique qu’en France les vacances sont sacrées, mais tout de même il pourrait y avoir des exceptions dans les cas d’urgence. D’autant qu’à cette époque, notre pays disposait d’un nombre incroyable de comités chargés de la sécurité nucléaire, et d’une « Cellule de presse » auprès du ministre de l’Industrie, Alain Madelin. Or, rien n’a été fait pour protéger et tout a été fait pour désinformer.
              Ainsi, le 17 janvier 2002, le journaliste Jean-Pierre Pernaut, présentateur du journal télévisé de 13 heures sur TF1, a avoué à Paris-Match : « À l’époque, en France, de faux bulletins météo ont été fabriqués par les autorités pour insinuer que le nuage de Tchernobyl s’était arrêté à nos frontières. C’était faux bien sûr. Pris de panique, nos responsables politiques ont été lamentables ». Ainsi, même les journalistes non contestataires ont fait état des libertés que prennent nos gouvernants pour désinformer ! Le 16 mai 1986, ayant été avertie de certaines inquiétudes de femmes enceintes qui craignaient pour leur enfant à naître, Michèle Barzach, Ministre délégué à la Santé, affirmait : « À la suite de l’accident survenu à Tchernobyl, le Ministre de la Santé tient à confirmer que de telles inquiétudes sont totalement injustifiées et sans aucun fondement scientifique, ni médical. Le déroulement des grossesses en cours ne nécessite aujourd’hui, à ce titre, absolument aucune précaution particulière. »
              Alors que le professeur Pellerin devait informer le gouvernement, les douze communiqués qu’il a publiés en deux jours ne comportaient aucun chiffre précis. Corinne Lepage nous explique pourquoi dans son ouvrage On ne peut rien faire, Madame le ministre (Albin Michel 1998) : « Louis Puiseux, ancien économiste à la direction d’EDF, explique dans un ouvrage déjà ancien que les laboratoires du CNRS se sont vus interdire par Monsieur Papon, (patron à l’époque du CNRS), de fournir des mesures de radioactivité 4 000 000 fois supérieures à Paris les 1er et 2 mai 1986 pour le césium et 137 400 fois supérieures au maximum de 1963. La France a caché ces chiffres de radioactivité à l’Organisation Mondiale de la Santé, comme le professeur Pellerin a refusé de fournir à mon prédécesseur les relevés. Il n’a pas hésité d’ailleurs à affirmer à la télévision, le 2 mai 1986, que “les inquiétudes concernant le tourisme en URSS sont sans fondement sanitaire”. On apprécie à sa juste valeur ce jugement péremptoire ».
              Jean-Michel Jacquemin, qui a mené pendant huit ans une enquête minutieuse sur le terrain auprès des meilleures sources scientifiques et médicales sur la catastrophe de Tchernobyl, demande quels sont les coupables. (cf. Ce fameux nuage… Tchernobyl, la France contaminée, préfacé par Théodore Monod, Ed. Sang de la Terre). « La vérité nous est distillée à dose homéopathique. Ainsi le 8 mai 1986, le SCPRI annonçait une contamination moyenne de 10 Bq/m2 en Corse, puis ce chiffre est passé à une moyenne de 1 700 Bq/m2. Fin 1997, la contamination était évaluée entre 3 000 et 6 000 Bq/m2. En 2001, l’IPSN annonce un chiffre de contamination de 10 000 à 34 000 Bq/m2. De qui se moque t-on ? » Cette tragédie est le sinistre résultat de la promotion forcenée de l’industrie nucléaire et de « l’expertise autorisée » de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et de l’AIEA qui portent toutes deux de très lourdes responsabilités.
              Il y a chez nous au total 427 plaintes auprès du Tribunal de Grande Instance de Paris, et 40 tomes de documents ont été saisis. Les récentes perquisitions effectuées au domicile et chez une proche du Pr Pellerin ont révélé un certain nombre de documents compromettants. La CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité) accuse Pierre Pellerin « d’avoir diffusé des affirmations absurdes et irresponsables sur l’ampleur réelle de l’accident survenu à la centrale nucléaire de Tchernobyl, d’avoir publié délibérément des chiffres totalement faux sur l’intensité des dépôts radioactifs, d’avoir triché de façon éhontée sur l’appréciation de la contamination afin de faire croire à un événement complètement insignifiant ne nécessitant aucune mesure de protection et d’avoir ainsi mis en danger la santé des citoyens de l’ex URSS, des pays de l’Est et de la France. » Après cette très longue attente, il nous reste à espérer que les coupables seront enfin punis.
              Mais nous persistons
              Tous ces mensonges n’ont pas influencé notre Président qui prône le nucléaire à tout-va et la France risque de devoir affronter de gros problèmes, car nous avons de nombreux réacteurs nucléaires exposés à un risque sismique grave, comme la centrale nucléaire de Saint-Alban. Selon un document de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) datant d’octobre 2002, des anomalies pourraient rendre le système de commande à distance inopérant, remettant en cause le fonctionnement de robinets importants pour la sûreté nécessaires après un séisme. Le risque n’a pas disparu depuis lors. En avril 1986, une panne de tous les circuits a privé de son système de refroidissement le réacteur de la centrale atomique de Bugey, au pied des Alpes. Le 20 mai 1986, cinq ouvriers furent irradiés à l’usine de La Hague, spécialisée dans le traitement des déchets radioactifs. À Cattenom, en Moselle, le système de refroidissement s’est mis à fuir alors que la centrale n’était pas encore en service. La Provence et le Gard abritent une forte concentration d’installations nucléaires. Depuis 1995, l’IPSN (Institut de protection de sûreté nucléaire), qu’on ne peut soupçonner de positions antinucléaires, demande la fermeture du Centre de Cadarache situé à une quarantaine de kilomètres au nord d’Aix-en-Provence, sur la faille de la Durance, la plus active de France, et à proximité de la faille de Trévaresse qui a engendré plusieurs séismes destructeurs au cours des cinq cents dernières années, dont celui de 1909, le plus grave séisme jamais enregistré dans notre pays. Citons également les failles de Maragrate et de Vinon, à proximité immédiate de Cadarache et dont l’une, chevauchante, passe sous le site nucléaire.
              Toutes ces considérations n’empêchent pas le CEA de persister à minimiser les risques sismiques de Cadarache, et nous commençons à avoir l’habitude de ces déclarations aussi « rassurantes » que peu crédibles. Fort de son prix Nobel, un certain Georges Charpak, n’a-t-il pas osé affirmer devant des millions de téléspectateurs qu’il n’était pas plus dangereux de se baigner à La Hague que de faire une radio de ses dents ou de vivre sur un site granitique ? Cadarache est l’un des plus importants centre d’études et de développement de l’énergie nucléaire en Europe, avec 19 installations nucléaires de base — dont l’une est à l’arrêt et en démantèlement— et emploie environ 6 000 personnes. Il a été créé par le CEA (Commissariat à l’Énergie Atomique) le 26 octobre 1959 et inauguré en 1963, principalement pour étudier les réacteurs à neutrons rapides (RNR), dont le prototype fut « Rapsodie », et le suivant « Phenix » construit sur le site de Marcoule et exploité jusqu’en 2008. Au cours des années 1980, le gouvernement français a mis en place un programme de combustible nucléaire, le Mox, utilisant de 6 à 7 % de plutonium avec 93 % d’uranium appauvri. EDF signa alors un accord avec la Cogema, sous la condition que cela soit économiquement intéressant. Il fut alors prouvé que ce ne serait pas le cas, mais puisque le contrat de traitement était déjà signé, EDF décida de poursuivre le programme MOX afin de maintenir l’option de traitement ouverte pour les prochaines générations de réacteurs nucléaires. À présent, le MOX est principalement traité à Marcoule.
              Et c’est justement sur le site de Cadarache que la France a décidé, en 2004, de construire un nouveau réacteur dans le cadre du projet Iter (International Thermonuclear Experimental Reactor), car le centre CEA de Cadarache dispose d’une importante plate-forme scientifique et technologique de fusion, d’où sa candidature pour accueillir ce projet. Toutefois, soyons rassurés, le réacteur Iter est construit pour résister à tout séisme, car nos « experts » savent ce qu’ils font. Mais si un séisme important se produisait avant la fermeture des anciennes installations, soit avant 2015, la zone devrait être évacuée et le réacteur abandonné, qu’il ait résisté ou pas, car la dissémination du plutonium dans l’atmosphère et les rivières transformerait pour des milliers d’années la Provence en un désert interdit. L’association Les Amis de la Terre et le Collectif Anti-nucléaire 13 tirent la sonnette d’alarme. Les nombreuses visites d’inspection de l’Autorité de Sûreté Nucléaire de l’Atelier technologique de plutonium (ATPu) à Cadarache ont révélé « des dysfonctionnements de plus en plus inquiétants ». Quant aux déchets, d’après Les Amis de la Terre en février 2011 : « Les révélations sont, là encore, stupéfiantes ». En résumé, la circulaire sur la gestion des déchets n’est pas correctement appliquée, les données sont analysées par un prestataire et le « correspondant déchets » du CEA ne les valide pas systématiquement. « Et pour cause, il n’a suivi aucune formation sur ledit logiciel ». AREVA, opérateur du démantèlement, doit surveiller l’activité de gestion des déchets. Or, cette surveillance « n’est pas tracée et ne fait pas l’objet d’un programme préétabli ».
              En outre, des déchets dits « sans filière immédiate » ne figurent pas à l’inventaire des déchets présenté par AREVA. Toujours selon Les Amis de la Terre, on ne connaît ainsi ni leurs quantités, ni leurs teneurs en radioactivité, ni les conditions de sécurité de leur stockage. « Dans de telles conditions, l’on est en droit de se demander si des stocks de plutonium ne pourraient pas éventuellement disparaître du centre de Cadarache sans contrôle ». Toutefois les citoyens peuvent dormir tranquilles, nos « experts » veillent sur leur vie et leur santé car « ils savent ».
              Sylvie Simon


              • krolik krolik 25 mars 2011 14:11

                Au niveau des mensonges il faudrait savoir où ils se trouvent.
                Voyus citez Jean-Michel Jacquemin-Raffestin, ça c’est une « oeuvre d’art » !!
                Jacquemin-Raffestin a été condamné pour diffamation envers Pellerin.. au passage on peut signaler qu’il s’est pointé au procès habillé en marquis du XVIIIème siècle cela a donné de la crédibilité à sa potion évidemment.
                Et puis il a « remis le couvert » en publiant un autre bouquin « cahé ce nuage que je ne saurais voir », bouquin préfacé par le Pr Dominique Belpomme, cancérologue à « Georges Pompidou ». On se demande bien ce que Belpomme venait faire dans cette galère.. Alors on peut rappler que Jacquemin-Raffestin avait été le gestionnaire de la société qui reversait des commissions à Crozemarie dans le scandale de l’ARC.. Jacquemin-Raffestin a été condamné en même temps que Crozemarie. Enfin c’est une vraie référence scientifique !!!
                C’est par le canal de l’ARC que l’on peut logiquement faire la liaison entre Belpomme et Jacquemin.. Mais je sais que quelquefois la réalité diffère de la logique.

                @+


              • sisyphe sisyphe 27 mars 2011 14:40

                krolik : 


                Jacquemin-Raffestin a été condamné pour diffamation envers Pellerin.

                Tandis que, comme chacun sait, il n’y avait strictement rien à reprocher à Pellerin, n’est-ce pas ? smiley smiley 

                Voyons voir ... 

                1) - Rôle lors de la catastrophe de Tchernobyl[modifier]

                Le soir du 30 avril 1986, soit quatre jours après la catastrophe de Tchernobyl, Pierre Pellerin, en tant que directeur du Service central de protection contre les rayonnements ionisants (SCPRI), rédige un communiqué de presse annonçant qu’on observe une augmentation du niveau de radioactivité sur l’ensemble du territoire français, mais que ce niveau ne justifie pas de prendre des mesures de santé publique particulières. Le 1er mai étant jour férié en France, ce communiqué est diffusé par la presse, dont le journal Libération, le 2 mai. Le 12 mai, Libération publie un article prétendant que les pouvoirs publics français ont menti, que le nuage a bien survolé la France, et que le professeur Pellerin en aurait fait « l’aveu » deux semaines après la catastrophe.1

                On attribue souvent au professeur Pellerin des propos selon lesquels le nuage de Tchernobyl se serait « arrêté à la frontière ». Ces propos ont en réalité été tenus par Noël Mamère, qui les prêtait ironiquement au professeur Pellerin. En outre, l’image du STOP sur la météo d’Antenne 2 le 29 avril présentée parBrigitte Simonetta est une initiative indépendante2. Cependant, au journal télévisé du 29 avril, Pierre Pellerin déclarait : « cela ne menace personne actuellement, sauf peut-être à l’intérieur ou dans le voisinage immédiat de l’usine, et encore ».3

                Un rapport de 2005 de Paul Genty et Gilbert Mouthon critique le rôle du Pr. Pellerin ; il s’inscrit dans l’instruction judiciaire entamée en mars 2001 par la juge d’instruction Marie-Odile Bertella-Geffroy, initiée par le dépôt de plainte contre X pour défaut de protection des populations contre les retombées radioactives de l’accident par l’Association française des malades de la thyroïde.


                2) - Poursuites en diffamation

                Pierre Pellerin a attaqué en diffamation plusieurs médias.

                1) Contre Mmes Michèle Rivasi et Crie, et l’Editeur devant la Chambre de Presse du Tribunal de Grande Instance de Paris, plainte en diffamation contre Mmes Rivasi, Crie, et l’éditeur. Le Tribunal se déclare incompétent : Pr. Pellerin étant fonctionnaire, sa plainte aurait dû être déposée au pénal. Les prévenus sont donc relaxés pour vice de forme. Sur le fond, le Tribunal conclut que la diffamation de P. Pellerin est incontestable.

                nda : Michèle Rivasi est la fondatrice de la CRIIRAD


                3) - Plainte de la CRIIRAD

                Suite aux conclusions du rapport Genty-Mouthon, la CRIIRAD demande la mise en examen du Pr. Pierre Pellerin, en sa qualité d’ancien directeur duSCPRI. Les faits établis sont en effet constitutifs du « délit de mise en danger délibérée et de diffusion de fausses nouvelles de nature à tromper les citoyens sur les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl », d’après la CRIIRAD.

                Pierre Pellerin a toujours soutenu qu’il y avait eu une élévation générale de la radioactivité en France mais que ce niveau de radiation restait à un niveau acceptable par rapport aux conditions sanitaires requises pour la population, et ceci avec une très large marge de sécurité.

                Le 31 mai 2006, Pierre Pellerin est mis en examen dans le cadre du dossier dit des cancers de Tchernobyl pour « infraction au code de la consommation » et placé sous statut de témoin assisté concernant les délits de « blessures involontaires et atteintes involontaires à l’intégrité de la personne ». 



                Le jour où on fera danser les faux-culs, et les petits propagandistes du nucléaire sans aucun danger,c’est sûr que le sieur krolik, ne sera pas à l’orchestre... 

              • Solivo Solivo 25 mars 2011 13:53

                Merci la CRIIRAD.. pour ce partage d’information clair éducatif et .. responsable.

                 


                • Georges Yang 25 mars 2011 13:59

                  L’article vaut ce qu’il vaut mais le titre est inutilement alarmiste

                  Pourquoi parler decontamination alors qu’il s’agit d’evaluer la radioactivite dans l’air et dans ses retombees
                  Cela me fait penser a ceux qui disent, c’est grave, mon mari fait de l’uree ou j’ai du cholesterol
                  On a tous de l’uree et du chlosterol, cela devient toxique aors un certain seuil

                  Je me souviens des abrutis qui voulaient faire ouvrir les fenetre en Bretagne pour evacuer la radioactivite naturelle du granit du sol et des murs des maisons traditionnelles

                  • sto sto 25 mars 2011 14:24
                    >> Pourquoi parler decontamination alors qu’il s’agit d’evaluer la radioactivite dans l’air et dans ses retombees
                    parce que c’est exactement laq definition de « contamination »

                    >> On a tous de l’uree et du chlosterol, cela devient toxique aors un certain seuil

                    Il n’y a pas de seuil de toxicite. Toute dose est nocive, mais on definit des seuils en dessous desquels les risques sont acceptables.

                  • Dominitille 25 mars 2011 14:47

                    Bonjour Georges Yang,
                    Vous allez vous faire de nouveaux amis en Bretagne aujourd’hui.
                    Le nuage est passé ici, ou le week end dernier ou lundi ou mardi je ne suis pas très sûre ne l’ayant pas vu passer.
                    Le Japon le pays le plus industrialisé se retrouve bien mal loti, à présent. Plus de nourriture, plus d’eau potable pour les bébés.
                    J’ espère que nous ne serons pas un jour ou l’autre nous aussi des hibakusha civils.
                    Nous avons reçu une planète propre, et nous la rendons au fil du temps invivable.
                    Il restera bien dans les musées, quelques frondes et lance-pierres pour de futures guerres, qu’ importe le type de conflits l’ humanité trouvera comment les transformer ;
                    Mais tout cela, c’est bien la faute aux plaques tectoniques qui n’arrêtent pas de remuer sur la piste de danse planétaire.
                    Bonne journée


                  • Radix Radix 25 mars 2011 16:13

                    Bonjour monsieur Yang

                    Si l’on conseille d’aérer les maisons en Bretagnec’est pour évacuer le radon un gaz toxique qui émane du granit !

                    C’est pas si idiot que cela !

                    Radix


                  • TSS 25 mars 2011 16:43

                    tout le monde sait, maintenant,que les seuils acceptables de contamination sont du pipo et que

                    ce qui compte c’est l’accumulation de doses même infinitésimales !!

                    des chercheurs sont sur le sujet actuellement et vous devriez le savoir ,vous medecin... !!


                  • epapel epapel 25 mars 2011 23:53

                    Il n’y a pas de seuil de toxicite. Toute dose est nocive, mais on definit des seuils en dessous desquels les risques sont acceptables.

                    La radioactivité naturelle interne d’un adulte est de 8000Bq et la radioactivité naturelle externe subie est de 2000Bq, alors affirmer que toute dose est nocive est donc un non-sens.


                  • patroc 25 mars 2011 14:04

                    Merci à vous pour ce désir de transparence.. C’est tout ce que l’on demande : De l’information vraie et indépendante..


                    • le journal de personne le journal de personne 25 mars 2011 15:23

                      L’échappée belle

                      Je sais ce que vous pensez !... vous vous dîtes : « Au lieu de nous parler de l’atome,
                      pourquoi ne nous en montre-t-il pas un ? ... Moi, je veux bien, mais si je vous en montre un,
                      c’est tellement petit... vous allez être déçu ! Non !
                      alors vous avez les atomes lourds comme celui de l’uranium. »
                      http://www.lejournaldepersonne.com/2011/03/echappe/


                      • Electric Electric Tof 25 mars 2011 16:08

                        Il parait évident maintenant que le Gouvernement japonais et TEPCO ont menti pour minimiser la catastrophe. Le LA Times se plaint également du culte du secret dans l’industrie civile nucléaire japonaise, et du manque de données chiffrées fiables :

                         http://www.latimes.com/news/nationworld/world/la-sci-japan-quake-secrecy-20110325%2C0%2C3610246.story

                        D’autre part, dans l’édition du 25 mars, le NYT confirme la rupture du réacteur N°3 et la forte probabilité de fuites radioactives plutonium/uranium :

                        http://www.nytimes.com/2011/03/26/world/asia/26japan.html?_r=2

                        Cette fois, nous y sommes, le MOX/AREVA est dans la nature !

                        Abstract :

                        « In the latest setback to the effort to contain the nuclear crisis, evidence emerged that the reactor vessel of the No. 3 unit may have been damaged, an official said Friday. The development, described at a news conference by Hidehiko Nishiyama, deputy director-general of the Japan Nuclear and Industrial Safety Agency, raises the possibility that radiation from the mox fuel in the reactor — a combination of uranium and plutonium — could be released. »

                        En complément de l’excellent travail de la CRIIRAD, le Bundesministerium für Umwelt Naturschutz und Reactorsicherheit publie les informations suivantes, chiffrées et documentées sur Fukushima :

                        http://www.bmu.de/atomenergie_sicherheit/doc/47088.php

                        Cela ne concerne que le Japon, mais le fil info est actualisé au quotidien.

                        Der Standart.at propose un site entier consacré à Fukushima :

                        http://derstandard.at/r1297820098323/Katastrophe-in-Japan

                        En Autriche, on n’a pas les mêmes réflexes qu’en France, la parole est libre sur le nucléaire.

                        Les experts sont formels : ce sera beaucoup plus grave qu’à Tchernobyl, nous ne sommes qu’au début de cette crise, et le pire est à venir. En 2 mots, c’est la panique chez Tepco, et ils sont désarmés face à une situation hors de contrôle eu égard à la gravité des dégats, au nombres de réacteurs concernés, et aux quantités phénoménales de combustible dans les réacteurs et les piscines, incluant l’énorme bassine contigüe aux réacteurs dans laquelle reposent 6500 tonnes de combustible irradié !

                        Traduction :

                        http://translate.google.fr/translate?hl=fr&langpair=de|fr&u=http://derstandard.at/r1297820098323/Katastrophe-in-Japan&prev=/translate_s%3Fhl%3Dfr%26q%3Dhttp://derstandard.at/r1297820098323/Katastrophe-in-Japan%26sl%3Dfr%26tl%3Dde


                        Quelques infos sur la radioactivité en direct aux USA, sur un site associatif qui surveille quelques balises : http://radiationnetwork.com/

                        Plus officiellement, le Departement de l’ingéniérie nucléaire de Berkeley en Californie publie des chiffres exhaustifs pour la côte ouest :

                        http://www.nuc.berkeley.edu/UCBAirSampling

                        Il est plus que temps de sonner l’alerte générale, se mobiliser pour éviter aux japonais le pire des cauchemars nucléaire de l’histoire.

                        SOLIDARITE AVEC LES POPULATIONS JAPONAISES TENUES DANS L’IGNORANCE.


                        • Le péripate Le péripate 25 mars 2011 16:10

                          Dans le genre thèse alarmiste entendue récemment de la bouche d’un bobo pontifiant, celle de l’« atome statistique »... Si des niveaux faibles de radiations sont éventuellement sans danger sur la santé, concède-t-il sans trop y croire, ce n’est pas du tout le cas quand il s’agit de particules radioactives mêlées à d’autres ordinaires. Pas rebuté pas nos airs d’incompréhension, il enchaîne triomphant , mais quand tu l’as la particule, il n’y a plus de statistiques, tu l’as et elle est radioactive. Et paf.

                          En effet, c’est incontournable.


                          • epapel epapel 25 mars 2011 23:54

                            J’ai bien rigolé en lisant ça.


                          • epapel epapel 25 mars 2011 23:55

                            Vous devriez commencer une carrière d’humoriste.


                          • Dominitille 25 mars 2011 21:39

                            A fn2009,
                            suivez les flèches lumineuses : à votre gauche soit l’ouest vous prenez votre youyou et vous quittez par la mer ou l’atlantique, par la droite soit l’est vous empruntez soit le train pour aller en suisse (m’ étonnerais fort que l’on veuille de vous) l’italie par train-couchette ou alors à pied pour traverser les frontières belges, allemandes, luxembourgeoises, ;
                            en bas à gauche, soit le sud-ouest vous traversez les Pyrénées pour atterrir à Andorre ou en Espagne.
                            Heureux homme, personne ne vous retiendra de force, vous êtes un homme libre.
                            Préparez votre petit baluchon et adios amigo, bon vent l’ami personne ne vous regrette.


                          • Bernie78 25 mars 2011 17:32

                            La CRIIRAD dit  : « les masses d’air contaminé seraient arrivées hier sur le territoire français. Les comptages effectués cette nuit sur l’air prélevé hier dans la Drôme n’ont pas révélé de contamination. »

                            ça veut dire quoi le conditionnel « seraient » ? Elles sont ou ne sont pas.

                            J’en déduis que les masses d’air n’étaient pas contaminées !

                             


                            • epapel epapel 25 mars 2011 23:57

                              Il faut bien garder un peu de suspense pour le prochain article.


                            • Radix Radix 25 mars 2011 17:34

                              Bonjour

                              J’aimerai avoir une idée des niveaux de retombées radio-actives sur l’Europe et les USA qui ont eut lieu lors des deux bombes Hiroshima et de Nagasaki ?

                              Ensuite lors des essais atomique américain à l’air libre au Névada ?

                              Nul doute qu’ils étaient de très loin supérieurs à ceux que nous subissons aujourd’hui.

                              Radix


                              • leréveur 25 mars 2011 17:43

                                Quelle jouissance pour le voxien de souche de pouvoir dégoiser sur le nucléaire !!

                                La criirad indépendante ?? Quand il est en forme Desbordes est à la télé avec son masque sur le nez.

                                Rappelons aux blaireaux de ce site que les Japonais en sont à 27.000 morts estimés par le séisme.


                              • krolik krolik 25 mars 2011 18:07

                                @Radix,

                                Oh ce ne sont pas les bombardements de 1945 qui ont été très significatifs pour les retombées nucléaires sur l’Europe. C’est plutôt le grand concours soviéto-américain qui s’est terminé en 1963.
                                Il y a eu la fameuse « tsar bomba » de Sakharov, qui a tapé à 55Mt, il aurait pu la régler à 100Mt, mais au dernier moment il a eu peur de fendre la Terre !
                                En fait ces essais atmosphériques ont contaminé l’hémisphère Nord, une centaine de tchernobyl comme ordre de grandeur. ce qui fait d’ailleurs que les 2/3 du césium 137 présent sur le territoire français vient de ces essais atmosphériques.
                                Mais de cette contamination générale de l’hémisphère Nord on en a conclu que finalement il n’y avait pas eu de conséquence sur la population.
                                Il y a eu spécialement des études épidémiologiques faites sur les Lapons ; les lapons étaient aux premières loges pour recevoir les retombées du champ de tir de Nouvelle Zemble, en sus de cela les Lapons mangent du renne, qui lui-même mange des lichens, qui fixe les métaux lourds. Donc les lapons étaient aux premières loges si je puis dire. mais les Scandinaves prennent soin de leurs Lapons. La première étude sur les Lapons a été publiée à prague, par des Français du CEA en 1958 !!! Incroyable.
                                Michele Rivasi aurait pu demander la référence des publication au patron de l’époque du service de radiobiologie de Cadarache, mr Luc Foulquier, lorsqu’elle est venue en 1986 demander des informations sur la manière prélever des échantillons, les préparer pour analyse..
                                Mais la Criirad ne cite jamais aucune référence provenant d’une publication « à comité de lecture »..
                                La Criirad est à la science de radioprotection ce que les « Les Experts » sont à la police scientifique.. On rigole un bon moment...
                                On annonce Desbordes comme physicien« , en utilisant le logiciel »publish or perish« très pratique pour trouver les références de publications scientifiques.. impossible de trouver le moindre référencement de Desbordes..
                                Quel diplôme , quel parcours scientifique...on ne trouve rien..
                                C’est un physicien »à la bonne mine« et barbu sérieux, barbe bien taillée, inspire confiance.. comme »Les experts".
                                @+


                              • Radix Radix 25 mars 2011 20:32

                                Bonsoir Krolik

                                Merci.

                                Radix


                              • krolik krolik 26 mars 2011 10:52

                                Surprenant mon dernier message a été châtré sans explication ??
                                Curieux !!
                                Aurait-il dérangé sérieusement ?
                                @+


                              • sisyphe sisyphe 27 mars 2011 14:49

                                l’ineffable krolik : 


                                Michele Rivasi aurait pu demander la référence des publication au patron de l’époque du service de radiobiologie de Cadarache, mr Luc Foulquier, lorsqu’elle est venue en 1986 demander des informations sur la manière prélever des échantillons, les préparer pour analyse..

                                Ben voyons ! 
                                On est aussi sûr en demandant des informations au service de radiobiologie de Cadarache (évidemment contrôlé par EdF et Areva), d’avoir des informations précises, vraies et complètes, qu’en demandant au Professeur Pellerin si le nuage de Tchernobyl a survolé la France ! smiley

                                Le petit propagandiste du nucléaire krolik essayant de décrédibiliser la CRIIRAD, c’est comme un faux-monnayeur reprochant aux vrais billets de ne pas ressembler aux siens ! smiley 

                              • sisyphe sisyphe 27 mars 2011 14:59

                                Pour la CRIIRAD : 


                                La Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (CRIIRAD) est une association loi de 1901 française agréée dans le cadre de la protection de l’environnement.

                                Présentation

                                La CRIIRAD a une structure bénévole (environ 4 700 adhérents) ainsi qu’une structure salariée (une douzaine de salariés).

                                L’assemblée générale élit un conseil d’administration qui élit en son sein un bureau.

                                Le laboratoire

                                Elle comprend notamment un laboratoire d’analyse possédant un certificat de qualification technique délivré par le ministère de la Santé, équipé pour le dépistage et l’identification des pollutions radioactives (aliments, eau, gaz radon, etc.). Composée d’une équipe de scientifiques, elle effectue des interventions tant en France qu’à l’étranger. La CRIIRAD est financée par les travaux qu’elle effectue (plus de 1 000 études et analyses depuis sa création) et les cotisations de ses adhérents.


                                Eh oui, mon bon krolik ; 

                                un laboratoire d’analyse possédant un certificat de qualification technique délivré par le ministère de la Santé...


                                Comme quoi, hein, qui veut noyer son chien l’accuse de la rage smiley 


                              • Bernie78 25 mars 2011 17:52

                                Pourrait-on avoir les posts les plus récents au début ?


                                • Yaltanne 26 mars 2011 11:21

                                  j’espère bien que non : que c’est pénible d’avoir à commencer par la fin pour suivre un fil ds sa chronologie !


                                • epapel epapel 26 mars 2011 00:11

                                  D’après l’article, ça correspondrait à un niveau de radioactivité normalement indétectable :
                                  Les analyses du laboratoire de la CRIIRAD pour ce même jour démontrent que, si c’est le cas, la contamination est pour le moment très faible, inférieure aux capacités de détection de son laboratoire de spectrométrie gamma.

                                  Le seuil de détection des balises du CRIIRAD est d’environ 100µBq/m3 (la radioactivité naturelle du corps humain est de 8000Bq soit compte tenu du volume 100.000Bq/m3)


                                • Francky la Hache Francky la Hache 25 mars 2011 19:47

                                  http://94.23.16.204/criirad_telechargement_pdf/11_03_25_doe_ctbto.pdf

                                  Volet n°2 d’indignation de la part de la CRIIRAD.

                                  Exigeons des pouvoirs publics (de tous pays) la publication de TOUS les chiffres.
                                  La vérité est essentielle.


                                  Merci à la CRIIRAD, aidons la en devenant adhérent, cet argent sera mieux placé que ne l’est votre impôt.
                                  Honte aux gouvernements US et français.

                                  • Chris83 26 mars 2011 10:29

                                    Francky, je mets ici votre lien activé vers la CRIIRAD

                                    Volet n°2 COLERE ET INDIGNATION de la part de la CRIIRAD

                                    Merci à la CRIIRAD, merci à ces scientifiques qui restent debout au lieu de se coucher devant le pouvoir.


                                  • Francky la Hache Francky la Hache 25 mars 2011 22:27
                                    De la part de nos amis belges : une lutte contre le titan qui refuse de fournir des chiffres.
                                    http://www.rtbf.be/info/economie/detail_la-creg-inflige-une-amende-maximale-de-100-000-euros-par-jour-a-electrabel?id=5837603

                                    • tvargentine.com lerma 25 mars 2011 23:20

                                      Je constate seulement une brune de type automnale en...mars (? ??) et un formidable anti-cyclone....un comme en 1986...avec les mêmes médias courtisans et incapables de diffuser de l’information indépendant 


                                      Je pense aussi à toutes ces cultures maraîchères en train de pousser et qui sont pollués à la radioactivité made in Japan ! 

                                      Acheter des conserves et n’achetez plus de fruits et légumes

                                       

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