Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox Mobile
  • Agoravox TV

Accueil du site > Actualités > Technologies > BRF : trois lettres qui vont révolutionner l’agriculture

BRF : trois lettres qui vont révolutionner l’agriculture

Demain sera-t-il possible de cultiver sans arroser, et mieux de cultiver sans labourer ? Les promoteurs du BRF (bois raméal fragmenté) le prétendent.

Les écoles d’agriculture disent pourtant dans les manuels qu’il n’est pas nécessaire de labourer à plus de 17 cm, et que les labourages à grande profondeur, pratiqués couramment chez nous ne sont pas justifiés, les paysans n’en ont pas tenu compte. Pourtant en labourant à grande profondeur, on enterre la partie fertile du sol, et le plus souvent on attaque la couche argileuse.

Mais les gros fabricants américains d’engins agricoles ont su se montrer convaincants, et nos agriculteurs se sont endettés pour longtemps en achetant des tracteurs géants, qui ont saccagé en quelques dizaines d’années le sol de nos régions.

 

Quant à l’arrosage, il est devenu quasi obligatoire pour les céréales, surtout pour le maïs, car on a préféré réduire l’espace entre les rangées, ce qui aurait évité d’autant les arrosages.

 

Alors la solution de demain s’appelle : le Bois Raméal Fragmenté (BRF pour les intimes).

 

Le principe est simple : reconstituer rapidement de l’humus, et pour ce faire, on broie des branches en évitant les conifères, dont l’acidité ne convient pas vraiment à la culture.

 

N’avez vous jamais remarqué en vous promenant dans une forêt de sapins, à la recherche peut-être du fameux bolet des pins, que la végétation y était quasi inexistante ?

 

Le diamètre des branches à broyer doit être inférieur à 7 cm, et les chênes, hêtres, ou érables conviennent parfaitement.

 

Il faut broyer ces branches de fin octobre à fin mars, et mettre ce broyat tout de suite (il faut que le bois soit frais) en couche de 2 cm sur le sol de votre jardin. Il est important de ne pas laisser ce broyat en tas sur le sol, et surtout de l’étaler tout de suite, afin d’éviter qu’il ne chauffe (ce qui arrive très rapidement).

 

Puis fin avril, vous griffez le sol de façon à incorporer le BRF à la terre.

 

Et c’est tout.

 

Vous semez au printemps, vous ne labourez, ni arrosez, et vous aurez la surprise de votre vie comme Jacky Dupetty, qui a été le premier, à ma connaissance, à tester cette façon de cultiver en été 2005.

 

Cette année-là, il n’avait presque pas plu sur son terrain (Causses du Quercy), et il avait planté des tomates, des courgettes... autant de légumes qui ont besoin d’eau.

 

Mais Jacky Dupetty n’a pas arrosé une seule fois, même devant l’incrédulité des cultivateurs voisins.

 

Et la récolte a été magnifique, des fruits splendides, chargés de goût, et non plus d’eau.

 

Le rendement aussi est très important : en Afrique il va même jusqu’à 800 %, et les Canadiens obtiennent jusqu’à 300 % avec les fraises. Jacques Dupetty avait mené une véritable enquête pour avoir par le détail la manière de procéder.

 

Grâce au groupe « Jean Pain »*, en Belgique, il avait réussi à se procurer une documentation auprès de l’université de LAVAL, au Quebec. (Le professeur Lemieux travaillait avec d’autres chercheurs sur ce concept depuis trente ans.) Documentation que vous pourrez à votre tour trouver à : http://users.skynet.be/BRFinfo/

 

(*C’est ce même Jean Pain qui, dans les années soixante-dix, faisait rouler une 2CV avec du méthane issu de broussailles broyées.)

 

Dans ces temps où l’eau se fait de plus en plus rare, et sa consommation de plus en plus importante, ne serait-ce pas l’occasion d’en gaspiller un peu moins ?

 

Et puis c’est une bonne solution pour les résidus de travaux forestiers qui encombrent nos forêts.

 

D’autant que le 20 octobre, l’association nouvellement créée vous invite à un forum gratuit, c’est à Figeac.

 


Moyenne des avis sur cet article :  4.83/5   (69 votes)




Réagissez à l'article

96 réactions à cet article    


  • Totor 1er octobre 2007 12:53

    Merci pour cet article.

    A noter que le BRF permet aussi de réhabiliter les haies dans nos campagnes qui ont été mise à mal par le remembrement et l’agriculture intensive... Les haies permettent en plus de la production de BRF de limiter le lessivage de la couche fertile de la terre par ruissellement, brisent les vent et sont l’habitat naturel de nombreux animaux.


    • olivier cabanel olivier cabanel 1er octobre 2007 14:25

      merci de vos commentaires.

      les haies meriteraient un article.

      cela va plus loin que le fait d’empecher le lessivage des sols, mais aussi de proteger du vent, du froid, d’abriter de nombreux oiseaux, lesquels sont les prédateurs les plus subtils des insectes...

      merci encore.


    • brieli67 1er octobre 2007 15:04

      et combien de pétrole pour faire le hachis et pour transporter tout celà

      et en plus selon Lavoisier... rien ne se crée faut mettre de l’engrais dans les bois et les sous-bois


    • Totor 1er octobre 2007 15:10

      Les bois et sous bois sont des système auto fertile... d’ou l’interet de les copier avec le BRF.... donc pas d’engrais, beaucoup moins d’eau, pas de labour...

      par rapport a nos agricultures productivistes les gains en intrant et energie sont énormes !


    • brieli67 1er octobre 2007 15:41

      vous pouvez me chiffrer le nombre de tonnes de ce produit qu il faut par hectares ?

      Non les forets ne sont pas autofertiles et très tres fragiles pour leur équilibre pédologique. Une podzolisation est si vite arrivée...

      Au lieu de faire de l’élevage intensif de porcs en plaine et pour la chasse les sangliers dans les bois ; faudrait retourner au bois avec les cochons. Oui pour les glands les pignons les fruits des frênes . Et pour labourer les cochons labourent.... a la recherche d’insectes aussi...

      lE COCHON AU BOIS de la miaou jusqu’à la Saint-Martin ; et quelle écononomie de soja et autres protéines d’importation. Sans parler et ni discuter de la qualité de la viande ...

      Et puis ces fachos de chasseurs et leurs 4x4 décimés !


    • Totor 1er octobre 2007 15:50

      Les forets sont autofertiles, en l’absence d’intervention humaines elle s’etendent ! que nous en fassion un ecosystème en dangers et une autre question !

      Vous devrier trouver les renseignements que vous cherchez sur les rendements sur l’un de ces deux sites, notamment dans l’expérience de Madagascar pour laquelle je me souviens avoir lu une étude complète

      http://users.skynet.be/BRFinfo/

      http://societal.org/mada/brf1.htm


    • brieli67 1er octobre 2007 19:04

      d’où provient ce broyat de haies et d’arbustes ??

      et soyez sincères !!

      parce que c’est là que le bât blesse !


    • Totor 1er octobre 2007 19:10

      et bien je taille mes haies et mes arbres (j’ai éliminé les résineux il ya deux ans) et le les passe au broyeur électrique par grand soleil afin d’utiliser ma centrale photovoltaique et non pas de l’electricite nucléaire et apres je ramasse ce qui est broyé ...

      c’est totalement magique quoi !


    • jackausse 2 octobre 2007 12:46

      Concernant le pétrole utilisé, n’est ce pas un faux problème ? En Afrique ou en Inde le fonctionnement social fait que la machette est utilisée lors de séances communes de broyage ou fragmentation. Laissons aller notre imagination et concevons une machine à traction animale (je mets l’homme avec l’animal). C’est un des buts de l’association AVEBRF. Travailler avec un IUT ou un lycée technioque, concevoir la machine et réaliser le prototype, il y a des fondations qui peuvent soutenir le projet.


    • brieli67 3 octobre 2007 07:52

      ce seront des animaux en manège les yeux bandés par une toile de jute et qui tourneront en rond

      ce sera donc pas un zoli 4x4 avec un glos bloilleur zaune comme surr votre site.

      etes ridicules !


    • Antoine Diederick 1er octobre 2007 12:55

      Le « compost » de taillis est connu depuis longtemps en Europe.

      Au Moyen-Age , je crois me souvenir qu’il était fréquent de l’utiliser comme couche protectrice propice à la germination.

      Tiens à propos, du côté de l’anecdotique...et le fameux compost de Templiers...

      ...et comment garder de la viande fraiche en pratiquant le « cloutage » au clou de cuivre ...

      Mince chuis ds la magie smiley


      • brieli67 1er octobre 2007 15:26

        c’est utilisé aussi en ’agriculture ornementale citadine"

        à l’ombre de nombreuses mauvaises herbes ne germent pas.

        ça attire souris musaraignes taupes...

        oui c’est connu depuis très longtemps et trés classique dans les régions viticole ou sont utilisés à cet escient les sarments verts des vignes.

        Mais sont viticulteurs sont si riches qu ils ne jardinent plus........ ou ne tiennent plus chèvres ou lapins. Même les vaches bouffent ces sarments verts.

        Il y aurait des tonnes et des tonnes de verdure à sortir de nos vignobles et la donner en pâture. D’ailleurs les jeunes pousses des extrémités étaient/peuvent être consommées en salades et le goût varie selon les cépages. C’est un peu aigrelet donc nul besoin de vinaigre ou de citron. La feuille de vigne grecque est fermentée comme la choucroute pour la rendre plus tendre.


      • jackausse 2 octobre 2007 13:27

        Attention, il ne s’agit pas de compost ! Le compost est une invention humaine qui, grace à l’élévation de température (70 à 80°C)de matières organiques mises en tas, permet leur minéralisation (en quelque sorte du charbon !)Fabriquer du compost libère du CO2 et du méthane, gaz à effet de serre. Le bois raméal fragmenté ne monte pas en température, il sert de festin au sol et à tous les organismes vivants qui l’habitent, certains en sont même réveillés !!


      • brieli67 3 octobre 2007 08:01

        les plate-bandes surélevées vous ne connaissez pas ?

        un compostage sur 4 ans au pied vous pourrez également mettre des cartons et de gros branchages. que vpous allez retrouver presque tels quels après 4 ans.


      • Mil 1er octobre 2007 13:55

        un article bien interessant, merci !

        Par contre, je ne comprends pas le rôle du BrF vis à vis de l’irrigation. Quel est son « mode d’action » pour lutter contre la sécheresse ?

        Merci d’éclairer ma lanterne.


        • Totor 1er octobre 2007 14:00

          L’humus formé par le BRF permet de retenir 20 fois sont poids d’eau

          Voir par exemple : http://trianglevert.org/rubrique.php3?id_rubrique=29


        • olivier cabanel olivier cabanel 1er octobre 2007 14:38

          cela est du a l’accroissement très rapide de la quantité d’humus.

          normalement le BrF permet d’augmenter l’accroissement du taux d’humus d’un pour cent en moins de dix ans, alors que 50 ans sont nessaires pour avoir le meme résultat avec du compost, et 80 ans avec du fumier, ou du lisier.

          vous devriez vous rendre a leur forum du mois d’octobre. il devrait y avoir beaucoup plus d’informations.

          et sur le net, sur les moteurs de recherche aussi.

          j’ai entendu parler de çà la première fois sur france culture, dans l’emission terre à terre, il y a un an, environ.


        • brieli67 1er octobre 2007 16:01

          c’est plutôt une vue de l’esprit !

          A l’ombre d’un noyer sous la canicule le sol reste quelques temps plus humide. Un des gros facteurs de pousse des végétaux c’est l’évapo-transpiration. Les besoins en eau d’un champ dépend de la masse végétale en synthèse chlorophylienne. Les plantes souterraines comme les pommes de terre ou les dahlias les topinambours sont beaucoup plus efficace. Regardez les rendements fécule amidon tubercules versus maïs.

          Ces débris par ailleurs en augmentant la surface exposée et participe au phénomène de rosée. Sinon bien sûr devrait créer un réservoir d’eau éponge-like en cas de sécheresse. Avec les besoins énormes en eau de nos céréales en phase poussante cette eau dans les débris est ridicule en quantité.


        • Totor 1er octobre 2007 16:18

          « Un des gros facteurs de pousse des végétaux c’est l’évapo-transpiration »

          Justement d’après le Centre des Technologies Agronomiques de Wallonie (http://www.ctastree.be/BRF/indexbrf.htm )

          « ... Les substances humiques pouvaient réduire les besoins en eau (évapotranspiration) sans affecter le rendement ... »


        • brieli67 1er octobre 2007 16:52

          définissez moi clairement ce que vous entendez par humus ! c’est latin ça fait riche ça fait intello et ça doit couper le sifflet !

          C’est sûrement pas ce « petit-bois » enfouie !


        • brieli67 1er octobre 2007 17:39

          pas de l« ésoterrisme » s’il vous plait et donnez vous la peine de l’ecrire de votre clavier sans coupé-collé

          si possible. Merci.


        • Totor 1er octobre 2007 17:50

          vous ne vous donnez pas la peine de vous documenter... je ne me donnerai plus la peine de vous répondre....commencez par lire les nombreux liens donnée par les intervenant avant d’étaler vos conaissances qui sont visiblement vastes et sans aucune ouverture d’esprit !


        • brieli67 1er octobre 2007 18:01

          comme dans toutes colonisations de terres

          « Die Ersten fanden den Tod.die Zwoten das Brot.die Dritten die Not » Les premiers colons meurent épuisés par la déforestation et le débrousaillage. Leurs enfants le Pays de Cocagne où coulents à flots lait et Miel merci BrF Et génération suivante famines car sols épuisés.

          Si on retourne des prés naturels.... qui le sont depuis que l"homme est homme pour planter du maîs. Un an de culture épuise toutes les réserves de ce sol. Pas d’effets humiques ni la première années ni les suivantes....

          MAUVAISE TRADUCTION NON CHARBON.... mais élément carbone.


        • Totor 1er octobre 2007 18:21

          bon et bien continuez a regarder pousser vos vignes OGM !


        • brieli67 1er octobre 2007 18:34

          ce ne sont pas les liens qui manquent

          http://attra.ncat.org/soils.html

          D AILLEURS CETTE TROIKA

          http://attra.ncat.org/troika.html AFSIC SARE ATTRA

          en anglais et en espagnol(bientôt la langue la plus usitée des USA

          est une mine de connaissances pratiques et universitaires qui veut connaitre l’agriculture « biologique »

          Les USA sont en pointe........ surprenant.

          Ah si notre prosateur Olivier se mettait à puiser dans cette littérature pour ses articles


        • Fabien 1er octobre 2007 18:37

          Merci Totor pour le lien vers le blog du Sens de l’Humus, mais je ne pense pas que nous y ayons défini pour l’instant précisément ce qu’est l’humus. Ce sera fait dans le site de l’association, qui devrait être en ligne en novembre ou décembre.

          Pour répondre brièvement à la question, je dirais que l’humus est le résultat de la décomposition des matières organiques et leur réarrangement en molécules complexes, formées d’un noyau de molécules aromatique plus ou moins polymérisées liées à une proportion plus ou moins grande de chaines aliphatiques.

          Selon le degré de polymérisation des molécules présentes et la pondération des différentes molécules on a affaire à différents types d’humus.

          On peut aussi distinguer différentes sortes d’humus en fonction de la voie par laquelle ils ont été crées.

          Un BRF bien utilisé, en milieu peu acide et aéré, aura tendance à créer un humus de type Mull, avec acides humiques et humine d’insolubilisation dominants. Cet humus est facilement mobilisable par la végétation. Il se crée avec l’action des champignons acidiphiles (pourriture blanche).

          En milieu acide, ou avec utilisation de BRF de résineux, on aura une tendance à la création d’humus de type Mor ou Moder, avec humine héritée dominante. Cet humus est moins mobilisable par la végétation, et les pertes d’éléments par lessivage sont importantes dans le processus. Il se crée aussi avec pourriture blanche, ce qui peut être trompeur.

          Dans un milieu riche en calcaire actif, la décomposition du BRF donnera plutôt un Mull carbonaté, avec risque d’accumulation de BRF mal décomposé, voire littéralement fossilisé par excès de calcium. On a plutôt alors des champignons calcicoles (pourriture brune).

          Et dans un milieu asphyxiant, on risque de n’avoir qu’une faible décomposition de la lignine, qui s’accumulera. Dans ce cas, le risque est de n’avoir carrément aucune formation d’humus.

          Ce n’est que dans le premier cas que le BRF aura l’effet attendu, à la fois structurant et nutritif, par création d’un humus à rotation relativement rapide, avec une minéralisation secondaire régulière, le sol devenant alors un véritable piège à nutriments, avec forte réduction du lessivage, de la lixiviation, des pertes en eau par percolation, et des pertes en eau par capillarité s’il est utilisé en mulch...


        • jackausse 2 octobre 2007 13:02

          Ce que le professeur Gilles Lemieux a découvert (avec son équipe), c’est que ce que l’on appelle la pédogénèse. Et c’est un phénomène universel, il a été constaté à Madagascar, à St Domingue, au Sénégal, au Burkina-Faso, en Ukraine, en Belgique, en France, dans le Nordeste du Brésil, que des jeunes rameaux broyés, mis en contact avec le sol, favorisent l’apparition de champignons qui sont les seuls êtres vivants sur terre à pouvoir se nourrir de la lignine particulière dans ces jeunes bois.Ce couple lgnine/champignons installe des chaines trophiques très complexes qui font la richesse du sol qui nous nourrit. Alors un conseil, si vous avez un bout de jardin, et pensez que c’est la terre qui nous nourrit, oubliez tout ce que vous croyez savoir sur son fonctionnement : coupez des brindilles résultant de la taille de vos arbres ou de vos haies, fragmentez les « à la main » étendez sur une petite surface (ça marche même en pots) en hiver, mélangez le sol avec, au début du printemps, et semez plantez. C’est sur que c’est pas complqué, mais ce qui se passe est complexe et désarmant !!!! Oubliez ce qu’on sait sur le sol, ça date du milieu du 19ème, et ce n’est que nutrition minèrale des plantes.Vous ne mangez que de la viande vous ? ou que des légumes ? Et bien les plantes ont besoin d’autres éléments que du minéral !!


        • Fabien 2 octobre 2007 19:58

          Jackausse, le BRF, et précisément la méthode que tu préconise, ça ne marche pas automatiquement.

          Parce que j’ai suivi (contre mon intuition) tes conseils au printemps dernier sans me poser plus de questions, j’ai à moitié flingué 30m2 de sol ! Je ne pense pas que ce soit très grave, mais ça nous a fait perdre un an ou deux sur l’amélioration de notre sol. Là où je n’ai pas suivi tes conseils (pas d’incorporation au sol), j’ai eu un bien meilleur résultat (des champignons, une décomposition rapide, un excellent effet sur les plantes). Il y a des précautions d’utilisation en fonction du type de sol.

          Le BRF fonctionne parfaitement avec TON type de sol. Ils fonctionne probablement sans trop de soucis avec la majorité des types de sols. Mais il pose des problèmes potentiellement catastrophiques avec les sols très argileux, les sols hydromorphes, et les sols calcicoles (et peut-être d’autres types de sols).

          Le jour où on commencera à avoir des retours massifs de gens qui auront flingué leurs sols avec du BRF, on aura l’air de quoi ? Même s’ils ne représentent qu’une minorité, si on leur a dit avant qu’il n’y avait aucun problème, que c’était magique, ça sera une très mauvaise pub pour le BRF.

          Il faut définir un protocole de base pour les sols à granulométrie et chimie bien réceptives au BRF (les sols plutôt sableux et non calcicoles), et définir des protocoles plus prudents pour les sols à risque. A savoir : Ne mélangez au sol que si vous êtes sûr de votre coup ! Testez la première année sur une toute petite surface si vous avez un doute. Utilisez-le en mulch (en surface) ailleurs pendant ce temps, et pour toujour si vous avez un sol à risque (dans ce cas, testez le précompostage à froid). Vous perdrez quelques mois, mais vous agirez à coup sûr (et en plus, ça vous forcera à comprendre ce qu’est un sol, vous n’aurez pas perdu votre temps).

          Et je ne parle que de la question des sols récepteurs du BRF. Il faut aussi définir des regles adaptées de gestion de la ressource BRF. S’interroger sur le coût énergétique en fonction des situations. S’interroger sur l’opportunité de l’utiliser en fonction des cultures.

          Il nous reste tout à construire autour du BRF.


        • jackausse 3 octobre 2007 11:59

          Il y a malgré tout un protocole relativement précis et là venons en à la source : l’Université de Laval. Ce que tu présentes et constates mérite une réelle validation scientifique, affirmer que ton sol est comme ceci ou comme celà est un un peu trop « à la louche ». Il y a de très bon labo en microbiologie des sols, j’ai fait appel à eux ! Affirmer que ton sol est flingué : des preuves !


        • jackausse 3 octobre 2007 12:01

          Ou est le cahier technique du précompostage à froid ?? Là aussi je m’interroge sur la validation scientifique ?


        • Fabien 3 octobre 2007 15:08

          Jackausse,

          Sur le sol où j’ai épandu du BRF selon ta méthode, presque rien n’a germé de toute l’année. Ni plantes spontanées, ni plantes cultivées. Ne sort quasiment que de la luzerne déjà installée. A tel point que j’ai été obligé de ne faire que des cultures plantées sur cette zone (qui n’ont pas trop mal poussé, mildiou plus tard mais virulent quand même). Encore les derniers semis d’août-septembre sont très mauvais. Je ne pense pas que les radis noirs donneront quoi que ce soit. J’ai renoncé à utiliser cette zone jusqu’au printemps prochain.

          Je n’ai eu aucun champignon sur cette zone. Ca fait 11 mois que le BRF est épandu, 7 mois qu’il est dans le sol.

          Je n’ai pas de budget pour faire des analyses de microbiologie sur ce projet, et je suppose que ce sera le cas de la plupart des jardiniers amateurs qui se retrouveront dans ma situation. Et même pour les petits agriculteurs qui auraient ce problème, ça serait catastrophique.

          J’ai pu étudier les cas où ce genre de problème peut arriver, et je les ai énoncés ici. Ca représente je pense une part minoritaire des sols de la planète. Minoritaire mais pas négligeable.

          Ce que tu dis des autres méthodes est édifiant : parce qu’elles n’ont pas été testées à fond, tu les méprises. De la même façon que les scientifiques mainstream méprisent le BRF a priori. Tu fais exactement ce que tu reproches aux autres. Mais justement, ces méthodes doivent être étudiées. Lemieux et son équipe ont mis une vingtaine d’années à tester et comprendre un truc qui marche dans la majorité des cas. Il y a 20 ans, tu leur aurais dit que leur protocole n’était pas au point ? Il faut maintenant trouver les limites de la méthode, et le cas échéant, comment les repousser.


        • Tatanka 1er octobre 2007 14:23

          Quelques autres sites de compléments pour les personnes intriguées par ce procédé :
          La page d’Ekopedia sur le BRF
          Les jardins de BRF, site aussi remplis d’infos et dont le forum est très vivant
          - Site de la ferme de Jacky Dupety (et non pas Jacky Dupetty ou Jacques Dupety comme écrit dans l’article.
          - 2 émissions de radios de Terre à terre (sur France Culture) sur les BRF : Agriculture sans eau et Les branches : matériau d’avenir

          Bonne lecture et bonne écoute !


          • olivier cabanel olivier cabanel 1er octobre 2007 14:44

            merci de votre contribution.

            au sujet de l’ortographe du nom de mr Dupetty, je ne comprend pas votre interrogation, car ds l’article je n’ai qu’une seule orthographe.

            j’ai d’ailleurs tenu à ce qu’il soit le premier destinataire de l’article.

            l’émission terre à terre est un moment incontournable pour ceux qui s’interessent à la défense de l’environnement.

            tous les samedi matin, à 7h.

            c’est d’ailleurs là que j’ai entendu parler pour la première fois des BrF.


          • Antoine Diederick 1er octobre 2007 14:50

            merci pour les liens....


          • brieli67 1er octobre 2007 17:10

            David Sanchez Comité Jean Pain Madagascar projet brf en Afrique, vente de broyeuses BP 1285 Fianarantsoa 301 Madagascar tel : 261 20 75 504 05 courriel : cjpm@dts.mg ou cjpm@wanadoo.mg site : http://takelaka.dts.mg/cjpm/index.htm

            ON COMPREND !! presque pas interessé


          • libremax libremax 1er octobre 2007 15:24

            Intéressant tout cela, perso j’utilise de la paille depuis 15 ans(j’en ai plein sous la main) avec de très bon résultat. j’en recouvre le sol,(pour les légumes qui le permettent)cela garde lhumidité et évite l’herbe. L’hiver suivant la paille se transforme avec le froid et l’humidité, je bine avec un peu de fumier et recommence. Ca fonctionne a merveille smiley


            • Totor 1er octobre 2007 15:34

              le paillage et ses avantages est un effet intéressant du BRF mais dans le cas du BRF la « reaction » commence dans les jours qui suivent (on voit apparaitre les champignons blanc qui digèrent la lignite) et surtout on n’ajoute pas de fummier, aucun intrant supplémentaire.


            • brieli67 1er octobre 2007 16:16

              si vos debris sont trop verts herbacés celà pourrit on est d’accord ? Donc il faut sécher et en faire du foin ? On peut faire cela dans les interrangs avec des cultures intercalaires..... et on applique avant broyage des « dessicants » style Reglone.......... etc.

              Si vous attendez trop c’est du bois ! Votre superbe lignine. Faites un tour dans un verger et creusez un peu le sol...... il y a plein de restes de nervures des feuilles de l’années précédente. Ces branche mi-aoutées sont imputrescibles pendant des années. On regarde il y a du mousi....... des lichens et une foule de « microchampignons » C’est le micellium de ces champignons qui sont à l’ouvrage. Et dieu sait que c’est long et laborieux.


            • Totor 1er octobre 2007 16:22

              c’est justement le Mycélium qui fait tout le travail quant au « long et laborieux » c’est de l’ordre d’un an...

              et je n’ai pas besoins d’aller faire un tour dans un verger puisque je pratique le BRF dans mon jardin depuis 2 ans....

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès