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Accueil du site > Actualités > Technologies > Cancer : une étape importante pourrait être franchie !

Cancer : une étape importante pourrait être franchie !

Des chercheurs auraient découvert une voie prometteuse pour lutter contre le mélanome. Comme l’annonce Le Figaro, 04/03/08, le possible traitement repose sur l’utilisation d’un anticorps dirigé contre le déterminant ABCB5 présent sur des cellules souches causant les mélanomes. Mais il faut rester prudent, comme le précise la cancérologue Marie-Françoise Avril. L’occasion de faire le point sur le traitement de cette maladie. Ce billet évoquera une étape importante dont le principe, inattendu, sera révélé à la fin de ces lignes. Bonne lecture.

C’est un lieu commun que d’évoquer le cancer comme le problème majeur de santé publique, à la fois par l’étendue de ce mal, touchant des centaines de milliers d’individus en France, emportant des jeunes, des adultes et, en majorité, des personnes âgées. Mais le cancer ne touche pas uniquement l’intégrité du corps, mettant un coup au moral du malade et de son entourage lorsque le médecin annonce la mauvaise nouvelle. Il faut dire que cette pathologie est extrêmement lourde à porter, surtout quand on se sent condamné, comme le plus souvent et que l’on attend la mort, sans compter les souffrances, le drame quand on arrive en phase terminale et la difficulté à gérer la fin de vie, soins palliatifs, etc. Le cancer est loin d’être résolu et, pour être honnête, les progrès de la médecine n’ont pas été au rendez-vous. Alors que les industries pharmaceutiques font de substantiels profits en mettant sur le marché des molécules à l’efficacité controversée.

La situation du cancer est tout aussi préoccupante qu’il y a trente ou quarante ans. Des progrès ont été réalisés, dans l’accompagnement, la prise en charge de la maladie, la prévention, la détection précoce du mal, clé d’un meilleur pronostic pour quelques types de cancer. Quant à la thérapie, elle peine à progresser et la plupart des cancers, ceux que l’on dit à sombre pronostic, n’ont pas trouvé de molécules miracles. Rappelons que cette maladie est due à une prolifération « anomique » des cellules dans un organe, avec d’éventuelles colonisations des tissus par la tumeur ; on les appelle les métastases. Et comme le corps humain est composé de dizaines d’organes, il existe des dizaines de cancers aux évolutions et aux traitements fort inégaux. Il vaut mieux un cancer des testicules plutôt que dans le pancréas ou l’estomac !

Pourtant, dans les années 1960, qui se souvient du plan Nixon contre le cancer ? Lancé en 1971 à grand coup de publicité médiatique et de millions de dollars, le président américain, sans doute présomptueux et peu informé de la cancérologie, déclara la guerre à cette maladie en donnant aux scientifiques dix ans pour éradiquer le mal. Eh bien oui, c’était comme pour aller sur la Lune, des moyens, des scientifiques et, hop, le tour fut joué. Sauf que le cancer ne se laisse pas dominer ainsi. Trente-cinq ans plus tard, après des centaines de milliards dépensés, d’origine publique et privée, des dizaines de milliers de chercheurs mobilisés, rien n’a vraiment changé. Le grand public est au courant, mais on ne dit pas pourquoi cette maladie ne se guérit pas comme une banale angine. En fait, le principal problème, c’est que la cellule tumorale est endogène est produite par l’organisme ; elle n’est pas si différente de la cellule « normale ». La stratégie employée principalement fut de miser sur des traitements choc destinés à supprimer la tumeur et ses cellules. Les techniques sont bien rodées, mais sont arrivées à leurs limites. La chirurgie est efficace dans certains cas, à condition de prendre le mal le plus tôt possible. Ensuite, les rayons, utiles dans certains cas, mais pas dépourvus d’effets secondaires. Enfin, la chimiothérapie, utilisée le plus souvent en dernier ressort et dont l’efficacité reste très modeste, sans compter les effets secondaires.

La difficulté à soigner par voie chimique le cancer se comprend par une mise en abyme dès lors qu’on explicite la facilité à guérir d’autres maux. Les vers par exemple, les oxyures, un coup de vermifuge et l’affaire est classée. Les champignons ? Il suffit d’un antifongique qui, le plus souvent, éradique l’invasion du corps humain par ces cellules pas spécialement invitées à y séjourner. Quant aux bactéries, excepté les problèmes de résistance, un coup d’antibiotique et c’est réglé en trois jours. Pourquoi ça marche ? Tout simplement parce que l’envahisseur est exogène et possède des particularités le rendant sensible à des toxiques qui épargnent les cellules du corps humain. Si c’est possible, c’est parce que la bactérie se distingue des cellules animales (d’où un usage chez l’homme mais aussi par les éleveurs). Parmi les antibiotiques, certains agissent sur le ribosome bactérien, d’autres ciblent la formation des membranes bactériennes. Les fongicides, aussi, agissent sur la membrane cellulaire, la fragilisant. Par exemple, l’amphotéricine B se lie à une molécule membranaire spécifique au champignon, ce qui crée des pores par lesquels s’échappent des ions indispensables à la cellule qui, alors, meurt.

En cancérologie, la situation est tout autre. Rien de suffisamment spécifique ne distingue la cellule tumorale d’une cellule normale ; excepté le fait qu’elle se divise rapidement et anarchiquement. Et donc, les molécules antitumorales (par exemple doxorubicine, ellipticine, adriamycine) ont pour cible le plus souvent l’ADN auquel elles créent des dommages en interférant avec ses composants, s’intercalant avec les bases, ou bien s’y fixant par covalence, rendant l’ADN inopérant, ce qui est le cas du cis-platine. Des anti-mitotiques, bloquant la mitose (division cellulaire), colchicine et dérivés, ont aussi été utilisés. Ces molécules agissent sur l’armature de la cellule, appelée cytosquelette, en interférant avec l’un des composants essentiels, la tubuline. Mais comme toutes les cellules de l’organisme ont un cytosquelette avec une même tubuline, la colchicine ne peut pas être employée, sauf en ajustant avec précision le dosage. Ce qui nous permet de comprendre le principe de la chimiothérapie. Comme pour l’antibiothérapie, il faut tuer sélectivement des cellules. Or, les anticancéreux étant aussi létaux pour les autres cellules de l’organisme, il faut ajuster le dosage. Ainsi, le principe, c’est d’augmenter suffisamment la dose pour tuer la tumeur sans flinguer le bonhomme. Voilà quels sont les obstacles à l’emploi des substances anticancéreuses dont la découverte se fait de plus en plus difficile, au vu des millions d’exemplaires déjà testés. Si bien que d’autres pistes ont été envisagées.

Actuellement, au vu de la menace que représente le cancer, la prévention semble être la valeur la plus sûre. Mais comme on ne connaît pas l’impact exact de l’environnement, on ne peut pas agir excepté invoquer le principe de précaution et lancer des opérations de tests sur les milliers de molécules concernées. Les rumeurs traînent aussi. Comme le soi-disant effet cancérigène de l’aspartam. Beaucoup sont prêts à traquer les molécules coupables, mais, l’été, n’hésitent pas à se goinfrer de viandes grillées au barbecue, contenant des tas de cancérigène et, notamment, du benzopyrène. Alors qu’en matière de thérapie, des solutions originales, mais coûteuses et à haute technologie, sont tentées avec des anticorps spécifiques, par exemple, si une cellule tumorale présente des déterminants antigéniques singuliers (cf. Le Figaro du 04/03/08). La voie des thérapies géniques est aussi tentée, mais elle soulève déjà trop de problèmes. Mais quelle que soit l’option choisie, nous sommes dans le contexte d’une médecine tactique et mécaniste. Pourquoi tactique ? Parce que le principe est d’agir sur une cible et, le cas échéant, antibiothérapie, cancérologie, la détruire. L’aspirine, l’antalgique et anti-inflammatoire le plus célèbre, obéit à ce principe, agissant sur une enzyme cible bien identifiée.

Autant dire que les mécanismes complets du cancer et sa guérison restent un mystère que la science pense éclaircir à force d’acharnement à traquer des mécanismes et travailler les statistiques. Pourtant, les sommes investies et l’ampleur des recherches effectuées devraient suggérer de faire un pas, non pas expérimental, mais un pas dans la manière de penser et concevoir l’approche de cette pathologie. Car, pour l’instant, le plus probable est que l’on en reste là et que, dans vingt ans, aucune découverte majeure n’ait été faite. Il faudrait penser à comprendre le cancer, comme du reste le vivant, à partir d’une approche qu’on ne dira pas holiste, ce mot étant galvaudé, mais systémique et globale. Le développement d’une tumeur ne repose pas uniquement sur une cellule qui mute (au niveau d’un oncogène ou ailleurs) et qui prolifère, échappant à tout contrôle. Il existe des mécanismes permettant de contrer ce processus, notamment des défenses immunitaires. La vie est organisée et pour ainsi dire, hyper-contrôlée, basée notamment sur des interactions, des communications, des mémoires, des systèmes de traitement de l’information. Le cancer provient d’un dysfonctionnement dans le « système d’auto-gestion du vivant », les circuits de communications intercellulaires. Selon une hypothèse audacieuse, la possibilité de démasquer les cellules et de lancer l’attaque immunitaire pourrait expliquer un éventuel effet thérapeutique du très controversé rayonnement Prioré.

Pour finir, il n’est pas vain de rappeler quelques découvertes majeures ayant permis de faire progresser les savoirs et, le cas échéant, les techniques. Ces événements reposent tous sur un changement de la manière de voir, sur une nouvelle approche d’une question par la pensée. Ce fut le cas de l’héliocentrisme (Copernic) de la gravitation de Newton, ou de l’évolution conçue par une série de transformations sur le temps long, par Darwin ou encore de la quantification de l’énergie radiative découverte par Planck. Prenons aussi le cas de la cosmologie relativiste. Sans le tour de force d’Einstein, les physiciens en seraient encore à bricoler les équations de la mécanique rationnelle et il n’y aurait pas de GPS faute des corrections nécessaires calculées avec la relativité. Et, donc, dans le cas du cancer, au vu des impasses de la biologie mécaniste et de la médecine tactique, il serait bon de lancer quelques théoriciens pour trouver des approches audacieuses. Et nul besoin d’un budget faramineux. Pour commencer, il suffirait d’un centième du budget total alloué aux recherches en cancérologie. Personne ne peut garantir qu’il y a un espoir, mais une chose est sûre, si des solutions alternatives existent, elles resteront inexploitées si personne ne se décide à lancer de nouvelles explorations théoriques dans l’approche du vivant et du cancer.

Conclusion intermédiaire. En matière de cancérologie, le plus grand pas à effectuer en ce moment, c’est de prendre conscience des impasses et d’une nécessité, celle de décider d’explorer le champ des possibles dans les idées, les concepts, les théories. Voilà donc l’étape à franchir !

Pour finir, une digression, à lire avec recul ! Quant à la genèse du cancer, nul ne sait exactement les causes. Une chose est certaine, le cancer est une perturbation des équilibres naturels et, sans doute, l’homme, élément perturbateur social, constitue un des facteurs de déséquilibre. Deux impacts, l’environnement et la vie sociale, asociale, jungle humaine ; et puis les sécrétions endogène de facteurs délétères, tensions, conflits internes mal gérés ni digérés, corrompant l’âme et l’esprit. Bref, le cancer n’est pas forcément le résultat de cellules devenues anarchiques. L’inverse est plausible, les cellules cancéreuses comme résultat de déséquilibres généralisés dans les énergies et les communications intercellulaires. Telle est l’essence de l’homme, transgresser les lois naturelles qui, parfois, se rebellent en engendrant des pathologies dont le cancer est sans doute un signe fort. Ce ne sont que des pistes de réflexion. Invoquer des facteurs personnels dans la genèse du cancer est culpabilisant. Si c’était vrai, faudrait-il le taire, pour le confort des âmes ? Je n’en sais rien. Mais un peu d’audace, la peur n’a jamais fait avancer, le seul mot de la fin, c’est que celui qui sait parle ! Libre, liberté, la valeur la plus sûre dans la voie. Le secret de l’existence et de la vie, c’est l’information et son traitement. Universel paradigme qui va transpercer de sa sismique fulgurance les savoirs du XXIe siècle.


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57 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 5 mars 2008 10:45

     vous donnez des consultations ou vous faites des conférences ????

    Vous concluez en affirmant docteur DUGUE "Ce ne sont que des pistes de réflexion. "

     


    • Charles Bwele Charles Bwele 5 mars 2008 14:03

      Et la "lermacémie", tu connais ? Un véritable fléau...


    • spartacus1 spartacus1 5 mars 2008 15:02

      Franchement, Lerma, vous n’en avez pas marre de vos interventions ?

      Parce que nous, OUI !

       


    • SANDRO FERRETTI SANDRO 5 mars 2008 10:47

      @ l’auteur :

      Cet article me semble exagérement optimiste.

      Des colloques, des communications , des essais "prometteurs" sur les rats, l’histoire d ela cancérologie en est bercée depuis 50 ans,.

      Avec les résultats que l’on sait.C’est méme la spécificité de cette maladie : une telle impasse, une telle impuissance à guerir. On ne parle que d’étiologie, parce que sur l’efficacité des traitements, la modestie devrait étre de mise... ( cf. mon article "le crabe aux pinces d’or", sur le méme sujet).

      Enfin, je relève une inaxactitude flagrante : "la situation est tout aussi préocupante qu’il y 20 ou 30 ans", dites vous.

      Mais non : il y a flambée des taux d’occurence, depuis environ 15 ans , durée moyenne de vie incluse.

      Tout le monde le sait.

      Et l’on meurt toujours, en 2008, en trois mois d’un cancer du pancreas, du foie ou du poumon, si l’on a moins de 60 ans....

      Par principe, je n’ai rien contre l’optimisme, sauf si les faits sont tétus. Et dans le cas d’éspèce, ils le sont....

       


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 5 mars 2008 11:00

        à l’attention de l’équipe d’Agoravox, il y a eu un doublon à cause d’une fausse manip, j’avais envoyé un premier billet, en lui attribuant ensuite une rubrique, mais comme il n’apparaissait pas dans l’espace modération, j’ai cru utile de m’assurer en envoyant un duplicata et en cliquant sur rubrique avant de le soumettre.

        @Sandro, il n’y a rien d’optimiste dans ce billet, je signale les impasses et par rapport à 1970, certes, le taux de cancer a augmenté mais on le traite un petit peu mieux, si bien que ça s’équilibre mais il est vrai qu’avec la population veillissante et le stress augmentant, cette maladie gagne du terrain


        • SANDRO FERRETTI SANDRO 5 mars 2008 11:07

          @ tous :

          Pour ceux qui veulent une approche mions scientifiquement étayée, certes, mais à mon avis plus rélaiste sur l’ampleur du désastre :

          http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=34610

          Pardon à l’auteur, mais d’habitude la page affiche dans le coin droit les "autres articles sur le méme thème", et ce n’est bizarement pas le cas aujourd’hui.


          • roOl roOl 5 mars 2008 14:39

            C’est bon Sandro, on a compris et deja lu, ton papier, tu va pas rabacher tout les 3 commentaires.


          • yoda yoda 5 mars 2008 11:33

            Il est un peu bizarre de parler de cancer sans parler de vieillesse et de degenerescence... Le cancer est une maladie degenerative. Avec l’age, les cellules acquierent et accumulent des mutations et des deficiences non repares, certaines de ces cellules auront tendance a proliferer de maniere incontroles et a dejouer les defenses de l’organisme.

            Tout au mieux, l’homme peut ajouter une ligne therapeutique de defense mais l’on n’aura du mal a empecher les cancers, de la meme facon que l’on aura du mal a empeche l’homme de vieillir....


            • SANDRO FERRETTI SANDRO 5 mars 2008 11:42

              @ Yoda :

              Comme tout est simple avec vous...

              Et que dites vous aux enfants leucémiques de 8 ans, à Elie Kakou qui part d’un cancer du poumon à 39 ans ? Que leurs cellules viellissantes ont dégénéré et donc proliférés anarchiquement ?

              Si le cancer ne frappait que les plus de 70 ans , ca se saurait, et ce ne serait pas le problème N° 1 de santé publique en Europe et aux USA. Je vous signale que le cancer va devenir cette année en France, pour la 1ere fois, la première cause de mortalité.

              Seulement avec les papys/ Mamies ?

              Vous plaisantez, j’espère. Sinon, je vous paie un stage à Villejuif, vous allez voir la moyenne d’age sous les potences......


            • yoda yoda 6 mars 2008 00:45

              Non je ne plaisante pas :) Evidemment tout n’est pas si simple...

              Mais les leucemies sont des cas un peu particuliers (tumeur liquide) et, dans les leucemies d’enfant, les cellules sanguines concernees n’ont besoin que de deux mutations pour devenir potentiellement cancereuses (et il n’y a pas d’environnement solide pour contrer la proliferation agressive). Je ne dis pas qu’il n’y a que des vieux qui ont le cancer, mais que c’est une maladie de degenerescence (probabiliste puisque la fixation d’une mutation pathogene reste un evenement aleatoire) dont la probabilite augmente avec l’age. (De maniere generale, tout type de cancer confondu, vous avez 10 fois plus de chance d’avoir un cancer a 70 ans qu’a 40 ans et 100 fois plus de chance qu’a 20 ans... 

              Cordialement...

               


            • yannick yannick 5 mars 2008 11:41

              Je n’y connais rien en cancer mais ne serait-il pas intéressant de constituer une base de données des malades du cancer de manière à déterminer les causes possibles communes de cette maladie ?

              après y a ça : http://www.radio.cz/fr/article/15229

              Sinon à part les progrès de la nanotechnologie, je vois pas. En même temps, je pense pas trouver une cure contre le cancer en cherchant sur google smiley 


              • GRL GRL 5 mars 2008 11:45

                Salut Bernard.

                Je viens de lire ton article d’aujourd’hui , et juste avant celà , je postais sur celui d’hier. Je constate que nous sommes du même avis. Et je dois même te dire que tel que tu présentes les choses ici , il y a plusieurs paragraphes auxquels une voie de recherche me parait possible. Le hic, c’est que chercheur je ne suis, alors , je ne peux qu’essayer de stimuler la curiosité de ceux qui peuvent chercher. Au demeurant je n’ai que peu de temps aujourd’hui et ne peux réellement développer.

                Je postais ceci , tout à l’heure , sur l’autre article, dans la continuité de la discussion que nous avions à propos de l’apoptose cellulaire, qui est un voie de recherche qui correspond à l’approche souhaitable que tu décris.

                "En tout cas les amis, cet " exces d’apoptose " cellulaire dans le cas du VIH , le " blocage de l’apoptose" cellulaire dans le cas du cancer , la réflexion qui s’articule autour de ce phénomène, de ces processus, semble etre une voie qui voudrait que, de la même manière que ces puissantes maladies arrivent directement ou indirectement à contrôler la mort programmée de la cellule en inhibant ou activant à volonté le processus d’apoptose, l’etre humain en recherche en vienne-t-a s’approprier lui aussi quelques clés autour de ce processus.

                Ce qui m’a toujours frappé dans les orientations de la recherche médicale à propos du cancer comme du sida, c’est le postulat de départ consistant à essayer de détruire la cellule infectée ou tumorale. La détruire , donc placer un agent exterieur qui pourrait du coup , faire le tri entre ce qu’il faut tuer et ce qu’il faut garder. Alors que le corps sait tres bien le faire et a déjà développé des processus extremements complexes et anciens puisque la mort programmée de la cellule est si je ne me trompe pas , l’activation d’une séquence du génome. Alors les moyens mis en oeuvre , et je pense ici , précisément aux rayons dans le traitement du cancer , sont une veritable mise à mal pour le corps entier , pour le malade.

                Il me parait donc important mais surtout sensé, d’orienter la recherche vers la connaissance des tenants et des aboutissants de l’apoptose cellulaire, les facteurs déclenchants, inhibiteurs, car il y a certainement un set d’instructions qui inhibent ou activent ce processus. L’article à propos du cancer que je vous évoque plus haut est éloquent à ce sujet. L’apoptose est une voie de contournement à la destruction de l’antigene par un agent exterieur. Il est à mon sens possible qu’on soit perpetuellement en train de réinventer la roue au travers des médications soignant certaines maladies évolutives. C’est une conviction , mais elle est tres forte en moi."

                Donc , voilà , pour ma part , l’apoptose retient ma curiosité, mais correspond aussi à ce changement d’orientation. Plus de cible à détruire , le corps sait déjà faire celà .

                Maintenant , je dois te dire , puisque tu invite à oser, que lorsque tu parles du malade qui se sait condamné, tu parles du malade qui se sait condamné aux yeux des autres personnes , non touchées. Arrives tu à te dire que si celles ci n’étaient pas autour de lui , il ne serait vraisemblablement pas touché de la même manière. Qu’est ce que celà veut dire ? Il est aujourd’hui prouvé que l’impact physiologique et immunitaire de celui que ses proches voient comme condamné est boulversé.... oui , mais par quoi au juste ?

                Les hopitaux sont pleins de gens qui " se laissent couler " et d’autres qui se battent. Est ce sans effet sur l’organisme ? Certainement pas ! Il y aurait aussi chez les individus d’un corps social des mécanismes d’apoptose ( suicide programmé ) qui semblent se déclencher dans certaines situations , abaissant la réponse immunitaire de l’individu et ouvrant la porte aux maladies et aux affections graves. C’est le travail des ethologues et des sociologues , celui de la PNI qui révèle celà. Le corps social semble lui aussi , éliminer ces cellules , et dans ce cas là , les cellules... c’est nous.

                Nombres de gens se suppriment d’eux même , mais il est certainement encore plus curieux d’interroger les gens ayant contracté un cancer. Que venaient ils de vivre peu de temps avant, quels rapports entretiennent ils avec leur corps social depuis longtemps ... se sentaient ils devenus brusquement inutiles ? J’ai des amis qui ont contracté le cancer , pas qu’un cas autour de moi , et invariablement , ils ont traversé une période de dévalorisation , au sein de leur corps social de réference, pour certains, la famille , pour d’autres , le travail , pour d’autres la politique , le pays , mais tous semblaient avoir connu une situation qui les a tout à coup isolés de leurs "congénères". Et certains ont développé de puissantes maladies , on y voit aussi des accidents de la route arrivant au faîte d’une dépression , des histoires qui , si elles sont racontées les une derriere les autres , parlent peu à peu de suicide programmé.

                L’approche sociologique de l’apoptose, est bien sur , et encore plus dans mes mots , une théorie hasardeuse au sens un peu coincé de la recherche telle qu’elle est en ce moment , mais elle contient peut etre le changement de réferentiel qui permettrait , si les adéquations se vérifient, de se projeter nous même comme sujet de l’apoptose , et de se rapprocher des causes ( génese du cancer ). Je sens énormément de sens là dedans au fil de ma prospection. si il y a apoptose sociale , il y a l’explication d’un processus d’élimination programmée. rapprocher le corps social de l’etre vivant est osé , oui , mais déjà remarquablement écrit par certains auteurs. Les similitudes sont incroyable, jusqu’à la description du gènome social , que certains appèlent "les mèmes".

                Je n’ai pas les moyens , la force scientifique pour creuser celà comme tu le ferais Bernard, mais mes idées ont déjà fait du chemin là dessus , et franchement , celà me plairait d’échanger en privé avec quelqu’un qui est pret à oser , justement. Je suis pour ma part convaincu que sous ce voile , et par le truchement d’un changement de réferentiel, il y a en résultat , la cartographie des processus de la mort programmée , et derriere celle ci , un grand nombre de possibles.

                GRL.


                • Bernard Dugué Bernard Dugué 5 mars 2008 12:31

                  GRL, intéressant commentaire, j’avais d’ailleurs vu passer tes remarques qui m’ont amusé, comme une sorte de transmission de pensée, le billet était déjà rédigé et je pointais les limites de l’approche destructrice, que j’appelle médecine tactique. Pour le reste, il faut pas focaliser sur l’apoptose je pense, mais y aller pour une réflexion d’ensemble, notamment sur les signaux et leurs interprétations


                • GRL GRL 5 mars 2008 13:30

                  Bon , d’accord , alors dans ce cas , je vais t’expliquer pourquoi je focalise sur l’apoptose. comme je te le dis , je ne suis pas chercheur, mais pourtant , j’ai été amené sur le sujet en vivant moi même une chose tres curieuse. En fait , j’ai déjà été des années durant du coté de celui qui se sait condamné figures toi. Celà est passé par des étapes tres dures mais un évenement m’a propulsé tres soudainement d’un état d’abandon à celui de la rémission et je suis aujourd’hui sorti d’affaire. Celà est resté tres troublant , pendant des années , rien , une volonté de comprendre et rien à me mettre sous la dent sur le sujet à part des écrits où l’on t’emmène vers un certain ésotérisme , à l’autosuggestion , aux réponses dont on se convaincra etre les bonnes en faisant entrer sa propre histoire dans le mythe par des raccourcis qui ne servent qu’à accepter , mais pas à comprendre. Puis un jour , j’ai lu ce que je devais lire. Un livre que l’auteur avait passé douze ans à rédiger, un livre qui arrivait à tisser des liens hallucinants entre les diverses disciplines dans lesquelles il faut une vie de spécialisation pour maitriser le sujet , et j’ai compris la force des liens entre les disciplines, tout en découvrant une cartographie du vivant nouvelle pour moi , et l’illustration de certains mécanismes du vivant en societé et au travers de l’histoire, mécanismes dont l’apoptose fait partie . j’ai non pas lu ce livre mais étudié ce livre , du mieux que j’ai pu , j’en ai abordé d’autres par la suite qui donnaient des compléments interessants , mais , encore aujourd’hui , je dois dire qu’un livre m’a raconté scientifiquement ce que j’avais traversé , et a bâti des ponts de ma propre histoire vers les fondements du vivants , redessinés de telle sorte qu’il m’est apparu , dans les histoires des autres cette fois ci ( et c’est ce qui est important ) les mêmes grandes lignes directrices qui me font dire aujourd’hui , penser comme tu le penses , qu’à propos du cancer en particulier , on est pas parti dans la bonne direction . La réponse est ailleurs , et à mon avis, elle est en partie formulée , elle devient partiellement accessible lorsqu’on change de réferentiel en se considérant nous même cellules d’un corps social. Je sens au plus profond de moi ( et maintenant , je pense que tu peux comprendre ce que je veux dire ) qu’une partie des découvertes de demain seront possibles grace à cette redéfinition du vivant, donc de la redéfinition de la mort.

                  Ce que je te dis là est un filet sortant d’un entonnoir qui m’interdit ici d’approfondir et de développer comme je l’ai fait auparavant. Encore une fois , je ne suis pas chercheur diplmômé de ci et de çà. Mais dans mon histoire , j’ai eu à defendre ma vie contre l’ennemi invisible, au travers d’un combat que je ne croyais qu’interne. Aujourd’hui , j’ai conscience que ma notion d’interne = dans mon corps était loin d’etre " étanche ". ALors celà m’a tout simplement donné une autre grille de lecture des problématiques. 

                   Alors si tu viens un jour à te pencher sur la question avec cette grille de lecture, peut etre seras tu toi aussi boulversé par tout le sens d’un rapprochament entre un organisme humain , et un corps social d’etres humains. Moi , au jour d’aujourd’hui , je me dis que cela vaut sincerement le coup d’essayer de saisir dans un réferentiel , ce qui semble insaisissable dans l’autre. Nous parlions du cancer, j’y ai répondu par l’élargissement du mécanisme de l’apoptose, mais tant d’autres comparaisons / rapprochements y sont possibles.

                   


                • Bernard Dugué Bernard Dugué 5 mars 2008 14:17

                  Message bien reçu, merci pour le témoignage, il manque juste l’info importante, quel est l’auteur et le titre du livre ?


                • janequin 5 mars 2008 14:30

                  Je poste ici mon commentaire déjà scellé dans l’article concernant le Sida :

                   

                  GRL, vous me comblez...

                  Je vais essayer d’apporter un petit plus à cette discussion en remettant sur le tapis l’intervention de ces peroxynitrites qui me tiennent à coeur.

                  En effet, quelles sont les substances les plus à même d’induire classiquement un cancer ? Chacun sait déjà que la fumée de tabac contient ce qu’il faut pour, et certains composés en faisant partie sont plus précisément montrés du doigt. Le principal est le benzopyrène.

                  Or, ce benzopyrène, aromatique très riche en électron, est très facile à nitrer par ma méthode classique (acide nitrique dilué), et le sera donc également par ces peroxynitrites, qui, s’ils sont éliminés du cytoplasme par ces substances, ne seront plus à même d’induire l’apoptose, sans doute par le phénomène de translocation décrit ici.

                  Autre composés fortement cancérigènes bien connus des chimistes : la toluidine, la N,N-diméthylaniline, bref les amines aromatiques très activées, que l’on nitre avec un soupçon d’acide nitrique, et qui piègent donc très efficacement les peroxynitrites.

                  D’ailleurs, si on regarde de plus près, il semble de plus en plus certain que dans les deux maladies, c’est justement ce processus d’apoptose qui est dévoyé, soit dans un sens, soit dans l’autre.

                  Et, en ce qui concerne le sida, on se rend compte que les cofacteurs qui favorisent le plus l’infection à VIH sont justement ceux qui libèrent le monoxyde d’azote et donc les peroxynitrites : poppers, amines secondaires, viagra :

                  http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16505748?dopt=Abstract


                • GRL GRL 5 mars 2008 14:46

                  Le principe de Lucifer Howard Bloom , avant çà une approche générale de la systémique est enrichissante. Mais çà , tu l’as. Apres ce livre est à mon niveau , c’est de la vulgarisation , mais mais , à ceci près , c’est qu’il est certifié exact par énormément d’éminences reconnues dans toutes les disciplines qu’il relie. ( biolo et histoire , principalement ).

                  Du reste , l’auteur dérive en fin de livre , illustrant lui même la théorie qu’il développe auparavant , ce qui lui confere un propos , une prise de position , ... mmm bien américaine , mais qui peut etre sortie de l’essentiel de ce qu’il avait à montrer.

                  Mais de toi à moi , si ce livre a eu un echo si fort en moi , c’est qu’il a mis les mots sur ce que tous les autres me résentaient comme un mystère. Pour ma part , je le sais , une partie de la réponse est dans le livre , mais une autre est en moi , celle du vécu , ce qu’aucune personne peut deviner en étudiant. C’est pour çà , avec ces convictions là , que j’ose prendre la parole aupres de gens dont la recherche est la profession . Je n’ai pas l’experience du chercheur , mais malhaureusement pour toutes ces années , celle du cobaye ( c’est un raccourci ) et elle est malheureusement ... tres complémentaire. La deuxieme motivation pour moi , est que j’ai une grande energie à fournir la dedans , autour de ces sujets , parce que tout un systeme m’a sauvé concrètement la vie, du sang reçu , au milliers de francs que la sécu à pu débloquer pour financer les intervention , et aussi , à la détermination d’une équipe et d’un chirurgien qui finissait par plancher avec moi sur les soucis qui m’occuppaient. je dois beaucoup , beaucoup à la societé telle qu’elle était lorsqu’elle m’a sortie du merdier ... c’est cette dette , le carburant qui me fait chercher encore aujourd’hui, dans un désir de rendre , mais sans me prendre pour ce que je ne suis pas, je préfere le préciser , évidemment.

                  Allez , bonne lecture , je te souhaite un tilt depuis le fond de mes convictions.

                  Amicalement , GRL


                • Bernard Dugué Bernard Dugué 5 mars 2008 14:49

                  Je m’immisce au passage pour mentionner un fait dont je crois me souvenir, chez la souris, pour induire une tumeur, un mutagène ne suffit pas, il faut en plus un promoteur, comme les esters de phorbol qui, si j’ai bonne mémoire, interagissent avec les systèmes membranaires de communication, comme quoi, on touche une des clés, et bien évidemment, des co-facteurs sont nécessaires, ne serait-ce que les nutriments et la vascularisation de la tumeur


                • Bernard Dugué Bernard Dugué 5 mars 2008 15:04

                  ça y est, j’ai fait mon enquête rapide sur Bloom, dont on a une recension du premier tome sur ce site pas ésotérique pour un sou et très sérieux

                  Une précision, 35 éditeurs américains ont refusé le manuscrit avant qu’il soit accepté, alors je crois que je suis mal barré avec mon projet...

                  Il y a deux tomes et le second confirme mes propres idées sur l’évolution, que j’ai eu en parallèle, sans connaîyre Bloom, le nerf de l’évolution, c’est le système nerveau et plus exactement, le traitement de l’information et la construction d’une représentation du milieu, même chez l’insecte et encore plus loin...

                  Pour le reste, j’espère pouvoir aller plus loin que Bloom avec mes spéculations métaphysiques qui vont aller à la racine de cette matérialité réflexive qui semble orchester tout cela...


                • GRL GRL 5 mars 2008 15:33

                  Je ne doute pas que tu puisses capter le message par survol , Bernard , mais la profondeur des liens qui y sont tissés me poussent à te recommander de prendre , si tu le peux , le temps de les lire. C’est à mon sens une véritable révolution scientifique doublée d’une méthodologie de recherche par le lien qui donne , enfin , à mon sens , énormément d’espoir aux devenir des impasses de la science telle qu’elle s’exprime aujourd’hui.

                   

                   


                • Mirabelle 5 mars 2008 18:48

                  Effectivement, dans le cas de la carcinogenèse, il faut une double exposition avec un promoteur et un declencheur. RJ Morris (universite de Columbia) a pas mal publie la dessus, mais elle n’est evidemment pas la seule. Cependant, il faut bien preciser qu’elle parle de carcinomes, qui touchent les keratinocytes de la peau, et non de melanomes, qui concernent les melanocytes. Les carcinomes, selon leur type - baso- ou spino-cellulaires- peuvent etre detectes, traites avec un bon taux de reussite. Evidemment, la detection doit quand meme se faire assez tot et les basocellulaires sont moins graves (ils sont locaux, donc ne metastasent pas) que les spinocellulaires qui sont invasifs. Les melanomes sont quant a eux graves et rapidement invasifs. C’est a chaque fois une urgence.

                  Effectivement, il y a de nouvelles voies de recherche sur les melanomes, mais une des bases dont on ne parle malheureusement pas assez souvent, ou de facon trop legere, est la prevention. Ca peut paraitre un peu con-con, mais dans le cas des melanomes, ca sauverait des vies. On ne le repete jamais assez, mais l’exposition solaire est nefaste, d’autant plus qu’on a la peau claire. Les melanocytes ont un role de protection dans l’epiderme. Ils sont des "parasols" au dessus des cellules souches de l’epiderme. Mais si on stimule trop ces melanocytes, on court a un dysfonctionnement de ces cellules. Et un moment absolument crucial est la petite enfance, lorsque la peau est encore "immature" dans son fonctionnement normal. Dans le milieu des dermatologues, on estime qu’un enfant de moins de 4 ans ne devrait pas voir le soleil directement. L’utilisation de vetements longs, de chapeaux ET de lunettes (les yeux aussi sont immatures donc ca abime la retine) reste la meilleure solution avec le maintien a l’ombre dans les heures chaudes (10-16h). Apres 4 ans, les cremes solaires a fort indice sont necessaires. Aucune n’a un ecran total complet. J’etais en Australie a Noel. Tout le monde sait que pour des problemes d’ozone, le taux de melanomes est important. Il faut dire que le soleil tape fort. Les gens ne se mettent pas trop au soleil et surtout s’enduisent de couches tres epaisses, quitte a etre tous blancs ; surtout sur l’eau. Peut etre pourrions nous en prendre de la graine.... En Europe, la Suisse et les pays nordiques sont enormement touches car les gens ont la peau claire, vont en altitude en suisse, et raffolent du soleil. Les raisons esthetiques et culturelles occidentales qui visent a avoir une peu bronzee pour avoir "meilleure mine" sont a l’oppose de ce que nous devrions faire. Nous devrions prendre exemple sur la sagesse asiatique qui deifie la peau blanche...


                • millesime 9 mars 2008 07:38

                   

                  peu de connaissance en matière de cancérologie, et médecine, mais je crois au phénomène de l’aptose, car à la suite d’une échographie le spécialiste a souligné d’importante zone de calcification... !

                  je suis d’autre part en accord avec le dernier paragraphe, (ayant fait une reprogrammation de mon ADN... !)

                  les oncologues ont "leurs protocoles", le patient que je suis me fait dire que c’est "mon organisme" et qu’il n’est pas un terrrain d’expérimentation... ! (ou alors j’expérimente d’autres protocoles).

                   


                • Charles Bwele Charles Bwele 5 mars 2008 12:09

                  @ Bernard,

                  Très intéréssant ton article. J’y apporterais un complément nuancé - no worries : le bashing c pas mon genre, d’autant que tu dois avoir des connaissances scientifiques bien plus solides que les miennes . 

                  Dans la recherche anti-cancer, la recherche médicale a développé de remarquables traitements "intelligents" ,c-à-d des molécules chimiques qui après avoir détecté les signaux biochimiques des cellules malades, les détruisent ou en les axphysient, sans s’en prendre aux cellules saines. Ces traitements ont produits des taux de réussite considérables aux USA-Canada-Europe, entre 50 et 80% pour les cancers gastriques.

                  Le hic : c que des résistances sont vite apparues  d’où le développement de plurithérapies équivalentes (achtung : g bien dit "équivalentes" pas "similaires" !) à celles utilisés contre le VIH. Hic + : de telles plurithérapies coûtent au bas mot 40 000 dollars/an/personne. Même en Europe ouest-continentale où la couverture maladie est plus conséquente qu’aux USA-Canada-GB, ça coûte la peau du c.. !

                  Ensuite, nous vivons dans des environnements aux facteurs cancérigènes bien plus élevées qu’il y a 60 ou 100 ans : tabac, alcool, alimentation, pesticides OGMisés, rejets dioxinés d’incinérateurs,etc... Une agrégation de facteurs extrêmement difficile à établir mais bien réelle...

                  Toutefois, la découverte que tu mentionnes doit néanmoins être la bienvenue, je dirais la quinzième brique (chiffre hasardeux) dans une biomuraille de Chine anti-cancéreuse...

                  Amicalement, Sir Dugué !

                   


                  • Bernard Dugué Bernard Dugué 5 mars 2008 12:34

                    Hi Charles,

                    C’est un gouffre sans fin, cette recherche de traitements de plus en plus sophistiqués. Aurais-tu des liens vers ces traitements intelligents ? Je ne vois pas de quoi il s’agit, à part de la bonne vieille tactique de l’anticorps dirigé contre un marqueur et couplé à un agent destructeur

                    Une précision, la découverte que je cite n’est qu’un prétexte pour dire qu’une étape importante pourrait être d’ordre conceptuel, une révolution dans la pensée plus que dans les bricolages moléculaires


                  • Charles Bwele Charles Bwele 5 mars 2008 14:01

                    @ Bernard,

                    Ce que je te dis là, il me semble d’ailleurs l’avoir également lu ici ou chez le concurrent (?) Rue89. Pas le temps de retrouver le lien...

                    Mais tu peux parcourir celui-ci : "un nouveau médicament anti-cancéreux intelligent"

                    Amicalement


                  • geo63 5 mars 2008 12:21

                    Bon...M. Dugué, vous nous gratifiez d’une de vos visions...qui s’arrête à la colchicine, il ne faut pas pousser, d’autres molécules ont été développées depuis avec des cibles différentes (connaissez-vous Pierre Potier et son équipe, par exemple...), mais je ne vais pas épiloguer, cela ne sert à rien. Il existe des milliers de chercheurs qui travaillent sur ce problème dans le monde et bien entendu il y a des théoriciens qui explorent toutes les voies possibles, sont-ils donc tous des incompétents ? Si la majorité de vos articles est d’une lecture agréable et intéressante, vos articles scientifiques gagneraient à être un peu plus "modestes"...me semble-t-il, mais je peux me tromper.


                    • Bernard Dugué Bernard Dugué 5 mars 2008 12:28

                      La colchicine n’est citée qu’à titre informatif, pour signaler un exemple illustrant le principe de la chimio, les ellipticines, la doxorubicine, l’adriamycine, vous n’avez pas lu ? Et les anticorps ?

                      Je n’ai pas dit que les théoriciens sont incompétents, je dis qu’il faut tenter d’autres voies que celle de la médecine tactique qui tape dans la cible. C’est étrange comme toute critique des prérogatives du monde scientifiques sont suspectes, du coup, on observe l’excès inverse, le soupçon généralisé qui induit les charlatanismes que l’on connaît


                    • geo63 5 mars 2008 14:08

                      Je ne m’intéresse absolument pas aux prérogatives du monde scientifique mais à ce qui a été publié ou est en cours de publication scientifique. Si l’on tente d’effectuer une bibliographie sérieuse (démarche normale me semble-t-il) sur le thème que vous abordez, on est absolument submergé par les références. Il faut du temps et des connaissances pour identifier les grandes lignes directrices des travaux menés, or vous ne proposez rien moins que "une révolution dans la pensée plus que dans les bricolages moléculaires", alors je dis (par une longue expérience)...soyons modestes.


                    • geo63 5 mars 2008 14:12

                      J’ai oublié de dire que "le" Lerma m’indiffère totalement.


                    • tvargentine.com lerma 5 mars 2008 12:32

                      Oui c’est cela c’est cela,vous avez raison

                      "Je n’ai pas dit que les théoriciens sont incompétents, je dis qu’il faut tenter d’autres voies que celle de la médecine tactique qui tape dans la cible"

                      Franchement ce DUGUE il post depuis son hopital psychiatrique ?

                       


                      • Mr.K (generation-volée) generation-volée 5 mars 2008 13:42

                        Mes amis ayont pitié de Lerma,comme la plupart des socialos passé à l’ump,c’est un homme frustré , sans talent ,et avec tres peu de reparti.,un homme qui à cru passé dans le camp des gagnants , surement un etudiants precaire devenu webmaster imposable ??

                        Quand allez vous lerma faire preuve d’intelligence,croyé vous que votre statut de webmaster d’un site amateur fait pour des touristes vous donne le droit de jugé un article comme celui là ??

                        apres deux mois de visite je me suis aperçu d’une chose,vos critique attaque les redacteurs doués,la jalousie tres sarkosiste tout ça !!


                      • Charles Bwele Charles Bwele 5 mars 2008 14:07

                        @ Lerma

                        Dis, la métastase, tu vois pas qu’on discute entre cellules saines ?


                      • claude claude 5 mars 2008 13:02

                        merci bernard pour votre article.

                        il est plus accessible, mais tout aussi intéressant que celui sur le sida.

                        il faut rester optimiste, car on va bien finir par comprendre, un jour, comment se déclenche le raté qui engendre le cancer... et pourquoi certains sont plus succeptibles d’en développer que d’autres...

                        @ sandro : le cancer du pancréas ne tue pas obligatoirement en 3 mois : pris à temps, les malades peuvent espérer une rémission . une copine a "vaincu" son cancer du pancréas il y a maintenant 7 ans, et ma belle-soeur en est à un an de rémission... certe les taux reste très bas, mais grâce aux nouveaux protocoles, ont peut espérer sauver de plus en plus de personnes.

                         

                         


                        • mailoman2007 5 mars 2008 13:18

                          Je vais me mettre le monde médical à dos. Si on m’annonce que j’ai un cancer, je commence par faire un "jeûne" total en de bonnes mains, avant de me lancer dans la grosse cavalerie médicale. Il y a plein de sites qui parlent de "jeûne" pour traiter beaucoup de maladies, dont le cancer. Voir l’expérience d’un malade


                          • Yifu66 5 mars 2008 13:58

                            @Mailoman

                            Pauvre tache ! Vous pourrez aussi consulter Rika Zaraï qui vous conseillera un bain de siège !

                            (PS : Je ne suis pas médecin, mais ma femme est morte du cancer !...)


                          • mailoman2007 5 mars 2008 15:23

                             

                             

                            @ Yifu66.


                            Merci pour la Pauvre tache !!!
                            Je compatis à votre souffrance !
                            Toutefois dans votre cas, la médecine n’a pas fait mieux que Rika Zaraï.


                          • claude claude 5 mars 2008 20:45

                            la médecine n’a jamais dit qu’elle guérissait 100% des patients atteints !!!

                            elle a ses limites, et tente de faire du mieux qu’elle peut pour soulager un maximum de patients.

                            il ne faut pas confondre médecine et magie ou alors médecine et mécanique.

                            le vivant évolue sans cesse : les mutations sont plus ou moins rapides, en fonction de la durée de vie moyenne d’une génération : 20MN chez les bactéries, 2 ans chez les rats et 25 ans pour l’homme...

                            enfin, juste une remarque : s’il suffisait de jeûner pour guérir, cela se saurait... et il n’y aurait plus de malades sur la surface du globe !


                          • djimmm 5 mars 2008 13:35

                            Et le DCA dans tout ça ?

                            Pour rappel : DiChloroAcetate : le dichloroacétate a été également utilisé pour régler et reconstituer des fonctions métaboliques normales dans des mitochondries endormies par le cancer.

                            article sur naturavox : http://www.naturavox.fr/article.php3?id_article=730


                            • roOl roOl 5 mars 2008 14:37

                              Aller hop, histoire de peter le moral :

                              90% des cancers sont directement issue de nos habitudes de consommation et du l’environement.

                              @ bon entendeur.


                              • nounoue david samadhi 5 mars 2008 15:44

                                c’est quoi cette affirmation, deja cancers sa veut rien dire, car quand on est atteinds d’une infection à tenia echinoccoque est ce que c’est un cancers du à l’environnement ou à l’alimentation ? et bien sa peut etre aussi la malchance de c’etre fait piqué par une puce ou un tique infecter alors svp arreter ce genre de remarque deplacer svp merci

                                 

                                pour voir

                                 

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