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Collision satellitaire dans la haute atmosphère

Deux gros satellites sont entrés en collision à 790 km d’altitude. Profitons de cette première pour analyser brièvement la dangereuse pollution artificielle de l’orbite basse terrestre.

Le mardi 10 février 2009 à 16H55 TU, deux engins orbitaux orbitant à 790 km d’altitude sont entrés en collision au-dessus du territoire nord-sibérien. Le premier engin (560 kg) faisait partie de la constellation Iridium comprenant 66 satellites de télécommunications, il fut placé en orbite en 1997 et était parfaitement opérationnel avant l’impact. Le second engin (950 kg) était un satellite Cosmos à réacteur nucléaire, satellisé en 1993 mais hors-service depuis un peu plus de dix ans.

NB :

  1. Immense flop technologique de la fin des années 90, le système Iridium se voulait comme le vecteur universel de la téléphonie mobile grâce à sa constellation de 68 satellites de télécommunications. Battu en brèche par les roamings GSM, Iridium fut sauvé de la banqueroute en grande partie grâce à l’appui des administrations Clinton et Bush Jr. Aujourd’hui, c’est un système global de communications mobiles (géré par la firme Iridium Satellite LLC basée dans le Maryland) comptabilisant 250 000 abonnés en 2008, massivement utilisé par le Pentagone, les bases scientifiques en Arctique et en Antarctique, les journalistes, les navigateurs et les organisateurs de rallyes ou d’expéditions.

  2. Subdivisée en huits classes, l’appelation Cosmos désigne des satellites russes dont les missions ne sont pas clairement définies, maintes hypothèses penchant pour des engins multi-rôles à usage militaire ou scientifique. De 1962 à nos jours, près de 2500 satellites Cosmos ont été mis en orbite par l’URSS puis par la Russie. Celui impliqué dans l’accident du 10 février portait la dénomination Cosmos-2251.

Jusqu’ici, les collisions en orbite concernaient uniquement des éléments de lanceurs, des micro-satellites et/ou des petits composants. Cette première collision entre deux gros engins a produit un nuage de plus de 600 débris dont certains radioactifs. Beaucoup seront consumés lors de leur retombée dans l’atmosphère tandis que d’autres erreront d’abord autour des trajectoires initiales des satellites détruits puis s’aggloméreront progressivement à la nébuleuse de débris et micro-débris artificiels (environ 18 000 catalogués) polluant déjà l’orbite basse terrestre. La minutieuse observation longitudinale des satellites chinois et américain pulvérisés par des missiles anti-satellite (ASAT) a révélé que le processus entier (de l’explosion à l’agglomération) s’étend sur une année.

Les agences spatiales russe et américaine ont indiqué que le nuage primaire de débris ne constitue aucun risque immédiat pour les autres satellites et pour la Station Spatiale Internationale orbitant sur une trajectoire nettement plus élevée ; celle-ci fut normalement ravitaillée par un vol Soyouz au 13 février et devrait être arrimée par la navette Discovery au 22 février. Au cas ou quelque dangereux nuage de débris croiserait dangereusement sa trajectoire et pour peu qu’elle soit prévenue et assistée par ses hotlines terrestres, l’ISS amorcera une manoeuvre d’évitement.

Ce choc Iridium-Cosmos s’est produit dans « une zone » permettant à plus de 900 engins orbitaux de survoler ou de se rapprocher des pôles Nord et Sud. D’une certaine façon, le gros du trafic satellitaire est concentré dans un épais donut orbital couvrant les cercles polaires. Dans la mesure du possible, les engins abandonnés ou gravement défaillants sont repositionnés sur des trajectoires à moindres risques car peu fréquentées par la navigation satellitaire. Dans certains cas, des appareils sensibles - souvent exploités à des fins militaires – sont consumés lors de leur rentrée forcée dans l’atmopshère. Dans deux uniques cas extrêmes, des satellites – l’un chinois, l’autre américain - furent volontairement détruits par des « tirs amis » de missiles anti-satellite. Relevant également de la démonstration de force, cette dernière pratique hérisse les cheveux des scientifiques de l’espace car elle ne fait qu’accroître la pollution artificielle en orbite basse.

À 25 000 km/h, un composant satellitaire traverse aisément les panneaux solaires ou la coque d’un engin spatial, une micro-météorite ou un micro-débris crée de minuscules orifices presque ou complètement invisibles à l’oeil nu. Afin de détecter ceux-ci lors d’opérations de maintenance en orbite, les astronautes scannent longuement et méticuleusement toutes les surfaces de l’appareil avec des détecteurs ultrasoniques portables. La NASA planche actuellement sur des senseurs wi-fi intégrés pour satellites qui localiseront précisément un micro-impact et biperont une alerte en cas de dommages plus ou moins sérieux.

Malgré la prolifération croissante de petits et gros objets en orbite, des accidents satellitaires comme celui du 10 février 2009 ne se reproduiront que très rarement, et ce, grâce à la jalouse surveillance de ce gigantesque donut orbital – largement exploitable dans une certaine quiétude - par les agences spatiales. Toutefois, de nombreux scientifiques craignent l’apparition à très long terme d’un syndrome de Kessler, seuil à partir duquel la multiplication de débris et de collisions rendra l’orbite basse inutilisable et de surcroît inhabitable. Tôt ou tard, les usages et les règles de la navigation satellitaire devront être revues afin de limiter un éventuel engorgement des cieux.

Au cas où le business plan de votre voirie orbitale serait fin prêt, faites immédiatemment vos adieux à votre conseiller financier et expédiez vite une copie à toutes les agences spatiales...

En savoir plus :

  1. The Guardian : Nasa alert as Russian and US satellites crash in space

  2. Spaceflight  : Two satellites collide in orbit

  3. Arms Control Wonk : The future (of space) is now

  4. Arms Control Wonk : Rethinking freedom of action in orbit

PS : En quelques jours, la collision satellitaire Iridium-Cosmos a nourri d’extraordinaires théories qui feraient sourire en coin John Le Carré et Tom Clancy. Pour ma part, les Américains ont volontairement provoqué cet accident afin d’interrompre une transmission à très haute valeur ajoutée entre le satellite Cosmos-2251 et son centre de contrôle au sol. Les Russes ont consécutivement repositionné leur engin orbital – soi-disant hors-service - sur la trajectoire du satellite Iridium afin précisément d’interrompre cette tentative d’interruption. La guerre froide n’est qu’une perpétuelle conspiration, camarades...

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Collision satellitaire dans la haute atmosphère

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71 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 16 février 2009 10:30

    il faut que Sarko devienne président du nouveau monde globalisé et fasse installer des radars dans l’espace , ça devient le foutoir ! idem dans les abysses où les sous marins refusent les priorités ! http://fr.news.yahoo.com/3/20090216/twl-gb-france-collision-sous-marins-1be00ca.html smiley smiley smiley


    • krolik krolik 16 février 2009 10:48

      Une info qui tourne avec insistance :
      @+

      DDmagazine.com - 14 février 2009 - Yves Heuillard
       
      Y-avait-il un réacteur nucléaire dans l’un deux satellites entrés en collision ?

      Dans un communiqué du 13 février, l’agence de presse russe Novosti rapporte que les écologistes (sans autres précisions, ndlr) s’inquiètent d’une possible pollution d’une large partie du territoire russe par de débris des satellites américain et russe qui sont entrés en collision.

      Dans notre article publié le 12 février, nous faisions état de la possibilité que le satellite russe soit équipé d’un réacteur nucléaire. La collision, entre un satellite de télécommunication américain en cours d’exploitation et appartenant au réseau Irridium (66 satellites) et un satellite russe hors d’usage, serait survenu à environ 800 km au dessus de la Sibérie.

      L’agence de presse russe, précise qu’il s’agit du satellite Cosmos-2251 (un satellite militaire, ndlr) et rapporte les propos de Konstantin Tsybko du service fédéral russe pour la supervision des ressources naturelles : "la peur des écologistes peut se comprendre, d’autant que des médias occidentaux, ont laissé entendre qu’un réacteur nucléaire pourrait se trouver à bord de l’un des satellites " et de poursuivre "vous pouvez imaginer les dégats si des morceau de satellite tombait dans le lac Baikal" (la plus grande réserve d’eau douce du monde (plus que les Grands Lacs américains réunis, ndlr).

      Aussi, poursuit Tsybko, "les écologistes nous ont demandé de prendre contact avec les administrations concernées pour calculer les trajectoire des retombées des débris sur terre".

      Décodage

      Ces informations, ne confirment pas la présence d’un réacteur nucléaire à bord du satellite russe, mais elle ne l’infirme pas, laissant simplement, et habilement, supposer qu’il y avait peut être un réacteur nucléaire dans l’un des deux satellites.

      Les médias occidentaux : il s’agit du Wall Street Journal, repris par DDmagazine.com en France. Le plus prestigieux quotidien économique du monde a fait savoir le 12 février que "selon des représentants de l’industrie américaine, l’un des deux satellites, un satellite militaire russe Cosmos, mis en orbite en 1993, pèserait plus d’une tonne et aurait à son bord un réacteur nucléaire". L’auteur de l’article n’avait cependant pas pu vérifier cet élément auprès d’une source officiel russe.

      Le site web Strategy Page, spécialiste de l’information militaire, affirme que le Kosmos-2251, lancé en 1993, était équipé d’un réacteur nucléaire.

      On se souviendra qu’en 1978, un satellite russe, le cosmos 954 s’abima dans l’atmosphère, éparpillant des déchets radioactifs sur une 154 000 km² ( Archives Radio Canada).

      Pourquoi cette allusion au lac Baïkal ? Le gouvernement russe a proposé en 2006 de construire à Angarsk, à 90 km du lac Baikal un complexe international d’enrichissement d’uranium destiné à produire du combustible nucléaire pour les pays qui voudrait se doter de centrales nucléaires. Le principe d’un tel centre est encourgée par l’Agence internationale de l’énergie atomique dans le but d’éviter la prolifération nucléaire. Les écologistes ont alerté l’opinion d’un désastre possible sachant que seuls 10 % la matière première (de l’uranium naturel concentré) destinée à être enrichie serait retournée au pays demandeur, le reste (90%) devant être stocké sur place. En décembre dernier l’Ukraine s’est jointe au projet (plus sur Wise-uranium). Le lac Baïkal est classé Patrimoine de l’humanité par l’Unesco


      • John Lloyds John Lloyds 16 février 2009 10:49

        Mouais, article sans intéret, une information qui n’aurait mérité que 2 lignes en bas de page d’un quelconque canard.

        Faut pas éxagérer, les gamelles de l’espace peuvent entrer en collision, mais ça ne reste qu’un epiphénomène qui ne mérite même pas un article anecdotique.

        Plus lourdes de conséqences, et plus fréquentes, peuvent être les chutes de satellites. Là, ce n’est plus la même histoire, c’est de pollution radioactive qu’il est question, comme la chute de Cosmos 954, qui avait occasionné une pluie de débris radioactifs sur 124000 km2.

        Tant qu’à traiter la poubelle des orbites basses, mieux aurait fallu traiter l’épineux pb des chutes de satellites.


        • Zalka Zalka 16 février 2009 10:58

          Tout le monde ne peut pas révéler les complots mondiaux des satanistes pro-européens de la maison blanche qui prévoient d’exterminer 6Mrd d’êtres humains.

          C’est votre rayon, cela ! Je note d’ailleurs que votre parano sur les satellites est comparable à celle de Paco qui annonçait la chute de la station mir sur Paris.

          En attendant la loi martiale aux USA, méditez donc sur cet échec patent de la voyance (à laquelle vous avez déjà affirmer croire !).


        • John Lloyds John Lloyds 16 février 2009 11:16

          Héhé Zalka, la mesure étalon sur AV. 

          Moins 50, avec ça, on peut s’offrir la première page sur le Guiness smiley


        • LE CHAT LE CHAT 16 février 2009 11:57



          ’J’pense que quand on mettra les cons sur orbite, t’as pas fini de tourner ‘’ dit Jean Gabin à Robert Dalban 
           smiley


          avec tout ceux qu’on doit envoyer , on n’en a pas fini avec les collisions ! smiley


        • Tonton Tall 16 février 2009 12:51

          Pasque Johnny croit peut-être qu’on est dupe des moinssoneuses-plieuses de chez JohnnyPilar ?


        • John Lloyds John Lloyds 16 février 2009 13:19

          Le grand Tonton qui trempe dans la théorie mytho-maniaque de la conspiration Revello-agoravo-gauchiste, c’est un peu comme le canada-dry, il a la couleur du sérieux, mais derrière l’étiquette on découvre la pathologie de la persécution. Vous en êtes où dans vos conseils aux lecteurs d’acheter en Bourse ?


        • Tonton Tall 16 février 2009 13:58

          Mais oui Johnny... parce qu’on a pas fait ça avant toi, tu crois ? smiley

          Pour la bourse, no blème, pendant que tu vends la fin du monde, moi je rachète ... smiley

          On fait une bonne équipe... smiley


        • John Lloyds John Lloyds 16 février 2009 14:10

          Arrêtes, on va crier à la conspiration libérale smiley Par les temps qui courent, entre ceux qui voient les gauchos dans leurs PC, mieux ne pas toucher les angoisses. Tu auras remarqué mon désinsteressement dans ton montage.


        • Tonton Tall 16 février 2009 14:30

          Oui, j’ai remarqué ton désintéressement....
          Il y en a qui n’apprécient pas d’ailleurs


        • John Lloyds John Lloyds 16 février 2009 14:39

          Je vois que tu apprécies mon humour smiley


        • Philou017 Philou017 16 février 2009 15:27

          Charles Bwele : "La guerre froide n’est qu’une perpétuelle conspiration, camarades..."
          Charles virerait-il sa cutie, en acceptant l’idée que les jeux géo-politiques ne sont pas que des affrontements techniques entre un bien et un mal clairement et facilement identifiables ?
          Le coté ironique de la remarque me fait hélas douter d’une évolution positive....


        • Zalka Zalka 16 février 2009 18:32

          @Johnny : Ouais, plutôt fier de moi ! -50 !
          Au fait que disiez vous de ceux qui ne croient pas à vos théories ? Des moutons ? Ahah !

          @Philou : "en acceptant l’idée que les jeux géo-politiques ne sont pas que des affrontements techniques entre un bien et un mal clairement et facilement identifiables"

          En lisant ceci, je suis mort de rire. C’est au contraire, ce que beaucoup d’anti-théories-à-la-con essaient de vous faire comprendre. Il n’y a pas de bien et de mal clairement défini, pas de grand méchant loup qui conspire dans l’ombre à faire des attentats contre son propre "camp" afin de faire réagir la populace.


        • Deneb Deneb 16 février 2009 10:52

          Merci, Charles pour cet édifiant résumé des faits. Le syndrome de Kessler est, hélas, d’une navrante actualité. Pas seulement on rendra impossible tout voyage dans l’espace, si l’on continue à se conduire en irresponsables, mais on perdra aussi tous les satellites de communication et de positionnement, sans pouvoir en lancer pendant des siècles. Que l’ISS ne soit pas en danger, ce n’est pas si certain que ça. Un boulon qui la frappe à une vitesse de quelques dizaines de km/s peut la démolir complètement. Et l’on ne va pas me faire croire que l’on a répertorié tous les fragments issus de la collision recente, sans parler d’explosions ultérieures. A mon avis la réaction en chaine est déjà amorcée. On risque d’avoir un feu d’artifices là haut dans les prochaines années, avec éventuellement des pluies de métal sur terre. A quand la météo cosmique ?


          • Gasty Gasty 16 février 2009 12:26

            Météo spatiale -

            Quelques chutes de débris sont a prévoir dans le courant de la matinée en région Ille de france, renforcement de la radioactivité en fin de soirée.

            C’est une décharge sauvage qui est en train de se réaliser au dessus de nos têtes. Les futurs tirs de satellites devront affronter le risque de percuter des débris.

            il serait vraiment lamentable que la première expédition humaine vers Mars se termine avec une tuyère à electrovannes d’un moteur de mise en orbitre planté dans son cockpit.


          • Gasty Gasty 16 février 2009 12:27

            Ca change des oies sauvages.


          • Olga Olga 16 février 2009 11:17

            Est-ce qu’il est envisagé d’envoyer des satellites "aspirateurs" pour récolter tous ces débris ?
            Bien entendu, une fois que le sac à poussière de ces "aspirateurs" satellisés sera plein, il serait souhaitable de ne pas organiser un ball-trap à coups de missiles (ASAT) sur ces mêmes satellites, sinon ce nettoyage resterait un vain mot. smiley 


            • wesson wesson 16 février 2009 13:01

              @Olga,

              Bonjour Olga,

              "Est-ce qu’il est envisagé d’envoyer des satellites "aspirateurs" pour récolter tous ces débris ?"

              Sauf que les debris en question, ils volent vite, très vite. Les "attraper" pour les mettre dans un "aspirateur" reviendrait à attraper à la pince à épiler les projectiles d’un tir de chevrotine.

              Et c’est bien là tout le problème de ces détritus de l’espace : ils se déplacent tous les uns par rapport aux autres à une vitesse relative bien supérieur à la vitesse d’une balle de fusil.

              Bref, la seule solution à ce jour, c’est d’attendre que toute cette quincaillerie soit retombe sur terre en espérant qu’elle se consume, soit sorte de l’attraction terrestre par effet de billard (les collisions modifiant la trajectoire de chaque objet en espérant que ceux-ci ne fassent pas trop d’éclat, on peut toujours réver ...)



            • Gül 16 février 2009 13:08

              Donc, il y a bien retombée de déchets radio-actifs sur terre, enfin, possiblement ! smiley


            • Olga Olga 16 février 2009 13:17

              Bonjour Wesson,
              Effectivement ma comparaison avec un aspirateur peut porter à confusion... Je vois plutôt ça comme une sorte de gros aimant (c’est pour donner une image, les débris n’étant pas forcément "attirables" par un aimant...) qui attirerait un maximum de débris sur lui (en les retenant, en les "ingérant" ; ne me demandez pas comment, je n’ai pas encore finalisé mon étude pour la NASA smiley ). En fait il serait là pour être impacté le plus possible en faisant en sorte que les débris "récoltés" ne soient plus une menace pour des satellites (station spatiale, cargos ravitailleurs, etc). 


            • wesson wesson 16 février 2009 14:10

              @Olga,

              "ne me demandez pas comment, je n’ai pas encore finalisé mon étude pour la NASA"

              et bien lorsque ce sera fait, n’hésitez-pas à leur envoyer, je crois qu’ils seraient preneur.

              Un petit indice : l’aimant ça ne peut pas vraiment fonctionner. La force qu’excerce un aimant n’est importante que lorsque il y a contact (F= B²S/2µ, ou B est le champ en Tesla, S est la surface en contact et µ la permissivité du milieu). Avec la formule précédente, on comprends bien que si il n’y a pas contact (S = 0), il n’y a donc pas de foce exercée ... Pour faire plus simple, pour etre efficace, l’aimant doit "toucher" ce qu’il va retenir. On en revient donc à attraper les morceaux à la pince à épiler ... aimantée



            • Olga Olga 16 février 2009 15:01

              @Wesson
              Bon, je recommence...
              Rebonjour Wesson,
              Effectivement ma comparaison avec un aspirateur ou un gros aimant peut porter à confusion... Je vois plutôt ça comme une sorte de...... enfin, une espèce de........ un truc du genre..... Vous voyez ce que je veux dire j’imagine. De toute façon je ne peux en dire plus en raison de la clause de confidentialité qui ne manquerait pas d’exister dans un éventuel contrat avec mon probable futur employeur. Vous comprendrez aisément que je ne peux briser ma carrière naissante en vous révélant l’étendue des mes recherches en la matière. smiley 

              Olga Einstein


            • Tonton Tall 16 février 2009 15:07

              J’adore la physique conspirationniste...
              wesson vient d’expliquer à l’aide d’une formule pourquoi les moteurs électriques ne fonctionnent pas et pourquoi les aimants n’attirent pas les aiguilles
              c’est parce qu’il faut un contact ... smiley


            • Philou017 Philou017 16 février 2009 15:33

              Le conspirationniste Tall voit des complots partout, même dans la présentation de concepts théoriques simples de la physique.
              Je dis halte à l’envahissement d’Agoravox par des obsédés qui voient des complots dans tout ! ce site risque de perdre toute crédibilité !


            • Tonton Tall 16 février 2009 16:32

               ????????????????


            • wesson wesson 16 février 2009 16:36

              @tonton tall,

              Bonjour,
              merci pour cette allusion érudite à la grossière approximation de la formule que j’avais reproduite.

              J’avais effectivement omis à dessein d’inclure le paramètre Epsilon dans la formule (F * Epsilon = B² * Epsilon * S / 2 * µ), Epsilon étant la distance entre l’aimant et l’objet ferreux.

              Comme vous ne l’ignioriez pas, lorsque Epsilon est très faible (ce qui équivaut à un contact), on peut considérer que B est constant, ce qui permet de poser l’équation simplifiée sans avoir à se trainer un calcul intégral du champ magnétique le long de Epsilon.

              Et d’ailleurs, dans un moteur électrique on veillera à ce que la distance entre rotor et stator soit la plus faible possible afin de se placer dans cette condition (Epsilon faible), ce qui tendrait effectivement à prouver que les moteurs électriques existent bien et fonctionnent sans problèmes !

              Merci cher Tall d’avoir à l’aide de votre fine contribution, débunké une affreuse conspiration de plus ! smiley


            • Tonton Tall 16 février 2009 16:49

              wesson
              sur un site où certains n’ont rien compris à l’importance de l’énergie cinétique dans la chute du wtc, il faut s’attendre à tout ...même à des aimants qui n’attirent plus.... d’où ma réac... smiley


            • Zalka Zalka 16 février 2009 18:35

              Soyez plus clair Tall ! Faites directement référence à la température de fusion du fer. Apparament, certain pense qu’à TF(fer >1800°)-1°, l’acier a la même capacité portante qu’à température ambiante.


            • Tonton Tall 16 février 2009 18:59

              c’est surtout à E = m.v² que je pensais, le fait que la force augmente avec le carré de la vitesse
              principe qui fait que dès que ça commence à dégringoler, plus rien ne peut arrêter le truc
              et les poutrelles d’en-dessous pètent alors comme des allumettes ( d’où les bruit des "explosions" en cascade ) et la vitesse de chute impressionnante

              mais bon ... on sait quoi ... smiley


            • Gasty Gasty 16 février 2009 18:59

              @ Olga

              J’ai compris ! .....Un truc qui marche. Yes yes yes ... ! smiley


            • krolik krolik 16 février 2009 20:41

              @Wesson,

              Pour les aimants on peut faire un plus compliqué que la force au contact.
              jetez un oeil sur cette vidéo, c’est assez surprenant, sans aller chercher des trucs surpaconducteurs..

              @+


            • wesson wesson 17 février 2009 10:50

              @Tall,

              "c’est surtout à E = m.v² que je pensais, le fait que la force augmente avec le carré de la vitesse "

              Ah non Tall, vous me reprochiez la simplification de ma première formule, je ne puis accepter votre simplification.

              D’une part, même en considérant que la vitesse de l’ensemble ai pu dès le départ (c’est à dire lorsque cette vitesse était nulle) faire céder tout l’ensemble, le fait que le tout se soit effondré parfaitement droit est aussi probable qu’une goutte d’eau lachée puisse tomber dans un petit verre à liqueur 100 mètres plus bas.

              et d’autre part, nous avons pu récemment voir la faiblesse de cette belle théorie. Le 9 Février, un immeuble parfaitement comparable au WTC7 (même structure en acier, même hauteur, même taille, pas de système anti-incendie opérationnel, bourré de feux d’artifices, ...) a cramé sur toute sa hauteur. Il suffit de regarder la vidéo du feu de cet immeuble de pékin pour comprendre qu’’il était bien plus violent que le sage feu du WTC7. Tout le batiment était embrasé, avec des bruits d’explosions tout le temps. Aux dernières nouvelles, le batiment a bien entièrement cramé, mais il est toujours debout. J’ai d’ailleurs rédigé un petit article là dessus, qui est toujours en modération : peut-être le comité de rédaction attends que les cendres de l’immeuble refroidissent ...

              l’article original en Anglais duquel j’ai tiré cette information est ici

              Vous pourrez poser toutes les équations que vous voudrez, vous aurez bien du mal à expliquer une telle différence de comportement.



            • Markoff 16 février 2009 11:26

              .
              Non seulement les hommes polluent la Terre jusqu’à plus soif, mais ils s’emploient
              à polluer la moyenne et haute atmosphère !

              Alors, vive le " progrès " qui nous tuera à petit feu, et toutes les technologies de pointe
              que nous sommes incapables de maitriser...

              ( lire à ce propos les livres de Georges Friedmann, philosophe et sociologue, 1902 - 1977 )


              • Gül 16 février 2009 12:23

                Bonjour Charles,

                Excellent article qui explique de façon claire ce qui s’est passé là-haut.

                Il me semble évident qu’à un moment ou un autre il y aura saturation de cet espace, d’où mon étonnement sur ce que tu dis des risques fort peu probables de nouvelles collisions de ce type. Combien de satellites supplémentaires sont envoyés chaque année ?

                Amicalement.

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