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Accueil du site > Actualités > Technologies > Comment devient-on incroyant au mythe de la Sainte Dualité ?

Comment devient-on incroyant au mythe de la Sainte Dualité ?

En microphysique quantique règnent quelques mythes hégémoniques. Or j'ai perdu la foi, je n'y crois plus, j'ai vu les failles.

Nous avons tous des histoires et des expériences différentes, donc des raisons différentes d'avoir perdu la foi en le dogme des corpuscules et "aspects corpusculaires", et la Sainte Dualité des copenhaguistes.

Presque tous nous sommes des héritiers spirituels des travaux de Wheeler et Feynman, parus en 1941, sur la théorie de l'absorbeur. Théorie ultérieurement reniée par Feynman, qui est allé s'égarer ailleurs.

Pour moi, de toutes les expériences, ce fut la longue pratique de la radiocristallographie qui fut déterminante.

Premier contact avec la radiocristallographie en novembre 1966 en métallurgie. Derniers travaux en automne 2008-janvier 2009, pour confondre Michel Laquerbe en procès international.
Avec un épisode spécial en 1972 à l'INSTN, où Monsieur Baron savait changer la focalisation du grand microscope électronique Siemens, pour obtenir un diffractogramme Laue électronique, diaphragmé sur une inclusion (préalablement centrée sur l'axe du faisceau) pour en préciser la nature. J'ai deux de ces diffractorammes électroniques dans mes archives (des inclusions de carbure, de symétrie cubique). En voici deux autres, dûs à C. Gastuche et C. de Kimpe, obtenus sur des phyllites, à symétrie manifestement hexagonale pour l'essentiel :



Vous n'aviez pas appris à interpréter ces diffractogrammes de Laue. Chaque tache est l'intersection du plan photographique avec une direction de droite dans le faisceau diffracté, laquelle représente une direction de plan dans le réseau cristallin, et la distance angulaire de cette droite à l'axe du faisceau représente le quotient de la longueur d'onde du rayonnement X, ou ici du rayonnement cathodique par l'équidistance d des plans dans cette direction de plans. Avec une répétition apparente, due aux diffractions de 2e ordre sur l'équidistance 2d, de 3e ordre sur l'équidistance 3d, etc.

Diffraction électronique phyllite

La finesse des raies ou ici des taches d'un diffractogramme dépend de la taille des cristallites, et de la largeur et de la profondeur de chaque photon, qui doivent dépasser plusieurs distances interatomiques. Pour la taille des cristallites, l'effet est spectaculaire sur les argiles, dont les raies de diffraction sont d'autant plus larges et floues que la cristallite moyenne est petite.


Quelques faits échappent à ceux qui me jettent à la figure le préalable rhétorique au jet d'insultes, de "génie incompris". Ils n'ont aucune idée de leurs lacunes en disciplines scientifiques, lacunes que je partage pas.

  • La lumière polarisée existe ; sur plusieurs dizaines de mètres au Palais de la Découverte, sur quelques kilomètres depuis le bleu du ciel (exploitée par les abeilles, notamment). C'est incompatible avec le mythe du photon-corpuscule. Un photon-corpuscule pourrait transmettre une hélicité, pas une polarisation plane. Donc le photon-corpuscule n'existe à aucun moment de la propagation. Alors quelles seraient les lois physiques de la transmutation postulée d'onde en corpuscule à l'arrivée, voire de corpuscule en onde au départ ?
  •  
  • Les expériences d'interférences lumineuses, réalisées par Thomas Young depuis plus deux siècles, sont incompatibles avec un photon-corpuscule. A fortiori les expériences, pourtant réalisées à l'époque en lumière incohérente, qui ont mis en évidence des longueurs de cohérence du photon de l'ordre du mètre (dépendant de la température de la source émettrice, optimale dans un tube à décharge gazeuse à l'époque, années cinquante-soixante).
  •  
  • Les expériences d'interférences électroniques, dont les plus célèbres sont celles selon le protocole d'Aharanov et Bohm, sont incompatibles avec un électron-corpuscule. L'électron passe bien dans les deux fentes d'Young à la fois, bien qu'il ait une seule destination.
  •  
  • Dans ces expériences d'interférences électroniques, la longueur d'onde observée ne se déduit que du cadre relativiste où se plaçait de Broglie, et de son théorème d'harmonie des phases.
  •  
  • Le cadre relativiste complet a été restauré en 1928 par l'équation de Dirac, qui ô scandale donne quatre composantes à l'équation d'onde de l'électron. Jamais les corpuscularistes n'ont pu adapter ces quatre composantes, dont deux à rebrousse-temps, à leurs postulats corpucularistes. Le divorce s'aggrave avec la solution de l'électron libre donnée en 1930 par Erwin Schrödinger : Voici une seconde fréquence intrinsèque 2mc²/h double de la broglienne, une célérité qui bascule à cette fréquence entre +c et - c, et un rayon d'oscillation de l'ordre de h/mc. Les plus éminentes sommités demeurent devant ce Zitterbewegung ou "tremblement de Schrödinger" comme une poule qui aurait trouvé un couteau : impossible de rendre ça compatible avec le postulat corpusculariste.
  •  
  • J'ai quarante deux ans d'expérience professionnelle en radiocristallographie, certes en pointillé, de novembre 1966 à janvier 2009. Dans ces conditions, il est impossible que les délires hégémoniques en "probabilité d'apparition de corpuscule", "aspects corpusculaires", "la particule est le lieu de concentration de l'énergie", etc. puissent encore passer ; impossible. Rayons X ou rayons cathodiques, en diffraction de Bragg, ça obéit aux lois de l'optique physique de Fresnel, de 1821 (et pour les premiers aux équations de Maxwell de 1873). Point, barre.
  •  
  • J'ai une formation académique en physique du solide. J'ai donc une idée documentée sur l'extension spatiale (qui n'est pas "l'encombrement") de chaque électron de conduction dans un métal, ainsi que sur les phonons et les interactions électrons-phonons. Cela se compte en dizaines de distances interatomiques. Aucun croyant en les dogmes de la clique Göttingen-København ne tient compte de ces faits bien documentés. Ces connaissances ne franchissent pas la distance entre deux amphis sur le même campus.
  •  
  • Et cela en plus d'une longue pratique en métallurgie, puis en minéralogie et cristallographie des silicates. Avoir l'expérience des zéolites interdit d'ignorer les dimensions de petites molécules fort courantes telles que N2, O2, CO2, H2O, OH-, etc.
  •  
  • Autre "léger détail" dans la balkanisation des connaissances : d'habitude ce sont seulement des chimistes analystes qui se fadent le millier de raies tabulées du fer, en étalonnage de leur film contenant le spectre de leur substance inconnue à analyser par spectrographie. Seuls les spectrographistes ont sous les yeux la finesse et l'universalité de toutes ces raies d'émission et d'absorption dans les domaines UV et visible (je mets à part l'IR, car on y trouve d'autres phénomènes, moléculaires). Or c'est incompatible avec le mythe Göttingen-København des électrons simultanément planétaires et complètement zinzins sur leurs orbites zinzins, mais qui miraculeusement formeraient quand même des états stables et reproductibles, avec une grande précision. La contradiction est colossale.
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  • Spectrographie infrarouge, revenons-y. Expliquez-nous comment fait un photon à 2143 cm^-1 pour converger exactement sur une molécule de monoxyde de carbone CO, dont le grand axe vaut 4,7 Å. Ah bah ouais, bien des appareils de détection et de mesure de ce gaz dangereux sont basés sur ce fait spectrographique (et avec une remarquable section de capture), incompatible avec la mythologie Göttingen-København, pourtant hégémonique. Voilà un cas où il n'y a pas de salut sans faire la théorie de l'absorbeur de photon, qui est l'exact symétrique d'un émetteur de photon : selon le cas un dipôle électrique pour cas d'un photon en polarité transverse, ou changement de moment total (spin + orbital) dans l'atome pour un photon de type magnétique. Pour la vibration résonante de la molécule de CO, c'est un photon de type dipôlaire électrique qui est en cause : la molécule CO se comporte en antenne dipôlaire. S'il y a convergence du grand photon sur la petite molécule, c'est que l'absorbeur est rigoureusement aussi causal que l'émetteur ; la relativité restreinte est d'accord : le photon voyage à temps propre nul, bien que ni sa durée ni sa longueur de cohérence ne soient nulles.
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  • Autre phénomène spectral mais sans finesse : les pigments et colorants. Là encore, ça n'est pas compatible avec la mythologie des électrons-corpuscules et des photons-corpuscules, dont l'éventuelle physique n'existe toujours pas. La seule physique des colorants qui tienne la route demeure ondulatoire. Equations de Maxwell encore et toujours, et radioélectricité des antennes.
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  • Dans son recueil Graphes et hypergraphes, Claude Berge m'a habitué à ce que les arcs vont d'un sommet à un sommet, et qu'en conséquence les diagrammes de Feynman qui sous leur forme basique ont un seul arc complet, et quatre demi-arcs ouverts, violent la réalité physique. Dans la réalité il n'y a pas de demi-arc ouvert : toute propagation de particule est bornée par un émetteur et un absorbeur. A la théorisation de s'y adapter.
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  • J'ai une formation professionnelle complète en heuristique, les techniques pour trouver, et une pratique professionnelle en heuristique. Aucun autre étudiant en sciences dures n'en bénéficie dans son cursus, et encore moins un maître de conf ou un prof de fac. Et ça se voit "grave" dans leurs résultats. Ils sont étroitement tubés. Parmi les exercices heuristiques publiés par Michel Fustier, la technique du concassage des idées héritées. On concasse jusqu'à la maille de libération, qui permette de séparer le stérile du bon minerai. La demi-phrase erronée dans le fameux mémoire d'Albert Einstein sur l'effet photoélectrique, en 1905, passe au concasseur, et débarrassée du stérile, on n'en retient que la formulation initiale de Max Planck : on ne peut acheter ou vendre de l'interaction électromagnétique que par quanta entiers de bouclage de Planck. Cela ne nous apprend rien de neuf sur la propagation qui demeure conforme aux équations de Maxwell, mais cela nous apprend que le photon est une transaction réussie à trois partenaires : un absorbeur, un émetteur, et l'espace que les sépare, et qui aboutit au transfert d'un quantum de bouclage de Planck, avec une énergie (ou la fréquence, c'est la même chose à une constante multiplicative près) et l'impulsion qui lui correspond, compatibles avec la transition entre deux états stationnaires, dans les repères respectifs de l'émetteur et de l'absorbeur.
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  • En outre, j'ai une formation professionnelle en management de la Recherche et du Développement. Je n'ai donc aucune difficulté à pointer les nombreuses fautes professionnelles accumulées par " la communauté scientifique", sur ce point de la croyance en des particules qui seraient corpusculaires. Vu les lacunes dans leur formation, eux y sont aveugles.
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  • Cet argument est souvent invoqué par les harceleurs jaloux : "Wikipedia est contre toi, donc tu es de la merde !". Or pour wikipedia, "Je fais de l'encyclopédie" n'est qu'une couverture. En réalité c'est une entreprise de propagande, dotée de sa police secrète privée. Le noyau de sa vigilance militante est sioniste. Ses autres militances féroces, notamment sa propagande carbocentriste sont surtout pour avoir l'air, pour ne pas se faire remarquer. Pour tout le reste, l'obsession de Wikipedia est de ne pas se faire prendre seule la main dans le pot de confiture, seule en flagrant délit de mensonge. Toujours en collage avec les meutes les plus puissantes, quels que soient les délires et les fraudes de ces meutes les plus puissantes.
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  • ...

La bibliographie qui m'a servi :

A. Vatan. Manuel de sédimentologie. Editions Technip, 1967.
S. Caillère, S. Hénin. Minéralogie des argiles. Masson, Paris 1963.
Colloque CNRS, 3-6 juillet 1961. Genèse et synthèse des argiles. CNRS 1962.
R.M. Barrer FRS. Hydrothermal Chemistry of Zeolites. Academic Press, London 1982.
Edited by L.V. Rees. Proceedings ofthe Fifth International Conference on Zeolites. Heyden, London 1980.
P.A.M. Dirac. The Principles of Quantum Mechanics. Oxford, Clarendon Press. Ed 1982.
D. Sivoukhine. Cours de physique générale ; Tome IV, Optique, 1ère partie, 2e partie. Editions Mir, 1980 (traduction française 1984).
E. Chpolski. Physique atomique. Tome1, Tome 2. Editions Mir, 1974 (traduction française 1978).
Claude Berge. Graphes et hypergraphes. Dunod 1970.
R.W. Ditchburn. Light. Réed. Dover 1991. Interscience 1961.
J. Ph. Pérez, R. Carles, R. Fleckinger. Electromagnétisme, vide et milieux matériels. Masson, 1990.
Richard Becker. Electromagnetic Fields and Interactions. Blaisdell Pub. Co. 1964. Réed. Dover 1982.
Georg Joos. Theoritical Physics. Blackie and son, Ltd. Glasgow 1958. Réed. Dover, 1986.
Georges Friedel. Leçons de cristallographie. Librairie Scientifique Albert Blanchard, Paris 1964.
Charles Kittel. Introduction à la physique de l'état solide. Dunod 1972.
Neil W. Ashcroft, N. David Mermin. Solide State Physics. Harcourt Brace 1976.
D.F. Schriver, P.W. Atkins, C.H. Langford. Inorganic Chemistry. Oxford University Press 1994.
Wolgang Greiner. Relativistic Quantum Mechanics ; wave equations. Springer 1997.
Michel Fustier. Pratique de la créativité. EME, ESF, Librairies Techniques, 1976.
Michel Fustier. La résolution de problèmes ; méthodologie de l'action. EME, ESF, Librairies Techniques, 1980.
Michelangelo de Maria, Francesco La Taena. Schrödinger's and Dirac unorthodoxy in Quantum Mechanics. Fundamenta Scientiae, Vol. 3 n° 2, pp. 129-148. 1982. Pergamon Press.

 

Suite : voir l'article

Le Zitterbewegung : clé de la diffusion électron-photon selon les lois de Bragg et Compton.


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27 réactions à cet article    


  • JC_Lavau JC_Lavau 20 avril 2015 10:38

    Un point à ajouter aux quinze autres :

    • Une grosse faribole qui ne passe pas : le conte de la « réduction du paquet d’onde ». Voici en gros l’idée : une onde de vague-connaissance-statistique quitte l’émetteur en se propageant dans toutes les directions simultanément, puis par miracle se rassemble à vitesse supraluminique voire infinie sur sa destination. Avec en prime la confusion entre une réaction d’absorption et l’intervention d’un animal macroscopique appelé « observateur », qui fait une « mesure ». En prime supplémentaire le délire personnel d’Eugen Wigner selon qui c’est le psychisme de son observateur qui, etc. Agacé, Erwin Schrödinger avait poussé le bouchon plus loin avec son apologue narquois du chat ni mort ni vivant tant que l’auguste physicien de l’auguste secte Göttingen-København-Wigner n’a pas encore penché son auguste sapience et son auguste psychisme sur la boîte où se déroulait la macabre expérience. Mais octante ans après, la secte hégémonique n’a toujours perçu à quel point Schrödinger se foutait respectueusement de leurs augustes gueules, ni pourquoi.

    Une entrée de bibliographie à ajouter après Georg Joos :

    C.H. Townes, A.L. Schawlow. Microwave Spectroscopy. McGraw hill 1955, Dover 1975.

    Une discussion à ajouter :

    Autre problème sous-évalué par nos grands chefs et leurs grands ancêtres  : la continuité du domaine électromagnétique. A quel moment passe-t-on du domaine des champs à celui des corpuscules ?

    Pour qui a fait de la radioélectricité, même au niveau de l’amateur éclairé, pas de lézard : c’est bien une affaire de champs.
    Dans toute l’électrotechnique aussi, à deux exceptions périphériques près :
    Les matériaux ferromagnétiques et ferrimagnétiques sont tous ressortissants de coopérations de spins atomiques dans le cristal, et d’ondes de spins. Lesquels sont tous soumis à la limite atomique : chaque spin bascule par quantum de Planck entier.
    Les tubes à gaz, qui avaient fugitivement tenu la place actuelle de l’électronique de puissance en silicium, notamment des diacs et triacs, sont naturellement soumis à la quantification des niveaux atomiques dans les gaz (monoatomiques). Leurs variantes d’éclairage servent toujours.

    Sauf des pionniers en 1933 (Cleeton et Williams), pour l’essentiel il a fallu attendre la fin de la 2e guerre mondiale pour avoir des moyens expérimentaux pratiques pour faire de la spectroscopie dans le domaine micro-ondes. Il est bien établi à présent que des molécules diatomiques et polyatomiques ont des modes d’absorption, voire d’émission bien quantifiés par leur moment angulaire en rotation, et que ces modes sont d’autant plus activés spontanément que la température du gaz est élevée. De ces degrés de liberté découlent tous les exposants en et qui rendent les calculs d’aérodynamique supersonique si joyeux et jouissifs.

    Doit-on en déduire que dans le domaine micro-ondes, c’est en fini du caractère ondulatoire, et que ça y est, on a des corpuscules de lumière ? Voire ! Car les émetteurs utilisés, tubes à vide, répondent toujours à l’électromagnétisme selon James Clerk Maxwell. Encore une fois, ce qui est quantifié, ce sont les absorbeurs, qui sont aussi émetteurs si leur énergie est suffisante (température ou effet maser).

    Si l’on veut avoir une physique unique d’un bout à l’autre du spectre électromagnétique, le tout-corpuscule défaille quand la longueur d’onde augmente. Tandis que le tout-ondulatoire tient la route jusqu’au bout du spectre gamma ; il suffit de ne plus bannir les absorbeurs du champ de vision du théoricien.

    Mes excuses pour cette présentation progressive. Tout se passe comme si j’avais le cerveau lent...


    • JC_Lavau JC_Lavau 20 avril 2015 10:42

      @JC_Lavau. Les caractères grecs par LateX ne sont pas passés ici.
       Il s’agissait d’exposants en \gamma + 1, \gamma - 1, etc. qui rendent les calculs de l’aérodynamique supersonique si jouissifs.


    • JC_Lavau JC_Lavau 22 avril 2015 14:14

      @JC_Lavau.
      En grandes ondes, le caractère bosonique des photons devient prépondérant : il devient impossible d’observer un comportement qui soit individuel.
      Alors qu’aux températures où ont été établies expérimentalement les lois d’émission du corps noir, fin 19e siècle, le caractère bosonique est marginal ; se contenter d’établir des probabilités de comportements individuels fait l’affaire. Dans les gaz, le rayonnement thermique vient largement des collisions entre molécules. Pour les solides, d’émergences de phonons à la surface. Il y a bien en principe individuation de la réaction émettrice et de la réaction absorbante ; ce qui ne signifie pas qu’il soit à l’échelle humaine d’aller trier tout ça, loin s’en faut.


    • JC_Lavau JC_Lavau 20 avril 2015 11:06

      « et un rayon d’oscillation de l’ordre de \hbar/mc »

      Le barrage de la lettre h n’est pas passé, lors de la transcription par SPIP. Désolé.

      Chaque fois qu’il est question d’une circonférence ou d’un cycle entier, l’unité de bouclage d’action de Planck s’écrit « h ».
      Mais s’il est question d’un rayon, l’unité d’angle ou de phase est obligatoirement le radian. Donc ici un rayon en h/2.\Pi.m.c.

      SPIP n’est pas prévu pour les écritures mathématiques et scientifiques, et nous joue bien des tours.


      • JC_Lavau JC_Lavau 20 avril 2015 11:08

        @JC_Lavau.

        Encore un problème, les accolades ne passent pas, parenthèses donc : h/(2.\Pi.m.c) .


      • JC_Lavau JC_Lavau 20 avril 2015 11:16

        Précision encore : « un photon à 2143 cm^-1 ».

        Apparemment cette valeur est une moyenne pour un mélange isotopique moyen.
        La dernière référence citée, Townes et Schawlow précise page 13 les valeurs pour deux isotopes principaux présents dans le monoxyde de carbone.
        Oxygène 16 et carbone 12 : 2170 cm^-1.
        Oxygène 16 et carbone 13 : 2075 cm^-1.


        • Alex Alex 20 avril 2015 12:22

          Jusque-là, tous les commentaires sont favorables ! smiley


          • Philippe Stephan Slipenfer 20 avril 2015 14:03

            il serait aussi souhaitable de proposer des vulgarisations
            si possible ;se serait une bonne chose pour tous.
            cdt


            • JC_Lavau JC_Lavau 20 avril 2015 16:09

              @Slipenfer.

              Tu passes à la page de l’auteur sur Avx, et tu trouves les cinq autres articles qui ont précédé celui-ci :

              Quand des sommités niaisent à pleins tubesColuche nous avait expliqué pourquoi l’expérience de Gouanère & al. ne sera jamais refaitePostulats hérités du copenhaguisme, et qu’on n’admet plus en physique quantique transactionnelle (TIQM)

              sont les trois principaux.

              Contrafactualité, Penrose, Elitzur et Vaidman

              est probablement plus délicat pour toi.

              Sinon oui : j’ai oublié que phyllite est un mot qui n’est connu que des minéralogistes. Sont des phyllites tous les silicates organisés en feuillets, de 7 ou 10 ou 14 Å.

              à 7 Å : la kaolinite et l’antigorite.

              à 14 Å : les chlorites, toutes magnésiennes.

              à 10 Å  : tous les micas, toutes les argiles gonflantes, les illites, hydromicas et glauconites, le talc, la pyrophyllite.


            • lsga lsga 20 avril 2015 17:07

              on attend votre réaction sur cette expérience là :


              • Robert Biloute Robert Biloute 20 avril 2015 20:35

                Bonjour,

                « Un photon-corpuscule pourrait transmettre une hélicité, pas une polarisation plane. »

                Je ne comprends pas bien l’usage que vous faites tu terme hélicité, pourriez vous préciser ? On parle bien de la projection du spin sur la direction du moment ?

                Sinon il me semble qu’on interprète une polarisation linéaire comme le résultat d’un flux de photons polarisés circulairement gauche et droite dans les même proportions. Ce qui implique qu’à forte intensité, on voit bien statistiquement une polarisation linéaire sans transfert de moment cinétique net de la radiation vers l’absorbeur, et à faible intensité on devrait commencer à voir un tel transfert de moment. Ce genre de choses n’est pas vérifié expérimentalement ?


                • JC_Lavau JC_Lavau 20 avril 2015 22:40

                  @Robert Biloute.

                  C’est une très bonne question. Content de vous lire à nouveau.
                  Non, je n’ai rien sur l’expérimentation qui confirmerait ce discours standard, que j’ai moi aussi appris aux écoles.

                  En polarisation plane, le vecteur A est coplanaire au vecteur E, mais en quadrature avance (en avant sur lui d’un quart de longueur d’onde).

                  En polarisation circulaire, A est perpendiculaire à E, et en phase.
                  Si tu superposes deux polarisations circulaires opposées, à intensités égales, tu retrouves bien la polarisation plane.

                  En revanche, on est bien renseignés sur les règles de sélection, qui font qu’un photon est possible ou pas, et du genre magnétique ou du genre dipôlaire électrique (on négligera aujourd’hui les transitions multipôlaires). C’est valide à l’émission comme à l’absorption.

                  Delta l = + ou -1
                  Delta m = 0, +1 ou -1.
                  Pour les transitions dipôlaires électriques.
                  Pour les magnétiques, au contraire Delta l = 0.


                • JC_Lavau JC_Lavau 21 avril 2015 10:29

                  @Robert Biloute : « projection du spin sur la direction du moment ? »

                  Désolé, depuis 1965 et grâce à Pierre Léna, je diffère de la meute par la représentation et la mathématisation des grandeurs de rotation : http://deontologic.org/geom_syntax_gyr

                  La meute me le fait payer cher.


                • JC_Lavau JC_Lavau 21 avril 2015 12:29

                  @Robert Biloute. Non, c’est physiquement impossible, ce "on interprète une polarisation linéaire comme le résultat d’un flux de photons polarisés circulairement gauche et droite dans les même proportions".
                  Au moindre décalage en fréquence le plan de polarisation résultant tourne. Cette décomposition mathématique ne vaut physiquement que pour un photon à la fois. Ils sont donc majoritairement en polarisation plane, et pour une bonne durée de parcours.


                • JC_Lavau JC_Lavau 22 avril 2015 01:57

                  @JC_Lavau. Les photographes utilisent des filtres polarisés pour diminuer les reflets sur l’eau, ou assombrir le bleu du ciel.
                  Soyons mesquins, comptons 50 m, avec une dérive du plan de polarisation inférieure à10 degrés, 1/36 tours.
                  Prenons une lumière visible de 0,5 m de longueur d’onde. Donc cent millions de longueurs d’onde dans ce parcours.
                  On a donc exigé l’appariement en fréquence de deux photons à polarisation circulaire, mieux que 1/3 600 000 000.
                  Et si l’on demande que cette dérive du plan de polarisation soit tenue dans les mêmes limites sur 500 m, ce qui est courant en photographie, la précision en appariement de fréquences est de 1 sur trente-six milliards. Ça n’est pas facile à trouver...


                • Robert Biloute Robert Biloute 22 avril 2015 10:52

                  @JC_Lavau

                  (vous vouliez dire « 0.5 microns de longueur d’onde » je suppose)

                  Certes, si on faisait l’expérience avec 2 photons à la fois seulement, je m’attends à ce qu’on voit des écarts, au moins stochastiques, à la polarisation strictement linéaire.
                  Mais justement, quand on considère un flux de photons typique, et pour repndre votre exemple dans le cas d’une scène photographiée, on prend une quantité de photons phénoménales et dans une bande de fréquence non moins énorme. Intuitivement je pourrais m’attendre à des artefacts en limite de bande, là où effectivement ce que vous appelez « appariement » devient moins probable, mais dans le coeur de la bande, statistiquement je pense qu’on est largement bon. Enfin je ne discute que la cohérence théorique du modèle, j’aimerais vraiment trouver des tests expérimentaux de ce genre de choses..


                • JC_Lavau JC_Lavau 22 avril 2015 12:23

                  @Robert Biloute.

                  Il y a un problème avec les lois du dioptre, pour ne prendre que la polarisation par réflexion et transmission. Comment réalisent-ils la sélection des paires de photons circulaires mais appariés en fréquence ET en phase ? ?

                  Ne pas oublier les règles de sélection en Physique Atomique. Environ un quart à un tiers des raies observées sont des transitions magnétiques, dont la raie à 21 cm de l’hydrogène, dont les raies dans le domaine micro-ondes par rotation des molécules de gaz diatomiques ou pluriatomiques.
                  Dans l’UV, le visible et le proche infrarouge, la large majorité sont électriques, donc les photons résultants (ou absorbés) sont en polarisation électrique, nécessairement plane, pour chacun.

                  Le désordre général fait l’absence de polarisation, qu’un langage relâché confond avec polarisation circulaire (erreur grossière). Le doute serait levé si on parlait de polarisation hélicoïdale, respectivement droite ou gauche. Les filtres hélicoïdaux existent aussi, utilisés aussi en photographie, mais évidemment ne fonctionnent bien que pour une seule fréquence.


                • Robert Biloute Robert Biloute 22 avril 2015 14:36

                  @JC_Lavau

                  Ha je vois, dans le cadre quantique, interpréter comme je l’ai fait le rayonnement incident comme un flux de photons pour moitié circulaire gauche et pour moitié circulaire droit, ça ne marche pas, et comme le dit Dirac ça fait souffrir la conservation d’énergie :

                  http://en.wikipedia.org/wiki/Photon_polarization#Probability_for_a_single_photon

                  C’est intéressant remarquez, ça souligne comment on en est arrivé à cette histoire de superposition d’états. Mais bon, dans le cadre de notre discussion je ne peux plus trop faire « l’avocat du diable », si je commence à vous dire « ha mais attention c’est une sélection par réduction du paquet d’onde », je pense qu’on va tourner en rond (humour !), d’autant plus que je suis un croyant plutôt.. modéré disons.


                • JC_Lavau JC_Lavau 23 avril 2015 14:05

                  @JC_Lavau : « lumière visible de 0,5 µm de longueur d’onde ».
                  Micromètres évidemment. Faute de frappe.


                • JC_Lavau JC_Lavau 21 avril 2015 10:17

                  Dix-septième point, qui arrive encore à retardement :

                  Devant la résonance de la molécule CO, les électroniciens pensent spontanément fréquence, et non pas « différence de niveau d’énergie ». Les manuels d’électronique sont pleins de schémas d’oscillateurs : Hartley, Colpitts, Clapp, Pierce, à déphasage, etc. En radio, on a longuement pratiqué la réception à changement de fréquence, superhétérodyne par battement sur un oscillateur local (l’hétérodyne). Un champion du genre fut le récepteur à ondes courtes des Flying Fortress, à double changement de fréquence, avec filtres sur 355 kHz, puis sur 80 kHz, qui après réforme et mise en surplus, a fait le bonheur d’une génération de radio-amateurs - et la colère de leurs épouses, car il était gros comme un réfrigérateur new-yorkais.Cet amateur en décrit un moins élaboré, le BC603, qui équipait des chars. Avant l’ère des tuners FM à PLL (boucles à verrouillage de phase), j’avais monté un tuner à modules Görler, où il y avait quatre filtres en série sur la fréquence de 455 kHz. Son inconvénient était la dérive thermique de l’oscillateur local, qui obligeait à retoucher plusieurs fois l’accord. Oh certes, quand mon jeune collègue Sainsaulieu a commencé à écrire oscillateurs et résonance fréquentielle pour la molécule de monoxyde de carbone, j’ai riposté « différence de niveau d’énergie », conformément au catéchisme standard... Bhé oui, c’est lui qui avait raison, et en 1926 Erwin Schrödinger avait déjà fait la théorie de l’émission de photon par battement de fréquences électroniques entre l’état final et l’état initial de l’atome. L’ennui est qu’il avait alors abandonné le cadre relativiste, aussi ses deux fréquences étaient sans commune mesure avec les fréquences intrinsèques réelles de l’électron lié, n’étaient plus que du n’importe-quoi arbitraire. Seul le cadre relativiste fournit un zéro de l’énergie, donc les fréquences réelles, certes énormes et décourageantes.


                  • JC_Lavau JC_Lavau 23 avril 2015 12:59

                     Un autre fait qui me fit dresser l’oreille, fut la promptitude avec laquelle les auteurs de manuels escamotent le caractère cyclique de tout quanton. Un des pires sur ce point est l’omniprésent dans les amphis, celui de Claude Cohen-Tannoudji, Bernard Diu et Franck Laloë. Voir les discussions sur Usenet avec Michel Talon, Didier Lauwaert, Bernard Chaverondier et Julien Arlandis, années 2006-2007, recueillies à
                    http://deontologic.org/quantic/index.php?title=%22Probabilit%C3%A9_de_pr%C3%A9sence%22_qu%27ils_disaient...
                    http://deontologic.org/quantic/index.php?title=Les_surfaces_infranchissables_au_%22corpuscule%22_pr%C3%A9tendu

                    Une telle promptitude irréfléchie à censurer fait aussi dresser l’oreille du clinicien, pas seulement celle de l’enquêteur. Cela lui évoque la pathologie héritée des secrets de famille inavouables. A la génération 2 comme le sont les trois auteurs suscités, plus personne ne sait plus le contenu du secret à préserver, mais a conservé le réflexe de censurer précipitamment quiconque s’approche des placards où leurs prédécesseurs savaient où sont les squelettes, ni les squelettes de qui, ni qui étaient les assassins.

                    Une autre forme de cette censure précipitée, est l’insistance sur « Les solutions de l’équation de Schrödinger sont irrémédiablement complexes, l’amplitude est complexe, donc abracadabra et kakarakamouchem, vous ne pouvez pas comprendre. »

                    Tarataboum ! De l’électrotechnique et de l’électronique niveau CAPES et Agreg, j’en ai fait. Des filtres actifs, j’en ai calculé quelques uns, il y en avait toujours aux épreuves écrites. Toute en complexes, la fonction de transfert en amplitude et en phase. Mais ça, c’est la partie maths, pour des entrées qui sont sinusoïdales, et des amplis qui restent dans leur domaine linéaire. Quand on calcule les transformateurs en tenant compte des harmoniques impairs dûs à la saturation du fer, ça devient encore plus ludique. Bref : des complexes pour simplifier les calculs quand la réalité est oscillatoire, approximée comme sinusoïdale.

                    L’argument « complexes, donc vous ne pouvez pas comprendre » sert en réalité à dissimuler « oscillants et périodiques ». C’est donc bien une arme de guerre anti-Broglie et anti-Schrödinger, mais fossilisée.
                    Voir cette guerre, les procédés de Niels Bohr pour vaincre Schrödinger :
                    http://citoyens.deontolog.org/index.php/topic,1141.0.html

                    Il existait une discussion plus complète sur le forum de l’UdPPC, mais ils ont fermé leur forum.

                    J’ai utilisé le concept de « génération 2 », et il faut l’expliquer.
                    En génération zéro des pionniers, P.A.M. Dirac, 1902- 1984.
                    Génération 1 : Linus Pauling, 1901 - 1994, John Archibald Wheeler, 1911 - 2008, Richard Feynman, 1918 - 1988.
                    Après, c’est l’homme qui a vu l’homme, qui a vu l’homme, qui a vu l’ours. Du bouche à oreille à la rumeur.


                    • JC_Lavau JC_Lavau 5 juillet 2015 19:31

                      J’ai entrepris la rédaction d’un livret de vulgarisation :
                      http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=168629
                      Il a été censuré sur Agoravox.
                      il est aussi présent sur mon site perso, mais les dénis de service chez SFR deviennent vraiment fréquents :
                      http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/Physique/Microphysique_contee.html

                      Titre :
                      "La microphysique que l’on vous conte n’est pas la bonne".


                      • JC_Lavau JC_Lavau 2 décembre 2015 19:42
                        J’ai dressé une version bilingue de la liste des postulats Göttingen-København que nous n’admettons plus :

                        http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/Physique/postulates.html


                        • JC_Lavau JC_Lavau 8 décembre 2015 09:01
                          Savons-nous ? Pouvons-nous délimiter correctement un système quantique ?
                          Frontières sûres et reconnues ? Quelques mises en garde dans d’autres métiers.
                          De quoi se compose un système ? Le physicien dans la chapelle dominante n’a aucun doute que sa liste d’objets quantiques qu’il met en équations est une liste sûre et complète. C’est contre cette certitude qui nous semble hâtive et incorrecte que nous allons argumenter. Mais dans ce chapitre préliminaire, nous allons faire un retour sur les pathologies découlant d’une délimitation psychique défaillante chez des sujets.
                          Quand on enseigne les premiers rudiments de mécanique, soit la mécanique statique élémentaire, à des élèves de seconde, une de leurs difficultés est frappante : beaucoup ont un mal de chien à délimiter un système mécanique, à poser ses frontières, et lister les actions entrantes et les actions sortantes. Si cette étape n’est pas acquise, le reste du bâtiment est fondé sur de la vase.
                          Cette pathologie est exacerbée chez les inventeurs de mouvements perpétuels, ou autres machines « surunitaires »  : ils ne sont jamais au clair avec les frontières de leur cafouillazibule, avec les intrants et les sortants. Et quand on discute avec eux, ils ne tardent guère à exhiber de nombreux symptômes psychotiques.
                          On sera éberlué par le tragique cas « AIXOGEN MOTORS » : http://deonto-ethics.org/impostures/index.php?board=33.0
                          La célèbre controverse des années trente entre Niels Bohr et Albert Einstein met en évidence le contraste entre un Einstein sûr de ses frontières psychiques, et un Bohr demeuré envahi par les irrationalités maternelles :
                           A ma gauche, le champion Albert Einstein, qui proclame : « Mon papa, il est rationnel et légaliste, il ne joue pas aux dés, lui ! ».
                           A ma droite, le champion Niels Bohr, qui lui réplique : « Ma maman, elle n’a jamais été rationnelle ni prévisible. Nous devons nous borner à ne lui poser que les questions qui lui agréent, et qui ne nous valent pas une paire de claques ! », et surtout pas d’où viennent les bébés !
                           A ma gauche, Einstein reprend : « Mon papa, il n’est pas méchant, mais il est trop subtil pour ta maman ! » (Subtle is the Lord).
                           Vous aurez tous reconnus le débat qui opposait depuis le congrès Solvay de 1927, Albert Einstein à « l’Ecole de Copenhague », initiée par Born et Heisenberg, reprise par Bohr. Point culminant de la controverse en 1935, par l’article d’Einstein, Podoslky et Rosen, connu sous le nom de « paradoxe EPR ».

                          Je pourrais hélas donner d’autres exemples plus tragiques, tels que les dégâts produits sur mon fils à mesure qu’il était envahi par une mère devenue paranoïaque, et de plus en plus envahissante et despotique, alors qu’à moins de trois ans, il était encore autorisé et capable de poser ses frontières : « Toi tu veux que je sois sage, mais moi j’aime pas être sage ! ». Sous la loi de la corruption, les fruits n’ont pas tenu les promesses des fleurs.
                           
                          Délimiter un système quantique ? Dans une note à l’Académie des sciences en septembre 1923, confirmée par sa thèse en 1924, Louis de Broglie établissait son théorème de l’harmonie des phases, où il démontrait que la célérité de phase valait c²/v, où v est la vitesse de groupe, identique à la vitesse usuelle en macrophysique. D’où il découle que dans le repère propre de l’électron, où sa vitesse est évidemment nulle, la vitesse de phase est infinie, dans toute son étendue spatiale, l’électron est partout en phase. Par ailleurs, pour qu’un « observateur » puisse observer la transformation lorentzienne de la fréquence intrinsèque de l’électron mc²/h, il est nécessaire que cette onde, soit l’électron lui-même, ait une étendue non négligeable, à la fois finie et intrinsèquement floue.
                          De Broglie ne pouvait en déduire les conséquences importantes, car il ne parvenait pas à conclure que cette onde est l’électron, il persistait dans l’illusion corpusculariste, et ne donnait à l’onde qu’un rôle de pilote du mythique corpuscule.
                          La conséquence de cette étendue spatiale non négligeable et de cette vitesse de phase infinie, est qu’au moins dans de la matière condensée, et probablement en toutes circonstances, tout quanton, tout fermion notamment est constamment baigné par le clapotis des ondes brogliennes de tous ses voisins, sans qu’on sache précisément dresser la liste de qui est voisin, et qui ne l’est pas. Tel est le bruit de fond broglien.
                          En 1928, Dirac a bouleversé tout cela de façon définitive, en prouvant que l’onde électronique n’a pas une seule composante mais quatre, dont deux sont à rebrousse-temps.
                          Dans les années 30 et suivantes, Schrödinger a prouvé que selon l’équation de Dirac, pour les interactions électromagnétiques il faut considérer une seconde fréquence intrinsèque, 2 mc²/h, et que la fréquence spatiale Dirac-Schrödinger de l’électron est celle qui ramène les lois quantitatives de la dispersion Compton à la loi de Bragg, fondement de la radiocristallographie.
                          En 1941, John Archibald Wheeler et Richard Feynman ont exploité ce succès de Dirac et de Schrödinger avec une théorie de l’absorbeur, ils ont calculé que toute la masse de l’électron provenait de sa masse électromagnétique, provenant de toutes ses interactions vers le futur et vers le passé avec toutes les autres charges électriques de l’Univers. Comme s’il pouvait crier « A moi ! La légion ! On m’accélère ! »... Ce qui laisse entier le mystère de l’origine du restant de masse des deux électrons lourds : le muon et le tauon.
                          Lien :
                          http://authors.library.caltech.edu/11095/1/WHErmp45.pdf

                          Or peut-on écranter le bruit de fond Broglie-Dirac ? Rien du tout, pas plus qu’on ne peut écranter la gravité. Avec tout ce clapotis d’ondes brogliennes, qu’il est impossible de suivre par aucune instrumentation, il est impossible de prédire quand et quelle transaction émetteur-milieu-absorbeur va se produire. En aucun cas les frontières d’un système quantique réel ne sont à notre disposition : elles sont intrinsèquement lointaines, floues et fluctuantes. La désexcitation d’un atome, ou de son noyau s’il est instable ne peuvent être prédites que de manière statistique, sur les grands nombres. Seul le grand nombre peut statistiquement effacer les fluctuations du bruit de fond broglien. Seuls les grands nombres mettent en évidence que la plupart des très très nombreux absorbeurs potentiels sont d’impédance équivalente, vus des émetteurs. Or, malédiction des astronomes (!), la thermodynamique implique que les émetteurs sont beaucoup moins nombreux et bien plus facilement repérables que ne le sont les absorbeurs. C’est ce qui excuse le déni des absorbeurs par la chapelle dominante des anti-transactionnistes.

                          Ce débat avait déjà eu lieu sur Usenet avec Bernard Chaverondier et Didier Lauwaert en décembre 2003, mai 2004, janvier 2008, juin 2008...

                          En échange de cette complexification inattendue du domaine théorique de principe, nous obtenons un grand allègement des calculs, quand nous tenons compte du fait que tout fermion a une fréquence intrinsèque mc²/h, donc une longueur d’onde en vol, qui contraint sévèrement la largeur du fuseau de Fermat de la propagation. Hors du fuseau de Fermat (fermion ou photon), la contribution est nulle. Evidemment, les configurations interférentielles ménagent plusieurs branches de fuseaux de Fermat, qui diffèrent en longueur optique d’un nombre entier de longueurs d’onde.

                          http://jacques.lavau.perso.sfr.fr/Physique/Delimiter_systeme_quantique.html

                          • JC_Lavau JC_Lavau 1er décembre 10:29

                            J’ai entrepris la rédaction d’un livret de vulgarisation, qui est presque terminé :
                            http://jacques.lavau.deonto-ethique.eu/Physique/Microphysique_contee.pdf 

                            http://jacques.lavau.deonto-ethique.eu/Physique/4e_couverture.pdf

                            http://jacques.lavau.deonto-ethique.eu/Physique/couverture.pdf

                            Titre : 
                            « La microphysique que l’on vous conte est elle bien la bonne ? ». 

                            279 pages pour l’instant. Il manque environ 3 à 4 pages pour expliquer en détail l’effet Ramsauer-Townsend, connu depuis 1921 et censuré de presque tous les manuels de quantique.

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