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Contestations contre l’hégémonie annoncée des majors du web social

Alors que l’agence Média, Universal McCann scande « Plus de pouvoirs aux gens » dans son dernier rapport sur les médias sociaux, on assiste à un phénomène curieux : Une mise en accusation de certains services du web social, ou en tout cas de leurs dérives potentielles par une partie de ceux qui les font, les influenceurs.

L’esprit Internet a toujours été synonyme de liberté. Et cette liberté est représentée plus que jamais par les blogs, véritables espaces où l’utilisateur contrôle tout sur son petit territoire. Chacun a droit à son petit territoire et le gère et le partage comme il l’entend avec les autres, ça c’est la liberté Internet.

Mais sont arrivés les Médias Sociaux. Au départ ils essayaient de répondre à des besoins complémentaires : Agréger l’information, Nouer des relations… Mais les vc’s, stock, equity, et autres mots sentant la finance se sont emparés du phénomène (le rendant global et puissant au passage) mais aussi en contraignant ces sociétés à des modèles de rentabilité attendus dans ce genre de profession.

Les Médias Sociaux sont alors devenus gourmand, et agréger l’information, répondre à un besoin complémentaire ne suffît plus. Ils voulurent tout contrôler : Le contenu (produit par les utilisateurs et beaucoup par nos fameux influenceurs), et surtout… les conversations. Cœur idéologique des médias sociaux, les conversations (et le contenu) sont ce qu’on monétise car là est l’attention. Et l’attention ça intéresse les annonceurs. Cela a un effet finement pervers : Le vrai capital des Médias Sociaux est ce qu’apporte les influenceurs, les gros producteurs, et gros fournisseurs de conversation sur le support. Et ce capital est évalué à 0€ par tout bon média social qui se respecte. Du coup, ca commence à tiquer du coté des gros influenceurs. On a vu par exemple le rappeur US, Diddy tentant de valoriser sa présence sur Twitter auprès de Twitter même…

Les fameuses protestations se sont cristallisées autour de Friendfeed, suite à l’annonce de son arrivée en France, et continue sur ReadWriteWeb, et encore ici.

En conclusion, ceux qui risquent vraiment d’être à la peine sont ces fameux Médias Sociaux. Ils peinaient déjà à être rentable, si les influenceurs font les difficiles avec leurs contenus et leurs conversations ça ne va pas arranger leurs affaires. Les annonceurs ne sont pas dupes et préfèrent les stratégies qui impliquent directement les influenceurs, aux investissements publicitaires sur les Médias Sociaux.
Concernant Friendfeed, le phénomène de croissance qu’on observe aujourd’hui en France est aussi prévisible que celui observé aux Etats-Unis, il y a 1 an, où sa période de croissance de folie s’est très vite arrêtée. Quand NewsCorp pense à faire de MySpace un univers de jeux, nouveau créneau ultra rentable, la nouvelle piste de FriendFeed est la suivante : Devenir un nouveau paradis annoncé des pirates en permettant le partage des fichiers…


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2 réactions à cet article    


  • Stéfan Stéfan 29 juillet 2009 16:10

    Article intéressant. Je n’avais pas entendu de ces affaires de stars cherchant à valoriser leur présence sur tel ou tel réseau social. Si P. Diddy n’a pas envie d’utiliser Twitter, qu’il se casse ; c’est hallucinant d’oser demander de l’argent pour utiliser un outil ! C’est comme s’il demandait à une ville de le payer parce qu’il marche dans la rue ou qu’il y prend le bus.


    • plancherDesVaches 29 juillet 2009 19:35

      Médias sociaux.... Tout un programme.

      Heureusement, dans le petit hexagone, nous avons les plans sociaux. Ceux destinés à virer le plus de travailleurs possibles.

      Sociaux... reprenons. Cela signifierait-il la création d’une communauté à des fins d’exploitation... ???

      Je laisse chacun en tirer sa propre conclusion, sachant que je refuse d’en faire parti.

      (Ksss Kssss... révolutionnaire un jour... pas con toujours)

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