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Accueil du site > Actualités > Technologies > Cosmologie quantique, boucles ou cordes, la fin du monde moderne est-elle (...)

Cosmologie quantique, boucles ou cordes, la fin du monde moderne est-elle en vue

Les grandes révolutions scientifiques ne se font pas en quelques années et prennent parfois plus d’un siècle pour s’affirmer. Dans un article consacré au développement inachevé de la cosmologie quantique, Carlo Rovelli se plait à souligner que 144 années séparent la publication du « De Revolutionibus » de Copernic et l’édition des « Principia » de Newton (http://fr.arxiv.org/abs/gr-qc/0604045). Pendant cette longue période, la compréhension du cosmos a complètement changé, entraînant dans son sillage des notions nouvelles ainsi qu’une sémantique inédite servant à discourir sur la nature. Le philosophe Alexandre Koyré a analysé de près ce changement de vision opérée entre la fin de la Renaissance marquée par les figures de Nicolas de Cues et Copernic et ce qu’on peut désigner comme l’aurore de la Modernité avec la grande figure de cette époque, le génial Newton. Le monde est passé de l’univers clos médiéval à l’univers infini moderne, pour reprendre le titre du plus célèbre ouvrage de Koyré.

L’enseignement majeur à tirer de ces réflexions, c’est que la science, qu’elle soit antique, médiévale ou (et surtout) moderne se fait en corrélation avec un changement de vision du monde que portent en général les « savants » puis les « sachants », autrement dit ceux qui savent et comprennent. Le principal résultat de la physique moderne après Newton s’expose en une formule : le monde est calculable. De plus, le monde est fait de masses, de forces, d’énergies, de champs, d’actions et réaction, de mouvements, de figures, le tout avec des lois mathématiques qui régissent les phénomènes. La physique moderne est pour l’essentiel une phénoménologie. Je laisserai de côté pour l’instant cette autre révolution scientifique initiée par Darwin et adossée à une nouvelle compréhension du temps au milieu du 19ème siècle. L’histoire de la biologie risque de surprendre autant sinon plus que celle de la physique à laquelle je consacre ces quelques modestes lignes. En exposant des points précis.

I. Mécanique quantique (MQ) et cosmologie relativiste (GR), deux nouvelles physiques nées au début du 20ème siècle. Il se passe quelque chose dans le monde de la physique contemporaine. Comme se plaît à le souligner à dessein Rovelli, la physique moderne a été ébranlée au début du siècle précédent par deux grandes révolutions postérieures au déclenchement de la Grande Guerre. La cosmologie relativiste d’Einstein et la mécanique quantique. 1917 et 1927, deux dates importantes. Et une révolution inachevée, voire deux.

II. MQ et GR, deux physiques, mais aussi deux enjeux fondamentaux. Les savants du 20ème siècle ont vite compris que la Mécanique quantique offrait une image de la nature irréconciliable avec celle de la physique classique du 19ème siècle héritée de Newton. Le monde quantique nous est devenu étranger et surtout étrange. Les réalités quantiques, si elles existent, ne collent pas avec le sens ordinaire. La cosmologie relativiste adhère avec une vision ordinaire du cosmos étendu mais elle décrit autre chose que la mécanique de Newton. L’espace-temps n’est ni euclidien ni absolu. De plus, il possède une structure (donnée par plusieurs métriques possibles). De cette situation nouvelle découle un enjeu ontologique, celui d’élaborer une nouvelle vision de la nature et du cosmos reposant sur la signification physique de la MQ et la GR. Un autre enjeu passionne les physiciens depuis 1927. Cet enjeu est de nature épistémologique. Il concerne l’unification de la physique quantique et de la cosmologie relativiste. Et c’est une histoire compliquée qui commence vers le milieu du 20ème siècle mais qui n’est pas encore achevée en 2013.

III. La cosmologie quantique. Les physiciens ont constaté une incompatibilité entre les deux physiques, ce qui conduit à concevoir une physique qui synthétise en les dépassant les deux branches à moins qu’il faille admettre que ces deux branches sont étrangères, ce qui en adoptant une sorte de « minimum syndical ontologique » revient à penser que la nature est dédoublée en deux mondes dont les lois et principes ne sont pas transposables d’un monde à l’autre. Mais si le monde quantique et le monde cosmologiques sont distincts, ils n’en sont pas moins raccordables. Il serait impensable d’envisager que la nature étudiée par la physique quantique puisse être complètement étrangère à celle formalisée par la cosmologie relativiste. Ce qui conduit à envisager l’existence de deux univers ontologiques découverts avec une science élaborée par les hommes mais que l’on peur raccorder ou alors l’existence d’un seul univers qui selon la manière de l’étudier, conduit à des théories divergentes.

IV. La divergence épistémologique et le rôle de l’homme. En supposant l’unicité de l’univers, on peut imaginer que l’incompatibilité entre MQ et GR soit causée par le dispositif d’expérimentation façonné par l’homme. Une interprétation ordinaire de la MQ dit qu’avec l’observation, le dispositif expérimental influence la mesure. On peut être plus radical et supposer qu’en étudiant le monde quantique, l’homme n’étudie pas la nature telle qu’elle est mais une sorte d’univers phénoménologique construit à l’interface de la Nature et de l’Homme, autrement dit la matière qui est découpée finement. Avec parfois des énergies colossales, ce qui permet d’observer d’étranges particules. Cette situation de divergence peut se résumer ainsi. La mécanique quantique serait une phénoménologie derrière laquelle on cherche une ontologie. La cosmologie reposerait sur une ontologie dont on cherche une phénoménologie. Au final, la cosmologie quantique (dans la version boucles) consisterait à appliquer à l’ontologie du cosmos la phénoménologie quantique. Ce n’est qu’une manière de voir parmi d’autres. De plus, la multiplicité des théories ne facilite pas la tâche de compréhension de l’univers.

V. Une situation bien compliquée. Admettons l’idée de deux mondes. Le monde quantique n’est pas décrit par une seule théorie, celle dite orthodoxe et consignée en 1927. Le cosmos est décrit par les équations d’Einstein mais il existe bon nombre de solutions. Par ailleurs, ces équations déterminent non seulement le phénomène gravitationnel mais aussi la structure de l’espace-temps. On est loin de l’époque classique avec une seule théorie, celle de Newton, ou disons deux avec la mécanique rationnelle. Je laisse de côté la thermodynamique. Cette multiplicité des théories physique a considérablement brouillé l’image de la nature.

Le monde quantique est donc décrit par quatre ou cinq théories auxquelles s’ajoute la MQ relativiste et son équation de Dirac. Dans la théorie quantique, les observables constituent l’ensemble des phénomènes. Les particules sont alors la « substance » des observables. Mais il y a aussi les particules que l’on observe, avec les trois interactions fondamentales. D’où l’existence d’une autre physique qui si elle utilise le formalisme quantique ne se réduit pas à la MQ. C’est la physique des particules. Avec d’autres formalismes décrivant les champs quantifiés. La QED pour l’interaction électromagnétique, la QCD pour l’interaction forte, le modèle standard unifiant les forces électromagnétique et faible. Le champ quantifié décrit une situation globale dans laquelle les particules sont des éléments singuliers, interprétables comme manifestations du champ.

VI. Théorie du Tout et cosmologie quantique. D’audacieux physiciens projetèrent d’élaborer une théorie complète capable de contenir la gravitation et les trois interactions particulaire. C’était le rêve d’une théorie du Tout formulé dans les années 1980 une fois le modèle standard achevé. La théorie des cordes répond à cet enjeu mais ne semble pas aboutir. Une option plus raisonnable mais aussi ambitieuse vise à formuler la cosmologie dans un cadre quantique. C’est la voie de la gravitation à boucle, élaborée notamment par Lee Smolin et Carlo Rovelli. Cette option ne vise pas la théorie du Tout. Son objectif étant de trouver une théorie quantique des champs qui contienne la gravitation ou inversement. D’importants résultats théoriques ont été obtenus (Rovelli, Loop quantum gravity, the first twenty years, Classical and quantum gravity, 2011). L’espace-temps dans la « gravitation à boucle » n’est pas continu, il est discrétisé, quantifié. Le champ de gravitation devient un opérateur (ce qui illustre l’idée ci-dessus à propos d’une application de la phénoménologie quantique à la l’ontologie relativiste). Enfin, la gravitation à boucle n’inclut pas la physique des particules. Au contraire, la théorie des cordes tente de raccorder la gravitation aux trois interactions particulaires. Son objectif est plus audacieux mais sans doute irréalisable et comme le souligne Rovelli, il vaut mieux avancer sûrement avec des ambitions modestes et des résultats intermédiaires. En un mot, la gravitation à boucle c’est le cosmos quantifié sans les particules, alors que la théorie des cordes, c’est les particules dans un cosmos imaginaire (avec plus de quatre dimensions). En fait, les boucles sont devenues des graphes et des réseaux de spin, alors que les branes ont remplacé les cordes, jouant de rôle d’éléments singuliers.

VII. Les mystérieux trous noirs. La cosmologie relativiste permet de construire le trou noir comme « objet gravitationnel ». Rien ne s’échappe du trou noir, même pas la lumière. Mais le trou noir n’est pas un objet informe, loin s’en faut. Le trou noir possède une surface, une entropie, il retient l’information dans l’univers et possède une structure. Le trou noir stationnaire est théoriquement possible mais en règle générale, un trou noir est dynamique car il échange de l’énergie et de l’information avec le milieu dans lequel il « baigne ». Si le trou noir fait l’objet d’une attention spéciale de la part des physiciens, c’est parce qu’il est un point de rencontre entre thermodynamique, MQ et GR. Par exemple, la gravitation à boucle permet de calculer l’entropie avec la formule classique dérivée de Boltzmann car la quantification de l’espace-temps fait que le nombre de « complexions » du trou noir n’est pas infini. D’autres résultats importants concernent l’interprétation de l’entropie du trou noir comme une entropie d’entanglement, notion découlant de la MQ et qu’on peut traduire par intrication. Deux particules ayant interagi sont en relation informationnelle.

A ce stade, on doit mentionner les résultats obtenus avec le principe holographique dans le contexte des cordes ou plus précisément, des branes, avec notamment Leonard Susskind et Juan Maldacena et la correspondance AdS/CFT que nombre de spécialistes en cosmologie quantique jugent importante alors que Rovelli n’est pas convaincu, préférant se pencher sur l’entropie d’entanglement dans le trou noir et le lien avec la gravité, problématique qu’il éditera prochainement dans un numéro spécial d’une revue consacré à la cosmologie (Rovelli, communication personnelle). Ce qui montre le déplacement du statut de la gravité vers une « ontologie de l’information et de l’entropie ».

VIII. La physique contemporaine a donc produit des résultats surprenants. Une chose semble acquise, c’est l’abîme grandissant entre les formalismes mathématiques et un sens, ou disons une image physique issue du sens commun. Avec comme conséquence rigoureuse l’impossibilité de raccorder les cosmologies quantiques avec une ontologie primitive et de considérer ces physiques comme des phénoménologie. L’image brouillée issue de la GR et MQ est encore plus voilée dans le contexte de l’achèvement de la cosmologie et peut-être de la MQ.

Une nouvelle vision de la nature et du cosmos émerge actuellement derrière ce brouillard. L’entropie et l’information sont au centre de cette vision mais avec une refonte complète des dispositifs mathématiques, phénoménologiques et ontologiques. Ce n’est pas tout. Les résultats de la cosmologie quantique semblent représenter une réalité différente de l’étendue phénoménale moderne. Je ne peux pas en dire plus, ayant quelques idées en vue mais pas assez nettes.

Juste une métaphore assez parlante. La vision monoculaire livre une perception en deux dimensions. La vision binoculaire permet, par la superposition des images produites par les deux yeux, une vision tridimensionnelle. Imaginons maintenant deux images du monde, celle obtenue à partir des mécaniques quantiques avec les détails de la structure élémentaire de la nature, puis celle de la cosmologie relativiste standard (en ajoutant l’information comme élément subsidiaire et révélateur). En superposant ces deux images, on obtient un raccordement qui fait apparaître une nouvelle « dimension » du réel ou même un élément supplémentaire du réel. C’est cette dimension que je cherche actuellement et qui si l’idée se précise, risque d’entraîner le basculement de la vision du monde, à l’instar du monde infini ayant succédé au monde clos médiéval. La Modernité aura alors fait (épuisé) son temps.

Le changement de compréhension du monde matériel et du cosmos aura certainement des conséquences sur la théorie du vivant et de l’évolution. Difficile de préciser en quelques lignes le tournant des choses. Disons que la cosmologie quantique ouvre vers une vision inédite de la nature et que le vivant étant plongé dans cette nature et fait de cette nature, alors la vie prend une autre dimension, un autre sens. Les failles du darwinisme pointées par Nagel seront comblées par un nouveau dispositif qui incorpore la phénoménologie, l’ontologie et une certaine conception de la téléologie. Tout est dit mais rien n’est établi. Et c’est tant mieux car le rôle et l’essence du savant est de chercher, et trouver les compréhensions du monde après la Modernité. Le changement de vision opéré depuis 1927 nécessitera encore une ou deux décennies pour être accompli et deux décennies de plus pour être entériné.

Liens utiles

 http://fr.arxiv.org/pdf/1012.4707

http://fr.arxiv.org/pdf/gr-qc/0604045


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76 réactions à cet article    


  • claude-michel claude-michel 19 décembre 2013 08:58

    (En supposant l’unicité de l’univers)...et si ma tante avait....vous connaissez la suite je pense... ?

    Vos explications sont faites pour quelques personnes connaissant ces sciences...Vous n’avez aucun talent pour conter l’univers au commun des mortels...vous parlez a votre tableau noir uniquement...Carl Sagan avait cette façon simple et unique d’expliquer les choses...vous pourriez peut être vous en inspirer.. ?

    • bourrico6 19 décembre 2013 09:22

      Le problème, c’est qu’il aborde des sujets qui ne s’expliquent pas.
      Il faut les pratiquer, il n’y a pas d’autre alternative.

      Ce problème est aggravé par le vocabulaire, les mots utilisés en science sont souvent des « au mieux » voir des « erreur » que l’on conserve parce que l’erreur date du début, et par habitude.
      Ces mots désignent des concepts et des notions qu’il faut pratiquer pour comprendre.
      De fait, les « non initiés » vont interpréter les mots selon le langage courant, et seront donc dans l’erreur.
      La couche suivante est donnée par le fait que les notions abordées défient les capacités de représentation du cerveau humain.

      Au final, des notions ardues, un vocabulaire mal compris, aboutissent à une construction mentale forcément fausse.

      Ceci pour le simple aspect « physique », car il faut maitriser au même degré tout le pan philosophique.

      Bref, articles réservés à une minorité, et je ne suis même pas sur que la compréhension soit suffisante pour pouvoir déboucher sur un débat, d’ou l’effet « vous parlez à un tableau noir ».
      Un peu comme un cours magistral dont on ne peut discuter car il va falloir un moment pour le digérer si tant est qu’on y arrive.


    • claude-michel claude-michel 19 décembre 2013 09:35

      Par bourrico6...Merci pour votre commentaire (compréhensible)...à défaut de son article.. !


    • Pepe de Bienvenida (alternatif) 19 décembre 2013 09:14

      « une certaine conception de la téléologie », ça reste de la téléologie. Elle a été virée par la porte mais vous persistez à la faire entrer par la fenêtre. Il ne peut pas y avoir « un peu » de finalité, c’est une finalité ou pas, point.
      La science est là pour explorer les représentations du réel, pas pour apaiser les angoisses métaphysiques.


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 19 décembre 2013 11:03

        Quel rapport avec les angoisses métaphysiques ?

        La téléologie n’a rien d’angoissant et quand je dis une certaine, ça ne veut pas dire un peu, mais une téléologie ancrée dans le réel qui émerge de la science.


      • claude-michel claude-michel 19 décembre 2013 11:12

        Par Bernard Dugué....Vous n’êtes qu’un prétentieux qui fait pale figure à côté d’un Stephen Hawking... !


      • JL JL 19 décembre 2013 09:40

        J’ai compté onze fois l’apparition du mot ontologie ou d’un dérivé dans ce texte qui n’est pas très poétique, comme l’a souligné claude-michel ci-dessus : j’ai l’impression d’entendre monsieur Jourdain, le jour où il découvrit le mot prose.

        A l’entrée ’ontologie’, mon Larousse - oui, quand je peux, j’évite de nourrir les moteurs de recherches - dit : ’’ étude de l’être en tant qu’être ; de l’être en soi.

        Comme j’aimerais que Bernard Dugué se renouvelle un peu ici, je lui suggère de ne pas nous parler d’ontologie sans mettre en contrepoint ce tout aussi joli concept qu’est celui de ’ontique’.

        Ontique  : ’’Chez Heidegger, qui relève de l’étant (par opposition à ontologique).’’


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 19 décembre 2013 11:35

          Je crois qu’on assiste à un événement historique considérable, la révolte des bonnets d’âne sur Agorovox, qui veut prendre la tête du mouvement, JL peut-être, ou un autre


        • JL JL 19 décembre 2013 14:12

          Dugué,

          vous devriez exercer vos talents d’onto-épistémologiste dans un domaine qui vous concerne de beaucoup plus près que ces grands espaces lointains ou inaccessibles.

          En effet, si la prise de pouvoir par les bonnets d’ânes devenait un événement historique comme vous dites, vous devriez chercher une réponse à cette question : pourquoi, jusqu’ici, les gens de pouvoir qui ne seraient selon vous - et là je vous suis volontiers - pas des ânes, n’ont-ils pas encore fait appel à votre génie ?


        • JL JL 19 décembre 2013 12:07

          Dugué,

          vous me rappelez cet adjudant qui, s’étant vu refuser le grade de lieutenant, pérorait devant ses collègues en disant, je n’invente pas : ’’Il vaut mieux être un grand chez les petits qu’un petit chez les grands’’.

          Vous écrivez ici des articles qui seraient refusés dans les revues scientifiques sérieuses.

          A bon entendeur, salut.


          • claude-michel claude-michel 19 décembre 2013 12:39

            Par JL....Il me fait penser aux frères Bogdanov.. ?

            Aussi doué que ces deux rigolos..il nage dans son néant intérieur et ne trouve pas la sortie.. !

          • Gcopin fessesbouc 19 décembre 2013 12:28

            Bonjour

            Je ne partage pas l’idée générale des internautes vis à vis de l’article, à l’inverse je remercie l’auteur pour son article compréhensible, passionnant et qui remet en cause notre façon de penser la cosmologie, on est dans la vulgarisation ce qui n’est pas toujours le cas concernant l’auteur, où parfois les articles sont dans un langage trop technique (d’où le merci). Néanmoins, je comprends la frustration de ne pas saisir le fondement d’un texte pour l’avoir vécu dans certains domaines, en ce qui concerne la MQ, la RR et RG ça demande de consacré du temps, d’ailleurs en ce qui me concerne, il ne me reste plus de temps pour lire les articles concernant la politique, mais ce n’est pas grave du fait que l’on répète en boucle (ne pas confondre avec la gravitation à boucle) depuis 30 ans les mêmes théories, La folie consiste à « répéter » encore et encore la même chose tout en attendant des « idées » différentes.


            • bourrico6 19 décembre 2013 12:49

              on est dans la vulgarisation

              Absolument pas.
              La vulgarisation, c’est de rendre accessible, pour cela, il faut ... expliquer.

              L’auteur n’explique rien, il balance des phrases dont certaines contiennent des mots « étranges » et des notions en pagailles sans une once d’explication, rien.

              exemple choisi : Par exemple, la gravitation à boucle permet de calculer l’entropie avec la formule classique dérivée de Boltzmann car la quantification de l’espace-temps fait que le nombre de « complexions » du trou noir n’est pas infini.

              C’est ça la vulgarisation ? T’as vu la gueule de l’exemple ? smiley

              Chaque branche (ici 2) dans son domaine demande des connaissances.
              Mais autant la physique renvoi à des notions relativement claire et qui tôt ou tard peuvent être tranchée (pas toutes hélas), autant la partie philo, avec l’usage abusif du terme vague « ontologie » vous expédie directement dans le flou le plus absolu.

              Etant profane en la matière, la définition la plus claire que j’ai pu trouver c’est ça :
              On a coutume de définir l’ontologie comme la discipline qui tente de répondre à la question : « Qu’est-ce qui existe ? »

              C’est pourquoi je pense aussi parfois que l’auteur se la « pète » en publiant ça ici, je sais pas, je doute encore.


            • bourrico6 19 décembre 2013 12:38

              La cosmologie relativiste d’Einstein et la mécanique quantique. 1917 et 1927, deux dates importantes. Et une révolution inachevée, voire deux.

              Quelle révolution ?
              Il y avait des questions urgentes à répondre, on avait une théorie médiane dont on atteignait les deux extrémités.
              Les deux autres ne font que combler les bords, et n’ont en aucun cas invalidé newton qui est toujours enseigné, et toujours utilisé.
              Au final, seul la MQ défie réellement l’entendement, mais elle fonctionne et n’est pas mise en défaut à ce jour.

              Il est évident que si vous attendez la fumeuse théorie unifiée, le graal de la physique moderne, alors oui, c’est inachevé.
              Si vous attendez que l’Humain saisissent l’essence de l’Univers, vous êtes dans la merde, ça reviendrait à saisir « Dieu ».
              La physique est une interprétation, pas la vérité, les concepts métaphysiques sont nécessaires à la réflexion, pour tenter une approche plus large.
              Mais on ne peut les faire entrer tels quels dans le formalisme, formalisme nécessaire pour donner corps à la théorie.
              Les mathématiques restent une énigme à part entière, et s’ils sont l’armature de la physique moderne, ils sont insensible à sa métaphysique, ils ont la leur, à mon sens bien plus « ésotérique » que toutes les autres.
              Je ne sais pas si je suis très clair.

              En superposant ces deux images, on obtient un raccordement qui fait apparaître une nouvelle « dimension » du réel ou même un élément supplémentaire du réel.

              Dans le cas de l’oeil, ils sont identiques et regardent la même chose.
              Vos deux théories sont différentes et ne regardent pas la même chose, elle ne peuvent pas regarder la même chose.
              La comparaison est assez fumeuse, et la trouver en conclusion est assez curieux.

              Si c’était pour dire que vous cherchiez « Dieu » ou la « Vérité » comme je l’ai dit plus haut, ce n’était pas peine de faire autant de chichi avec des histoires d’univers « quantique » (car différent selon le point de vue) ou autre « ontologie » balancé à toute les sauces.

              Votre quête est aussi vieille que l’Humanité, et elle va vous survivre.


              • claude-michel claude-michel 19 décembre 2013 12:42

                Par bourrico6....Bravo pour la démonstration +++....mais je ne pense pas qu’il puisse la comprendre..c’est le problème de ces soi disant scientifique de salon Parisien.. !


              • bourrico6 19 décembre 2013 12:54

                Si vous attendez que l’Humain saisissent l’essence de l’Univers, vous êtes dans la merde, ça reviendrait à saisir « Dieu ».

                J’irai même plus loin, cela reviens à faire de l’Homme l’égal de Dieu.


              • claude-michel claude-michel 19 décembre 2013 14:14

                Par bourrico6....Y a notre apprenti sorcier.. ?


              • Gcopin fessesbouc 19 décembre 2013 15:29

                vous attendez que l’Humain saisissent l’essence de l’Univers, vous êtes dans la merde, ça reviendrait à saisir « Dieu ».

                Je suis d’accord avec cet phrase, néanmoins c’est intrinsèque à l’homme de vouloir saisir la pensée de Dieu, on est tous damnés par la phrase de Leibnitz -Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Et les seuls jouets que l’on possède pour comprendre c’est la philosophie, la théologie, la science (Sans le scientisme ou le positivisme) de plus on a conscience que la vérité n’est pas saisissable et c’est temps mieux, je pense que la vérité détruirait notre raison. La recherche ne détruit rien elle est productrice d’espoir.


              • bourrico6 19 décembre 2013 15:55

                Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?

                J’en conviens, mais les théories physiques existantes ne lui seront d’aucun aide pour ça, la science n’a jamais eu vocation à répondre au « pourquoi ».
                Partir de théories dont on sait pertinemment qu’elle ne représentent pas la réalité, ne permet en rien de réfléchir à l’existence des choses.
                Il faut s’intéresser aux cheminements qui ont aboutis à ces théories, et la , il y a des surprises.

                A mon avis, il a plus de chance de croiser Dieu dans les mathématiques, que dans les concepts physiques.

                Et j’avoue que par curiosité, j’aimerai savoir ou il place les mathématiques dans son édifice.


              • Arnaud69 Arnaud69 19 décembre 2013 16:10

                bourrico6

                Dans le nombre d’or et les fractales en principe, puisque les fractales sont la base mathématique des éléments naturels.
                Ceci-dit, aucun archange n’est jamais venu me le confirmer personnellement ...


              • Pepe de Bienvenida (alternatif) 20 décembre 2013 10:19

                Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?
                Parce que s’il n’y avait que le néant, personne ne serait là pour se poser la question « Pourquoi n’y a-t-il rien plutôt que quelque chose ? ». Vu les délires qu’occasionne la première question, on en viendrait à regretter de ne pas être dans ce cas...


              • epicure 20 décembre 2013 22:18

                effectivement la science ne cherche pas le pourquoi , mais le comment car c’est la seule chose qu’on peut étudier de façon scientifique.
                Déjà pour parler de sens il faudrait connaitre le début et la fin de ce à quoi on définit un sens.
                Prendre une photo instantanée de quelque chose et en déduire le sens global, éternel de la chose observée, c’est juste une illusion, cela nous donnera juste le sens du déplacement à cet instant donné mais pas là où finira la chose. Autant la chose pourrait tourner dans un autre sens ou faire demi tour, revenir en arrière.
                Hors les chercheurs de sens ne se basent que sur leur point de vu anthropocentrique, limité sur un court moment de l’univers pour déduire la finalité de l’univers sur des milliards d’année.

                C’est pour ça que la téléologie n’a pas sa place dans al science , c’est une approche uniquement subjective de la réalité, pas une approche scientifique.


              • philouie 20 décembre 2013 23:11

                C’est pour ça que la téléologie n’a pas sa place dans al science , c’est une approche uniquement subjective de la réalité, pas une approche scientifique.

                je dirais plutôt, « c’est pourquoi la science n’a pas sa place dans la théologie », puisque effectivement, elle ne dit rien sur le sens.


              • Robert GIL ROBERT GIL 19 décembre 2013 14:45

                juste pour vous dire qu’aujourd’hui une fusée Soyouz a lancé avec succès, à 10 h 12, depuis le Centre spatial guyanais de Kourou, le télescope spatial européen « GAIA » qui va donner aux scientifiques du boulot pour les 20 prochaines années, et peut-etre faire de nouvelles decouvertes qui revolutionneront ce que l’on connait sur notre galaxie.


                • claude-michel claude-michel 19 décembre 2013 16:11

                  Par ROBERT GIL.....Que les Martiens portent des verres de contacts.. ?


                • Ruut Ruut 19 décembre 2013 16:30

                  Associer des théorie entre elles ne font pas une science.
                  Une science se reproduit une théorie doit se démontrer.
                  Or la relativité ne se retrouve que dans la statistique jamais a 100 %.
                  Il y as donc un facteur manquant.
                  se baser sur une théorie bancale n’est jamais salutaire.


                  • bourrico6 20 décembre 2013 09:06

                    Or la relativité ne se retrouve que dans la statistique jamais a 100 %.

                    Vous pouvez expliquer ça ?
                    Parce que moi je n’y comprends rien.


                  • Pepe de Bienvenida (alternatif) 20 décembre 2013 09:44

                    L’explication m’intéresse aussi. Avec sources SVP.


                  • christophe nicolas christophe nicolas 20 décembre 2013 10:54

                    C’est exact, la relativité est une connerie de septique. Cela se démontre ainsi. La vérité n’existe pas mais pour affirmer cette vérité, il faut croire en la vérité donc le septique se nie lui même.

                    Pour la théorie scientifique, elle est prise en défaut de partout mais tout est mis sous le tapis que ce soit en astronomie ou pour les expériences antigravité. Pourtant la relativité est confirmée dans de nombreuses expériences à tout niveau. Quand on connait l’origine de la relativité et ce que fit Einstein, on comprend rapidement que c’est une explication ad hoc sans réel fondement. Il introduit un espace temps absolument catastrophique car il a quelque chose de magique ce qui n’empêche pas de faire des calculs, au contraire, mais ce qui bloque l’imagination conceptuelle qui permet de progresser.

                    Au niveau des calculs, la relativité se reproduit, c’est tout ce qu’elle fait mais elle n’a toujours pas de fondement.

                    Quand on croise un pépé et un bourricot, ça donne une vielle carne.


                  • Pepe de Bienvenida (alternatif) 20 décembre 2013 11:01

                    bourrico6 et moi sommes des instruments du grand complot, c’est clair.


                  • Pepe de Bienvenida (alternatif) 20 décembre 2013 11:05

                    D’ailleurs, en tant que septiques (sic), nous ne pouvons qu’être source d’infection.


                  • christophe nicolas christophe nicolas 20 décembre 2013 12:38

                    Ce n’est pas ce que j’ai dit, c’est toi qui te crois persécuté. Le scepticisme comme outil pour explorer est correct pas comme directeur de l’esprit. Démonte mes preuves, pas en se camouflant sur la réputation de la science officielle qui a refusé tout débat parce qu’elle sait qu’elle a tort.

                    Ne vois tu pas que les « grands » prennent les petits pour des crétins. Ils ne complotent pas, tu es juste quantité négligeable. Le problème c’est que leur esprit est castré par leur orgueil alors ils ont encore besoin de nous... les hommes de pouvoir qui désirent le bien changeront si la vérité remonte par le bas.


                  • el cogno 21 décembre 2013 06:52

                    Tiens, le retour de l’antigravité et autres fumisterie.

                    AV, cour d"asile ! smiley


                  • christophe nicolas christophe nicolas 21 décembre 2013 21:00

                    Mon pauvre garçon si tu discutes sérieusement tu es mort. Même ce pauvre Cern est obligé de se mettre à l’antigravité mais sous terre c’est une très mauvaise idée.

                    Il faut dire qu’après le coup qu’il ont fait sur les neutrinos, je crois qu’ils ont apprécié ma réponse sur l’antigravité, je préfère ne pas la publier, c’est choquant


                  • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 21 décembre 2013 21:04

                    L’anti gravité est un petit pas pour l’humanité ,mais un grand pas vers l’humour !


                  • baldis30 21 décembre 2013 22:48

                    Non ... une théorie se vérifie elle ne se démontre pas . Un travail théorique, fruit d’une réflexion basée sur des faits essaye de corréler des faits éloignés entre eux et d’en prévoir de nouveaux ou de donner la juste mesure de phénomènes.

                    Il y a deux exemples en Mécarat qui sont révélateurs d’une approche de la compréhension de certains phénomènes qu’on dit avoir été découverts par la RG ....laquelle n’a fait par contre que donner la bonne valeur des phénomènes.

                    a) le trou noir : le premier concept remonte à Laplace mais ne donne a l’horizon du trou noir que la moitié de sa valeur ( le calcul en trois lignes est au niveau d’un bac C)
                    b) la déviation des rayons lumineux .... même travail possible du temps de Newton et bien sûr de Laplace avec aussi la moitié de la valeur par rapport à la RG. 

                    La RG a permis pour la première fois d’aborder le problème cosmologique sous une forme qui n’est plus théologique .... quoique le Big Bang possède des relents de création du monde mais qu’il n’est pas la seule vision mathématiquement possible ( personnellement la première fois que j’ai lu quelque chose sur un univers « pulsant » c’était sous la plume de Gamow... donc pas n’importe qui ...)
                    Actuellement on peut parler de physique quasiment bloquée, Est-ce que les tentatives liées à une idée intiale de Dirac - reprise aussi par bien d’autres, dont récemment par Shu-
                    consistant à proposer que les constantes dites « universelles » - c, h, G,e - varient dans le temps seront fructueuses , on verra ! Cela ne remet pas en cause l’homogénéité et l’isotropie de l’espace ( conservations de l’énergie et du moment cinétique) 


                  • Ruut Ruut 7 janvier 2014 14:07

                    Aller je vais vous aider a mieux comprendre le problème de la théorie quantique :

                    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Physique_quantique

                    Paragraphe

                    Les paradoxes liés à la mesure amènent à se poser la question : la physique quantique décrit-elle la réalité ?

                    Et intéressez vous a l’Arbre des solutions du problème de la mesure :

                    Rien que l’existence de cet arbre montre que la théorie Quantique est un bricolage non fini.


                  • julius 1ER 19 décembre 2013 17:02

                    L’enseignement majeur à tirer de ces réflexions, c’est que la science, qu’elle soit antique, médiévale ou (et surtout) moderne se fait en corrélation avec un changement de vision du monde que portent en général les « savants » puis les « sachants », autrement dit ceux qui savent et comprennent. 

                    @ Dugué
                    So what ???????????????
                    est-ce que la compréhension de ces phénomènes rend le monde meilleur ?????? je me permets de douter de cela, lorsqu’on sait, que les restaus du coeur enregistrent leur millionième client ce mois- ci, plus de science, toujours plus de science et de techniques et le monde est à deux doigts de la barbarie, l’extrème- droite est partout en progression et cette crise est appelé à durer 30 ans, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans l’« humanosphère » !!!!!!!!!!!!!!!!!!!

                    • veraunika 19 décembre 2013 17:33

                      La fin du monde ca veut tout dire et rien dire en même temps. Fin de la terre ? Fin de la race humaine ? De toute vie sur terre ? Je pense que nul ne peut le dire avec précision.


                      • berry 19 décembre 2013 20:09

                        Les trous noirs, l’espace-temps, l’énergie sombre, la gravitation à boucle, la théorie des cordes....
                        Quel bestiaire invraisemblable.
                        On est pas obligés d’y croire.

                        Je constate surtout qu’il n’y a aucune découverte majeure en physique depuis des décennies.
                        Officiellement en tout cas.
                        On est pourtant loin d’avoir tout découvert.

                        Officieusement, il doit en être tout autrement.
                        Toutes les recherches importantes sont « secret défense ». C’est bien logique puisque la physique, c’est des armes et des moyens de déplacement pour les militaires.

                        Il est évident qu’il y a une désinformation massive dans le domaine de la physique, encore plus qu’en politique et en histoire.
                        Tous les magazines de vulgarisation scientifique s’auto-censurent. Science et vie et les autres magazines similaires ne valent rien, c’est de la littérature, du vent, du pipeau, du promène-couillon pour adolescents avec des articles vides sur l’avant big-bang ou la théorie des cordes.

                        Le public n’a pas accès à l’information dans ce domaine.
                         

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