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Darwin mis en échec par la reine rouge

La sélection naturelle est un concept inventé par Darwin il y a 150 ans mais si l’on interroge les évolutionnistes, on trouvera des dizaines d’interprétations sur ce concept et le rôle qu’elle joue dans la genèse des espèces. Autant dire que l’évolution est le champ scientifique contemporain le plus stimulant, favorisant l’invention d’idées, concepts et hypothèses. Les données phylogénétiques peuvent être analysées en incluant ou non une confrontation avec les analyses génétiques. Le grand défi est de comprendre comment apparaissent les espèces. Les données paléontologiques et écologiques montrent qu’un autre phénomène est très répandu, surtout à l’échelle géologique, c’est l’extinction des espèces. Un simple usage du bon sens conduit à penser que la sélection naturelle explique pour une bonne part l’extinction des espèces mais beaucoup moins l’origine des espèces qui en fait n’est pas une origine mais le résultat d’un long processus avec des étapes de spéciation et d’adaptation.

La thèse de la sélection naturelle impose d’établir des liens de causalité, des corrélations si l’on veut, entre les modifications du milieu et le sort des espèces, qu’il soit « malheureux » avec les extinctions ou « heureux » avec les apparitions. Quelques grandes figures de l’évolutionnisme se sont penchées sur la question, comme Gould, auteur de la théorie des équilibres ponctués qui en résumé postule une évolution faite de périodes de rupture et de stabilité. Nombre d’évolutionnistes ont suivi les perspectives ouvertes par Gould. Voici 40 ans, la thèse de la reine rouge a été forgée par Leig van Valen. Cette conjecture postule que les espèces sont en compétition ou en concurrence avec d’autres espèces pour s’approprier les ressources du milieu naturel avec en plus l’idée d’une diversification nécessaire. Ce qui signifie que le jeu de la vie impose aux espèces d’être réactives face aux modifications du milieu et des autres espèces qui elles aussi sont réactives pour se perpétuer. Le principe de la « reine rouge » est qu’il faut être réactif, ce qui ne manquera pas de susciter quelques remarques sur l’analogie avec les mécanismes du marché imposant aux entreprises de réagir face aux innovations des concurrents.

C’est donc l’hypothèse d’une nouvelle loi de l’évolution que proposa van Valen en 1973. La « reine rouge », c’est une règle imposant aux espèces de développer de nouvelles cartes pour être utilisées dans le jeu de la sélection naturelle en considérant que d’autres espèces peuvent user aussi de leurs propres cartes. Le cas du lièvre et du renard permet de comprendre aisément la loi de la reine rouge en mettant en scène dans le jeu de la sélection naturelle un prédateur et sa proie. Pour avoir un avantage supplémentaire face au prédateur, les générations successives de lièvres ont intérêt à se doter de pattes leur permettant de courir plus vite. Mais alors, pour compenser cette évolution, les renards doivent faire de même avec des générations capables de courir plus vite. Ou alors plus rusées, ce qui suppose une évolution des dispositifs cérébraux. La règle de la reine rouge suppose une compétition dans la nature. Elle peut être transposée dans le champ économique où elle s’applique parfaitement aux entreprises dont la survie suppose d’innover au moins aussi rapidement que les concurrents. Dans un livre scientifique pour grand public, Matt Ridley a extrapolé la reine rouge pour élaborer une théorie somme toute assez classique postulant le rôle de la sexualité dans l’apparition des caractères humains et notamment l’intelligence. C’est une extension des thèses de Darwin sur la sexualité comme moyen pour les espèces de se doter d’avantages adaptatifs. Les femelles choisissant les mâles les plus robustes ce qui engendre des générations plus fortes dans le jeu de la sélection.

La loi de la reine rouge (allusion au conte de Lewis Caroll) peut être employée dans deux conjectures. Soit évolutionniste, servant d’explication à la thèse de la spéciation poussée par le ressort de la sélection naturelle. Ou alors dans une conjecture causale négative. Ainsi, quelques uns concluent, s’appuyant sur des données expérimentales, que la vie doit évoluer pour éviter l’extinction. Autrement dit, la reine rouge explique non pas la genèse des espèces mais leur disparition. C’est ce que vient d’établir une étude menée par deux chercheurs de Berkeley sur des fossiles de mammifères (T. Quintal, C. Marshall, Science, 20/06/2013). En bref, la vitesse d’extinction est plus élevée que celle de l’apparition des espèces. Ils en concluent que la perte de diversité est associée à l’extinction de ces espèces. Autrement dit, ces espèces n’ont pas pu suivre le timing adaptatif imposé par l’environnement changeant. Ils n’auraient pas appliqué la loi de la « reine rouge ». On reconnaîtra dans cette loi un fameux précepte tiré d’un autre récit, le Guépard de Lampedusa, où pour l’aristocratie, il faut que tout change pour que rien ne change, ce qui revient à dire que pour maintenir son rang social, il faut s’adapter aux transformations du monde, à l’instar des espèces obligées de se diversifier pour perdurer.

L’enseignement scientifique à tirer, c’est que une fois de plus, les données expérimentales interprétées correctement ne permettent pas de comprendre la genèse des espèces, autrement dit la spéciation. On l’a vu dans le contexte de la génétique et cela est confirmé dans le cadre de la « reine rouge ». La spéciation échappe encore à l’entendement scientifique mais on en sait un peu plus sur la disparition des espèces. Avec peut-être un nouveau récit de l’évolution en vue. Un scientifique « alternatif » un peu décalé et facétieux, Richard Nelson, n’hésite pas à bousculer Darwin en suggérant que l’intitulé de son œuvre majeure aurait dû être : « essai sur l’extinction des espèces ». Ce qui est exact mais partiel car le récit de l’évolution inclut la genèse et la disparition des espèces. Darwin s’est penché sur l’apparition des espèces sans trouver la réponse, ce qu’on ne peut lui reprocher puisqu’en ce début du 21ème siècle, personne n’a livré cette réponse.

Face à l’option de la reine rouge, une alternative théorique s’est manifestée, avec le « jester court », jester signifiant fou du roi ou alors bouffon de la cour. Cette hypothèse fut proposée par Anthony Barnovsky afin d’enrichir le champ conjecturel de la sélection naturelle. Elle est formulée comme une antithèse de la « reine rouge », ne reconnaissant aucune force évolutive dans la diversification des espèces. Ce qui joue comme force, ce sont les caractères abiotiques de l’environnement, autrement dit les circonstances géologiques et climatiques. Les évolutionnistes optant pour l’hypothèse « fou du roi » pensent que la transformation des espèces à l’échelle géologique est très peu induite par la compétition entre espèces mais due essentiellement au contexte abiotique qui sur le long terme, est la principale force évolutive déterminant la sélection naturelle qui est le facteur objectif prédominant dans la spéciation. Cela étant établi, Barnovsky a quand même amendé son hypothèse en reconnaissant qu’elle peut-être modulée en incorporant la « reine rouge ». Les deux thèses étant alors complémentaires mais certainement avec des influences variables selon les contextes et les échelles de temps.

On connaît un célèbre exemple illustrant la loi du « fou du roi », celui du phalène du bouleau qui, lorsque le tronc des arbres fut noirci par les fumées d’usines anglaises, développa une forme aux ailes sombres pour échapper à ses prédateurs. Ce qui constitue une réaction adaptative face à un facteur abiotique. Quelle que soit l’option choisie, reine ou fou, c’est surtout l’extinction des espèces qui est expliquée. Les évolutionnistes pensent que la conjecture de la reine s’applique à des périodes restreintes alors que celle du fou concerne des échelles de temps géologiques. On peut aussi supposer que la règle de la reine rouge concerne un milieu riche en espèce alors que dans des contrées plus désertiques, ce seraient les facteurs abiotiques qui prévaudraient. Enfin, je suggère que les conjectures peuvent aussi concerner la place de l’espèce dans l’arbre phylogénétique. Par exemple, les mammifères étant plus concernés par la conjecture de la reine alors que les insectes dépendraient plus des conditions abiotiques plus déterminantes pour les insectes. Mais ce n’est qu’une suggestion qui n’a aucune valeur tant qu’elle n’est pas argumentée avec des données expérimentales et des modèles théoriques. Cela étant, la sélection naturelle régie par la règle du fou impose aux espèces de lutter contre l’entropie pour pouvoir se maintenir en vie face aux éléments physiques qui bousculent le milieu.

L’enseignement à tirer de ces investigations, c’est que Darwin a établi l’évolution comme un fait scientifique indéniable mais que sa théorie explique plutôt l’extinction des espèces avec la sélection naturelle que la genèse des espèces. Ainsi, le champ théorique de l’évolution est ouvert comme jamais avec comme enjeu l’explication de la spéciation qui sans doute, est pour une bonne part indépendante de la sélection naturelle qui elle, rend compte de l’extinction des espèces.

La spéciation échappe donc à la compréhension. Mais la sélection naturelle est largement documentée et l’on en trouve une transposition dans notre monde économique où les choses vont très vite et dans ce champ, la règle de la reine rouge est presque souveraine. Les entreprises doivent innover pour rester présente dans le champ économique. La recherche permet d’avoir les nouvelles cartes à abattre. La diversification et la modernisation sont indispensables. Une entreprise comme Manufrance gérée par une famille avec les méthodes d’un autre âge a disparu dans les années 1980. Mais à la différence de l’évolution biologique, on connaît les secrets de fabrication utilisés par les entreprises qui se transforment, périssent alors que d’autres naissent, comme du reste les espèces. L’analogie nous étant alors d’une évidente inutilité car le vivant se conçoit avec des mécanismes dont les codes nous échappent encore. Sans doute la recherche phylogénique manque-t-elle cruellement de données paléographiques. Et la biologie de concepts nouveaux expliquant le développement de l’organisme à partir des cellules et des molécules.

liens utiles

http://www.sciencemag.org/content/341/6143/290

http://www.darwinthenandnow.com/2013/06/new-species-darwin-wrong-again/

http://en.wikipedia.org/wiki/Red_Queen_Hypothesis

http://en.wikipedia.org/wiki/Court_jester_hypothesis


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111 réactions à cet article    


  • Radix Radix 24 septembre 2013 09:14

    Bonjour monsieur Duguet

    Darwin n’a pas « inventé » la sélection naturelle, il en a découvert le principe !

    La nuance est de taille.

    Radix


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 24 septembre 2013 09:58

      Où avez-vous lu que Darwin a inventé la sélection naturelle

      relisez le début du texte, je dis qu’il a inventé le concept de sélection naturelle, le concept, oui !

      bonne journée


    • Radix Radix 24 septembre 2013 10:19

      Bonjour

      C’est le choix du mot concept à la place de principe qui est ambigüe, un principe préexistant à sa découverte, il n’a pas a être inventé, le concept si.

      La sélection naturelle est une loi naturelle d’évolution des espèces, ce n’est pas un concept inventé par Darwin. On peut parler d’hypothèse à l’époque de sa découverte mais depuis cette hypothèse ayant été amplement confirmée par la recherche, c’est devenue un principe.

      Radix


    • La mouche du coche La mouche du coche 29 septembre 2013 13:01

      -)) Toute l’escroquerie des darwiniens a été magnifiquement résumé par l’auteur avec cette phrase :


      « Darwin a établi l’évolution comme un fait scientifique indéniable mais (que) sa théorie explique plutôt l’extinction des espèces avec la sélection naturelle que la genèse des espèces. »

      Donc, Darwin n’a pas expliqué la genèse des espèces (ce qui pour un livre qui s’appelle « De l’origine des espèces » est plutôt un problème, non ? ) et pourtant les Darwiniens prennent comme « un fait scientifique indéniable » la théorie de l’évolution. 
      On se demande bien pourquoi on ne devrait pas remettre en cause la théorie de l’évolution inventé par un type qui n’a pas été capable de prouver ce que son livre avait pour but de prouver.

      Les darwiniens sont bien les religieux des temps nouveaux. On peut tout étudier, à condition de ne pas toucher au dogme :
      - de l’Immaculée conception, devenu l’évolution ; 
      - de Dieu ; devenu le dieu Hasard.

      Amen, les gars. smiley


    • Deneb Deneb 24 septembre 2013 09:53

      Expérimenter l’analogie entre la sélection naturelle et l’économie est le plus court chemin pour arriver au nazisme. La société humaine cherche à dompter la nature, et non pas lui ressembler. C’est à force de mimer la nature que l’économie s’est privée de toute capacité de prédiction scientifique.


      • robin 24 septembre 2013 10:42

        Manque de chance pour vosu Deneb, la science a fait de nombreux progrès justement en mimant la nature.


      • Castel Castel 24 septembre 2013 11:07

        « Expérimenter l’analogie entre la sélection naturelle et l’économie est le plus court chemin pour arriver au nazisme »

        Hitler n’avait rien compris au concept de race. Il croyait que les chiens et les chats formaient des races différentes et donc que l’accouplement naturel leur était interdit. La transposition à l’homme a eu pour conséquence celle qu’on connait...


      • Deneb Deneb 24 septembre 2013 11:15

        robin : « Manque de chance pour vosu Deneb, la science a fait de nombreux progrès justement en mimant la nature. »

        Dans les sciences exactes et en partie seulement. Mais pas dans les sciences humaines. Ni les sciences de la vie, qui engendrent les techniques , non pas en mimant, mais en exploitant les mécanismes naturels. Les spartiates tuaient les bébés faibles, ils mimaient la nature. La société contemporaine se sert des mécanismes naturels pour permettre aux bébés faibles de survivre, ce que la nature ne fait pas.


      • L'enfoiré L’enfoiré 24 septembre 2013 13:44

        Bonjour Deneb,


        « Mais pas dans les sciences humaines. Ni les sciences de la vie, qui engendrent les techniques , non pas en mimant, mais en exploitant les mécanismes naturels. »

        Exact. mais cela change de plus en plus. La preuve.

         « La société contemporaine se sert des mécanismes naturels pour permettre aux bébés faibles de survivre, ce que la nature ne fait pas. »

        Encore exact, mais je n’appellerai pas cela « société contemporaine » mais humanisme qui comprend l’éthique.

      • Deneb Deneb 24 septembre 2013 14:12

        Enfoiré : l’Humanisme, bien que puisant ses idées jusqu’à l’antiquité, est un acquis relativement récent. Avant, les religions se sont emparés de certains aspectes d’humanisme, en déclarant que l’idée vient d’eux, ce qui est, bien-sûr, une grossière tromperie. Même aujourd’hui il y a encore la majorité des gens qui croient que les idées humanistes ont été inventées par les religions, alors que ces dernières se sont simplement approprié les valeurs de la morale universelle, les valeurs planétaires communes, en les mélangeant aux autres, exprimant les intérêts personnels des chefs.


      • Deneb Deneb 24 septembre 2013 14:20

        Cela dit, le biomimétisme est très bien pour fabriquer de nouveaux matériaux ou consturire des machines. Je vois mal, en revanche, leur application dans la gestion équitable des ressources de la planète. Tous les essais dans ce sens se sont soldés par des catastrophes. La société humaine est opposé à la nature et se bât sans cesse pour la dominer.


      • L'enfoiré L’enfoiré 24 septembre 2013 14:22

        «  : l’Humanisme, bien que puisant ses idées jusqu’à l’antiquité, est un acquis relativement récent. Avant, les religions se sont emparés de certains aspectes d’humanisme, en déclarant que l’idée vient d’eux, ce qui est, bien-sûr, une grossière tromperie. »


        Oui, il y a eu les philosophies grecques et romaines. Bien sûr. L’humain a été analysé dans le détail. Mais c’est la religion qui l’a utilisée avec les opprimés qui a inventé une idée géniale en disant qu’après la vie, il y aurait bien mieux après la vie. C’est devenu la raison d’être et de son succès. 

        « les valeurs de la morale universelle, les valeurs planétaires communes, en les mélangeant aux autres, exprimant les intérêts personnels des chefs. »

        Oui, encore. Les religions n’ont jamais été très loin des tables des puissants des sociétés. 


      • L'enfoiré L’enfoiré 24 septembre 2013 14:25

        « La société humaine est opposé à la nature et se bât sans cesse pour la dominer. »

        Exact. Parce qu’elle a souvent fait des dégâts et des catastrophes. Elle a été incomprise depuis toujours. Il fallait s’en protéger.
        Pourtant, elle a beaucoup inventé avec l’évolution, avec le temps, les échecs et les succès.
        Les chaînons manquants se sont ses ratés.

      • L'enfoiré L’enfoiré 24 septembre 2013 14:26

        On ne soupçonne encore que très d’utilisations de l’imprimante 3D.

        Un peu de patience...
        Elle n’est que réparatrice du corps humain.
        Actuellement....


      • Deneb Deneb 24 septembre 2013 14:30

        Merci enfoiré. Je n’ai jamais douté de la justesse et der la sincérité de tes idées, malgré les désaccords ponctuels qu’on ait pu avoir dans le passé. Hélas, des gens comme toi et moi se font de plus en plus rares ici, où la mode est à l’insulte trollesque. Nec cibos troglodytam !


      • L'enfoiré L’enfoiré 24 septembre 2013 17:28

        Fluctuat nec metgitur 

         smiley

      • L'enfoiré L’enfoiré 24 septembre 2013 17:29

        Fluctuat nec mergitur 


      • Castel Castel 24 septembre 2013 10:23

        Le darwinisme a été créé à une époque où il fallait s’opposer à la téléologie religieuse.
        Pourtant, la science, aujourd’hui, n’est pas étrangère aux considérations finalistes. Si on rapproche physique quantique et principe anthropique, le monde existe uniquement quand je le perçois, ici et maintenant. C’est la pleine conscience qui réalise instantanément l’existence des choses et leurs histoires.
        Il y a toujours aussi cette opposition entre mécaniste (le hasard et la nécessité) et les gens qui considèrent qu’il y a une conscience dans la nature. Si le mimétisme existe, c’est bien que quelque chose, dans les gènes ou la nature globalement, a conscience de quelque chose. On pourrait donc considérer que tout est conscience... donc la conscience n’est pas l’aboutissement d’un mécanisme cérébral, etc...


        • Edmon Edmon 25 septembre 2013 00:18

          Mais d’ou me vient cette odeur secto new age ?

          ---#cékikapété


        • Castel Castel 25 septembre 2013 08:46

          Bonjour,

          Désolé je vous ai fait exprimé votre coté simplet.

          Cordialement,


        • soi même 24 septembre 2013 10:43

          vous n’avez pas encore soulevé le voile qui se cache derrière la théorie de l’Évolution.

          Ce n’est pas que je la remet en causse, c’est simplement un machin que l’on regarde du mauvais côté. La théorie de la Reine rouge n’éclaire en rien la théorie, je dirais même, qu’elle rajoute une couche sédimentaire inutile pour comprendre de quois , il s’agit en réalité !


          • robin 24 septembre 2013 10:49

            C’est marrant comme beaucoup prennent des précautions à dire qu’ils ne veulent surtout pas égratigner le dogme..... smiley


          • soi même 24 septembre 2013 11:07

            @ robin, et bien je suis convaincus qu’il y a une évolution, la seul différence, c’est que cette théorie est battis à l’envers.

            C’est l’Homme qui est l’Arbre de l’Évolution, et non pas les branches c’est que Darwin à rassemblé en pensant pouvoir reconstruire l’Arbre.

            Donc je ne suis pas opposé à la théorie, la seul différence, je la regarde à l’autre bout du Kaléidoscope conceptuel officiel.


          • amipb amipb 24 septembre 2013 14:01

            « Si les hommes descendent du singe, certains ne sont pas descendus de l’arbre ».

            Magnifique démonstration en 2 commentaires.


          • soi même 24 septembre 2013 18:22

            @ amipb, retourner comme un gans l’arbre de l’évolution et vous avez la clé de l’ énigme.

            A aucun moment j’ai dis que j’adhère à l’idée que l’homme descend du singe, d"ailleurs certains paléontologues remete en causse Darwin sur ce sujet.

            http://www.lemonde.fr/culture/article/2012/12/13/l-homme-ne-descend-pas-du-singe-il-a-des-ancetres-communs-avec-lui-c-est-tres-different_1806115_3246.html

             


          • robin 24 septembre 2013 10:47

            Bernard Dugué, vous prenez le chemin dangereux (mais en ce qui me concerne c’est de l’humour second degré) de donner l’impression d’être favorable au moins à une variante du design intelligent donc en embuscade du créationisme, la police de la pensée va vosu tomber sur le poil...... smiley


            • nemotyrannus nemotyrannus 24 septembre 2013 11:42

              Laissez moi deviner :

               Il y a un trou , un truc que je ne comprends pas DONC FORCEMENT...

              Ah , si seulement la mouche du coche était là , il le saurait lui.

            • L'enfoiré L’enfoiré 24 septembre 2013 12:45

              Et oui, l’évolution c’est tout cela.

              Nous avons quelques neurones en plus. Le langage qui permet la communication entre les hommes.
              Et l’évolution continue.
              Qui sera ou comment sera le successeur de l’homme dans x milliers d’années ?
              Un animal hybride, bionique ?
              Il est clair qu’au niveau du sport, les handicapés qui on subit des transformations bioniques sont plus adaptés. L’intelligence en plaquettes... La génétique se penche sur la question. L’éthique qui se rebiffe. Trop aléatoire l’intelligence et la mémoire de l’homme actuel.
              Tout cela n’est plus de la science fiction.
              Raël n’avait fait qu’imaginer, que rêver tout haut...
              Un bon exercice d’imaginer cet « homme-bis ou ter »
              Ce ne sera peut-être pas ce qu’on voudrait, mais.... 

              • L'enfoiré L’enfoiré 24 septembre 2013 12:47

                « qui on subit »

                Voilà que mon ’t’ voyage de mot en mot.
                Je suis déjà sur une autre voie... smiley

              • Stof Stof 24 septembre 2013 12:55

                Ce que beaucoup de gens ne perçoivent pas dans la théorie de l’évolution, c’est l’échelle de temps.
                Ne serait-ce qu’un million d’année, mille fois mille ans. Combien de générations ? Maintenant, dites vous bien que même les ammmifères existaient des millions d’années avant la fin des dinosaures (- 60 millions d’années).
                Ca laisse énnnnnoooorrmément de temps pour dissocier des espèces les unes des autres. Quand bien même ceci est difficilement perceptible pour un cerveau humain, qui ne peut raisonnablement comprendre une lignée que sur quelques siècles tout au plus.
                Or, en un siècle seulement, les européens ont grandit d’une douzaine de cm. Notre histoire a connu des Homo Erectus de 2m20 (Goliath) ou des Sapiens de 1m (Flores), en quelques milliers d’années.
                Du reste, les théories citées dans l’article me semblent assez archaïques. L’intelligence n’est pas du tout une spécificité humaine. Les cétacés ont des cerveaux plus gros et sont certainement plus intelligents, au regard de leur capacité à ne pas détruire leur environnement, par exemple.
                Les Chimpanzés sont aussi intelligents, et, d’ailleurs, apparus après l’espèce Homo. D’aucuns croient à tort que nous sommes une sorte d’aboutissement évolutif, mais rien n’est encore joué, au regard du TEMPS.


                • Bernard Dugué Bernard Dugué 24 septembre 2013 13:10

                  En effet, l’échelle de temps n’est pas facile à saisir

                  20 millions d’années pour l’explosion des espèces au cambrien, c’est beaucoup pour l’opinion mais c’est relativement court pour un évolutionniste

                  Quant à la théorie de la reine rouge, je veux bien qu’elle soit archaïque pour vous mais pour la revue Science, elle est encore d’actualité puisque des chercheurs l’ont testée et ont publié leurs résultats en 2013. Peut-être que vous ne percevez pas l’échelle de temps, août 2013, c’est archaïque en effet


                • L'enfoiré L’enfoiré 24 septembre 2013 13:11

                  Tout à fait, Stof.

                  Mais l’évolution a eu un effet de levier involontaire en nous foutant ces quelques neurones en plus.
                  L’homme reste un insatisfait chronique.
                  Là, où il est, il ne se sent pas bien.
                  Instabilité notoire, Il veut toujours faire autre chose qu’il ne le fait.
                  Etre ailleurs que là où il est.
                  L’homme est le seul être vivant qui soit endémique sur la Terre entière.
                  On le trouve là, où il n’a rien à y faire. A la recherche d’énergie, de matières premières, de pouvoirs...
                  Son potentiel, il l’a converti en pognon.
                  Les chimpanzés n’y ont pas pensé. Les pauvres... smiley
                  Après le cerveau qu’est-ce que la nature va nous trouver de mieux ?
                   

                • nemotyrannus nemotyrannus 24 septembre 2013 14:05
                  @Stof
                  Flores n’est pas considéré comme un Homo Sapiens.

                  Une étude pour l’explosion du Cambrien , qui est surprenante il est vrai.

                • L'enfoiré L’enfoiré 24 septembre 2013 14:29

                  « 20 millions d’années pour l’explosion des espèces au cambrien, c’est beaucoup pour l’opinion mais c’est relativement court pour un évolutionniste »


                  Exact. Et la présence de l’homme sur Terre, à l’échelle des 4,5 milliards d’années réduite sur un an, ce sont quelques minutes....

                • Pyrathome Pyrathome 24 septembre 2013 17:52

                  Les cétacés ont des cerveaux plus gros et sont certainement plus intelligents, au regard de leur capacité à ne pas détruire leur environnement, par exemple...
                  .
                  Et oui, et si des visiteurs outre-espace nous rendaient visite, ce n’est pas à nous qu’ils s’adresseraient, mais aux dauphins ou autres cétacés, les êtres les plus évolués de la planète.....
                  De quoi mettre un sacré coup à notre ego démesuré......


                • L'enfoiré L’enfoiré 24 septembre 2013 18:16

                  « De quoi mettre un sacré coup à notre ego démesuré...... »


                  Et sans pognon, ils reçoivent à manger.
                  Ils sont sansas... Ils ont tout compris... smiley

                • Stof Stof 24 septembre 2013 18:32

                  Oui, en effet, Homo Florensis se situerais plutôt quelque part entre Erectus et Sapiens. Seulement il diffère de nous, hormis la taille, uniquement par quelques os de proportions différentes.
                  Mais les différences apparaissent parfois sur des critères insoupçonnés. La disparition des poils pourrait être un avantage contre les parasites. Hors si ceux-ci ne sont points mortels (encore que), c’est surtout la sélection sexuelle qui a joué. Un partenaire poilu qui se gratte tout le temps n’est pas très sexy. Cette forme de dégoût envers les poils persiste encore de nos jours.

                  Dans la sélection, beaucoup d’éléments en apparence uniquement esthétiques sont en réalité la manifestation extérieure d’une bonne santé. Car la beauté requiert beaucoup d’énergie vitale à mettre en oeuvre. De cette façon, certains mâles se mettent volontairement en danger pour prouver leur capacité à surmonter un danger.
                  Or, bien que ces comportements suicidaires paraissent contraires à la théorie de l’évolution, ils sont en fait des stratégies de reproduction.


                • soi même 24 septembre 2013 21:54

                  Erectus Phallus ? c’est cela que tu voulais dire.


                • epicure 25 septembre 2013 00:27

                  @Par Stof (---.---.---.168) 24 septembre 18:32

                  la perte des poils serait lié à la sélection sexuelle des femmes (d’ailleurs elles sont moins poilues que les hommes ), effet indirect de la bipédie.
                  Car la bipédie a changé quelque chose pour la femelle au niveau sexuel.
                  Les femelles quadrupèdes ont leur sexe exposé à l’arrière du corps, une zone dépourvue de poil, et en plus chez certaines espèces la vulve change pour indiquer au mâle que madame est prête à féconder.
                  En se mettant sur deux jambes, la vulve se retrouve entre les jambes , moins visible et donc moins séduisant pour le mâle.
                  En perdant leurs poils les femmes ont rétabli un signal érotique à leur mâle, avec un double effet : le corps entier s’érotise, et le signal érotique est permanent au lieu d’être amplifié lors de la période d’ovulation.
                  Le l’homme ne sait pas quand la femme ovule, donc s’il veut se reproduire il lui faut faire l’amour pendant tout le cycle, ce que permet la perte de poils en rendant la la femme attirante sexuellement tout le temps.

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