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Accueil du site > Actualités > Technologies > De l’ADN artificiel pour de futurs bio-ordinateurs

De l’ADN artificiel pour de futurs bio-ordinateurs

... et autres brèves en biotechnologies, énergie, nanotechnologies, robotique, informatique.

- De l’ADN artificiel pour de futurs bio-ordinateurs

Des chimistes japonais viennent de modifier les bases de l’ADN pour faciliter son utilisation en bioinformatique.

Plus stable et plus facilement manipulable, cet ADN artificiel permettrait de réaliser plus facilement et plus efficacement des bio-ordinateurs. En outre, l’ADN informatique pourrait aussi servir à stocker l’information, comme il le fait naturellement. Si on compte en bits, la densité enregistrée au cœur de nos cellules est proprement phénoménale et peut faire rêver à un successeur des disques durs et autres SSD, de capacités par unité de surface (ou de volume) supérieures de plusieurs ordres de grandeur.

- Des chercheurs américains « estiment que traiter les vaches à l’hormone de croissance serait écologique »
La Croix, 02.07

Des chercheurs américains de l’Université Cornell et du groupe Monsanto affirment, dans les Pnas, que le recours à l’hormone de croissance bovine permet de réduire les émissions de dioxyde de carbone et de méthane dans l’atmosphère, en nécessitant moins d’énergie et de surfaces cultivées.

Les vaches traitées avec l’hormone de croissance produisent plus de lait tout en utilisant moins de ressources naturelles (aliments, surfaces de terres cultivées).

Traiter un million de vaches laitières avec un complément d’hormone de croissance reviendrait à réduire les émissions de CO2 de la même manière que si on retirait 400 000 voitures des routes ou si on plantait 300 millions d’arbres.

Une telle information suscite beaucoup de réactions, surtout de ce côté-ci de l’Atlantique.

L’usage de l’hormone de croissance bovine biotechnologiquement fabriquée par des bactéries, autorisée depuis près de 15 ans dans les élevages américains et canadiens, est interdite en France et en Europe après, notamment, une étude de l’Autorité européenne de sécurité des aliments ayant établi que les résidus dans les viandes de bovins traités aux hormones présentaient des risques pour la santé humaine.

Plusieurs chercheurs (...) mettent en doute une réelle efficacité de cette hormone contre les émissions de méthane.

- Utiliser des nanoradios pour détecter des molécules

On avait vu qu’on pouvait utiliser un nanotube de carbone pour capter des émissions de radio, cette propriété pourrait être utilisée pour détecter des atomes ou des molécules qui ralentissent sa fréquence en l’alourdissant lorsqu’ils rencontrent le nanotube. Ce serait donc une sorte de balance nanométrique permettant de déterminer le poids des molécules (protéines, polluants, etc.).

- Comment faire bouillir de l’eau avec 30 fois moins d’énergie

Des chercheurs du Rensselaer Polytechnic Institute ont fait une découverte surprenante : une couche de nanobarreaux de cuivre recouvrant le fond d’un récipient en métal réduit sensiblement la dépense d’énergie pour faire bouillir de l’eau... On pense bien sûr à des applications industrielles mais la trouvaille pourrait aussi améliorer le refroidissement des puces d’ordinateurs.

- Bientôt l’éclairage avec des diodes

Les LEDs (Light-Emitting Diodes) ne consomment que 10% de la consommation des ampoules normales, c’est donc l’avenir mais pour l’instant, utilisant des saphirs, le coût des lampes à diodes était trop cher (autour de 100$). En utilisant du silicium à la place, le coût pourrait baisser jusqu’à 5$ seulement !


- Un moteur actionné par la lumière

Sans autre apport d’énergie que la lumière, ce petit moteur tout en plastique se met à tourner... Mis au point au Japon, ce prototype utilise des élastomères cristaux liquides, matériaux très particuliers capables de se déformer sous l’effet de la chaleur ou de la lumière, une propriété qui évoque celle des cristaux piézo-électriques.

Schéma de principe du moteur. La courroie (Belt) est formée d’une couche de polymères (50 microns) surmontée d’une couche de LCE (18 microns) et mesure 36 par 5,5 millimètres. Elle réunit deux poulies (Pulleys), dont les diamètres sont de 10 et 3 millimètres. A gauche arrive la lumière visible (Vis), de longueur d’onde supérieure à 500 nanomètres, avec une puissance de 120 mW/cm2. A droite, la courroie est éclairée en ultraviolet (UV), à 360 nm et 240 mW/cm2.

Au Japon, Tomiki Ikeda et l’équipe de son laboratoire (Tokyo Institute of Technology) ont fabriqué le premier moteur utilisant des élastomères cristaux liquides. Ce petit dispositif, large d’environ 1,5 centimètre, est constitué de deux poulies réunies par une courroie constituée d’une couche de LCE (contenant de l’azobenzène) sur une couche de polymère. Cet élastomère a la propriété de se contracter ou au contraire de s’étendre sous l’effet de rayons lumineux selon leurs longueurs d’onde.

Le moteur réalisé par les chercheurs japonais se met en action sous l’effet de deux sources lumineuses, l’une dans l’ultraviolet et l’autre dans le visible, touchant la courroie en deux endroits différents. D’un côté, l’énergie de la lumière visible produit une extension de la courroie et les UV provoquent de l’autre côté une contraction. Le résultat est une rotation continue. L’énergie lumineuse a ainsi été directement transformée en un mouvement mécanique. La vitesse maximale de rotation n’est que de 1 tour par minute.

- La révolution solaire

Une très grande découverte, ce 1er août sur Technology Review, améliorant drastiquement le rendement de l’électrolyse, par des catalyseurs, jusqu’à la rendre assez efficace pour stocker l’énergie solaire. Le stockage de l’électricité étant le principal facteur limitant, certains vont jusqu’à parler de la « découverte du siècle » ! Ce qui semble un peu exagéré mais tout de même, voilà qui pourrait donner un avantage décisif au solaire (le système serait peu utilisable pour les autres énergies car n’étant pas assez rapide pour convertir de grandes quantités d’électricité).

Dans son système expérimental, Nocera plonge une électrode d’oxyde d’étain dans l’eau mélangée à du cobalt et du phosphate de potassium. Il applique une tension à l’électrode et le cobalt, le potassium et le phosphate s’accumulent sur l’électrode, formant le catalyseur. Le catalyseur produit de l’oxygène et libère des ions d’hydrogène qui se transforment en gaz sur l’autre électrode revêtue d’un catalyseur platine cette fois. Dans la réaction, le cobalt se détruit mais se reforme rapidement sur l’électrode avec les phosphates de potassium et de cobalt présents dans la solution.

- Record d’efficacité pour les cellules solaires à colorant

Record du rendement de la conversion photovoltaïque de 8,2% dans des cellules solaires à colorant basées sur un liquide ionique ne contenant aucun solvant. Cette performance effectuée sans l’emploi de solvants organiques volatiles promet le développement d’un usage extérieur à grande échelle des piles photovoltaïques à colorant peu onéreuses, fabriquées avec des matériaux légers et souples dont la stabilité est garantie sur de longues périodes d’exposition au soleil et à la chaleur.

Ces cellules à colorant imitent la manière dont les plantes et certains organismes convertissent la lumière solaire en énergie. Elles sont constituées d’une couche poreuse formée de particules d’un pigment blanc, le dioxyde de titane, recouverte d’un colorant moléculaire. Ce dernier absorbe la lumière du soleil, comme la chlorophylle dans les feuilles vertes. La couche est imprégnée d’une solution électrolytique. Lorsque les rayons solaires atteignent le colorant, il injecte une charge négative dans le dioxyde de titane et une charge positive dans l’électrolyte, transformant ainsi la lumière du soleil en énergie électrique. Comparées aux cellules conventionnelles au silicium, ces cellules sont peu onéreuses, faciles à produire et résistantes à de longues périodes d’exposition au soleil et à la chaleur.

- Des cellules solaires multicouches colorées

Des feuilles de verre multicouches colorées par des colorants organiques permettraient une meilleure concentration de la lumière et pourraient rendre l’énergie solaire concurrentielle avec les énergies fossiles. Contrairement aux systèmes avec lentilles, elles n’ont pas besoin de mécanismes coûteux pour s’orienter vers le soleil.

« Cela pourrait être la moins chère des technologies solaires. »

Parce que ces nouvelles feuilles de verre sont plus légères et plates, elles peuvent facilement être intégrées à des panneaux solaires sur les toits ou des façades. Ils pourraient également être utilisés pour les fenêtres, qui, connectées à des cellules solaires, pourraient produire de l’électricité.

- L’air conditionné solaire

Ce n’est pas vraiment nouveau (2005) et ce n’est pas encore disponible mais cela paraît évident que l’air conditionné devrait marcher à l’énergie solaire...

- Un électrocardiogramme solaire

- Energie des vagues : un serpent en caoutchouc

Par rapport aux anciens systèmes, celui-ci a l’avantage d’être souple et de nécessiter moins de maintenance (pas de joints ni d’articulations mécaniques fragiles). Cet « Anaconda » devrait faire 200 m de long et 7 m de diamètre et produire 1 MW (pouvant alimenter 2000 foyers). Voir vidéo.

- De nouvelles hydroliennes

Placées dans le nord de l’Irlande, ces hydroliennes sont alimentées par un courant marin et ne sont pas posées sur le fond marin mais près de la surface. On espère produire avec l’électricité de 1000 foyers.

- EDF va tester 300 000 compteurs électriques « intelligents »

EDF va expérimenter 300 000 compteurs d’électricité dits « intelligents » à Lyon et à Tours, pour à la fois améliorer la concurrence sur le marché de l’électricité et inciter les ménages à mieux contrôler voire réduire leur consommation d’énergie.

Cette phase pilote doit préparer le remplacement de l’ensemble des compteurs électriques en France, au nombre de 35 millions, a rappelé la filiale distribution d’EDF, ERDF, lors d’une conférence de presse.

En plastique gris ou blanc, le nouveau compteur sera « communicant », c’est-à-dire qu’il permettra de transmettre et de recevoir des données à distance.

Ainsi le comptage de l’énergie consommée et le disjoncteur seront actionnés via un réseau télécom, par un centre de contrôle d’EDF situé à plusieurs kilomètres du domicile du consommateur.

Le particulier n’aura donc plus besoin d’attendre chez lui la venue d’un agent d’EDF chargé de relever les compteurs ou de téléphoner à son fournisseur le décompte de sa consommation.

- L’impossible nucléaire « durable » !

La France a adopté une approche « durable » de son programme électronucléaire, avec recyclage des combustibles, traitement des déchets, limitation des risques de prolifération militaire, font valoir les acteurs français de la filière.

La Chine, l’Inde, se sont déjà lancées dans des programmes importants. Aux Etats-Unis, le candidat républicain à la présidentielle John McCain a appelé à la construction de 45 réacteurs nucléaires d’ici à 2030. Pas moins de 439 réacteurs sont déjà en service, et 34 sont en construction ou annoncés, dont deux de type EPR en France. Or la planète dispose seulement d’un siècle de réserves d’uranium pour alimenter le parc mondial de réacteurs, « au rythme actuel de la consommation » !

Pour Greenpeace, même avec la 4e génération, « la notion de durabilité au sens environnemental du terme n’a aucun sens », car aucun des « trois problèmes majeurs - risques d’accident, de prolifération, de déchets - ne sera résolu ».

- Gazéification du charbon en profondeur

Il s’agit de gazéifier le charbon sous-terrain par combustion et de stocker le CO2 libéré dans la matière calcinée.

Le principe est le suivant : jusqu’à 26 forages verticaux de grande profondeur sont réalisés côte à côte puis reliés les uns aux autres grâce à un forage horizontal. Un mélange d’oxygène et de vapeur d’eau à une pression de 80 bars est alors injecté dans ce réseau, ce qui provoque l’auto-inflammation du charbon. Le gaz issu de la combustion remonte alors dans les galeries verticales jusqu’à la surface. Le CO2 y est séparé du gaz de synthèse puis réinjecté dans le sous-sol. Une simple injection d’azote permet d’arrêter la combustion.

Pour Thomas Kempka, qui participe au projet, « ce procédé d’exploitation du charbon in situ pourrait être plus avantageux sur le plan économique que les centrales à charbon actuelles, tout en atteignant des valeurs d’émission de CO2 de l’ordre de grandeur de celles de centrales nucléaires. De plus, nous utiliserions ainsi les gisements locaux de charbon à de grandes profondeurs, ce qui pourrait permettre de couvrir nos besoins énergétiques pour les prochains siècles ».

- Les réserves en pétrole seront suffisantes pour les décennies à venir

Les besoins de la planète en énergie vont grimper de plus de 50% d’ici 2030 mais les réserves pétrolières et les nouvelles méthodes de récupération permettront de faire face à la demande, a déclaré jeudi l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).

« Les prix bas » ont été « mauvais pour l’industrie pétrolière » et « sur le plus long terme, ils ont aussi été mauvais pour le consommateur », peut-on lire dans le résumé du document de 214 pages. Dans le même temps, « il y a assez de pétrole pour répondre aux besoins du monde dans un avenir prévisible ». Selon les projections de l’OPEP, la demande de pétrole devrait passer à 113 millions de barils par jour en 2030.

Ce n’est pas que le pétrole manque, c’est qu’il y en a trop et qu’il faut réduire sa consommation ! Les pays producteurs deviennent partisans de la lutte contre le réchauffement climatique plutôt que d’investir dans de nouveaux moyens de production alors que le monde entier est entré dans une phase de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ils n’auraient qu’à y perdre en faisant des investissements qui risqueraient d’aboutir à une surproduction et une baisse des prix. Leur intérêt bien compris, conforme à l’intérêt général (le passage aux énergies renouvelables), c’est de faire durer leurs réserves le plus longtemps possible au prix le plus haut possible (ce qui remplace les écotaxes) !

- Fabriquer soi-même son biofuel

C’est illégal en France mais légal en Grande-Bretagne où la société Green Fuels vend ces appareils (« digesteurs ») nourris de déchets organiques et d’huile usagée qui, chauffés à 60°, produisent jusqu’à 100 litres par jour (sans taxes). Pour atteindre ces quantités, il faut pouvoir recycler l’huile d’un restaurant par exemple mais il paraît que cela ne fait pas d’odeurs de friture (ce qui arrive quand on met de l’huile de friture non usagée). L’appareil vaut 300€ et le carburant revient à 0,20€ le litre.

- La voiture solaire encore trop chère

Couvrir le toit d’une voiture électrique ne lui donne que 50 miles d’autonomie en plus et coûte 3 500 $ !

- BMW met au point une carrosserie textile

Le constructeur bavarois BMW a conçu un concept-car qui est doté d’une carrosserie pour le moins étonnante. Contrairement aux autres voitures, elle n’est pas couverte d’éléments rigides en métal ou en matériaux composites mais d’une peau textile.

La voiture cache sous sa peau des structures mobiles qui permettent de faire évoluer les formes et l’aérodynamisme. Ainsi un becquet peut prendre forme en pleine route sans faire apparaître de cassure dans le profil de la carrosserie. De la même manière, les phares avant sont cachés derrière des paupières qui les rendent parfaitement invisibles en position normale. Les paupières s’ouvrent à la manière de paupières vivantes au moment où les phares s’allument.

Voir la vidéo

- La voiture connectée

Pour quelques centaines de dollars pour l’équipement plus un abonnement mensuel, Chrysler envisage une large gamme de solutions, comme le détaille nos collègues du Blog Auto : uConnect GPS (qui permet d’avoir accès à un navigateur avec écran tactile et commandes vocales), uConnect Studios (une télévision enfants par satellite), uConnect Tunes (qui intègre graveur multimédia et systèmes audio) et uConnect web qui propose de transformer nos voitures en hotspot WiFi roulant.


- Suivi en temps réel des places de parking

La ville de San Francisco met en place des « carspotting » magnétiques reliés par WiFi et permettant de suivre en temps réel par internet l’occupation des places de parking, afin de réduire le trafic des voitures qui cherchent à se garer.


- Internet 100 fois plus rapide

Des nouveaux composants photoniques à base de verre « chalcogénide » pourrait multiplier par 100 la vitesse des réseaux en se passant de composants électroniques qui ralentissent les communications par fibre optique.

- Attribution de nouvelles « fréquences en or » aux télécoms

La commission parlementaire du dividende numérique a remis son rapport. Elle préconise l’attribution de 72 MHz de fréquences aux télécoms afin d’offrir à toute la population un internet haut débit mobile.

Pour les télécoms, ces fréquences de la bande UHF (470-862 MHz) sont des fréquences dites « en or ». Leurs caractéristiques techniques permettent en effet à la fois une bonne portée et des débits élevés. Ces fréquences UHF faciliteraient le déploiement de réseaux de téléphonie mobile haut débit dans les zones à faible densité de population, à un coût plus faible que les fréquences actuelles de la 3G, ainsi que la pénétration de ces services dans les bâtiments. Aujourd’hui, les réseaux 3G des opérateurs ne couvrent que 30 % de la population française.

Le rapport rendu au Premier ministre préconise d’attribuer l’intégralité de la sous-bande 790-862 MHz, soit neuf canaux, aux services de communications électroniques, afin de « combler la fracture numérique et d’offrir à tous l’internet à très haut débit sans fil en usage mobile ou fixe ».

Toutefois, l’attribution de ces fréquences aux services de communications électroniques devrait être assortie de six contraintes : une obligation de couverture du territoire au moins équivalente à celle du GSM (99% de la population) à tout opérateur attributaire de ces fréquences ; un mode de gestion qui permette à tout abonné de se connecter à ce réseau, quel que soit son opérateur (la mise en place future d’accord d’itinérance donc) ; l’offre réelle de haut débit mobile (10 Mbits/s en moyenne) ; l’attribution des fréquences à au moins deux opérateurs afin qu’une concurrence « stimulante » existe ; une contribution équitable des opérateurs, selon « des modalités à déterminer », au financement des opérations qui permettent la libération des fréquences de la sous-bande ; et la promotion du principe de « Net neutralité » afin que l’accès à tous les contenus de l’internet soit assuré de manière non discriminatoire.

- Cuil : un concurrent de Google par des anciens de Google

Lancé par des anciens de Google, Cuil annonce plus de 100 milliards de pages indexées et quelques atouts par rapport à ses concurrents.

Quand les termes de la requête peuvent concerner des sujets différents, les résultats sont classés en catégories. Cette analyse sémantique fonctionne visiblement mieux en anglais que dans les autres langues.

- Knol, l’encyclopédie en ligne de Google, est lancée

Sept mois après son annonce en décembre dernier, l’encyclopédie Knol - pour knowledge, connaissance - vient d’apparaître sur le web. Cette encyclopédie collective se pose en concurrente directe de Wikipédia. Mais les buts sont ici clairement commerciaux. Contrairement à Wikipédia, les articles (les knols selon Google) pourront être signés par leurs auteurs, qui ont même la possibilité d’ajouter une photographie et une biographie. Collective, mais peu collaborative, Knol donne à l’auteur de l’article (ou le groupe d’auteurs) le pouvoir de refuser les modifications proposées par les internautes.

En revanche, alors que Wikipédia, comme toute encyclopédie, n’autorise qu’un seul article sur un même sujet, Knol n’impose pas de limites. Un internaute à qui aurait été refusée une modification d’une contribution pourra donc créer lui-même un autre texte. Sur son blog officiel, Google espère justement que les knols concernant un même thème se multiplieront. « La compétition des idées est une bonne chose. »

La nouveauté essentielle est la rémunération des contributeurs.

Voir aussi, article de Rue89.

- Avec Lively, Google navigue dans le sillage de Second Life

 

Google vient de proposer un univers en 3D simplissime, Lively, surtout destiné au tchat. Pour l’instant en version bêta, le logiciel est réservé à Windows et aux anglophones.

Sorte de modèle réduit de Second Life, Lively en reprend les idées fondamentales mais en se limitant à un petit nombre de fonctions. Google a voulu faire simple, comme il en a l’habitude. Ici, pas de vaste univers virtuel où tous les internautes se croisent, comme sur Second Life, mais des petits coins personnels baptisés Rooms. Ces espaces privés seront, au choix, accessibles à tous ou seulement aux amis, et pourront aussi – c’est la principale originalité de Lively – être intégrés dans une page Web personnelle.

 

- Les limites de la télésurveillance

Il s’agit de truffer des autobus de systèmes électroniques, informatiques et de vidéosurveillance afin d’en faire des plateformes “intelligentes” destinées à “améliorer la gestion du trafic en milieu urbain et suburbain afin d’augmenter l’efficacité et la sécurité des transports, mais aussi de réduire leur impact environnemental”.

Concrètement, on y trouve des capteurs de température (de l’air et de la route), d’humidité, de verglas, de brouillard, de circulation, de dépassement de vitesse, et même d’infraction. Connectés à un ordinateur central embarqué dans le bus, le système vise d’abord à assister le conducteur, puis, en fonction des incidents, à alerter le centre de régulation du trafic, ou bien directement la police, en utilisant tous les réseaux urbains radios, sans fils ou téléphoniques possibles.

Dans la mesure où le nombre de bus se chiffre en centaines dans les grandes villes, le volume d’images dépasserait les capacités humaines d’analyse. De plus, le système ne permettrait pas la transmission en temps réel de toutes les images.

L’inefficacité de la “vidéosurveillance intelligente” a pourtant été maintes fois démontrée, rapporte Pierre Vandeginste à la suite de Bruce Schneier, un des grands experts en sécurité informatique : mauvais éclairage, définition trop faible, surabondance d’images humainement impossibles à traiter, sans parler de l’obstination des délinquants et criminels à apparaître masqués, à détruire les caméras ou à les éviter… Au final, “elles résolvent très peu de crimes et leur effet dissuasif est minimal : seuls 3% des vols dans la rue à Londres ont été élucidés grâce à elles”.

- Free se mobilise contre la loi anti-piratage

Ne pouvant obtenir de licence 3G pour laquelle il avait fait des concessions à la loi anti-piratage, Free redevient plus offensif contre une loi liberticide.

Le patron de Free a en effet tiré un coup de semonce remarqué contre la loi "Création et Internet" (ex-Hadopi) dans le numéro de Capital du mois d’août.

Pour Xavier Niel, ce projet de loi est "liberticide" et aura pour conséquence "un flicage systématique" des internautes. "On met le doigt dans un engrenage qui ne nous plaît pas", rajoute-t-il. D’ailleurs, il prévient : "Notre été sera studieux. Nous avons d’abord envie de nous battre contre la loi Hadopi."

Christine Albanel avait elle-même fait ce lien en déclarant : "l’engagement tangible de Free dans la lutte contre le piratage est un prérequis essentiel à l’examen de son dossier d’attribution d’une 4e licence de téléphonie 3G".

 

- Carry small, Live large

L’idée, c’est d’avoir un appareil le plus petit possible cumulant toutes les fonctions (mobile, pc, mp3) et qui se connecte automatiquement sans fil aux interfaces à proximité (écran, clavier, etc.). Il s’agit de séparer ce qu’on transporte de ce qu’on utilise.

Le premier volet du programme consiste à réduire tous les objets mobiles que nous transportons (ordinateurs portables, agendas électroniques, téléphones mobiles, baladeurs…) en un seul. L’idée est aussi de développer des outils capables de répondre à des commandes plus naturelles, telles que la voix ou la reconnaissance de gestes. De leur offrir bien sûr de la connexion ubiquitaire leur permettant de se connecter quel que soit le réseau disponible.

Le deuxième volet du programme de recherche d’Intel se concentre sur l’amplification et l’amélioration de l’utilité du mobile, par la détection, la connexion et le partage de fonctionnalités avec une grande variété de dispositifs de calcul, de stockage ou d’affichages multimédias dans son voisinage. “Quand vous êtes dans votre bureau, votre appareil mobile devrait automatiquement être capable de se connecter à votre clavier, à votre souris, à votre moniteur afin d’éliminer votre dépendance à son petit écran dès que c’est possible et dès que des interfaces plus pratiques sont disponibles (…) En avion, votre mobile devrait être capable d’utiliser l’écran du siège car sa taille est plus confortable, et vous permettre de prolonger automatiquement votre batterie de mobile en éteignant son écran”, explique le chercheur.

- Du numérique à l’hypermatériel

Le numérique a besoin d’objets et de lieux pour s’incarner, pour faire le pont. De lieux, d’espaces… de milieux hybrides. Pas nécessairement de bornes avec un clavier, mais de poteaux, de totems, de bambous, d’objets relationnels, de robots du quotidien, de réalité synthétique, d’interfaces tangibles, de textiles haptiques ou intelligents ou ludiques, de modes de correspondances (comme les codes 2D, la lumière), de mixer des pratiques différentes, de dispositifs vraiment ambiants, d’objets qui s’allument, de portes intelligentes, de médias invisibles et d’affordances, de chaussures qui nous commandent, de parapluies connectés, d’objets branchés sur nos services web, comme sur notre agenda Google, de Walkmans ambiants, de bijoux ou de téléperles, de plateaux de jeux, de plantes qui s’illuminent quand elles ont soif, de dispositifs qui changent de couleur selon la température ou le nombre de gens connectés par exemple… de réinventer l’espace domestique, familial ou public…

- L’étrange boule interactive de Microsoft

Lors d’un congrès interne des équipes de recherche de Microsoft, chacun a pu enfin voir la Sphère, un prototype d’écran tactile sphérique. Une vidéo en montre une démonstration spectaculaire.

Le passage le plus spectaculaire est sans doute la transformation de l’écran sphérique en mappemonde, montrant une véritable image de la Terre. On peut alors faire tourner le globe terrestre à la main...

- Imprimer ses créations en 3D

On peut envoyer par e-mail à la société shapeways le plan d’un objet et le recevoir par la poste 10 jours après pour un prix de $50 à $150 en général. Ce n’est pas seulement destiné à des créations plus ou moins artistiques mais plutôt à concevoir ses propres machines, dans l’esprit des Fab@Home, voire fabriquer des pièces détachées, mais, contrairement à Ponoko qui permettait déjà de fabriquer des pièces détachées, on a cette fois l’objet entièrement monté (une montre par exemple). La taille des objets est limité mais la complexité n’augmente pas le prix, ce qui est une véritable révolution. Pour l’instant ce n’est que du plastique mais la société espère passer bientôt au métal.

 

- Un robot humanoïde à roulettes

Réalisé par Hitachi, cet humanoïde a des jambes et sait marcher, mais avec ses roues en guise de pieds il peut aussi rouler, à la manière d’un Segway. Présenté en novembre dernier, il vient de réapparaître pour faire admirer ses 14 oreilles qui lui permettent de comprendre ce qu’on lui dit, même quand plusieurs personnes parlent en même temps.

On dirait qu’il fait du patin à roulettes mais il lui faut un terrain plat. On peut voir une vidéo.


- Un insecte artificiel télécommandé

On remarque les deux roues dentées (blanches) qui actionnent les ailes par une fine bielle. L’élément rectangulaire porte la batterie et l’émetteur-récepteur. A l’avant, on distingue la minuscule caméra. L’empennage, à l’arrière, est similaire à celui d’un avion. En revanche, les ailes, propulsives et battantes, sont originales.

Avec ses quatre ailes et sa caméra embarquée, le DelFly Micro ne pèse que quelques grammes et se pilote à l’aide d’un joystick. Une équipe hollandaise travaille sur ce projet depuis trois ans et espère bien réduire encore la taille de l’appareil puis le rendre complètement autonome.

On peut voir une vidéo. Le prochain jouet à la mode ?

- Les pays jeunes plus attirés par les nouvelles technologies

La carte montre en couleurs vives les pays les plus ouverts aux nouvelles technologies et en gris, ceux où l’adoption est la moins forte.

Un travail qui montre que la fracture technologique n’est pas forcément où l’on croit : la dynamique de la diffusion des innovations ne se jouant pas entre pays pauvres et pays riches. Ainsi, la France ou les Etats-Unis ne sont pas des pays où l’adoption technologique est particulièrement forte ou rapide, par rapport à notre niveau de richesse globale.

C’est plus un choc des générations qu’un choc des civilisations, comme si les nouvelles technologies effaçaient les différences dans l’espace pour les remplacer par des différences dans le temps.


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18 réactions à cet article    


  • roOl roOl 6 août 2008 14:21

    Merci !!

    C’est toujours un plaisir de lire ces breves, porteuse d’espoir sans fart, sans politique, et sans clivage.


    • wangpi wangpi 6 août 2008 16:02

      ESPOIR ? SANS POLITIQUE ?
      Mais mon pauvre ami, ce renouvellement technologique incessant de pacotilles est le socle d’un système qui n’a rien à proposer que des pacotilles pour remplir vos cerveaux de pacotilles avides d’un futur glorieux toujours à venir.
      Quiconque attend la suite, jamais ne s’interroge sur le présent.
      Rien à foutre de ces pacotilles pour enfants attardés, qui préfèrent s’extasier devant un écran rond ou un robot qui fait pipi, plutôt que de s’interroger sur leurs éprouvantes conditions d’existence...
      pfff


    • jamesdu75 jamesdu75 6 août 2008 16:27

      vous êtes le genre de personnes qui devait dire a une certaine epoque :

      Des machine electronique intélligente ???? C’est n’importe quoi ils devraient plutot s’interresser a la culture de la bettrave.


    • wangpi wangpi 6 août 2008 20:04

      @ james du 75

      quand on ne comprend pas, on se tait et on retourne jouer à la playstation.


    • Marc Bruxman 6 août 2008 20:19

      ESPOIR ? SANS POLITIQUE ?
      Mais mon pauvre ami, ce renouvellement technologique incessant de pacotilles est le socle d’un système qui n’a rien à proposer que des pacotilles pour remplir vos cerveaux de pacotilles avides d’un futur glorieux toujours à venir.
      Quiconque attend la suite, jamais ne s’interroge sur le présent.
      Rien à foutre de ces pacotilles pour enfants attardés, qui préfèrent s’extasier devant un écran rond ou un robot qui fait pipi, plutôt que de s’interroger sur leurs éprouvantes conditions d’existence...
      pfff


      Qui te dit que mes conditions d’existence sont éprouvantes ?

      Et oui il y a de l’espoir sans politique. La technologie peut se dompter, se mettre à ton profit. Il suffit de travailler et de le vouloir.

      Ce n’est de plus pas la politique mais la technologie qui change le monde. Les politiques sont la pour l’accompagnement. Tantot pour accélérer le mouvement, tantot pour le freiner. Mais ils ne font qu’agir sur quelques pourcentages du paramétres vitesse. Les inventions se diffusent dans la société et la changent en profondeur.

      C’est d’ailleurs ce qui est le plus trippant dans ce métier. Ce que tu développe, tu le vois petit à petit changer les moeurs et les gens, être utilisé, et tu es déja en train d’inventer le nouveau gadget.

      Si tu veux de l’espoir, apprends à utiliser la technologie à ton profit.


    • Jean Zin Jean Zin 6 août 2008 21:33

      Je suis bien désolé de n’être d’accord avec aucune de ces positions simplistes et de n’être ni technophile, ni technophobe. Il y a très certainement un enjeu politique de la technologie, c’est pour cela que ça m’intéresse, il faut savoir ce qui se prépare pour un faire une critique pertinente plutôt que de condamner de façon abstraite toute la technique ou croire qu’elle sauvera le monde.

      Ces revues mensuelles des sciences se contentent d’être informatives et soumises à la réflexion de chacun. Il n’y a certes pas toujours de quoi se réjouir et il faudrait appliquer plus souvent le principe de précaution mais rejeter les nouvelles technologies et les opportunités qu’elles peuvent nous offrir de sortir de l’impasse où on s’est mis serait aussi idiot. La complexité ne sera décidément jamais très populaire...


    • ninou ninou 7 août 2008 02:27

      @M.Bruxman
      Ce n’est de plus pas la politique mais la technologie qui change le monde
      Que cela vous satisfasse ne m’étonne guère.
      Pour ma part, j’aimerais mieux que l’humanité reprenne son destin en main plutôt que de le laisser en celles des machines...
      L’inconséquence est de mise dans votre monde. Le bien être matériel y tient lieu de morale. Le bon fonctionnement de l’entreprise y tient lieu d’éthique ! 

      Sachez que personne ne "maîtrise" plus la technologie. Les humains sont devenus des nains devant les machines qu’ils fabriquent. Ils sont comme vous en admiration béate devant "leur" création (qui n’a pu avoir lieu, en fait, que grace à d’autres machines bien plus efficaces que les pauvres et perfectibles êtres humains !).

      L’ avenir (et vous semblez vous en réjouir) n’est fait que de "progrès", c’est à dire d’attente de l’amélioration éternelle des produits. Le progrès est ainsi passé de "moyen" à "fin". Il est donc normal que ce soient les machines qui finissent par dominer les hommes puisqu’ils ne sont pas si "améliorables" qu’elles...

       Le sens de tout cela ? Le but ? La fin ? Vous êtes vous seulement posé un jour cette question ?
      Continuez à attendre Godot. Il finira peut-être par arriver !


    • ninou ninou 7 août 2008 02:35

      @L’auteur
      Ceci dit, merci de nous tenir au courant de façon si régulière et si précise sur la "science en marche" ! Ce n’est pas la science en tant que telle que je fustige mais bien l’aveuglement et/ou la mauvaise foi du monde économico-scientifique...


    • Marc Bruxman 7 août 2008 11:33

      Ce n’est de plus pas la politique mais la technologie qui change le monde

      Que cela vous satisfasse ne m’étonne guère.
      Pour ma part, j’aimerais mieux que l’humanité reprenne son destin en main plutôt que de le laisser en celles des machines...

      Ce sont les hommes qui concoivent les machines !

      Sachez que personne ne "maîtrise" plus la technologie. Les humains sont devenus des nains devant les machines qu’ils fabriquent. Ils sont comme vous en admiration béate devant "leur" création (qui n’a pu avoir lieu, en fait, que grace à d’autres machines bien plus efficaces que les pauvres et perfectibles êtres humains !).

      Autres machines elles mêmes concues par d’autres hommes. Si vous avez l’impression de ne pas maitriser c’est que vos connaissances scientifiques et techniques sont insuffisantes. Et si l’ingénieur qui a concu la machine a effectivement utilisé des outils qu’il ne maitrise pas, il existe quelque part quelqu’un qui maitrise ces outils. Cela s’appelle la collaboration. C’est la même chose si tu fais construire une maison : le maçon ne maitrise pas forcément l’art de la charpente.

      Cette impression de ne rien maitriser c’est un défaut d’éducation et c’est du à une certaine ignorance.

      L’ avenir (et vous semblez vous en réjouir) n’est fait que de "progrès", c’est à dire d’attente de l’amélioration éternelle des produits. Le progrès est ainsi passé de "moyen" à "fin". Il est donc normal que ce soient les machines qui finissent par dominer les hommes puisqu’ils ne sont pas si "améliorables" qu’elles...

      Les deux sont ici interchangeables. Le progrés améliore les conditions de l’homme il est donc le moyen d’atteindre la fin qui est l’amélioration toujours plus rapide de la condition humaine, le fait de réaliser des choses nouvelles, d’explorer de nouveaux mondes, etc, etc, ...

      Les machines sont au service de l’homme pas l’inverse. On a encore jamais vu un robot se rebeller contre son maitre à part en SF. Et l’intelligence artificielle (la vraie) reste un objectif lointain et difficile à atteindre. (A tel point que je ne suis pas convaincu que je le verrai de mon vivant).

      Le sens de tout cela ? Le but ? La fin ? Vous êtes vous seulement posé un jour cette question ?

      Oui, faire des trucs toujours plus délirant, explorer l’univers, régler tous les problèmes matériels.


    • ninou ninou 7 août 2008 12:15

      "C’est la même chose si tu fais construire une maison : le maçon ne maitrise pas forcément l’art de la charpente. "
      Non, ce n’est pas la même chose. Le but commun est connu de chacun des partenaires : construire une maison. La fin est connue aussi : créer un "toit" pour quelqu’un. Et surtout : chacun, travaillant sur le chantier de construction d’une maison est capable de dire si le but de son travail est moralement acceptable.

      Qu’en est-il des scientifiques qui, comme vous le dites, "collaborent" à la création d’ADN de synthèse ?
      Chacun d’entre eux est-il capable de dire si le but de son travail est moralement acceptable ? Bien sûr que non, et ce qu’il y a de plus navrant là-dedans c’est qu’absolument personne ne le leur demande. Ils n’ont aucune responsabilité individuelle dans ce qu’ils créent (puisqu’ils se contentent de collaborer), et comme la société humaine ne gère pas le progrès (puisqu’elle ne lui assigne ni but ni limite) mais qu’il avance par lui-même MALGRE l’humanité, cela revient bien à laisser le sort de l’humanité entre les mains des machines. Qu’elles aient été conçues matériellement par de petites mains humaines n’y change rien car ces mains ne sont pas des cerveaux !! Je ne parle pas ici d’intelligence artificielle. Je ne parle pas de science fiction. Je parle d’éthique et de condition humaine. 
      Vous comptez sans doute parmi les naïfs qui pensent qu’une invention n’est ni bonne ni mauvaise. Que ce qui compte c’est l’usage qu’on en fait. Que des hommes qui travaillent pour la science n’ont pas de compte à rendre à la plèbe. Alors pensez à la belle invention qu’est la bombe atomique. Elle représente bien le fait que l’homme ne maîtrise plus rien, puisqu’il a créé lui-même (enfin, de manière "collaborative")le moyen d’anéantir l’humanité toute entière.

      Vous trouvez tout ça "fun". "faire des trucs délirants" voilà le but que vous assignez à l’humanité...donc à la science (puisque vous attendez tout d’elle).

      Toutes mes condoléances pour la perte de votre conscience...


    • ninou ninou 7 août 2008 12:23

      Petite piqure de rappel sur ce dont est capable le "dieu progrès" , aujourd’hui même sur avox :
      http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=43010


    • Marc Bruxman 7 août 2008 14:41

      "C’est la même chose si tu fais construire une maison : le maçon ne maitrise pas forcément l’art de la charpente. "
      Non, ce n’est pas la même chose. Le but commun est connu de chacun des partenaires : construire une maison. La fin est connue aussi : créer un "toit" pour quelqu’un.


      Ben la c’est pareil, le but est de créer un outil technologique et la fin est connue de tous. Même pour la bombe atomique dont tu parles plus loin, la bombe est connue.

      Et surtout : chacun, travaillant sur le chantier de construction d’une maison est capable de dire si le but de son travail est moralement acceptable.

      Et bien c’est pareil, on sait très bien si on bosse sur des téléphones portables ou sur des missiles quand on travaille !

      Qu’en est-il des scientifiques qui, comme vous le dites, "collaborent" à la création d’ADN de synthèse ?
      Chacun d’entre eux est-il capable de dire si le but de son travail est moralement acceptable ? Bien sûr que non, et ce qu’il y a de plus navrant là-dedans c’est qu’absolument personne ne le leur demande.


      Le but de la science est la connaissance, l’ADN de synthése est non seulement morale mais souhaitable. Les utilisations qui seront faites de cet ADN ne seront elles par contre peut être pas morales, et la il faudra peut être intervenir.

      Mais si l’on peut créer des systèmes de stockage basés sur l’ADN cela permettra d’avoir une efficacité de stockage immense.

      Peut être aussi que cela permettra d’éclaircir certains mystéres de la vie et/ou de faire d’autres découvertes.


      Ils n’ont aucune responsabilité individuelle dans ce qu’ils créent (puisqu’ils se contentent de collaborer),

      Non pareil que le maçon, tu sais très bien à quoi tu collabores. Mais peut être qu’ils l’approuvent. Je n’aurais vois tu aucun scrupules à bosser sur les OGM justement dans le but de les sécuriser et de lever les obstacles à leur utilisation. Je te rassures, je ne suis pas dans la biologie mais je trouve cela fascinant.

      comme la société humaine ne gère pas le progrès (puisqu’elle ne lui assigne ni but ni limite) mais qu’il avance par lui-même MALGRE l’humanité, cela revient bien à laisser le sort de l’humanité entre les mains des machines.


      Non non les chercheurs sont humains, quand je concois un produit je sais très bien ce que je fais et c’est parfaitement conscient. On sait même souvent à qui ce progrés va bénéficier et à qui il va nuire.

      Qu’elles aient été conçues matériellement par de petites mains humaines n’y change rien car ces mains ne sont pas des cerveaux !! Je ne parle pas ici d’intelligence artificielle. Je ne parle pas de science fiction. Je parle d’éthique et de condition humaine.


      Non mais l’aspect "matériel" est ici secondaire. Je ne parles pas des petites mains dans l’usine qui sont interchangeables comme vous le dites, mais de tous les chercheurs, ingénieurs et techniciens qui concoivent ces machines, écrivent des programmes informatiques, etc, etc, ...

      Quand aux conditions humaines, elles s’améliorent grace à la science et à tout ce que la technique nous as permis.

      Vous comptez sans doute parmi les naïfs qui pensent qu’une invention n’est ni bonne ni mauvaise. Que ce qui compte c’est l’usage qu’on en fait. Que des hommes qui travaillent pour la science n’ont pas de compte à rendre à la plèbe.


      Oui en effet. La poursuite de la connaissance est un but. On a pas de comptes à rendre parce que l’on cherche à comprendre et maitriser l’environnement. L’utilisation de cette connaissance peut par contre être sujette à caution.

      Alors pensez à la belle invention qu’est la bombe atomique. Elle représente bien le fait que l’homme ne maîtrise plus rien, puisqu’il a créé lui-même (enfin, de manière "collaborative")le moyen d’anéantir l’humanité toute entière.

      Et c’est le bon dieu qui va appuyer sur le bouton peut être ? La bombe a peut être justement permis d’éviter des conflits lorsque USA et URSS savaient très bien que si ils se fesaient la guerre ils allaient s’anéantir mutuellement. Une guerre sans gagnant c’est nettement moins intéréssant.

      Vous trouvez tout ça "fun". "faire des trucs délirants" voilà le but que vous assignez à l’humanité...donc à la science (puisque vous attendez tout d’elle).


      Ben oui si l’humanité n’est pas la pour se faire plaisir et bien vivre elle a déja perdu beaucoup. Vous avez omis de rappeler que je parlais aussi de connaissance et compréhension de l’environnement.

      Toutes mes condoléances pour la perte de votre conscience...

      Elle est bien vivante ne vous inquiétez pas !


    • ninou ninou 8 août 2008 00:52

      Chacune de vos réponses m’a montré la courte portée de votre humanisme et l’étendue de votre égocentrisme.
      Je renonce.


      • Nicolicon 6 août 2008 17:51

        Bravo ! Il y a du travail :)


        • Cug Cug 6 août 2008 18:15

          Merci mister Zinc,

          Vous ne soririez pas un article sur la voiture à air comprimé ? Il semblerait qu’elle soit en vente l’année prochaine !


          • 3°oeil 6 août 2008 23:53

            Ces moteurs sont alimentés par des batteries NanoSafe, qui ne renferment aucune substance toxique et aucun métal lourd. Selon le constructeur, à poids égal, elles délivrent plusieurs fois plus d’énergie que les batteries au lithium-ion. La durée de vie des NanoSafe est évaluée à plus de 12 ans et elles se rechargent en 10 minutes seulement. L’autonomie de la Lightning est d’environ 320 kilomètrespour 740CV.
            http://www.lightningcarcompany.co.uk/


            • Cug Cug 7 août 2008 09:57

              Merci 3eme oeil mas je préfère le conept de l’air comprimé !

              Imagine remplir le réservoir de la voiture au même endroit que tu gonfles tes pneus ! Tout bonnement révolutionnaire.

              Car les affairistes auront du mal à te faire payer ou taxer l’air, tout comprimé soit t’il !!!

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