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Accueil du site > Actualités > Technologies > De l’énergie dans l’eau

De l’énergie dans l’eau

La période de l’histoire dans laquelle nous sommes est grandement perturbée. On parle souvent de toutes les catastrophes possibles et imaginables, la plus importante étant probablement les changements climatiques. Une grande majorité de la population semble penser qu’il s’agit d’un phénomène réel et que les entreprises devraient prendre des mesures afin de réduire leur impact environnemental. La réponse que l’on peut recevoir en exigeant un changement auprès des entreprises peut varier : « Nous ne produisons pas beaucoup. » ; « Nous cherchons des solutions, attendez un peu. » ; « Nous allons effectuer un virage vert d’ici quelques années. » ; « Ça coûterait trop cher. » ; etc. Tant de mots pour nous dire une seule chose : pas maintenant, peut-être plus tard. Pourquoi ? Pourquoi refuser de se séparer de ce pétrole qui semble pourrir notre atmosphère (et notre faune marine quand un accident survient dans un certain golfe d’un certain pays) ? Parce qu’il n’y a aucune source d’énergie alternative valable ? Faux. Il en existe plusieurs, dont certaines qui ont un impact environnemental… Nul, ou presque. Elles ne produisent pas autant d’énergie que le pétrole ? Peut-être bien, mais au moins, elles ne détruisent pas notre planète et ne risque pas de tuer beaucoup d’être vivants.
 
Vous savez, les Océans occupent 71% de la surface du globe, et occupent un volume total de 1,3 milliards de kilomètres cubes d’eau ? Est-il possible de faire de l’énergie avec toute cette eau ? Oui, et je ne parle même pas ici de construire des centrales hydroélectriques sur des rivières. Connaissez-vous l’énergie des vagues, ou énergie houlomotrice ? Il s’agit d’une énergie produite par (vous vous en doutez) les vagues. Le principe de son fonctionnement est extrêmement simple et le Portugal utilise déjà cette technologie. Ils ont créé ce qu’ils ont nommés des « Pélamis ». Leur nom provient du nom d’un gigantesque serpent marin de la mythologie grecque et le porte plutôt bien, car il s’agit d’une longue installation cylindrique flottante formée de 4 modules articulés les uns aux autres. Mesurant 150 mètres de long et 3,5 mètres de diamètre, il fonctionne grâce à la force des vagues, qui fait osciller ses différentes parties, mettant des vérins sous une pression qui entraîne un moteur hydraulique, ce qui fait fonctionner une turbine de production d’électricité. Nos amis les Portugais ont mis 3 Pélamis dans l’eau. Ces quelques serpents de métal fournissent suffisamment d’énergie pour alimenter 2000 foyers en électricité, réduisant de beaucoup leur production générale de dioxyde de carbone. Le plus amusant avec cette technologie est que puisqu’elle n’a aucune fondation, elle ne coûte que peu d’argent à installer (vous n’avez besoin que d’un bateau-remorque et le tour est joué) et qu’il est très simple de la retirer de l’eau s’il y a, par exemple, un bris ou un problème mécanique. Technologie simple et apparemment efficace. Ils prédisent que des troupeaux de 30 à 40 Pélamis pourraient tous alimenter en électricité 20 000 foyers.
 
Les énergies alternatives ne sont pas inexistantes ; il faut simplement les développer. Pourquoi refuser de se débarrasser définitivement de ce pétrole ? Utiliser la force de la substance qui est la plus abondante sur cette planète ne semble pas insensé. Ce n’est pas toute l’énergie que l’on peut obtenir de l’eau qui possède une production de CO2 pratiquement nulle : il y a également l’énergie osmotique, qui consiste simplement à mélanger de l’eau douce et de l’eau salée en faisant passer l’eau douce à travers une membrane semi-perméable. Pourquoi n’entendons-nous que très peu parler de cette énergie ? Pourquoi est-ce que beaucoup sacrent et expriment leur fureur en voyant le prix de l’essence monter, mais qu’ils ne font rien pour se débarrasser de cette essence ? Si je devais avancer une réponse, je dirais probablement que c’est parce que nous sommes devenus cyniques, persuadés que nos actions seront toujours inutiles. Ironiquement, c’est cette attitude qui empêche le changement. Je crois personnellement en notre capacité à changer le monde, à tenter d’en faire un endroit où nos enfants pourront vivre sans qu’ils ne se demandent pourquoi nous n’avons rien fait pour protéger notre Terre, qui sera ensuite la leur.

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6 réactions à cet article    


  • slipenfer 13 septembre 2010 15:39

    « la plus importante étant probablement les changements climatiques »

    a propos

    En soutenant la théorie du réchauffement climatique anthropique, les élites
     néo-mondialistes et leurs relais scientistes veulent persuader que le Monde
     court à sa perte, et que sans l’intervention salvatrice des élites scientifiques
     et affairistes, l’Humanité risque de très graves périls !

    Une fois cette PEUR inculquée à très grande échelle dans les esprits,
    les propagandistes néo-mondialistes peuvent alors apporter des solutions
    concrètes, qui comme toujours passent entre leurs mains expertes
     : la technique problème – réaction – solution couplée à la peur
    est typique de l’idéologie néo-mondialiste, et se rencontre dans la plupart des domaines.

    ATTENTION- Manipulation du climat Nouvelles révélations :Vidéo

    http://911nwo.info/


    • slipenfer 13 septembre 2010 15:40

      Réchauffement climatique = Manipulation du climat

      La géo-ingénierie consiste à manipuler le climat et la météo, officiellement pour la sécurité des citoyen/nes mais en vérité pour la domination mondiale d’une élite néo-scientiste.

      Lorsque vous entendez le terme « réchauffement climatique » dans les grands médias, c’est en réalité les termes « géo-ingénierie » et manipulation du climat qu’il faut entendre !

      L’avancement des travaux secrets de géo-ingénierie

      La géo-ingénierie est par excellence un domaine de prédilection pour les élites néo-mondialistes scientistes, et ce n’est pas par hasard que les Think Tanks élitistes tels que le CFR insistent sur la nécessité de développer cette science, et de la généraliser au plus tôt.


      • gf.delhomme 13 septembre 2010 21:42

        sans compter le moteur à eau.

        notez que ce qui serait de salubrité publique ce serait de faire rouler les bagnôle au pinard ; c’est toujours ça que les poivrots n’auraient pas

        ( avec la sangia ça marcherait peut être aussi ? )


        • krolik krolik 13 septembre 2010 21:58

          Je ne connais pas la tenue de ces pelamis aux très fortes tempetes lors d’annonces : Mer grosse à très grosse... lorsque ça commence à faire froid dans le dos avec des vagues de 12 mètres.. On verra cet hiver.

          Mais j’en profite pour vous donner ici une petite liste d’accidents de barrages, les lieux, les dates et les nombres de morts...
          L’hydraulique énergie renouvelable et bucolique pour les pecheurs à la ligne... Je préfère habiter près d’une centrale nuc qu’en aval d’un barrage, c’est clair..
          A quand les manifs contre les barrages ?


          Argentine 1970 4-1 100morts Mendoza
          Brésil 1960 28-3 1000morts L’Oros
          Chine 1993 27-8 +240 morts province de Qinghai
          Colombie 1972 25-2 60 morts Foledon
          Corée du Sud 1962 28-10 163 morts Sunchon
          Espagne 1802 608 morts
          1959 9-1 144 morts Wega de Fera
          Etats-Unis 1874 16-5 144 morts Williamstown (Massachussetts)
          1889 31-5 2204 morts Johnstown (Pennsylvania)
          1928 13-3 700 morts Saint Francis (California)
          1972 26-2 +450 morts Logan (Virginia)
          1976 7-6 140 morts Teton (Idaho)
          France 1895 27-4 87 morts Bouzey (Vosges)
          1959 2-12 423 morts Malpasset (Var)
          Angleterre 1864 12-3 250 morts Sheffield
          Inde 1979 11-8 30000 morts Machhu
          Indonésie 1967 27-11 160 morts Kebumen
          <#text>Italie 1923 1-12 600 morts Gléno
          1963 9-10 2118 morts Vaiont
          1985 19-7 264 morts Tesero
          Ukraine 1961 13-3 145 morts Kiev
          @+


          • chuppa 14 septembre 2010 09:15

            Contre argument débile, Merci de nous fournir le décompte de l’après Techrnobyl..... Des explosions conduites de gaz .... Des polutions par pétrole... la liste est immensément longue.


          • aberlainnard 14 septembre 2010 15:36

            à l’auteur :

            Vous écrivez :

            "Ces quelques serpents de métal fournissent suffisamment d’énergie pour alimenter 2000 foyers en électricité."

            Oui, pourquoi pas utiliser le système Pélamis localement pour de petites collectivités lorsque les conditions s’y prêtent.

            Il reste que, concrètement, l’ordre de grandeur de la production d’électricité par ce moyen ne sera jamais que très marginal.

            En 2005, la France comptait plus de 25 000 000 de foyers de 2,6 personnes en moyenne par foyer (voir INSSEE). En utilisant les chiffres de l’expérience portugaise, il faut donc l’équivalent de 37 500 à 50 000 Pélamis pour couvrir les besoins en énergie électrique, au niveau portugais, d’une population de la taille de la France. On voit mal comment on pourrait installer un tel nombre de Pélamis au large des côtes de France, pays pourtant privilégié par ses façades maritimes.

            Bien sûr, mon exemple est absurde. Il a juste pour but de montrer que l’ordre de grandeur des quantités d’énergie récupérable par un système comme Pélamis, ou comme les éoliennes et les autres sources d’énergies renouvelables, toutes confondues, reste infime en regard des besoins actuellement couverts par les énergies fossiles.

            Notez au passage que dans un pays où l’électricité est d’origine nucléaire à plus de 85%, le développement d’une production d’électricité par les sources d’énergies renouvelables n’a que peu d’incidence immédiate sur nos émissions de CO2 et notre consommation de produits pétroliers utilisés en agriculture, dans l’industrie et les transports.

            En conclusion : alors oui, il faut développer tous les moyens possibles de production d’énergie à partir de sources renouvelables. Mais compte tenu des quantités d’énergie récupérables par ces procédés dans les scénarios les plus optimistes, ils seront très loin remplacer à eux seuls les 85 millions de barils de pétrole par jour consommés dans le monde. Il nous faudra nécessairement passer par une période de grande sobriété énergétique, consentie ou contrainte en attendant qu’une hypothétique découverte nous donne accès à une énergie réellement propre et abondante.

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Gaumond


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