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Accueil du site > Actualités > Technologies > De l’hydrogène presque gratuit à partir du méthane ?

De l’hydrogène presque gratuit à partir du méthane ?

L'hydrogène serait un combustible presque idéal pour remplacer les carburants fossiles. Sa combustion ne donne que de l'eau. Pas assez facile à stocker et transporter que ces carburants, il le devient de plus en plus grâce à diverses solutions nouvelles. Son seul défaut est qu'il n'existe pas pratiquement sur Terre à l'état naturel.

Jean-Paul Baquiast 19/10/2016

On ne peut l'obtenir en quantité suffisante que par hydrolyse de l'eau, ce qui consomme presque aussi d'énergie qu'il n'en produit.

Une série d'innovations récentes permettent de penser qu'il devrait prochainement être possible de l'obtenir à partir du méthane, gaz à effet de serrerelativement facile à collecter. Ce pourrait-être, comme l'écrit l'article du NewScientist cité en référence, une véritable révolution. L'utilisation du méthane, ce gaz à effet de serre très puissant, pourrait désormais se faire en grande quantité sans risque d'augmenter l'effet de serre global. Si les innovations proposées tenaient leurs promesses, le recours aux autres sources d'énergie renouvelable deviendrait, sinon inutile, mais moins indispensable. Ce serait, dans une large mesure, une véritable révolution dans le marché très sensible de l'énergie. Mais en est-on là ?

Alberto Abánades, professeur à l'Université Polytechnique de Madrid, le pense. Il a longtemps travaillé dans l'industrie pétrolière et c'est convaincu que les différentes méthodes proposées pour capturer le C02 émis après combustion sont à la fois très couteuse et inefficaces. D'un autre côté, les techniques proposées pour utiliser l'hydrogène comme combustible universel susceptible de remplacer les autres formes d'énergie, fossile ou renouvelable, sont elles-aussi couteuse et inefficaces. Ceci suffit à contredire les perspectives offertes par des prospectivistes comme Jeremy Rifkin prévoyant une nouvelle révolution industrielle reposant entre autres sur une « économie Hydrogène ».

Abánades propose une toute autre méthode pour obtenir de l'hydrogène. Elle consisterait à « craquer » le méthane comme on le fait du pétrole, pour le décomposer en ses atomes constitutifs, soit de l'hydrogène pure et du carbone. Celui-ci se présente alors sous forme de suies, récupérables sans provoquer de pollution. Le problème est que le cracking du méthane ne se produit qu'à des températures d'environ 500 à 800 degrés. Mais la difficulté précédente se retrouve évidemment. Obtenir ces températures exige beaucoup d'énergie. Le bilan total est négatif. De plus les suies produites finissent par engorger les appareils, les rendant inefficaces.

Un bain de métal fondu

Mais Abánades, lors de sa précédente carrière d'ingénieur, avait travaillé avec le physicien et Prix Nobel italien Carlo Rubbia. En étudiant la littérature relative à l'énergie, ils se sont aperçus qu'en 1999, l'ingénieur chimiste américain au Brookhaven National Laboratory à New York Meyer Steinberg avait proposé de cracker le méthane dans un bain de métal fondu à haute température. Le métal fondu améliorait le transfert de chaleur et permettait le transfert des suies en surface, où elles étaient récupérables.

Abánades et Rubbia, alors basés à l'Institute for Advanced Sustainability Studies à Potsdam, Allemagne, prirent contact avec des collègues de l'Institut de Technologie Karlsruhe, qui est sans doute le meilleur laboratoire européen pour l'étude de la fusion du métal. Après de deux ans de travail en commun, ils proposèrent en 2014 une méthode expérimentale pour cracker le méthane. Il s'agissait d'un tube de la taille et du diamètre d'une canne de hockey, composé de quartz et d'acier inoxydable empli d'étain fondu. En y injectant du méthane à la partie inférieure, en élevant la température de l'étain à 1000°, ils obtinrent de l'hydrogène pur au sommet du tube.

L'expérience terminée, qui dura deux semaines, ils constatèrent que des suies s'étaint formées et accumulées au sommet du tube où elles étaient récupérables. L'expérience répété en 2015 donna des résultats analogues.

Cependant, pour chauffer le métal, il faut de l'électricité. Alberto Abánades pense qu'en récupérant et utilisant environ 15% de l'hydrogène produit, ceci serait possible sans trop de difficultés. Resterait à régler la question des suies de carbone. Dans un processus industriel à grande échelle, les quantités produites deviendraient considérables. Cependant les chercheurs pensent que, comme s'agissant de carbone pure à 90%, il pourrait être utilisable dans de nombreux processus industriels, par exemple dans les nanotechnologie ou dans l'industrie du pneu.

La terre promise est-elle donc en vue, d'autant plus que le réchauffement climatique produira de plus en plus de méthane ? Il est trop tôt pour le dire. Nous pouvons seulement noter que les ingénieurs concernés sont europées, comme quoi l'Europe dispose encore de ressources sinon en énergie, du moins en matière grise.

Références

* International Journal of Hydrogen Energie vol 41, p 8159, accessible sur abonnement http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0360319916302592

* Alberto Abanades
https://www.researchgate.net/profile/Alberto_Abanades

* Carlo Rubbia
https://fr.wikipedia.org/wiki/Carlo_Rubbia

* NewScientist
https://www.newscientist.com/article/mg23230940-200-crack-methane-for-fossil-fuels-without-tears/


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65 réactions à cet article    


  • Olivier 20 octobre 10:22

    Il existe de très nombreux moyens de produire de l’énergie, mais on tombe toujours sur le même problème, qui est que cela dérange des intérêts très puissants. 

    Quand on connaît le niveau de corruption des nos politiciens notamment par les monarchies pétrolières vous ne pensez quand même pas qu’ils vont permettre qu’on puisse se passer de leur pétrole ? 
    Pourquoi le nucléaire fait l’objet de tant d’attaques que la part des « écologistes » (alors qu’ils ne disent jamais rien des centrales à charbon, beaucoup plus polluantes) ? C’est parce que c’est un moyen autonome de produire de l’énergie ! Et pourquoi les techniques d’extraction des gaz de schiste ont été interdits en Europe ? Pour la même raison...

    • Gabriel Gabriel 20 octobre 11:10

      @Olivier
      Vous posez la question pourquoi les écolos sont contre le nucléaire ? La réponse est simple, claire et évidente. Premièrement parce que lorsque un accident majeur arrive (Emballement du réacteur) nous sommes dans l’incapacité totale de l’arrêter (Voir Tchernobyl, Fukushima) Deuxièmement les déchets sont dangereux pour des milliers d’années et on ne sait quoi en faire si ce n’est les enterrer ça et là cadeaux pour les générations futures. Si ces deux points étaient réglés, cette énergie serait fabuleuse mais, ce n’est pas le cas. De plus, je vous encourage à regarder le coût faramineux qu’il va falloir débourser à l’avenir pour maintenir et sécuriser ces centrales. Celui ci sera répercuté sur les factures des consommateurs qui s’apercevront alors, qu’il est temps d’engager sérieusement la mutation énergétique vers des solutions plus propres et moins dangereuses (voir les propositions de JLM à ce sujet).


    • Jean Pierre 20 octobre 14:51

      @Olivier
      Vous avez plus d’imagination pour inventer des délires conspirationnistes que pour proposer de nouveaux moyens de produire de l’énergie. Mais je vous comprends. C’est beaucoup plus facile.

      Expliquez-nous donc pourquoi nos politiciens « corrompus par les monarchies pétrolières » sont d’aussi chauds partisans du nucléaire... 

    • Laulau Laulau 20 octobre 10:33

      Si l’on considère que la combustion du méthane revient thermodynamiquement à la combustion d’un carbone plus celle de quatre hydrogène et que la production d’hydrogène à partir du méthane coûte de l’énergie, le bilan de cette méthode est assez désastreux. Le seul avantage est de récupérer du carbone au lieu du CO2, mais à quel prix !!!


      • @Laulau
        Il ne s’agit pas de bruler du méthane , mais de le « cracker ». L’énergie pour le cracking est obtenu par combustion d’une partie de l’H produit


      • Laulau Laulau 20 octobre 13:35

        @Automates Intelligents (JP Baquiast)

        Bon, ouvrez un bouquin de thermodynamique et vous pourrez ensuite comprendre ce que j’ai voulu dire. Je sais lire et je sais aussi ce que c’est qu’un cracking, je suis docteur en chimie.
        Si vous voulez vraiment que l’on puisse rouler à l’hydrogène (ça n’est pas forcément une bonne idée), le meilleur moyen de l’obtenir c’est évidemment l’électrolyse : le produit de départ est gratuit ou presque et le rendement énergétique est très bon. De plus le sous produit (l’oxygène) est bien plus intéressant que la suie. Enfin cela peut même servir de stockage de l’énergie en produisant de l’hydrogène pendant les périodes de surproduction d’électricité.


      • zzz999 20 octobre 13:56

        @Laulau :

        On pourrait même mettre à contribution les déchets nucléaires pour produire de l’hydrogène par radiolyse.


      • amiaplacidus amiaplacidus 20 octobre 15:22

        n@Laulau
        Vous savez Laulau, Automates Intelligents (JP Baquiast) n’a que des rapports lointains avec science et technique. Ces articles me semblent des compilations de parutions douteuses et / ou mal digérées.

        Et sur le problème de l’hydrogène, ce qu’il propose est totalement à contre-courant des recherches actuelles.
        Schématiquement.
        L’électricité produite par les éoliennes et le photovoltaïque est utilisée pour hydrolyser de l’eau (et pas hydrolyse qui est un phénomène tout différent, bonnet d’âne à Automates Intelligents JP Baquiast).
        L’oxygène produit est relâché, l’hydrogène est combiné avec le CO2 atmosphérique pour produire du méthane.
        Le méthane peut ensuite être utilisé dans un moteur thermique classique, le CO2 produit alors est celui qui a été capturé lors de la phase de méthanisation (opération neutre).

        Audi est très à la pointe dans ce domaine. Ils ont équipé une voiture d’un moteur à gaz, la Audi A3 Sportback g-tron. La station de méthanisation est en phase de pré-industrailisation et alimente un millier de véhicules. Le coût d’utilisation total (production électrique+méthanisation+véhicule) fait ressortir un coût de 1,40 € par 100 km, sans concurrence. Un plein de gaz permet de parcourir 400 km, on peut recharger dans des stations gaz naturel habituel, mais le prix au km augmente.
        Audi a déjà lancé la commercialisation dans plusieurs pays européens : Allemagne, Belgique, Finlande, Italie, Pays-Bas, Autriche, Suède et Suisse.
        .
        À noter que la réaction de méthanisation est due à un Français, Paul Sabatier (qui a reçu le Nobel pour cela).
        Mais, les ayatollah du nucléaire veillent : pas de nouvelles énergies chez nous ! Même si le nucléaire en France est en train de souffrir ; 18 des 58 réacteurs sont à l’arrêt, avec des causes diverses : pannes, malfaçons, rechargement de combustible, entretien, etc. Il était prévu qu’au maximum 4 ou 5 réacteurs devaient être à l’arrêt pour maintenance et rechargement de combustible, le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on est loin du compte.
        Bon, l’analyse prévisionnelle et le souci de l’avenir semblent être le cadet des soucis des nucléocrates.
        .
        Attendons nous à payer bientôt le VRAI coût de l’électronucléaire.


      • sleeping-zombie 20 octobre 17:43

        @Laulau
        J’ai eu également la même réflexion, même si mes cours de physique sont maintenant loin.

        Bon, l’auteur commence son article par :
        On ne peut l’obtenir en quantité suffisante que par hydrolyse de l’eau, ce qui consomme presque aussi d’énergie qu’il n’en produit.

        Ce qui laisse entendre que ses propres cours sont encore plus loin...
        Alors je vais essayer de chiffrer :
        (sources de données : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pouvoir_calorifique)

        Source de chaleur 1 : brûler le méthane directement
        1kg de méthane brule en produisant 50 MJ (peut importe ce que ça représente, c’est pour comparer)

        Source de chaleur 2 : le processus décrit par l’article, en supposant toutes ses données exactes
        1kg de méthane cracké donnent 250 grammes d’hydrogène (par rapport des masses atomiques entre carbone et hydrogène) . A supposer que le « craquage » soit sans perte.
        250g d’hydrogène, beaucoup plus dur à stocker, brûle en produisant 30MJ, dont 15% sont réutilisés pour produire le craquage. Restent environ 25MJ.

        Résultat des courses : 50% de pertes.
        Donc, a quantité de chaleur égale : 2 fois plus de consommation de méthane.

        .... Au fait, on le produit comment le méthane ? Parce que, si le but c’est de limiter la pollution de la combustion finale, mais que ça se fait au coût d’un pollution de production plus elevée, on gagne rien.


      • Alren Alren 20 octobre 17:51

        @zzz999

        On pourrait même mettre à contribution les déchets nucléaires pour produire de l’hydrogène par radiolyse.

        C’est ce qui s’est produit à Fukushima. Mais il faut pour cela laisser monter dangereusement la température (800° ?) avec le risque, s’ils n’ont pas été séparés dès le début de la radiolyse, qu’oxygène et hydrogène se recombinent en une violente explosion (il semblerait qu’on atteigne alors les 10 000° !).
        D’autre part on produirait une quantité notable de tritium radioactif dont on ne saurait pas se débarrasser ...


      • Alren Alren 20 octobre 17:57

        @Laulau

        Bien sûr, vous avez raison, le rendement de l’opération d’électrolyse est très loin des 100% même si des progrès ont été effectués récemment semble-t-il en France.

        Il faudrait que cette hydrogène électrolytique soit produit du fait aussi des risques d’explosion, sur le site des éoliennes en mer en cas de surproduction énergétique.
         Mais cela poserait des problèmes de surveillance et de maintenance avec un risque supplémentaire en cas de tempête.


      • Alren Alren 20 octobre 18:06

        @Laulau

        Le seul avantage est de récupérer du carbone

        Mais un carbone très pur, ce qui pourrait être intéressant pour l’industrie des nanotubes de carbone et ses dérivés.


      • zzz999 21 octobre 09:53

        @Alren

        Ce processus doit évidemment se faire dans une enceinte contrôlée et rien n’empêche de brûler le tritium pour en faire de l’eau lourde (utilisable en recherche) ce qui contribue d’autant plus à entretenir la chaleur qui elle peut très bien être exploitée par des génératrices stirling par exemple.


      • Croa Croa 21 octobre 10:28

        À sleeping-zombie : « on le produit comment le méthane ? »
        La source principale c’est le gaz naturel (composé essentiellement de méthane.)
        Donc on achète ça aux russes !  smiley


      • sleeping-zombie 21 octobre 13:59

        @Croa
        N’étant pas fan de foot, je n’ai jamais compris pourquoi les fan veulent a tout prix se différencier les uns des autres.
        N’étant pas croyant, je n’ai jamais compris pourquoi les religieux se foutent sur la gueule.
        N’étant pas nationaliste, quand je dis « on », c’est l’humanité en général, et pas les français en particulier.
        N’étant pas adepte de la méthode qui consiste à considérer un problème réglé dès lors qu’il est seulement déplacé chez le voisin, ta réponse, même si elle se veut humoristique, me laisse grandement sur ma faim :)


      • Alren Alren 22 octobre 19:41

        @zzz999

        Ce processus doit évidemment se faire dans une enceinte contrôlée

        Des radionucléides très actifs dans une enceinte à 800° ou plus ?

        Avez vous réalisé que l’inox (le meilleur pour une enceinte de confinement à haute pression) serait chauffé au rouge cerise et se déformerait en cas de surpression due à un emballement incontrôlable de la réaction ? En crevant il causerait une catastrophe équivalente à Tchernobyl !

        et rien n’empêche de brûler le tritium pour en faire de l’eau lourde (utilisable en recherche)

        On ne sait pas « brûler » le tritium ! C’est même un déchet que l’usine de La Hague envoie discrètement en mer pour s’en débarrasser !

        Seule l’irréalisable fusion nucléaire utiliserait du tritium ! Aucune autre « recherche » n’en a besoin.


      • JL JL 20 octobre 10:56

        .


        ’’... pour chauffer le métal, il faut de l’électricité. Alberto Abánades pense qu’en récupérant et utilisant environ 15% de l’hydrogène produit, ceci serait possible sans trop de difficultés. ’’
         
        Je ne suis pas du tout capable de répondre à cette question que je me pose : est-ce que ce n’est pas contradictoire avec le principe de Carnot ? Je veux dire : le méthane deviendrait une source d’énergie ! Si tel était du domaine du possible, ça se saurait, non ?

        • JL JL 20 octobre 11:32

          Au temps pour moi : bien qu’étant un GES, le méthane est un gaz naturel susceptible de produire de l’énergie.

           


        • doctorix doctorix 20 octobre 19:58

          @JL

          Il y a quelques années, un vieil ami mécano me parlait d’un drôle de vieux solitaire qu’il avait connu.
          Il avait dans sa cheminée une sorte de boule métallique creuse.
          D’après la couleur, elle semblait être à 800°C.
          Elle avait un petit trou au sommet.
          Elle était « alimentée » par un tube qui laissait tomber de l’eau goutte à goutte dans l’orifice.
          Il ne donnait jamais d’explication, ayant, disait-il, reçu la visite « d’hommes en noir ».
          Mais ses visiteurs plus amicaux comprenaient que l’eau était hydrolysée à cette température, et que les composants de l’eau brûlaient, en entretenaient la chaleur de la sphère indéfiniment. Il disait seulement que « c’est le débit qui est important ».
          Bien sûr, ce n’est pas compatible avec les lois de la thermodynamique.
          On n’a pas su grand-chose de cette affaire, ni de quoi était faite la boule.
          Il y a la fragilité du témoignage humain, mais mon ami est digne de foi.
          Et nous ne savons pas tout.
          Et pendant ce temps, l’E-Cat suit son petit bonhomme de chemin, discrètement.


        • doctorix doctorix 20 octobre 20:13

          @JL

          Ben oui, c’est le premier des hydrocarbures :
          Mépébé, j’apprenais, comme moyen mnémotechnique :
          Méthane Ethane Propane Butane, De C1 à C4 ( Cn H 2n+2), CH4, C2H6, C3H8, C4H10.
          Ensuite c’est facile : pentane, hexane, heptane, octane, nonane, décane...
          En passant, et comme je l’ai expliqué dans un de mes articles, sept de ces dix produits, les constituants du pétrole, sont tous synthétisés à 100 km de profondeur, à 2000°C et 25 kilobars de pression, de façon permanente, à partir du carbonate de calcium, de l’oxyde de fer et de l’eau.
          C’est pourquoi le pic pétrolier, c’est pour dans dix mille ans. Si on ajoute que le CO2 responsable du réchauffement climatique, c’est du pipeau, on ne devrait pas s’en faire plus que ça, pollution mise à part.
          http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-petrole-ne-serait-pas-d-origine-98577

        • Rémi Mondine 20 octobre 21:11

          @doctorix
          Bonjour,


          vous avez raison l’e-cat avance, mais je penses qu’il n’avancera pas suffisement pour percer.
          Je m’explique une équipe russe aurait compris la théorie derrière l’e-cat. Il fonctionnerais mais créerais des produits radiactifs. 
          Ce serait cohérent avec les faits : Des clients enthousiaste au départ puis lors des tests des séparations violentes dont personne ne parle clairement.
          Si effectivment le produit sort l’énergie que revendique Rossi il est crédible d’ou l’enthousiasme.
          Puis lors des tests de longue durée il apparaît des produits radioactifs et alors là le client n’est plus content :
          Il a un produit invendable.
          Il doit se débarasser de produits radioactifs. 
          Evidement à confirmer, mais ca semble cohérent avec l’histoire.

        • Abcdefg (---.---.225.26) 20 octobre 22:13

          @JL  :) le méthane c est accessoirement une base importante du GPL, on est effectivement en pleine révolution conceptuelle


        • zzz999 21 octobre 09:02

          @doctorix

          Au risque de vous contredire et étant moi même ami avec un ponte français de la fusion froide (JP Bibérian) ne vous risquez plus trop à citer Rossi dont l’affaire commence à ressembler de plus en plus à une escroquerie, ce qui n’empêche pas maints autres manip de fusion froide de marcher quand même, mais pas avec le rendement mirifique de l’E-CAT.

          Sinon pour rester crédible, évitez de parler des hommes en noir dans une discussion de ce type.


        • doctorix doctorix 21 octobre 12:26

          @zzz999

          Les hommes en noir existent pourtant bien.
          S’il faut éviter de parler des ovnis, hommes en noir, énergies libres pour rester crédible, alors on n’est pas près d’en sortir.
          Osons, au contraire, comme cet article curieux, que je ne reprends pas encore à mon compte mais qui interpelle :
          Osons supposer le pire, le plus abject, parce qu’il n’y a pas de limite quand des intérêts humains sont en jeu.

        • doctorix doctorix 21 octobre 19:45

          @Rémi Mondine

          S’il y a des produits radiatifs, il n’en est pas qu’un cm de plomb ne puisse arrêter. 
          Mais même cette hypothèse n’est pas certaine.
          Et il semble qu’il n’y ait pas de résidu radio-actif.
          Si vous avez des compte-rendus des russes je suis preneur.

        • escoe 20 octobre 11:03

          « On ne peut l’obtenir en quantité suffisante que par hydrolyse de l’eau »

          Ah, ça commence très mal et même très très mal....

          Hydrolyse de l’eau, MOUAAAAAAAAAAAAAAAAARF !!!!


          • JL JL 20 octobre 11:33

            @escoe

             Bah : il fallait lire ’électrolyse’

          • doctorix doctorix 21 octobre 12:34

            @JL

            Oui, certains connards adorent se délecter d’un lapsus pour décrédibiliser ce qui est dit, et son auteur.
            L’électrolyse est d’ailleurs un moyen d’hydrolyse comme un autre.
            En effet l’hydrolyse est une réaction chimique dans laquelle une liaison covalente est rompue par action d’une molécule d’eau.
            L’hydrolyse de l’eau par l’eau ne me parait donc pas si absurde...


          • JC_Lavau JC_Lavau 21 octobre 14:11

            @doctorix. Ce que les randonneurs ultra-légers préfèrent, est l’eau lyophilisée, pour gagner du poids.
            Mais bon, après il faut la chauffer au bain Marie.


          • escoe 21 octobre 17:50

            @doctorix « L’électrolyse est d’ailleurs un moyen d’hydrolyse comme un autre »

            Cherchez un peu, on peut faire de l’électrolye en l’absence totale d’eau. Il siuffit que la molécule se dissocie dans un solvant approprié tel que le carbonate de propylène.


            • JL JL 20 octobre 11:53

              @Automates Intelligents (JP Baquiast)
               

               Désolé, mon Larousse est ignorant, il me dit : « décomposition de certains composés chimiques par l’eau ».
               
               Je devrais probablement le changer.

            • foufouille foufouille 20 octobre 12:04

              @Automates Intelligents (JP Baquiast)
              http://www.cnrtl.fr/definition/hydrolyse


            • Doume65 20 octobre 12:37

              @Automates Intelligents (JP Baquiast)

              Errare humanum est, perseverare diabolicum

              Tout le monde peut se tromper, mais pourquoi ne pas en convenir ? Ta succession de liens sur chaque mot ne fait que prouver que tu n’a pas pu trouver une définition correspondant à ce que tu affirmes. Ces liens font croire à qui regarde un peu vite que ta définition existe ailleurs que dans ton esprit. Cela nuit à ta cause car nous dévoile ta malhonnêteté et on peut alors légitimement se demander à quel pont elle est prégnante dans l’article. Ça aurait été si simple de répondre : « ok, j’ai employé un mauvais terme, malheureusement un article ne peut être modifié sur AV ». Tu y perdais quoi ? Ton honneur ? Pas du tout ! Ce n’est que l’hypertrophie de ton « moi » qui te fais croire cela.


            • escoe 20 octobre 14:39

              @JL « Je devrais probablement le changer »

              Ne changez rien, l’automate peu intelligent ne sait toujours pas ce que c’est que l’hydrolyse et votre dictionnaire dit juste.


            • abcdef (---.---.70.146) 20 octobre 12:23

              Cool on ce remet à réfléchir en se réappropriant notre savoir :)


              • zzz999 20 octobre 13:54

                STOR H est un procédé qui permet de stocker l’hydrogène sous forme d’hydrure métallique, il suffirait alors de charger son véhicule avec des cannettes plus ou moins grosses et sans danger pour rouler :

                http://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/cop-21/le-scooter-a-hydrogene-qui-carbure-a-la-poudre_102745


                • Laulau Laulau 20 octobre 14:12

                  @zzz999
                  des cannettes plus ou moins grosses et sans danger pour rouler :

                  J’aimerais bien savoir de quels hydrures il s’agit. Tout ceux que j’ai utilisé avaient tendance à s’enflammer spontanément à l’air ou en présence d’eau. 


                • zzz999 21 octobre 09:55

                  @Laulau

                   le nickel ou le palladium par exemple qui sont d’excellentes éponges à hydrogène.


                • escoe 20 octobre 14:51

                  Je rappelle quand même que la production industrielle d’hydrogène est basée sur la réaction CH4 + H2O => CO + 3H2 et non sur l’électrolyse

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