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Accueil du site > Actualités > Technologies > Dernières nouvelles du climat

Dernières nouvelles du climat

- La dernière glaciation s’est arrêtée en moins d’un an !

C’est une nouvelle incroyable et qui bascule toutes nos certitudes sur le climat. Le principal argument des "sceptiques" accusant de catastrophisme les écologistes et même le GIEC, c’est l’inertie du climat qui semblait considérable au vu des masses en jeu et décrédibiliser toutes les prévisions extrêmes malgré l’existence avérée de telles catastrophes dans le passé. On avait déjà constaté qu’un basculement climatique pouvait se produire en une dizaine d’année, mais, là, on parle d’un basculement en une seule année, illustrant le caractère non linéaire des phénomènes chaotiques. Il faut tout de même être prudent. Le changement a pu être relativement local, du moins accentué sur le Groenland. Un changement aussi rapide ne peut être dû qu’à un changement du régime des vents, pas à un brusque dégagement de gaz à effet de serre, mais le fait que ce changement soit durable, constituant la fin de la dernière glaciation, est imputable au réchauffement global, d’origine solaire cette fois. Les épisodes catastrophiques par dégagement du méthane, comme au PETM, sont moins durables, revenant aux niveaux précédents après dissipation des gaz. C’est peut-être ce qui s’est produit lors du premier réchauffement suivi d’un refroidissement sévère à l’époque de Lascaux.

Un premier réchauffement rapide s’est produit il y a 14 700 ans, la température du Groenland augmentant alors de 10°C. Cette période particulièrement douce est appelée par les scientifiques le Bølling, et correspond à l’époque où les premiers humains de l’âge de pierre se sont installés en Europe et en Scandinavie. Mais 1 800 ans plus tard, soit vers 12900 ans, le climat refroidit soudain et un nouvel épisode glaciaire s’engage, soumettant les peuples à des conditions très sévères. Celles-ci durent peu et 1 200 ans plus tard, soit vers 11700 ans, un nouveau réchauffement rapide intervient. Celui-là marquera définitivement la fin de la période glaciaire en cours.

Il semble à présent établi que le basculement de l’âge glaciaire au climat interglaciaire tempéré que nous connaissons actuellement s’est produit en une seule année ! « Nous avons analysé la transition entre la dernière période glaciaire et notre période interglaciaire chaude actuelle. Les renversements climatiques se produisent aussi abruptement que si quelqu’un avait soudain appuyé sur un bouton », résume dans Science Dorthe Dahl-Jensen, coordinatrice du projet NorthGrip et professeur au Centre d’étude de la glace et du climat à l’institut Niels Bohr de l’université de Copenhague. Cette précision est rendue possible par l’étude spécifique de chaque couche annuelle de la glace, qui apporte des informations spécifiques sur sa période.

La première modification concerne le taux de poussières, qui se réduit d’un facteur 10 en quelques décennies. Celles-ci provenant des déserts d’Asie, la cause de ce changement doit donc se situer dans cette région. « Le résultat le plus spectaculaire est la modification de l’origine des précipitations du Groenland. Quelques années après la modification du contenu en poussières, l’excès en deutérium de la glace bascule d’un niveau glaciaire à un niveau interglaciaire quasiment d’une année à l’autre, ce qui témoigne d’une réorganisation extrêmement rapide de la circulation atmosphérique tropicale puis polaire ».

- Arctique : la fonte de la banquise pourrait dépasser le record de 2007

Les glaces de l’océan Arctique sont en train de fondre encore plus rapidement que l’an dernier, malgré un hiver froid.

Il y a quelques années, les scientifiques prévoyaient que l’Arctique serait libre de glace durant l’été aux alentours de 2080.

À la fin de l’année dernière, un groupe de scientifiques a estimé que l’Antarctique serait libre de glace en été d’ici 2013.

Sur le plan climatique, la fonte de la banquise Arctique pourrait accélérer le rythme global du réchauffement et influer sur l’élévation du niveau des mers. « Il s’agit d’un processus de rétroaction positive ».

Il serait même possible, ce qui était inimaginable il y a cinq ans, que le pôle Nord soit libre de glace cet été...

- Le réchauffement des océans est supérieur de 50 % aux estimations du Giec

Une équipe pluridisciplinaire de chercheurs australiens publie une étude montrant que le réchauffement des océans a été supérieur de 50 % aux chiffres utilisés par le Giec pour la période 1960-2000.

- Recrudescence d’épisodes extrêmes

Les épisodes météorologiques extrêmes auxquels nous assistons sont-ils liés au réchauffement climatique ? Oui, sans aucun doute, répond la National Oceanic and Atmospheric Administration. Et cela ne va pas aller en s’arrangeant, prévient-elle.

Publié au moment où des inondations record ravagent le Midwest, cette nouvelle étude dépeint un scénario sombre dans lequel les phénomènes météorologiques violents seront lourds de conséquences. Il avertit que les phénomènes météorologiques extrêmes « sont parmi les plus sérieux défis auxquels la société aura à faire face avec le changement climatique. »

Ce rapport, qui synthétise les résultats de plus de 100 universitaires, "conclut que nous observons déjà, et verrons de plus en plus dans le futur, des conditions météorologiques et des événements climatiques extrêmes".

- Sécheresse en Afrique

Chaque année, l’Afrique perd quatre millions d’hectares de forêt, une régression plus de deux fois supérieure à celle connue en Amazonie, plus médiatisée. L’aridité, elle, progresse.

- Taches solaires : le Soleil est en retard sur son cycle

C’est une des raison du caractère assez frais du temps cette année, cela ne devrait pas durer...

En 2001, le maximum de l’activité solaire a été atteint et un nouveau cycle aurait donc dû démarrer vers 2006. Or, comme le montre en particulier clairement les observations du satellite solaire Hinode, le Soleil est anormalement calme depuis cette époque et aucune tache solaire n’y a été décelée.

Il y a peut-être une explication à ce calme anormal. En 2006, trois physiciens solaires du NCAR, Mausumi Dikpati, Peter Gilman et Giuliana Toma, ont utilisé un modèle informatique de l’activité du Soleil pour reproduire assez correctement les observations. Or, extrapolée à l’avenir, la simulation a effectivement prévu un retard d’au moins un an sur le cycle normal du Soleil avec un pic en 2012.

- Le retour de l’ozone va-t-il changer le climat ?

Avec une couche d’ozone stratosphérique revenant à la normale jusqu’en 2050, des changements climatiques inattendus pourraient se produire dans l’hémisphère Sud. En effet, ce retour va peut-être freiner un courant aérien rapide, au moins durant l’été, qui ceinture le globe.

Le retour de l’ozone stratosphérique pourrait ralentir un jet stream crucial situé près de la surface de la Terre en réchauffant la basse stratosphère et la haute troposphère, affectant ainsi les vents et les pressions. En ralentissant près du pôle Sud, ce jet stream subtropical augmenterait aussi d’intensité près de l’équateur. Dans l’hémisphère Sud, ce changement pourrait affecter les températures de surface des océans, la banquise, le parcours des tempêtes, l’emplacement des régions arides, la force de la circulation océanique influencée par les vents et les échanges naturels en dioxyde de carbone.

- CO2 : la Chine responsable de 24 % des émissions

L’Agence d’évaluation de l’environnement des Pays-Bas analyse les tendances, quantités et répartitions dans l’émission des 27,6 milliards de tonnes de CO2 libérés annuellement dans l’atmosphère. En 2007, cette quantité a augmenté de 800 mégatonnes, dont 500 dues au charbon et 200 au gaz. La Chine arrive en tête de liste des pays émetteurs de CO2 avec 24 %, suivie par les États-Unis (21 %), l’UE-15 (12 %), l’Inde (8 %) et la Fédération russe (6 %). Ensemble, ces pays représentent 71 % des émissions mondiales.

Parmi tous les procédés industriels, non compris la combustion de carburant fossiles, la production de ciment est la principale source de CO2. Elle contribue à environ 5 % du total des émissions mondiales provenant de l’utilisation des combustibles et des autres activités industrielles. Avec une hausse de production de 10 % en 2007, la part de la Chine dans la production mondiale de ciment est d’environ 50 % aujourd’hui. La fabrication du ciment est responsable de près de 20 % des émissions de CO2 de la Chine.

L’exemple de la Chine montre que lorsque d’autres pays commenceront à connaître un processus semblable d’urbanisation rapide et d’industrialisation, les émissions de CO2 de l’industrie du bâtiment seront également renforcées en raison d’une forte augmentation de la fabrication de ciment.

- AIE : Les 10 prochaines années sont critiques

« L’énorme défi énergétique auquel la Chine et l’Inde sont confrontées est aussi un défi énergétique mondial qui appelle une réponse mondiale. » En présentant l’édition 2007 du rapport annuel de l’AIE, le directeur de l’Agence mettait en garde contre les difficultés auxquelles nous devons faire face. La demande énergétique des deux géants asiatiques en développement accéléré provoquera un stress considérable sur le marché mondial des combustibles et sur l’environnement. Selon les prévisions de l’AIE, la Chine et l’Inde consommeront en 2030 plus de pétrole que les Etats-Unis et le Japon réunis aujourd’hui, la part du charbon va aller croissante, et les émissions de carbone vont monter en flèche, passant de 27 gigatonnes aujourd’hui à 47 en 2030, rendant fort peu vraisemblable l’objectif - déjà bien trop élevé, nous dit Hansen - d’un plafonnement du CO2 à 450 ppm. Considérant les années qui viennent comme « critiques » M. Tanaka appelait alors à une « action politique exceptionnellement rapide et résolue de tous les pays. » et soulignait que des « progrès technologiques sans précédents, entraînant des coûts importants » étaient nécessaires. Depuis lors, neuf mois se sont écoulés, le baril frôle les 140 dollars, mais l’« action rapide et résolue », elle, se fait toujours attendre.

« Le rapport WEO-2007 démontre plus clairement que jamais que si les gouvernements ne changent pas leurs politiques, les importations de pétrole et de gaz, l’utilisation du charbon et les émissions de gaz à effet de serre, vont croître inexorablement à l’horizon 2030 - de façon encore plus rapide que ce qui était estimé dans la dernière édition du rapport. Ces tendances menacent la sécurité énergétique et accélèrent le changement climatique. Mais le rapport 2007 montre également comment de nouvelles politiques peuvent ouvrir la voie à un autre avenir énergétique ».

- L’AIE appelle à une "révolution technologique" immédiate

Une "révolution technologique" est nécessaire pour diviser par deux les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050, et le monde doit être prêt à y consacrer sans délai 1 % de son revenu chaque année, a estimé le 6 juin l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Si aucune mesure immédiate n’est prise, les émissions de dioxyde de carbone (CO2), un des principaux gaz à effet de serre, bondiront de 130 % d’ici le milieu du siècle, tandis que la demande de pétrole augmentera de 70 %, a prédit l’AIE dans un rapport publié à Tokyo.

Selon le rapport de l’AIE, ce scénario suppose que 35 centrales thermiques au charbon et 20 centrales au gaz soient équipées chaque année de technologies pour capter et stocker le CO2 qu’elles émettent. Un total de 32 centrales nucléaires et 17 500 éoliennes devraient, en outre, être bâties chaque année. Aucune forme d’énergie ou de technologie ne peut à elle seule résoudre le problème du réchauffement, a souligné l’AIE.

On ne comprend pas l’absence du solaire...

- Le réchauffement dépassera largement les 2°C !

Mark Lynas et plusieurs spécialistes du climat ont élaboré trois scénarios prospectifs, prenant pour hypothèses différentes modalités d’action de la communauté internationale visant à réduire les émissions de carbone. Réalisée sous l’égide d’un think tank dont la vocation est de promouvoir le marché, il ne faut sans doute pas s’étonner que cette étude mette en avant une solution basée sur une bourse des droits à polluer. Mais à la différence de Kyoto, au lieu de monétiser des droits d’émissions de carbone, la méthode proposée consiste à instaurer un plafonnement et des droits en amont, portant sur l’extraction et la vente des combustibles fossiles. Un pic réglementaire, en quelque sorte. La mauvaise nouvelle, c’est que quelle que soit la méthode adoptée, les objectifs actuels ne sont pas tenables. Selon les scénarios, le réchauffement atteindrait de 2,9 à 4,8°, largement au-delà des 2° considérés jusqu’à présent comme la limite à ne pas dépasser.

A noter aussi que Science&Vie fait un dossier sur la montée des eaux qui pourrait atteindre 3 m ! "La montée des eaux est de loin la conséquence la plus grave du réchauffement". "L’incertitude a explosé. Il y a trois ou quatre ans, j’aurais dit que 60 cm de hausse était une hypothèse pessimiste. Aujourd’hui on ne sait plus. Certains articles envisagent plus d’1 m de hausse. Nous-mêmes avons d’ailleurs commencé à travailler sur des valeurs supérieures". Jame Hansen avertit qu’on ne peut exclure 5 m de hausse en un siècle !


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60 réactions à cet article    


  • Emmanuel W 4 juillet 2008 12:46

    Bonjour,

    "À la fin de l’année dernière, un groupe de scientifiques a estimé que l’Antarctique serait libre de glace en été d’ici 2013."

    s’agit-il d’une coquille, Antarctique à la place d’Arctique ?

    Car dans le cas contraire cela impliquerait une montée du niveau des eaux d’au moins 61 mètres pour 2013....

    http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1958


    • Jean Zin Jean Zin 4 juillet 2008 15:49

      Oui, merci, c’est incroyable que je n’ai pas vu la coquille ! Je n’ai fait bien sûr que recopier l’article avec sa coquille mais je l’ai lu tellement de fois que j’aurais dû le voir ! Cela prouve comme on lit mal, mais tous les correcteurs le savent... L’antarctique ce serait effectivement une toute autre histoire !


    • Marsupilami Marsupilami 4 juillet 2008 13:06

       @ L’auteur

      Très intéressant, en particulier sur la fonte des glaces dans l’Arctique. Un investisseur étatsunien, Pat Bros, à la tête de la société Omnitrax, a tout récemment acheté une voie de chemin de fer et la petite ville canadienne de Churchill pour... 10 dollars canadiens. Il y construit un gigantesque port pour être prêt pour 2013... voire même avant. Un investisseur très, très avisé qui va se faire une fortune considérable...


      • Gasty Gasty 4 juillet 2008 13:28

        Rien ne se perd rien ne se crée.

        Dans ces conditions, le pétrole comme le permafrost libérant du méthane sont parti intégrante de notre planète. Mais comme des gosses mal élevés à qui on a rien appris, personne n’est venu nous dire " touche pas à ça p’tit con d’humain".


        • Gasty Gasty 4 juillet 2008 14:21

          Du coup on se prend une claque dans la gueule.


        • Gasty Gasty 4 juillet 2008 14:22

          J’vais porter plainte.


        • clostra 4 juillet 2008 13:57

          Comment se faire une religion ?

          Tout d’abord, les arguments des sceptiques quant à la part de conséquence des activités humaines dans une telle débandade...

          Le soleil qui fait des siennes (c’est mieux qu’il se calme ces temps-ci...en tout cas on ne peut donc pas l’accuser d’avoir provoqué cette "fin des glaciations" cette année = un coupable en moins)

          Le pôle nord (sud aussi ?) magnétique qui fait des siennes et vous met la bobine à l’envers en flirtant avec les steppes sibériennes, jusqu’à bousculer la ceinture de feu (sacré gîte dans le balourd magmatique...) évitant peut-être une inversion de pôle magnétique. On perd la boussole. Et jusqu’à présent, il n’a pas été prouvé que l’activité humaine était capable de soulever des montagnes...

          Mais il semble que ça bouge en effet à l’intérieur et que la terre reprend un coup de jeune. Non ? des îles qui apparaissent, d’autres qui disparaissent.

          Des éruptions pyroclastiques...des fournaises, des forêts immenses qui brûlent en Sibérie...

          On nous dit aussi que ces fantastiques phénomènes (ouragans) d’une puissance incomparable, rétablissent l’équilibre.

          Est-ce vraiment raisonnable de mêler dans un même article l’effet de l’activité humaine sur le climat et celle de phénomènes naturels sans le faire avec précaution ?

          Ou, est-ce une réaction humaine face à des catastrophes, ces catastrophes qui donnent une origine aux religions ? Rappelons-nous, le Déluge avait déjà pour origine un dérèglement humain...

          N’est-ce pas un peu dépassé ?
          N’est-ce pas uniquement la question du sens qui se pose actuellement ?

          Oui, on a peur face aux forces de l’ordre solaire et ça va certainement nous servir à quelque chose (de leçon) :
          nous sommes petits et vaniteux
          nous détruisons l’ordre de l’univers
          etc


          • Jean Zin Jean Zin 4 juillet 2008 16:13

            Il ne faut pas se faire une religion, il ne faut pas mettre cela sur le plan religieux. Personne de sérieux ne le fait. Il y aura toujours des illuminés mais il ne faut pas en prendre prétexte pour ne pas voir la réalité. Moi je ne fais que donner les nouvelles du mois, je n’ai aucune compétence et ne prétend pas en avoir pour décider de la vérité. J’étais très ouvert aux arguments des sceptiques, les phénomènes climatiques étant très complexes mais force est de constater que rien ne vient étayer leurs théories. Vouloir discuter de notre "culpabilité" dans l’affaire est complètement déplacé, la question étant qu’on est désormais responsables de l’évolution du climat, ce qu’on n’était pas avant.

            Il est une évidence que nous ne sommes pas les seuls responsables des émissions de CO2 ni même du réchauffement. Le problème c’est que ça se cumule dans les faits. Les courbes montrent que les taux de CO2 étaient au plus haut des cycles précédents, et c’est à partir de ce maximum qu’on en rajoute à un rythme accéléré. Si on était dans une période de glaciation, ce serait une bénédiction de produire du co2. Il faut garder le pétrole pour nous chauffer grand viendra ce grand hiver. Le soleil est bien sûr celui qui rythme les glaciations selon notre position par rapport à lui. C’est forcément le principal responsable. L’effet de serre naturel est lui aussi dominant, absolument vital. On en rajoute trop, trop vite, au mauvais moment.

            Est-on coupables ? Pas si on ne savait pas la conséquence de nos actes mais on serait des crétins de continuer à fonçer dans le mur une fois qu’on le sait ! Le dernier réchauffement avec tous ses déluges a effectivement fondé les religions de la culpabilité, ce n’est pas une raison pour s’en aveugler sur notre présent à l’ère de la globalisation, de l’écologie et de l’information. Quand la catastrophe se produit il n’est plus temps de se demander si c’est une vue de l’esprit, pure propagande ou illusion collective qui saisirait toute la population sauf moi !

            Evidemment il ne faut se fier qu’aux faits et s’il y a des bonnes nouvelles, nous nous en réjouirons. Ce n’est pas le cas du tout ces dernières années, les quelques études rassurantes ayant été démenties ! On ne pourra pas faire que 1 + 1 + 1 ne fassent pas 3 (soleil, effet de serre naturel, production humaine).

            Rien à voir avec l’inversion du champ magnétique. On n’évitera pas toutes les catastrophes, comme des éruptions volcaniques cataclysmiques, heureusement, ce n’est pas trop souvent...


          • clostra 4 juillet 2008 16:39

            Je suis écocitoyenne mais pour plein d’autres raisons !


          • Varsass 4 juillet 2008 15:05

            Je crois que c’est sur le site futura-science que j’ai lu ça : la banquise a eu bien du mal à se reformer cet hiver, à tel point que certains scientifiques pensent que le pole nord pourrait avoir entièrement fondu fin septembre...

            "Quand le dernier animal aura été tué, que la dernière goutte d’eau aura été pollué, et que le dernier arbre aura été coupé, les hommes s’apercevront que l’argent ne se mange pas." - proverbe Lakota.


            • aye 4 juillet 2008 15:20

              Réchauffement climatique SUITE
              Il faudrait un peu redescendre sur terre et plutôt observer ce qui se passe à votre porte, sinon chez vous.
              Il faut traiter les problèmes urgents.
              Berlusconi et sa bande sont en train de ficher tous les ROM femmes et enfants en italie.
              Certainement que le petit président de l’Europe va s’en inspirer.
              Ca rappelle des choses pas bien jolies dans les années 38.
              Le pseudo réchauffement climatique, ont verra après.
              Méfiez vous de l’arbre qui cache la forêt.



              • Jean Zin Jean Zin 4 juillet 2008 15:43

                Ceci n’empêche pas cela, il ne faut pas tout mélanger...


              • tmd 4 juillet 2008 15:32

                Nonobstant la réalité du réalité du réchauffement climatique, les données de l’été 2008 semblent montrer que la glace de l’Arctique ne fond pas plus vite cette année. Malgré ce que l’on peut lire, vous constaterez par vous-même que cela ne semble pas vrai ici.

                Ceci dit, merci beaucoup pour ce condensé d’informations très intéressantes.


                • Jean Zin Jean Zin 4 juillet 2008 15:42

                  Il faut lire les liens que je donne. La question n’est pas tellement la surface à un moment donné que l’épaisseur. Il n’est pas du tout certain que le pôle fonde cet été mais que ce ne soit pas impossible est déjà très inquiétant...


                • leréveur 4 juillet 2008 16:15

                  · 
                   
                  Intense réchauffement terrestre il y a 15 000 ans

                  (avec AFP)
                  23/06/2008

                   

                  En l’espace de quelques années, les températures ont grimpé de 10 °C dans l’hémisphère Nord à la fin de la dernière glaciation.

                  Un changement climatique très brutal, probablement lié à des modifications de la circulation atmosphérique, s’est produit à deux reprises il y a environ 15 000 ans dans l’hémisphère Nord avec des hausses de dix degrés en quelques années, selon une étude publiée dans la revue Science.

                  Le climat a d’abord basculé il y a 14 700 ans avec une augmentation des températures de plus de dix degrés Celsius, en seulement trois ans ! Puis, après un nouveau coup de froid, une hausse équivalente s’est produite en soixante ans il y a 11 700 ans, à la fin de la dernière période glaciaire.

                  Des analyses de carottes de glace du Groenland ont montré que ces renversements climatiques se sont produits « aussi abruptement que si quelqu’un avait soudainement appuyé sur un bouton », souligne Dorthe Dahl-Jensen, de l’université de Copenhague, coauteur de l’étude avec des chercheurs japonais et français du CEA et du CNRS.

                  La dernière période glaciaire s’est donc achevée de manière très brutale, avec deux épisodes de réchauffement intense interrompus par une brève période froide. Le tout, il convient de le souligner, en l’absence de tout dégagement de gaz à effet de serre (CO2, méthane…) d’origine humaine.

                  Remonter l’histoire du climat

                  Au cours de la première phase de réchauffement, appelée le Bölling, qui s’est étalée sur un peu moins de deux mille ans, des peuples de l’âge de pierre ont pu s’installer en Europe du Nord et jusqu’en Scandinavie avant que les températures ne redeviennent glaciales il y a 12 900 ans.

                  L’étude a été réalisée à partir de l’analyse des poussières (plus leur teneur est abondante et plus le climat est froid) et de certains isotopes de l’oxygène et de l’hydrogène retrouvés dans les carottes de glace du forage NorthGRIP au Groenland. Ce dernier, d’une épaisseur de plus de 3 kilomètres, permet de remonter l’histoire du climat sur 125 000 ans.

                  Ces mesures « permettent pour la première fois de comprendre l’anatomie des changements climatiques passés », affirme dans un communiqué Jean Jouzel, directeur de l’Institut Pierre-Simon-Laplace. Les variations abruptes de la dernière déglaciation tout comme le brusque recul de la banquise arctique pendant l’été 2007 « sont liés, selon lui, à des modifications radicales de la circulation atmosphérique ».


                  • Jean Zin Jean Zin 4 juillet 2008 16:32

                    Il y a des différences avec la version que j’ai donnée. C’est peut-être bien celle-ci la bonne. Il ne serait pas impossible que la cause du réchauffement rapide il y a 14700 ans soit dû à un supervolcan (l’effondrement des champs Phlégréens ?) déclenchant la fonte du permafrost.


                  • Lapa Lapa 4 juillet 2008 16:29

                    une chose à retenir :

                    le climat c’est très compliqué : et c’est pas le bonus/malus sur les voiture neuves en france qui feront quoique ce soit .


                    Le developpement durable, on sait pas trop ce que sait mais ça permet à pas mal de monde de s’en mettre plein les poches.

                    article intéressant.


                    • sdep 4 juillet 2008 16:54

                      Il serait quand même intéressant de pouvoir identifier d’où proviennent ces recherches et par qui elles sont financées.


                      • Marsupilami Marsupilami 4 juillet 2008 16:59

                         C’est pas difficile, il suffit de cliquer sur le premier lien que donne l’auteur, et tu as l’information.


                      • Radix Radix 4 juillet 2008 18:06

                        Bonjour

                        Quand Erik le Rouge a débarqué dans ce qu’il a nommé le Groenland il n’y avait pas de banquise !

                        Il marchait au diesel son drakkar ?

                        Radix


                        • Radix Radix 5 juillet 2008 18:38

                          Mon post est certe humoristique mais son contenu est sérieux : au Moyen-âge il n’y avait pas de glacier au Groenland et au Vinland (actuel Canada) poussait la vigne !

                          Il n’y a pas besoin de remonter à 15000 ans pour constater un réchauffement.

                          Pour l’instant personne n’en parle, pourquoi ?

                          Radix


                        • Jean Zin Jean Zin 5 juillet 2008 20:34

                          C’est un peu compliqué car il ne faut pas confondre la température et le niveau de CO2. Il est bien évident que ce n’est pas le réchauffement actuel qui pose problème, c’est encore très modéré, presque bénéfique, et personne ne nie qu’il y a eu des périodes plus chaudes, notamment au début du moyen-âge. On n’est pas dans le record de température mais dans le record de co2. Il y a une différence entre les 2 d’à peu près 50 ans ! Ce qui est inquiétant c’est que ça devrait continuer, c’est l’emballement futur et le fait que tout va plus vite qu’on ne croyait. La difficulté c’est qu’il faut prendre en compte des tendances à 50 ou 100 ans alors qu’on n’en est qu’au début. Ce n’est pas facile à expliquer tout ça. Heureusement, il semble que la prise de conscience se fasse au niveau des Etats, ce ne sont pas du tout les écolos...


                        • Radix Radix 6 juillet 2008 13:56

                          Bonjour

                          Merci de votre réponse mais elle n’éclaire pas beaucoup ma lanterne.

                          Si il y a eu un réchauffement au moyen-âge suivi d’un refroidissement, ce qui en l’espace d’un siècle nous met loin des ères géologiques, qu’elles en ont été les causes et pourquoi on focalise sur la fonte des glacier au Groenland : évènement qui s’est déjà produit dans notre histoire !

                          Chaque fois que je lis une intervention sur ce sujet ou bien c’est un géologue qui nous parle ères géologiques ou un métérologue qui regarde par la fénêtre le temps qu’il fait ! Entre les deux rien !

                          Et ça commence à m’énerver !

                          Radix


                        • Parpaillot Parpaillot 4 juillet 2008 23:16

                          @ l’auteur :

                          Super article très intéressant, merci !

                          Cordialement !


                          • K K 5 juillet 2008 00:36

                            Bravissimo... Toujours aussi passionnant à lire et si informatif ! Merci beaucoup.
                             
                            Par contre avec cet article voua allez facher Allègre.


                            • Columbo Columbo 5 juillet 2008 00:38

                              Les brusques changements climatiques observés il y a 15000 ans sont un coup dur, mais pas pour les sceptiques, au contraire ! L’un des principaux arguments de ceux qui veulent nous faire peur avec le climat a été de dire que le réchauffement était "sans précédent" : il est maintenant prouvé que c’était complètement faux (notez qu’en réalité, on le savait déjà). Quid des catastrophes qu’on nous annonce et qui, en bonne logique, auraient du se produire aussi il y a 15000 ans ? Quelles espèces ont disparu à l’époque ? Comment se fait-il qu’il y ait encore des ours blancs, eux qui sont censés ne pas pouvoir survivre à une augmentation de 2 petits degrés de température et qui étaient pourtant là et bien là il y a 15000 ans ?
                              Le climat évolue sans que l’on sache bien comment : là est la leçon de l’événement. Comment prétendre, après cette découverte, que l’on comprend le climat suffisamment bien pour faire quelque prévision que ce soit ?


                              • Jean Zin Jean Zin 5 juillet 2008 10:12

                                Qu’est-ce que c’est que cette façon de vouloir appartenir à un camp contre un autre comme s’il y avait des milliers de chercheurs de par le monde qui voulaient nous faire peur (un complot, une secte ?) alors qu’il s’agit de faits ! Evidemment dans ce cas on prête à l’adversaire supposé des propos stupides. On imagine difficilement n’importe quel même pas spécialiste du cimat qui prétendrait qu’il n’y aurait jamais eu de réchauffement avant ! La fin de la denière glaciation n’a rien d’une nouveauté quand même ! Des températures bien supérieures à celles d’aujourd’hui ont bien sûr existées, en particulier au PETM (Paleocene-Eocene Thermal Maximum) marquée par des extinctions massives, mais c’était il y a très longtemps, 55,8 millions d’années ! C’est justement le genre d’événement qui nous menace (pas nous qui sommes vivants maintenant, on laisse ça à nos petits-enfants). Tout cela est bien connu, sauf de ceux qui croient en savoir plus que les autres. C’est comme le rôle du soleil ou de la production naturelle de co2 et de méthane qu’on accuse bêtement le GIEC d’ignorer ce qui serait très extraordinaire et bien sûr complètement faux. Le problème c’est qu’on était à un maximum cyclique sur au moins 800 000 ans (voir nouvelles du mois dernier). Le fait de dépasser les anciens maximums a pour conséquence de dégager des méthanes marins ou du permafrost qui étaient restés gelées les cycles précédents et donc de provoquer un pic très élevé de température. Cela a beau avoir des précédents (sauf depuis qu’on fait des mesures ou depuis la dernière glaciation) ce n’en est pas moins très dangereux. Comment prétendre que la fin de la dernière glaciation n’a pas été catastrophique et n’a pas provoqué une extinction massive d’espèces ? Bien sûr à long terme tout s’arrange après les massacres, la vie reprend, il peut même en sortir de nouvelles espèces plus évouées mais si on peut éviter, ce serait quand même mieux. Certes il est impossible de prévoir le climat dans plus de 100 ans mais quand même on sait beaucoup de choses et ce sont des phénomènes relativement simples, de la thermodynamique de base. Il est nécesaire qu’il y ait des sceptiques pour tester les hypothèses mais il faudrait être fou pour nier un risque vital même s’il n’est pas sûr à 100%.

                                En fait, plus profondément, on a affaire ici à ce qu’on doit appeler un scepticisme dogmatique qui prétend qu’on ne sait rien sous prétexte qu’on ne sait pas tout. C’est exactement la position de Hayek qui fonde le néolibéralisme sur l’imperfection de l’information et notre rationalité limitée qui empêcherait de gouverner une société et d’investir dans l’avenir, obligeant à un laisser-faire destructeur et une passivité qui renie notre capacité de réaction et notre part de liberté, sans parler de la prétendue impossibilité de s’accorder sur une vérité unique, chacun ayant soi-disant la sienne. C’est pourtant ce que la science dément, et ce que le GIEC tente de dépasser, avec, certes, beaucoup d’imperfections et d’incertitudes. Là, n’est pas la question. On ne sait pas tout mais on ne sait pas rien et il est de notre intérêt de tenter de préserver l’avenir, en corrigeant le tir si on se trompe. Qu’on le veuille ou pas, à nous méler de ce qui ne nous regarde pas et ne regarderait que Dieu ou la nature, nous sommes devenus responsables du climat à l’avoir déstabilisé.


                              • Columbo Columbo 5 juillet 2008 20:30

                                Il ne s’agit pas de dire qu’il ne faut rien faire tant qu’on n’est pas sûr à 100%, mais de peser le pour et le contre. Mettons que je vous dise que vous irez en enfer si vous ne vous confessez pas tous les dimanches : vous allez peser le pour et le contre et, si vous n’y croyez pas, vous ne suivrez pas la prescription. Même si je vous promets l’enfer.
                                Pour le réchauffement climatique, c’est pareil : certes, ce sera terrible si ce que les alarmistes annoncent se produit. Cela ne doit pas nous empêcher de rester lucide.

                                Je maintiens que le discours alarmiste est en bonne partie fondé sur l’affirmation que la vitesse du réchauffement actuel est inédite. C’est un argument de poids qui vient de tomber et, si vous me permettez un pronostic, ce n’est là qu’un début.


                                Quant à votre comparaison avec le libéralisme, elle me semble complètement hors de propos. Décidons-nous : parlons de climatologie, ou d’économie, mais pas des deux en même temps.


                              • Columbo Columbo 5 juillet 2008 20:38

                                À l’auteur, qui aime bien parler des "faits", en voici quelques uns sur lesquels il pourrait méditer :

                                - la température globale de la Terre est stable depuis 2001 et a même commencé à diminuer légèrement ;

                                - selon les modèles, c’est au niveau de la troposphère que le réchauffement devrait se voir le mieux. Qu’y voit-on ? Zéro réchauffement.

                                - Où est la liste des "2500 meilleurs spécialistes mondiaux" censés avoir été rassemblés par le GIEC ? Nulle part (quand on creuse, on trouve des journalistes, des étudiants en thèse aussi bien que des secrétaires ; les scientifiques de haut niveau sont très minoritaires).

                                Et pour finir, une question : pourquoi la température d’il y a trente ans, ou d’il y a cinquante ans, devrait être considérée comme la meilleure pour la terre ?


                              • Jean Zin Jean Zin 6 juillet 2008 10:14

                                Au fond, c’est simple. Si vous n’y connaissez rien il suffit d’aller consulter 1 ou 2 sites de propagande "sceptique", et surtout pas les sites qui démontent soigneusement tous leurs arguments, et vous voilà un spécialiste du climat plus intelligent que tout le monde !

                                Il ne suffit pas de répéter quelques contrevérités pour qu’elles deviennent vraies, sous prétexte que tel ou tel gourou auto-proclamé du climat prétend que la température n’a pas augmenté depuis 2001, cele n’en fait pas un fait alors que tant d’autres mesures prouvent le contraire. Il est vrai que ce ne sont que des mesures scientifiques, parfois co-signées par des post-doc comme en physique souvent, ce ne sont pas des autorités mystiques. Il est quand même extraordinaire de supposer je ne sais quel complot mondial, alliance improbable des écologistes (qui comptent bien peu dans l’affaire), de tous ceux qui font des mesures de par toute la Terre et des Etats qui ont pourtant toutes les raisons de s’y dérober (USA, Australie).

                                Ensuite, bien sûr, c’est dramatique car plus les faits contredisent la croyance qu’on est les seuls à avoir raison alors que tous les autres sont des crétins manipulés, plus se produit ce que Leon Festinger a appelé une "dissonance cognitive" caractéristique des sectes apocalyptiques lorsque la fin du monde attendue ne s’était pas produite. Que toutes les mesures et les prévisions aillent de pire en pire devient la preuve que ce n’est pas vrai, pure propagande, effet d’une censure imaginaire toute puissante !

                                Il ne s’agit pas ici de croyance, ni de prétendre à une quelconque certitude, juste de tenir compte des mauvaises nouvelles et ne pas les refouler. Etant donnée la complexité du climat, on ne peut rien exclure a priori (le soleil pourrait arrêter ses cycles immémoriaux !) mais il est plus raisonnable de penser qu’en augmentant l’effet de serre on réchauffe le climat au-delà du raisonnable, jusqu’à ce qu’on nous prouve le contraire, ce qui est loin d’être le cas.

                                Pour les températures la question est assez simple, il y a bien des températures optimales pour les rendements agricoles, pour pouvoir nourrir toute la population, et pour notre bien-être, avec une marge certes. L’homéostasie ne peut être trop stricte. Il se peut qu’1°C supplémentaire soit plutôt bénéfique mais on sait qu’on dépassera les 2°C ce qui est déjà énorme et le plus probable, c’est qu’on dépasse les 4°C. C’est cela qu’il faut éviter si possible, car même si on ne déclenche qu’une petite catastrophe qui ne dure qu’une centaine d’années, il serait irresponsable de ne pas tout faire pour l’éviter, en s’adaptant le mieux possible à une évolution trop rapide pour nous. Si on arrivait à perfectionner assez les modèles pour se persuader qu’on restera dans les 2°C, il n’y aurait effectivement pas trop de quoi s’inquiéter, pour l’instant ça va plutôt dans le mauvais sens.

                                Je ne fais que le constater en ne faisant que reproduire les nouvelles du mois, mois après mois. Je ne peux qu’inciter les sceptiques à se renseigner, pas seulement dans leur petit cercle, à connaître un peu mieux notre passé et à suivre l’actualité sans trop d’a priori, avec le souci de l’avenir, avenir qui reste incertain, ce qui ne doit jamais nous empêcher d’agir.


                              • Columbo Columbo 6 juillet 2008 11:12

                                Difficile de répondre à tout d’un coup : la concision n’est pas votre fort.

                                « Tant d’autres mesures prouvent » que la température augmentent, dites-vous : lesquelles ? À part celles de Hansen, toutes montrent un calme plat, notamment les mesures satellitaires (qui sont a priori les moins biaisées).

                                Pour votre gouverne, un « post-doc » est un poste de chercheur temporaire, par opposition aux chercheurs plus confirmés qui disposent de postes permanents.

                                Je n’ai jamais parlé de complot mondial, vous déformez mes propos pour les critiquer plus facilement.

                                Pour ce qui est de la dissonance cognitive, elle concerne précisément les alarmistes, qui ne cessent d’annoncer des catastrophes qui n’arrivent pas.

                                « Il est plus raisonnable de penser qu’en augmentant l’effet de serre on réchauffe le climat au-delà du raisonnable… », « le plus probable, c’est qu’on dépasse les 4°C… » : tout ça ne sont que des mots. Vous n’avez aucun moyen de prouver ce que vous dites, pour la simple raison que ces affirmations que vous recopiez sont tirés de modèles informatiques qui passent leur temps à se tromper depuis le début de l’affaire.

                                Enfin, pour ce qui est de se renseigner dans votre petit cercle, on pourrait vous retourner la suggestion…


                              • grangeoisi 5 juillet 2008 00:52

                                Bon vous commencez à construire l’Arche, moi je commence à boire !


                                • foufouille foufouille 5 juillet 2008 11:44

                                  si la nature est capable de "paniquer" en un an, on y est pour rien et on peut juste se preparer.

                                  ou alors si ca peut etre de notre faute, les atlantes d’il y 15000a ont foutu la merde
                                  notons que que la fonte des glaces arctiques arrangent bien les petroliers et que deja de nombreuses routes y ont ete cree

                                  au fait c’est quoi la tache ronde et grise sur les 6 photos ? l’entree du monde interieur.....


                                  • pissefroid pissefroid 5 juillet 2008 11:50

                                    Encore un article catastrophe ! Les valeurs de réchauffement prévus sont calculées par des modèles mathématiques qui permettent de faire des comparaisons entre plusieurs scénarios, en aucun cas des modèles permettants d’évaluer la température à venir. Je pense qu’il faut revenir sur terre et se replonger dans les cours de thermodynamiques, de mécaniques des fluides, et, entre autre, aller faire un tour sur le site climat-sceptique, onglet pensée unique.


                                    • chria chria 5 juillet 2008 13:42

                                      la banquise fond moins vite dans les livres de thermodynamique ?

                                       les températures en montagne et ailleurs en Rhône-Alpes augmentent de façon exponentielle depuis un siècle et demi, et on peux sortir une myriade d’exemples d’accélération de la transformation de beaucoup de systèmes naturels liés au climat

                                      Je ne regarde pas les modèles, je vois les faits, et je ne peux que constater
                                      Constater que la pensée unique aujourd’hui est dans le camps des sceptiques...
                                      Irrationellement ancrée dans un faux débat, car tout le monde sait que les modèles sont par nature complétement incertains, et qu’ils n’intègrent pas l’ensemble de la complexité du système.

                                      Alors à quoi bon croire que l’on est un révolutionnaire, un garant de la vérité, quant on critique les modèles ? Cela n’a aucun sens.
                                      Vous vous battez dans le vide.


                                    • Jean Zin Jean Zin 5 juillet 2008 17:59

                                      Effectivement, la pensée unique c’est celle des sceptiques parce que pour le reste, ça bouge tout le temps avec les données qui s’accumulent et qui vont presque toujours vers le pire.

                                      En tout cas, il ne faut pas se tromper, ceci n’est pas un article du tout, ce n’est donc pas un article catastrophe. Ce ne sont que les nouvelles du mois et le mois dernier ce n’était pas mieux. Mais évidemment, tous ce chercheurs de tous les continents ne font cela que pour nous faire de la peine ! Personne ne détient la vérité, il ne s’agit pas de prétendre à une quelconque certitude. On ne sait pas si ce sera grave, très grave, catastrophique ou même pire, mais tous les clignotants sont au rouge. On peut choisir de les ignorer. C’est ce qu’on peut définir comme l’irresponsabilité. En tout cas tous ces "sceptiques" qui prétendent savoir mieux que tout le monde devraient se renseigner un peu plus et ne pas consulter qu’un seul site qui répète toujours la même chose et que la catastrophe était impossible alors qu’elle s’est déjà produite...


                                    • pissefroid pissefroid 5 juillet 2008 18:03

                                      Pour compléter mon commentaire, je dois préciser, qu’au FOND, je ne crois pas à la responsabilité de l’espèce humaine dans les modifications climatiques. La connaissance que nous avons du système terre, mer, athmosphère est balbutiante. Penser que l’espèce humaine peut modifier le climat me paraît ressortir de la croyance et non de la science.


                                    • Columbo Columbo 5 juillet 2008 21:14

                                       Les données et les prévisions vont toujours vers le pire : voilà bien un élément sur lequel nous sommes d’accord, et qui devrait précisément vous mettre la puce à l’oreille. Ça ne vous étonne pas, que tout ce que nous est dit aille TOUJOURS dans le sens du pire ?

                                      Oui, les glaciers des Alpes reculent. Encore un moment, et ils seront revenus au niveau où ils étaient il y a deux mille ans, quand Hannibal a franchi les Alpes avec ses éléphants (pas de glaciers à cette époque, vous pensez bien !).


                                    • chria chria 6 juillet 2008 13:50

                                      Là je suis d’accord pissefroid avec vous pour l’instant on ne sais pas si c’est l’homme qui a engendré tout cela, mais on a de fortes suspicions.
                                      Mais comme toujours il existe des doutes, et c’est normal. Or ce n’est parce que ces doutes existent qu’il faut tout nier en bloc.
                                      C’est pourquoi je pense que les articles de Zin (que je trouve par ailleurs très bien car on dirait une sorte de veille, très pratique. D’ailleurs, si je veux lire l’article des chercheurs, je vais le chercher, et ensuite je me fais mon opinion. L’auteur Zin n’est pas responsable des recherches des scientifiques) ne sont pas catastrophiques mais juste instructifs. J’espère juste que J. Zin, lorqu’il tombe sur des découvertes et des observations qui ne vont pas dans le sens de la théorie du changement climatique, ne les censure pas.
                                      Mais cela m’étonnerais, car j’effectue aussi un suivi sur le changement climatique, et rien ne lui échappe, à ce M. Zinzin

                                      Quant aux glaciers dans les alpes, et je suis bien placé pour le savoir (non je ne vis pas dans une crevasse), leur recul ne sont qu’une conséquence indirect de l’augmentation des températures (et d’autres paramètres qui restent anecdotiques, je dis cela juste pour conserver l’aspect complexe de ce phénomène), et que les températures, ça c’est inquiètant.

                                      Bon nombre de systèmes naturels et de structures socio-économiques humaines sont influencés fortement par les paramètres climatiques. Si les températures continuent à augmenter, je ne vous raconte pas les modifications en cascades qui vont se produire (pour les glaciers, c’est surtout une modification des régimes hydrologiques qui seront régulés par edf par ailleurs, un impact biologique et un autre evidement esthétique). C’est sûr, c’est pas la fin du monde, mais il va falloir vite réagir, anticiper les conséquences, prévoir des plans d’adaptation, communiquer auprès du public et des élus sur ces conséquences, être prêt, et attendre... Sans pour autant modifier l’organisation de la planète !
                                      Enfin il faut réfléchir à tout cela, metre des moyens pour l’instrumentation, observer, etc...

                                      Que ce soit l’homme, qu’il y participe ou qu’il n’y soit pour rien, cela n’a pas vraiment d’importance. De toute façon il faut arrêter de polluer et de dégazer, qu’on m’explique alors pourquoi il faut continuer à le faire...
                                      Et pardon pour toutes ces parenthèses...


                                    • HELIOS HELIOS 5 juillet 2008 17:37

                                      La realité du sceptisisme des uns et du sectarisme des autres !

                                      Pourquoi les sceptiques se rebiffent-ils ?
                                      Simplement parce que de l’autre coté, ceux qui pensent que l’homme est (partiellement) responsable des evolutions climatiques n’ont qu’un mot a la bouche : restriction !
                                      C’est en cela que ça gène,

                                      Nous en n’avons déjà parlé sur d’autres fils, mais ce que j’aimerai, c’est voir de vrais responsables qui veulent aider au changement, qui veulent soulager notre contribution negative.... et qui proposeraient, par exemple, de choisir le nucleaire immediatement pour abandonner les centrales a fuel ou a charbon en attendant de trouver une solution meilleure. ils opteraient a lors pour l’optimisation de notre modèle, choisiraient l’efficacité. Or, ce n’est pas le cas, Ils proposent tout de suite la voie de la contrainte maximum, parce que ce sont des sectaires, des ayatollah de l’ecologie.

                                      Ce sont des masochistes, ils veulent se geler les c. l’hiver, prendre une douche une fois par semaine (et pas le bain), marcher à pied... en fait il veulent demonter tout ce qui a fait les fondements civilisateurs de notre développement. Ils sont destructeurs a la place d’etre économes....

                                      Alors, dans ces conditions quand la nature nous envoie des messages peu clairs, interpretables, leur position de repli culpabilisateur me fait choisir moi, la voie de la reflexion, la voie qui rejette leur option et je conteste puisque la nature n’a pas tranché en leur faveur.

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