extrait d’un excellent article de Taïké Eilée
http://www.agoravox.fr/actualites/i...
" L’énorme affaire Able Danger
Autre scandale, dont les Français n’ont, dans leur très grande majorité, jamais entendu parler : le 19 juin 2005, un article du Times Herald révèle l’existence d’une unité de renseignement militaire du nom de "Able Danger", placée sous l’autorité du Commandement des Opérations Spéciales de l’armée des Etats-Unis (SOCOM),
qui avait, selon toute vraisemblance, repéré quatre des futurs
kamikazes plus d’un an et demi avant le 11 septembre ; il s’agissait de
Mohammed Atta, Marwan Alshehhi, Khalid Almihdhar et Nawaf Alhazmi. Les
quatre hommes avaient été identifiés comme des membres d’Al-Qaida
oeuvrant aux Etats-Unis, dans la cellule dite "de Brooklyn". Or, à en
croire le rapport de la Commission, Atta et Alshehhi étaient restés
inconnus des services de renseignement jusqu’au jour des attentats.
L’affaire a été véritablement médiatisée grâce à l’intervention du représentant républicain du Congrès Curt Weldon, le 27 juin 2005, devant la Chambre des Représentants. L’homme tient ses informations du lieutenant-colonel Anthony Shaffer,
qui prétend avoir été associé à Able Danger. Ses allégations ont été
confirmées le 22 août 2005 par Scott Philpott, un capitaine de la Navy
(voir The New York Times, ou Fox News) ; selon ce dernier, "Atta was identified by Able Danger by January-February of 2000".
Le 27 août 2005, c’était au tour d’une troisième source, James Smith -
qui prétend avoir travaillé sur l’aspect technique de l’opération Able
Danger -, de confirmer cette incroyable histoire (Fox News).
Suite à leurs découvertes, les membres de l’unité Able Danger avaient
recommandé au SOCOM que le FBI soit chargé de démanteler la cellule de
Mohammed Atta ; mais les avocats du SOCOM leur avaient rétorqué que ces
informations ne pouvaient pas être partagées avec le FBI.
Dans un article du Wall Street Journal du 17 novembre 2005, Louis Freeh,
directeur du FBI entre 1993 et 2001, considère que ces faits sont les
plus importants révélés depuis la fin de l’enquête officielle. Selon
lui, les découvertes réalisées par Able Danger auraient dû permettre
l’arrestation des membres de la cellule de Mohammed Atta. La
Commission, de son côté, osa affirmer, en août 2005, que l’opération
Able Danger n’était, à ses yeux, "pas historiquement importante". Ce
qui conduit Freeh à s’interroger avec gravité sur la négligence de la
Commission, dont il va jusqu’à remettre en cause la crédibilité : "This astounding conclusion [...] raises serious challenges to the commission’s credibility and, if the facts prove out, might just render the commission historically insignificant itself."
"Laisser-faire" du gouvernement US ?
Tant
d’anomalies dans l’enquête officielle font envisager à certains un
"laisser-faire" des autorités américaines, qui avaient besoin de ces
attentats pour justifier leur entrée en guerre au Moyen-Orient, leur
implantation dans cette zone riche en pétrole, et, plus généralement,
pour mettre en branle le plan du PNAC [Project for the New American Century], qui vise à assurer l’hégémonie mondiale des Etats-Unis au XXIe siècle.
Ainsi, pour Robert Bowman, "the very kindest thing we can say is that they were aware of impending attacks and let them happen". Pour Michael Meacher, "il est clair que les autorités américaines ont fait peu ou rien pour empêcher les événements du 11 septembre." Il rappelle qu’"au moins 11 pays ont averti à l’avance les Etats-Unis des attaques du 11 septembre." Pour John Loftus, ancien procureur fédéral américain et expert en terrorisme, la CIA et le FBI,
avec la masse considérable d’informations dont ils disposaient, ne
peuvent pas sérieusement se réfugier derrière leur prétendue
incompétence pour rendre compte de leur défaillance.
Paul Craig Roberts affirme sans détours : "The 9/11 "terrorist attack" has been manipulated to serve a hegemonic agenda in the Middle East." Avis partagé
par David Shayler, ancien officier du contre-terrorisme britannique
(MI5), ainsi que par le lieutenant-colonel Stephen Butler, membre de
l’US Air Force durant 24 ans : "Of course Bush knew about the impending attacks on America. He did nothing to warn the American people because he needed this war on terrorism" (New York Times du 4 juin 2002)."