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Accueil du site > Actualités > Technologies > Drone d’histoire !

Drone d’histoire !

Petit coup de tonnerre dans la communauté de la défense et des affaires stratégiques en date du 4 décembre dernier : l’U.S. Air Force confirmait officiellement les rumeurs selon lesquelles les forces armées américaines mettaient en oeuvre un nouveau prototype de drone en Afghanistan. Désigné RQ-170 Sentinel, cet appareil ne représente pas une rupture stratégique majeur... pour l’heure. Nénamoins, la confirmation selon laquelle l’U.S. Air Force poursuit bel et bien ses efforts de développement d’un nouveau système aérien inhabité génère de nouvelles hypothèses sur la stratégie américaine des moyens dans le secteur des plate-formes autonomes.

C’est le blog de Jean-Dominique Merchet[1], journaliste pour le quotidien français Libération qui, en ébruitant l’affaire, semble avoir contraint le Département américain de la Défense (DoD) à faire une sortie pour le moins inhabituelle sur le sujet. En dévoilant, le 4 décembre dernier, l’existence d’un nouveau drone de reconnaissance et de surveillance, le RQ-170 Sentinel, dans les cieux de l’Afghanistan (dans la région de Kandahar, plus précisément), le DoD a été amené à communiquer sur le dernier né des bureaux Skunk Works, unité en charge des projets « noirs » de Lockheed Martin[2].

De cette annonce, une controverse est née qui porte, indifféremment, sur les sous-systèmes embarqués par la plate-forme, sur les missions réelles qui viendraient à être confiées à terme à l’appareil ou, encore, sur les performances du dispositif en matières de furtivité, de charge utile, de rayon d’action et d’autonomie. Tâchons, dès à présent, de nous pencher sur les hypothèses que nous suggèrent l’existence et le dévoilement de ce projet.

Reconnaissance, combat ou bluff ?

Hypothèse numéro 1 : les forces armées des Etats-Unis poursuivent le développement d’un appareil aérien autonome chargé d’assurer la succession des systèmes de reconnaissance et de surveillance actuellement en service (pilotés et non-pilotés). Depuis plusieurs années, en effet, les forces U.S. investissent dans la mise au point d’un senseur aérien high-tech (désigné Sensorcraft), appelé à intégrer en une seule et unique cellule l’ensemble des moyens existants d’imagerie, d’écoute et de reconnaissance. Le Sensorcraft a pour but d’accueillir une multiplicité de capteurs sophistiqués comprenant, entre autres, l’imagerie hyperspectrale ou encore des radars pour la détection de cibles sous couvert de végétation. Un article de la revue professionnelle C4ISR du mois d’août 2007 constatait que les bureaux Skunk Works semblaient avoir atteint le niveau le plus avancé de conception d’un tel prototype. Ceci en comparaison des efforts déployés par Boeing et Northrop Grumman sur ce même segment[3]. Devons-nous voir dans le RQ-170 Sentinel une première ébauche de ce système ? Probable.

Hypothèse numéro 2 : l’existence du RQ-170 prouve que les Etats-Unis poursuivent leurs efforts en vue du développement d’un système de combat aérien autonome ; l’allure du RQ-170 laissant, a priori, supposer la possibilité d’un emport de munitions en soutes. Le fait que l’appareil photographié soit, pour l’heure, limité à des vols de reconnaissance et de surveillance, ne préjuge en rien des évolutions futures possibles d’un tel prototype qui tendraient, dès lors, vers le développement de drones de combat. Par le passé, l’U.S. Air Force, l’U.S. Navy et la DARPA (Defense Advanced Research Project Agency) avaient conduit un programme conjoint de démonstrateur technologique de drone/senseur de combat, dénommé J-UCAS (pour Joint Unmanned Combat Aerial System). Né de la fusion de deux projets démarrés sur fonds propres par les industriels Boeing (X-45) et Northrop Grumman (X-47), le J-UCAS réunissait l’USAF et l’USN autour d’un programme de développement commun, destiné à tester la faisabilité et l’utilité d’une architecture réseaucentrée de combat dans laquelle les cellules aériennes autonomes étaient appelées à constituer les chevilles ouvrières.

En février 2006, le DoD choisit de mettre un terme au programme J-UCAS afin de le réorienter vers un projet de recherche destiné à concevoir un futur bombardier à long rayon d’action. Au vrai, les véritables raisons de l’abandon du programme étaient à trouver ailleurs. Parmi elles, on pouvait citer les rivalités interservices quant aux spécifications techniques des prototypes, l’absence d’une vision commune de développement entre les services ou encore l’extension immodérée des besoins formulés par l’USAF et l’USN à l’endroit des systèmes. Avec comme corolaire, des dépassements de délais et de coûts laissant craindre que la mise en œuvre de tels drones ne présente aucun avantage comparatif par rapport aux plates-formes de combat pilotées de nouvelle génération (F-22 et F-35).

Pour autant, l’abandon du J-UCAS n’a pas mis fin au développement des sous-systèmes technologiques dont il a accouché. Aussi, dans le courant 2007, l’U.S. Navy a-t’elle confirmé son intention de relancer en propre le défunt projet dans le cadre du programme UCAS-N en visant, notamment, la conception d’un système aérien autonome pouvant opérer depuis ses porte-avions.

Le RQ-170 Sentinel est, pour sa part, développé par Lockheed Martin. Au travers de ce nouveau système aérien autonome, Lockheed Martin pourrait réitérer sa tentative de reprendre la main face à ses concurrents que sont Boeing et Northrop Grumman.

Hypothèse numéro 3 : le dévoilement du RQ-170 se situe au cœur d’une vaste opération de communication et de guerre psychologique principalement à l’adresse de l’Iran voisin. Cette hypothèse est loin d’être négligeable et s’appuie sur des précédents. Il faut ici rappeler que l’exemplaire du RQ-170, surpris à son décollage, a été photographié à… l’aéroport international de Kandahar ! Chacun en conviendra : il est des lieux bien plus appropriés pour conserver des projets de systèmes d’armes dans l’anonymat. Le RQ-170 aurait-il donc été volontairement exposé par les forces armées des Etats-Unis ? Le dévoilement du projet est-il destiné à faire pression sur le régime iranien ou sur tout autre compétiteur potentiel ? Rien ne doit être exclu.

Evolution ou rupture ?

À l’évidence, l’existence officielle du RQ-170 Sentinel nous confirme la volonté affichée par les Etats-Unis de poursuivre le développement d’une forme de combat désengagé (ou sans engagement), quoi que peuvent laisser supposer les dernières décisions de l’Administration Obama. Notons que la revue de posture globale (RPG) des Etats-Unis, adoptée en 2004 sous la Présidence Bush, n’a pas été désavouée par l’actuelle Administration. La RPG peut raisonnablement laisser supposer que la conception de senseurs de combat autonomes avec un niveau de prise de risque humain minimal s’avère essentiel pour compenser la contraction graduelle des bases militaires déployées outre-mer.

Le dévoilement (intentionnel ?) du programme RQ-170 ne doit cependant point nous distraire de la réalité des développements des systèmes d’UAV et d’UCAV aux Etats-Unis. Bien que la prise de risque, caractéristique de la culture technologique américaine, ait pu aboutir à un certain nombre de ruptures techniques en ces domaines, l’histoire du développement des drones aux Etats-Unis est également parsemée d’échecs. Nombre de programmes ont, en effet, subi les effets d’un manque de rigueur dans la définition des besoins et des spécifications par les services. En d’autres termes, la reconnaissance officielle du RQ-170 confirme davantage un certain nombre de tendances connues qu’elle ne nous informe sur des radicalisations technologiques nouvelles.



[2] David A. Fulghum, « USAF Confirms Stealthy UAV Operations », Aviation Week, December 4, 2009, cf. http://www.aviationweek.com/aw/generic/story_generic.jsp?channel=defense&id=news/BEAST120409.xml&headline=USAF%20Confirms%20Stealthy%20UAV%20Operations ;

[3] Paul Richfield, « Lokking Ahead », C4ISR : The Journal of Net-Centric Warfare, Defense News Media Group, volume 6, numéro 7, p. 20.

 

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59 réactions à cet article    


  • morice morice 22 décembre 2009 15:55

    Lockheed Martin est lié aux neocons depuis Rumsffeld, et ce drone n’a rien de nouveau : tout le monde savait qu’il était en développement. Qu’on l’a présenté ailleurs comme une ultime application des frères Horten est une solution de facilité : toute aile volante est de la famille Horten en réalité. De même, faudra m’expliquer en quoi un drone est un désengagement quand on s’aperçoit que ceux en activité tirent des Hellfire. Il est évident que l’appareil décrit est assez vaste pour en contenir : comme le Boeing évincé, qui vient de reprendre l’air pour de nouveaux développements.... bref votre article, au lieu d’expliquer, n’apporte rien que l’on ne sache déjà. Le terme de désengagement est complètement fallacieux au moment où on assiste toujours à a des assassinats ciblés : il eut mieux valu parler du contrôle des drones Predator par les mercenaires de Blackwater /Xe : c’est CELA le problème le plus important, le reste c’est du baratin. Bref, vous évitez le débat essentiel de ce genre de sujet : ce n’est pas le type d’appareil qui va changer quoi que ce soit : ce sont ceux qui le contrôlent qui importent !


    • Alain De Neve 22 décembre 2009 16:23

      Cher Morice. Merci de m’exposer votre science avec tant de finesse et de prose. Deux précisions : 1. Quand je parle de désengagement, il s’agit d’un désengagement de la présence humaine. 2. Si je ne me trompe, l’assassinat ciblé n’est pas une invention très récente. Il a toujours existé et existera toujours...avec ou sans drones...avec ou sans BW. Et, à ma connaissance, la technique de l’assassinat ciblé a été indifférement pratiqué par les Etats et les « milices privées » (désignons les de cette façon).

      Au plaisir de lire vos réactions.


    • morice morice 22 décembre 2009 16:31

      Si je ne me trompe, l’assassinat ciblé n’est pas une invention très récente. Il a toujours existé et existera toujours.


      pas par des drones ! et encore moins par une firme privée en cheville directe avec la CIA : vous passez à côté de l’essentiel du sujet ! ce ne sont en rien les appareils qui comptent ! 

    • Alain De Neve 22 décembre 2009 16:38

      Faudrait savoir. D’un côté vous me dites que la particularité de l’assassinat ciblé d’aujourd’hui est qu’il est exécuté par des drones et de l’autre vous me dites que c’est pas le matériel qui compte...

      Historiquement, le matériel compte ! Car il multiplie l’espace entre les belligérant. Cela procède d’ailleurs, ici aussi, d’une évolution millénaire. Le combattant a toujours recherché (du moins en occident) à établir une distance toujours plus grande entre lui et son adversaire. L’espace dominé par un seul homme doté d’une technologie sans cesse plus perfectionnée a eu pour objectif d’accroître l’espace lacunaire entre les forces. Autre point : la remarque qui consiste à dénoncer l’emploi des drones pour les opérations d’assassinat ciblé me rappellent les réactions futiles de l’Eglise qui dénonçait à la fin du Moyen-Age l’emploi de l’arc à flèche... c’est vrai, finalement, nous ne faisons preuve d’aucune originalité !


    • Halman Halman 23 décembre 2009 09:32

      Ca Morice c’est franchement casse couille comme réactions.

      Le genre j’ai jamais touché un manche de ma vie mais en aéro je sais tout mieux que tout le monde.


    • Yohan Yohan 23 décembre 2009 09:39

      Inutile de discuter avec« Momo je sais tout ». Vous êtes devant une sommité de l’aéronautique, un expert du complot occidental, un historien de la musique contemporaine (j’en oublie sûrement) smiley


    • morice morice 23 décembre 2009 10:21

      on va demander à un spécialiste de la soupe à l’oignon comment on prépare un drone pour aller bombarder au Hellfire, et à un pilote de planeur comment ont vole à Mach2... là on a affaire à deux spécialistes, il est vrai...


    • Gourmet 22 décembre 2009 16:25

      Effectivement la privatisation de l’armée déclenche inévitablement une myriade de questions :
      - qui finance ? Toujours le contribuable américain ? Le contribuable finance donc l’industrie privée ? Il en est conscient ?
      - quel impact sur les budgets, sur les négociations au niveau du Congrès ?
      - etc, etc.

      db


      • Alain De Neve 22 décembre 2009 16:30

        Tout à fait. D’ailleurs, c’est là que je rejoins la remarque faite par Morice sur la question du « qui contrôle ». A Berlin, lors d’une conférence où le CIO d’un grand groupe privé de sécurité s’exprimait, la question posée avait été de savoir : qui assume la responsabilité et qui contrôle les actions d’un tel groupe. Réponse de l’intéressé : « nous », point. C’était clair, bref et limpide. L’éthique (ah Morice, j’entends déjà d’ici votre réaction : « expliquez-moi comment vous pouvez parler d’éthique dans la guerre »... vaste débat)... bref l’éthique ne semblait pas au menu.


      • wawa wawa 22 décembre 2009 16:29

        les drones semblent avoir un talon d’achille : les bombe à flash electromagnétique
        (je ne connait plus leur dénomination exacte) capables de griller les sensors électroniques.
        pour l’instant seul des bombes atomiques en sont « naturellement » capables

        l’arrivée massive de ces drones doit pousser des concurents potentiels (russie chine surtout)
        a multiplier les recherches dans ce domaine.

        quelqu’un a t’il des embryons d’info à ce sujet.
        On peut supposer que les ricain ont cherche a blinder l’électronique de leur drone, l’eternel evolution épee- bouclier


        • Alain De Neve 22 décembre 2009 16:32

          Les Russes travaillent sur un projet de démonstrateur technologique (comme toutes les puissances, sans nul doute) : le SKAT. Sa conformation ressemble d’ailleurs très fort à un F-117. On soupçonne les russes d’avoir récupéré des infos sur les techniques de furtivité de F-117 lorsqu’un exemplaire fut abattu par la Défense antiaérienne serbe en 1999. Pas très furtif, finalement smiley


        • morice morice 22 décembre 2009 16:33

          il y a plus simple que çà leur absence de protection des transferts de données, au nom de la rapidité de transfert : un logiciel à 18 euros les fout par terre !


          • morice morice 22 décembre 2009 16:36

            « bref l’éthique ne semblait pas au menu »


            je ne pense pas qu’une armée qui vient torturer en Lituanie, territoire européen, puisse évoquer le mot en effet = ce sont bien des assassinats ciblés avec victimes collatérales : 650 personnes sur 65 sorties ou à peu près (c’est de tête)... le problème est aussi là. 

            • Alain De Neve 22 décembre 2009 16:41

              Là je vous rejoins !


              • morice morice 22 décembre 2009 16:42

                Pas très furtif, finalement 


                l’essentiel de la furtivité, à part la forme, est dans la composition de la peinture de revêtement. une fois le F_117 abattu, ils l’avaient.


                « We know he is telling the truth. ... The F-117 was designed to be stealthy against modern radars. Against old long pulse duration radars, its not stealthy, » said O’Halloran. « People in the West do not like to say that. »


                raison de la chute du F-117 : un vieux radar et un bon vieux missile SAM..

                • morice morice 22 décembre 2009 16:46

                  Faudrait savoir. D’un côté vous me dites que la particularité de l’assassinat ciblé d’aujourd’hui est qu’il est exécuté par des drones et de l’autre vous me dites que c’est pas le matériel qui compte...

                  non, car un hélico Apache et un drone délivrent le même matos !!!

                  ce sont bien ceux qui le tirent les principaux concernés : en l"occurrence des MERCENAIRES.

                  • morice morice 22 décembre 2009 18:30

                    ah, suivi à la culotte, comme d’hab.... pénible, c’est vraiment pénible !


                    • morice morice 22 décembre 2009 18:55

                      les raisons du changement de drone 



                      les Predatos sont connotés désormais... 

                      faudra savoir si après cette date des victimes de Predator seront trouvées : c’est l’ARMEE qui a repris le contrôle de l’armement des engins : TOUT LE DEBAT EST LA, ça n’a JAMAIS été un débat technique ! 

                      le plus symptomatique, c’est la REVELATION du brouillage des Predators par un logiciel à moins de 20 euros..

                      n’oubliez pas non plus les « attireurs de Predator » que j’ai décrit ici..

                      les raisons du changement de drone 



                      les Predatos sont connotés désormais... 

                      faudra savoir si après cette date des victimes de Predator seront trouvées : c’est l’ARMEE qui a repris le contrôle de l’armement des engins : TOUT LE DEBAT EST LA, ça n’a JAMAIS été un débat technique ! 

                      le plus symptomatique, c’est la REVELATION du brouillage des Predators par un logiciel à moins de 20 euros..

                      n’oubliez pas non plus les « attireurs de Predator » que j’ai décrit ici..

                      oups bon lien pour l’article ici :





                      et là on tombe bien sur davantage de travail des troupes au sol que des Predators eux-mêmes : c’est un ENSEMBLE... et la technique seule du drone est insuffisant

                      • Png persona-nongrata 22 décembre 2009 19:17

                        C’est bien gentil tout ça mais en attendant voila ce que l’on peut faire avec 25 dollars :) :) :) 




                        Selon le quotidien américain Wall Street Journal, la résistance irakienne a utilisé à de nombreuses reprises des logiciels à bas coût et faciles à trouver sur le marché pour intercepter des données transmises par les drones américains. 

                        Citant des responsables de la défense et du renseignement, le quotidien affirme que « la résistance irakienne soutenue par l’Iran utilise des logiciels comme SkyGrabber - accessible sur internet pour moins de 26 dollars - pour pirater les drones », ces avions sans pilote. 

                        Cette pratique a été découverte en juillet 2009, lorsque l’armée d’occupation américaine a découvert sur l’ordinateur portable d’un résistant arrêté des fichiers vidéo provenant de drones. 
                        Ils ont découvert « des centaines de preuves », a affirmé au journal une source avertie. « Cela fait désormais partie de leurs outils », a ajouté cette source. 

                        Certains des exemples les plus fournis de ces interceptions ont été découverts en Irak, mais la même méthode a également été employée en Afghanistan et pourrait facilement être utilisée dans d’autres zones où l’armée américaine utilise des drones. 

                        Le logiciel SkyGrabber et les autres programmes du même type utilisent le lien crypté entre le drone et le contrôle au sol. 
                        Des responsables de la défense ont assuré au journal que des efforts étaient mis en oeuvre pour résoudre le problème, mais ont précisé que renforcer la protection d’un système qui a une dizaine d’années n’était pas évident et nécessite de moderniser plusieurs composants du système de transmission entre les drones et le contrôle au sol. 

                        L’un des concepteurs de SkyGrabber, mis au point par le groupe russe SkySoftware, a affirmé au quotidien qu’il ignorait que le programme pouvait servir à intercepter des données transmises par les drones. 
                        Le logiciel « a été conçu pour intercepter de la musique, des photos, des vidéos, des logiciels et autres contenus que d’autres utilisateurs téléchargent sur internet, pas des données militaires ou d’autres informations commerciales, seulement des contenus légaux en accès libre », a assuré Andrew Solonikov au journal. 



                        Bravo aux résistants de tous les pays à l’impérialisme des financiers.




                        • Alain De Neve 22 décembre 2009 20:17

                          Merci beaucoup pour ces informations ! Qui plus est, délivrées avec style et respect !

                          Néanmoins... bah oui, il y a toujours un néanmoins smiley Nous sommes, comme le dit Luttwak dans un système de mesure/contre-mesure.


                        • morice morice 23 décembre 2009 10:44

                          je l’avais déjà signalé (« un logiciel à 18 euros ») et l’auteur vous répond comme quoi il ignorait le phénomène : c’est trop drôle pour quelqu’un qui se dit spécialiste : l« info est dans toutes les rédacs depuis deux semaines.... comme quoi, n’en déplaise à Halman ,on peut avoir une étiquette (auto proclamée là) et ignorer totalement son sujet... 


                          je le répète : ce ne sont pas les drones qui comptent, ce sont ceux qui les dirigent : en l’occurrence jusqu »à une date récente la CIA et les mercenaires de Xe. Ignorer également ce sujet est grave : noyer le public avec des considérations techniques sans aucun intérêt du baratin. Le sujet n’est pas de savoir si un nouveau drone existe : c’est de savoir qui va diriger les anciens à nouveau. Et ce qu« en pense le Pakistan, qui, jusqu »à maintenant, demandait la fin de leur utilisation sur son territoire. Là est le prpoblème essentiel : c’est bien de la POLITIQUE et non de la technique. On enfume le lecteur avec des pseudos considérations d’ordre technique. 

                          Quand bien même on voudrait parler technique, on citerait en ce cas la nouvelle formule à réaction du Predator, ou le taux d’attrition de l’engin, qui est ENORME. Les USA en ont perdu la moitié sur défaillance technique sur le premier modèle : la raison ? Son moteur était celui d’un skidoo. Le second a turbine a moins souffert, mais les crash ont continué. L’autre raison étant le pilotage à 15 000 km de là : le délai de réponse a imposé cette technologie sidérante de transfert de données NON CRYPTEES. Ce faisant, une simple antenne de réception télé et un ordi portable vous fait prendre la main sur l’engin à plusieurs millions de dollars pièces. C’est une GABEGIE lamentable, et révèle un manque évident de visée à long terme des équipementiers de l’armée : ils ont vendu un concept merdique, qui a un énorme avantage : comme il s’écrase régulièrement, il faut le remplacer : c’est un peu un drone Microsoft : jamais fini, instable, virussable. Idéal pour être renouvelé régulièrement ! les bénéficiaires sont les VENDEURS, pas l’armée... 

                          le problème est là : c’est celui évoqué par Eisenhower, et c’est celui qui bouffe les USA depuis 1960... le lobby des vendeurs d’armes dictent leurs lois, l’armée en est dépendante. Là, avec les mercenaire privés comme armuriers de drone, c’est le système parfait : c’est la CIA qui s’en charge, pas de compte à rendre au concitoyen : on peut ENFOURNER des millions de dollars pour un résultat bien mince : sur les 650 morts, il y a eu 2 grands responsables d’Al Quaida d’assassinés. C’est le pire des systèmes en rapport qualité -coût. Même les bombardements hebdomadaires à la Guernica devaient être plus « rentables ». 

                        • Cug Cug 22 décembre 2009 20:39

                           Ouai ben avec les centaines voir les milliers de milliards de dollars alloués au Pentagone, l’US army fait bien de sortir de temps en temps un nouveau produit militaire, mais un drone je trouve cela léger ?!

                          Il a quoi d’extraordinaire ce drone ?

                           


                          • morice morice 23 décembre 2009 10:58

                            il a quoi d’extraordinaire ce drone ?


                            rien ! ce sont des spotters qui l’ont photographié, et les neuneus en quête de scoop ont sauté sur l’occase pour ressortr tout ce qu’ils pouvaient : dans le site de Défense de Libén on a ressorti la c omparaison avec le Horten récemment remis à neuf par des employés de Grumman... bref, on a fait comme d’hab : on a encensé un bidule qui n’a pas plus d’intérêt qu’un autre.


                            le problème n’est pas là : le problème est la mainmise des créateurs du Prédator sur le marché. Même Boeing avec son drone s’est fait distancer car le sien est non armé. Le Predator est devenu le maître étalon le jour où il est devenu bombardier et a donc remplacé un avion complet. Or, cela s’est fait de façon fort particulière : ce n’est ni l’armée ni l’US AIR FORCE qui ont agi mais la CIA et Xe : les dones appartenant à l’Air Force ont été pilotés par des gens qui n’en sont pas, et leur armement installé par du privé. Le PROBLEME EST LA !

                            si Obama veut arrêter ça (le contrat de Xe et du Predator a été clos la semaine dernière) il faut trouver autre chose : un autre vecteur, ou que l’armée reprenne la main. Visiblement, l’arrivée d’un nouveau drone signifie une tentative DIFFERENTE. 



                          • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 23 décembre 2009 15:44

                            @ Morice. 


                            Bien d« accord que ça ne changera pas l’équilibre des forces. Mais est-ce qu’avec le temps ca ne permettra pas une disparité encore plus grande entre le pertes du pays »à la fine pointe" et celles du pays cobaye ? Ce qui est la voie vers des interventions d eplus en plus bêtes et méchantes ?

                            Pierre JC Allard 

                          • paul 22 décembre 2009 21:25

                            Devant les avantages de cette nouvelle arme - moindre coût, grande autonomie,discrétion
                            ( pilotée depuis le Nevada) ,les US en disposent de plusieurs milliers .
                            cf. Le Monde Diplomatique-dec.2009 .


                            • ASINUS 23 décembre 2009 08:10

                              «  bref votre article, au lieu d’expliquer, n’apporte rien que l’on ne sache déjà. Le terme de désengagement est complètement »

                              comme l auteur l auras remarqué il ne fait pas bon pietiner le pré carré du Professeur Morice , l article de l auteur a plusieur atouts par comparaison avec ceux l atrabilaire professeur morice
                              1/ il ne l a fait pas « attendez vous a savoir »
                              2/il pose les bonnes questions
                              3/il ne pretend pas detenir la verité de toute eternité
                              4/ l auteur repond avec courtoisie a ses contradicteur
                              c est pour cela que le modeste lecteur asinus lui attribue
                              jeu set et macht face au vindicatif plumitif stakanoviste de l aerien


                              • morice morice 23 décembre 2009 11:03

                                non, vous lui atttribuez l’inverse de la détestation que vous avez. Ça ne suffit pas pour en faire un bon article qui passe à côté du problème essentiel. C’est le CONTROLE du drone qui importe, pas l’ESPECE de drone !


                              • ASINUS 23 décembre 2009 11:36

                                que ne le demontriez vous sans acrimonie et d un ton moins péremptoire .
                                Ma detestation ne concerne vos propos sur le fond mais sur vos mauvaises manieres
                                et votre vindicte perpetuelle a tout contradicteur.
                                 


                              • Halman Halman 23 décembre 2009 09:30

                                La photo ressemble trop à un vieux Sykorsky S51.

                                La dronisation en aéronautique ce n’est pas une idée nouvelle.

                                Dès les années 1930/40 des ingénieurs plus ou moins utopistes s’essayaient à des engins volants automatiques autonomes (ça a commencé avec les missiles qui ne sont pas une invention si récente), les guidés par radios ou par fil du sol ou d’un autre appareil, etc ; jusqu’au projets genre Neuron de Dassault qui rêve de remplacer ses pilotes par un engin totalement indépendant qui prend des décisions élémentaires.
                                Mais qui est totalement nul en combat aérien. Il sait envoyer des missiles à bon escient, mais en combat tournoyant c’est une merde ridicule.
                                L’utopie de remplacer un humain par un robot, fut il bourré d’intelligence artificielle et de systèmes experts.


                                • morice morice 23 décembre 2009 11:09

                                  Mais qui est totalement nul en combat aérien. Il sait envoyer des missiles à bon escient, mais en combat tournoyant c’est une merde ridicule.


                                  Halman, vous savez j’espère que dans un Predator, déjà, il y a l« équivalent de 12 000 commodore 64 comme le votre ?

                                   »combat" tournoyant : le F-22 qui a été conçu selon ce principe avec ses tuyères orientables est déjà mis sur la touche ! votre vision de l’aéronautique est digne de la période de René Fonck ! Vous enfilez les platitudes Halman ! bientôt vous allez nous faire le coup de la chevalerie des années 1916.... ratiboisée par les mitrailleuses ! vous êtes un archaïsme vivant ici, Halman !

                                  • Triodus Triodus 23 décembre 2009 09:40

                                    Godzilla à Nagano..


                                      • morice morice 23 décembre 2009 11:01

                                        on venait juste de parler des neuneus qui comparaient le Sentinel à l’Horten 229... bingo !


                                      • le-Joker le-joker 23 décembre 2009 10:22

                                        Mr de Neve,


                                        Veuillez immédiatement retirer cet article des colonnes sur Agoravox, ceci étant réservé au Morice Ceaucescu de l’information, le danube de l’information, le génie des articles.
                                        De plus nous vous informons que vous ferez immanquablement parti de l’extrême droite si par hasard Mr Morice vous faisait l’honneur de venir commenter votre article et que vous ne soyez pas en total accord avec ses dires.

                                        Ne dites pas que vous n’êtes pas prévenu !

                                         smiley

                                        • morice morice 23 décembre 2009 11:11

                                          Devant les avantages de cette nouvelle arme - moindre coût, grande autonomie,discrétion
                                          ( pilotée depuis le Nevada) ,les US en disposent de plusieurs milliers .
                                          cf. Le Monde Diplomatique-dec.2009 .


                                          moindre coût humain avant tout et moindre consommation de kérosène : pour le reste, c’est pas donné étant donné que la moitié s’écrase par accident....

                                          et pas plusieurs milliers ! ne révez pas !

                                          • nhjsenior 23 décembre 2009 11:47

                                            la vache tu te rends compte les ZUSA utilisent des drones a pompe thermofuge avec coulisse intégrée.

                                            Le genre d’article que tu te demandes ou se trouve la finalité. Mais bon si le gars y fait sa these sur la (DE) CONSTRUCTION SOCIALE DES PROGRAMME D’ARMEMENT, tu as le droit de rester bouche bée.

                                            Je sais bien qu’Agoravox est ouvert à tout et a tous mais bon la je finis par avoir un peu la nausée


                                            • snoopy86 23 décembre 2009 11:48

                                              Ces saloperies de drones vont créer du chômage

                                              Que vont devenir les honnêtes spécialistes de l’action ciblée ?

                                              Remplacés par 2-3 spécialistes du jeu vidéo confortablement installés dans leur bureau.

                                              Tout se perd....


                                              • Internaute Internaute 23 décembre 2009 12:44

                                                Qui peut croire encore à l’utilité d’un combat désengagé ? Le seul combat désengagé qui vaille est l’envoi d’un missile nucléaire.

                                                Sinon, on ne fait que détruire pour détruire, sans jamais contrôler le terrain ni maîtriser l’ennemi. L’utilisation de drones en arme de combat (il reste intéressant en reconnaissance) n’est qu’une évolution des assassinats ciblés comme les commettent les juifs dans la bande de gaza ou au Liban (Cheik Yamin et Hariri entre autres). Il s’agit d’une guerre sale, de type guerilla terroriste, qui justifie tous les attentats qui pourraient être commis dans le métro de New-York ou l’empoisonnement de l’eau potable des USA.

                                                Les populations qui subissent les drones sont moralement autorisées à tuer n’importe quel américain, de n’importe quel âge, civil, militaire ou simple touriste, où qu’il se trouve. C’est déjà assez dégueulasse de balancer des BLU dans les noces afghanes. Les combatants peuvent encore attaquer les bases aériennes. Conduire un drone au-dessus de la Serbie ou de l’Irak depuis une planque au Névada mérite le plus profond mépris. C’est un crime de guerre.

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