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Accueil du site > Actualités > Technologies > Du quantique au classique : Que percevons-nous du monde ?

Du quantique au classique : Que percevons-nous du monde ?

La mécanique quantique est largement validée en tant que théorie descriptive du comportement de l’univers à l’échelle atomique. Le fait qu’elle fonctionne expérimentalement implique qu’au moins l’un de deux éléments de ce qui fonde “notre” réalité, la localité (les propriétés d’un objet sont indépendantes de toute influence extérieure) et le réalisme (les propriétés d’un objet existent indépendamment de la mesure), soit faux.

A notre échelle (dite classique) et pour reprendre le même exemple que dans l’article Univers multiples, physique quantique et au-delà dont celui-ci est en fait la suite, notre chaussette rouge existe indépendamment de tout effet externe, et reste rouge que nous l’observions ou pas. Ce qui n’est pas le cas à l’échelle quantique : l’interaction à distance (non localité, ou intrication quantique) fut démontrée par la fameuse expérience de Alain Aspect en 1982 et le non-réalisme fut démontré en 2006 par Anthony Leggett (Prix Nobel de Physique 2003), Markus Aspelmeyer, Tomasz Paterek et Simon Gröblacher au sein du Institut für Quantenoptik und Quanteninformation à Vienne, dirigé par Anton Zeilinger. Certes ces démonstrations ne sont pas absolues (peu de choses le sont à cette échelle) mais très solides néanmoins.

Si au niveau quantique ma chaussette n’existe que quand je l’observe, et que sa couleur dépends d’influences extérieures à elle-même, où se trouve la “vraie” réalité ? En effet notre réalité classique, solide, locale est composée de toutes pièces d’éléments quantiques : ma chaussette rouge est composée de molécules faites d’atomes faits d’électrons et de protons, etc…. On accepte habituellement la notion de décohérence pour désigner le passage de la réalité quantique (en fait une superposition de tous les états possibles) à la réalité unique classique, et cette décohérence a lieu avant que nous puissions l’observer du fait des nombreuses interactions entre l’élément quantique et son environnement.

Tout l’enjeu des ordinateurs quantique, par exemple, est d’arriver à maintenir l’état superposé le plus longtemps possible. Mais d’après Caslav Brukner il n’y a pas de raison fondamentale pour que cette décohérence s’applique aussi rapidement et nous devrions pouvoir voir ces états superposés même pour des objets macroscopiques. Il démontra en 2007 que la réalité quantique existe peu importe la taille de l’objet et l’interaction avec l’environnement, mais que nous ne pouvons la voir du fait de la nature de nos sens : nous n’avons pas la sensibilité nécessaire pour “voir” la réalité quantique et donc nous simplifions, du fait de nos limitations, le monde en une image qui est la physique classique.

D’autres êtres avec des sens très différents des nôtres créeraient d’autres simplifications à partir de cette même réalité quantique, et ce que nous percevons comme “le monde réel” pourrait apparaître comme tout à fait autre chose à ces êtres-là.

Mais qu’est donc ce monde quantique ? Pour Zeilinger et son groupe, la mécanique quantique est une méthode d’encodage d’information, et la manière donc nous extrayons cette information (à la base, nos sens) construit notre vision du monde. C’est la manière utilisée par l’Univers pour stocker l’information, mais nous savons également depus les travaux de Claude Shannon et Rolf Landauer que l’information est fondamentalement quelque chose de physique : il y a une relation entre la manipulation d’information et l’augmentation de l’entropie de l’Univers. L’information n’est pas quelque chose de purement abstrait et détachée de la réalité physique. Alors, demande Zeilinger, tout comme la relativité de Einstein nous a appris à ne plus faire de distinction fondamentale entre l’espace et le temps, peut-on encore distinguer l’information de la réalité elle-même ? (1)

Sortant ici du cadre de la physique pour aborder un cadre plus philosophique, si notre perception du monde via nos cinq sens “classiques” est un ersatz d’une réalité fondamentale quantique dont les projections possibles sont en principe multiples, pourquoi nos autres perceptions ne serait-elles pas simplement des images d’autres facettes de cette réalité ? Il existe dans les cultures humaines nombre de “sens” qui ne relèvent pas, à priori, de nos capteurs mécano-chimio-optiques mais dont rien ne permet de dire qu’ils sont pour autant moins valables. L’intuition, les rêves mais plus encore, par exemple, les perceptions chamaniques attribuant une conscience à des éléments tels les végétaux et les pierres, ne sont-elles pas alors des manières complémentaires de percevoir “la” réalité ?

Allons encore un peu plus loin, si la réalité et l’information ne sont finalement que les deux faces d’une même pièce et que nous-même ne faisons qu’interpréter, grossièrement, cette information à travers nos sens nous agissons en fait comme un projecteur qui reçoit une information (le monde quantique) et la projette sous la forme d’une image (le monde que nous percevons) limitée par la “résolution” du projecteur – la limite de nos sens. Et ceci me semble rejoindre un modèle initialement développé par le physicien David Bohm dont j’ai déjà parlé sur ce blog : la théorie de l’univers holographique : pour faire l’analogie avec la projection holographique que nous connaissons, l’information de l’Univers serait encodée sur la surface interne de celui-ci (en 2D) et notre esprit serait capable de la projeter en 3D pour créer l’illusion de notre monde classique. Je vous laisse méditer.

(1) http://seedmagazine.com/content/print/the_reality_tests/


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25 réactions à cet article    


  • Deneb Deneb 12 janvier 2012 14:34

    La tâche la plus difficile qui attend la philosophie contemporaine sera de redéfinir la réalité. Mission impossible, je dirais.


    • Jean 12 janvier 2012 15:17

      Une question que vous ne posez pas, c’ est pourquoi construis-je une réalité et que l’ autre humain construit la même (ou à peu près -un « autre » voit peut-être rouge ce que je vois vert depuis l’ enfance ce qui ne gêne rien dans le quotidien-) ? nous co-créons notre réalité.

      Le principe holographique s’ applique aussi à l’ humain : les mentaux sont « oeil » d’ un « Je suis » universel...


      • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 12 janvier 2012 15:19

        Une question que vous ne posez pas, c’ est pourquoi construis-je une réalité et que l’ autre humain construit la même


        Sans doute parce que nos sens et processus cognitifs sont très semblables. 

      • Pierre-Marie Baty Pierre-Marie Baty 12 janvier 2012 16:14

        Bonjour Jean,

        Votre commentaire est magnifique. Vous avez tout compris.


      • Jean 12 janvier 2012 18:40

        Bonjour à tous,

        le résultat de la décohérence est le même pour tous : pas si évident et étrange constat de la théorie, mais heureusement pour notre réalité. Une trace donc à chercher sur une unicité de l’ Humanité (?) au delà des sens.


      •  C BARRATIER C BARRATIER 12 janvier 2012 16:12

        Je partage d’autant plus le sens de la relativité de ce que nous considérons comme connu que je déteste ceux qui veulent imposer comme définitives n’importe quelle théorie philosophique, religieuse ou scientifique.

        C’est peut être bien là le sens de la vie ...Voir dans la table des news :

        Sens de la vie, sens de l’univers      

        http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=59


        L’important pour les hommes est leur quête et de progresser dans la compréhension de ce qu’ils mettent dans une théorie provisoire. Une théorie permet de rédiger des hypothèses, de les vérifier, ou de les infirmer, ce qui modifiera la théorie. Mais par les théories vérifiées puis de leurs applications développées, que de progrès dans tous les domaines. Nous bénéficions largement de cet effort en particulier dans les domaines scientifiques et technologiques.

        C’est en tout cas le sens de la vie des hommes de chercher, ...et ils ont ainsi nécessairement une petite action sur l’univers, peut être dans le cadre d ’une liberté...à moins que cela soit aussi fortement conditionné. Je pense (ou j’espère) que les grands savants qui jusqu’ici ont su donner du concret et même de l’expérimentation probante à des thèses qui ne sont pas tombées du ciel, ont créé quelque chose d’utile comme des artistes dans un autre domaine. L’Art n’est il pas un anti destin ? (je suis d’accord avec MALRAUX sur ce point).

        • robin 12 janvier 2012 16:25

          Se pourrait-il que le « je pense donc je suis » de Descartes soit plus profond qu’on ne l’imaginait et doive se reformuler en « je pense donc je fais exister » ?

          Certains philosophes et parfois des savants pensent que la réalité n’est que le résultat du consensus de l’ensemble des esprits qui la peuplent sur ce qu’il convient de penser comme matériel ou pas.

          ca laisserait entendre qu’il existe des lieux ou des objets tellement à l’écart de la pensée de l’immense majorité des êtres vivants que ces lieux et ces objets cessent progressivement d’être réels ou subissent des artefacts spatio-temporels qu’on attribue d’ordinaire à des présences paranormales (fantômes, anges démons etc.) .

          Concernant l’expérience d’Aspect, celle-ci veut peut être dire aussi qu’il y a toute une classe d’objets qui apparaissent séparés dans notre référentiel spatio-temporel mais qui ne sont qu’un seul et même objet dans un autre, ce qui expliquerait pourquoi quand on touche l’un ou touche instantanément ce qu’on croit être un autre, comme si voyant un même objet de 2 caméras éloignés on soit étonnés que les 2 mouvements de 2 objets qu’on croit séparés soient simultanés alors qu’il n’y a qu’un seul objet.


          • robin 12 janvier 2012 16:33

            La physique quantique nous apprend que tout est quantifié (peut être même l’espace et le temps eux même). En d’autres termes ça veut dire que le continu n’existe pas dans la nature.

            Il existe un autre type d’espace-temps qui a cette caractéristique : LA MATRICE INFORMATIQUE ET SES PIXELS OU SES BITS.

            Certains physiciens pensent que la réalité pourraient n’être qu’une vaste simulation informatique d’êtres d’une super technologie incommensurable que nos religions identifient comme des dieux ou UN DIEU.


            • BlackMatter 13 janvier 2012 11:01

              C’est exact.


              Il nous est impossible de savoir si le monde est réelle ou pas.
              Simulation ou illusion.

              Même le temps ou l’espace peuvent n’être que des illusions ou peuvent varier suivant les conditions physiques. L’univers nous parait immensément grand alors qu’il pourrait n’être qu’un tout petit point dans un super-univers ou multivers. 

              Certains pensent d’ailleurs que nous pourrions être à l’intérieur d’un trou noir.
              J’aime bien cette idée car si nous étions dans un trou noir qui continue à absorber de la matière, et sachant que son volume augmente bien plus vite que sa masse, cela expliquerait pourquoi notre univers est en expansion et que la densité de matière diminue en conséquence. Mais ca voudrait dire aussi que l’univers à une limite et un centre.


            • Gollum Gollum 12 janvier 2012 19:28

              Bon article. Tout semble se passer en effet comme si l’aspect matériel du monde était en fait créé de toute pièce par l’esprit, notre esprit donc. Nous vivons un rêve éveillé. Cela devient assez évident pour celui qui a pratiqué ne serait-ce qu’une fois ce que Husserl appelle l’époché, la mise entre parenthèses de l’évidence du monde extérieur par l’émergence du Je transcendantal.


              Mais cela est implicite dans toute bonne gnose antique traditionnelle. Gnoses qui d’ailleurs ne deviennent compréhensibles que maintenant grâce à la science moderne.

              Pour prendre un exemple, l’expérience d’Alain Aspect qui postule l’unité du monde, cette unité était déjà postulée dans les traités hermétiques de la Renaissance, mais cela vient de plus loin encore....

              • mahatma mahatma 12 janvier 2012 19:57

                Une façon de voir ce sujet

                A un moment ce fut le vide ... plus rien ...

                Rien que du rien, du vide,
                Il n’y avait ni haut, ni bas, ni gauche, ni droite.
                Rien, ni personne.
                Rien qui puisse servir de support pour comparer avec quoique ce soit
                Du vide-pas vide.
                Dans ce vide, j’avais conscience d’exister, d’être.
                Je « savais » que j’étais, sans qu’il n’y ait rien pour me distinguer de quoi que ce soit.
                Aussi insolite que cela puisse paraitre, une paire de lunette a commencé à apparaitre, elle se mit en mouvement doucement.
                Elle se positionna « comme si » elle arrivait ce qui aurait pu être, si j’avais eu un corps physique la hauteur de « mon regard ».
                En regardant au travers des lunettes, je pouvais distinguer les choses, les arbres, les voiture, le sol, le ciel (la réalité comme pour le commun des humains), le haut, le bas, la gauche, la droite.
                Je détournais mon « regard », pour le poser sur ce qui m’entourait sans passer par les lunettes, juste du vide-pas vide (énergie ?)
                je repassais par les lunettes, je pouvais voir les choses, les objets, la « réalité » .
                Je détournais encore mon « regard » des lunettes, (énergie ?), je le replaçais au travers des lunettes, encore la « réalité ».
                Je me dis alors : « Terrible ! »
                Je constatais également qu’en utilisant les lunettes, il m’était impossible de « voir » l’énergie-vide-rien. Cela n’était « visible » que sans l’utilisation des lunettes.
                J’ai recommencé ce manège un certains nombre de fois ...
                Je m’amusais à le faire « moitié-moitié », une partie de mon « regard » dans les « limites » des verres des lunettes et l’autre moitié percevant l’énergie universelle.
                Avec lunettes - sans lunettes - avec lunette - sans lunettes ....
                Puis j’eu envie de diriger mon regard (avec les lunettes) vers ce qui aurait dû être la partie inférieur de « mon corps » et je vis « mes jambes » et « mes pieds » !
                Dans la même direction, je regardais « sans lunettes », plus de jambes, ni de pieds, uniquement énergie-vide-rien non séparés de quoique ce soit.
                Je recommençais mon « manège », « avec lunettes » - « sans lunettes », puis « moitié-moitié » ...
                Puis la vision-rêve évolua, un corps humain apparut de profil, un corps humain, un peu comme une présentation de médecine.
                Dans la présentation qui m’était faite, je pouvais voir se faire des zooms sur ce corps.
                Il y eut un zoom insistant sur le cerveau et la notion de « mental » et les système de perception (les 5 sens), le système qui permettaient la perception de ce qu’on appelait la réalité pour les humain.
                C’est également la base de donnée (mémoire) de tous les enregistrements qui permettent aux humains d’affirmer qu’ils ont telle connaissance ou tel avis etc ...
                Dans la présentation 3D de la « vision-rêve », il était montré que le mental était les « lunettes », que les sens transformaient l’énergie-vide-rien en signaux électriques que le mental interprétait et auxquels donnait une « réalité », celle de la profondeur, du volume, de la solidité, goût, beauté, laideur mais que cela n’était une interprétation (en 3D et avec en plus des associations mentales et des réactions émotionnelles (bio-chimiques) humaines).
                Une vision « avec lunettes ».
                Et d’un coup, le vide-rien devint une sonnerie de téléphone, et c’est à la troisième sonnerie que je me réveilla
                c’était mon téléphone (réveil) qui sonnait et le temps de l’éteindre, je retrouvais mon corps, mon lit, dans ma chambre, dans mon « univers ».

                Mais je n’oubliais rien de mon « rêve », tous les détails étaient encore bien présent.
                Je songeais à nouveau à ce que j’avais vu.
                Je « savais » que le commun des humains s’identifiaient aux lunettes (égo-mental-personne-individu), alors que chacun était (et n’avait d’ailleurs jamais vraiment cessé d’être ) en « réalité » le « porteur » de lunettes (la conscience ?).
                Que les lunettes n’étaient là que pour permettre de jouer à la « réalité » (celle de la vision séparé).
                Le jeu d’incarner un individu séparé imaginant avoir une identité autonome ?
                Et jouer les joies et les drames de la vie.
                J’avais lu que les hindous appelaient ce jeu (Lilà et Mayà) en sanskrit et que les bouddhistes disent comme nombre d’autres cultures du monde que, « Tout n’est qu’illusion », cela signifiait peut-être que la réalité que nous percevions au travers de nos sens et l’interprétation qui se faisait par le mental, n’était pas vraiment telle que l’on croyait.
                J’avais lu également, que la physique quantique le constate également. La conscience devient même un paramètre qui participe et influence les mesures scientifiques quantiques, ce sont les scientifiques eux mêmes qui l’affirment aujourd’hui.

                Plus tard en me retrouvant devant un café, je me dis qu’il faudrait vraiment que j’arrête les tisanes le soir avant de me coucher ...


                • SlipenFer 12 janvier 2012 20:05

                  Salut vinchété de la verschooré

                  Mon pote super calé en physique quantique et mathématique
                  m’a dit que les phénomène parapsychologie pourrais être facilement
                  explicable avec c’est deux approches.
                  je veux bien moi, pas de problème les gars. 
                  Mais celui qui est en pleine expérimentation de c’est
                  effet,c’est ma pomme.et je vie dans deux réalités qui
                  se mélange depuis 30 ans.
                  Un rêve que je ne savait pas prémonitoire viens de se réaliser.
                  il y a cinq ans ,dans un rêve éveillé ,j’ai vu une superbe
                  cicatrice bien droite et au milieu sur ma jambe gauche .
                  bon je me dit c’est bizarre,j’ai déjà 5 opérations de ce genoux 
                  plaque+vis ménisque cassé ,bref 60 points, de sutures
                  et tout du côté gauche, et bas tien regarde ça...le moi dernier.
                  En plus j’ai entendu des voix,dans le style
                  Ne t’inquiète pas on t’as cassé,mais on va te réparer.
                  je vous parle même pas de mes cancers,encore plus délirant.
                  colectomie gauche 70cm,néphrectomie,lobectomie.
                  cholécystectomie,double méniscectomie genoux droit,
                  18 anesthésies général,et les fractures et 270 points de sutures
                  a peu prêt.
                  et bas maintenant ma concierge elle sort de mon corps et puis
                  elle va dans le futur et dés fois dans le passé,et c’est pas toujours
                  de la rigolade.
                  les mecs qui veulent des « pouvoirs psychologique » et les
                  couillons qui seraient prés à payer pour cela ,je leur souhaite bien du courage.
                  c’est aussi une malédiction de voir l’avenir.
                  J’ai vécu (6 mois avant) le départ de ma voisine atteinte d’Alzheimer et le bonus,
                  j’ai ressentis son terrible déchirement affectif en vrais, comme si c’était moi
                  qui perdait tout ,le mari mort un peu plus tôt, la perte de sa maison
                  et de sa raison.Bingo la total........encaisse et va aux fraises

                  Putain de physique quantique de merde smiley

                  des histoires comme cela et des pires j’en ai à la pelle, des étranges
                  et des hilarantes aussi (les anges serait-ils facétieuse).
                  ou l’ange c’est moi.

                  connerie de philosophie, que des planqués....

                  j’aime bien sauter dans le vide du haut de gratte-ciel  smiley
                  c’est ultra cool et après je vole en raz motte,ou du haut des montages
                  c’est génial.

                  a+++

                   


                  • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 12 janvier 2012 20:48

                    Que dire.... rien sinon ++++ :)


                  • SlipenFer 12 janvier 2012 20:20

                    tien aussi dans le genre surprenant
                    des thérapies par l’imaginaire.
                    ou des analyses psychiatrique par des défunts.
                    très très efficace.
                    ou des théraphies catharsique en ’ bilocation ’ 15 a 20 secondes
                    pour éradiquer une phobie ou des angoisses quasi psychotique.
                    garantis 20 ans,sans séquelle.
                    elle est pas bonne ma salade.
                    démerdez vous.
                    de toute façon le rectangle magique vous atend au bout du chemin.
                    dématérialisé, même pas mal .
                    quand vous serez mort devenez thérapeute pour les médiums
                    ils y a du boulot dans le cosmos.
                    bisous à tous .
                     smiley  smiley  smiley
                     


                    • SlipenFer 12 janvier 2012 20:34

                      « ma concierge »
                      ma conscience... évidement : il est marrant le correcteur d’orthographe
                      et va me faire aussi des dérives quantique .
                       smiley


                    • joelim joelim 12 janvier 2012 20:54

                      Finalement, il n’existe que des sensations / observations subjectives. 

                      Je veux dire concrètement.

                      Tout le reste est construction, forgée par un de nos trois cerveaux imbriqués (cerveau reptilien, « mammifèrien » et cortex).

                      La logique c’est pareil. Nous avons fondé une civilisation basée sur des principes absolus (vérité soi-disant objective et dangereusement décontextualisée), qui finalement nous a amené devant un mur.

                      D’où l’importance de faire rapidement la révolution épistémiologique ! smiley

                      • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 13 janvier 2012 09:59

                        Nécessairement d’accord avec vous !


                      • JL JL1 13 janvier 2012 09:29

                        V. Verschoore,

                        vous écrivez : "Alors, demande Zeilinger, tout comme la relativité de Einstein nous a appris à ne plus faire de distinction fondamentale entre l’espace et le temps, peut-on encore distinguer l’information de la réalité elle-même ?"

                        Je ne savais pas que la relativité nous avait appris cela. Mais, évidemment, tout est dans le mot ’fondamentale’.

                        Je note quand même, à tout hasard, que si dans l’espace, on peut se déplacer dans tous les sens, il n’en est pas de même dans le temps. Mais peut-être que pour M. Zeilinger ce n’est pas une différence fondamentale ?

                        Par ailleurs, cette phrase ne veut rien dire, puisque c’est typiquement ce qu’on peut appeler une auberge espagnole : en effet, dans cette phrase, le mot réalité n’y est pas défini ; on y met le sens qu’on veut. Au mieux c’est un truisme ; plus vraisemblablement un non sens.

                        De fait, toute réalité est information, toute information est réalité.

                        En appeler à une analogie erronée pour démontrer un truisme, vous appelez ça comment ?


                        • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 13 janvier 2012 09:59

                          En appeler à une analogie erronée pour démontrer un truisme, vous appelez ça comment ?

                          Je ne sais pas.... de la politique ?

                          Sur le fond, il n’y a pas de raison fondamentale qui nous empêcherait de voyager dans le temps, et il y a un lien fondamental entre l’espace et le temps - ce dernier variant selon le référentiel que l’on utilise, et la mesure de temps peut être transformée en mesure de distance. D’où la remarque de Zeilinger. La réalité, dans le contexte de cet article, c’est ce que décrit la mécanique quantique.

                        • JL JL1 13 janvier 2012 12:24

                          @ VV,

                          Jolie, la réponse ! La politique, bien sûr !

                          Vous dites : « Sur le fond, il n’y a pas de raison fondamentale qui nous empêcherait de voyager dans le temps ».

                          Mais si, il y en a une : l’entropie, qui n’est pas inversible ! Essayez donc de reconstituer les WTC en remontant dans le temps ! Même si l’on considère à l’aide d’une hypothétique information métaphysique.


                        • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 13 janvier 2012 18:56

                          Exact, l’entropie ! On ne peux pas remonter le temps de ce fait, mais cela n’empêche pas que le temps soit codépendant de l’espace. 


                        • Geneste 15 janvier 2012 14:52

                          Tout d’abord, félicitations pour votre culture scientifique et notamment en physique quantique.

                          Néanmoins, je vous ferai un reproche majeur : vous considérez que la théorie quantique est vraie au sens presque physique de ce que l’on appelle vrai. Or ce n’est qu’un modèle ! Et en plus nous interprétons les résultats de ce modèle. Et encore en plus, les résultats ne sont que statistiques. Vous parlez par exemple de particules intriquées, mais expérimentalement, lors de la préparation, on n’obtient un succès que dans moins de 5% des cas !
                          Je finis ce court commentaire par les états superposés et vais vous vous poser une question simple. Lorsque l’on fait une mesure, le système quantique se projette sur un état propre. Cela est valable dans toute interaction, car toute interaction est une mesure. Créons alors 2 particules intriquées. Cette création ne peut que résulter d’une interaction. Cette interaction va donc créer un état propre. Or les théoriciens disent qu’il en résulte un état superposé. C’est un peu gros, non ? Et la question naturelle vient alors : dans les expériences nombreuses, du type Aspect, si, en réalité on avait créé un état propre et si les conditions d’expérience étaient suffisamment propres pour qu’il n’y ait pas « décohérence », on ne mesurerait en réalité rien et l’informatique quantique serait un leurre. Cette question a été posée à des physiciens renommés et ils n’ont pas su répondre...
                          Un peu comme Karl Popper, je ne pense pas qu’une théorie puisse appuyer une philosophie. Au mieux, une théorie ne peut que proposer une alternative philosophique en mettant en question la philosophie précédente.


                          • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 15 janvier 2012 18:36

                            Bonjour et merci pour votre commentaire. La notion de vérité est plutôt compliquée, en fait je ne considère pas la mécanique comme une théorie mais comme une manière de décrire la réalité, ce qui n’est pas la même chose. Pour rejoindre votre allusion à Popper, une théorie ne vaut que si elle est réfutable, or la MQ ne l’est pas en ce sens qu’elle n’explique rien, elle ne fait que décrire. 

                            Pour votre question, je ne vois pas bien ce que vous voulez dire par « créons alors 2 particules intriquées ». Créer comment ? 

                          • Nina888 31 janvier 2012 14:14

                            Je le sait maintenant ...
                            L’energie la plus éffroyable est le nucléaire , quel energie sinon elle est née de la haine ?
                            Quel energie sinon elle irradie d’une lumière verte mortelle ...
                            Quel energie essaie t’on de nous imposer ?
                            Quel energie se veut plus forte que les autre alors qu’elle ne devien forte que si on l’uttilise pour détruire ?
                            l’energie nucléaire est inventée pour détruire non pour pour aider ... on ne peut en dire autant de la fusion nucléaire et de l’electromagnétisme (la gravitée elle reste maléfique mais indispensable, en théorie , car elle est moteur de vie et de mort )

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