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Accueil du site > Actualités > Technologies > Energie nucléaire à base de Thorium : la Chine se lance

Energie nucléaire à base de Thorium : la Chine se lance

En décembre 2010 je publiais cet article Thorium, pour un avenir nucléaire propre ?, une alternative à la fission nucléaire à base d’uranium ou de MOX, dont l’actualité récente au Japon montre l’extrême dangerosité quand la réalité dépasse les prévisions les plus pessimistes des constructeurs. Le refus par la France et des pays hautement “nucléarisés” de considérer sérieusement l’alternative à base de Thorium, alors q’ici le nucléaire représente entre 70% et 80% de la production d’électricité, renvoie à un autisme difficile à comprendre si on fait abstraction d’une donnée fondamentale : le thorium ne produit pas de plutonium, et sans plutonium pas de bombes atomiques… 

La réaction à base de Thorium, si elle ne résout pas tous les problèmes du nucléaire offre néanmoins de très importants avantages : la conception sous-critique faisant en sorte que la réaction s’arrête d’elle-même en cas d’accident, l’abondance et la capacité énergétique du thorium (200 fois plus que l’uranium, 3,5 million de fois la capacité du charbon…), très faible production de plutonium, déchets moins toxiques et à durée de vie plus courte.

La Chine, sans doute plus pragmatique et capable de considérer le long terme, vient de décider d’adopter la filière Thorium. Extrait de cet article qui circule sur le net, trouvé sur le blog noxmail.us :

"La Chine vient cependant d’annoncer qu’elle a opté pour une alternative au nucléaire traditionnel, produisant mille fois moins de déchets que les réacteurs à uranium : le réacteur à sel fondu de thorium. Le thorium est un métal argenté nommé d’après le dieu scandinave du tonnerre Thor. Ce métal radioactif a ses inconvénients, mais surtout, de nombreux avantages : il est aussi commun que le plomb, par opposition à l’uranium, dont il ne resterait plus que l’équivalent de 80 ans de consommation dans le sol terrestre. Le thorium est également utilisable presque totalement, alors que l’uranium ne l’est qu’à 0,7%. Il y en a donc assez pour générer de l’énergie pendant des milliers d’années. Mais le vrai bonus, c’est sa sécurité d’emploi. « Lorsqu’il se met à surchauffer, une petite prise fond et conduit les sels dans un bassin. Plus besoin d’ordinateurs, ou de pompes comme celles qui se sont retrouvées en panne à cause du tsunami », explique Kirk Sorensen, ex-ingénieur à la NASA et expert du thorium. « Ils fonctionnent à la pression atmosphérique, donc le type d’explosion à l’hydrogène telles que celles auxquelles nous avons assisté au Japon ne peut pas survenir. Un réacteur de ce type aurait parfaitement pu faire face au tsunami. Il n’y aurait eu aucune fuite de radioactivité ». Le thorium peut être bombardé de neutrons pour produire une fission, mais sans que cela créée une réaction en chaîne. La fission cesse dès que l’on arrête le rayon de photons, explique le Professeur Robert Cywinksi de l’université d’Huddersfield.

Ce sont les physiciens américains qui s’y étaient intéressés les premiers à la fin des années 40. Le thorium génère plus de neutrons que l’uranium, et permet d’obtenir de meilleurs cycles d’énergie. Mais les projets avaient été abandonnés, parce que le thorium ne produit pas de plutonium, dont on avait besoin à ce moment pour les bombes… Aujourd’hui, il semble que ce soit précisément ce qui retient l’attention : le thorium est définitivement moins nocif que l’uranium. Et comme si cela ne suffisait pas, il peut également brûler des déchets de plutonium provenant de vieux réacteurs, réduisant leur toxicité radioactive, et agissant comme un nettoyant biologique…"

Certes le thorium n’est pas la panacée en matière environnementale mais à défaut d’une solution propre pour une énergie de base avant vingt ou trente ans (le temps de développer les filières solaires et géothermiques au niveau requis) la technologie thorium est bien moins dangereuse que l’uranium et bien plus propre que brûler du pétrole et du charbon. Peut-on espérer qu’un parti politique français inscrira cette approche dans son programme électoral pour 2012 ?


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21 réactions à cet article    


  • amenis 30 mars 2011 09:45

    C’est pas vrais que la France écarte cette filière, par contre elle a bien l’intention de prendre son temps , la preuve ...

    Un lien très utile pour comprendre ou on en est sur cette filière :
    Physique des Réacteurs - Systèmes et scénarios


    • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 30 mars 2011 11:31

      Autres liens pertinents :

      Article du CNRS sur l’évolution des réacteurs nucléaires : http://www2.cnrs.fr/presse/journal/2805.htm
      Un article du site Wolrd Nuclear Assocaition sur le thorium : http://www.world-nuclear.org/info/inf62.html

      • Robert GIL ROBERT GIL 30 mars 2011 11:40

        c’est trés bien si c’est moins dangereux, mais l’on ne peut pas continuer non plus a une fuite en avnat de la surconsommation comme modele de société, il est temps de se poser les bonnes questios, lire....
        http://2ccr.unblog.fr/2011/01/03/de-quoi-avons-nous-besoin/


        • HELIOS HELIOS 30 mars 2011 12:08

          L’ennui, dans votre raisonnement de decroissance, c’est que vous citez toujours, comme exemple les « ultra-riches » qui consomment beaucoup mais qui sont relativement tres peu nombreux... pour justifier et limiter la consommation de tout le monde, essentiellement ceux qui « survivent »

          Alors vouloir limiter, par exemple la consommation electrique des riches, qui passeront de 3 ou 400 Kw par jour à une centaine, est peut etre une bonne idée, mais diviser par deux la consommation de vous, moi et mon voisin qui consommons grosso modo 10 kw par jours c’est passer en dessous le seul d’acceptation. A moins de 10 kw, je ne peux plus m’eclairer, me chauffer, cuisiner etc... et le c... dans l’affaire c’est moi et tous ceux qui sont comme moi, les plus nombreux.

          Au lieu de penser a limiter comme vous le dites, essayer d’utiliser les armes du consumerisme destructeur, c’est nettement plus efficace et plus juste.

          Des exemples ?

          Essayez, dans une offre politique de parler d’investissement, de re-emploi, de reparabilité... bref de durée de vie des equipements, de normalisation raisonnée... tout ce qui n’est pas fait auhjourd’hui et même quelquefois INTERDIT !
          Pouvez vous changer le vieux diesel de votre laguna de 1998 conte un HDI actuel ? NON, parcequ’on veut vous faire consommer un vehicule complet.... Savez vous que tous les vehicules europeens construit maintenant DOIVENT avoir un systeme d’allumage permanent de veilleuses, justement ce qui a ete rejete plusieur fois par les français ? ainsi 300 millions de voitures qui font 10 000 km ans (a 50km/h de moyenne cela fait 60 000 millions d’heures de feux allumés a raison de 12 watt par vehicule : 720 000 megawatt... vous avez bien lu !

          Des exemples comme celui ci, il y en a d’autres...

          Alors, si vous voulez decroitre, faites en sorte que la qualité globale s’ameliore plutot que de contraindre en diminuant, pour le PLUS GRAND NOMBRE, l’interet du confort et du bien etre, quand ce n’est pas tout simplement la vie... sortons par le haut !


        • perlseb 30 mars 2011 20:03

          Dans cette obsolescence programmée (génératrice de surconssommation de ressources et d’énergie) vous oubliez de mentionner le manque d’isolation (volontaire) des maisons que l’on construit. Sous nos latitudes, le chauffage pourrait être un chauffage d’appoint si on mettait 30 cm de laine de verre sur les murs au lieu de 10. Mais bien évidemment, plus de chauffagistes, plus de fabriquants de chaudières et de radiateurs...
          Vous oubliez aussi que les pics de consommation EDF ont lieu l’hiver, justement parce qu’en France on a favorisé le chauffage électrique (absolument aberrant).
          C’est bien le capitalisme qu’il faut abandonner si l’on veut faire de l’écologie.

          Chacun peut être acteur : perso, j’ai arrêté de travailler car mes besoins sont très faibles et mon revenu était important sans possibilité de travailler à mi-temps (ingénieur). Les gens parlent de décroissance mais ils ne veulent jamais se l’appliquer et montrer l’exemple : comme disait Ghandi : « Commencez par changer en vous ce que vous voulez changer autour de vous. ». Ce qui veut dire, pour la décroissance : travailler à mi-temps si vous le pouvez, sinon économisez pour vous arrêtez plus tard (et faire l’équivalent d’un mi-temps), isolez votre maison, n’achetez pas de maisons avec chauffage électrique, arrêtez de gaspiller et de changer des choses qui fonctionnent, ne vous laissez pas attraper par les derniers gadgets à la mode...

          En vivant comme cela (en décroissance), l’inconvénient (rédibitoire pour la plupart) est que l’on n’attire pas les putes, mais quand on n’est pas une bite à pattes, cela ne devrait pas poser de problèmes. Le problème de fond est bien notre animalisme, la domination qu’a notre sexe sur la façon de nous comporter. Je ne vois pas d’humains dans cette société et on ne fait pas d’écologie avec des animaux : le désir le plus fréquent chez les gens, c’est d’avoir plus d’argent ... pour consommer plus, pour gaspiller comme un riche, tout ça pour attirer les regards et les envies des autres (car ces gens n’existent pas par eux-mêmes). Les décroissants sont des marginaux et ne sont pas considérés comme des modèles à suivre. L’écologie est donc une utopie, actuellement. Appliquez la décroissance à vous-même et montrez que vous pouvez être heureux comme cela, c’est le maximum que vous pouvez faire.


        • HELIOS HELIOS 30 mars 2011 11:47

          la recherche nucleaire en France a été sterilisée par « les verts » sous l’époque de Mitterrand.

          Dans un processus systemique il faut que toutes les etapes soient presentes dans la chaine.

          Pour le nucleaire, la chaine est claire : extraction du minerai, enrichissement plus ou moins important et constitution elements de fission, puis retraitement des dechets avec extraction de ce qui peut encore servir pour de nouveau elements de fission.

          Avec l’arret des « surgenerateur » de type Superphenix on rentabilisait les composants inutiles issus des mines (l’U naturel non radioactif) et les composes retraités eux aussi utiles... pour creer de nouveaux elements de fission...
          Mais ce n’est pas tout, cela permettait aussi de creer un cadre de recherche et fort probablement un developpement rapide des centrales a elements de fissions alternatifs, ceux au plutonium, mais aussi ceux au Thorium (entre autres)

          Vous voyez, c’est la où le probleme surgit aujourd’hui... on a cassé la chaine du nucleaire, a dessein naturellement, et il est facile de pretendre aujourd’hui dans le desordre et avec mauvaise foi que le nucleaire est tres dangereux et qu’il faut en sortir.

          Alors oui, la technologie est plutôt délicate et necessite precaution, rigueur et surtout isolé de circuits econimiques privés. Le thorium aura bien du mal a se frayer un chemin dans un tel systeme puisqu’aucun operateur privé n’a envie d’investir sans un retour rapide et conséquent de dividendes.
           
          La encore les verts ont beau jeu de mettre en evidence les rouages du systeme comme il le font aujourd’hui pour les centrales actuelles en avançant, par exemple, qu’aucun budget n’a ete prevu pour le demantelement des unités en fin de vie.
          D’abord l’affirmation est fausse puisqu’il existe bien une reserve prevue a cet effet, mais surtout que l’etat en tant que proprietaire avait payé la recherche, avait financé les investissements, vendait l’electricité moins cher puisque le consommateur etait bien AUSSI le proprietaire, et doit ensuite se charger du financement de l’arret des reacteurs.... helas on a privatisé EDF !

          Une filiere thorium a sa place, mais, la concurrence libre et non faussée a probablement tué, avec les integristes verts, son avenir.


          • boris boris 30 mars 2011 11:48

            Une catastrophe majeure est entrain de frapper de plein fouet le Japon et à court terme l’ensemble de la planète, malgré ça des inconscients pour pas dire plus, veulent encore du nucléaire.

            L’humain est vraiment trop nase.


            • eugène wermelinger eugène wermelinger 30 mars 2011 16:08

              Bonjour, 

              demandée par le Prof. Masuro Emoto


            • Cocasse cocasse 30 mars 2011 12:10

              On voit naitre des solutions valables enfin, sur l’énergie nucléaire, tout autant que sur le pétrole de synthèse. Tout cela est porteur d’espoir.
              Il resterait maintenant que cette science serve l’humanité pour ses bienfaits, et donc mettre fin à la barbarie oligarchique. Le progrès spirituel et humain est en retard.


              • boris boris 30 mars 2011 12:11

                Lien pas rassurant du tout. Analyse de JP PETIT au 28 mars sur la situation au Japon.

                http://www.jp-petit.org/nouv_f/seisme_a … n_2011.htm


                Petit extrait :

                Les gens reçoivent des paroles rassurantes, concernant la pollution par des éléments radioactifs. On leur brandit des chiffres, que l’on qualifie de très modérés, voire insignifiants. Mais le risque principal réside dans l’inhalation d’une poussière, ou son ingestion, suivis de sa fixation dans le corps de la personne. Là est le risque majeur : porter cet élément radioactif en soi, dans son corps.

                On peut mourir en vivant dans une région où la radioactivité ambiante semble faible, simplement parce qu’on a absorbé un débris poussiéreux microscopique, au mauvais moment.


                • sto sto 30 mars 2011 12:32

                  Hello
                  Ces machins sont tout aussi dangereux que les centrales actuelles

                  - une enorme quantite de materiaux tres dangerenx a tres haute temperature : UF4, HF, et j’en passe. Des milliers de tonnes de cochonneries les plus folles, tant chimiques qu’atomiques.
                  Melangez http://fr.wikipedia.org/wiki/Acide_fluorhydrique et http://fr.wikipedia.org/wiki/UF4 , a 900°C, courez tres loin, tres vite...

                  - creation d’enormement d’isotopes secondaires varies et tout aussi radiotoxiques et chimiquement toxiques. Il y aura toujours et encore creation de Pu, meme si en moindre quantite. La pluspart des isotopes secondaires ont des vies longues.

                  - on n’a pas pour le moment de materiaux adaptes a contenir durablement ce genre de bouillon de culture a ces temperatures. Les metaux envisages se dissolvent, se corrodent, ou ne tiennent pas la radiation.

                  - fuites non maitrisees pouvant conduire a une criticite, echauffement, evaporation de matieres extremement dangereuses. Dans ce cas on parlerait vraiment de « nuage » radioactif

                  - matieres pour une part solubles dans l’eau, donc un risque enorme pour les nappes phreatiques pendant l’exploitation et les millenaires de stockages

                  EN BREF, COMBINER LE PIRE DE L’ATOMIQUE, ET LE PIRE DU CHIMIQUE....

                  NON MERCI  !!!!


                  • ELCHETORIX 30 mars 2011 12:53

                    c’est ultra simple non à l’énergie nucléaire qu’elle soit au thorium ou à l’uranium , Thernobyl , TMI , puis Fukushima sont la preuve que les risques majeurs pour la planète et l’humanité sont bien plus importants que l’apport en cette énergie !
                    Non au nucléaire quel qui soit , oui pour ne plus gaspiller l’électricité , donc sortir du nucléaire , du consumérisme et du capitalisme « fou » .
                    Un autre mode de société est à imaginer et vite , en France aux prochaines élections il faut une 6ème République dont les institutions seront contrôlées par le plus grand nombre , soit l’intérêt général !
                    RA .


                    • Vincent Verschoore Vincent Verschoore 30 mars 2011 15:56

                      Merci pour toutes ces réactions, comme quoi rien n’est évident en la matière. Ce paragraphe wikipedia offre un bon résumé des différentes manières d’aborder le thorium en tant que carburant nucléaire. Le « Rubbiatron » était l’objet de l’article mis en lien fans l’intro de ce billet, et qui n’est pas le même processus que le réacteur à sel fondu. On est tous d’accord que la bonne solution c’est une énergie renouvelable et propre qui soit constamment disponible et remplace le parc nucléaire et fossile. Mais d’ici là, on fait quoi ? Il y a peut être un choix politique à faire : soit on reste sur une philosophie de grosses centrales (thorium, uranium, fusion...) qui alimentent un grand territoire via un réseaux très développé, soit on part sur un maillage de très petites unités qui seraient des mix entre plusieurs techniques (solaire, éolien, gaz, géothermie, voir un Rubbiatron) en fonction des caractéristiques locales, alimentant des petits territoires. 

                      Le problème est de garantir la disponibilité énergétique : il faut que les usines tournent, que les gens aient de la lumière même par nuit noire et sans vent. Ce d’autant plus si on vise à remplacer le moteur à explosion des véhicules par un moteur électrique ou une pile à hydrogène, si on veut remplacer les chaudières à fioul ou gaz par des pompes à chaleur (qui ont besoin d’électricité pour fonctionner) on ne peut que grandement augmenter la production d’électricité - même en roulant et en consommant moins. 
                      Si on ne garanti pas cette disponibilité énergétique, seuls les riches vont pouvoir se payer les équipements d’autoproduction énergétique requis pour « boucher les trous » et on se retrouvera avec une fracture énergétique encore bien plus grave que maintenant.

                        • Alain-Goethe 30 mars 2011 19:44

                          @ Vincent :

                          dans ce lien, on y parle d’un Labo à Grenoble :

                          «  » En particulier, le Laboratoire de Physique Subatomique et de Cosmologie de Grenoble (LPSC) [13] a développé un concept de réacteur à sels fondus « non modéré », dit MSFR (pour « Molten Salt Fast Reactor », un type de réacteur à neutrons rapides), qui paraît susceptible d’offrir des caractéristiques de fonctionnement très favorables remplissant tous les critères des réacteurs de quatrième génération (cf. Forum International Génération IV) :

                          • utilisation optimale du thorium comme matériau fertile abondant, permettant de faire de la surgénération - compte tenu des réserves connues, les ressources énergétiques disponibles seraient au moins 500 fois supérieures à celles que peuvent procurer les réacteurs actuels de deuxième génération (PWR, filière canadienne CANDU à uranium naturel, RBMK russes, ...). Au rythme actuel de production d’énergie nucléaire, les réserves potentielles se chiffrent en dizaines de milliers d’années. « 
                          2 choses : - Quels sels faut il utiliser ?? un sel d’acide faible  ?? qui fonde à température assez basse

                          - le CMT d’orion a l’air sérieux , à propos des radioactivités, des émlissions, des débits de dose etc .. dans le cas de la » filière thorium " 

                          Là ai pas + de temps .. et on est contrarié avec FUKUSHIMA notamment
                          A+


                          • papi 30 mars 2011 21:53

                            @ l’auteur

                            Mille merci pour ce papier, je m’efforce depuis longtemps de tenter désintéresser le public à ce type de filière, mais personne n’en parle, et pourtant il s’agit de notre avenir, et d’un avenir propre. ;
                            La Chine et surtout l’inde sont très en avance sur les systèmes à sels fondus, puisque un réacteur proto fonctionne très bien et a permis d’affiner la technologie à un point tel qu’une centrale verra le jour en 2015. Le thorium, se trouve en grande quantité sur terre, et présente la
                            particularité, de se combiner facilement aux sels notamment le fluor, , ces sels une fois fondus sont utilisés liquides de transport du combustible, et en même temps de calo-porteurs, donc pas de combustibles en barre à charger.. La température de fonctionnement du réacteur est basse
                            et sans pression, ce qui permet de réduire le cout de fabrication des réacteurs, d’un rendement nettement plus important, le thorium produit pour 1 tonne l’équivalent de 200 tonnes d’uranium en énergie ; les sels ne sont pas combustibles, et une fois à l’air libre
                            se solidifient, sans produire de dégagement aériens.. Les sels de thorium dés une température supérieure à 1100° s’auto-régulent , et le danger d’une masse super critique
                            disparaissent ..
                            Les centrales à thorium ont la particularité de consommer leurs propres déchets, et n’en produisent pratiquement pas 0.1% de la masse de déchets pour l’uranium.. L’affinage et le rechargement peuvent être pratiqués sur place, avec un matériel sur site..
                            Le peu de déchet ont une durée de vie plus courte, et peuvent être facilement stockés pendant
                            une cinquantaine d’années..
                            La possibilité de doter les pays en voie de développement ne pose aucun problème, les réacteurs thorium,ne produisent pas de plutonium, donc pas de bombe A..
                            Le cout de chargement, des réacteurs, et le cout de construction des centrales est moins élevé, que les centrales UR, .. BRef il est temps de passer au thorium..
                            La seule candidate aux présidentielle ayant misé sur le thorium et l’ayant mis dans son programme est Marine Lepen pour info


                            • sto sto 30 mars 2011 23:36

                              « Many modern designs rely on ceramic fuel dispersed in a graphite matrix, »

                              graphite qui va donc s’enflammer au contact de l’air
                              incendie, vaporisatin, dispersion du fuel. Tchernobyl en pire, donc, au moindre probleme serieux qui aurait mis HS les systemes de secours.

                              - Que faire des gaz toxiques contenants des composes fluores et radioactifs, qui se degageront aux alentours ?
                              - Que faire du tritium ? le relacher ? deja sur les centrales actuelles il pose probleme, alors en quantite beaucoup plus grande ... Rappelons que le tritium est un poison qui passe sans tout etre humain par l’eau !
                              - il y a aussi degagement de la combinaison des deux precedents : HF de tritium.... sans commentaire ...
                              - "Some slow corrosion occurs even in the special nickel alloy, Hastelloy-N used for the reactor. The corrosion is faster if the reactor is exposed to hydrogen which forms corrosive HF gas. Exposure to water-vapor within the piping causes uptake of corrosive amounts of hydrogen, so practical MSRs operate the salt under a blanket of dry inert gas, usually helium« Donc si je comprends bien, un petit incendie (graphite par exemple), pompiers, et hop, toutes les canalisations et la cuve se corrodent a vitesse grand V ???? comment contenir un tel merdier ?
                              - »When cold, the fuel salts radiogenically produce corrosive, chemically reactive fluorine gas. Although a very slow process, the salts should be defueled and wastes removed before extended shutdowns to avoid (non-radioactive) fluorine gasproduction. Unfortunately, this was discovered the unpleasant way, while the MSRE was shut-down over a 20-year period " Donc non seulement les dechets sont hautements radioactifs, mais en plus ils degagent la pire substance chimique connue pour des millenaires ? Vous vous foutez du peuple ?
                              - Selon moi, une panne de pompe peut entrainer une surchauffe locale avant que les mecanismes de purge d’urgence n’entrent en jeu (qui ne seront bien sur actives que tardivement pour des raisons economiques, en plus). Cette surchauffe locale va faire fondre la cuve ou les tubes > fuite du bouillon de culture > concentration a l’exterieur > criticite > incendie > vaporisation/dispersion .... Tchernobyl en pire.
                               
                              source : http://en.wikipedia.org/wiki/Molten_salt_reactor

                              AHMA, il s’agit bien d’une combinaison des pires accidents chimiques avec les pires accidents nucleaires.


                            • papi 31 mars 2011 02:26

                              @sto

                              0 quelle température enflammez vous le graphite modérateur ?? les creusets industriels pour la fusion acceptent volontiers les 2000°, la température de fonctionnement très basse ne passe pas les 550°, ! 200° de plus qu’un four de pâtisserie ..Quand à l’hydrogène, je ne vois pas ou vous le fabriquez ! pas de pression , et circuits anhydre ! le refroidissement est assuré par le sel fondu lui-même, au travers d’un échangeur, et à basse température !!
                              Les déchets sont produit en quantité tellement faible qu’ils sont insignifiants, ils ne sont pas plus
                              dangereux que le plutonium, que l’on refile dans le MOX !! selon vous !!!!!!
                              Vous oubliez de dire que ce système est auto-phage en matière de nucléides, et que le nettoyage et la recharge se font simultanément,
                              Les sels th/ur s’auto régulent dés 1100° perte immédiate de criticité, et auto-stabilisation du système, et retour à T° base pas d’incendie possible !!
                              Pour preuve le micro réacteur à sels prévu initialement pour l’aviation US a fonctionné 1000 H
                              en 1954 sans incident, abandonné car ne produisant pas de plutonium, la bombe d’abord !!
                              Ce type de procédé TH/Ur n’a jamais été retenu pour ce motif :ne produit pas de plutonium !!
                              Quand à votre bouillon de culture, vous vous trompez de secteur , c’est la porte à coté : la biologie..
                              Alors bien sûr si vous avez une conception d’un réacteur fabriqué au rabais et sans sécurité
                              et pourquoi pas en carton pâte , certain que ça risque de prendre feu,une simple allumette !!
                              Je ne pense pas que les chinois ou les indiens soient moins intelligents que vous, et c’est
                              aussi pour cette raison que ce procédé figure dans les projets Français de réacteurs de IV générations, dont la voie est en cours de défrichement, en essais de faisabilité, et dont les premiers résultats sont plus que prometteurs ..
                              Le proto Indien fonctionne sans interruption depuis plusieurs année sans incident, il est selon les scientifiques indiens d’une remarquable stabilité, facile à piloter, très sur , et surtout propre..Le cout de fonctionnement et le combustible font de ce réacteur un matériel trés économique, ça ne m’étonne pas que les indiens se soient fixés sur ce procédé..
                               Une centrale à sels TH/UR sera achevée courant 2015 , ..
                               Le thorium c’est propre et sécurisant ..ne vous en déplaise !!


                              • sto sto 31 mars 2011 16:56

                                l’hydrogene ? l’humidite pendant le stockage ultime en amenera bien suffisamment. Pendant le fonctionnement, le tritium (donc de l’hydrogene radioactif) est egalement produit.

                                >> Le thorium c’est propre et sécurisant ..ne vous en déplaise !!
                                peut etre que le reacteur ne peut pas facilement exploser en fonctionnement normal, oui.

                                Par contre, on concentre sur le meme site une veritable usine chimique travaillant avec des substances extremement nocives en athmosphere a controler en gaz neutre, dans des conduites a 1000 degres. Bien pire qu’un combine de la Hague et d’AZF, admettez le :)


                              • amenis 31 mars 2011 08:37

                                le concept de Liquid Fuel Fast Reactor ou MSFR n’utilise pas de graphite


                                • valres 6 avril 2011 11:38

                                  la filière Thorium est évoquée dans le programme evironnemental du ... FN. 

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