Les études de sécurité routière montrent que la vitesse excessive est responsable d’un mort sur trois sur la route. Il semblerait également que cette attitude soit à tel point génératrice de surconsommations énergétiques, que les groupes de réflexion sur le Grenelle de l’Environnement ont proposé de réduire les vitesses maximales autorisées. Avant d’en arriver à de telles mesures, il serait d’abord raisonnable de faire en sorte que les limites actuelles soient strictement appliquées.
Or aujourd’hui, la répression de la vitesse par des contrôles aléatoires ou des radars fixes peut aisément être contournée par la ruse ou par la chance. Le seul fait qu’il soit possible d’échapper à la sanction relativise complètement son caractère préventif : la majorité des conducteurs, à commencer par moi, sont ainsi amenés à jouer avec les limites. Cette attitude est renforcée par le caractère non dissuasif (68 € !) des amendes pour les excès de vitesse inférieurs à 20 km/h.
Pour être efficaces la répression et la prévention devraient plutôt être systématiques. C’est-à-dire que le contrevenant éventuel ait la certitude que toute attitude dangereuse sera sanctionnée. Le conducteur lambda, ayant aujourd’hui une relation quasi ludique avec l’aléatoire de la sanction, se modérera alors immédiatement. En rendant la sanction systématique, la prévention deviendra la règle et la répression anecdotique, puisque le fait d’un comportement librement consenti.
Pour résumer ce principe : "Une sanction aléatoire, c’est de la répression - une sanction systématique, c’est de la prévention."
Aujourd’hui la technologie est prête pour cette évolution. Prenons un exemple : sur beaucoup d’autoroutes, on prend un ticket en entrant et on paye avec ce ticket à la sortie. Il suffirait que l’automate compare le temps entre ces deux opérations (déduction faite du temps de pause nécessaire à la sécurité) à la vitesse moyenne admissible entre ces deux points, pour que la contravention dissuasive soit calculée et émise immédiatement, avec le prix du péage. Autre exemple sur le même principe : sur le boulevard périphérique parisien ou les autoroutes franciliennes, la mise en place d’un réseau de radars fixes scannant les plaques minéralogiques à toutes les entrées et sorties (68 sur le périphérique) et comparant ainsi le temps passé sur le tronçon avec le temps minimum admissible calculé sur la base des vitesses autorisées, mettrait un terme immédiat à ces attitudes dangereuses.
Ce système a cependant deux limites :

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le francais lamda ou responsable politique est majoritairement hypochrite sur le sujet. bien (...)
15/11 23:10 - farzteocher auteur votre article est une jolie théorie mais qui fleure bon la non prise en compte (...)
13/11 00:03 - ytty54En arriver à souhaiter un flicage de plus ... ça fait peur ! Oui, la violence routière est (...)
02/11 03:41 - BigreBonjour, Si vous manquez de contrôles de vitesses, venez donc en Moselle, on a ce qu’il (...)
01/11 03:23 - renard argentéC’est finit ? Hé bin, c’est assez incroyable, autant de conneries dans une seul (...)
31/10 22:23 - passe-moi les jumellesEt un fichage de plus, un !!! Non et non ça suffit d’être fliqué comme ça partout (...)
31/10 14:27 - gül
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