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Accueil du site > Actualités > Technologies > Est-il encore possible d’être absent des réseaux sociaux (...)

Est-il encore possible d’être absent des réseaux sociaux ?

Aux Etats-Unis, on constate une forte baisse du nombre de jeunes blogueurs de 12 à 17 ans : diminution de moitié en 2 ans. En France, le phénomène est bien moins marqué : 33 % fin 2009 au lieu de 37 % en 2007. On constate malgré tout une forte diminution du nombre de lecteurs de blogs en France : 45 % au lieu de 75 %.

Le blog des jeunes a longtemps été l’occasion d’engager des conversations, de partager des photos, etc. Un glissement de la fréquentation s’est opéré entre les blogs et les réseaux sociaux.

L’influence de Facebook va grandissante

Dans un billet récent, Alexis Dufresne affirme même que Google aurait peur de Facebook, au point de craindre de disparaître. Difficile d’envisager cela, mais on peut remarquer à quel point Google ne ménage pas ses efforts pour créer un réseau social, capable d’égaler les plus grands.

Un groupe Facebook propose dernièrement la tenue d’un apéro géant à Rennes. Malgré l’opposition de la Préfecture et de l’académie d’Ille-et-Vilaine qui mettent en garde les familles, 4 000 jeunes se réuniront pour cet apéro le 25 mars dernier. Le groupe Facebook qui portait l’évènement avait été créé seulement deux mois plus tôt.

Plusieurs grandes villes se lancent dans les réseaux sociaux : Toulouse et Rennes ont le leur. D’autres ont décidé de soutenir un réseau déjà existant. Le plus connu de ces réseaux sociaux de proximité est sans nul doute Peuplade.

Les entreprises s’y mettent aussi

79 des 100 plus grandes entreprises du monde sont présentes sur les réseaux sociaux. D’après une étude du cabinet Burson-Marsteller :

  • 65 % ont ouvert un compte Twitter,
  • 54 % ont une page Facebook,
  • 50 % ont ouvert une chaine Youtube,
  • 33 % disposent d’un blog

Et même 20 % utilisent ces quatre outils ! Cette présence n’a rien de symbolique, elles sont très actives sur ces réseaux.

64% des fans de marques sur Facebook « se disent prêts à encourager leur entourage à devenir clients de la marque en question. »

Olivier Ertzscheid, maître de conférences en sciences de l’information, signale sur Facebook aux étudiants les émissions télé ou radio pertinentes ou des ressources intéressantes sur Internet. Il répond à leurs questions. Il affirme que cela marche parce que les étudiants sont tout le temps sur Facebook. Y compris pendant ses cours.

La question n’est donc plus de savoir s’il faut être présent sur les réseaux sociaux mais de réfléchir à ce que l’on peut y faire pour que sa présence soit utile à son public, renforce sa notoriété et permette d’établir une relation de confiance.

Certaines institutions ont créé leur page sur Facebook, mais ne savent pas vraiment pourquoi ils sont inscrits sur le réseau social. Leur intervention consiste à inonder leurs « amis » de communiqués sans grand intérêt. Une publication en automatique ne permet pas de rencontrer son public. Pour que la rencontre ait lieu, il faut être présent !


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18 réactions à cet article    


  • jymb 16 avril 2010 12:00

    Ben, perso je n’ai pas encore compris à quoi cela servait, à part perdre du temps.


    • no_move no_move 16 avril 2010 15:31

      en plus de perdre son temps ça sert aussi à :

      - être un employé bénévole de facebook

      - faire comme tout le monde

      - s’auto ficher

      - se diviser sur des sujets profonds ( je rejoins le groupe <<contre ceux qui ne marche pas sur la file de gauche des escalators>>)

      - dire à tout le monde ce que je fais, je pense ....

      - avoir pleins d’amis c’est prestigieux meme si aucun d’eux vous hébergera quand vous serez à la rue

      - pouvoir placer du <<facebook>> avec ses vrais relations, genre : << t’es pas sur faceboooook ?????!>>

      ......etc etc etc


    • Christian Bensi Christian Bensi 16 avril 2010 16:44

      @ jymb et no_move Vos propos sont amusant. Apparemment vous n’aimez pas les réseaux sociaux. Vous en avez le droit. Heureusement !

      Il y a 17 millions de comptes Facebook en France, plus d’un million de compte Twitter. Vous avez des réseaux qui permettent de chercher du boulot, d’autres qui permettent aux plus réservés « peut-être » de faire des rencontres et d’en en organiser dans les villes... Pour certains c’est une possibilité pour partager avec des amis éloignés géographiquement.

      Là encore, c’est leur droit et pour certains c’est même une nécessité !

      Bonne fin de journée.


      • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 17 avril 2010 01:47

        Dix sept millions de personnes c’est aussi le nombre d’électeurs qui ont voté pour Nicolas Sarkozy en 2007. Avec les excellents résultats que nous connaissons aujourd’hui.

        Plus sérieusement, vous avez raison quand vous évoquez la possibilité de partager des photos de vacances avec des amis éloignés géographiquement.  Mamie joue à la pétanque, tonton boit du vin, Lucille 16 ans fait des photos de boules...

        Pour le reste Facebook est surtout une belle cochonnerie totalitaire bien utile pour les flics, les DRH et les malveillants. Et vous ne me ferez pas croire que vous ne connaissez pas George Orwell.


      • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 17 avril 2010 01:55

        Cordialement, et en toute amitié, car votre article méritait d’être publié pour entamer le débat.


      • Halman Halman 18 avril 2010 15:50

        Peachy, votre gourou Sarkozy vous dit que ce qu’il fait est bien et vous le croyez.

        Il vous dit qu’Internet est une poubelle et vous le croyez.

        Et vous voulez vous nous parler de 1984 ?

        Mais c’est vous qui êtes le parfait bonhomme en bleu qui exécute aveuglément les ordres de votre Big Brother vénéré.


      • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 19 avril 2010 02:17

        Halman, pour info.

        C’était du second degré.


      • pingveno 19 avril 2010 10:55

        Plus sérieusement, vous avez raison quand vous évoquez la possibilité de partager des photos de vacances avec des amis éloignés géographiquement. 

        Ah bon, pourquoi ? Ne suffit-il pas de créer son propre site web (un blog se monte en quelques minutes) et de diffuser l’adresse justement uniquement à ses amis éloignés géographiquement, au lieu de mettre ça sur un réseau où des gens arrivés là par hasard pourront cliquer sur « devenez ami avec moi » juste pour pouvoir vous asperger de pub pour leur entreprise... ou leur secte ?


      • Lorenzo extremeño 16 avril 2010 19:36

        D’accord avec no_move et jymb dont je fais miens leurs arguments,merci á eux.

        « pour certains c’est une possibilité pour partager avec des amis éloignés
        géographiquement »...dites vous.
        je vis á l’étranger et je reste en contact plus oú moins permanent avec
        tous mes amis en France par mail,échange de photos,de liens,infos etc..
        J’ai, avec chacun une relation particuliére en fonction de ses goûts
        personalité etc.. je ne les considére pas comme un communauté
        virtuelle, mais comme un ensemble de d’amitiés distinctes les unes des autres.

        Plus que la soif de partager un apéro, c’est celle d’un besoin d’un
        besoin artificiel de notoriété.Il est amusant de constater que certains
        d’entre eux que je sais sur farce book, ont moins de temps que les autres
        pour échanger des mails...

        « une nécessité » dites vous encore,non c’est une illusion entretenue.

        Cordialement.


        • cmoy patou 16 avril 2010 22:03

          Ou bien nous sommes naïfs au point de penser que les propriétaires de Facebook sont innocents et désintéressés et nous approuvons à l’avance, et sans examen de la question l’ usage qu’ils feront des milliards que nous leur apportons en tant que cibles volontaires pour leur publicité ou bien, en personnes responsables, nous sommes remontés jusqu’aux sources et alors on pourra à juste titre nous accuser de complicité avec le néoconservatisme américain le plus cynique et le plus méprisant pour le commun des moutons de la planète.

          http://life-in-the-dead.over-blog.com/article-facebook-40762165.html
          Aux débuts de la vague internet dans les foyers les enfants étaient consommateurs d’Internet maintenant on peut dire qu’ils sont en train de devenir de plus en plus auteurs : ils publient, souvent très jeunes, sur des blogs ou même des réseaux sociaux qui sont dédiés parfois aux tout-petits, comme zozoworld et plus tard sur Facebook et sur tous les blogs.
          http://life-in-the-dead.over-blog.com/article-enfants-danger-44599953.html


          • dom y loulou dom 17 avril 2010 00:22

            ça ne vous vient pas à l’esprit que les blogs des jeunes americains disparaissent aussi à cause des 10’000 familles jetées à la rue tous les mois et jetés dans la précarité de mobilhomes et autres habitations de fortune ?

            et qu’en plus la censure fait sa rage sur internet ?


            • Lorenzo extremeño 17 avril 2010 02:00

              @ dom

              sans doute une excellente occasion d’expérimenter en réel leurs amis
              en dehors du virtuel non ?

              Bien á vous.


            • 3°oeil 18 avril 2010 16:33

              on peut y voir le vide sidéral de leur vie...


              • Joël Favre 19 avril 2010 00:42

                Les réseaux sociaux facilitent la correspondance avec de la famille, des amis qui vivent à distance, aident à trouver un travail en publiant son CV et améliore la renommée d’un association, d’une organisation ou d’une entreprise.

                Par contre il y a le revers de la médaille :

                • Facebook ne respecte pas la vie privée et publie des données sans que l’utilisateur ne l’ait préalablement autorisé
                • Les gens n’ont pas encore tous connaissance des implications de leurs publications
                • Facebook et Twitter sont victimes de trop nombreuses failles de sécurités 

                C’est des outils qui doivent être gérables et les gens doivent savoir les gérer, c’est comme l’argent.


                • pingveno 19 avril 2010 10:51

                  facilitent la correspondance avec de la famille, des amis qui vivent à distance

                  Désolé de vous contredire, mais si je connais déjà les personnes j’utiliserai plus volontiers une messagerie instantanée (MSN n’est pas la seule : ICQ, AIM, ou pour plus d’ouverture : Jabber) ou un téléphone en ligne (Skype ou son pendant libre Open Wengo)

                  Concernant le revers de la médaille, je dirais que c’est bien fait pour eux dès lors qu’un seul réseau s’octroie 99% du marché alors qu’il existe des milliers de petits réseaux inocents avec néanmoins des protocoles ouverts permettant de communiquer entre eux.
                  Et si au lieu de se plaindre des failles de Microsoft on allait voir la concurrence ?
                  Et si au lieu de se plaindre que Facebook viole la vie privée, on allait voir la concurrence ?


                • Joël Favre 19 avril 2010 20:07

                  Quand je parle de réseaux sociaux, je suis serte pas explicite, mais par extension j’entends aussi la messagerie instantanée.

                  J’ai aussi une préférence pour Jabber et Wengo et pour Facebook et Microsoft, je suis déjà à la concurrence.

                  Par contre je fais la différence entre un site Internet social et la messagerie instantanée pour la persistance. Sur la messagerie instantanée vous parlez à vos amis qui sont connectés en ce moment et les messages sont éphémères, alors que sur un site social, vous pouvez laisser des messages, qui pourront être consultés plutard.

                  Vous comprendrez que dans le cas d’un réseau social spécialisé dans l’emploi, un CV à plus d’intérêt s’il peut-être consulté n’importe quand et être indexé par un moteur de recherche.

                  Les gens doivent réfléchir à leurs besoins en terme de réseaux sociaux et préférer les communautés respectant la vie des internautes.


                • pingveno 19 avril 2010 23:51

                  Quand je parle de réseaux sociaux, je suis serte pas explicite, mais par extension j’entends aussi la messagerie instantanée.

                  Dans ce cas vous devez aussi inclure les boîtes e-mail, et même votre numéro de téléphone, puisqu’ils permettent aussi de se connecter à d’autres personnes.

                  J’ai aussi une préférence pour Jabber et Wengo et pour Facebook et Microsoft, je suis déjà à la concurrence.

                  Cette remarque n’était pas un reproche pour vous, mais plutôt pour les utilisateurs de ces réseaux en général.

                  Par contre je fais la différence entre un site Internet social et la messagerie instantanée pour la persistance. Sur la messagerie instantanée vous parlez à vos amis qui sont connectés en ce moment et les messages sont éphémères, alors que sur un site social, vous pouvez laisser des messages, qui pourront être consultés plutard.

                  Sur twitter tous les messages sont archivés : est-ce un réseau social ?

                  En fait il me semble qu’au début on employait ce terme pour un site réunissant plusieurs des services mentionnés (un système d’e-mail interne au réseau social + une messagerie instantannée + un blog) mais qu’aujourd’hui beaucoup de sites à service unique comme twitter revendiquent ce terme à la mode.

                  Vous comprendrez que dans le cas d’un réseau social spécialisé dans l’emploi, un CV à plus d’intérêt s’il peut-être consulté n’importe quand et être indexé par un moteur de recherche.

                  La question subsidiaire étant : à partir de quand un site contenant des CV peut-il être qualifié de réseau social ? Par exemple un Monster qui permet aux employeurs potentiels de contacter le candidat sans dévoiler ses coordonnées, est-il un réseau social ? Il me semble que non, la différence étant dans la possibilité de créer des réseaux de relations, justement (j’ai une question Java, je vais la poser à une personne sur le site qui a mis Java, même si ce n’est ni un collègue ni quelqu’un que je vais embaucher), le CV n’étant qu’un seul élément.

                  Les gens doivent réfléchir à leurs besoins en terme de réseaux sociaux et préférer les communautés respectant la vie des internautes.

                  Oui, à condition que tout ça soit compatible. Je n’ai pas de MSN et je refuse d’en avoir, mais je sais que ce faisant je me prive de contacts avec tous ceux qui refusent d’utiliser autre chose (même les clients multiprotocole comme Miranda ou les passerelles ont besoin d’une adresse MSN)


                • Quelle Energie 22 avril 2010 12:43

                  Bonjour,

                  Ces outils ont un but simple, mais terriblement efficace. La vocation de Twitter est (pour les entreprises) de faire circuler l’information. Facebook ne s’utilise pas pareil du tout, il s’agit d’un réseau pour rechercher des personnes partageant les mêmes aspirations. Quelle Energie est sur Facebook et sur Twitter, et nous rentrons totalement dans ces catégories. La démocratisation des réseaux sociaux est à la fois un bien et un mal, car cela permet de se relier à une partie du monde, mais encore faut-il savoir à qui se vouer et où chercher...

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