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Accueil du site > Actualités > Technologies > Êtes-vous maître de votre identité sur le Net ?

Êtes-vous maître de votre identité sur le Net ?

Tous les jours sur Internet, on publie des textes, de la vidéo, on commente des informations, on en donne : chacun participe à cette grande foire aux idées et aux personnes qu’on appelle le Web 2.0. Seulement... Êtes-vous bien toujours l’auteur des informations qui circulent, estampillées sous votre propre nom ?

Allen Herrel a fait une bien désagréable expérience le mois passé. Titulaire du blog The Head Lemur et auteur sur un blog collaboratif MeanKids.org, cet Américain, patron d’une société de création de sites Web et d’ordinateurs, s’est retrouvé, malgré lui, l’auteur de menaces de mort proférées à l’encontre de Kathy Sierra, une autre blogueuse influente. Celle-ci a été la cible d’un détraqué qui a préféré emprunter l’identité d’Allen pour la harceler plus commodément. À ce jour, l’agresseur n’a pas été démasqué et Allen n’est pas sorti d’affaire non plus. Son identité a été usurpée, sa réputation sur le Net compromise : son ordinateur a été hacké, les identifiants de ses blogs et de ses comptes e-mails ont été détournés. On ne sait plus désormais si derrière la signature Allen Herrel, il y a bien Allen Herrel. Ne pouvant plus prouver qu’il en était l’auteur, il a été contraint de fermer son blog, entraînant dans la foulée la fermeture du blog collaboratif. Ça ne s’est pas arrêté là : il a dû cesser de participer aux débats de la blogosphère. Il n’existe donc plus sur Internet.

Le cas d’Allen pose concrètement une nouvelle question, celle de l’identité numérique et de sa certification. Savez-vous que chaque fois que vous publiez des contenus sur Internet, ils sont systématiquement archivés ? Savez-vous que n’importe qui peut y avoir accès ? Savez-vous que lorsque quelqu’un cherche à savoir qui vous êtes, il va "Googler" votre nom ? Cette pratique est devenue courante : pour en savoir plus sur une personne qu’on vient de rencontrer, ou avec qui on va entrer en contact, il est de plus en plus fréquent de saisir son nom dans un moteur de recherche. Selon une étude d’ExecutNet parue en Octobre 2006 dans le magazine américain Public Relations Tactics, 77% des 100 principaux chasseurs de têtes interrogés confirment utiliser les moteurs de recherche pour trouver des informations sur les candidats. Et 35% d’entre eux ont éliminé un impétrant justement à cause d’informations trouvées sur le Net.

Les enjeux de l’information sur les personnes dépassent largement le cadre des embauches potentielles. Si Google devient une source d’informations considérées comme valables et globalement fiables sur chacun d’entre nous, que penser d’informations tronquées, controuvées, publiées à l’insu de l’intéressé, et ce faisant, figées de façon pérenne dans la grande toile du Web ? Qui peut prouver que telle ou telle information est juste ou fausse, si on ne peut prouver jusqu’à votre identité ? Le problème ne réside plus seulement dans ce qui est publié mais dans l’identité de celui qui publie, que ce soit moi... ou un autre sous mon propre nom.

Aujourd’hui, nul n’est à l’abri de connaître la mésaventure d’Allen Herel, car il n’existe pas encore de moyens de contrôler son identité et de la certifier. C’est pourtant l’un des enjeux majeurs de demain sur Internet.

C’est ce que The Todeka Project essaie de mettre en place prochainement.


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2 réactions à cet article    


  • Goldy Goldy 4 mai 2007 16:38

    Une des premières dérives du web 2.0 a été l’utilisation de son vrai patronyme pour ses échanges ouverts sur internet sans utilisé de signature numérique. Il existe des technologie bien meilleurs que le digital ID qui centralise les informations nominatives (ce qui est pas forcément mieux). La signature numérique, par clé pgp, existe depuis longtemps, mais est étrangement peu utilisée, c’est pourtant une technologie qui a fait ses preuves, qui est infalsifiable, qui est ouverte, et dont les outils existent pour simplifier son utilisation.

    Elle est utilisé par exemple dans le domaine du logiciel libre, elle permet de certifier l’identité des participants aux projets pour réduire les risques de détournements et de piratages.

    Le problème du web 2.0, c’est encore et toujours des gens qui veulent utiliser un outils (l’internet) sans en connaitre son fonctionnement et les précautions à prendre afin de l’utiliser en toute sécurité, c’est de toute façon une dérive plus générale de l’informatique moderne.


    • Christophe Caron Christophe Caron 4 mai 2007 22:40

      Article intéressant mais qui au final n’a aucun autre but que de faire la promotion du service que son auteur va lancer prochainement, non ?

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