Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Technologies > Facebook m’a tué

Facebook m’a tué

En 2009, votre vie digitale peut être effacée en silence dans un réseau. Si nous avons vécu depuis 2008, une période euphorisante où tout semblait possible sur le Web 2.0, il est possible que nous allons entamer la face B, avec le côté obscur où toutes les données sur nos vies échappent à tout contrôle. Non, nous ne sommes plus au royaume des Bisounours. Vous êtes sous contrôle, mais vous ne le savez pas !!!

L’esprit libertaire du 2.0 c’est, vu de loin, une culture du partage de l’information et des flux ; une petite ambiance « peace and love » version high tech, une douce euphorie où le monde semble illimité. Toutefois, à l’insu de notre plein gré, nous émettons plus de signaux que nous le pensons. Géolocalisation, caméras urbaines, puces RFID, téléphones portables, adresses IP, terminaux de paiements, cartes d’accès à des locaux, badges pour aller dans les transports ou une exposition, péages d’autoroutes, cartes de santé, bornes wifi, etc. Nous sommes tous mémorisés sans le savoir, et malheureusement rien à voir avec Matrix ou Minority Report car cela se passe en 2009 : le meilleur des films de science fiction se réalise en ce moment. D’ailleurs de façon étrange nous sommes horrifiés par ce qui se passer dans des films qui se passent dans le futur, mais sommes indifférents si les mêmes scènes se passent dans nos vies quotidiennes. Incroyable ???

Aujourd’hui les infos, sur vous, sont stockées quelque part sur des machines plus ou moins intelligentes, plus ou moins communicantes (certaines parlent de machine à machine, MTM), mais elles n’oublient pas rien. Elles ne sont pas amnésiques, même si la CNIL se bat pour limiter la conversation des données…

Dans ce monde 2.0 euphorisant, où tout semble gratuit et la vie très fluide, la question est de savoir par qui et comment, ces données vont être gérées, quels usages seront réalisés à partir de votre profil, quelles interconnexions de fichiers seront réalisées avec d’autres opérateurs, quel pouvoir sera exercé sur le contrôle de nos e-vies.

En étant présent sur le net, des fragments de notre personnalité circulent dans des espaces virtuels. Dans certains cas, pour des utilisateurs avancés ou addictifs, cela peut aller jusqu’à générer une personnalité bis spécifique aux environnements digitaux, comme une deuxième maison.

Aujourd’hui le contrôle est exercé soit par des fournisseurs de tuyaux, de services ou de machines. Certes, dans certains pays les Etats Léviathan exercent un méta-contrôle (ce n’est pas spécifiquement la Chine, mais cela peut se dérouler aussi en Europe… pas de nom !!!). Ils exercent leur pouvoir sans être contrôlés et édictent leurs lois internes selon leur bon vouloir. Lorsqu’en tant que simple utilisateur vous vous retrouvez face à ces fournisseurs, vous renouez avec une relation parent/enfant sans aucun droit à la parole. De pures relations de pouvoir infantilisantes. Alors que l’on peut dire que les réseaux sociaux constituent un nouveau continent apparu en très peu de temps, de façon étrange les règles du jeu sont édictées de façon asymétrique par ces fournisseurs, sans possibilité de recours. L’enjeu est de taille quand il s’agit d’un continent à part entière !!!

Non, dans le 2.0 vous n’êtes pas chez les bisounours. Ainsi dans les réseaux sociaux ou d’autres plate-formes collaboratives vous dépendez de l’arbitraire d’administrateurs qui évaluent selon des critères mystèrieux pourquoi vous devez être effacé, suspendu totalement ou partiellement. On vous efface de façon aussi arbitraire injuste que dans l’Union soviétique des années 70. Certes tout cela se fait de façon discrète, car quand vous êtes effacé et que vous n’existez pas, comment organiser une protestation ? Le phénomène est diffus et quasi invisible à l’œil nu. On efface par petites touches délicates, donc moins bruyant que les méthodes de Staline.

Ces big Brother des réseaux à qui nous confions nos images, musiques, emails, conversations, informations intimes, films, idées, adresses, émotions… sont-ils vraiment dignes de confiance pour être les dépositaires de ces valeurs si précieuses ?

S’il faut bien entendu faire attention a ce que nous mettons en ligne ou aux traces que nous laissons sur internet, la vraie question est celle de la gouvernance de ces opérateurs qui ont un droit de vie ou de mort sur vos vies digitales, votre réputation, vos données.

Et si le vrai danger, ce n’était pas les hackers, pirates digitaux ou copieurs, mais ceux qui contrôlent les machines où résident une partie de notre vie. Après avoir vécu le meilleur de l’internet, nous allons découvrir dorénavant de façon silencieuse le côté obscur.

Imaginez, vous vous réveillez un matin et vous découvrez que Facebook a effacé vos données accumulées ces deux dernières années : photos, souvenirs, messages, contacts, groupes, etc

Who is the next ??? Il est temps d’organiser des contre pouvoirs, de mettre en place de nouveaux systèmes de gouvernance, dès maintenant.

 

René Duringer

Trend-Spotter

www.smartfutur.fr


Moyenne des avis sur cet article :  3.5/5   (16 votes)




Réagissez à l'article

30 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 23 juin 2009 11:50

    Imaginez, vous vous réveillez un matin et vous découvrez que Facebook a effacé vos données accumulées ces deux dernières années : photos, souvenirs, messages, contacts, groupes, etc

    terrible , c’est 1984 d’Orwell , vous n’avez jamais existé !  smiley


    • LeGus LeGus 23 juin 2009 11:57

      « FaceBook m’a tuer »
      Aucun doute c’est mollah Omar
      huhuhu


      • Trashon Trashon 23 juin 2009 13:09

        Effacé de fesse-bouc ? ce la s’apparente plus à une aubaine qu’autre chose smiley

        Mais.. IRL (dans la vrai vie) imaginez que l’on vous efface....

        Et hop vous n’existez plus .............ca prend tout de suite une autre dimension


        • roOl roOl 23 juin 2009 13:51

          "Vous êtes sous contrôle, mais vous ne le savez pas !!!"

          Il suffisait de se renseigner un peu.
          Et ce n’est pas un espace de stockage mais bien un site communautaire.

          Donc la prochaine fois faite attention, et n’oubliez pas que fesse2bouc ce n’est pas la vie, et vos amis devraient exister au dela de lui.


          • Proto Proto 23 juin 2009 14:23

            Chouette article, merci !

            « On vous efface de façon aussi arbitraire injuste que dans l’Union soviétique des années 70. »

            Hé oui, LeLibrePenseur effacé de Dailymotion il y a quelques jours ...


            • Yannick Harrel Yannick Harrel 23 juin 2009 16:16

              Bonjour,

              Article d’une certaine justesse dans les grandes lignes.

              Les réseaux sociaux fonctionnent par l’entraînement de deux courroies que l’on pourrait subodorer ne pas tourner dans le même sens mais oeuvrant pourtant à faire fonctionner le même moteur :

              * l’instinct grégaire

              * le narcissisme

              Il serait naïf de penser que toutes ces données récoltées ne puissent intéresser personne ou ne puissent être monnayées à terme. Le risque n’est non pas tant d’être effacé de cette réalité virtuelle que de trop en laisser au point d’en être devenu trop dépendant. Le ressort psychologique de ces réseaux sociaux est très puissant.

              Cordialement


              • Kalki Kalki 23 juin 2009 16:52

                pourquoi matrix serait dans le futur ? qu’est ce qu’il vous le dit , que c’est seulement une allégorie d’un déraillement futur ?

                Seulement.


                • pendragon 23 juin 2009 17:15

                  L’auteur est paranoïaque et délirant. En d’autres termes, il a peur et il nous en rend compte. Il devrait garder ses imaginations pour lui-même, car elles ne sont pas inscrites dans le champ social. Il nous expose juste ses dérangements psychologiques personnels et donc il se met en danger. C’est une question qui doit être prise en main par sa famille.


                  • robert 23 juin 2009 17:20

                    pendragon, c’est vrai que cela n’a rien a voir avec princen mais bon bravo d’avoir choisi un pseudo qui permette d’écrire mal le français
                    par contre au niveau des idées , niveau zéro..... l’elysée peut t’il relever le niveau des boys de surveillance ????


                  • Daniel Roux Daniel R 23 juin 2009 18:50

                     Cher Pendragon

                    Voici les derniers résultats de mes supputations sur votre personne.

                    Vous avez étudié la littérature et la psychologie. Vous vous êtes spécialisés dans la littérature française et vous avez lu des articles sur Bourdieu. Vous avez échoué à vos examens finaux. Vous êtes caustique mais pas méchant. Il y a de la sensibilité en vous. Vous n’appréciez pas l’humour surtout lorsqu’il s’exerce à vos dépends. Vous vous ennuyez et avez du temps libre.

                    Célibataire ?

                    Vous aimez la France mais pas les Français, ce qui correspond à l’archétype anglo-saxon. vous pourriez être anglais mais vous n’avez pas d’humour et les anglais apprennent peu les langues étrangères.

                    Vous admirez l’ordre et détestez ceux qui enfreignent la loi ce qui correspond à l’archétype de l’allemand.

                    Frontalier ?

                    Est ce que je brûle ?


                  • Daniel Roux Daniel R 23 juin 2009 19:32

                    Aider son prochain dans le besoin est un devoir.

                    J’aime bien aussi :

                    « Il devrait garder ses imaginations pour lui-même »

                    Une traduction automatique ? C’est possible et cela élargit le champ de la recherche. J’espérai qu’un linguiste identifierait l’origine d’une traduction réalisée mot à mot.


                  • Daniel Roux Daniel R 23 juin 2009 23:09

                    Merci de votre aide Papy du café d’à côté..

                    Je me demandais justement où était la plaque. 

                    Vous savez donc quelque chose sur ce personnage un peu schizo qui semble à la fois haïr l’expression citoyenne et la rechercher, détester les français et venir jusqu’ici leur tenir le bout de gras, droit dans ses bottes mais boiteux dans l’écrit ?

                    Ou c’est juste une conversation de bistrot.

                    Cordialement


                  • pendragon 24 juin 2009 11:49

                    @ Daniel R,

                    Je m’interroge de savoir pour laquelle raison vous insistez tant à donner des informations sur votre personne. Par exemple, vous avez déterminé que je serais célibataire, car, selon vous, j’aurais beaucoup de temps libre.

                    Par cette façon, vous nous donnez à voir votre conception du célibat, qui est assez désoeuvré. Et donc, on comprend aussitôt que c’est probablement votre situation de souffrance à cause du manque de partenaires féminins, qui expliquerait votre conception.

                    Franchement, ceci ne nous regarde pas, et il n’était pas nécessaire de nous en dire tant. D’autant plus que nous ne sommes pas formés pour vous venir en aide. Essayez l’amour tarifé. smiley

                    Votre dévoué Pendragon.


                  • Zord Zord 23 juin 2009 17:16

                    Mouais je trouve que l’auteur surestime largement facebook.
                    Avant Hier c’était caramail, aujourd’hui on en entend plus parler.
                    Hier c’était myspace, aujourd’hui c’est en plein déclin.
                    Aujourd’hui c’est facebook, mais demain ?
                    Pour moi tout ces jolis gadget, c’est un gros buzz, un effet de mode, mais tout ces gens passeront leur chemin dès qu’un autre jouet pointera le bout de son nez (twitter ?)
                    Rien que dans mon entourage, l’activité de mes contacts facebook n’a fait que décroitre au fur et à mesure des mois.


                    • Michael Jordan Manson (MJM) Michael Jordan Manson (MJM) 23 juin 2009 17:20

                      Je suis d’accord le meilleur moyen d’éviter le monopole FACEBOOK serait une alternative crédible ; que fait la concurrence ?



                      nb : je suis une mama black, j’arrive chez Darty : « Comment j’achète Facebook c’est pour mon fils ? »

                      • SURVEYOR 23 juin 2009 18:23

                        Oui, bon Facebook franchement rien à cirer, si faut faire confiance à du stockage en ligne c’est de la naïveté ou méconnaissance des techniques existantes....
                        Jamais je ne stockerais en ligne.


                        • Duringer Duringer 23 juin 2009 19:16

                          A noter que Facebook ne permet pas sauvegarder les messages, les liens publiés, les contacts de ses correspondants... Dans une économie relationnelle, c’est informations valent de l’or. Par ailleurs, dans une économie de l’immatériel, les groupes de FB ont une certaine valeur s’ils ont été alimentés en informations. Tous les efforts pour cultiver une communauté thématique sur FB peuvent être détruits en quelques secondes quand on est supprimé de FB puisque l’on n’est plus administrateur du groupe, on est même plus rien. Aujourd’hui certaines entreprises aux USA utilisent ce réseau pour faire du business, comme un quasi système d’information à l’extérieur de l’entreprise. Cela signifie que FB, cela ne peut être que « pour de rire », si on a en permanence une épée de Damoclès au dessus de sa tête. Toutefois, heureusement il y a des réseaux qui ne jettent pas les gens comme cela, le mieux étant de développer sa propre plate forme, son propre réseau social (mais développé avec de l’open source,of course).


                          • SURVEYOR 23 juin 2009 19:34

                            C’est que j’ai cru comprendre que des personnes stockait soit des albums photos ou autres informations.


                            • jcm jcm 23 juin 2009 19:57

                              Si l’on peut plus ou moins créer ses propres forces en fonction des atouts dont on dispose, on crée souvent ses propres faiblesses avec un enthousiasme remarquable : on s’enchaîne sur facebook, sur twitter ou autres sites « sociaux » (car si l’on en s’enchaîne pas à d’autres, des « amis », on n’est rien !).

                              Puis on imagine, c’est le cas de cet article, que notre prison bien choisie, préférée, pourrait ouvrir ses portes et ses murs s’écrouler, cela après que tous ceux qui auraient pu y trouver un intérêt les auront largement pillées.

                              On peut l’affirmer : facebook ne sera pas éternel (5 milliards d’années au maximum !) le tout étant de savoir quand cela s’arrêtera : bien avant si longtemps, à coup sûr, et pour mille raisons.

                              On appellera cela une « bulle » ou même une « bullette » puis on oubliera.

                              Certains seront effacés bien avant la fin et se plaindront de fait que leur « image sociale » en pâtira : il aurait fallu y penser plus tôt !!!

                              En français de la campagne, quand on pense « facebook » on peut dire « fesse bique » pour avoir l’air du cru.

                              Mais n’y a-t-il pas quelque fond de vérité dans ce détournement ???


                              • yannick yannick 23 juin 2009 20:17

                                Intéressant comme article mais ça sent la trouille à plein nez, je suis tout à fait d’accord sur le fait qu’il faille garder un oeil ouvert en cas d’excès mais je fais pour cela confiance à tous mes concitoyens car grâce à Facebook, à twitter, myspace, les blogs, les SMS, youtube etc, l’information circule tellement vite que les censeurs sont complètement perdus
                                Twitter permet aux iraniens de se tenir informés des rafles et des manifestations en cours, les vidéos et sms ont permis aux chinois d’informer le monde du tremblement de terre avant même que le gouvernement puisse poser le couvercle du silence.
                                Prenons par exemple une bonne institution française bien de chez nous, un organisme bien lourd, lent à faire évoluer embourbé dans ses règles, ses lois et ses traditions, tellement impossible à manoeuvrer que même les plus motivés doivent abandonner, écoeurés par le nombre d’obstacles qu’ils rencontrent.
                                Mettons maintenant cela face à une communauté internet dans le genre d’apprendre 2.0 qui évolue, fait des erreurs certes mais se reconstruit PARCE QUE CHACUN DES MEMBRES Y MET DU SIEN ( pardon mais c’est important ). Le gouvernement français, les renseignements et tout l’argent que vous voulez ne pourra rien faire pour contrôler tout ça. Même Google, dont c’est le créneau, cherche encore les meilleures solutions pour gérer les quantités incroyables de données qu’ils génèrent chaque jour ( et encore, sous forme de statistiques et de tendances )
                                Essayez d’imaginer, je sais pas, l’éducation nationale faire face à ça et retrouver qui a bien pu tweeter le nom de Sarko lundi soir à 20:35. smiley Laissez moi rire, Internet n’est rien moins qu’une foule d’individus ( plus ou moins bien)informés et lorsque ces individus travaillent ensemble bénévolement, vous pouvez arrêter largement plus qu’une file de tanks.


                                • jcm jcm 23 juin 2009 23:16

                                  « ...l’information circule tellement vite que les censeurs sont complètement perdus... » : c’est l’autre face, essentielle du point de vue de la réactivité à des événements que personne ne voudrait connaître et avoir à affronter, mais il ne faut pas oublier que ces systèmes ne sont pas nés avec cette vocation première.

                                  L’utilité de twitter dans le cas iranien peut être vue comme une sorte de détournement, une anomalie face à un usage ordinaire : à l’ordinaire twitter ne véhicule que de très petites choses très anodines.

                                  A l’ordinaire, et à l’origine, les systèmes du type facebook et twitter ont pour vocation première de permettre à chacun de tenter de se mettre en valeur, et les gens marchent : c’est la raison pour laquelle ces systèmes fonctionnent.

                                  Flatter l’égo et le surdimensionner, d’abord et avant tout, ensuite si cela peut « faire du bien quelque-part » (semer les censeurs) c’est un « plus » mais un « à côté ».

                                  Puis... ne nous leurrons pas en ce qui concerne les censeurs et autres « observateurs » : il existe des moyens très puissants de collecter, classer, recouper et conserver toutes sortes d’informations : soyons certains que ces moyens sont assez largement utilisés.

                                  Nous sommes tous largement « fichés », souvent à cause de notre esprit un peu trop critique : la meilleure façon de « noyer » les censeurs serait que nous soyons très nombreux à nous montrer très nettement critiques là où il nous semble légitime de critiquer : de trublions nous deviendrons alors une tendance reconnue de « l’opinion publique ».

                                  On enferme les trublions, on cède aux pressions de l’opinion publique, et cela fait une grosse différence !


                                • Emmanuel Aguéra LeManu 23 juin 2009 20:48

                                  FB : Ça ne vous plaît pas : N’y allez pas !
                                  Comme moi d’ailleurs, mais pas pour les mêmes raisons : haine du formatage.
                                  Je sais, je suis parano, mais je le sais.


                                  • Duringer Duringer 23 juin 2009 23:41

                                    Non je n’ai pas peur. Je déteste simplement les gens qui veulent me contrôler et tous les comportements fascistes. Bien sûr on peut cautionner les comportements irresponsables des administrateurs de Facebook, cette justice aveugle. A force de ne rien dire, on cautionne. Parler, et ne pas être politiquement correct, c’est mal vu en France. Vivre couché, non merci. Je préfére vivre en position verticale. Donc après mon effacement de FB, j’ai basculé mon activité sur Linkedin, ning et mon blog ainsi que des groupes sur Yahoo et d’autres plate formes. Je suis fasciné par la docilité des français.


                                    • NAHASH NAHASH 24 juin 2009 04:00

                                       

                                      Facebook n’est qu’un des aspects du contrôle-conditionnement propre à notre époque, où s’opère la mutation-transition entre société industrielle et société post-industrielle, où la Culture née de l’Expérience individuelle (expérience du Monde, de Soi, de l’Autre) se voit remplacée par une anti-culture de contrôle-conditionnement qui détermine comportements culturels et modes d’existence, conformément aux impératifs de l’ultra-libéralisme économique et à la nécessité « vitale » de faire coïncider capacité de production et consommation par la captation-contrôle de la libido individuelle, réduisant les singularités individuelles à des particularités catégorielles.

                                       

                                      Un processus de « vampirisation » opèrant de plus en plus efficacement, et que les phénomènes : sites communautaires, réseaux,etc… illustrent par la manière dont les comportements sont « modelés » et les individus « orientés », tout un chacun adoptant par « pression sociale et économique » des comportements pré-définis et indépendants de l’Expérience.

                                       

                                      Le résultat en est ou en sera bien un contrôle social global. Totalitarisme ? si global veut dire total, sans doute oui.

                                       

                                      Si on s’en tient à un rapide comparatif avec l’URSS par exemple, peut-on conclure à la naissance ou formation d’un totalitarisme post-industriel ?

                                       

                                      Dans le totalitarisme soviétique, nous avons une société où les uns et les autres s’espionnent et se dénoncent : le regard est celui de l’autre qui ne reflète que votre propre regard sur lui.

                                      La collecte de l’Information est un « travail citoyen », des citoyens-délateurs, nous avons donc là une surveillance « horizontale ».

                                      Qu’en est-il chez « nous » aujourd’hui ?

                                      Il semblerait bien que notre modèle de surveillance soit « verticale » et « volontaire » : le « prince » et les « marchands » disposent de tous les moyens « technologiques » nécessaires pour recueillir « eux-mêmes » l’Information, d’une manière automatique sans la contrainte de la « faiblesse humaine » : un réseau technologique d’oreilles, de yeux, de cerbères, etc…froids, efficaces et redoutables au service du « prince » et des « marchands ». Un système TOTAL et GLOBAL où la défaillance humaine ne pèse plus sur la collecte de l’Information.

                                      Nous sommes alors dans une forme de totalitarisme qui se passe des individus, la délation n’étant plus nécessaire comme dans les systèmes nazi ou soviétique.

                                      Une superstructure « transcendante » qui domine la société, et la regarde, la scrute, l’analyse de toutes parts.

                                       

                                      Lorsque les totalitarismes fascistes ou communistes usaient de méthodes humaines archaïques, notre système « démocratie libérale »+libéralisme économique use d’un procédé nouveau « sans douleur et invisible » : le contrôle social en temps réel et permanent par ordinateur interposé sous le couvert de cette anti-culture de contrôle et conditionnement, pensée et élaborée selon les impératifs de l’ultra-libéralisme économique.

                                       

                                      Sous divers prétextes : sécurité, intérêts professionnels, particuliers, économiques  ou sociaux (mode, communautés,etc…), ce système permet la surveillance des individus avec leur « accord », accord né de l’anti-culture de conditionnement où le fait d’exposer sa vie, de livrer des informations personnelles, etc.. sur la toile semble devenu non seulement naturel mais aussi nécessaire : l’auto-délation, le sacrifice volontaire de la vie privée par l’imposition « subtile » de comportements culturels et consommatoires.

                                      Bref : la combinaison anti-culture de contrôle/conditionnement et Informatique/réseaux permet l’instantanéité et l’efficacité du contrôle : un contrôle social total.

                                       

                                      Cordialement,


                                      • sisyphe sisyphe 24 juin 2009 04:02

                                        Article curieux.

                                        La denonciation de l’aspect Orwellien de toute une sorte de reseaux et de fichages par le biais de l’internet, entre autres, est tout a fait pertinente.

                                        Or, la, de quoi se plaint l’auteur ?
                                        D’etre « efface », justement, d’un de ces reseaux de fichage des citoyens !!!!

                                        Il dit « je deteste les gens qui veulent me controler... » ; ben, mais y a une solution, mon cher ; c’est de ne pas faire partie (ou au moins limiter au minimum) de leurs reseaux.

                                        Facebook en est un des principaux ; il aurait mieux valu, donc, denoncer cet aspect, et preconiser de ne surtout pas s’y inscrire, plutot que de venir pleurnicher de ne plus en etre...

                                        Facebook ; un des instruments de big brother ; a fuir absolument...

                                        L’auteur me semble, sur ce point, particulierement a cote de la plaque....

                                        Dommage.


                                        • Duringer Duringer 24 juin 2009 07:33

                                          Le monde est Orwellien, that’s life. Ne pas fuir. FB est effectivement un des outils « big brotherien ». Envie de jouer avec tout le monde. Je m’insurge simplement sur l’opacité des critères d’exclusion du jeu. Imaginez : un joueur de rubby est exclu en plein match. L’arbitre n’explique pas le motif de l’exclusion et en plus précise que c’est irréversible... Qu’est ce qui empêche de demander plus de transparence aux opérateurs qui gèrent des réseaux sociaux ? Une partie de nos vies se déroulera dans le futur sur les réseaux sociaux. Fuir, et dire qu’il vaut mieux ne pas s’inscrire, c’est de la lacheté. Et si l’on faisait respecter nos droits, nos points de vue. Take the power !!!

                                        • Zord Zord 24 juin 2009 09:51
                                          • Le monde est Orwellien, that’s life. Ne pas fuir. FB est effectivement un des outils « big brotherien ». Envie de jouer avec tout le monde. Je m’insurge simplement sur l’opacité des critères d’exclusion du jeu. Imaginez : un joueur de rubby est exclu en plein match. L’arbitre n’explique pas le motif de l’exclusion et en plus précise que c’est irréversible... Qu’est ce qui empêche de demander plus de transparence aux opérateurs qui gèrent des réseaux sociaux ? Une partie de nos vies se déroulera dans le futur sur les réseaux sociaux. Fuir, et dire qu’il vaut mieux ne pas s’inscrire, c’est de la lacheté. Et si l’on faisait respecter nos droits, nos points de vue. Take the power !!!
                                          Prendre le pouvoir ? Mais de quoi sérieusement ?
                                          Facebook, un service mise à disposition gratuitement par une entreprise privée qui met à disposition son infrastructure pour le stockage et ses développeurs/ingénieurs pour la maintenance et les évolutions de la plateforme.

                                          A un moment, il faut arrêter de divaguer et regarder les choses telles qu’elles sont : Personne n’oblige personne à utiliser ce service. Facebook n’est pas une association, un club d’amateur, mais une entreprise... Dès qu’ils seront en bourse, achetez donc des actions si vous souhaitez le contrôle.

                                          Pourquoi ne pas créér vous même votre propre réseau si vous souhaitez absolument y faire appliquer vos règles ?


                                        • Philippe D Philippe D 24 juin 2009 10:20

                                          Bien vu, j’en suis là aussi.
                                          Certaines traces sont encore visibles.

                                          par Tristan Mendès France (son site) mardi 23 juin 2009 - 162 réactions Ecouter ... le petit fils de Pierre mendés France qui vient nous faire sa publicité. ...

                                          Sur son site TMF dit qu’il a été averti de la publication par un mail d’Avox et qu’il ne compte pas venir participer.

                                        • Duringer Duringer 24 juin 2009 10:05

                                          La conclusion après discussion d’une spécialiste des systèmes d’information, c’est qu’il est préférable de créer son propre réseau social, sa propre communauté avec des règles du jeu adoptées/partagées par les adhérents !!!


                                          • Fucky Fucky 24 juin 2009 12:21

                                            Je n’arrive pas à trouver l’intérêt de ce « réseau (anti-)sociale », sinon de spammer le net entier d’invitations. Car si on ne s’est pas vu depuis des lustres, c’est qu’il y a peut-être une raison, et qu’on n’a sans doute rien à se dire ? Du coup, réseau social « d’anciens élèves » ou « amis perdus » perdus de vue ou pas, ce n’est pas en appuyant sur des boutons que l’on redevient soudainement les meilleurs copains du monde, que ce soit pour de vrai… ou pas…

                                            Quand à l’utilisation des données privées, c’est le fond de commerce de facebook. Tout est fichés classé archivé, de votre sexe jusqu’à l’intégralité de vos conversations sur les messageries instantanées.

                                            Une video trés instructive ici et un article ici.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès