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Faut-il craindre les nanotechnologies ?


 

 

Tout récemment vient d’être inauguré à Grenoble Minatec, un immense centre de recherche dévolu aux nanotechnologies, le troisième dans le monde, paraît-il. Cet événement a suscité une importante contestation de la part de mouvements critiques, pour ne pas dire opposés à ces nouvelles technologies, ainsi désignées à cause de la taille des objets qu’elles manipulent, évaluée en nanomètres, soit la dimension de quelques dizaines d’atomes. Le philosophe Jean-Pierre Dupuy pense même que cette fronde contre les nanosciences prendra une ampleur largement supérieure à celle dirigée contre les OGM. Les nano-objets, à peu près personne ne sait exactement ce qu’ils sont, mais presque tous savent qu’ils suscitent des craintes, sans qu’on puisse déterminer si elles sont justifiées ou bien imaginées de toutes pièces, en raison notamment de l’impossibilité de pouvoir contrôler la diffusion de ces objets, invisibles, contrairement aux armes nucléaires et à leurs dispositifs de lancement. Le nano sous-marin capable de lancer des nano-missiles nucléaires n’est pas pour demain. Cela dit, la version injectable à visée thérapeutique a été conçue, sous forme de microcapsules susceptibles de délivrer un médicament sur une cible tissulaire. Si les nanotechnologies n’étaient qu’un bricolage à visée médicale, on en parlerait moins, et si crainte il y a, le mieux serait de déterminer avec précision ce dont il ressort. En premier lieu, expliciter comment ils sont conçus, puis comment ils fonctionnent ; ensuite, établir les dangers ou risques liés à leur utilisation. Dans ce contexte, doit-on prendre au sérieux le reproche des « anti-nano » à l’encontre des maîtres d’œuvre et d’ouvrage de Minatec qui auraient concocté leur projet à l’écart des débats publics ? A mon avis, la réponse est négative, car en matière de recherche, il faut laisser la liberté aux chercheurs (dans l’absolu, le chercheur idéal devrait être autant un créateur qu’un individu éthique, responsable, affranchi de la mainmise de l’Etat autant que de celle de la populace). Que ce projet fasse l’objet de financements publics est une autre affaire, qui concerne cette fois politiques et citoyens, parce que la société est demandeuse dans de nombreux domaines, et définir les priorités de financement nous concerne tous. Et c’est peut-être le gaspillage de l’argent public qu’il faut craindre, au cas où ces technologies n’apporteraient pas un avantage matériel proportionnel aux sommes allouées. Quelle que soit la question posée, on en revient aux interrogations basiques : c’est quoi, ces nanotechnologies ?

 

 

Les nano-objets sont des systèmes capables d’effectuer des opérations techniques à des échelles proches de l’atome. On pourrait imaginer des pinces moléculaires capables d’extraire quelques molécules membranaires en opérant sur une cellule. Cela relève de la biologie-fiction, mais dans ce domaine, on emploie déjà des micro-technologies, pour transférer par exemple un noyau d’une cellule à une autr, et des biotechnologies pour insérer un gène à partir d’un vecteur ADN dans une cellule. Une devise : toujours plus petit ! Elle est appliquée dans la méthodologie descendante consistant à réduire les échelles opératoires en miniaturisant les technologies existantes. C’est un classique. Il suffit de constater les progrès dans l’insertion des transistors sur les puces électroniques, ou bien dans l’art de façonner les disques durs d’ordinateur. De plus en plus de mémoire et de moins en moins de taille, pour le plus grand plaisir des amateurs de jeux vidéo et des accros à la musique, qui peuvent emporter des heures de chansons sur de minuscules I-pod. Sans oublier les usages en matière de surveillance policière et militaire...

 

L’autre méthodologie en matière de nanotechnologie est ascendante, autrement dit, elle consiste à produire des objets non pas en réduisant la dimension des opérations existantes, mais en assemblant des composants de plus petite taille et le cas échéant, des atomes. C’est cet aspect qui soulève à la fois fascination et craintes quant à un usage servant des fins peu éthiques. Mais nous n’en sommes pas encore à ce stade. Par ailleurs, ce qu’on appelle les nanosciences n’a rien de spécialement nouveau en ce début de XXIe siècle. En 1959, le physicien Feynman prononça un discours évoquant la possibilité prochaine de manipuler des objets de taille atomique. Le reste était affaire de progrès technique. Puis le microscope à effet tunnel permit d’observer le « nanomonde » et dans la foulée, de manipuler des atomes. La science est basée sur l’observation. Et donc une nanoscience observe des nano-objets. De ce point de vue, on aurait envie de dire "rien de neuf", puisque la physique et la biologie opèrent ainsi depuis des décennies ; alors pourquoi cet engouement, doublé de crainte, pour les nanotechnologies qui, dès l’année 2000, ont été placées au cœur des préoccupations de l’appareil scientifique d’Etat sous la présidence Clinton, alors que se faisaient connaître des groupes militant activement contre ces recherches au budget pharaonique ?

 

 

Reprenons les choses par le début. Les techniques d’assemblage de composants n’ont rien d’une invention humaine. C’est ce que fait le vivant depuis des centaines de millions d’années. L’homme ne le sait que depuis un siècle, grâce aux progrès de la biochimie. Il manque à la science une authentique philosophie de la vie. Adieu ère de l’homéostasie et des bouclages cybernétiques. L’idée d’une vie manipulant des informations pourra être conservée, mais la réalité, c’est que la vie coïncide avec une nanotechnologie qui s’est créée naturellement. La vie n’est que nanotechnologie. Pour s’en convaincre, il suffit d’apprendre la biologie. Prenons l’armature des cellules qu’on appelle cytosquelette. Rien qu’un assemblage hypercomplexe de nanotubules, eux-mêmes assemblés à partir de composants protéiques par des enzymes qui ne sont que des nano-opérateurs. La contraction moléculaire ? Rien qu’une contraction coordonnée de millions de myofibrilles, micro- ou nano-objets élaborés à partir de composants et notamment, d’une protéine contractile, la myosine. La nature maîtrise parfaitement les nanotechnologies, pour preuve les cils vibratoires de la paramécie. La nature s’y connaît en nano-chirurgie, nano-assemblages, créant des nano-machines pour se mouvoir et des nano-tubes pour échanger des informations entre cellules nerveuses, alors que l’ADN se présente comme le disque dur le plus performant en quantité de mémoire rapportée au volume de stockage. Au cours des dernières années, les biologistes ont découvert les protéines scaffold fonctionnant comme des connecteurs intracellulaires, ce qui confère aux cellules un dispositif dont le fonctionnement est calqué sur celui d’un central téléphonique ou d’un fournisseur d’accès à Internet.

 

 

Les nanotechnologies devraient être présentées en accolant le substantif artificiel, pour bien les distinguer de leurs homologues naturels et ne pas les confondre ; de la même manière qu’une motrice de chemin de fer ou une automobile n’a rien de commun avec le cheval, excepté le cheval-vapeur encore utilisé comme unité de puissance pour comparer les performances de ces moteurs artificiels fonctionnant à l’essence et non pas au glucose, carburant du muscle strié naturel. Si on admet que ces technologies ne sont que des productions artificielles calquées sur celles utilisées par le vivant, il n’y a pas lieu d’avoir peur. On verra alors dans ce phénomène de société un énième avatar du rêve prométhéen et des craintes suscitées. Après avoir reçu des dieux l’art du feu, généré par la foudre, les hommes ont reçu de leur science l’art des nanotechnologies, calqué sur celui du vivant, cependant différent dans son essence, car le plus souvent, il utilise des dispositifs physiques, comme ce microscope à effet tunnel ou ces champs magnétiques, la Nature ayant trouvé depuis bien longtemps la technique pour manipuler l’atome et les exemples sont légion, depuis la molécule de fer insérée dans la porphyrine, elle-même assemblée dans l’hémoglobine jusqu’aux fascinants canaux ioniques membranaires assurant le transport des atomes chargés un par un.

 

 

Si les nanotechnologies se présentaient comme des doublures artificielles de processus naturels, il n’y aurait pas lieu de s’inquiéter, hormis des questions banales - mais pas anodines - concernant l’impact de ces objets sur la santé humaine, le spectre de l’amiante étant évidemment présent. En fait, les principales craintes exprimées ne sont pas d’ordre sanitaire, mais social et politique. Les nanotechnologies présenteraient des dangers en matière de libertés publiques, renforçant les possibilités de contrôle et de surveillance. Qui dit surveiller dit observer, voir, transmettre. Nous voilà au cœur du problème. Si les nano-objets présentent un danger de ce côté, c’est parce qu’ils ont la possibilité de capter et de transmettre des informations, notamment par le biais du champ électromagnétique et des ondes utilisées. Ces objets peuvent communiquer avec des dispositifs centraux, terminal informatique, système d’espionnage, centrale policière, ou alors entre eux. Nous sommes tous habitués aux étiquettes magnétiques déclenchant l’alarme en passant un portique si le produit n’a pas été démagnétisé en passant à la caisse ; par contre, l’idée de pouvoir implanter une puce émettrice dans un individu paraît choquer, bien que ce ne soit là qu’une version améliorée du bracelet électronique en usage dans le champ de l’application des peines. Mais nous n’en sommes qu’au début d’un processus de conception d’outils inédits, dont on sait qu’ils intéressent de près les militaires et les pouvoirs politiques. Les sommes investies ne trompent pas sur les enjeux, laissant cependant indéterminées les fins. 450 millions de dollars, soit une moitié du total, ont été investis en un an aux Etats-Unis à des fins de « défense ».

 

 

Le champ des nanotechnologies, bien qu’imprévisible, doit faire l’objet d’une investigation philosophique. Comme le disait Deleuze, il appartient au philosophe de forger des concepts dès qu’une situation nouvelle se présente dans la société et le monde. Et c’est le cas de ces recherches qui, pourtant, ont déjà quelque ancienneté. Le problème ne se situe pas dans l’usage individuel des nanotechnologies mais dans le couplage de ces systèmes captant et échangeant des informations. Ce champ technologique artificiel se présente comme un monde métasensible, à côté du monde sensible au sein duquel les humains ont une expérience de plusieurs millénaires, partageant cet usage avec les animaux. Dans un monde naturel, les sens comme l’odorat, l’ouïe et surtout la vue, sont déterminants pour vivre, se nourrir, se reproduire et surtout échapper aux prédateurs. Ces mêmes sens ont été utilisés lors des guerres antiques, médiévales, modernes, y compris dans les deux grands conflits armés du premier XXe siècle. Mais peu à peu, l’usage d’instruments plus efficaces s’est généralisée. Pour la première fois, on a parlé d’un conflit virtuel pendant la guerre en Irak en 1991, en raison de la provenance des images obtenues par satellite. Au vu de la tendance actuelle, l’espèce humaine sera amenée à évoluer non seulement dans le monde naturel de ses ancêtres, mais dans un second monde sensible, avec des matériaux et des dispositifs invisibles mais pouvant communiquer, notamment par l’envoi de signaux hertziens, à partir de dispositifs macroscopiques comme les téléphones cellulaires, ou microscopiques comme les puces émettrices. De plus, des matériaux dit « intelligents » sont amenés à servir de second corps, artificiel, doué de fonctions relevant du sensible, mais produits de toutes pièces pour un usage spécifique.

 

 

Les craintes exprimées face aux nanotechnologies ne sont pas sans fondement, mais c’est à l’usage qu’on saura si elles se justifient, notamment quand le dispositif aura progressé pour prendre une forme avancée, susceptible de montrer la fulgurance de son efficacité. L’inquiétude est naturelle, elle correspond sans doute à la plongée dans un monde inconnu, avec ce sixième sens naissant, un sens de même nature que le visuel (avec lequel il partage l’usage du champ électromagnétique), mais invisible et supporté par un dispositif de reconnaissance intellectuel réalisé par ce qu’on doit appeler une matière cognitive artificielle. Un panoptique artificiel nous observe, sans que l’on soit mis entre quatre murs, comme dans la prison moderne, intégrant elle aussi un panoptique, ayant servi de matériau à Foucault pour décrire l’apparition des systèmes de surveillance. La différence étant que le panoptique était un objet visible, connu, intégré dans un système pénitencier, dont on pouvait connaître des gardiens, alors que l’hyper-panoptique cognitif ne se voit pas, et qu’on ne sait pas qui est derrière, enfin, disons qu’on soupçonne un système policier, mais rien de neuf hormis l’efficacité des instruments. Cela fait des décennies que nous sommes observés par des agences comme la NSA.

 

Pour l’instant, rien ne permet de dire si nos existences seront modifiées en profondeur avec cette utilisation d’un sixième sens matériel, à des fins pas forcément honorables, par quelques-uns, ce qui n’empêche pas les citoyens d’acquérir eux-aussi des objets pour contrer l’hyper-panoptique et jouer à la guéguerre cognitive. Je t’ai vue, puce électronique invisible, et je t’envoie un signal avec mon pistolet désactiveur acheté chez Car....ur ! A mon avis, l’humanité mérite un autre dessein, fait d’amour, d’art, de contemplation et d’inventions de situations littéraires, où se livrer est une dé-livrance et lire nous immunise du dé-lire.

 

 

D’où une question autrement plus subversive : peut-on se passer des nanotechnologies ? C’est la question qui arrive pour ainsi dire naturellement. Il est parfaitement concevable que ces technologies soient plus inutiles que dangereuses. Toute technique bénéfique à l’humanité se présente sous la figure de Janus, devenant maléfique si utilisée à mauvais escient. Mais dans un sens ou dans l’autre, cette technique apporte un progrès, dans l’exercice du bien ou du mal. Il n’y a donc rien à craindre des nanotechnologies, mais tout à craindre de l’homme qui les utilise ; inversement, ceux qui lancent ces projets ont tout à craindre du verdict final, le plus inquiétant qui soit pour ces scientifiques et politiques dévoués à l’utilitarisme ; les nanotechnologies sont inutiles ! Mais l’espoir est au rendez-vous, le système sait parfaitement persuader les usagers de l’utilité d’une multitude de gadgets supplétifs aux aptitudes techniques des humains. Enfin, s’il faut craindre quelque chose, ce serait plutôt les tendances politiques orientées vers la surveillance, l’asservissement, les velléités dominatrices et autres tyrannies contemporaines. Le principal danger pour l’humanité est l’homme, ne l’oublions pas.


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201 réactions à cet article    


  • Gadro 8 juin 2006 10:44

    Article intéressant, bien que parfois un peu technique pour qui a oublié ses cours de biologie.

    Par rapport à l’ouverture de Minatec à Grenoble, les tracts distribués par les anti-nano étaient assez confus et fourre tout : Il y avait une comparaison entre la dangerosité des particules rejetées par les voitures (elles aussi de taille nanoscopique) et les nanoparticules en passe d’être créees à Minatec... C’est pas vraiment la même chose... Bref, si je peux comprendre les craintes des anti-nano, servir un discours brouillé voire trompeur ne va pas les servir...


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 8 juin 2006 11:19

      Les craintes sont souvent le résultat d’un manque de connaissance.

      Dans La fin des Lumières de Darnton (chez Odile Jacob en poche), l’auteur évoque le triste sort d’un géomètre venu faire un relevé sur un clocher d’église et descendu au fusil par des villageois croyant avoir affaire à un jeteur de sort


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 8 juin 2006 11:24

      Cette phrase n’a rien de bête, elle est claire, évoque une configuration idéale. Les chercheurs affranchis de la main-mise de l’Etat, c’est un plaidoyer sensé il me semble, et je tenais à rajouter aussi que la recherche doit être affranchie de l’opinion publique, chose qu’on ne dit pas assez souvent. Cela dit, les citoyens ont le droit et le devoir d’exercer leur contrôle démocratique et raisonné sur le développement des recherches.


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 8 juin 2006 11:26

      Une erreur d’aiguillage pour ce commentaire ci-dessus destiné au Marsu de l’Agora


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 8 juin 2006 11:16

      Merci pour cette appréciation et je tiens à préciser qu’en matière de pastis, je refuse qu’on me mette une nano-dose, ni une micro-dose d’ailleurs


    • toto (---.---.7.183) 8 juin 2006 10:58

      Bonjour, merci pour cet article. Je voudrais corriger un point que vous avez évoqué : un nanosystème ne pourra jamais émettre une onde électromgnétique du type radio pour communiquer avec un système extérieur. En effet, pour qu’un dispositif puisse émettre une onde életromagnétique d’une certaine longueur d’onde, il faut que ce système soit au moins de la taille de la moitié de la longueur d’onde. Or la longueur d’onde d’une onde radio est d’au moins de l’ordre du centimètre. Un nanodispositif de l’ordre du nanomètre ne pourra donc jamais envoyer des informations par le biais d’ondes radio.

      On constate encore une fois que la peur vient de l’ignorance totale en matière scientifique de la majeure partie de la population. Il faut absolument que les gens acquièrent une culture scientifique minimale pour comprendre le monde qui les entoure, et ceci n’est absolument pas hors de portée. Je vais donner des sites qui ont un contenu de qualité :

      http://www.canal-u.com/canalu/chainev2/utls/ : des conférences par des grands spécialistes, idéal pour le grand public.

      cours gratuits de qualité :

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      http://nicolas.aunai.free.fr/cours/physique/index.htm

      http://www.sciences.ch/dwnldbl/telecharger.php3


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 8 juin 2006 11:15

        Une remarque, j’ai évoqué la possibilité pour ces objets de communiquer entre eux (en étant couplé au champ EM) , je crois savoir qu’une télécommande fonctionne avec des infrarouges qui utilisent le champ EM

        merci pour les liens scientifiques, un peu de culture sert les débats, c’est certain


      • toto (---.---.7.183) 8 juin 2006 12:00

        un nanosystème, de part ses dimensions ne peut communiquer qu’avec des ondes électromagnétiques dont la longueur d’onde est inférieure en gros au micromètre. Supposons que plusieurs nanosystèmes puissent communiquer entre eux par un tel rayonnement (de la lumière par exemple). On peut alors imaginer qu’ils vont avoir un comportement collectif pour pouvoir émettre une onde radio. Mais l’échange de lumière entre les nanosystèmes ne transporte pas de charge électrique. Le signal radio serait donc émis par la polarisation électrique synchronisée de tous les nanosystèmes. Or la différence de charge électrique entre les deux extrémités d’un nanotube ne peut en gros pas dépasser la charge d’un électron. Si on combine suffisamment de nanosystèmes pour avoir un centimètre de long, cela fait un moment dipolaire oscillant d’au plus 10^-21 V.m . Il peut émettre une puissance d’au plus 10^-20 W, ce qui totalement indétectable même pour une puce se trouvant à proximité...


      • toto (---.---.7.183) 8 juin 2006 12:27

        petite faute de frappe : le dipôle est de 10^-21 C.m


      • Mr Jo (---.---.205.47) 8 juin 2006 11:06

        C’est un peu toujours le même débat, des gens voudraient interdire une technologie qui pourrait être dangereuse si elle était utilisée avec de mauvaises intentions.

        Une voiture utilisée par quelqu’un de mesuré et bien intentionné ça va, mais dans les mains de quelqu’un d’inconséquent ou de mal intentionné ça devient une arme. Les nano objets c’est pareil, tout dépend de qui les utilise, dans quel but et avec quel cadre de sécurité, donc il faut déterminer un cadre éthique.

        Si on devait interdire toute avancée qui peut être potentiellement dangereuse entre de mauvaises mains la liste serait longue et surprenante.


        • Mr Jo (---.---.205.47) 8 juin 2006 11:07

          Article remarquablement construit ai-je oublié de préciser.


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 8 juin 2006 11:28

          C’est en effet l’un des aspects qu’il faut signaler. En rappelant que la radioactivité sert aussi à soigner. Cela dit, un Ellul ne se contenterait pas de ces propos et verrait dans les technologies un levier de transformation de l’humain, chose que j’ai essayé d’évoquer en parlant d’un sixième sens artificiel ajouté aux cinq naturels du sensible


        • Mizo (---.---.84.218) 8 juin 2006 16:57

          TOUTES les découvertes ont été utilisées pour tuer les humains, les asservir... Ne jouons pas aux naïfs !


        • jebthebear (---.---.3.72) 9 juin 2006 12:01

          « TOUTES les découvertes ont été utilisées pour tuer les humains, les asservir... Ne jouons pas aux naïfs ! »

          merci de votre intervention Einstein... pffff

          Jeb


        • Marsupilami (---.---.46.38) 8 juin 2006 11:19

          Ouaf !

          "Il faut laisser la liberté aux chercheurs (dans l’absolu, le chercheur idéal devrait être autant un créateur qu’un individu éthique, responsable, affranchi de la mainmise de l’Etat autant que de celle de la populace).

          Quelle naïveté et quel mépris. Vu que l’absolu n’est qu’une vue de l’esprit, le « chercheur idéal » en question, cette icône angélique de la religion scientiste, n’est qu’un personnage de conte de fées.

          Dans la relativité du Réel, les chercheurs sont des gens comme les autres, animés des mêmes désirs et pulsions fondamentales que cette « populace » méprisée par l’auteur. Ils sont donc susceptibles comme tout le monde d’être motivés par l’ambition personnelle, l’appât du gain, l’envie de gloriole, la violence, la jalousie, l’ivresse du pouvoir, le goût de la manipulation, j’en passe et des meilleures. Les exemples ne manquent pas.

          Et je dois dire que j’ai cessé de lire cet article dès que j’ai lu cette phrase scandaleusement bête...

          Houba houba grrr...


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 8 juin 2006 11:25

            Cette phrase n’a rien de bête, elle est claire, évoque une configuration idéale. Les chercheurs affranchis de la main-mise de l’Etat, c’est un plaidoyer sensé il me semble, et je tenais à rajouter aussi que la recherche doit être affranchie de l’opinion publique, chose qu’on ne dit pas assez souvent. Cela dit, les citoyens ont le droit et le devoir d’exercer leur contrôle démocratique et raisonné sur le développement des recherches.


          • Marsupilami (---.---.46.38) 8 juin 2006 11:51

            Ouaf !

            @ Bernard Dugué

            « Cette phrase n’a rien de bête, elle est claire, évoque une configuration idéale ».

            Oui, mais justement, cette configuration idéale n’existe pas, puisqu’elle n’est qu’idéale. Dans la réalité non-idéale, les chercheurs (qui ont les mêmes qualités et défauts que tout le monde, et sont donc faillibles) travaillent en connexion étroite avec les Etats, les grandes entreprises industrielles et les laboratoires pharmaceutiques, et les dirigeants des Etats sont élus par la « polulace » qui peut leur demander des comptes dans un régime démocratique.

            Tout est lié, et la figure quasi-suplicienne du chercheur austère faisant le bien d’humanité dans la tour d’ivoire studieuse de son laboratoire n’est qu’une pure icône scientiste qu’on ne rencontre presque jamais dans la réalité.

            Et j’ajoute que je ne critique pas la recherche : je me contente de dézinguer un mythe scientiste, c’est tout.

            Houba houba !


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 8 juin 2006 12:03

            @ Marsupilami

            L’idée parfaite est claire mais elle n’existe pas dans le réel, elle a disons un usage régulateur comme dirait Kant. Je connais suffisamment les scientifiques pour savoir leurs faiblesses. Il n’y a aucune connotation scientiste dans mon propos, je veux juste dire qu’il faut laisser des degrés de liberté aux chercheurs, les défendre contre les manoeuvres hors de la critique, avec deux écueils, les puissances étatiques hors contrôle et la masse ignorante (voir le cas du géomètre des Lumières cité plus haut, à ce compte-là, on devrait interdire aux scientifique l’entrée des labo parce que les gens ont peur ? )


          • Daniel Milan (---.---.168.130) 8 juin 2006 12:06

            Alors le Marsu, toujours en chasse de chimères ?


          • Marsupilami (---.---.46.38) 8 juin 2006 12:28

            @ Bernard Dugué

            Ouaf !

            « Voir le cas du géomètre des Lumières cité plus haut, à ce compte-là, on devrait interdire aux scientifique l’entrée des labo parce que les gens ont peur ? »

            Je n’ai rien dit de tel et l’histoire du géomètre est savoureuse (lire aussi sur ce sujet l’excellent Le mètre du monde de Denis Guedj).

            Il n’est évidemment pas question de cesser la recherche parce que des gens ont peur de l’inconnu. Encore une fois, je ne critiquais nullement la recherche scientifique, je rappelais seulement que les chercheurs ne sont pas de purs esprits habités par une noble mission de servir l’humanité souffrante mais des gens comme les autres dont il faut contrôler un minimum les activités (cf. les chercheurs qui ont collaboré enthousiastement avec le IIIe Reich). Ah zut, c’est moi qui franchis le point Godwin...

            Ça doit être à cause du post de Daniel Milan.


          • Mizo (---.---.84.218) 8 juin 2006 16:26

            C’est quoi, cette mystification de la « liberté » des chercheurs«  ? De nos jours, les chercheurs ont de moins en moins de liberté, ce sont les »directeurs" qui font ce qu’ils veulent... à savoir, exécuter les consignes et plaire aux multinationales.

            La recherche, même publique, se trouve de plus en plus sous contrat privé. Ce qui limite jusqu’à la liberté de publication traditionnelle de la recherche publique.

            Pour ne pas parler des recherches classées ou sous regard militaire, etc...


          • Ludovic Charpentier (---.---.68.100) 8 juin 2006 19:15

            C’est vrai qu’il faut casser le mythe du chercheur indépendant travaillant à son propre compte pour le pur plaisir de la science... Ce type de chercheur existe toujours un peu, mais c’est une espèce en voie de disparition... Le CNRS est devenu une machine à contrats, avec les industriels et assez souvent des organismes militaires. Alors, oui, ça peut fait peur. Mais il faut bien avoir conscience qu’une technologie comme les écrans plasma a équipé des appareils militaires, avant d’être suffisamment rentable pour le grand public.

            Le métier de scientifique n’est pas fait pour les angélistes antimilitaristes, toute découverte scientifique peut servir pour des technologies de vie et des technologies de mort. Einstein s’en était voulu dans son testament du fait que la physique nucléaire ait pu déboucher sur l’arme atomique mais à côté de cette application désastreuse, cette science a aussi permis le développement d’une source d’énergie alternative, et de techniques d’observations médicales...

            Pour rejoindre les propos de Bernard Dugué, la contestation anti-nano est surtout renforcée par cette crainte qui existe vis à vis des élites : y a-t-il encore une éthique quelque part ou tout le monde n’est assoiffé que par le profit ???


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 8 juin 2006 20:51

            Les anti-nanos me semblent avoir une double crainte, face aux élites mais aussi au fait que ces élites maîtrisent un savoir-faire qui échappe aux citoyens. Hélas a-t-on le choix ? Quand on monte dans un avion on est obligé de faire confiance au pilote. En matière de science et politique, la confiance s’effrite.


          • machinchose (---.---.129.40) 8 juin 2006 23:40

            ce n’est pas parce qu’on fait confiance au pilote qu’on ne tient pas à controler ou il va...


          • Roland (---.---.247.204) 10 juin 2006 19:18

            viandes avariées .....


          • faxtronic (---.---.127.82) 8 juin 2006 11:29

            A marsupilami,

            Toi aussi tu t’arrete de lire lorsque la phrase devient bete a souhait. Les nanotechnologies font peur. Il faut expliquer mais pas essayer de debattre sur l’irrationnel. Cela me fait penser aux OGM. L’erreur serait de considerer avec interet lea arguments anti-nano, car cela leur confere une importance, alors que ce n’est que du bruit, de la folie.


            • Marsupilami (---.---.46.38) 8 juin 2006 11:40

              Ouaf !

              Je ne suis ni pour ni contre les nanotechnologies : dans le domaine des sciences & techniques, depuis toujours, tout ce que l’Homme peut faire, il le fait de toute façon, pour le meilleur et pour le pire. Donc les nano c’est comme les OGM : ça pouvait se faire, ça a été fait et ça se fera.

              Je voulais juste attirer l’attention sur le fait qu’idéaliser la figure du chercheur « grand homme humble bourré d’éthique au service de l’humanité » était un conte de fées scientiste, et que le fait de traiter tous ceux qui ne sont pas des chercheurs scientifiques de « populace » est le signe d’une morgue insupportable et anti-démocratique.

              Houba houba !


            • faxtronic (---.---.127.82) 8 juin 2006 11:44

              Pas vraiment, et heureusement. Il y a des commissions d’ethique dans le monde scientifique, et les millions d’euros ne viennent pas comme cela sur un coup de tete d’un scientifique.


            • Mizo (---.---.84.218) 8 juin 2006 16:33

              Les « commissions d’éthique », c’est pour montrer patte blanche.

              Au début, ça fait un peu de tapage mais ensuite, qui peut vraiment contrôler ce qui se fait en collaboration avec une multinationale, ou en son sein, ou avec l’armée... ?

              Il y a le secret industriel, le secret militaire... plus la « simple » ambition personnelle des membres du sommet des hiérarchies.

              Où étaient les commissions d’éthique lors des bombes d’Hiroshima et Nagasaki, ou des retombées radioactives de Tchernobyl, ou dans l’affaire de l’amiante de Jussieu, ou lors du tapage publicitaire sur les prétendus résultats du groupe de Séoul concernant le clonage des cellules souches humaines, etc... ???


            • Ludovic Charpentier (---.---.68.100) 8 juin 2006 19:17

              Ce qui fait peur aussi, c’est vrai, c’est le secret défense qui entoure certains projets. Ceci dit, c’est assez rare, je n’ai vu qu’une seule thèse classée confidentielle sur une vingtaine, le but d’un chercheur, c’est aussi de publier ses résultats, donc le secret défense a ses limites...


            • machinchose (---.---.129.40) 8 juin 2006 23:55

              Je suis heureux de retouver un Marsu combatif ici.

              J’invite à lire le livre de Jean-Pierre dupuy « pour un catastrophisme éclairé »... Un des très rares philosophe à penser le risque, la recherche cité au début de l’article.

              J’aurais bien aimé savoir ce que Dupuy pense de cette posture de la perfection du chercheur qui voudrait un peu s’affranchir du controle... Ceci dit je souscris totalement au fait que le principal danger c’est l’homme mais pour que celui ci soit controlé mieux par les autres hommes encore faudrait il que ces derniers aient droit à un débat minimal sur ce qu’on se propose de leur faire.

              c’est un peu facile de déplorer d’un coté l’ignorance et de souhaiter de l’autre que les chercheurs restent tranquilles dans leur coin... (avec quel argent ?)


            • tintin (---.---.188.169) 8 juin 2006 11:33

              Non, à ce niveau ,ces nouvelles tehnologies doivent faire l’objet d’un débat public , informé, bien sûr. C’est par excellence un choix de société, donc un problème politique, au sens noble du terme. Je vous renvoie à l’article « nanotechnologie » sur Wiki, qui me semble poser assez bien le problème...http://fr.wikipedia.org/wiki/Nanotechnologie

              Il ne faut JAMAIS laisser aux SEULS experts et chercheurs les CHOIX qui conditionnent l’avenir...


              • faxtronic (---.---.127.82) 8 juin 2006 11:46

                Travailler sur les nano-objets ne va surement pas revolutionner l’avenir. Le changer un peu mais pas le conditionner. L’avenir n’appartient pas aux scientifiques, mais aux societes humaines. Elles feront ce qu’elle veulent des progres technologiques. Tiens cela te dirait des tanks solaires, pour combattre sans petrole ?


              • faxtronic (---.---.127.82) 8 juin 2006 11:41

                Le debat public informe serait l’ideal, mais cela n’existe pas. Il y aura toujours un gourou qui avancera facilement des arguments debiles, qu’un scientifique mettra des heures a demonter, avec un langage scientifique toujours prudent car la science est prudente et souvent incompressible pour le citoyen lambda. Si le scientifique dit « non c’est faux », alors il sera pris pour un arrogant ou quelequ’un qui cache quelque chose. Si ce n’est pas un scientifique alors il sera facile de detruire sa credibilite : il est plus facile de dire : « Attention, nano-particule va declencher catastrophes, flicage et facher Grand Zozo », que demontrer l’inverse. Non, pas de debat publique.


                • pingouin perplexe (---.---.56.30) 8 juin 2006 11:45

                  Excellent article. La démarche est très bien documentée, et les quelques passages d’allure science-fictionnesque servent très bien, et à mon avis, tout à fait délibérément, une réflexion philosophique et éthique de qualité. Les maîtres-mots : lire nous immunise du dé-lire. A cela, l’envie me vient de commenter par un « vous voulez rire, Monsieur Feynman ». Dans tous les cas, votre remarque à propos de la figure de Janus évoque à mon avis quelque chose de tout à fait prégnant au niveau du questionnement bénéfice/risque dans le contexte de la capacité techno-scientifique contemporaine. A mon avis, le pari que vous faites, est bien celui de la compréhension comme facteur propice à la réduction des facteurs de risque. Si tel est le cas, je souhaite que vous ayez raison, et que l’Homme ait encore les moyens de tirer les leçons de l’Histoire.


                  • Marie Pierre (---.---.1.16) 8 juin 2006 12:11

                    « Que ce projet fasse l’objet de financements publics est une autre affaire, qui concerne cette fois politiques et citoyens, parce que la société est demandeuse dans de nombreux domaines, et définir les priorités de financement nous concerne tous. »

                    Je ne reviens pas sur votre phrase du chercheur idéal dans l’absolu face à la populace, qui me hérisse, mais sur la suite.

                    Pensez-vous réellement que les citoyens sont consultés ? Aient leur mot à dire ? C’est faire preuve soit de naïveté, soit d’un esprit de propagande.

                    Les chercheurs sont en fait soumis aux pressions politiques qui leur imposent une orientation, une obligation de résultats en quelque sorte, conforme à leurs objectifs. De trop nombreux chercheurs ne remettent pas cela en cause, on est loin de votre idéal.

                    Pressions politiques ou financières.

                    Quant à la personne qui parle de comité d’éthique, ça me fait bien rire. Si la Défense est concernée par un projet de recherche, quid du fameux comité ?


                    • Marsupilami (---.---.46.38) 8 juin 2006 12:40

                      Ouaf !

                      @ Marie-Pierre

                      Dans le cas des chercheurs travaillant pour la Défense Nationale, il est évident que le CCNE cède immédiatement le pas devant les Conventions de Genève, bien entendu...

                      Ite missile est !

                      Houba houba !


                    • faxtronic (---.---.127.73) 8 juin 2006 13:23

                      Que les citoyens aient leur mots à dire pour l’utilisation d’une technologie, OK. Pour le developpement non, car le developpement c’est en fait la liberté du chercheur. Pas de pression, ni politique, ni citoyenne. Que crois-tu, qu’il suffit qu’un groupe de pression decide de quelque chose pour que cela existe. Et bien non. Il faut qu’un chercheur ou une equipe de chercheurs ait envie de le faire et puisse financierement et structurellement le faire.

                      Quand au financement publique ou privée, c’est aussi un choix de société. Soit tu veux que la technologie soit publique, donc financement publique, soit tu veux que la technologie soit privée et donc financement privé. Mais une technologie privée appartient a quelqu’un, et il fait ce qu’il veut avec. Ne pas venir se plaindre si apres les medicaments sont cheres ou que les technologies soient utilisées a tort et a travers. Financement publique ou non, ça c’est un debat de société, le seul valable a mon avis


                    • jebthebear (---.---.3.72) 9 juin 2006 13:55

                      « Pensez-vous réellement que les citoyens sont consultés ? Aient leur mot à dire ? C’est faire preuve soit de naïveté, soit d’un esprit de propagande. »

                      non, et c’est tant mieux. Pourquoi voulez vous consulter qqun qui ne comprend rien a ce qu’on raconte ? Il n’y a qu’a voir avec les OGM !

                      Aurions nous du demander l’avis de mon concierge ou de l’agent des postes pour savoir si l’on devait continuer les experiences sur les écrans plasma a l’époque ?? (« pla quoi ? ») Si aujourd’hui on sait a quoi cela ressemble, il y a 20 ans, j’imagine la tete des gens en entendant parler d’« écran plasma » (« plasma » = imaginaire du corps humain avec ses boyaux etc : faire des TV avec des humains ?? Mais ca va pas ?!)

                      De meme, pour reprendre l’exemple du testament d’Einstein, il est aisé de le critiquer aujourd’hui vis a vis d’Hiroshima et Nagasaki, mais il n’a pas fais ses recherches en ce sens !! Parceque les « citoyens » comme vous dites vous ressortent toujours les memes exemple concernant le pere Albert : la bombe A... Ils ne savent pas du tout (et s’en foutent, disons le) quelles sont les avancées dantesques qui ont été réalisé en médecine, pour ne citer que cette branche, grace a lui, indirectement...

                      Le vrai probleme est ce que l’humain fait de ces technos (l’humain en question n’étant pas le chercheur l’ayant trouvé), et on sait comment l’humain est quand il veut... A nous de voter pour les dirigeants que nous trouvons les plus aptes a ne pas déconner avec (utopiste dites vous ?). Il est trop facile de dire « stop, ca pourrais etre dangereux » : interdisons alors les automobiles (trop de morts), Internet (les terroristes s’en servent ! Mon Dieu !), le café, les prises électriques etc...

                      Jeb

                      PS : vous voyant venir, je précise que je n’ai rien contre les concierges ni les receveurs des postes smiley Ce sont des exemples !


                    • dtrosset (---.---.5.58) 8 juin 2006 12:21

                      Excellent. Merci. Cependant la ou le parallele me derange avec les OGM, c’est qu’au jour d’aujourd’hui, les nanoteck en sont encore au stade de recherche, alors que les OGM en sont au stade de production de masse.

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