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Accueil du site > Actualités > Technologies > Fusion Froide, LENR : résumé pour décideurs

Fusion Froide, LENR : résumé pour décideurs

La fusion Froide, appelée plus techniquement LENR (Réaction nucléaire à basse énergie), est devenue aujourd'hui le symbole de la mauvaise science, et est décriée par tout ce qui se fait d'officiel en science. Pourtant les preuves, sérieuses, et respectant les normes habituelles, se sont accumulées depuis 20 ans et ne laissent pas le moindre doute. Les critiques avancées datent de 20 ans, sont incohérentes avec les faits accumulées, et étaient pour la plupart pitoyables dès 1989. Un attachement pathologique des physiciens aux explications théoriques et une incapacité des industriels à trouver une application commerciale ont empêché les résultats d'êtres acceptés.

Récemment une percée s'est produite et laisse espérer un usage industriel. Déjà quelques startup sont sur les rang pour livrer des réacteurs LENR. D'autres startups se préparent à utiliser ces réacteurs pour proposer des solutions innovantes. Enfin des grandes entreprises semblent observer et se préparer.

Voici une petite synthèse, pour ceux qui souhaite se faire une idée générale, et se préparer.

Que sont les LENR, la Fusion froide

Les LENR (réaction Nucléaire à Basses Énergies) sont un terme plus technique pour ce qu’on a appelé la Fusion froide.

Ce sont des effets observés à des températures classiques (60°C-1500°C), qui laissent penser à une origine nucléaire, et en tout cas bien plus énergétique que la chimie (50 à plus de 1000 fois la chimie). Pourtant cela ne ressemble pas à la fusion des étoiles, ni à la fission des réacteurs nucléaires. Il n’y a presque pas de radioactivité, pas de déchets radioactifs, pas de température stellaires…
Le mot de fusion froide est semble-t’il un abus, mais on n’en sait rien en fait.

On a commencé officiellement vers 1989 avec les expériences de Fleischmann&Pons par des électrolyse d’eau lourde (deutérium) avec des électrodes de palladium, bien imprégnées de deutérium… On a aussi électrolysé de l’eau lourde ou légère, avec divers métaux qui absorbent l’hydrogène (formant des hydrures ou des deutérures), avec des résultats variables selon les produits, et sporadiques. Une famille d’expériences a consisté à faire des électrolyses à fort courant produisant un plasma. Des expériences ont été faite avec des films métalliques traversés par du gaz hydrogène ou deutérium, des poudres, des fils, souvent chauffés, électriquement ou indirectement (quelques centaines de degrés).

Cela fait l’objet d’une controverse, qui n’est pas éteinte. Quelques expériences ont officiellement discrédité ce domaine, mais des problèmes méthodologiques et logiques ont été identifié qui leur enlève toute pertinence aujourd’hui. Depuis les nombreuses expériences, variées et parfois bien répliqués, ne laissent plus de doute à ce jour. Il y a encore une difficulté à publier dans des revues à comité de lecture, mais certains ont réussi. il y a des critiques, mais visiblement de moins en moins sérieuses.
Les résultats restent très variables, mais on comprend de mieux en mieux les causes d’échecs, qui expliquent la plupart des échecs ayant convaincu la communauté que cela ne marchait pas (imprégnation insuffisante, état de surface, température, impuretés, empoisonnement)… Une clé semble être la notion de site actif, mal comprise, mais clairement lié à la surface et à l’état cristallographique de cette surface, partiellement déterminé par des impuretés.

Les effets dépendent des réactifs, mais on y trouve dans le cas classique, une production de chaleur, qui parfois dépasse en énergie totale, de plusieurs ordres de grandeur, ce que n’importe quelle chimie même inconnue pourrait produire avec les liaisons chimiques, et même avec les énergie de dislocations des cristaux. Il s’agit donc de réactions nucléaire, ou de choses encore plus incroyables.
On a aussi observé des transmutations, ou des rayonnements. Il semble observé que les transmutation sont liés a la production de chaleur, mais que les rayonnements (gamma ou neutrons selon, faibles mais mesurables) sont anti-corrélées à la chaleur.
Parmi les résultats les plus convaincants, il y a des mise en corrélation entre la production d’hélium et de chaleur dans les expériences classique (palladium-deutérium). Ce type d’expérience permet de réfuter les doutes sur la calorimétrie et sur la détection des gaz, car les erreurs n’ont pas de raison de se corréler. On trouve aussi des expérience sur la production, et étrangement la consommation, de tritium (USA, Inde).
Sur les expériences les plus vérifiées, et malgré une meilleur compréhension, il y a un taux de réussite erratique, mais qui peux dépasser les 50%, si comme l’ENEA on contrôle l’état cristallographique et chimique du métal. D’autres expériences (Navy SPAWAR, NANOR) obtiennent une parfaite reproductibilité en contrôlant la structure de surface du métal.

On ne peut que faire le lien avec les premiers résultats erratiques obtenus avec le Germanium et qui même observé, ont été souvent négligés, rejetés et ignorés… Là aussi contamination incontrôlée et état de surface ont créé des conditions si variable que les résultats indéniables étaient imprévisibles.

Il y a des théories, certaines qui remettent en cause les théories existantes (Hydrinos, énergie du point zéro, super-gravité…), et d’autres qui se basent sur la physiques quantique habituelle, mais en supposant des mécanisme quantique collectif, comparable a ce qu’on trouve dans les laser ou la supraconduction (Widom-Larsen, Kim-Zubarev, Takahashi, Brillouin, Defkalion,…)… Les théories les plus récentes sont plutôt conservatrices, même s’il manque clairement quelques clés. Il s’agit de pistes.

Pendant une vingtaine d’années les résultats, indiscutables, parfois énormes, mais erratiques et finalement inutilisables ont découragé la recherche dans ce domaine. Certains comme le CEA, le CNAM, l’EPRI ont arrêté tout travaux, mais d’autres comme Toyota, Mitsubishi Heavy Industry, l’ENEA, la NASA, l’US Navy SPAWAR, ont continué de façon discrète et plus ou moins soutenue…

Récemment des chercheurs ( Miley, Piantelli, Celani, Focardi,…) ont suivi une piste étrange mais finalement fructueuse, celle des réaction impliquant l’hydrogène classique et le nickel, à haute température, et avec des matériaux traités au niveau géométrique (poudre micrométrique ou nanométrique, mousses, fils).

Malgré les difficultés, il y a un corpus d’un millier d’articles publiés dans des revues à comité de lecture et environ 8 articles de type “review”. La plus reconnues est celle de Edmund Storms, publié en 2010 dans Naturwissenschaften. Cet article, comme la plupart des articles sur le sujet est disponible sur le site LENR-CANR.org géré par Jed Rothwell, et sa lecture est instructive.

J'ai fait un article en anglais qui se focalise plus sur les preuves scientifiques, mais rien ne remplacera la lecture de la "review" de Edmund Storms et d'autres papiers. Travail sérieux de quelques mois à prévoir, et en anglais.

Quel impact concret

La densité du carburant pour les LENR est énorme, comparable à ce que l’on observe pour le nucléaire. Les matériaux (hydrogène, nickel) sont parmi les plus courant sur terre, et leur prix est négligeable.

Le besoin de nickel (s’il est consommé, ce qui n’est pas certain) correspondrait à quelque pour-cent de la production actuelle, pour toute l’énergie mondiale. Aux prix donnés par Rossi ou Defkalion, le prix du carburant travaillé resterait très faible, et au final ce serait le prix du réacteur et surtout des turbines qui déterminerait le prix de l’énergie. Seule compterais la puissance installée et non pas la consommation. La facture serait divisée par une dizaine. Le coût d’investissement correspondrais grossièrement à 6 mois de PIB pour une transition totale.

Les réacteurs LENR ne produisent pas de radiation notable, et peuvent être installés dans le bâtiment consommateur de chaleur, ou même un jour dans l’appareil lui-même.

La conversion en électricité sera plus coûteuse, via des turbines ou des convertisseurs thermoélectriques, mais les besoin d’électricité vont diminuer car il n’y aura plus besoin de chauffer électriquement. Or la plupart des installation industrielles ou domestiques, utilisent une grande partie de l’énergie sous forme de chaleur.

L’énergie étant 10% de nos dépenses mondiales, on peu espérer un choc de productivité de cet ordre. On peut même espérer mieux car diverses pollutions, contraintes et nuisances vont disparaître. Les fumées, le CO2 vont disparaître des cheminées, voire des voitures. La géostratégie va se détendre avec la fin du pétrole cher et vital, et donc les dépenses militaires.

La possibilité de produire de l’énergie localement va rendre le réseau électrique de moins en moins vital, et le réseau électrique servira à partager et optimiser une infrastructure de production locale. Le smart-grid devrait être un élément stratégique de la révolution électrique.

Au final on pourrait imaginer avoir des chaudières LENR à la maison, avec un mode cogénération, sans se couper du réseau qui servirait à étaler les pointes de consommation. Des générateurs plus spécifiques pourraient êtres installés dans la ville ou le quartier, pour compléter.

Dans les campagnes, les gens achèteraient une paire de générateur, plutôt que de payer une ligne de plusieurs kilomètres. Dans les hameaux, on partagerais un groupe générateur.

Les fer a repasser, comme les fours ou les machines à laver vont posséder un petit réacteur pour le chauffage, voir même un convertisseurs thermoélectrique pour ne plus avoir besoin de fil.

Les voitures, camions, pourraient rouler 5 ans sans recharge, et dans le garage ou les parking, elles pourraient fournir le courant dont elle n’ont plus besoins pour les voisins, quitte à créer une micro-économie de l’électricité.

Les navires civils ou militaires n’auraient plus à se ravitailler, sauf pour l’équipage.

Les avions s’adapteront difficilement, mais il y aura des avions hybrides LENR-électriques, puis purs LENR…

Dans les pays pauvres, la fusion froide pourrait causer une révolution. On cite par exemple la désalinisation, mais plus simplement les services de pompages, dépollution, les machines agricoles, le confort, l’accès au numérique….

Plus que les applications et le coût, il faut noter que ce type de réacteur exige un infrastructure très légère et locale, et coûte peu, surtout du travail. Or les pays pauvres souffrent surtout aujourd’hui de problèmes de gouvernance et de logistique nationale. Les LENR pourraient, en contournant les faiblesse des infrastructures techniques et politiques, permettre un développement au bon niveau de pouvoir local.

Les entreprises autour des LENR

C’est sur cette percée, laissant espérer enfin des puissance utiles et un bon contrôle, qu’ont fleuri des entreprises innovantes proposant de développer et commercialiser bientôt des réacteurs à fusion froide, suivies de près par des entreprises visant à développer des applications spécifiques, sous le regard polis que quelques grandes entreprises qui se positionnent.

Les créateurs de réacteurs

Leonardo Corporation de Andrea Rossi et son E-Cat

Andrea Rossi est un inventeur et industriels très controversé. Il est connu pour avoir créé un processus de transformation de déchet en carburant, monté une entreprises, qui s’est effondrée lors d’un changement de législation sur les déchets, avec diverse affaires judiciaires. Le processus semble utilisé aujourd’hui aux USA. Entre temps il avait proposé au département américain de la défense de développer des convertisseurs thermoélectriques plus efficace, avec un échec à la clé…

Vers 2010-2011 il a annoncé avoir développé un réacteur à fusion froide Nickel-Hydrogène, « e-catalyser ».
Il visait le marché individuel, mais a fait volte face pour se concentrer sur une version industrielles. Vers le début 2012 il a annoncé travailler sur une version à haute température (Hot-Cat, 1000°C) de son réacteur, qui serait bien plus performant. Il a annoncé aussi avoir développe une version à gaz. Ses réacteurs sont officiellement capable de produite 6 fois plus de chaleurs que l’alimentation électrique, et la version gaz 3 fois plus que le chauffage. Le prix annoncé à une époque tournait autour que 1000 euro pour 10kW, avec quelque dizaine d’euro de recharge… le prix industriel sera plus élevé, mais comparable.

C’est un personnage fantasque qui fait des annonces tonitruantes, des présentation calamiteuses où l’on soupçonne parfois qu’il cache ses problèmes, ou ses succès, à la manière des frères Wright… Il raconte des faits faux, pour embrouiller les concurrents, change d’avis… Techniquement, il semble, soit faire des erreurs de débutants, soit cacher ses réussites… Tout cela donne une image calamiteuse du personnage et réduit sa crédibilité à zéro, d’autant plus vite qu’il parle beaucoup.
Il a annoncé des résultats de tests qui sont attendus, et entre temps il a réussi a lancer des controverses sur des tests internes, et à décourager un partenaire suédois.
Néanmoins il a des partenaires. Certains, comme le partenaire allemand semblent peu sérieux. D’autres comme le partenaire suédois Hydrofusion semblent un peu refroidis, mais ont été publiquement positifs dans un documentaire suédois passé début 2013. D’autres comme Defkalion green technologies ont été dégoûtes, et volent de leurs propres ailes.
Il reste heureusement « Prometeon », le partenaire Italien, qui est dirigé par Aldo Proia. Ce dirigeant a un profil très sérieux (un ancien chef de projet du solaire), semble supporté par des investisseurs sérieux que certains estiment être le groupe Cipriani (sans indices probant il est vrai). Ses interview confirment le coté fantasque de Rossi, mais aussi affirment clairement qu’il cache son jeu, et que son réacteur marche très bien.

C’est une des seules caution sérieuse des annonces de Rossi, mais une bonne caution.

Defkalion Green Technologie

Cette société grecque a été créée par des investisseurs grecs expatriés, dont beaucoup de Vancouver au Canada. Elle visait initialement à exploiter une licence de l’E-cat de Rossi. Le professeur Stremmenos, amis de Rossi, ambassadeur de Grèce en Italie avait mis en relation des amis du Pasoc, dont Papaandreou. Mais celui ci après des premiers contacts et premiers tests satisfaisant s’est retiré sur conseil de certains scientifiques. Quelques semaines plus tard, Alexandros Xanthoulis, économiste grec vivant à Vancouver se présentait avec divers investisseurs pour exploiter un licence d’E-cat… Rossi ayant fait une promesse sur la licence canadienne, qu’il n’a pas respecté, Defkalion sous la pression des investisseurs a rompu le contrat en arguant d’une durée de fonctionnement insuffisante de l’E-cat, vers l’été 2011. Dès lors Stremmenos a très mal réagi a ce qu’il a perçu comme une trahison de Rossi. Il ne cesse de les dénigrer depuis, comme il dénigre d’ailleurs Piantelli un autre concurrent de Rossi.

L’équipe de R&D a alors proposé de tenter de faire un réacteur eux-même. Ils ont testé diverses méthodes, dont certaines ressemblant à celle de Rossi, mais finalement la seule à permettre un bon contrôle impliquait la production d’un plasma avec des bougies électriques dans un réacteur contenant de l’hydrogène et une mousse de nickel. Fin novembre, Defkalion annonçait un prototype et des spécifications préliminaire.

La puissance du réacteur était dans les 45kW, pour 5000 euro estimé, et quelques centaines d’euro de maintenance annuelle.

Des discussions avec les concepteurs sur leur forum, laisse penser à des ingénieurs compétents, et quelque peu enthousiastes. La communication de Alexandros Xanthoulis laisse aussi le sentiment d’un grand enthousiasme, ce qui s’oppose à son style visiblement très “Corporate”.

En janvier 2012 ils annonçaient lancer un appel à test par des tierces parties, qui devait aboutit fin avril à un résultat… Mais les choses ont pris du retard. A l’été lors de la conférence annuelle National Instruments 2012, puis l’ICCF17 ils ont présenté un papier décrivant leur résultats, quelques transmutations, les grandes lignes de leur méthodes, mais pas encore de résultats tiers. Ils ont aussi expliqué qu’il avaient des problème d’endurance des bougies qui expliquaient certain retards. Ils ont aussi évoqués 6 brevets sur divers points.

Ils ont aussi annoncé que leurs partenaires refusaient de travailler avec eux en Grèce a cause de l’effondrement du pays, et qu’ils déménageaient au canada à Vancouver.

En novembre 2012 ils ont publié un rapport mal anonymisé, réalisé par Michael A. Nelson, chercheur à la NASA mais travaillant pour une ONG autour des énergies alternatives. Nelson avait fait parler de lui en critiquant vertement le protocole de test, et surtout le comportement de Rossi lors de ses tests. A l’opposé avec Defkalion, il semblait apprécier la liberté de tester le réacteur. Le résultat était modeste (+200% de production d’énergie additionnelle par rapport à celle entrée, mais avec des justifications liées à la température trop basse de fonctionnement).

Ce mois de décembre 2012, Defkalion s’est installé pour 3 ans à Vancouver, et un article dans un magazine principal grec (“To Vima” ) présente à nouveau cette société, sa technologie et ses projets. D’après cet article, ils ont été approché par presque tout les pays développés, ont des dizaines de partenaires et des contacts pour des applications de transport très variées. Les pétroliers semblent tout a fait positifs à leur endroit. La société à réactivé son site Internet en Février 2013 et sort doucement de son mutisme.

Brillouin Corporation

Brillouin Corporation est dirigée par Robert Godes. Ils ont annoncé la création d’un réacteur basée sur une théorie (utilisant les « zones de Brillouin ») développée par Godes. Leur premier réacteur, humide, a été validé par le SRI avec une performance indiscutable mais encore peu utilisable de “fois 2″. Ils travaillent avec le SRI, un centre de recherche non lucratif visant a développer l’industrie locale autour de Stanford, qui a fait les tests. Ils développent un nouveau modèle de réacteur « sec » plus performant.

Godes est assez critique envers Rossi et Defkalion, qu’il accuse ne pas comprendre comment activer la réaction. Il affirme que sa théorie lui donne la capacité de piloter la réaction à volonté.
Cette société est moins bavarde que les autres, mais semble sur la voie de concurrencer les 2 précédentes.

Blacklight power

Blacklight Power est une société qui vise à développer des réacteurs en utilisant la théorie des Hydrinos de Mills. Cette théorie est très controversées, car elle remet en cause la physique actuelle.
Ils ont annoncé récemment avoir réussi a développer des réacteurs à hydrinos produisant de l’électricité directement, sans conversion thermodynamique. Le dispositif fait l’objet de rapport individuels par certaine chercheurs qui confirment l’avoir observé marcher.

La conversion électrique directe est un grand espoir, mais le fait que ce phénomène n’ait pas déjà été reproduit par d’autres peut nous laisser sceptique. Une grande prudence est requise, avant que des preuves claires soient présentées.

Lenuco
Lenuco est une société créée pour commercialiser la technologie du Dr Miley. Sa première application est le remplacement de générateur radioisotopiques des sondes spatiales pour la NASA.

Lenuco a depuis proposé un projet ARPA-E pour un co-générateur domestique de 10kW, sans succès.

Jet Energy
Jet Energy est une société qui pour le moment tente de commercialiser le NANOR du professeur hagelstein. A l’ICCF17 ils ont expliqué l’intérêt de ce petit dispositif de la taille d’une résistance, capable de produire plus de 10fois l’énergie qu’il reçoit (40 à 80 a-t’il été affirmé ce mois de janvier 2013 lors de cours indépendant au MIT), pour les laboratoires cherchant à comprendre et valider la fusion froide.

Nichenergy
Nichenergy est une société créé par Piantelli, afin de commercialiser une technologie de réacteur Nickel-Hydrogene, basé sur ses travaux. Nous avons peu d’informations.

Un brevet récemment accordé à Piantelli pour un réacteur à poudre de nickel à attiré les critiques de Rossi et son amis Stremmenos.

Université du Missouri et Energetics Technologies
Robert Duncan un patron de l’Université du Missouri avait accepté d’expertiser, pour le compte de CNBC et son émission “60 minutes”, les prétentions de fusion froide de la société israélienne “Energetics Technologies”. Initialement sceptique, il est devenu un actif supporter. La prochaine conférence sur la fusion froide (ICCF18) aura lieu dans son université.
Depuis les activité et brevets LENR d’Energetics Technologies ont été racheté par l’université, qui continue les développements en interne.

Les startup souhaitant utiliser les réacteurs

A coté des sociétés visant a créer des réacteurs, d’autres proposent de les utiliser pour révolutionner certain secteurs.

LENR cars
LENR Cars est un startup suisse créée par un innovateur en série : Nicolas Chauvin. Elle vise à créer une voiture à base de Fusion froide, en commençant d’abord par une voiture électrique hybridé avec de la fusion froide, puis en développent des modèles de moins en moins hybrides.

Leur premier idée serait de mettre un réacteur à fusion froide dans une Tesla-S, dont les batteries seraient rechargées par des convertisseurs thermoélectriques. Il travaille actuellement à répliquer les travaux de Celani dans le cadre du Martin Fleischmann Memorial Project.

Un article est passé dans l’AGEFI de Genève où on apprend qu’il est financé par le fondateur de Logitech, qui est enthousiaste aussi. Ils y évoquent des discussions avec les constructeurs automobiles Tesla et PSA/Peugeot-Citroën. Un autre article dans “Le Temps” rapport aussi l’opposite d’un physicien travaillant sur la fusion chaude à l’EPFL.

Kresenn
Kresenn est une startup britannique visant à développe des data-center autonome grâce à la fusion froide. Ses fondateurs sont italiens. Ils ont travaillé avec Celani.

LENR Cities
LENR Cities est une initiative lancée par Michel Vandenberghe (France) et Didier Pelluet (Suisse) qui vise à créer des réseaux d’entreprises innovantes, et les associer avec des partenaires locaux, afin d’être capable de changer le marché et l’usage de l’énergie dans les territoires. Ce modèle économique est théorisé sous l’intitulé de “The Business Factory”.
Michel Vandenberghe à rejoint l’initiative Martin Fleischmann Memorial Project.

Les grandes entreprises

A coté de ces petites entreprises innovantes, de grandes entreprises ont une stratégie qui transparaît, voir qui crève l’écran.

National Instruments
Cette société qui vend des instruments électroniques de laboratoire a récemment invité la fusion froide comme « guest-star » dans sa conférence annuelle, la NIWeek de 2012. 4 présentations sur la Fusion froide, un panel avec des fabriquant de réacteur (Brillouin, Defkalion) et des chercheurs (Takahashi de Toyota/Technova), et une démonstration publique d’un petit réacteur de démonstration de Celani. Le tout a culminé avec la conférence du directeur « Truchard », qui a annoncé la révolution à venir, et comment NI supporterait ces « Edisons ».
Avant la NIWeek, Stefano Concezzi, le directeur « Grande Physiques » (clients lés à la physique lourde, type LHC, ITER, …) a fait une conférence à Bruxelles et à Rome où il annonçait que sa société avait fait répliquer en double aveugle des expériences de fusion froide par dix laboratoires, et où ils supportait la fusion froide et ses chercheurs.
Cette stratégie de communication, alors que la fusion froide est un client infinitésimal pour NI, laisse penser qu’il s’agit d’une stratégie visant à acquérir une image de pionnier sur un secteur qui ne sera bientôt plus ostracisé.

ST Microelectronics
ST Microelectronics, a validé récemment les travaux de Celani dans ses labo, et on a identifié des employés de la société ou de filiale innovante (STNewVentures) dans une conférence à Sienne.

Toyota/Technova
Quand Fleischmann à été lynché par la communauté scientifique, il a été embauché par Toyota. Les résultats n’ont pas été très intéressants. Mais la recherche continue au Japon, notamment dans le laboratoire Technova à Kobe où travaille le Pr Takahashi.

Mitsubishi Heavy Industry
Mitsubishi aussi continue a faire de la recherche sur la fusion froide. Un de ses grand résultats a été réalisé par Iwamura : la preuve de transmutation lors du passage d’hydrogène dans des films minces de métaux. Ils ont présenté des résultats devant l’American Nuclear Society cet hivers fin 2012.

SAIPEM
La société italienne et française d’exploration pétrolière, filiale de l’italien ENI, a été identifiée comme présente à quelques conférence sur la fusion froide.

Shell
Shell a été cité comme présent lors du workshop ICMNS à Sienne en 2012.
Shell via son innovateur « Shell Gamechanger » serait intéressé par la fusion froide d’après Defkalion dans le dernier article de To Vima (un grand journal grec – “La Tribune”).

Exxon
Exxon d’après Defkalion dans l’article de « To Vima » serait intéressé a acquérir Defkalion, le moment venu…

EPRI
Cet organisme professionnel, représentant les professionnel de l’électricité américain, a fait récemment un petit rapport de test, positif mais peu convainquant sur la fusion froide.

American Nuclear Society
Cet organisme qui rassemble les professionnel du nucléaire a invité Steven Krivit pour présenter la fusion froide et la théorie Widom-Larsen lors de sa conférence hivernale. Mitsubishi Heavy Industry a aussi présenté des résultats de Iwamura, et confirmé la réplication par Toyota.

L’année 2013, sera-t-elle l’année de la Fusion froide

Quand on suis de près les mouvement autour des LENR on est choqué par le décalage entre l’activité fébrile, les annonces tonitruantes, les validations qui se multiplient, les indices « business » de crédibilité… et de l’autre coté un silence de mort dans la pensée orthodoxe.

L’année 2013 sera-t’elle l’année qui va voir ces deux mondes se rejoindre dans une grande levée de rideau générale sur la fusion froide.

Certains, les plus anciens, n’osent y croire tellement il ont été déçus.

En entendant la même litanie de faits obsolètes répété, d’ignorance des faits datant de moins de 20 ans, le rejet de tout débat, les raisonnement auto-référents, on ne peut qu’estimer que le débat scientifique en publique ne sera jamais possible.

Pourtant à bien y regarder la situation est différente. Jusque là les espoirs venaient d’expériences scientifiques qui auraient dû convaincre les esprits rationnels, et ce depuis longtemps. Mais ici il s’agit d’un mouvement d’entrepreneurs et d’innovateurs, de grandes entreprises inquiètes et à l’affût de toute opportunité ou risque. Toutes les passion humaines se rejoignent pour considérer la Fusion Froide comme une opportunité à saisir ou à ne pas rater.

Le diable est sorti de la boite et rien ne pourra le faire y rentrer.

 

Par AlainCo , le veilleur technologique de LENR Forum.


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53 réactions à cet article    


  • juluch juluch 20 février 2013 12:29

    Se serait l’énergie de demain ??


    Pourquoi pas.

    Ça a l’air prometteur.

    Les industriels pétroliers ne doivent pas voir ça d’un bon oeil.

    Merci pour cet article.

    • Alain94360 20 février 2013 13:24

      En fait d’après l’article dans To Vima, et quelques poissons pilotes identifiés, ils sont partant. Apparemment ils se sont préparé à la fin du pétrole, au renouvelable, et là pourquoi pas aux LENR.

      L’article de tovima
      http://www.tovima.gr/science/article/?aid=486578
      compléments
      http://www.tovima.gr/science/article/?aid=487492
      une version traduite
      https://docs.google.com/open?id=0B8mt4mJOTGvBRnh4Y1h2aDJ6Q00

      sinon googlez shellgamechanger...
      cherche les participants au LENR Workshop (Sienna.) http://www.iscmns.org/work10/.
      voir aussi SAIPEM du groupe ENI qui ne se cache plus.

      exxon était cité mais comme observé pour certains francais j’ai pas trouvé de nom.

      probablement pas des gens du coeur de l’entreprise , mais des « senior fellow » dans des incubateurs.
      Un peu comme Toyota/Technova, shell gamechanger, stnewventures


    • Ruut Ruut 20 février 2013 16:23

      Affaire a suivre j’avoue ne rien comprendre a la fusion froide.
      Un peut comme le passage de la glace a l’eau, mais ou est l’énergie produite ?


      • robin 20 février 2013 17:10

        Pour simplifier il suffit de savoir que deux noyaux atomiques seuls ont plus d’énergie que fusionnés, donc une fois fusionnés ils restituent la différence d’énergie le plus souvent sous forme de chaleur.

        Le Hic c’est qu’on considérait jusqu’à maintenant que la barrière de Coulomb (Deux particules positives se repoussent) ne pouvait être combattue qu’en chauffant suffisamment les atomes de sorte que leur énergie cinétique dépasse l’énergie de la barrière Coulombienne. Dans la fusion froide on part du principe que le milieu qui entoure les deux noyaux loin d’avoir une réaction aléatoire peut au contraire participer au fusionnement des noyaux un peu comme si le milieu environnant se transformait en accélérateur de particules miniatures ou qu’on arrivait à obtenir avec des noyaux d’atomes ce qu’on obtient avec les paires de Cooper (couple d’électrons) d’un supraconducteur.


      • Alain94360 20 février 2013 20:58

        bien expliqué... les résulta est attendu, mais le chemin semble impossible.
        Les éleveurs de chien savent que les chiens ne volent pas, et quand ils voient une mouette voler ils rappellent ce fait indéniable.
        Les mouettes ne volent pas donc. smiley
        ca semble fou mais c’est le consensus.


      • Alain94360 20 février 2013 21:07

        l’énergie produite est nucléaire, probablement de fusion, ou un mélange de fusion fission, désintégration... le miracle c’est que ca n’irradie pas les observateurs.

        au final tout ce qu’on sais c’est que ca marche sans polluer, que ca produit del’helium4, de la chaleur, quelques rares transmutations, du tritium, quelques rares rayons X, neutrons...
        a par la chaleur et l’helium 4 tout semble être des réactions parasites.


      • QuanticEnergy91 QuanticEnergy91 21 février 2013 14:49

        Oui, c’est exactement celà. En temps normal, les protons ne peuvent pas s’approcher suffisamment pour fusionner. Et les scientifiques continuent à clamer que seule une énorme énergie ( chaleur d’un plasma) peut y parvenir. Mais en réalité, on sait bien maintenant (physique quantique) que la notion de particule donne une fausse idée de la réalité. Les protons, neutrons, quarks, etc.. n’existent pas réellement comme objet. Ils ne sont que des sortes de noeuds d’ondes stationnaires d’énergie. Ces ondes peuvent se déformer sous la contrainte ( par exemple protons d’hydrogène et électrons comprimés dans réseau serré d’autres atomes (nickel par exemple) . Dans ces conditions, les ondes déformées vont parfois arriver à permettre la recombinaison en un seul noeud ( une seule particule). Dans le processus LENR, on vient ainsi augmenter la probabilité de ces recombinaisons (« fusions » de particules) qui existe naturellement, mais avec une faible probabilité. Chaque recombinaison dégage une énorme quantité d’énergie (24MeV). La technologie LENR verra le jour quand on saura à coup sûr augmenter significativement la probabilité de l’évènement. Patience ! on n’en est pas si loin ! et alors, il n’y a pas de magie ! on récupère simplement une toute petite partie de l’immense énergie du vide de l’univers. Celà paraîtra évident dans quelques années et sera enseigné dans les écoles !


      • robin 20 février 2013 17:01

        Alain,

        Ca commence à faire beaucoup si c’était une simple supercherie, mais je ne doute pas que le Gogol de service Morice va vous tomber sur le gras avec ses remarques définitives autant que stupides.

        Mais y’a t’il eu sur l’un ou l’autre des procédés des vérifications précises sur les entrées-sorties pendant plusieurs heures voire plusieurs jours avec impossibilité physique de fraudes ?


        • Alain94360 20 février 2013 21:30

          Brillouin a fait vérifier son premier modèle expérimental par le SRI avec +100% de validé.
          Defkalion a fait vérifier son réacteur par Michael Nelson (employé NASA mais missionné par une fondation ), avec +200% validé, et surtout il reconnait que Defkalion coopère sans problème avec lui.

          Rossi lui a foiré tout ses test comme les frères Wrights (allez voir leur histoire). Mais un chef de projet solaire, Aldo proia, missionné par des investisseurs le soutient en indiquant avoir fait tout les test requis, et savoir que les performances sont meilleures...

          sinon coté scientifique, malgré des protocoles expérimentaux pas simples, et des résultats variables (on comprend de mieux en mieux pourquoi), il n’y a plus de doutes.
          Pourquoi douter qu’un phénomène réel soit utilisable, si on vois des gens sérieux valider les tests, et d’autres investir.


        • robin 20 février 2013 17:04

          « Quand on suis de près les mouvement autour des LENR on est choqué par le décalage entre l’activité fébrile, les annonces tonitruantes, les validations qui se multiplient, les indices « business » de crédibilité… et de l’autre coté un silence de mort dans la pensée orthodoxe. »

          Tout simplement parce que d’un côté il y a les vendus aux lobbies et de l’autre les crétins incurables du genre de ceux qui m’ont descendu dans mon propre article.


          • Fourmi Agile Evrard 20 février 2013 17:39

            La soi disant fusion froide n’est qu’une réaction chimique produisant un peu de chaleur.


            En juin 2011, Rossi affirmait que les premiers réacteurs à fusion froide seraient dans le commerce pour septembre 2012. On attend toujours. Aucun laboratoire, aucun scientifique n’a pu faire de tests.

            Ce n’est qu’une belle arnaque, bien montée. Vous pensez bien que si c’était vraiment un système révolutionnaire de production d’énergie, les lobbies énergétique s’en seraient déjà emparés pour le développer, le vendre et pendre leurs bénéfices dessus.



            • Bilou32 Bilou32 20 février 2013 19:49

              Il me semble même que des réacteurs avaient été soit disant vendus... et fonctionnaient ! En attendant tous ces charlatans embobinent pas mal de monde...
              Sur ce sujet, je partage entièrement la vision de Morice !!!


            • Alain94360 20 février 2013 20:54

              Le seul a avoir annoncé une vente est Rossi, et personne ne serait surpris, pas même Aldo Proia si c’était exagéré...


            • Alain94360 20 février 2013 20:55

              non lisez les papiers cités. prenez quelques mois.


            • robin 20 février 2013 21:00

              Les trolls péremptoires commencent à débarquer comme prévu et comme prévu ils n’ont rien lu de l’article et débarquent remplis de vide.


            • cassandre4 cassandre4 20 février 2013 21:31

               Où plus vraisemblablement pour le saboter où le discréditer !


            • Alain94360 20 février 2013 21:41

              Rossi n’a pas trop besoin d’aide pour ruiner son image... mais bon les images sont trompeuses.
              Rossi comme Defkalion, ont péché par annonce prématurée, optimisme, comme le font les startups... j’ai moi-même sous estimé les problème, et pas écouté les habitués qui savent que l’innovation prend 5 ans.


            • Bilou32 Bilou32 21 février 2013 10:52

              Je lis tous les articles que je trouve sur la fusion froide, et il faut bien reconnaître qu’il n’y a rien de nouveau depuis des années ! Pour l’ autonomie énergétique je préfère compter sur la biomasse (bois, méthane...), l’énergie solaire thermique et même photovoltaïque, le micro éolien ou hydraulique. Tout çà fonctionne, et se perfectionne bien plus vite que n’avancent les « recherches » sur la fusion froide qui , j’ en suis désolé, ressemblent plus pour moi a du mauvais bricolage (çà me fait penser à P. Pantone) !!! Je reconnais quand même que je suis prêt a me rendre a l’évidence le jour ou on me la présentera ! (Ce serait même formidable pour l’espèce humaine).


            • Alain94360 21 février 2013 11:46

              vous ne devez pas lire assez, ou pas en dehors de france.


            • pierrot pierrot 20 février 2013 22:07

              La fusion dite froide inventée par l’université mormone n’a jamais été reproduite.
              Pour déceler une réaction de fusion nucléaire, il faut détecter l’émission de neutrons de 13,7 Mev.
              cela ne s’est jamais produit.
              Encore une arnaque pseudo scientifique.


              • Alain94360 20 février 2013 22:49

                vous avez raison, les chiens ne volent pas. et on a jamais vu les mouettes aboyer.
                deux raison de ne pas croire au mouettes, même si on les vois de temps en temps, mais pas toujours.

                Sinon lisez, c’est utile pour arrêter de répeter des trucs obsolètes.
                cet article donne quelques clésdes raisonnement et des références vers d’autres documents...
                http://www.lenrnews.eu/evidences-that-lenr-is-real-beyond-any-reasonable-doubt/

                je le donne pas en francais parce que de toute façon les papiers sont en anglais.


              • Asp Explorer Asp Explorer 20 février 2013 23:09

                Quel ramassis de foutaises.

                Pour opérer une réaction de fusion, il faut vaincre la répulsion électrique des noyaux atomiques, qui crée une barrière de potentiel énorme en raison de la taille très petite de ces noyaux. Comment franchir cette barrière de potentiel en l’absence d’un confinement (produit de la densité par la température) immmense ?

                Euh... "Il y a des théories, certaines qui remettent en cause les théories existantes (Hydrinos, énergie du point zéro, super-gravité…), et d’autres qui se basent sur la physiques quantique habituelle, mais en supposant des mécanisme quantique collectif, comparable a ce qu’on trouve dans les laser ou la supraconduction (Widom-Larsen, Kim-Zubarev, Takahashi, Brillouin, Defkalion,…)… Les théories les plus récentes sont plutôt conservatrices, même s’il manque clairement quelques clés. Il s’agit de pistes."

                Tout ça n’est qu’un salmigourdis pseudo-scientifique cachant mal une réalité sordide : quelques arnaqueurs faisant chauffer des marmites et vendant du vent au prix du générateur électrique aux éternels naïfs.


                • robin 21 février 2013 08:34

                  1000 fois on vous répondra que dans certaines circonstances le milieu peut agir sur les noyaux à fusionner tout comme la supraconductivité associe des paires d’électrons pourtant se repoussant par force de Coulomb interposée.

                  Donc d’après vous la supraconductivité est impossible, manque de bol elle est employée industriellement depuis des lustres.... smiley


                • Alain94360 21 février 2013 10:15

                  Le plus marrant dans cette affaire est que Celani (celui qui a fait ses démo à la conférence annuelle de National Instrument NIWeek2012) a travaillé au CERN et est tombé sur des effets de supraconductivité à haute température.
                  Il a décrit ses résultats, et on lui a répondu que ca ne pouvait pas exister donc qu’il avait tord, et son papier a été rejeté.
                  http://www.lenr-forum.com/showthread.php?815-Celani-discovery-of-High-Temp-Superconduction-rejected

                  a noter que l’histoire du germanium suis le même schéma. ca se termine bien, mais 30 ans après les premiers résultats, et après une belle réécriture de l’histoire pour cacher les travaux initiaux ignorés, et cacher ensuit le rejet général quand les premiers résultats solides ont été proposés.

                  Le schéma est standard.


                • robin 21 février 2013 10:38

                  « Le plus marrant dans cette affaire est que Celani (celui qui a fait ses démo à la conférence annuelle de National Instrument NIWeek2012) a travaillé au CERN et est tombé sur des effets de supraconductivité à haute température.
                  Il a décrit ses résultats, et on lui a répondu que ca ne pouvait pas exister donc qu’il avait tord, et son papier a été rejeté. »

                  Ce qui prouve bien que la théorie qui explique la supraconductivité pourrait être relativement bien appropriée pour décrire des effets de fusion froide, il suffit de remplacer les paires de cooper par des paires de noyaux qui sont confinés par des phonons ordonnés du réseau qui les entourent.

                  A t’on déjà essayé de faire vibrer du palladium préchargé d’hydrogène avec des cahmps électriques de différents types de signaux dans diverses plages de fréquence ?

                  Il doit bien y avoir des signaux et des fréquences qui correspondent à l’optimum des phonons ?






                • Alain94360 21 février 2013 11:08

                  @asp explorer
                  avez vous lu les papiers de l’ENEA. celui présente a l’ICCF15 par exemple ?
                  sinon le rapport 41 ?
                  sinon ceux de la NASA sur les expérience « gas permeation » ...
                  ou le tritium au BARC, ou aux USA...

                  vous lisez l’anglais ? ca peux aider.

                  le problème c’est que plein de gens répètent des opinions de gens qui n’ont pas eu le temps de réfléchir, n’en ont pas envie, n’en ont pas l’intérêt, et ensuite les déforment pour le rendre encore plus indéfendables...
                  Il est vrai qu’en face on a trouvé longtemps des gens pas plus évolué qui bataillaient sur leur théorie préférée, au lieu de communiquer clairement sur les résultats.

                  Cet article sur comment le rapport 2004 du département of Energy US a été réalisé est instructif...
                  http://www.lenr-forum.com/showthread.php?1157-Abd-ul-rahman-Lomax-Did-the-2004-US-DoE-review-reject-cold-fusion

                  amateurisme des deux coté.

                  Je rebondi aussi sur un message que je ne retrouve pas, qui était agressif (il a été modéré, mais par qui ?) mais intéressant.

                  d’un coté on critique le fait que le cite des document de 50 page en anglais. J’assume, je critique, et je demande s’il est responsable d’avoir une opinion si on a pas lu un bon millier de pages d’articles internationaux (en anglais donc) avant d’avancer son opinion...

                  Sinon on critique mon coté péremptoire.
                  Je peux me le permettre justement pour la raison précédente.

                  Vous aurez remarqué deux évolution dans mon discours, d’une part je suis de plus en plus péremptoire coté scientifique expérimental, et coté business. c’est parce que ca fait 18 mois que je veille sur le sujet et que j’ai vu passer tous les arguments et critiques.
                  Il y a un moment ou avoir des doutes raisonnables, n’est plus raisonnable. Il y a des doutes en toute chose, et être raisonnable c’est le savoir, et pourtant agir. je vois aussi passer des certitudes officielles bien moins assurées, et je n’est aucun scrupule a être aussi sur de moi sur la fusion froide que sur l’effet photo-électrique. Douter des LENR quand on est informé, c’est de la mauvaise foi. Le secret de la plupart des sceptiques est d’activement ne pas s’informer, et c’est le sujet de la théorie de Roland Benabou sur le déni rational collectif.
                  Dans le style, je suis assez confiant sur la sincérité des annonces industrielles (sauf Blacklight), a condition de garder à l’esprit les risques habituelles de l’innovation, de la recherche, de l’industrialisation, de la politique et des risque règlementaires, des problèmes logistiques... bref on pense que ca prendre 6 mois, et ca prend 5 ans... comme toujours. Et des boites prometteuse vont couler et se faire manger par des gros attardés, ou des petits rusés.

                  L’autre évolution c’est que je suis de moins en moins positionné coté théorique. Aucune théorie ne marche bien. pire que ca les question théorique ont servi a nier les réalités expérimentales, à ridiculiser le domaine, à retarder la recherche, à empêcher de tester des hypothèses... Le domaine du nickel-hydrogène a été ostracisé au nom de la théorie par les chercheurs LENR eux même...
                  http://www.lenr-forum.com/showthread.php?822-Miley-8W-for-100sec-how-LENR-community-ridiculed-NiH
                  La théorie est un piège avant que les faits soient établis et les machines construites.
                  Cela parrait choquant aujourd’hui, mais c’est la règle historique. On découvre un phénomène, on fait une machine, et on fait ensuite une théorie, enfin comme l’explique Taleb dans Anti-fragile
                  www.lenr-forum.com/showthread.php ?1132-Black-Swan-Creator’s-Latest-Work-has-Intriguing-Implications-for-LENR
                  l’establishment scientifique réécrit l’histoire et fait croire que la théorie a précédé l’ingénierie.

                  lire aussi les articles, conférences et livres de Norbert Alter
                  http://chairediversite.fondation.dauphine.fr/la-chaire/lequipe/detail-membre-de-lequipe/personne/norbert-alter/

                  Situation habituelle.

                  Je dédie ce message à l’ANLCI, à la mémoire de Turing, Galilée, Boltzmann, Abel, Curie , Watson.


                • Alain94360 21 février 2013 11:50

                  Effectivement la fusion froide peut partager des méchanismes avec la supraconductivité.
                  Celani a observé une baisse de résistivité de ses fils concomitante a la quantité de chaleur produte, mais il est possible que ce soit simplement un changement de structure cristalline.

                  Les théories avancées actuellement utilisent souvent un mécanisme collectif similaire à la supraconductivité... Mais ce n’est pas le seul mécanisme avancé. Un autres est l’écrantage, la tactique du cheval de Troie... trop tôt pour savoir.


                • K-Trunc K-Trunc 21 février 2013 13:58

                  Les phénomènes de supraconductivité passent par un apport d’énergie énorme (afin de refoidire le système. Ça ne semble pas être le cas dans les prototypes présentés à la presse (et bien entendu, toujours soigneusement enroulés d’adhésif opaque pour ne pas montrer ce qui se passe à l’intérieur).

                  Exemple flagrant : L’E-cat de Rossi, tests opaques au possible, tentatives de dépôt de brevet sans fournir d’explications claires, refus de fournir les élément pour une tentative de reproductibilité, des résultats et résidus (fer + cuivre) qui ne correspondent absolument pas aux chaines de désintégration du nickel fusionné avec de l’hydrogène (ou est passé le cobalt ? ainsi que certains autres éléments)..

                  Bref, du pipeau en barre, et une formidable escroquerie (remarquez, la France était bien tombée dans ce genre d’escroquerie au début des années 80).

                  Affaire des avions renifleurs


                • robin 21 février 2013 14:54

                  Par K-Trunc (xxx.xxx.xxx.109) 21 février 13:58

                  Les phénomènes de supraconductivité passent par un apport d’énergie énorme (afin de refoidire le système. Ça ne semble pas être le cas dans les prototypes présentés à la presse (et bien entendu, toujours soigneusement enroulés d’adhésif opaque pour ne pas montrer ce qui se passe à l’intérieur).

                  Exemple flagrant : L’E-cat de Rossi, tests opaques au possible, tentatives de dépôt de brevet sans fournir d’explications claires, refus de fournir les élément pour une tentative de reproductibilité, des résultats et résidus (fer + cuivre) qui ne correspondent absolument pas aux chaines de désintégration du nickel fusionné avec de l’hydrogène (ou est passé le cobalt ? ainsi que certains autres éléments)..

                  Bref, du pipeau en barre, et une formidable escroquerie (remarquez, la France était bien tombée dans ce genre d’escroquerie au début des années 80).

                  Affaire des avions renifleurs
                   --------------------------------------
                  j’ai cité la supraconductivité juste pour démontrer qu’il existe bel et bien des phénomènes dans lesquels le milieu loin de réagir aléatoirement collabore sinon au fusionnement mais au moins à l’appariement d’électrons que la barrière Coulombienne pourtant sépare naturellement . Tout ça pour dire que l’affirmation péremptoire que la fusion froide trahit les lois de la physique est de la connerie à l’état brute.

                  Par ailleurs et encore une fois Rossi n’est plus le seul loin s’en faut . On dirait à vous lire que vous n’avez pas lu non plus l’article, c’est fou le nombre de gens qui descendent leurs contemporains sans même avoir la politesse de lire ce qu’ils sont censés commenter.




                • Alain94360 21 février 2013 19:03

                  Sur les mauvais test de rossi, pas de doute, c’est mauvais.
                  Sur savoir si on réacteur marche, regardez Aldo Proia, sachez que ce domaine est satanisé donc que la confiance n’existe pas, et donc utilisez votre cerveau. Si vous ne comprenez pas je n’y peu rien, il y a des vieux numéro de Jeux et stratégie pour comprendre comment extraire les connaissances d’un autre acteur sans avoir soi-même l’information.

                  Pour Defkalion c’est validé, pour Brillouin aussi.

                  Quand a dire que ca n’existe pas, ca n’est pas cohérent avec les résultat scientifique (en passant lisez).
                  quand aux prétendus scientifiques qui disent c’est a eux de prouver, quand on leur donne les preuves ils se taisent, ou comme un conspirationiste du 11 septembre il pinaille sur un détail en refusant de mettre ajour ses données, et évitent de lire ce qui est indéniable...

                  quand au salmigondi pseudo-scientifique, hors la partie théorique sans intérêt, je le retrouve plutôt dans les critiques (genre shanahan, ou le DoE panel 2004). dire par exemple que les LENR violent les loi de la thermo, ou sont incompatible avec la physique quantique mériterais un zéro s’ils étaient étudiant.
                  Et ca ca a été vrai aux siècles précédents.

                  AFLCI lève toi.


                • FritzTheCat FritzTheCat 21 février 2013 00:07

                  En France, c’est JP Biberian qui n’a jamais lâché l’affaire.

                  http://www.youtube.com/watch?v=Cu8H1JNJLa0


                  • epicure 21 février 2013 00:19

                    De toute façon fusion ou pas, l’intérêt du système n’est il pas d’avoir une source d’énergie qui soit rentable et pas chère, si cela marche comme ils l’annonce ?

                     


                    • robin 21 février 2013 08:36

                      C’est plus compliqué que ça, l’économie moderne est aussi peu souple qu’un paquebot lançé, il faut beaucoup de temps pour l’arrêter et le faire partir dans une autre direction, sinon non seulement vous cassez des lobbies (en soit ça ne me traumatise pas) mais il faut assurer la transition vers une énergie qui change radicalement tout le tissus industriel, ça ne se fait pas du jour au lendemain.


                    • Alain94360 21 février 2013 10:07

                      +1
                      L’erreur aussi est d’imaginer les lobbies avec les clichés habituels.
                      Les pétroliers sont devenus flexible et prêts au changement (ca fait 10 ans qu’ils se préparent).
                      Les industriels nucléaires n’ont plus trop de pouvoir, et le peu de pouvoir qu’ils gardent c’est celui des clients industriels et donc du prix.

                      Le renouvelable dans un pays comme l’Allemagne bénéficie sur 20 ans d’engagements de l’ordre de 2000 milliards, qu’ils ne vont pas lâcher sans se battre. Le nucléaire a coté c’est petit, et sans avenir sous la pression médiatique.

                      Le seul vrai pouvoir du nucléaire aujourd’hui est scientifique. Il décide de ce qui est vrai coté scientifique, et comme un charpentier voir tout problème comme un clou, ils ne voient comme solution que des marteaux.

                      dans les deux cas on vois bien que le pouvoir est celui de déterminer la vérité, dans les média pour définir la morale , dans la science pour définir la vérité.

                      La victoire de la Fusion froide se fera par une série subtile de prise de Judo des lobbies médiatiques qui contrôlent la morale et la vérité. Ma grande peur est que la fusion froide soit victime de fatwa médiatique, organisée par des lobbies très bien financés et leurs agences de pub déclarées d’utilité publique et financées par leurs victimes à hauteur de plusieurs milliards (ce qui fait passer les agences de pub pétrolières pour des naines).

                      Une solution est que dans un délais très rapide la population et les acteurs locaux s’approprient cette technologie, en bénéficient et aient le courage de s’opposer aux lobbies rétrogrades.
                      C’est pour cela qu’il est important que le réacteur domestique existe, et pourquoi il aura du mal a exister, car les lobbies sont plus motivés que les citoyens.


                    • Fourmi Agile Evrard 21 février 2013 11:28

                      @Alain, c’est beau d’être enthousiaste, mais il faut aussi être réaliste.


                      Effectivement la « fusion froide » dégage de la chaleur, mais le phénomène est si faible, que cela n’est pas du tout rentable. C’est tout.
                      Si vous calculez le coût du réacteur, le coût de l’électricité nécessaire pour le lancer, le coût de l’entretien, cela n’est pas du tout rentable.
                      C’est juste un gadget, rien de plus. Mais on est très loin de pouvoir passer à une application industrielle.

                      Si c’était vraiment un procédé révolutionnaire, les grands groupes énergétiques pétroliers et autres, s’en seraient déjà emparés, auraient développé le procédé et trouvés un moyen pour en tirer profit.

                      Mais cela va encore faire parler pendant des dizaines d’années, comme le moteur à eau, le procédé Pantone etc...Sur fond de complot mondial.



                      • Alain94360 21 février 2013 11:53

                        Vous devriez lire plus.
                        par exemple commencer par cet article. puis faire des recherches google sur les évènements, papiers, entreprises citées.

                        Sinon le mieux est d’attendre que des gens qui ont des intérêt vous fasse un rapport dans le sens qui les arrange.


                      • robin 21 février 2013 14:48

                        Encore un qui croit avoir tout compris en ayant lu ni l’article ni les liens.


                      • mortelune mortelune 21 février 2013 15:15

                        Et pendant ce temps la France investit des milliards dans le projet ITER. La note qui sera présentée au français va être plus que salée. La politique énergétique de la France est ringarde, c’est normal puisque ceux qui se succèdent à l’Elysée le sont aussi. 

                        Merci à l’auteur pour l’article qui révèle que la technologie fait des progrès et que nous (les français) le regarderont passer comme des veaux regardent le train passer.

                        • Alain94360 21 février 2013 19:08

                          Il y a des Francais sur le coup, mais l’état va passer a coté.
                          J’espère qu’ils seront pas obligé d’aller en suis ou l’industrie est plus innovante.

                          Iter c’est un truc, mais les éolienne et le solaire risque de couter bien plus cher, car ce n’est pas de la R&D mais de la production subventionné pour 20ans.
                          ITER on peu l’arrêter demain. L’Allemagne elle s’est déjà engagé sur 2000 milliards sur 20 ans.

                          Defkalion à récemment annoncé qu’il estimaient que TOUT les états seraient incapable de faire de la R&D en fusion froide a cause des lobby de physiciens orthodoxes.
                          Ils ont décidé de financer sur fond propre la R&D fondamentale.


                        • pierrot pierrot 21 février 2013 16:56

                          Ce n’est pas que la france qui investit dans ITER mais l’ensemble des pays industrialisés du monde : Europe, USA, Japon, Chine, Inde, Corée du Sud etc.
                          ITER est la poursuite des installations de fusion par confinement magnétique qui ont fait leur preuve : Tore Supra, Cambridge, japon, USA qui ont démontré la faisabilité technique de la fusion.
                          Quant à la fusion froide c’est une arnaque des mormons de Sake Lake City qui n’a jamais rien démontré dans le domaine de l’émission d’un neutron de 13,7 Mev.

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