• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Technologies > Génétique, réductionnisme et politique : les gènes de la droite (...)

Génétique, réductionnisme et politique : les gènes de la droite pragmatique

 

Quelques rappels historiques

 

 

Depuis la Modernité, science et politique semblent faire bon ménage. Les idéologies et les théories du politique empruntent parfois des résultats scientifiques. Pour plusieurs raisons. La science étant un savoir doublé d’un savoir faire, la politique, qui est la même chose mais appliquée à l’homme, est naturellement de connivence avec les pratiques et théories scientifiques. Parfois, quelques savoirs scientifiques servent à comprendre le social, voire à justifier des pratiques de gouvernance. On connaît bien le lien entre la mécanique rationnelle et la doctrine scientifique de la société conçue par Auguste Comte. Le darwinisme a pu justifier et inspirer dernièrement des politiques inégalitaires dites ultralibérales et bien avant, Malthus. Pendant le siècle des Lumières, la mécanique céleste de Newton a inspiré les cercles maçonniques, imprégné des générations de penseurs, justifiant même que la raison devienne un culte. Dans un autre contexte, le magnétisme animal servait de prétexte à des spéculations politiques dans les cercles se réclamant de Messmer. Parmi les livres parus sur ce sujet, mentionnons Cosmologie et politique du philosophe suisse Jan Marejko (paru chez L’âge d’homme) Qu’en est-il des possibles liens entre science et politique actuellement ?

 

 

Si on prend le cas de la cosmologie, on aura quelques peines à déceler des connivences contemporaines entre la physique et la politique. Sans doute, l’idée de big bang, proposée par un abbé féru de cosmologie, a-t-elle quelques résonances avec le fiat lux de la Genèse mais honnêtement, les politiciens et les gens s’en foutent, surtout à une époque où Dieu n’a plus la cote. La physique statistique a pu, quelque temps, dans les années 1970, déteindre sur l’idéologie, à travers quelques transversalités réunissant les physiciens et les sociologues autour de la théorie de l’auto-organisation. Mais ce phénomène est minime par rapport à un impact plus profond et substantiel des sciences biologiques sur le politique. Ce qui se comprend d’un point de vue épistémologique. La biologie étudie les systèmes vivants, leur genèse, leur évolution, et peut s’appliquer parfaitement à l’étude scientifique de l’homme. Or, la politique étant un savoir-faire, il est parfaitement compréhensible que quelques données des sciences biologiques aient transité dans la sphère des sciences politiques en tant que savoirs sur l’être humain. La politique n’est pas neutre et elle emprunte ses idées et idéologiques à d’autres disciplines. Prenons la valeur travail. Comment la science politique peut-elle décréter qu’il faut rétablir la valeur travail ? Cette science politique qui, par tradition et définition, est la discipline qui traite de l’art et la pratique de gouverner une nation et ses populations avec un Etat. Nulle part il n’est écrit que bien gouverner suppose que le travail ait une valeur morale quelconque. Et donc, en ce domaine, la gouvernance a importé une notion de philosophie morale, héritée du reste et entre autres de l’ontologie hégélienne et de la théologie.

 

 

On comprend ainsi comment la science politique intègre des dispositifs de savoir qui lui sont hétérogènes. Ce n’est pas forcément une mauvaise chose. Même un atout. Un savoir transdisciplinaire est souvent plus complet et éclairant qu’une théorie émanant de spécialistes. La biologie contemporaine a elle aussi fait l’objet de récupérations idéologiques. Et notamment la génétique. A noter une curiosité exotique à travers le cas de Lyssenko où c’est la science qui fut influencée par l’idéologie, avec les résultats calamiteux que l’on sait. La science actuelle subit un autre sort. Elle reste indépendante, même si elle tend à épouser les nécessités pragmatiques de l’économie. Mais le processus est tout autre. Le financier ne vient pas expliquer aux scientifiques comment ils doivent chercher. Enfin, ce qui nous intéresse, c’est l’influence de la génétique et du réductionnisme sur la pensée politique.

 

 

Biologie, génétique et politique au XXIe siècle

 

 

Les deux décennies qui ont suivi les découvertes de la biologie moléculaire et notamment celles concernant l’ADN et les gènes, ont vu se développer quelques controverses. L’une, emblématique d’une époque idéologiquement clivée, opposait une droite tenante de l’innéisme et une gauche croyant au rôle du milieu et de la société. Nul besoin de tirer des dizaines de bords idéologiques pour naviguer vers un constat de bon sens. Avec la découverte des gènes et un lien causal entre gènes et caractères physiologiques et autres, la thèse de l’innéisme se tient, inclinant à considérer les uns plus doués, aptes, envers lesquels la société doit moult égards, et les autres destinés à exercer des tâches subalternes. Bien évidemment, les faits ont infirmé ces préceptes peu glorieux et le principe de l’égalité des chances reconnaît la possibilité pour chacun d’aller au plus haut. Même si dans les faits, comme disait Coluche, certains sont plus égaux que les autres. Le second transfert épistémo-idéologique vient d’une autre spécialité, la science de l’évolution et le rôle de la sélection naturelle. Quelques-uns s’en sont inspirés pour justifier la compétition économique et la règle des plus forts. Que de l’assez banal. Si les administrateurs du marché avaient pu utiliser Sophocle ou Einstein pour justifier la pression économique, ils l’auraient fait.

 

 

La génétique actuelle et son émanation idéopraxique, le réductionnisme, ne sont pas étrangers aux différends politiques contemporains. Je préfère parler de différends, plutôt que de controverses, car ces questions semblent être des points de détails, des appoints de circonstance utilisés par des options politiques suffisamment installées et consolidées pour que la science ne soit qu’une décoration apportée au fond idéologique. Tel du moins que les programmes et lois sont présentés dans les médias, car dans certains think tanks, on pourra toujours soupçonner quelque influence substantielle provenant des savoirs scientifiques.

 

 

Alors, même si c’est accessoire, que peut-on dire des rapports entre idéologie et les deux tendances actuelles en biologie, le réductionnisme génétique et du globalisme ? Maynard-Smith confiait dans son petit livre (La Construction du vivant, Cassini, 2001) que parmi ses amis et connaissances, les réductionnistes pencheraient vers la droite et les globalistes seraient plutôt à gauche. Cela suppose qu’il y ait des connivences entre le mode de pensée du Vivant et la manière de concevoir une société. Auquel cas, le globalisme a pour transposition dans le social une vision des interactions entre individus ; alors que le réductionnisme applique son déterminisme, considérant l’individu comme responsable et imputable de son destin, ses réussites autant que ses écarts. On retrouve la vieille querelle entre l’inné et l’acquis, mais sensiblement renouvelée.

 

 

L’occasion n’est que trop tentante de rappeler cette controverse récente, issue d’un article de Philosophie magazine relatant une conversation entre Michel Onfray et Nicolas Sarkozy. Certains ont été choqués par les convictions de l’ex-futur président sur la détermination génétique des tendances sexuelles ainsi que des perversions comme la pédophilie. Des anathèmes ont été lancés, parfois violents : Sarko nazi, Sarko eugéniste, etc. Bref, la raison s’est tue et les passions se sont déchaînées. Maintenant que la tempête est passée, nous pouvons réfléchir, à travers cet exemple, sur les implications politiques des options conceptuelles disponibles en biologie. Et là, quelques surprises nous attendent. Il n’est pas sûr que le réductionnisme génétique soit de droite dans le sens où on l’entend en général.

 

 

Commençons par le début. Le réductionnisme génétique présente un avantage. Son principe est causal. Il est facile à mettre en œuvre, moyennant des technologies onéreuses mais disponibles. Il ne demande pas un grand investissement intellectuel, ni un gros effort de la pensée. Le globalisme est plus complexe dans son principe. Il fait appel à la pensée systémique, à des notions plus difficiles à manipuler, à des choix expérimentaux qu’il faut élaborer dans un contexte théorique où les calculs, l’informatique ont leur place. En résumé, la causalité complexe est de mise. En plus, la physique contemporaine est convoquée. Bref, le globalisme, de par son approche transversale, nécessite une plus grande exigence intellectuelle. Ainsi, c’est l’efficacité du réductionnisme qui constitue la raison de son succès. Maynard-Smith ne s’en cache pas, concluant son livre en confiant qu’avec l’âge, il penchait pour le réductionnisme pour les résultats qu’il permet d’obtenir, tant dans la pratique de laboratoire que la résolution de questions sur l’évolution et l’embryogenèse.

 

 

Vue sous cet angle, il apparaît que la connivence entre la génétique et l’idéologie droitière actuelle tient en deux mots, résultat et pragmatisme. Notre Président, et ce n’est pas une découverte, plaide pour le pragmatisme et apprécie cette culture du résultat. Nul programme génétique dans le gouvernement mais des feuilles de route, chacune spécifiant la transcription, en termes d’action, de chaque cluster de gènes. Ici, Jean-Louis Borloo, génome du développement durable, là, madame Pécresse, génome des réformes universitaires. Et ainsi de suite. Une fois les opérations déclenchées, une cellule d’évaluation de l’expression génétique gouvernementale évaluera les résultats.

 

 

Le mot de la fin à travers une considération assez simple du choix qui s’opère. Prenons le cas du pédophile, mais ce pourrait être celui d’un jeune présentant des difficultés ou de tout citoyen dont la vie prend un mauvais tournant. La culture déterministe ne porte pas tant un jugement moral qu’une vue idéopragmatique sur la manière de poser un problème social. Et sur ce plan, une approche globaliste nécessite une pensée complexe, une écoute soutenue, une théorie transversale et une résolution toute aussi transversale ; tout ceci est compliqué, demande du temps, de l’effort intellectuel, avec des résultats non garantis. Autant alors opter pour une culture réductionniste qui met les gens dans des cases, considère l’individu comme sain, normal ou porteur de tares (à l’instar d’un génome défectueux). L’objectif est alors de trouver le traitement le plus efficace pour chaque type de problème. Dans les laboratoires, les biologistes s’empressent de trouver des gènes, des mécanismes, pour soigner, pour comprendre l’ontogenèse. La politique pragmatique épouse les linéaments de la science expérimentale, avec des opérations et une quantification des résultats. Est-ce bien, est-ce mal ? C’est en tout cas efficace. Mais rien n’interdit que dans le champ de la construction sociale, de la prévention, de la mise en place d’un terrain de formation humaine, une approche globale puisse être pratiquée

 

 

En conclusion, on sera bien en peine de mesurer l’impact des idées pragmatiques et de la culture du résultat dans la société, et son implantation dans les cerveaux du gouvernement et l’administration. Pourtant, on voit se dessiner, en comparant sur le long terme, disons de 1970 à 2010, une tendance nouvelle où la politique ne vise pas tant à créer une société, à s’adresser à l’homme intégral, qu’à résoudre des problèmes de différents ordres, médicaux, économiques, psychologiques, sécuritaire... délinquance, addictions... problèmes qui pour une bonne part sont liés au mode de développement occidental, technique et financier. Il semblerait alors que le lieu réel des résistances ne soit pas tant politique que culturel et donc un peu moins dans les partis et un peu plus dans la société civile qui, elle, semblerait plus proche de l’humain. Quant aux raisons de ces tendances, elles tiennent à une domination de la technique qui, devenant généralisée, se traduit par des connivences dans les pratiques politiques et scientifiques qui, en certaines occasions, peuvent se nourrir l’une et l’autre, ainsi que déteindre dans les esprits à travers cette culture du résultat et la quête de l’efficace.

 

 

 


Moyenne des avis sur cet article :  3.4/5   (15 votes)




Réagissez à l'article

24 réactions à cet article    


  • maxim maxim 20 juin 2007 10:18

    tiens c’est vrai ....,qu’est ce qui fait chez l’individu qu’il est de droite ou de gauche ,pragmatique ou humaniste ,aimant des valeurs différentes à un autre ,est ce que celà provient de l’éducation ???pas vraiment ...d’une partie du cerveau qui fonctionne autrement ???peut être...... y aura il un jour ,une façon de déterminer qui pense dans le bon sens en fonction du pouvoir en place et d’intervenir pour inverser cette tendance par une intervention quelconque ???

    quelques cellules souche introduites dans un cerveau non conforme à la norme en vigueur et on transforme en un clin d’oeil ,un irréductible humaniste en un féroce pragmatique ,ou l’inverse .....

    pour ce qui est des individus rangés dans des cases ,malheureusement ,dès la petite enfance ,on a tendance déjà à cataloguer les individus ne serait ce que dans les établissement scolaires pour commencer ,puis dans la vie ensuite on vous colle une etiquette qui vous reste accrochée ,et dont on a du mal à se défaire .....

    votre article est intéressant .......


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 20 juin 2007 11:03

      Bonjour,

      Juste une précision pour éviter l’équivoque. Cet billet ne dit pas qu’être de gauche ou de droite c’est génétique. C’est bien évidemment culturel.

      Il est question d’une connivence de vues et de méthodes entre deux sphères, la génétique réductionniste et le pragmatisme qui est « naturellement » plutôt à droite alors que la gauche se réclame du globalisme

      autre idée, le réductionnisme est plus simple à concevoir, alors que le globalisme mérite des efforts intellectuels (message au PS, allez, au boulot les neurones !)

      Enfin, le réductionnisme est plus efficace. Et donc en phase avec l’esprit de l’époque dominée par la technique et le culte du résultat immédiat et de la réponse aux problèmes


    • maxim maxim 20 juin 2007 11:20

      culturel ??? oui surement ,mais il y a aussi le phénomène de contradiction que l’on observe dans des milieux sociaux différents ,si je prend l’exemple d’un enfant élevé dans une famille traditionnellement catholique bourgeoise ,bien pensante ,il y aura souvent un individu totalement réfractaire à l’éducation reçue ,et qui orientera sa vie et ses convictions totalement en sens inverse ...... et pareillement dans une famille plutôt orientée vers des idées de gauche ....

      regardez pour exemple dans la famille de S .Royal ......


    • Hume Hume 20 juin 2007 18:47

      L’explication peut-etre egalement culturelle...


    • Gasty Gasty 20 juin 2007 10:22

      Un politique est un expert en manipulation des esprits. Les parents étant les premiers vecteurs d’influence des jeunes esprits, plus ils seront court-circuité par des infos décalés de la réalité quotidienne plus ils perdront l’influence de leurs propre vécus sur leurs progénitures . En déconnectant au maximun les parents les politiques prennent le contrôle des votes à suivre.C’est la lutte médiatique etc...etc..


      • Gasty Gasty 20 juin 2007 10:28

        Je suis de gauche et je fais grève.

        Pourtant ceux que je connais et qui sont de droite ont d’énormes difficultés à envisager un seul jour de grève.

        Etonnant NON ?


      • LE CHAT LE CHAT 20 juin 2007 10:33

        article intéressant ; le peuple ingrat n’a pourtant pas cru au succès du clonage de cellules souches écologiques sur une carcasse énarchochiraquienne ... smiley


        • maxim maxim 20 juin 2007 12:48

          salut le Chat ....

          j’en connais un que tu as envie de bouffer tout cru dans tes posts ....

          avec le tgv on va vite à Bordeaux ........


        • LE CHAT LE CHAT 20 juin 2007 12:54

          @maxim

          si j’y vais , ça sera surtout pour faire les caves smiley

          je raffole des hauts médoc , des premières côtes de blaye et du pomérol


        • maxim maxim 20 juin 2007 10:59

          je pense que nous sommes tous guidés vers un instinct qui fait ce que nous sommes ,tel ou tel argument fut il raisonné ou expliqué de long en large modifierait il votre pensée profonde et vos intimes convictions ????je ne crois pas ....

          on a un instinct qui fait que l’on est plus réceptif à certaines choses ,et qui nous construit ,qui nous oriente ensuite vers un choix de société idéalisée ,ce qui fait nos opinions politiques entre autres vont vers telle ou telle direction .....

          et comme qui se ressemble s’assemble ,la masse des individus ressentant la même chose forme une communauté plus ou moins importante .....

          un politicien habile d’ailleurs arrivera à réveiller les instincts plutôt que les raisonnements que personne n’écoute réellement .......


          • Inquiet 20 juin 2007 11:05

            Les thèses « réductionnistes » seraient plutôt utilisées dans le discours « droitier ».

            Celà est à la foi vrai et paradoxal.

            Je m’explique. Une communication axée sur la fin de l’assistanat sur un fond d’explication le légitimant : le déterminisme génétique en l’occurence.

            Comment ne pourrait-on pas aider les gens « irresponsables » ?

            Avoir à la une croyance intime dans le déterminisme et une remise en cause des aides pour ceux qui n’y peuvent rien, est quelque chose de diabolique en soit non ?


            • yoda yoda 20 juin 2007 11:11

              Interessant.

              « il apparaît que la connivence entre la génétique et l’idéologie droitière actuelle tient en deux mots, résultat et pragmatisme »

              J’en rajouterai un troisieme : « égo ». Si je reussis, c’est grace a « mes genes » qui sont les meilleurs, je mérite donc les fruits de ma reussite et je n’ai pas de raison de les partager. La ou l’idéologie gauchière tendrai a dire, si je reussis, c’est surtout grace aux autres (directement ou indirectement) qui m’ont appris, enrichi, conseillé, aimé, soutenu, je partage donc les fruits de ma réussite.  smiley


              • rod 20 juin 2007 15:55

                - @ l’auteur encore une fois, svp visitez un labo de recherche avant de vous lancer dans des articles caricaturaux. L’étude de la génétique n’est pas moins complexe que celle de la neurophysiologie... smiley

                - On sait à l’heure actuelle que si une partie de notre génome « code » pour des protéines ( http://en.wikipedia.org/wiki/Transcription_factor ), une autre partie contrôle l’exécution du code, rajoutant un niveau de complexité à votre vision réductionniste de la génétique... smiley

                - Ok Sarko n’a rien compris mais vos deux billets sur le sujet sont aussi mal documentés que subjectifs... smiley

                - SVP rangez votre plume et laissez écrire ceux qui ont l’honnêteté de savoir de quoi ils parlent... smiley

                Merci smiley


                • rod 20 juin 2007 16:06

                  @ yoda, ben justement, l’expression de tes gènes dépend directement de ton environnement...et donc des autres.

                  La vérité c’est que comme tjs la droite conservatrice a un discours infantilisant : « c’est ton génome qui décide de ta vie... » smiley

                  Arrêtez de vous demander ce que votre génome fait pour vous mais demandez vous ce que vous pouvez ou plutôt devez faire pour lui...

                  Faire des exercices cognitifs (sudoku, et autres « jeux » (c tjs mieux que rien)) renforcent vos capacités innées a réfléchir et si on peut se muscler on peut aussi se neuroniser (c pas une question de nombre mais plus une question d’efficacité)...dans un cas comme dans l’autre, on profite du potentiel de notre génome, car un corps mal entretenu même avec le meilleur génome de tous les temps, ben ça reste une grosse larve...

                   :/-p


                • Bernard Dugué Bernard Dugué 20 juin 2007 16:11

                  Rod,

                  D’abord, ce n’est pas ma vision que je présente, le réductionnisme est un paradigme issu du monde des biologistes généticiens la plupart. Mes propos sur le réductionnisme sont documentés à partir du livre de Maynard Smith que je vous conseille de lire, au lieu de balancer ceci

                  This article or section may be confusing or unclear for some readers.

                  Ensuite, le réductionnisme bien évidemment est assez complexe dans la description des mécanismes, et inclut les signaux de régulation de tous niveau, y compris l’activation du code. Je n’ai pas dit le contraire.

                  Je n’ai pas opposé la neurophysiologie au réductionnisme pour la bonne raison que dans ce domaine, il existe aussi une alternative entre réductionnisme et globalisme.

                  Bref vous ne comprenez pas grand chose, vous êtes assez ignorant, alors étudiez, lisez correctement les billets, ce qu’ils signifient, au lieu de faire passer l’auteur pour un ignare.


                • rod 20 juin 2007 17:46

                  De quoi s’agit-il ? De comprendre comment un organisme peut se développer à partir d’une cellule germinale. D’après Maynard-Smith, deux approches sont envisageables, l’une héritée de Mendel, donnant la préséance au programme génétique contenu dans l’ADN et l’autre, inspirée de Goethe, axant le développement sur des interactions dynamiques entre composants, avec auto-organisation spontanée sans qu’il soit nécessaire d’invoquer une quelconque prédétermination de chaque processus.

                  Ce texte est bien de vous ?

                  Alors ma réponse a votre affirmation. deux approches sont envisageables j’ose espérer que la plupart des scientifiques ne sont pas assez ignares (comme vous le sous-entendez) pour ignorer que le développement chez les mammifères = code génétique + auto-organisation. Ces deux éléments sont présents et se complètent. Les opposer comme vous le faites n’a aucun sens...

                  En passant : certains de nos amis les invertébrés montrent cependant qu’il est possible de se développer avec une auto-organisation minime (je pense à leur systèmes nerveux qui sont parfois tellement conservés d’un individu à l’autre que leur neurones sont identifiés et portent donc des numéraux ou noms, ex : le homard http://www.bio.brandeis.edu/marderlab/research.html )...

                  A ignare, ignare et demi smiley

                  PS : il est clair que je ne comprends pas tjs ou vous voulez en venir...

                  D’abord, ce n’est pas ma vision que je présente, le réductionnisme est un paradigme issu du monde des biologistes généticiens

                  Alors c’est quoi le localisationnisme ?

                  Pour votre culture c’est gratuit...

                  http://www.memoireetvie.com/medias/desafferentation.htm

                  Sans doute aussi, à l’influence des idées en cours jusqu’à une période récente. La théorie « localisationniste » du fonctionnement du cerveau, héritée de Broca au siècle dernier, faisait schématiquement considérer le cerveau comme une sorte de réseau câblé, une structure définitivement figée et incapable de toute transformation, un assemblage de neurones à courte vie ne se reproduisant pas et donc, avec le temps, voués a une raréfaction toujours plus massive.

                  Cette conception a été largement remise en cause ces dernières années.

                  Actuellement, sans rejeter la théorie localisationniste, sans en nier la précision, sans remettre en cause la stabilité du câblage de base, on peut dire que le cerveau est une structure dynamique, en constant remaniement sous l’influence de facteurs multiples, extrinsèques ou intrinsèques.

                  Cette vision nouvelle a pu se développer grâce aux progrès récents des connaissances biologiques dans le domaine de la plasticité neuronale.

                  Ce concept, qui peut paraître évident aujourd’hui, a été unanimement rejeté par la communauté scientifique jusqu’au début des années 80.

                  L’approche réductionniste est tjs nécessaire dans un premier temps, pour appréhender un phénomène complexe, puis les théories évoluent...la science quoi !

                  Ignare tu es, ignare tu resteras... smiley


                  • Bernard Dugué Bernard Dugué 20 juin 2007 20:56

                    Rod, mon billet se veut une réflexion sur la connivence entre les approches scientifiques et l’idéologie appliquée au politique.

                    J’oppose à dessein deux approches, qui évidemment dans le précédent billet sont présentées comme complémentaires. Mais qui sont des choix dans le domaine de la société où la chose est plus incertaine que celle de l’unicité du vivant.

                    On peut me reprocher quelques excès, un peu comme ceux de Foucault, mais d’être ignare.

                    Je ne te répond pas sur les questions de neurosciences, parce que ce n’est pas dans le sujet et que je ne souhaite pas répondre à un commentaire écrit dans l’intention de détruire, dénigrer, salir et non pas critiquer.

                    Le lecteur pourra s’en convaincre avec ce commentaire ici

                    http://agoravox.fr/forum.php3?id_article=25889&id_forum=1436344


                  • rod 20 juin 2007 21:38

                    lol comme tjs tu replaces dans le contexte...encore une de tes qualités...


                  • rod 20 juin 2007 21:43

                    Alors comme je suis un peu plus honnête que toi visiblement voici ton post

                    Dans sa Théologie naturelle, William Paley part d’un constat simple : les organismes sont à la fois très complexes et bien adaptés à leur milieu. Examinés de plus près, ils font de plus montre d’une incroyable solidarité : autrement dit, chaque partie contribue de manière indispensable au tout. À ce phénomène, Paley propose deux explications :

                    - soit les organismes en question ont été créés pièce par pièce par un Dieu ingénieur ;

                    - soit ils proviennent de la rencontre fortuite et incroyablement productive entre matière inerte et forces physiques.

                    et le mien...

                    Ehh faut arrêter les tisanes à la marijeane...

                    Remarquons que mon post est d’avantage dirigé contre Paley que l’auteur, mais bon...encore une fois objectivité qd tu nous tiens...


                  • Bernard Dugué Bernard Dugué 20 juin 2007 22:00

                    Pas facile à gérer un troll dont l’intention est de nuire

                    Le texte sur Paley n’est pas de moi. On aura alors remarqué les méthodes employées par Rob le corbeau qui saucissonne et désinforme. Le lecteur pourra voir d’où vient ce texte de Paley que j’ai recopié pour répondre à un éclaircissement demandé par Docdory sur une allusion à cette fameuse montre, juste pour alimenter la conversation fort intéressante à l’initiative du Doc. La métaphore de l’ordinateur peut jouer un rôle équivalent à celui de la montre chez Paley lui ai-je répliqué

                    Maintenant l’affaire est close, ne me cherche plus, Rod, je ne te répondrai pas


                  • rod 21 juin 2007 02:11

                    Voilà ce que Doc pense de votre texte...

                    par docdory (IP:xxx.x0.180.200) le 19 juin 2007 à 12H13 @ B Dugué

                    J’ai l’impression que vous avez , dans votre article , une approche ou une conception mystique de la biologie.

                    loooooooooooooooooooooool


                  • rod 21 juin 2007 02:19

                    En passant, moi je sais ce que votre ami Paley défend comme théorie, c’est l’Intelligent Design...

                    La grosse débilité des créationnistes américains.

                    Et la un lien pour voir qui est le TROLL ici !!!!!

                    http://fr.wikipedia.org/wiki/Dessein_intelligent

                    SVP ARRÊTEZ DE LIRE LES TEXTES DE CE GAS C’EST UN CREATIONNISTE....


                  • rod 20 juin 2007 18:57

                    Pas de réponse comme tjs...ah ce bernard et ses posts fumeux....


                    • Antoine Diederick 20 juin 2007 19:17

                      Bonsoir Bernard

                      très interessant comme article et j’aime ce regard sur la biologie et l’idéologie politique.

                      Réductionnisme = idéologie de droite Glogalisme = idéologie de gauche

                      Le fait est qu’après une discussion avec un de mes jeunes neveux au sujet des cours de biologie en supérieures secondaires, je me suis rendu compte qu’il était important ds les sciences de la vie de bien penser et la suite d’articles que vous donnez ici, il y a un beau débat à mener.

                      Mais je vais lire cet article qui fait suite à votre propos sur Atlan...et je reviendrai dire si j’ai le temps.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès