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Hacktivisme et ITivisme : la cyber-guerre est déclarée

Dans l’Empire romain, les Acta Diurna rendaient public les faits divers à chaque jour. Aujourd’hui, l’actualité change continuellement et nous pouvons partager et consulter cette information en temps réel.

L’OTAN s’intéresse de près aux nouvelles technologies de l’information. Les réseaux sociaux seraient la nouvelle façon de faire de la politique. On parle même de révolution Facebook ! 

J’ai l’habitude de nommer “ITivisme” l’utilisation des technologies de l’information (les TI ou IT) pour diffuser un message à caractère politique et social sur la toile mondiale. C’est une forme relativement nouvelle d’activisme qui n’est pas nécessairement anonyme et qui est légale dans l’immense majorité des cas.

C’est différent de l’hacktivisme qui se pratique presque toujours de manière anonyme, car il consiste à pirater, à détourner des serveurs et à remplacer des pages d’accueil par des tracts. L’hacktivisme est encore jeune. C’est en 2004 qu’il serait né avec une communauté 4chan. Il s’agissait d’une communauté semblable à Facebook, mais dont les membres n’étaient pas enregistrés. Les membres constituaient un groupe anonyme dont les activités étaient beaucoup moins surveillées. En 2008, des membres de ce groupe ce sont réunis pour former Anonymous notamment pour defendre la liberté sur internet et pour s’attaquer à la Scientologie. Anonymous a aussi contribué à la fuite de doucuments confidentiels WikiLeaks et s’est attaqué aux serveurs gouvernementaux de l’Égypte et de la Tunisie lors du printemps arabe. D’ailleurs, les membres d'Anonymous portent le masque V pour Vendetta pour symboliser leur désir de changement politique et social. "Hacker la planète pour changer le monde" pourrait être leur devise. Or, à partir de quel moment cette lutte interdite devient-elle légitime ?

Dans la cyber-guerre, on vise habituellement plus l’attaque que la defense. Pour ce faire, on peut utiliser des virus puissants comme Stuxnet, Flame pour attaquer des systèmes informatiques. Actuellement, il y a des groupes qui s’organisent pour contrer l’armée électronique syrienne. Cette armée numérique tente de réprimer les dissidents du régime en multipliant les requêtes sur leurs pages de propagande, afin de rendre ces sites inaccessibles. Ils contrôlent l’information sur Internet pour éviter une cyber-Révolution. Des groupes de hackers étrangers se mobilisent autour de Telecomix ou Loop pour tenter de déstabiliser cette force informatique de répression.

Néanmoins, il n’existe pas vraiment d’armes de “dissuation” massive en informatique. Sauf peut-être une. La mobilisation des citoyens sur les réseaux sociaux pour dénoncer une situation ou pour apporter du soutien à une cause.

Seriez-vous prêt à vous “ITiver” pour soutenir des idées ?

Stéphanie Tessier




par Stéphanie Tessier mardi 21 août 2012 - 15 réactions
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