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Historique et avenir d’Internet pour les Nuls

Beaucoup de personnes utilisent quotidiennement Internet sans connaître son historique proche.

L'histoire d'Internet commence en 1969, mais cela n'attint pas le grand public et fut surtout à destination militaire. Le web tel que nous le connaissons, fur démocratisé bien plus tard aux particuliers. 1995 semble l'année à partir de laquelle le grand public commença à entendre parler de cette révolution et surtout à y avoir accès. Nous verrons donc un historique, à destination du néophyte en matière d'informatique mais également la signification de tous ces versions qui apparaissent au gré des évolutions : qu'est ce que le web 2.0 actuellement utilisé lorsque l'on évoque le réseau des réseaux, quand viendra la version 3.0. A quoi correspondait donc le Web "1.0".

Autant de questions qui méritent réponse....

Après avoir encensé le Web 2.0, nous voici à l'ère du futur, Messieurs-dames, le Web 3.0.
Mais qu'en est-il réellement ? Sommes nous propulsés dans le futur tel que les marketeux web nous le disent ?

Tout d'abord, reprenons quelques éléments essentiels pour bien commencer. Le néophyte ne devrait pas être perdu car l'usage de termes abscons a été extrêmement réduit.

Qu'est-ce que cette histoire de version vient faire dans le web ? On parle de 3.0 mais pourquoi y-a-t-il eu un "versionning" du web au cours du temps ?

Autant de questions que se posent les profanes de l'Internet, ceux qui suivent en queue du train où carrément ceux qui sont "out" c'est à dire pas connectés.

Tout d'abord, faisons un historique de l'Internet tel que nous le connaissons ou presque.

1995. ÉTATS-UNIS

Pour commencer, il y a déjà bien longtemps de cela, vers 1995, il y eut le Web 0.1, celui des pionniers qui furent les premiers à investir la toile en tant que particuliers. A l'heure où la France misait encore sur le minitel (merci France Télécom !), une poignée de particuliers Américains découvrèrent, par le biais d'AOL -entre autres-, les joies du surf à bas débit, rustique mais efficace : point de publicité, d'images criardes, de contenu inutile et encore moins de surf inutile : on allait sur internet pour un besoin bien précis et non pas pour passer le temps. L'Internet était encore peu organisé, les moteurs de recherche quasi inexistants et avaient mainmise sur la toile les programmes de chat en ligne : IRC, les newsgroups (discussions hiérarchisées) et bien sût le mail. Peu étaient les heureux possesseurs de connexion et l'usage était surtout créateur de valeur ajoutée : celui qui surfait sur Internet savait pourquoi et surtout ne le faisait pas exclusivement de manière passive.

C'était le web du début (bien que l'invention même du concept date de 1969), des vrais connaisseurs, qui n'avaient pas peur de devoir lire un manuel et de se creuser les méninges pour faire avancer le schmilblick. C'était avant le drame....

1998. FRANCE

Le maître mot de la rentrée 1998 fut "internet pour tous". Ce fut vrai, même si ce n'étaient que les balbutiements de l'Internet grand public. N'y voyez pas une connotation péjorative dans "grand public". C'est pire.

Avec la baisse continue du prix moyen des ordinateurs, tout un chacun, moyennant quelques milliers de Francs, pouvait s'offrir le point de départ idéal pour se connecter. Ne manquaient plus que le modem et l'abonnement chez un fournisseur d'accès (FAI). En 1998, toute personne désireuse de se connecter avait l'embarras du choix ou plutôt le choix dans l'embarras. Un grand nombre de FAI était présent sur le marché, tous se vantant d'avoir la meilleure qualité de connexion, le meilleur débit, les meilleurs services etc.

Certains avaient d'ailleurs passé un très bon accord avec quelques grandes marques de la grande distribution. A l'heure où un PC de puissance et capacité moyennes coûtait entre 5,000 et 6,000 francs, on pouvait dénicher des "affaires" à 3,000F pour peu qu'un abonnement à Internet y soit associé. Évidemment, le PC était de piètre qualité ou tout du moins vraiment construit au rabais et l'abonnement très encadré. Pour trouver quelque chose qui y ressemble actuellement, pensez aux forfaits des opérateurs mobiles, qualité du téléphone en plus.

Le péquin moyen, délesté de ses économies, avait donc les clés en main pour accéder à ce que l'on peut appeler le Web 1.0 aujourd'hui. A l'époque évidemment, ce terme n'était pas encore inventé, puisque peu misaient sur l'avenir (commercial) de ce produit.

Le voilà donc installant son modem grande vitesse (pour l'époque) et sa belle machine toute neuve et - d'après le vendeur du rayon informatique, tout fraîchement promu de son rayon prêt à porter - super rapide, avec tout ce qu'il faut.

Si tout se passe bien, la première connexion se fait. Voilà, ca-y-est ! A lui la notoriété, il ne passera plus pour un couillon à la pause café, il est SUR INTERNET !

...

Mais que faire ?

D'abord, consulter les informations, les sites persos des autres abonnés sur des sujets divers et variés. Envoyer son premier mail...

Passé l'émerveillement des débuts, une petite pause, quelques connexions pour rentabiliser l'abonnement à 147F par mois (hors coût de connexion tarifé 28 centimes la minute en journée, 14 la nuit).

Voilà le web 1.0 : des pages, statiques, proposant des informations, peu ou pas encore bien indexées par les tous premiers moteurs de recherche grand public (Lycos, Altavista, Yahoo). Quelques images, beaucoup de texte.

Encore peu d'utilisateurs Français, car le Minitel a fait pas mal de ravages (et puis c'est lucratif, non ?)

Puis cette fameuse année 1998, avec l'éclosion de la publicité, d'abord en GIF animés (format d'images pouvant être animées léger mais en voie de disparition) animé puis ensuite dans de lours formats propriétaires et fermés. L'arrivée des premiers néophytes, ne respectant rien de la netiquette (conventions établies sur internet pour un meilleur usage de l'outil)....d'ailleurs, en 2011, qui connaît rien que le terme "Netiquette" ?

1998, 1999, 2000 - MONDE ENTIER



Ca-y-est, le net commence à faire ses preuves, c'est viable et surtout il y a une manne d'argent à engranger dans ce qui est, après l'avion, la voiture, la médecine moderne, l'Invention du XXième siècle et la base de la vie du XXIè.
Beaucoup l'ont compris, à commencer par les petits "génies" de l'informatique, qui savent comment concrétiser leurs idées en concepts puis en sites commerciaux. Un énorme engouement envahit le monde entier - enfin, le tiers qui a le droit à cette technologie -. D'aucuns font l'apologie de ce nouveau média, qui tent à accompagner (puis à cannibaliser) les médias traditionnels, d'autres font le dithyrambe des possibilités offertes par cet outil, qui devient commercial, divertissant mais de plus en plus envahi par les escrocs en tout genre, qui voient là une possibilité de s'enrichir facilement et en dehors de tout risque.

2001 - MONDE ENTIER

A force de survaloriser chaque concept (on appelle cela une startup, par extension :), une explosion était à craindre. Comment faire de l'argent uniquement sur des idées, parmi lesquelles beaucoup ne verront jamais aucune étape de concrétisation.
Évidemment, personne n'a su répondre et ce qui devait arriver arriva. L'explosion de ce que l'on appelle la "bulle internet". Ceci marqua le pas vers une étape de transition, celle du web fournisseur de contenu vers celle de l'utilisateur, créateur de son propre contenu.

Parmi tout ce que l'on pourrait citer comme applications de cet adage, notons l'apparition des premiers "blogs", journaux intimes pour certains, tribunes d'expression libre pour d'autres, ouverts aux commentaires. On note aussi l'apparition des forums de discussion, où tout un chacun peut s'inscrire et partage son avis, ses connaissances sur un ou des sujets particuliers. Les pages sont encore un peu statiques mais certains éléments deviennent dynamiques et rafrâchis en temps réel ou presque.

L'interaction marque le pas des prémices de l'ère du Web 2.0. Il n'est pas encore là mais on s'en approche.
A l'instar des téléphonistes qui parlent de 2,5G (ceci n'a aucune signification en soi puisque "G" signifie génération : comment peut-on parler de la 2,5ème génération ? Autant 2ème et 3ème ont un sens, que la génération intermédiare 2,5 n'en a aucun), on se trouve entre la première et la seconde génération d'Internet.

L'essence de l'outil originel se perd peu à peu. On assiste à la création d'empires du web avec pour seul but l'argent. Certains ont trouvé le réel filon, d'autres peinent à être bénéficiaires.

Le marché des fournisseurs d'accès se concentre également, avec la disparition des plus faibles rachetés ou tout simplement fermés.

2002 - 2003 - 2004

Le web poursuit sa démocratisation, notamment avec l'arrivée des premières connexions haut-débit par le biais de l'ADSL. Celui-ci d'un coût relativement faible car utilisant un grande partie des structures déjà existantes, permet des débits enfin intéressants pour une navigation correcte. En effet, le multimédia commence à faire partie intégrante de l'outil avec mise à disposition de photos, musiques et déjà de courtes vidéos. On assiste également à l'essor des messageries instantanées et le jeu en ligne, bien aidé par l'ADSL.

Le web participatif bat son plein avec les forums, les premiers sites d'actualité où l'internaute peut commenter et proposer sa propre information. On arrive donc pleinement vers le Web 2.0.

Agoravox est l'exemple même réussi de l'application du Web 2.0 : un site participatif où le lecteur peut contribuer.

2005 - 2010 - Le Web 2.0

Ce terme très orienté marketing fait le lien entre les individus via leur savoir : l'information est généralement bien classée par thème et l'usage des outils du web se fait de plus en plus facile d'accès. On note l'apparition des premiers "wikis" avec évidemment l'immanquable Wikipédia. Les premiers réseaux sociaux éclosent, tout d'abord aux États Unis avec la création fin 2004 de Facebook, pas encore connu outre-Atlantique car réservé aux étudiants américains.

On assiste également à une décentralisation des services avec l'explosion du Peer-To-Peer. Comprenez par là la possibilité d'échange d'informations (fichiers, mais pas seulement) entre deux utilisateurs sans passer par un serveur dédié. L'usage de cette technologie à des fins illégales a évidemment été décrié comme il se doit, voire même trop mais il est bien dommage qu'un tel concept -utilisé par ailleurs dans des applications bien légales - soit associé à du piratage alors que c'est ni plus un moins qu'un changement radical de paradigme.

En effet, internet étant basé sur des serveurs et des clients directement dépendants d'eux, le fait de contourner cette approche est tout à fait inédit pour l'époque et marque une rupture dans la psychologie même de l'usage. L'utilisateur devient lui-même serveur, donc plus ou moins également au centre des échanges.

2011 - 2012 - L'émergence du Web 3.0

D'aucuns ont prédit l'arrivé de la version 3.0 du Web pour un avenir proche. Déjà, définir quelque chose qui n'est pas encore véritablement existant relève de la gageure. De plus, personne n'est encore sûr du contenu exact de la définition qui pourrait être retenue.

Que peut-on dire, donc ?

Déjà, on assiste à la naissance de l'Internet des objets. Tentaculaire, omnipotent voire omniscient, il deviendra incontournable. On s'en rend déjà compte lorsque l'on voit que les démarches tendent de plus en plus à être dématérialisées et exportées sur internet.
Ceux qui feront le choix de ne pas se connecter finiront par être exclus. Je ne cautionne pas cette démarche de rentrer internet incontournable mais force est de constater que c'est tout de même pratique.

Chaque objet disposera donc d'une connexion sans fil (ou avec) reliée à internet, dans le but de démocratiser la domotique, qui n'a cessé d'être promise à tous depuis le début des années 2000.

Internet version trois fera donc le lien entre les individus et leur environnement. Sera-t-il une véritable évolution ou juste une mutation des usages que l'on en fait actuellement ? Laissons le temps nous donner la réponse...




par parity (son site) mercredi 20 juillet 2011 - 27 réactions
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Les réactions les plus appréciées

  • Par HELIOS (---.---.---.39) 20 juillet 2011 13:36
    HELIOS

    Votre presentation assez classique de l’histoire vaut ce qu’elle vaut, c’est la votre.
    J’aii toutefois remarqué deux points plus que discutables :

    L’echange de fichier date de l’origine du web et s’appelle ftp. il n’etait pas necessaire de se servir d’un logiciel serveur et d’avoir une entrée dans un dns pour partager des fichiers.
    L’arrivée de logiciel dit « P2P » n’est que la banalisation du mode de recherche des sources de fichiers..

    L’adsl n’a pas convaincu par sa vitesse, bien que ce ne soit pas negligeable (128 a 256 Ko selon le prix et 5 Go de volume mensuel) mais par la continuité de la connexion et la liberation de la ligne telephonique.
    Juste avant l’adsl il y avait les lignes numeris egalement....

    Ces remarques s’appliquent parce que vous semblez bien informé, mais vous n’avez pas « vecu » l’histoire.

    L’avenir n’est pas encore ecrit, mais si la neutralité du net n’est pas garantie et qu’aucune regle ne vienne obliger une differentiation entre FAI et fourniseurs de contenus, la version « 3 » du web conscrera la mort de la communication libre et nous auront dont un minitel « 3 » avec sites payants, homologués et labelisés, serveurs de stockages et de messageries payants, bande passante et volumes limités etc, etc... deja, les cables ne servent plus beaucoup a internet mais a la TV et la Voix sur IP. On a reinventé le cable supportant internet.

  • Par Deneb (---.---.---.73) 21 juillet 2011 09:35
    Deneb

    @ l’auteur : votre chronologie est en retard d’1 ou 2 années. J’ai eu le dial-up dés 1993 et l’ADSL en 2000. Quant à l’avenir, je suis bien plus optimiste que vous. Certainement à cause de ma religion : l’Humanisme. Je crois en effet que l’Humain est bon et que l’argent le pourrit, mais il se soigne. Malgré les tentatives incessantes de mettre les bâtons dans les roues de la libre circulation des informations, la monétisation des contenus, la division du réseau entre payant et gratuit ; la force est du côté du plus grand nombre. Rien de pourra arrêter une idée dont le temps est venu, comme disait Victor Hugo. Le Net (pas seulement le Web) continuera son oeuvre de démocratisation de l’information. Le seul obstacle au niveau individuel sera la paresse intellectuelle ; de la société des classes du siècle dernier, nous sommes en train de passer à une seule division : celle entre les avertis et les gobeurs, suivant l’effort que l’on fera pour ajuster notre paradigme. You may say I’m a dreamer, but I’m not the only one (John Lennon).

  • Par Nautile (---.---.---.239) 21 juillet 2011 09:50

    @ fred74
    La première machine (= ordinateur) digne de ce nom fut effectivement une énorme machine conçue à partie de lampes (tubes électroniques). C’est l’ENIAC en 1946 !
    Mais avant cela existaient déjà des machines permettant de trier des données sur cartes perforées.
    les premières programmations du reste étaient faite au fer à souder en dur sur des circuits électriques du calculateur.

    Pour ce qui est de Gates, c’est plus un bon commercial qu’un bon informaticien. Il n’a pas inventé vraiment de système (OS en anglais) mais s’est plutôt contenté de plagier des systèmes existants et de les proposer à vil prix ( à l’époque !) vis a vis de la concurrence. Cela en réponse à un appel d’offre d’IBM qui venait de sortir un truc que les brillants stratèges de la boite voyaient sans avenir, donc sans intérêt financier : le personal computer. Le PC, cela vous dit quelque chose ?
    Il y avait par exemple le DR Dos nettement plus performant, mais plus cher ...(DR pour Digital Research). Un société « Locomotive » qui était à l’époque un grand nom de ces systèmes pour opérer les disques (Disc Operating System : DOS)
    La grande force du PC et de ses DOS a été de proposer un langage opératoire unique sur les machines. A l’époque chaque machine Bull, IBM, .. avait son propre OS incompatible d’une machine à l’autre même chez un même constructeur !
    Cela a été ensuite de proposer des machines a des prix de plus en plus abordables. Dans les années 90, un PC nu, sans OS avec un DD de 30 Mo (oui des Mo) et 256 Mo de Ram valait encore dans les 12 à 15 000 francs de l’époque au minimum ! Soit beaucoup plus que 1000 euros actuels !

    Enfin, au risque de vous décevoir, la censure sur le net existe.
    De manière insidieuse par les moteurs de recherche qui sélectionnent ce qu’ils affichent.
    En mettant en première ligne des liens commerciaux qui ont payé pour cela. C’est aussi une forme de censure !
    Pire encore, la mise en place des autoroutes de l’information, ces gros tuyaux qui relient les continents et les pays permet une écoute bien plus facile aujourd’hui des transits. Echelon, vous connaissez ?
    Hier quelques articles de presse faisaient état de la volonté iranienne d’un web « halal » c’est aussi une forme de censure.
    Et puis consulter l’actualité récente, l’actualité chinoise pour voir que la liberté du web n’est plus (ou presque) qu’un leurre. Mais tellement plus facile de nous faire croire que c’est un monde libre alors qu’on peut y propager n’importe quelle fausse rumeur !

  • Par parity (---.---.---.130) 20 juillet 2011 13:56
    parity

    Bonjour,

    tout à fait, je n’ai pas évoqué le FTP qui fait partie pourtant des services des plus anciens et utilisés d’échange de fichiers. J’ai abordé l’histoire de manière à autoriser le néophyte à lire mon article sans devoir se référer sans cesse à un lexique et une terminologie relativement compliquée.

    L’ADSL a convaincu le particulier bien plus que le 56K par la facilité de connexion et surtout l’absence de quota horaire. En France, je n’ai pas eu de quota horaire avec mon premier abonnement 128Kbit mais il est vrai que les tous premiers abos l’avaient.
    Quant à RNIS, je l’ai laissé volontairement de côté car il n’a pas énormément percé dans les foyers : le coût restait tout de même élevé, surtout quand on souhaitait doubler le débit en passant de 64K à 128K.

    « J’ai vécu » internet depuis 1997 seulement, mais j’aurai bien voulu l’avoir à la maison avant, en tout cas :)

    Pour la version « 3 » du web, j’aurai pu également parler de filtrage par DPI (sur le contenu et non plus sur les emplacements, mais je pense que vous savez de quoi je parle ;) ), j’aurai pu également parler de l’Hadopi mais là n’était pas mon propos. Cela dit, je garde ces sujets sous le coude car je les développerai plus tard.

    Merci, en tout cas, pour vos remarques constructives et pertinentes.

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