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Accueil du site > Actualités > Technologies > Historique et avenir d’Internet pour les Nuls

Historique et avenir d’Internet pour les Nuls

Beaucoup de personnes utilisent quotidiennement Internet sans connaître son historique proche.

L'histoire d'Internet commence en 1969, mais cela n'attint pas le grand public et fut surtout à destination militaire. Le web tel que nous le connaissons, fur démocratisé bien plus tard aux particuliers. 1995 semble l'année à partir de laquelle le grand public commença à entendre parler de cette révolution et surtout à y avoir accès. Nous verrons donc un historique, à destination du néophyte en matière d'informatique mais également la signification de tous ces versions qui apparaissent au gré des évolutions : qu'est ce que le web 2.0 actuellement utilisé lorsque l'on évoque le réseau des réseaux, quand viendra la version 3.0. A quoi correspondait donc le Web "1.0".

Autant de questions qui méritent réponse....

Après avoir encensé le Web 2.0, nous voici à l'ère du futur, Messieurs-dames, le Web 3.0.
Mais qu'en est-il réellement ? Sommes nous propulsés dans le futur tel que les marketeux web nous le disent ?

Tout d'abord, reprenons quelques éléments essentiels pour bien commencer. Le néophyte ne devrait pas être perdu car l'usage de termes abscons a été extrêmement réduit.

Qu'est-ce que cette histoire de version vient faire dans le web ? On parle de 3.0 mais pourquoi y-a-t-il eu un "versionning" du web au cours du temps ?

Autant de questions que se posent les profanes de l'Internet, ceux qui suivent en queue du train où carrément ceux qui sont "out" c'est à dire pas connectés.

Tout d'abord, faisons un historique de l'Internet tel que nous le connaissons ou presque.

1995. ÉTATS-UNIS

Pour commencer, il y a déjà bien longtemps de cela, vers 1995, il y eut le Web 0.1, celui des pionniers qui furent les premiers à investir la toile en tant que particuliers. A l'heure où la France misait encore sur le minitel (merci France Télécom !), une poignée de particuliers Américains découvrèrent, par le biais d'AOL -entre autres-, les joies du surf à bas débit, rustique mais efficace : point de publicité, d'images criardes, de contenu inutile et encore moins de surf inutile : on allait sur internet pour un besoin bien précis et non pas pour passer le temps. L'Internet était encore peu organisé, les moteurs de recherche quasi inexistants et avaient mainmise sur la toile les programmes de chat en ligne : IRC, les newsgroups (discussions hiérarchisées) et bien sût le mail. Peu étaient les heureux possesseurs de connexion et l'usage était surtout créateur de valeur ajoutée : celui qui surfait sur Internet savait pourquoi et surtout ne le faisait pas exclusivement de manière passive.

C'était le web du début (bien que l'invention même du concept date de 1969), des vrais connaisseurs, qui n'avaient pas peur de devoir lire un manuel et de se creuser les méninges pour faire avancer le schmilblick. C'était avant le drame....

1998. FRANCE

Le maître mot de la rentrée 1998 fut "internet pour tous". Ce fut vrai, même si ce n'étaient que les balbutiements de l'Internet grand public. N'y voyez pas une connotation péjorative dans "grand public". C'est pire.

Avec la baisse continue du prix moyen des ordinateurs, tout un chacun, moyennant quelques milliers de Francs, pouvait s'offrir le point de départ idéal pour se connecter. Ne manquaient plus que le modem et l'abonnement chez un fournisseur d'accès (FAI). En 1998, toute personne désireuse de se connecter avait l'embarras du choix ou plutôt le choix dans l'embarras. Un grand nombre de FAI était présent sur le marché, tous se vantant d'avoir la meilleure qualité de connexion, le meilleur débit, les meilleurs services etc.

Certains avaient d'ailleurs passé un très bon accord avec quelques grandes marques de la grande distribution. A l'heure où un PC de puissance et capacité moyennes coûtait entre 5,000 et 6,000 francs, on pouvait dénicher des "affaires" à 3,000F pour peu qu'un abonnement à Internet y soit associé. Évidemment, le PC était de piètre qualité ou tout du moins vraiment construit au rabais et l'abonnement très encadré. Pour trouver quelque chose qui y ressemble actuellement, pensez aux forfaits des opérateurs mobiles, qualité du téléphone en plus.

Le péquin moyen, délesté de ses économies, avait donc les clés en main pour accéder à ce que l'on peut appeler le Web 1.0 aujourd'hui. A l'époque évidemment, ce terme n'était pas encore inventé, puisque peu misaient sur l'avenir (commercial) de ce produit.

Le voilà donc installant son modem grande vitesse (pour l'époque) et sa belle machine toute neuve et - d'après le vendeur du rayon informatique, tout fraîchement promu de son rayon prêt à porter - super rapide, avec tout ce qu'il faut.

Si tout se passe bien, la première connexion se fait. Voilà, ca-y-est ! A lui la notoriété, il ne passera plus pour un couillon à la pause café, il est SUR INTERNET !

...

Mais que faire ?

D'abord, consulter les informations, les sites persos des autres abonnés sur des sujets divers et variés. Envoyer son premier mail...

Passé l'émerveillement des débuts, une petite pause, quelques connexions pour rentabiliser l'abonnement à 147F par mois (hors coût de connexion tarifé 28 centimes la minute en journée, 14 la nuit).

Voilà le web 1.0 : des pages, statiques, proposant des informations, peu ou pas encore bien indexées par les tous premiers moteurs de recherche grand public (Lycos, Altavista, Yahoo). Quelques images, beaucoup de texte.

Encore peu d'utilisateurs Français, car le Minitel a fait pas mal de ravages (et puis c'est lucratif, non ?)

Puis cette fameuse année 1998, avec l'éclosion de la publicité, d'abord en GIF animés (format d'images pouvant être animées léger mais en voie de disparition) animé puis ensuite dans de lours formats propriétaires et fermés. L'arrivée des premiers néophytes, ne respectant rien de la netiquette (conventions établies sur internet pour un meilleur usage de l'outil)....d'ailleurs, en 2011, qui connaît rien que le terme "Netiquette" ?

1998, 1999, 2000 - MONDE ENTIER

Ca-y-est, le net commence à faire ses preuves, c'est viable et surtout il y a une manne d'argent à engranger dans ce qui est, après l'avion, la voiture, la médecine moderne, l'Invention du XXième siècle et la base de la vie du XXIè.
Beaucoup l'ont compris, à commencer par les petits "génies" de l'informatique, qui savent comment concrétiser leurs idées en concepts puis en sites commerciaux. Un énorme engouement envahit le monde entier - enfin, le tiers qui a le droit à cette technologie -. D'aucuns font l'apologie de ce nouveau média, qui tent à accompagner (puis à cannibaliser) les médias traditionnels, d'autres font le dithyrambe des possibilités offertes par cet outil, qui devient commercial, divertissant mais de plus en plus envahi par les escrocs en tout genre, qui voient là une possibilité de s'enrichir facilement et en dehors de tout risque.

2001 - MONDE ENTIER

A force de survaloriser chaque concept (on appelle cela une startup, par extension :), une explosion était à craindre. Comment faire de l'argent uniquement sur des idées, parmi lesquelles beaucoup ne verront jamais aucune étape de concrétisation.
Évidemment, personne n'a su répondre et ce qui devait arriver arriva. L'explosion de ce que l'on appelle la "bulle internet". Ceci marqua le pas vers une étape de transition, celle du web fournisseur de contenu vers celle de l'utilisateur, créateur de son propre contenu.

Parmi tout ce que l'on pourrait citer comme applications de cet adage, notons l'apparition des premiers "blogs", journaux intimes pour certains, tribunes d'expression libre pour d'autres, ouverts aux commentaires. On note aussi l'apparition des forums de discussion, où tout un chacun peut s'inscrire et partage son avis, ses connaissances sur un ou des sujets particuliers. Les pages sont encore un peu statiques mais certains éléments deviennent dynamiques et rafrâchis en temps réel ou presque.

L'interaction marque le pas des prémices de l'ère du Web 2.0. Il n'est pas encore là mais on s'en approche.
A l'instar des téléphonistes qui parlent de 2,5G (ceci n'a aucune signification en soi puisque "G" signifie génération : comment peut-on parler de la 2,5ème génération ? Autant 2ème et 3ème ont un sens, que la génération intermédiare 2,5 n'en a aucun), on se trouve entre la première et la seconde génération d'Internet.

L'essence de l'outil originel se perd peu à peu. On assiste à la création d'empires du web avec pour seul but l'argent. Certains ont trouvé le réel filon, d'autres peinent à être bénéficiaires.

Le marché des fournisseurs d'accès se concentre également, avec la disparition des plus faibles rachetés ou tout simplement fermés.

2002 - 2003 - 2004

Le web poursuit sa démocratisation, notamment avec l'arrivée des premières connexions haut-débit par le biais de l'ADSL. Celui-ci d'un coût relativement faible car utilisant un grande partie des structures déjà existantes, permet des débits enfin intéressants pour une navigation correcte. En effet, le multimédia commence à faire partie intégrante de l'outil avec mise à disposition de photos, musiques et déjà de courtes vidéos. On assiste également à l'essor des messageries instantanées et le jeu en ligne, bien aidé par l'ADSL.

Le web participatif bat son plein avec les forums, les premiers sites d'actualité où l'internaute peut commenter et proposer sa propre information. On arrive donc pleinement vers le Web 2.0.

Agoravox est l'exemple même réussi de l'application du Web 2.0 : un site participatif où le lecteur peut contribuer.

2005 - 2010 - Le Web 2.0

Ce terme très orienté marketing fait le lien entre les individus via leur savoir : l'information est généralement bien classée par thème et l'usage des outils du web se fait de plus en plus facile d'accès. On note l'apparition des premiers "wikis" avec évidemment l'immanquable Wikipédia. Les premiers réseaux sociaux éclosent, tout d'abord aux États Unis avec la création fin 2004 de Facebook, pas encore connu outre-Atlantique car réservé aux étudiants américains.

On assiste également à une décentralisation des services avec l'explosion du Peer-To-Peer. Comprenez par là la possibilité d'échange d'informations (fichiers, mais pas seulement) entre deux utilisateurs sans passer par un serveur dédié. L'usage de cette technologie à des fins illégales a évidemment été décrié comme il se doit, voire même trop mais il est bien dommage qu'un tel concept -utilisé par ailleurs dans des applications bien légales - soit associé à du piratage alors que c'est ni plus un moins qu'un changement radical de paradigme.

En effet, internet étant basé sur des serveurs et des clients directement dépendants d'eux, le fait de contourner cette approche est tout à fait inédit pour l'époque et marque une rupture dans la psychologie même de l'usage. L'utilisateur devient lui-même serveur, donc plus ou moins également au centre des échanges.

2011 - 2012 - L'émergence du Web 3.0

D'aucuns ont prédit l'arrivé de la version 3.0 du Web pour un avenir proche. Déjà, définir quelque chose qui n'est pas encore véritablement existant relève de la gageure. De plus, personne n'est encore sûr du contenu exact de la définition qui pourrait être retenue.

Que peut-on dire, donc ?

Déjà, on assiste à la naissance de l'Internet des objets. Tentaculaire, omnipotent voire omniscient, il deviendra incontournable. On s'en rend déjà compte lorsque l'on voit que les démarches tendent de plus en plus à être dématérialisées et exportées sur internet.
Ceux qui feront le choix de ne pas se connecter finiront par être exclus. Je ne cautionne pas cette démarche de rentrer internet incontournable mais force est de constater que c'est tout de même pratique.

Chaque objet disposera donc d'une connexion sans fil (ou avec) reliée à internet, dans le but de démocratiser la domotique, qui n'a cessé d'être promise à tous depuis le début des années 2000.

Internet version trois fera donc le lien entre les individus et leur environnement. Sera-t-il une véritable évolution ou juste une mutation des usages que l'on en fait actuellement ? Laissons le temps nous donner la réponse...


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27 réactions à cet article    


  • HELIOS HELIOS 20 juillet 2011 13:36

    Votre presentation assez classique de l’histoire vaut ce qu’elle vaut, c’est la votre.
    J’aii toutefois remarqué deux points plus que discutables :

    L’echange de fichier date de l’origine du web et s’appelle ftp. il n’etait pas necessaire de se servir d’un logiciel serveur et d’avoir une entrée dans un dns pour partager des fichiers.
    L’arrivée de logiciel dit « P2P » n’est que la banalisation du mode de recherche des sources de fichiers..

    L’adsl n’a pas convaincu par sa vitesse, bien que ce ne soit pas negligeable (128 a 256 Ko selon le prix et 5 Go de volume mensuel) mais par la continuité de la connexion et la liberation de la ligne telephonique.
    Juste avant l’adsl il y avait les lignes numeris egalement....

    Ces remarques s’appliquent parce que vous semblez bien informé, mais vous n’avez pas « vecu » l’histoire.

    L’avenir n’est pas encore ecrit, mais si la neutralité du net n’est pas garantie et qu’aucune regle ne vienne obliger une differentiation entre FAI et fourniseurs de contenus, la version « 3 » du web conscrera la mort de la communication libre et nous auront dont un minitel « 3 » avec sites payants, homologués et labelisés, serveurs de stockages et de messageries payants, bande passante et volumes limités etc, etc... deja, les cables ne servent plus beaucoup a internet mais a la TV et la Voix sur IP. On a reinventé le cable supportant internet.


    • parity parity 20 juillet 2011 13:56

      Bonjour,

      tout à fait, je n’ai pas évoqué le FTP qui fait partie pourtant des services des plus anciens et utilisés d’échange de fichiers. J’ai abordé l’histoire de manière à autoriser le néophyte à lire mon article sans devoir se référer sans cesse à un lexique et une terminologie relativement compliquée.

      L’ADSL a convaincu le particulier bien plus que le 56K par la facilité de connexion et surtout l’absence de quota horaire. En France, je n’ai pas eu de quota horaire avec mon premier abonnement 128Kbit mais il est vrai que les tous premiers abos l’avaient.
      Quant à RNIS, je l’ai laissé volontairement de côté car il n’a pas énormément percé dans les foyers : le coût restait tout de même élevé, surtout quand on souhaitait doubler le débit en passant de 64K à 128K.

      « J’ai vécu » internet depuis 1997 seulement, mais j’aurai bien voulu l’avoir à la maison avant, en tout cas :)

      Pour la version « 3 » du web, j’aurai pu également parler de filtrage par DPI (sur le contenu et non plus sur les emplacements, mais je pense que vous savez de quoi je parle ;) ), j’aurai pu également parler de l’Hadopi mais là n’était pas mon propos. Cela dit, je garde ces sujets sous le coude car je les développerai plus tard.

      Merci, en tout cas, pour vos remarques constructives et pertinentes.


    • parity parity 20 juillet 2011 14:18

      Petite coquille : il fallait lire « je n’ai pas eu de quotas de téléchargement » à la place de « quotas horaires ».


    • yoananda 20 juillet 2011 15:43

      vous avez oublié le cloud dans votre analyse. La vraie « révolution » qui va dénaturer internet pour en faire un vrai minitel 2.0 (tout centralisé).
      Et aussi le fait que internet va se scinder en 2 maintenant qu’il a été phagocyté par le commerce !
      L’internet libre est en train de mourir.


      • parity parity 20 juillet 2011 15:57

        A mon humble avis, le Cloud n’est qu’en fait une appellation qui fait le buzz.

        Le fait de placer ses données en ligne n’est pas nouveau en soi. Ce qui change la donne c’est que les logiciels deviennent de plus en plus des applications web en ligne.

        J’aurai pu effectivement évoquer le Cloud mais je lui aurai alors associé le SaaS (Software as a Service) qui lui est étroitement lié, en effet. Mais est-ce vraiment le Web 3.0 puisqu’on y est déjà ?

        De là à dire que cette évolution fera de l’Internet un minitel 2.0, je ne suis pas en accord avec vous. Le minitel n’a pas autant percé chez le particulier qu’Internet à cause de son coût et de son utilité réelle, entre-autres.

        Mon analyse aurait du effectivement inclure les professionnels mais je m’adressais ici aux particuliers, donc j’ai choisi de traiter la partie les concernant.

        Par rapport à votre remarque, vous avez dit juste en parlant du déclin du réel Internet libre mais comme je l’ai dit plus haut, ceci fera l’objet d’une prochaine analyse smiley


      • leguminator 21 juillet 2011 13:43

        « A mon humble avis, le Cloud n’est qu’en fait une appellation qui fait le buzz. »

        Le cloud c’est bien plus que cela et c’est déjà une réalité : il s’agit de la dématérialisation totale du poste de travail pour l’utilisateur qui a juste besoin d’un terminal avec un navigateur internet pour s’y connecter et rien d’autre.
        Par exemple Google - sans vouloir faire de pub car bien que fort il n’est pas parfait pour autant - propose ses services cloud pour gérer les mails, les agendas mais aussi les documents : en plus du stockage de documents, on peut y lire quasiment tous les formats les plus courants, mais aussi rédiger puis récupérer des documents et même les partager et les publier. Il existe d’autres types de services, mais cela ne présente pas de réel intérêt de les détailler plus avant dans ce commentaire.

        De son côté l’utilisateur n’a plus d’ordinateur puissant à acheter (fin de la course aux équipements), ni de licence (adieu les taxes Microsoft), ni même de disque dur dans l’absolu (adieu taxe pour les maisons de disques), mais la connexion internet devient obligatoire : dès que l’on veut avoir accès à ses informations il faut être connecté.

        Les limites du cloud résident dans la confiance qu’on peut avoir en les fournisseurs de ce service, tant au niveau de la fiabilité que de la sécurité et surtout de la confidentialité.


      • Jiache 20 juillet 2011 16:41

        Internet n’est pas le web et le web n’est pas internet ! Le ouaib n’est qu’une application d’internet. Si l’internet ne se limitait qu’au web, il n’y aurai pas de mail, de messagerie instantanée, de transfert de fichiers ... ...


        • parity parity 20 juillet 2011 16:43

          Tout à fait, c’est juste un raccourci pour éviter les répétitions.


          • Nautile 20 juillet 2011 17:01

            Un peu sommaire et raccourcie votre historique.

            Dommage par exemple de passer sous silence l’Arpanet.
            Les « échanges » ont commencé bien avant que l’internet au sens où nous l’entendons aujourd’hui n’existe. Un besoin initial des militaires américains dont la bonne idée sera d’en ouvrir les portes aux universitaires.
            La véritable naissance de l’internet est à mon sens plus liée à la mise au point de l’hypertexte ( le lien de l’html). Et c’est Mozaïc puis Netscape qui en seront les premiers vecteurs. Bien avant les Ie et FF actuels
            Dommage aussi de mettre sur un même plan Yahoo et « alta » le premier était à la base un simple annuaire d’adresse collectées par des copains. Altavista était un véritable moteur de recherche préfigurant Google.

            Enfin ce qui me gène dans votre « historique » est sans doute lié à votre jeunesse. C’est de vouloir regarder l’éclosion de l’internet à travers votre regard de jeune adulte né dans cette technologie. Un peu comme les enfants s’étonnent que leurs parents aient regardé une télé en noir et blanc alors que la couleur c’est tellement évident !

            J’ai vécu à la fois la grande époque du minitel et les début de l’internet, avant même que le grand public en entende parler ! Le premier était mis à disposition gratuitement ou presque mais coutait pour l’utilisation de ses services (du texte essentiellement) le second nécessitait une machine assez onéreuse, une installation complexe hors de portée d’un particulier non informaticien et n’apportait guère de services intéressants.
            L’un comme l’autre bloquaient la ligne téléphonique !
            Sans doute que le minitel a retardé l’éclosion de l’internet en France. mais a mon sens pas plus que le taux d’équipement des foyers en ordinateurs. Et le minitel apportait des services qui n’existaient pas sur l’internet à l’époque !

            Le vrai grand démarrage de l’internet a été l’arrivée du commerce sur le réseau. Un bien ou un mal ? autre débat !

            L’avenir ... ce sera sans doute à vous de le définir !
            Il est sur que le concept initial du réseau est bien galvaudé par les « autoroutes » de l’information. Autoroutes bien plus faciles à contrôler que cette multitude de routes départementales qui faisaient l’internet des débuts ! sans permettre alors le P2P ou le streaming dont nos jeunes générations rafollent !!


            • Bilok 20 juillet 2011 18:25

              D’accord avec les autres commentaires, il y a un petit problème dans votre texte, le world wide web n’est qu’un service, au même titre que le courrier électronique et vous n’expliquez à aucun moment ce qu’est l’internet.

              L’idée centrale derrière la fabrication de cet outil était de pouvoir continuer à partager de l’information quoi qu’il puisse se passer dans le monde, deux ordinateurs étant suffisant pour l’échange. La plus importante et principale caractéristique du net est en premier lieu sa décentralisation, le fait que tout utilisateur soit autant serveur que client.

              A partir de là, on comprend bien que tout groupe essayant de centraliser l’information est en contradiction totale avec la philosophie qui sous-tend le net. Si nous utilisons des applications comme google, facebook, msn ou encore youtube, c’est avant tout parce que nos connexions sont asymétriques, nous recevons plus d’information que nous pouvons en envoyer. Et donc puisque distribuer nos données à travers nos propres serveurs serait trop lent, nous sommes contraint de contourner le problème en les cédants aux groupes susnommés.

              Le fait que notre connexion soit bridée n’est pas un défaut de conception, mais un choix de nos fournisseurs d’accès. Le but final étant à mon avis de rendre l’accès à tous les sites et services payant.

              Voir les dernières propositions discutées à bruxelles pour financer le très haut débit.

              http://www.numerama.com/magazine/19348-la-mort-d-internet-se-confirme-un-peu-plus-a-bruxelles.html

              Et pour en apprendre plus sur le net, je conseille les vidéos de Benjamin Bayart, dont l’une des dernières à Sciences Po, très didactique et exhaustive.

              http://www.libertesnumeriques.net/videos-qu%E2%80%99est-ce-qu%E2%80%99internet-cycle-de-conferences-a-sciences-po-par-benjamin-bayart


              • plancherDesVaches 20 juillet 2011 20:47

                « Le but final étant à mon avis de rendre l’accès à tous les sites et services payant. »
                Affirmatif.

                N’oublions pas que nous sommes dans un système où le bien est d’avoir un maximum d’argent et le mal, de ne pas en avoir.

                Or, là où ça va coincer, est que pour pirater le système, il suffit d’une connexion bas-débit reliée à un PC ayant à peu près la puissance d’une machine à écrire.

                Soit, n’importe quel pauvre peut aller pomper les infos des riches ou mettre un souk tunisien dont les conséquences ne pourront pas être diluer par un recul d’ « élection ».

                Le mec qui a inventé internet risque de se faire bientôt qualifier de « terroriste »...


              • non667 20 juillet 2011 22:50

                les chercheurs du CERN de Genève prétendre avoir été les premiers a avoir crée « internet  » pour transmettre « en temps réels » les résultats de leurs expériences avec les chercheurs américains  !


                • Kriss 20 juillet 2011 23:11

                  Un petit lien en rapport par ICI


                • parity parity 21 juillet 2011 07:47

                  Merci pour vos commentaires constructifs.
                  J’ai choisi volontairement de simplifier l’article pour éviter les considérations que le néophyte ne retiendra pas et orienté la description par rapport aux versions que l’on voit citées dans nombre de revues et sites liés à l’informatique (le très médiatisé « 2.0 », par exemple).
                  Le WWW n’est effectivement que l’un des services (majeurs, tout de même) d’Internet mais je ne voulais pas brosser là un portrait exhaustif du sujet, tant il est vaste. De plus, certains articles de Wikipédia - parmi tant d’autres - traitent du sujet forcément mieux et de manière plus détaillée.


                  • fred74 fred74 21 juillet 2011 09:01

                    Bonjour NON 667,

                    Petite restif si vous me le permettez, je connais une personne travaillant au cern, qui m’a dit qu’en faite , les chercheurs « ils étaient deux en fait » pour se transmettent leurs informations respective avaient donc créé pour cette occasion le WWW, et ainsi se tenir informer l’un comme l’autre de leurs avancées. Le premier « ordi » fut un simple calculateur, remplissant une pièce complète à ampoule. Je ne parle pas des bouliers parce que là on s’en sort plus.
                    Le net n’existait pas, Bill Gates fut le créateur avec d’autres universitaire de MSdos( langage informatique à ces balbutiements) qui pour l’époque fut une révolution surtout quand on sais qu’au départ ces machines ne possédaient pas de programme, , mais ce n’est pas pour autant qu’ils savaient se à quoi cela allait bien pouvoir leur servir.D’autre l’on sus tout de suite bien sur ! l’ordinateur avait à présent un langage qu’il pouvait comprendre...et cela ne faisait que commencer.
                    Le cern avait à présent à leur disposition, un nouveau moyen de communication , qui resté à développer, ce qu’ils ont fait. par la suite. Cela à ensuite dépassé les "frontières), d’autres petit génies ont participé à son essor.
                    Aujourd’hui, vouloir censurer se qui se passe sur le net serait suicidaire , n’empêche que cela pourrait se faire. Suffit de voir ce qu’est devenue notre cher télévision qui au départ était là pour informer, et voyez à quoi elle sert aujourd’hui, simple outil de propagande et d’abrutissement de masse.
                    Et aucun mouvement de protestation. Le net risque de suivre le même chemin, un peu à l’image de la chine, notre visite dans ce pays par notre illustre souverain, à sans doute quelques connotation dans se sens. et au diable les droits de l’homme..
                     

                     


                    • Deneb Deneb 21 juillet 2011 09:35

                      @ l’auteur : votre chronologie est en retard d’1 ou 2 années. J’ai eu le dial-up dés 1993 et l’ADSL en 2000. Quant à l’avenir, je suis bien plus optimiste que vous. Certainement à cause de ma religion : l’Humanisme. Je crois en effet que l’Humain est bon et que l’argent le pourrit, mais il se soigne. Malgré les tentatives incessantes de mettre les bâtons dans les roues de la libre circulation des informations, la monétisation des contenus, la division du réseau entre payant et gratuit ; la force est du côté du plus grand nombre. Rien de pourra arrêter une idée dont le temps est venu, comme disait Victor Hugo. Le Net (pas seulement le Web) continuera son oeuvre de démocratisation de l’information. Le seul obstacle au niveau individuel sera la paresse intellectuelle ; de la société des classes du siècle dernier, nous sommes en train de passer à une seule division : celle entre les avertis et les gobeurs, suivant l’effort que l’on fera pour ajuster notre paradigme. You may say I’m a dreamer, but I’m not the only one (John Lennon).


                      • parity parity 21 juillet 2011 09:53

                        Vous avez donc fait partie des véritables early-adopters de la connexion. Le RTC en 1993 (en France) n’était vraiment qu’une affaire professionnelle et vraiment très peu de particuliers disposaient d’une connexion. Idem pour l’ADSL en 2000, vous aviez un véritable privilège, pour l’époque où le 56K (voire même le 33) était majoritaire :)


                      • Croa Croa 24 juillet 2011 11:47

                        Peut-être mais ne soyons pas trop naïf !

                        Si des sites comme AgoraVox peuvent donner une impression d’ouverture, les sites portails proposés par défaut restent bien contrôlés. Ces portails sont le complément des vieux médias aux mains de l’oligarchie. Ils diffusent une pensée unique comme le faisait la télé au XXe siècle.

                        Bref, les « gobeurs », comme tu dis, restent l’écrasante majorité !  smiley


                      • Nautile 21 juillet 2011 09:50

                        @ fred74
                        La première machine (= ordinateur) digne de ce nom fut effectivement une énorme machine conçue à partie de lampes (tubes électroniques). C’est l’ENIAC en 1946 !
                        Mais avant cela existaient déjà des machines permettant de trier des données sur cartes perforées.
                        les premières programmations du reste étaient faite au fer à souder en dur sur des circuits électriques du calculateur.

                        Pour ce qui est de Gates, c’est plus un bon commercial qu’un bon informaticien. Il n’a pas inventé vraiment de système (OS en anglais) mais s’est plutôt contenté de plagier des systèmes existants et de les proposer à vil prix ( à l’époque !) vis a vis de la concurrence. Cela en réponse à un appel d’offre d’IBM qui venait de sortir un truc que les brillants stratèges de la boite voyaient sans avenir, donc sans intérêt financier : le personal computer. Le PC, cela vous dit quelque chose ?
                        Il y avait par exemple le DR Dos nettement plus performant, mais plus cher ...(DR pour Digital Research). Un société « Locomotive » qui était à l’époque un grand nom de ces systèmes pour opérer les disques (Disc Operating System : DOS)
                        La grande force du PC et de ses DOS a été de proposer un langage opératoire unique sur les machines. A l’époque chaque machine Bull, IBM, .. avait son propre OS incompatible d’une machine à l’autre même chez un même constructeur !
                        Cela a été ensuite de proposer des machines a des prix de plus en plus abordables. Dans les années 90, un PC nu, sans OS avec un DD de 30 Mo (oui des Mo) et 256 Mo de Ram valait encore dans les 12 à 15 000 francs de l’époque au minimum ! Soit beaucoup plus que 1000 euros actuels !

                        Enfin, au risque de vous décevoir, la censure sur le net existe.
                        De manière insidieuse par les moteurs de recherche qui sélectionnent ce qu’ils affichent.
                        En mettant en première ligne des liens commerciaux qui ont payé pour cela. C’est aussi une forme de censure !
                        Pire encore, la mise en place des autoroutes de l’information, ces gros tuyaux qui relient les continents et les pays permet une écoute bien plus facile aujourd’hui des transits. Echelon, vous connaissez ?
                        Hier quelques articles de presse faisaient état de la volonté iranienne d’un web « halal » c’est aussi une forme de censure.
                        Et puis consulter l’actualité récente, l’actualité chinoise pour voir que la liberté du web n’est plus (ou presque) qu’un leurre. Mais tellement plus facile de nous faire croire que c’est un monde libre alors qu’on peut y propager n’importe quelle fausse rumeur !


                        • fred74 fred74 22 juillet 2011 07:49

                          bonjour Nautile,

                          merci pour ce complement d’information, par contre je n’ai jamais dit qu’il n’y avait pas de censure !
                          Elle existe depuis que l"homme sais écrire ou presque !
                          J’ai comparé l’internet avec le tube cathodique, il y a confusion ....
                          Cordialement


                        • parity parity 21 juillet 2011 09:56

                          Quoiqu’il en soit, ceux qui ont connu « l’age d’or » sont vraiment pessimistes sur l’avenir d’Internet et d’une certaine manière ceci est compréhensible : filtrage, « radars » Hadopi, internet à deux vitesse avec priorité à certains flux plutôt que d’autres (dans un langage plus technique, QoS - Quality of Service). Cela nécessiterait un article vraiment exhaustif sur le sujet !


                          • Nautile 21 juillet 2011 11:54

                            Pessimisme ? J’aurais plutôt pensé réalisme !
                            Mais vous avez peut être raison. En tout cas c’est ce que je souhaite.
                            N’empêche que quand je vois le fonctionnement d’un service comme facebook, je n’en suis que plus inquiet.
                            FB et les autres réseaux sociaux. Big Brother n’a pas besoin de surveiller, les infos lui sont ammenés sur un plateau ! Avec les photos en prime !!


                            • plancherDesVaches 21 juillet 2011 13:17

                              Absolument, Nautile.

                              Il est maintenant prouvé que n’importe quel humain ayant eu un profil sur facebook peut se faire retrouver par ses contacts, préférences, etc.. Même en cas de re-création de profil avec IP différente.

                              Pour Gogole, la simple géo-localisation par IP ainsi que la navigation et les recherches effectuées permettent de retrouver l’internaute de façon identique grâce aux recoupements dans leurs gigantesques bases de données.
                              Bases de données utilisées aussi par les gouvernements.

                              L’avenir appartient maintenant aux maîtres chanteurs et gouvernements qui auront tous pouvoirs pour détruire quelqu’un à distance en se faisant passer pour lui sur le net.

                              Sauf que ... Anonymous ... smiley
                              Et là, c’est le « grain de sable ».


                            • parity parity 21 juillet 2011 13:32

                              J’ai testé FB pendant quelques mois puis tout arrêté. Puis j’ai fait un test en me « googlant » et en utilisant 123people.com. Plus rien de visible.

                              Cela ne signifie pas que les serveurs n’ont rien gardé mais que tout du moins le peu de données que j’y avais mis a été retiré de la circulation.

                              Je reste néanmoins très méfiant, que ce soit sur Google+, Face etc. et je pense aux plus jeunes qui y mettent n’importe quoi, et ceci avec un profil ouvert, c.à.d. qui partage les données avec tout le monde.

                              C’est un outil très utilisé des RH pour effectuer quelques vérifications peu couteuses sur un candidat et je pense que beaucoup s’en mordront les doigts plus tard, lorsqu’on leur ressortira quelques « dossiers »...


                            • Hubu 21 juillet 2011 18:10

                              Ma première connexion internet c’étais en 1999... une tout autre époque ou il fallais se « battre » avec le modem 56k qui refusais de se connecter, les vidéos en straming d’une qualité 10 fois moin bonne que la VHS (c’est dire le progrès depuis maintenant on est au blue ray en straming !!) les sites internet sans la moindre animations flash les bug à répétition, la durée de connexion limité avec les pages qui mettais un plombe à se charger...

                              Je piquais souvent des crises de nerfs avec les bugs à répétitions parfois hallucinants mais plus d’une décennie après ça me fait rigoler rien que de m’en rappeler !!

                              J’ai eu l’ADSL en 2001 et là c’étais vraiment une autre manière de découvrir internet !!


                              • Croa Croa 24 juillet 2011 11:26

                                « de chat en ligne »

                                Oh pauvre bête ! smiley

                                Tu voulait certainement dire « de tchat en ligne » ?


                                • neurone 24 juillet 2011 11:26

                                  Effectivement c’est votre histoire de l’internet comme le souligna Hélios, cependant il faut tout de même un petit peu entrer dans des détails techniques ...

                                  Car le Web n’est pas l’internet ... d’ailleurs ce sont deux mots distincts, et même si le « grand public » fait usage de ces 2 termes indifféremment, l’un et l’autre portent une origine, et comme vous voulez parler du Web 3.0 ... il faudrait a minima séparer ces 2 concepts .

                                  L’internet est donc, l’inter...connexion des réseaux entre eux (net) « réseau des réseaux » ... en effet les universités, les entreprises ou certains particuliers avaient plusieurs ordinateurs chez eux ... qui communiqu(ai)ent aux travers de « réseaux » entre eux ... internet est la connexion de ces réseaux aux autres réseaux ... interconnexion de tous vers tous ... dans ce cadre l’internet est très vieux, on date l’origine de cela habituellement vers les années 70 ... et avec un modem, on pouvait s’échanger d’ordinateur à ordinateurs des messages, fichiers (photo, jeux, logiciels) déjà dans les années 80 très facilement ...

                                  Daté de 1989, 1990, le Web, ou world wide web, est l’habillage grâce à l’invention géniale de Tim Bernerns Lee, passons qq détails techniques, qui ont mis en place un système de balisage de fichiers, dites « Html » permettant de « naviguer » de fichier en fichier ou page en page et de visualiser les contenus, au travers d’un navigateur : tels que (auj.) Firefox, Internet explorer, Chrome, Opéra, et j’en passe..., - visualiser les contenus de ces fichiers avec des balises « textes », « images » ... etc. Le Web n’est qu’une des applications de l’internet, comme l’est le mail etc. mais évoluant ...

                                  Désormais bien que certains ne font plus la différence entre web et internet et pourtant elle est immense et essentielle si l’on veut bien comprendre les notions de web 2.0 et web 3.0 ... puis web 4.0 ...

                                  En effet les serveurs web sont aujourd’hui légions ... presque un demi milliard ... l’avenir du web est le de rendre tout appareil électronique potentiellement « branché » ... que ce soit votre téléphone devant serveur web, mais et/ou votre machine, compteur électrique etc. et à l’avenir peut-être vous ?! Et ce n’est plus seulement de brancher des serveurs de web ... des serveurs de pages « hypertextes » ... 

                                  Abe Neurone ...

                                  PS : L’internet aurait pu exister en dehors du monde grand public, le web est un formidable outil de promotion de l’internet sur lequel il repose, ayant permis le téléchargement, ou la messagerie et le « chatting », etc.

                                  PSS : concernant les différentes versions du web ce serait trop technique pour en parler, il faudrait rentrer dans certains détails technique, et sortirait du cadre de votre article voulant faire une vulgarisation de certains domaines de l’informatique. Certains autres apporteront leur pierre à l’édifice ... peut-être ...


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