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Accueil du site > Actualités > Technologies > IASI mesure pour la 1ere fois l’ammoniac de l’atmosphère

IASI mesure pour la 1ere fois l’ammoniac de l’atmosphère

Grâce aux mesures infrarouge de l’instrument du CNES, une équipe de chercheurs franco-belge a obtenu les 1eres cartes globales d’ammoniac de l’atmosphère.

L’ammoniac provient principalement de l’usage des fertilisants agricoles et de l’intensification des pratiques d’élevages.

IASI* n’avait pas été conçu pour mesurer l’ammoniac car le signal d’absorption de ce dernier est extrêmement faible : une fois émis, il ne reste que quelques heures dans l’atmosphère mais engendre une cascade d’effets environnementaux qui, a des concentrations élevées, affectent la faune, la flore, et la qualité de l’air localement.

« Les mesures de l’ammoniac réalisées démontrent que IASI est un instrument très performant. » s’enthousiasme Cathy Clerbaux, directeur de recherche au CNRS.

Distributions d’ammoniac en 2008 mesurées par le sondeur IASI/MetOp au-dessus de l’Europe (du jaune au rouge, les couleurs indiquent des concentrations d’ammoniac de plus en plus fortes). Crédits : ULB/CNES/INSU-CNRS.

L’ammoniac est le plus mal connu parmi les polluants régulés par les directives européennes pour la qualité de l’air. Les cadastres d’émission sont peu précis et la surveillance globale et systématique de cette espèce est difficile. « Ces 1eres cartes globales d’ammoniac permettront de réaliser des inventaires d’émissions plus réalistes », affirme Cathy Clerbaux.

IASI : 1 million de mesures par jour

Le sondeur IASI, embarqué sur le satellite MetOp. Crédits : ESA.
 
 

«  IASI améliore la qualité des prévisions météorologiques mais aussi les connaissances sur les gaz impliqués dans les pics de pollution » se réjouit Cathy Clerbaux.

Embarqué sur le satellite météorologique MetOp, IASI est un acteur essentiel du suivi de l’environnement et du climat.

Grâce à son spectromètre, plusieurs constituants atmosphériques ont déjà été observés : l’ozone, le monoxyde de carbone, le méthane, le dioxyde de carbone, et aujourd’hui l’ammoniac.

 

« Les nombreuses mesures, accumulées durant 1 an, ont permis d’isoler la signature de l’ammoniac du bruit de fond de l’instrument et d’augmenter la précision des mesures  », explique Cathy Clerbaux.

Grâce à ces observations, les chercheurs ont mis en évidence une sous-estimation des sources d’ammoniac dans l’hémisphère Nord, en particulier en Amérique (Californie, Idaho), en Europe (vallées du Po et de l’Ebre) et en Asie Centrale.

Des sources n’existant pas dans les inventaires actuels ont ainsi été détectées. Au total, une trentaine de sources majeures d’ammoniac ont été identifiées, pour l’année 2008.


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2 réactions à cet article    


  • plancherDesVaches 29 juin 2009 23:41

    Ce genre d’information ne pourrait pas être relayé par le « naturavox » : trop occupé à parler de régime et de médecine parallèle.

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cnes


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