Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Technologies > Imprimer des objets chez soi : après les TIC, voici les MUP (...)

Imprimer des objets chez soi : après les TIC, voici les MUP !

Une nouvelle révolution industrielle est en train de naître sous nos yeux avec l’irruption de ce que l’on pourrait appeler les MUP (micro usines personnalisées). Déjà, dans le domaine du numérique, la publication assistée par ordinateur, ou PAO, a bouleversé l’industrie graphique. Les particuliers ont ensuite utilisé d’autres applications numériques pour imprimer chez eux des photos en couleur, graver des CD ou des DVD, emporter leur musique sur leur l’iPod. Mais ces applications sont encore limitées au domaine du numérique. La révolution Internet, comme le disait très justement Nicolas Negroponte, ancien directeur du Media Lab du MIT, a contribué, grâce à la numérisation, à « transformer des atomes en bits ». Aujourd’hui il devient possible de retransformer des bits en atomes ! C’est-à-dire en objets physiques, chez soi, dans son atelier de bricolage ou dans une PME. Cette révolution est rendue possible grâce ce que l’on appelle les imprimantes 3D, ou encore les machines de prototypage rapide (rapid prototyping machines). Encore très coûteuses il y a un an, ces imprimantes 3D peuvent être connectées à un PC et utilisées chez soi à des prix désormais abordables. La moins onéreuse d’entre elles, l’imprimante InVision LD, proposée par la société 3D Systems, coûte (quand même !) 14 000 $.

Pour imprimer un objet à domicile, il suffit d’utiliser un logiciel de CAO (conception assistée par ordinateur ou, en anglais, CAD, Computer Assisted Design), de concevoir ou de télécharger un prototype que l’on fera tourner en 3D sur l’écran de son ordinateur. On pourra ainsi le modifier à sa guise, ajouter des couleurs, des graphiques ou des textes, puis cliquer sur la touche « Print » afin de mettre en route son imprimante 3D (voir également cette vidéo). Le fonctionnement de l’imprimante dépend du type d’objet à fabriquer. Il peut être en plastique, en alliage, ou utiliser de la céramique, des colles, ou des résines. Dans le cas des matières plastiques, le processus s’appelle la stéréolithographie. On utilise une résine photodurcissable sous l’effet du rayonnement ultraviolet ou d’un laser. Ce dernier, actionné par un système de commande numérique, va polymériser, couche par couche, le plastique. On voit ainsi émerger du liquide, l’objet terminé.

J’avais annoncé cette révolution technologique et industrielle dans mon livre La révolte du pronétariat, des mass media aux médias des masses, écrit avec la collaboration de Carlo Revelli[1] :

« Les pronétaires ne vont pas se contenter de fabriquer des produits numériques (textes, musique, vidéos, jeux, etc.). D’étonnants outils leur donnent désormais la possibilité de fabriquer des objets physiques à partir d’imprimantes 3D. Pour usiner des matériaux en plastique, en céramique ou métalliques, les imprimantes 3D fonctionnent de la manière suivante. Une pièce métallique, par exemple, est usinée ainsi : une buse projette une poudre métallique, couche par couche, sur un support mouvant, tandis qu’un laser, suivant les mouvements de la buse, soude au fur et à mesure la pièce en formation. La buse et le laser sont commandés par un logiciel recevant, par exemple, depuis Internet, les commandes numériques nécessaires, correspondant au plan de la pièce. Pour du plastique, la plate-forme mouvante descend dans un bain de plastique liquide, qui est polymérisé par couches successives sous l’effet d’un laser. On voit ainsi l’objet (un jouet, un support d’IPod, un crâne pour l’enseignement de l’anatomie...) prendre forme sous les yeux de l’utilisateur. Mêmes possibilités pour des objets en céramique. Les imprimantes 3D, de la taille d’un petit réfrigérateur, sont encore coûteuses. Leur production est dominée par trois entreprises américaines (3D Sytems, Stratasys, et Z corp), mais il faut également citer la société Eos en Allemagne et une douzaine de start-up en Europe et au Japon. Sony et DuPont, se lancent également dans ce marché qui va croître de 31% en 2005 pour atteindre 1 milliard de dollars. D’après les experts, le prix de ces machines va considérablement diminuer dans les années à venir. On verra arriver sur le marché des imprimantes 3D portables qui trouveront leurs applications dans les foyers, les garages, les petits ateliers. La liaison entre l’Internet, le PC personnel et les micro-usines personnelles sera alors réalisée, ouvrant des possibilités de productions décentralisées encore inimaginables aux pronétaires. La compétition sera alors encore plus vive entre les pouvoirs centralisés traditionnels et les nouveaux pouvoirs des pronétaires du numérique et du monde physique, au cœur même de l’univers des « bits » et des atomes. »

Que peut-on faire avec sa micro-usine personnalisée ? Fabriquer les objets les plus divers. Par exemple des maquettes en trois dimensions pour les architectes, comme des bâtiments qu’ils souhaitent montrer à leurs clients ou des expositions en projet pour des musées ; des pièces de rechange, des engrenages pour des PME ou pour des passionnés de bricolage ; des modèles moléculaires, des crânes ou des squelettes pour l’enseignement scientifique ; des coques personnalisées pour téléphones portables ; divers bibelots, breloques, colliers ou bracelets. Mais il y a plus. Non seulement on peut fabriquer des objets en ajoutant des matériaux, couche par couche, qu’il s’agisse de plastiques ou d’alliages, mais l’on peut aussi sculpter de la matière brute pour lui donner forme grâce à des systèmes à commande numérique permettant d’usiner le bois ou la mousse plastique. J’ai d’ailleurs décrit, dans un article d’AgoraVox, la manière dont ma planche de surf avait été clonée grâce à un robot 3D, usinant sous mes yeux un pain de mousse de polyuréthane. Les commandes numériques étant transmises au robot, depuis la Californie, par l’intermédiaire d’Internet. On peut imaginer les applications d’un tel système d’usinage pour l’industrie de l’ameublement ou la fabrication d’objets d’intérieur. Il est possible, par exemple, à partir d’un catalogue numérisé, de personnaliser un vase en céramique, d’y ajouter la coloration et les motifs décoratifs que l’on désire, puis d’« imprimer » ce vase à domicile !

Compte tenu du prix actuel des imprimantes 3D, on va sans doute voir proliférer dans les villes des « Copy Services », comme ceux qui existent aujourd’hui pour imprimer ses photos dans son quartier, réaliser des photocopies couleur ou relier des rapports. On va également voir apparaître des « agrégateurs » proposant des catalogues numériques d’objets les plus divers et permettant, comme le font Google pour la publicité, e-Bay pour les objets ou iTunes pour la musique, de surfer sur les besoins de la « longue traîne » des pronétaires, afin de répondre à leurs demandes les plus diverses et les plus personnalisées.

Évidemment, l’avènement des MUP ne se fera pas sans créer de graves difficultés industrielles, économiques et même juridiques. On va sans doute connaître les mêmes problèmes liés aux droits d’auteur (mais cette fois pour les objets), que ceux que l’on observe aujourd’hui pour la musique ou les textes imprimés. Par ailleurs, de nouveaux conflits vont éclater entre les grands producteurs d’objets standardisés destinés à des consommateurs de masse, et des pronétaires, des micros PME ou des associations, capables de fabriquer des objets, jusqu’alors produits en série dans des usines centralisées. Et que dire des applications issues des nanotechnologies, telles que les « imprimantes moléculaires » ? Entre les mains des particuliers et sans contrôle, ces systèmes pourraient être détournés pour fabriquer des drogues, des armes nanotechnologiques, voire des agents permettant de modifier l’environnement. Déjà, des chercheurs britanniques travaillent sur des imprimantes 3D capables de fabriquer d’autres imprimantes 3D en série ! Ils ont trouvé le moyen d’imprimer des circuits électroniques à partir de buses projetant des alliages de bismuth, d’étain, de plomb et de cadmium. Les parties en plastique sont fabriquées séparément des circuits électroniques. Il ne reste plus à l’utilisateur qu’à assembler les différents éléments comme pour un jeu de construction. Imaginons que ce type d’imprimantes 3D autoreproductrices soit transposé au niveau nanotechnologique. On retrouverait ainsi le concept de « nano assembleur » écrit par Eric Drexler dans son livre Engins de Création (Engines of Creation, the Coming Era of Nanotechnology, 1986, Anchor Press/Doubleday) et qui suscite beaucoup d’inquiétudes aujourd’hui dans les mouvements et associations opposés aux développements sans contrôle des nanotechnologies.

Les imprimantes 3D et les MUP pourraient être considérées comme des outils de développement économique et social prometteurs, par exemple pour les pays en développement avec le concept de « Fab Labs  » de Neil Gershenfeld du MIT, mais également comme des innovations susceptibles de déstabiliser les circuits économiques actuels et même de créer de nouveaux dangers pour la santé ou l’environnement. Afin d’éviter les dérapages dans ce domaine, il apparaît indispensable non seulement de s’informer sur les applications possibles de ces nouveaux outils, mais aussi et surtout d’expérimenter, d’échanger des informations, de réfléchir aux promesses, aux défis et aux risques de ces micro ou nano-usines personnalisées.



[1] Fayard, février 2006. Voir Chapitre 6, « Imprimer des objets physiques », page 187 de la version en .pdf, téléchargeable gratuitement à partir de www.pronetariat.com


Moyenne des avis sur cet article :  4.62/5   (251 votes)




Réagissez à l'article

65 réactions à cet article    


  • Demian West (---.---.161.29) 8 novembre 2006 10:45

    Monsieur de Rosnay,

    J’admire toujours vos visions des utopies techniques qui s’incarnent mais toujours dans la douleur, sur laquelle vous passez trop vite.

    Quel serait, d’après vous, vos visions prospectives des arènes contemporaines qui incitent à lever et baisser les pouces en guise de vote ?

    Je doute que je recevrais une réponse de votre part, puisque vous rêvez probablement en permanence, et loin, si loin...

    Demian West


    • Demian West (---.---.161.29) 8 novembre 2006 11:23

      Pardon : « Quelles seraient... » je rêve trop aussi.

      DW


    • (---.---.28.181) 8 novembre 2006 11:35

      Demian,

      Philippe Gammaire a fait un article sympa pour toi et cela ta transformé, malgrès lui et malgrès toi, en un affreux troll.

      Carlo Revelli fait maintenant l’inverse. parcequ’il t’aime. Attendons de voir.

      c’est quand ça fait du mal, que ça fait du bien.

      cordialement smiley


    • Demian West (---.---.161.29) 8 novembre 2006 12:29

      181,

      J’ai beau tenter de me souvenir : je ne vois pas de quel article vous parlez ni du « journaliste » que vous citez. Et je suis très touché par l’amour que me porte Carlo Revelli.

      Demian West


    • (---.---.28.181) 8 novembre 2006 13:17

      Monsieur de Rosnay,

      Voici une vidéo qui illustre très exactement votre propos :http://www.youtube.com/watch?v=oNF5M3IXRbE.

      Demian, nous aussi on t’aime. désolé. smiley


    • (---.---.222.13) 8 novembre 2006 14:33

      La même URL corrigée : http://www.youtube.com/watch?v=oNF5M3IXRbE


    • (---.---.20.125) 11 novembre 2006 19:35

      L’intérêt de cette vidéo spectaculaire (voir mon commentaire plus haut) est qu’elle ne montre pas la création d’objets simples comme une balle de golf, mais des objets déjà très complexes comme des tables et chaises. Le procédé n’est pas à inventer, il est déjà là. il ne nous reste plus qu’à réfléchir à la manière de nous en servir.


    • (---.---.0.48) 12 novembre 2006 00:22

      > Imprimer des objets chez soi : Après les TICs, voici le MUPs ! par Demian West (IP:xxx.x12.161.29) le 8 novembre 2006 à 10H45

      Monsieur de Rosnay,

      J’admire toujours vos visions des utopies techniques qui s’incarnent mais toujours dans la douleur, sur laquelle vous passez trop vite.

      Quel serait, d’après vous, vos visions prospectives des arènes contemporaines qui incitent à lever et baisser les pouces en guise de vote ?

      Je doute que je recevrais une réponse de votre part, puisque vous rêvez probablement en permanence, et loin, si loin...

      Demian West


    • Antoine Diederick « the Contrarian ». (---.---.26.13) 8 novembre 2006 11:54

      Interessant....

      Le problème c’est aussi que les multinationales vont vouloir aussi vérouiller les secteurs innovants des nanos... et le danger des techniques nouvelles entre de mauvaises mains est bien réel...comme vous l’écrivez....

      Question : « Que pourrons faire les Etas (les puissances publiques) pour réguler démocratiquement ? »

      Je pense que nous avons du souci à nous faire.


      • veridian (---.---.66.160) 8 novembre 2006 13:05

        Merci pour cet article.

        Ces nouveaux modes de production m’apparaissent comme un formidable outil de développement pour l’humanité. Un peut comme les « réplicateurs » dans Star Trek.

        Commme souvent, il faut juste espérer que l’utilisation qui en sera faite ira dans le bon sens.


        • gem gem 8 novembre 2006 13:39

          article très interressant

          J’observe toutefois que, s’il est possible d’imprimer soi-même et chez soi un texte, un livre industriel coute toujours beaucoup moins cher, même avec les frais annexes (transport, taxes etc.).

          J’ai du mal à croire qu’il en sera différemment avec les MUPs.

          D’un autre coté, si on réussit à connecter un MUP, un extracteur de matériau, un robot de montage et un capteur d’énergie, le tout muni des plan de fabrication et assemblage de l’ensemble, on aura mis au point une nouvelle espèce, purement mécanique, autotrophe et capable de pulluler (genre : la MUP comme « reine » d’une ruche de robots divers...) Ajoutons un système expert très rudimentaire et un protocole d’auto-entretien et réparation et l’engin (ou plutôt la ruche) devient immortel, en plus. Et puis pour la touche finale suffira d’ajouter les plans de quelques armes et un logiciel d’emploi, et ça va devenir furieusement Rock’n’roll... On va adorer (oh pas comme cible, non, mais quand les éléphants se battent c’est dommage pour les fourmis que nous serons devenus...)

          Faut vraiment que je termine mon article sur le Jihad Butlérien


          • miaou miaou 8 novembre 2006 13:43

            Si cela se concrétise, cela signifie qu’une révolution de la même ampleur qu’Internet est en marche, avec son lot d’innovations, de frustations, d’améliorations, de dangers, de problème légaux (mort des droits de propriété intellectuelle au sens large)

            Comme pour Internet, cela signifiera certainement à la fois un coup de boutoir (dans le domaine culturel) et un accélérateur au pseudo-libéralisme, mais réellement capitalistique, qui règne aujourd’hui sans partage. Quid par exemple de la Chine, actuel « atelier du monde » ?


            • Ark EvoluVeur Ark EvoluVeur 8 novembre 2006 22:38

              celle de la manufacture, celle de l’industrie de produits de masse, celle de l’exploitation de la misère humaine... Les dettes, les valses monétiques peuvent s’écrouler désormais, maintenues pas des pseudo-arguments guerriers ou religieux, ou de théories économiques, telle la fameuse « croissance »...  smiley


            • Ark EvoluVeur Ark EvoluVeur 8 novembre 2006 22:55

              Article dépassé...mis à part le clin d’oeil sur les nanotechnologies...le reste est du domaine de l’industrie depuis quelques années deja... utilisée comme un outil de luxe par quelques agences...mais l’assemblage par de vrais maquettiste est bien plus précis (choix de matériquex divers) et sensible (action manuelle directe et corrections en temps réelle)... Mais je réitère l’idée que nous vivons une transition sociétale et que depuis 3 à 4 ans se développe une réelle Ethique Globale Cohérente (EGC)...non plus dictée par des besoins marketing, mais du fait propre des individus (cadres en particulier), qui travaillent et peuvent infléchir personnellement le côté machiniste de l’économie capitaliste. Leur propre situation allant vers une stagnation de poste avec alourdissement des charges de travail, et de contraintes normatives ou procédurales. ...j’y reviendrai...


            • Antoine Diederick (---.---.191.74) 10 novembre 2006 20:14

              article dépassé....hummm je crois que vous avez raison, pas totalement, il faut dire que l’expertise de Monsieur de Rosnay et une des plus belles ...les temps changent durement....


            • Forest Ent Forest Ent 8 novembre 2006 13:46

              Article intéressant.

              Il me semble prématuré d’évaluer les bienfaits ou méfaits de cet outil. Il est très transversal. Il est difficile de prévoir les applications réelles qui en seront faites et leur impact. Peut-être très peu ou beaucoup. Cela se mesurera avec les années.


              • Le chien qui danse 8 novembre 2006 14:09

                « Que pourront faire les états »

                Ben pas grand chose à mon humble avis. Toutes ces technologies qui bouleversent notre monde en apparence le bouleversent aussi en profondeur. Nous ne pourrons faire l impasse sur une révision des modes sociétaux et devoir absolument prendre en compte le développement de la personne, développer une science et une psychologie du comportement. Non pas une psychologie axées thérapeutique mais bien axée pédagogique ; Les industries et investisseurs ne se priveront pas de produire les technologies qui leur feront ouvrir de nouveaux marchés et de nouveaux profits laissant à l état le soin de réguler les pratiques ; Les états sont débordés et le seront encore plus dans l avenir, à moins de revenir à des formes ultra-autoritaires pour endiguer le flot des individualités qui seront elles-mêmes developpées par les moyens techniques, comme le numérique actuellement et qui peuvent faire craindre des dérives si ces individualités n ont comme objectif que se servir elle-mêmes. La boucle se boucle, au détriment de l état centralisé, va falloir inventer un nouveau modèle et il serait bien qu il repose et soit construit sur la responsabilité individuelle c est la pyramide à l envers qui repose sur la pointe, la responsabilité individuelle garante de la cohésion collective, la démocratie de demain, c est une piste à explorer il me semble.

                (c est bizarre mon clavier fait n importe quoi, je ne sais pas qui bug, mais ailleurs mon clavier marche bien ?? smiley )


                • Paldeolien (---.---.113.52) 8 novembre 2006 14:21

                  J’ai du mal a voir les changements en profondeurs issus de la technologie.

                  Il suffit de se pencher quelques minutes sur le cas automobil, pour comprendre que la technologie n’est pas de mise, sauf pour vendre des trucs inutiles, mais qui font vendre. par contre, faire de l’ombre aux pétroliers, nada.

                  Pourtant, les technologies sont bien là...


                • Ark EvoluVeur Ark EvoluVeur 8 novembre 2006 14:47

                  A quoi servent les techno et est-ce que ça peut faire changer « le monde » des individus ? Enfin, bon, utilisez encore un peu plus vore internet et dites nous...deja vous avez un pied dedans. Cette imprimante existe, elle était dans les salons depuis bien longtemps (vous savez le « prototypage rapide »)...J’avais lors d’un « rendu » d’architecture, il y a 10 ans , proposé le recyclage interne à chaque logement, autant effectivement, les couverts et divers accessoires pouvaient être directement choisis au grès de l’envie du moment... Pour ce qui est d’une imprimante 3D, cette techno n’a rien d’extraordinaire, elle ressemble parfois à une simple imprimante, avec un gros bac en plus... Mais nous voyons que des applications, vers le public vont être possibles...c’est donc ces ouvertures systématiquement économiques qui créent la mise en production et donc la baisse des prix... MAintenant, si c’est vous qui possédez cette technologie, qu’elle n’est pas si difficile ni couteuse que cela, alors vous serez un utilisateur/producteur...non plus dans le cadre d’une économie, mais dans un cadre social...les micro-usines existent , les produuits de niche font un tabac ...au Japon...mais aussi ailleurs, par type/catégorie...etc...si les industriels arrêtaient de stopper leurs idées, qu’ils s’affrachissaient d’une notion étriqué de marché...ils ouvriraient leurs portes en propositions et recevraient aussi des communautés civiles, certainenement des besoins et des demandes audacieuses. Mais il est vrai que sur le court terme, cela serait moins rentable : or nous sommes encore dans un industrialisme de masse et toute une procédure de création de produits qui est biaisée pour remplir les cases d’un délire capitaliste. Si la notion de brevet n’avait pas existé...nous n’en serions pas là....mais avant cela, si le profit et l’exploitation ... enfin nous sommes entrain d’évoluer un peu ces derniers temps...


                • (---.---.162.15) 8 novembre 2006 14:36

                  Dépenser des millions pour pouvoir fabriquer chez soi le gadget hebdomadaire de Pif. Un avenir radieux nous attend !

                  « Pour imprimer un objet à domicile, il suffit d’utiliser un logiciel de CAO »... (ouais, tout le monde utilisera la CAO, c’est tellement simple, Autocad...) et yauraka imprimer les gadgets...

                  Mémorisez cette page et relisez la dans 20 ans pour vous marrer un bon coup !

                  Am.


                  • Darkfox (---.---.141.125) 8 novembre 2006 14:38

                    Article très intéressant, le futur nous dira dans quel direction cette technologie nous amenera :)


                    • André Fasbendair André Fasbendair 8 novembre 2006 14:44

                      cher IP:xxx.x28.162.15 ,

                      je ne pense pas que ce sera dans 20 ans qu’il faudra relire cet article, mais dans 5 ans ... et oui, on sera mort de rire ... parce que les possibilités offertes à ce moment seront probablement au-delà de ce qu’on peut imaginer aujourd’hui.

                      cher IP:xxx.x28.162.15 ... avez-vous vécu la révolution internet ? ... de près je veux dire ? ... moi personnellement, je l’ai vécue, étant dans les premiers surfers européens sans être un spécialiste, mais un simple consommateur ... et bien ... je ne pensais pas qu’à peine 10 ans après la révolution internet, nous en serions à ce niveau de développement technologique...

                      non, non , cher IP:xxx.x28.162.15, ... regardez bien autour de vous ... tout bouge à une vitesse phénoménale, ... et ce n’est pas demain que ça va s’arrêter.

                      au contraire, ...

                      André


                      • Ark EvoluVeur Ark EvoluVeur 8 novembre 2006 14:56

                        Oui, tout évolue, pas si vite que la fiction, mais les usages se sont développés et les outils rendus accessibles. Et si on y regarde de près, les labos créent aujourd’hui pour des industriels qui eux-mêmes nous sortent des produits d’usage courant. A noter aussi que l’émulation des jeunes et leur intelligence à utiliser les nouveaux outils ne font que commencer...Dès qu’ils sauront combien être adulte est force de liberté, nous aurons des interfaces bien plus complexes...

                        Observez le DARPA (département de recherche de l’armée US), et même notre propre armée, et vous verrez ces intelligences se déployer...d’abord pour eux, puis ensuite, par imitation pour tous !

                        Vivant maintenant, demain et pour d’autres objectifs de partage de connaissances entre humains.

                        Ark qui vous salut !

                        L’imagination humaine n’a pas de limite, et les diversités de vies sur Terre sont toujours surprenantes...


                      • (---.---.162.15) 8 novembre 2006 14:57

                        André, prenez l’exemple de l’impression des photos chez soi. On se rend compte qu’il revient beaucoup moins cher de les faire développer par un professionnel. Et c’est de bien meilleure qualité.

                        N’ayez crainte, j’ai une bonne expérience de l’Internet et de l’informatique et je sais distinguer les leurres et les réalités.

                        Exemples de leurres que j’ai dénoncés en leur temps : la disparition du clavier pour tous, le remplacement du livre papier par le livre électronique pour tous.

                        Comme la technologie ici décrite, il y a certes des circonstances qui font qu’il est intéressant de ne pas utiliser un clavier ou de remplacer un livre papier par un livre électronique, ça sera pareil pour les « MUP », mais ce sont des technonologie qui ne s’imposeront pas à tous.

                        Plus que l’article lui-même et les infos qu’il présente, c’est le titre que je critique : « imprimer des objets chez soi ». Oui c’est un leurre pour l’immense majorité d’entre nous.

                        D’ailleurs personne n’est capable de donner un exemple crédible (au sens utile) d’une telle impression.

                        Am.


                      • (---.---.70.215) 8 novembre 2006 15:21

                        « D’ailleurs personne n’est capable de donner un exemple crédible (au sens utile) d’une telle impression. »

                        Un verre ou un bol personnalisé avec son prénom par exemple ?


                      • (---.---.162.15) 8 novembre 2006 15:26

                        Vous n’allez pas acheter une machine pour avoir un bol à votre nom ! Vous allez au magasin qui vous le fait pour pas cher.

                        Pour les grosses et mini entreprises, ces imprimantes « MUP » seront intéressantes, oui. Pas pour les particuliers, sauf exceptions bien sûr.

                        Am.


                      • (---.---.70.215) 8 novembre 2006 15:36

                        intéressant ,utile , nécessaire ou pas ,c’est surtout le prix de l’appareil (eventuellement celui des recharges ) qui determinera l’achat ... 30 euros le prix d’un graveur de dvd aujourd’hui combien il y a 5/6 ans ?


                      • rjolly (---.---.227.38) 8 novembre 2006 15:03

                        Question bête : ces polymères, ils sont recyclables ?


                        • Moise (---.---.60.49) 8 novembre 2006 17:03

                          Je me suis aussi posé la question dés le debut sur la pullution environnementale.

                          A mon avis pour la produire cette résine, çà doit pas etre tres naturel ou alors c’est un melange qui coute cher(environnementalement parlant) a fabriquer.


                        • Fabio (---.---.72.18) 9 novembre 2006 11:32

                          les polymères thermodurcissables n’ont rien d’exceptionnel. Ils sont déjà utilisés depuis des décennies dans la fabrication d’objets plastiques tels que nous en utilisons tous les jours. Le procédé d’impression 3D, tel qu’il est décrit dans l’article, permet théoriquement l’utilisation de n’importe quel plastique thermodurcissable.


                        • paugral 8 novembre 2006 15:40

                          Les imprimantes classiques sont déjà largement sous-utilisées par les particuliers : demandez autour de vous, combien de buses bouchées fautes d’utilisation, d’imprimantes reléguées au fond du garage... alors ce truc style « Mako moulages », chez les particuliers n’a, à mon avis aucun avenir.


                          • (---.---.98.96) 8 novembre 2006 15:42

                            Poura ton graver des disques vinyl avec cette machine histoire d’etre doublement hors la loi ????


                            • Ernest Rougé (---.---.209.111) 8 novembre 2006 15:46

                              Excellent article qui ouvre des horizons !

                              De sacrés horizons !

                              Et même des horizons angoissés !

                              A quand la machine à dupliquer le vivant ?

                              Dans un siècle ?

                              Dans dix siècles ?

                              Après-demain ?

                              - Chéri, il est mignon notre Adolphe, notre bout de chou ! Tu ne pourrais pas le dupliquer pour la voisine, avec ton imprimante 3 D ? Elle rêve d’avoir le même !
                              - Elle a déjà trois robots androïdes capables de lui tenir la conversation et de se dupliquer ! Merde, ça devrait lui suffire, non ? Pas question que je lui fabrique un clone de notre petit Adolphe !

                              Ça peut prêter à sourire, mais un jour, nous en serons peut-être là !

                              On finira par regretter le Moyen-Âge et l’Inquisition !

                              Je plaisante... smiley


                              • Ernest Rougé (---.---.209.111) 8 novembre 2006 15:49

                                Rectification...

                                -Chéri, il est mignon notre Adolphe, notre bout de chou ! Tu ne pourrais pas le dupliquer pour la voisine, avec ton imprimante 3 D ? Elle rêve d’avoir le même !

                                - Elle a déjà trois robots androïdes capables de lui tenir la conversation et de se dupliquer ! Merde, ça devrait lui suffire, non ? Pas question que je lui fabrique un clone de notre petit Adolphe !

                                Le traitement de texte pose problème !


                              • Darwin’s Beagle (---.---.124.104) 9 novembre 2006 05:39

                                A quand la machine à dupliquer du vivant ? Vous en avez une entre les jambes. Bon, sérieusement maintenant, je dirais, non pas demain, mais à dans dix ans. Vingt au plus tard.


                              • Ernest Rougé (---.---.100.251) 9 novembre 2006 14:28

                                Merci pour le renseignement monsieur Darwin’s Beagle, sauf qu’il ne s’agit pas d’une machine à dupliquer mais d’une machine à créer, ce qui n’est pas pareil ! La difficulté est de dupliquer. smiley

                                En fait, la machine dont je m’amuse à parler existe déjà ! Au cinéma !

                                Dans Startrek !

                                Le capitaine... zut j’ai oublié son nom... appelons-le Nemo... le capitaine Nemo entre dans la machine expéditrice qui vous envoie illico chacun des atomes de notre capitaine en direction de la planète ou ailleurs, sous forme de nuage électrique... et là, ensuite, arrête les électrons et le reste d’un seul coup pour reconstruire le capitaine à l’identique... (même avec ce qu’il faut entre les jambes, je vous rassure monsieur Darwin’s Beagle... smiley )

                                Il suffirait de mémoriser... et ça nous savons faire sur un disque dur ou ailleurs... pour que cette machine fantastique nous fabrique un second capitaine Nemo, un vrai jumeau, voire même nous en fabrique des centaines...

                                Redevenons sérieux !

                                Monsieur De Rosnay a écrit : « Aujourd’hui il devient possible de retransformer des bits en atomes ! C’est-à-dire en objets physiques, chez soi, dans son atelier de bricolage ou dans une PME. Cette révolution est rendue possible grâce ce que l’on appelle les imprimantes 3D, ou encore les machines de prototypage rapide... »

                                Il a parfaitement raison. Transformer des bits en atomes, c’est devenir un (petit) créateur, donc un (petit) dieu quelque part, c’est-à-dire donner suite à l’un des grands rêves de l’humanité depuis qu’elle existe : maîtriser davantage son monde !

                                Donc, nous pourrons, avec un appareillage adéquat et l’aide d’une résine, après quatre heures d’efforts sur un ordinateur, fabriquer un petit affreux bol dont personne, sauf l’auteur, ne voudrait... Mais l’auteur aura la satisfaction du créateur, et c’est ce dernier point qui l’aura transcendé...

                                La suite logique, c’est un appareillage plus complexe qui permettra à tout un chacun de recréer un objet complexe. C’est inévitable. Une prise de courant tombe en panne ? Qu’à cela ne tienne ! Avec mon nouvel appareillage, je coupe le courant électrique pour éviter de m’électrocuter, je démonte ensuite une prise saine, je remets le courant électrique, je lance l’ordinateur et l’appareillage, et, après huit heures d’essais infructueux et d’efforts, je fabrique enfin « ma » prise de courant. Je recoupe l’électricité, je remonte les deux prises et je remets enfin le courant électrique.

                                Vous me direz, c’eut été quand même plus simple d’aller acheter une prise de courant dans un magasin ou de faire appel à un brave électricien ! C’est vrai ! Mais je n’aurais pas eu la fameuse satisfaction du créateur !

                                Nous vivons dans une société qui tend actuellement à devenir une société hautement technologique parcourue par des vecteurs de progression - fichiers informatiques, vidéo-surveillance, bio-technologies, ogm, intelligence artificielle, robots, androïdes, et bien d’autres- qui poussent cette société technologique devenue mondiale dans certaines directions. Et rien n’arrêtera ces vecteurs, il y a un phénomène d’irréversibilité et un autre d’amplification... que nous le voulions ou non... même si, à l’aide de lois et de dispositifs de surveillance, les Etats essaient tant bien que mal d’y mettre quelquefois le holà. Mais le temps joue contre eux. Il suffit de voir les reculades de la CNIL (commission nationale de l’informatique et des libertés) pour voir qu’il s’agit déjà d’un CAG, pas d’un gag, d’un CAG (combat d’arrière-garde).

                                Par exemple, prenons les robots et les androïdes ! Les progrès sont extraordinaires. On fabrique des bras et mains artificiels que les amputés peuvent directement commander par leurs cerveaux. Cette dernière phrase écrite il y a seulement trente ans, même par monsieur de Rosnay, aurait fait rire...

                                Poursuivons...

                                On fabrique donc des androïdes de plus en plus perfectionnés et comme le vecteur ne s’arrêtera pas, on finira obligatoirement, un beau jour, par créer un androïde supérieur à l’homme !

                                Les seules questions à se poser seront alors : est-ce que ces androïdes auront eux aussi une tendance à la satisfaction du créateur ? Et si oui, penseront-ils qu’ils peuvent se passer de l’humanité ?


                              • Ronny (---.---.23.50) 8 novembre 2006 16:21

                                Fascinant Mr Spock smiley !

                                A moins d’être un blasé de première classe, on ne peut que rester surpris/etonné/ébahi par ce que l’on appelle le progrès...

                                Mais gardons aussi les yeux ouverts cependant sur les coûts environnementaux sur ces nouvelles technologies.

                                Pour mémoire, il faut 50 litres d’eau et 2 litres de carburants fossiles pour fabriquer un téléphone portable (il y a 50 millions de portables en france)... Sans compter tout ce qui été mis en oeuvre pour les réseaux, antennes relais, etc. Il a donc fallu 2,5 milliards de litres d’eau (soit environ 2 fois le lac Leman a vu de nez) et 100 millions de litres de carburant fossile (de quoi faire rouler 10 000 voitures pendant 10 ans !) pour fabriquer les seuls portables en France, qui ne sont - cela reste un avis personnel - pas si nécessaires que cela. Je connais pas mal de gens qui s’en passent (moi le premier, tout en étant un « actif ») sans que cela pose le moindre problème.

                                De même, il faudrait 1,5 tonne de matériaux bruts pour fabriquer un seul PC, écran à tube classique compris, plus 200 l de carburant fossile, et 1,5 m3 d’eau...

                                A méditer, car les seuls coûts d’impression (papier + encre + amortissement de l’imprimante), ou ici les coûts de fabrication 3D ne doivent plus être les seuls à être intégrés dans l’évaluation de l’intérêt du développemnt de telles techniques.


                                • chantecler (---.---.146.112) 8 novembre 2006 16:42

                                  Salut Ronny : il faut 50 l d’eau et 2l de pétrole pour fabriquer un portable....J’ai du mal à comprendre où tu veux en venir,parceque pour fabriquer une bagnole et la faire rouler il faut....Le Bassin Méditerranéen ?


                                • Vilain petit canard Vilain petit canard 9 novembre 2006 09:26

                                  @ Ronny

                                  Tout à fait d’accord, on ne compte jamais le coût environnemental des objets, ce qui devrait être mis sur l’étiquetage et la publicité, ça calmerait les fièvres acheteuses.

                                  @ Joël de R

                                  Pour les MUP, je ne vois pas bien pour l’instant à quoi un particulier pourrait leur trouver de l’utilité, mais les idées ne vont pas manquer. Comme ça, moi, au débotté, je verrais bien des petits ateliers de « clonage » d’oeuvres connues pour décorer les intérieurs : offrez-vous la Vénus de Milo pour pas cher (ou le buste de Richard Claydermann), et aux couleurs du drapeu français, en plus ! Avec suffisamment de mauvais goût, ça peut devenir un succès.

                                  Après tout, quand l’armée US a lancé Internet, personne ne voyait à quoi ça pourrait servir hors applications militaires. Je fais confiance au génie bidouilleur de l’humanité. A suivre.


                                • Fabio (---.---.72.18) 9 novembre 2006 11:36

                                  Ronny,

                                  de nos jours, les téléphones portables sont bien plus compacts que les téléphones fixes, et ces derniers sont encore bien plus nombreux que les téléphones portables, donc le plus logique serait plutôt de se passer de téléphones fixes !!

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès