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J’ai rêvé que j’étais un trou noir

 

Même si la science ne veut pas connaître la nature, on trouve encore des savants pour s’interroger sur les choses et notamment, les choses physiques, matière, cosmos, particule, univers. Le vivant et le cerveau font aussi l’objet d’attentions savantes soutenues. Malgré le silence assourdissant des médias, il se pourrait bien qu’une révolution soit en marche, une révolution dans la vision, la conception, la connaissance des choses naturelles et de l’humain. Bref, un changement de paradigme tenant à la fois des avancées scientifiques et d’une démarche philosophique visant à connaître les « choses de l’humain et de l’univers », à l’instar des Plotin, Platon, Confucius et autres sages de l’Antiquité, comme le furent les brahmanes védiques. Nul n’entre dans le temple de la connaissance sans désir, aurait dit saint Augustin, théoricien des trois désirs humains parmi lesquels la libido sciendi occupe la place la plus noble.

Comment parvient-on vers cette nouvelle connaissance ? Parfois, cela arrive de manière fortuite, en découvrant quelques connivences secrètes entre des formalismes, ou alors en détectant des faits auparavant inconnus, ou enfin, voie royale s’il en est, en questionnant le réel et ses représentations, en se demandant, pourquoi et comment ça fonctionne, étant entendu que les réponses fournies dans les livres savants ne sont pas jugées satisfaisantes. Le sage philosophe du 21ème siècle doit faire sienne la chanson des Stones, I can’t get no… étant entendu que la satisfaction doit concerner non pas les plaisirs corporels mais la joie de connaître les secrets de l’univers. Mais il sera inspiré de mettre dans son lecteur CD In search of space de Hawkwind. 

Quelque part vers 1995, il s’est produit deux événements scientifiques importants. Rappelons que la physique mathématique a été à l’origine de la révolution scientifique avec Galilée et Newton. Au milieu du 20ème siècle, une analogie entre l’entropie et l’information a été décelée, ce qui a constitué une petite révolution. Qui précède la grande révolution initiée par Hawking. Il existe une analogie plus profonde entre la thermodynamique et la mécanique quantique du trou noir et ce, au niveau des trois principes (Hawking, Penrose, La nature de l’espace et du temps, Gallimard, p. 62). Ted Jacobson enrichit alors la mécanique du trou noir avec le principe holographique et signe en 1995 un article retentissant, tout comme celui d’Erik Verlinde qui vient de publier un article controversé dans lequel il pousse à ses extrémités la voie ouverte par Jacobson. La gravitation aurait disparu du cercle fermé des forces fondamentales au profit d’une « force entropique ». On comprend l’agitation qui règne dans le milieu des physiciens qui restent perplexes, non sans supposer une porte ouverte enfoncée car si on lit les propos de Penrose, eh bien le statut spécial de la gravitation est connu depuis pas mal de temps. Mais c’est dans le cercle des philosophes de la nature que cette découverte devrait susciter un intérêt au plus haut niveau car la conception de l’univers risque de basculer. Mieux encore, cette nouvelle physique pourrait avoir des prolongements dans le champ de la biologie et des « sciences de la conscience ». Rappelons que le trou noir est cet objet théorique construit au point de rencontre des trois branches de la physique, autrement dit, là où toutes les qualités de la matière se conjuguent. Comme du reste au niveau de la conscience, qui elle, n’est pas un objet théorique mais le mode de perception le plus élaboré présent chez une espèce, l’humain.

Sans doute, il n’est pas question de conscience mais les neurosciences peuvent se prévaloir d’une intéressante découverte, celle des neurones miroirs. Dans le courant des années 1990, Giacomo Rizzolatti a mis en évidence l’activité de neurones moteurs correspondant à une action déterminée mais qui ne se produit pas. En fait, le singe ne fait qu’observer un de ses congénères exécutant cette action. Publiée en 1996, cette découverte est considérée comme majeure, expliquant notamment la production des relations sociales, les phénomènes mimétique, l’empathie mais aussi les facultés de perception artistique. Le philosophe ajoute juste un détail. Le thème du miroir est employé, dans un usage métaphorique ou allégorique, par Platon, afin d’expliquer le processus du connais-toi. C’est juste une précision évoquant une coïncidence ou alors une connivence dont l’importance est fondamentale pour comprendre la connaissance (par le miroir).

1996, c’est aussi l’année où je soutenais ma thèse de philosophie intitulée Procès et Miroir. Texte que je situe comme très important, voire même crucial, dans le champ de la métaphysique. Pour diverses raisons propres au fonctionnement de l’université, cette thèse n’a eu aucune incidence parmi les professeurs alors que son impact aurait du être supérieur à celui de Etre et Temps de Heidegger. On peut même considérer que si le Procès renvoie au Temps et le Miroir à l’Etre, alors nous avons peut-être la clé du questionnement sur lequel Heidegger buta en son temps. Wait and see, les philosophes finiront bien par se (r)éveiller. Cette étude dévoile une structure-en-miroir de la « matérialité » (explicitée en interprétant la mécanique quantique dans le septième chapitre de l’Expressionnisme, livre ayant comme objectif de situer et de présenter la métaphysique des miroirs). Et là aussi, même question, connivence ou coïncidence ? L’avenir dira.

Les recherches présentées dans Procès et Miroir sont le résultat d’une réflexion soutenue sur la nature des processus dans l’univers, la matière, la vie. J’ai notamment dégagé une interprétation inédite de la métaphysique d’Aristote où la notion de matière prend un sens nouveau et plus actuel si on la rapproche de la notion de mouvement, voire carrément d’énergie. Du coup, un nouvel hylémorphisme est possible si on prend en considération la dualité forme et énergie, laquelle peut-être extraite à partir d’un développement de l’équation de Schrödinger. Mais en fait, tout est parti d’une tentative de formalisation des couplages cognitifs entre un système et son environnement. Une question, comment perçoit-on ? La science mécaniste répond par la métaphore d’une rétine qui est impressionnée telle une pellicule photo, alors que les informations sont transformées pour être communiquées au cerveau (thèse du couplage par input). Cette conception est naïve et c’est grâce aux travaux de Varela que les sciences cognitives ont pu sortir de leur sommeil dogmatique. La théorie de l’autopoïèse énonce que le système naturel construit ses représentations et donc, tout part du système-sujet (thèse du couplage par clôture). On voit bien les limites de l’une et l’autre des deux thèses. Une solution possible serait d’envisager un couplage dynamique par le processus que j’ai conçu et qui est défini par le concept de réduction et échange de paquet d’ondes. Un processus qui se situe à l’interface entre le système et l’environnement. Des informations entrent dans le système et ce même système envoie lui-même des informations. De ce « subtil mélange » résulte le couplage cognitif. Le concept est construit par analogie avec le mécanisme de réduction de paquet d’ondes en physique quantique, mécanisme se produisant lors de la mesure microphysique au cours de laquelle seul un état quantique est exprimé par la particule, si bien que l’observateur sait après l’expérience quel est l’état de son « objet quantique ».

Ceci nous amène aux trous noirs et à cette question de l’entropie qui disparaît quand le trou noir absorbe masse et rayonnement mais comme l’indique la gravitation quantique, cette information se retrouve à la surface intérieure du trou noir. D’où l’idée de mettre en correspondance cet objet quantique avec la conscience et surtout, le processus perceptif. Le monde entre dans le sujet et cette entropie absorbée se retrouve sous forme d’une information spatialisée qui n’est autre que le champ de vision. Et voilà un élément du puzzle manquant. Le concept de réduction échange de paquet d’onde prend une forme nouvelle. C’est un échange doublé d’une transformation des informations. Le monde perceptible est pourvu de figure, d’ordre. La perception se fait contre l’entropie du monde matériel, monde multiple selon Plotin, voué à la dispersion. L’idée doit être développée. En fin de compte, nous sommes tous, sujets et hologrammes. Ce qui rejoint par ailleurs ma théorie des systèmes vivant où interviennent des centres organisateurs possédant des informations sur le tout et la partie qu’ils assurent. Nous serions composés de trous noirs. Ou du moins, notre perception et notre conscience présentent une analogie avec la mécanique quantique du trou noir.

Bien évidemment, ces choses ont quelque peu troublé mon esprit en ce 21 juillet où je m’apprêtais à animer un café philosophique sur le connais-toi toi-même. Le soir, je repensais à ces histoires de surface du trou noir en écoutant Xenon codex de Hawkwind, musique des plus space pour accompagner une méditation scientifique tout aussi space. Mon rêve eut lieu la nuit de la sainte Marie-Madeleine. C’est plus chic que le rêve de la saint Martin de Descartes. Bref, je me voyais en trou noir dans ce rêve assez secouant, pénétré d’intuition sur le monde de surface voué à l’entropie et le monde intérieur, digérant le flux des matérialités pour recomposer les formes. J’étais ce trou noir assez étrange, autour duquel le monde tournait. Le flux du monde prenait la figure de l’entropie alors que la conscience se présentait à l’inverse comme un champ de vision parfaitement ordonné et même, préservé du chaos universel. Par quel stratagème la conscience produit-elle des perceptions ordonnées, domptant de ce fait l’entropie mondiale. Un trou noir serait-il pourvu d’un rayonnement cohérent pouvant projeter à sa surface les recompositions d’un hologramme encodé dans l’esprit ? Que de questions sur la nouvelle gnose à venir, en ce 21ème siècle. Une gnose élaborée par la pensée et le champ des formalismes scientifiques. Quant à la physique, elle risque de se transformer en méta-physique. Ces histoires de trous noirs, de principe holographique, d’entropie et de gravitation méritent un approfondissement. L’atome dont nous sommes constitués présente quelques connivences avec le trou noir théorisé dans le contexte de la gravitation quantique. L’enquête devrait porter sur cette possible super thermodynamique dont on ignore quelles surprises elle recèle. Sans doute les clés de la vie et de la conscience.

Nous voilà projetés dans un horizon gnostique où la science sera au service d’une gnose nouvelle destinée à expliquer le réel, comprendre la genèse du cosmos, de la vie, de la conscience. Nous ne sommes pas au bout des surprises. Cette science nouvelle pourrait être qualifiée de sacrée, complémentaire de la science profane projetée dans les rêves de la saint Martin effectués par Descartes. Mais nul ne peut dire quand ce projet aboutira car l’époque n’est plus en quête de gnose où alors si d’aucuns s’en réclament, c’est bien souvent pour exercer un pouvoir et manipuler les gens et servir ses propres intérêts. Un mot pour finir. Les éditeurs et les mécènes de passage ayant trouvé un intérêt à ces idées sont les bienvenus.


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32 réactions à cet article    


  • Halman Halman 27 juillet 2010 10:46

    Il va encore falloir des siècles pour faire comprendre aux philosophes et aux obsédés d’un dieu créateur que les lois de la physique se suffisent à elles mêmes et qu’elles n’ont pas besoin de nos « visions » philosophiques étriquées qui mélangent tout pour fonctionner.

    Ce genre d’article fait le lit et donne des arguments ésotériques et mystiques aux intégristes croyants qui s’en servent pour alimenter leurs thèses et dogmes d’un dieu forcement créateur présent partout.


    Les obsédés de l’Intelligent Design vont adorer cet article.


    Déjà rien que la première phrase de l’article...

     

    On a là un pur génie qui rêve de trous noirs mieux que Hawking ou Luminet.

    Super fort Dugué.


    Pour un philosophe, ça tient du prodige.

     

    http://www.jean-paul-baquiast.fr/ouvrages.html

     

    Pour un principe matérialiste fort

    Essai

     

    Le mot de l’éditeur

    A travers un panorama des sciences contemporaines l’auteur signe aussi un livre politique et nous livre une réflexion sur l’époque et ses dangers, celui de l’obscurantisme n’étant pas un des moindres, mais aussi les risques de graves bouleversements écologiques qui menacent la planète. Loin de tout scientisme Jean-Paul Baquiast prône une métaphysique scientifique ainsi qu’une morale rationaliste. De graves et déterminants choix s’offrent à nous : les sciences - dès lors qu’elles sont conscientes et raisonnables - nous apportent des éléments de connaissances et de réflexions indispensables pour faire face à la complexité du monde qui est le nôtre. "Livre de combat" comme le définit l’auteur car c’est bien un combat pour la survie et la liberté de chacun qui se joue. La connaissance est une arme indispensable au moment où de fortes poussées obscurantistes se font sentir un peu partout dans le monde. Ce livre a l’ambition de donner au lecteur la possibilité de choisir en toute connaissance de cause.

     

    Le matérialisme s’appuie sur la raison et plus particulièrement sur la recherche scientifique expérimentale, pour qui l’énoncé d’une loi décrivant le monde doit être justifié par une démonstration objective que toute personne dotée de raison puisse refaire en tous temps et en tous lieux. Ceci n’est en rien contradictoire avec le fait que la science propose constamment de nouvelles lois et de nouvelles expériences visant à les justifier. Les religions, à l’opposé, s’appuient sur l’affectivité qui est fondamentalement subjective et dont les grands ressorts évoluent peu au travers des lieux et des époques.

    Tout naturellement, le matérialisme moderne est donc scientifique et la science moderne est donc matérialiste.

     

    Pourquoi serait-il alors nécessaire dans ce livre de réaffirmer le postulat matérialiste, voire d’en renforcer encore l’expression et les ambitions ?

    Tout simplement parce que la science, force du matérialisme occidental, est de plus en plus attaquée par les religions. Adversaire à combattre non seulement parce que la science et le matérialisme peuvent mettre en échec leurs messages spirituels, mais surtout parce qu’ils leur disputent le pouvoir temporel, celui qu’elles exercent sur les personnes et les institutions et qui leur rapporte influence, honneur et argent.

     

    On aurait pu croire au cours du XXe siècle qu’un accord de neutralité réciproque s’était établi. Or en ce début du XXIe siècle, on constate qu’il n’en est rien. Malgré les critiques, la science accumule aujourd’hui les succès. Elle transforme véritablement le monde et les visions du monde. Les religions cherchent donc de plus en plus à la mettre à leur service, quitte à détourner son esprit. Et si une religion prétend qu’elle utilise la méthode scientifique pour justifier ses affirmations, peu de gens dans le grand public, faute de temps et de compétences, pourront démontrer qu’il n’en est rien. La science et le matérialisme font donc l’objet de nombreuses tentatives de récupération devant lesquelles, fort légitimement, les scientifiques matérialistes résistent.

     

    Ce faisant, la science et le matérialisme ravivent l’hostilité non seulement des religions mais aussi des pouvoirs politiques (gouvernements, partis, organisations combattantes) voulant mobiliser les foules à leur service. Le monde contemporain voit en effet se multiplier les affrontements entre puissances, grandes et petites, pour qui tous les moyens de conquérir le soutien des populations sont bons. Comme les foules sont encore majoritairement croyantes, ces pouvoirs politiques veulent les empêcher d’écouter la science en expliquant que la science et le matérialisme sont non seulement dans l’erreur mais dans l’amoralité et le mal. Ainsi les contrevérités les plus évidentes propagées par ces pouvoirs politiques ne rencontreront plus de contradictions de la part des scientifiques.

     

    Le matérialisme scientifique ainsi attaqué doit se défendre. Mais pour cela il ne lui suffit plus d’en appeler à la vieille rationalité scientifique dont les arguments ont fini par s’user. Il lui faut s’appuyer sur les développements les plus récents des sciences émergentes. Celles-ci, comme le montre cet ouvrage, ne sont pas réductrices. Elles éclairent d’une nouvelle clarté l’évolution du monde. Il s’agit toujours d’un monde sans Dieu, mais d’un monde où certains des attributs traditionnels du divin se retrouvent dans les formes les plus élaborées d’une « matière intelligente » qui semble en cours d’apparition non seulement sur la Terre mais peut-être plus largement au sein de l’univers. Les nouvelles explications matérialistes peuvent légitimer la recherche du sacré et de l’amour qui a toujours caractérisé non seulement les hommes mais sans doute aussi beaucoup d’animaux. Il s’agit de traits évolutifs qui, au même titre que la capacité d’imaginer et de créer, ont permis jusqu’à présent à certaines espèces d’étendre leurs habitats bien au-delà des niches originelles.

     

    Cet ouvrage vise à montrer que les nouvelles sciences et philosophies dessinent des paysages dont la splendeur et l’inspiration dépassent de beaucoup l’au-delà proposé par les religions. De nouvelles définitions de la vie, de l’homme, de l’intelligence et de la conscience sont en train d’apparaître. Sans nous éloigner de la nature, elles nous mettront mieux en phase avec ce qui est peut-être le ressort profond de l’évolution cosmologique.


    http://www.nouvellescles.com/article.php3?id_article=1403

     

    À l’inverse, dans Pour un principe matérialiste fort, Jean-Paul Baquiast, animateur fameux du site web des Automates Intelligents, reprenant point par point les mêmes découvertes dans les mêmes disciplines, aboutit exactement à la thèse inverse : pour lui, jamais n’a été démontré de manière plus flagrante que l’athéisme (ou au moins l’agnosticisme sceptique) est aujourd’hui la seule attitude philosophique possible - ouvrant à un avenir vertigineux mais fantastique, où l’humain, enfin adulte, prendra la mesure de tous ses possibles


    • Gollum Gollum 27 juillet 2010 10:46

      c’est aussi l’année où je soutenais ma thèse de philosophie intitulée Procès et Miroir. Texte que je situe comme très important, voire même crucial, dans le champ de la métaphysique. Pour diverses raisons propres au fonctionnement de l’université, cette thèse n’a eu aucune incidence parmi les professeurs alors que son impact aurait du être supérieur à celui de Etre et Temps de Heidegger.


      Ben dis donc faut oser ! Vous comparer à Heidegger... Dugué, génie méconnu égaré sur AgoraVox, obligé de se taper les commentaires débiles d’internautes visiblement pas à la hauteur.. smiley On avait déjà Mourey... smiley


      Sinon, les sujets que vous évoquez sont d’importance. Bien d’accord avec vous sur l’importance des trous noirs. Mais ma démarche n’est pas la même. J’y vois plutôt une notion bien connue en ésotérisme, celle de centre d’un système. Et à ce titre, image du Vide central, qui fait tourner les mondes, image du Tao.

      La gravitation est intimement liée au psychisme ce qui pourrait expliquer en passant les phénomènes de lévitation omniprésents chez les saints qu’ils soient chrétiens ou bouddhistes, ou autres. De même l’astrologie, discipline traditionnelle, relie gravitation et psychisme. L’alchimie, aussi antique que l’astrologie, relie également matière et psychisme. Pour les alchimistes, les métaux ont un corps, une âme et un esprit. 


      La Révolution gnostique que vous évoquez est en effet en marche. Elle a été de façon extrêmement brillante évoquée par Raymond Abellio tout au long de ses ouvrages et notamment son dernier : Manifeste de la Nouvelle Gnose. Abellio disciple de Husserl, le concurrent méconnu de Heidegger, appelle les scientifiques à une conversion gnostique. Cette révolution gnostique se fonde notamment sur l’abandon de la logique d’Aristote au profit d’une nouvelle logique à quatre pôles, en fait très ancienne puisqu’elle n’est autre que la logique à l’œuvre à l’intérieur du Taoïsme chinois. Logique susceptible d’unifier ce qui fait la caractéristique de l’Univers, à savoir le monde intérieur psychique et spirituel, avec le monde extérieur, matériel, que la Kabbale appelle le Monde de la Forme.


      Bien d’accord aussi avec vous sur le retour du sacré. Il apparaît de plus en plus évident en effet, que l’Univers n’est pas un monstre froid livré au hasard, mais au contraire un gigantesque organisme vivant, à l’intérieur duquel se produisent de nombreux échanges d’informations. Les Anciens parlaient de l’Âme du Monde. Il est évident aussi que les résultats pratiques d’une telle gnose seront sans commune mesure avec ceux de la science classique (d’essence satanique comme l’avait fort bien compris Guénon). Car autant la science actuelle est prométhéenne et je le répète satanique par essence avec les fruits que l’on connaît, empoisonnement massif de nos eaux, de notre nourriture, de nos plages, avec un monde bientôt livré au chaos, autant la gnose en question est recherche amoureuse de dialogue avec l’Univers.


      Quelques remarques sur la forme de votre texte que je trouve assez littéraire, et assez brouillon. Il ne montre pas de façon claire de quoi il est question. C’est bien dommage. Sinon, ne croyez pas que vous soyez le seul à méditer sur ces questions et à vous posez de façon un peu ridicule il faut l’avouer, en concurrent d’Heidegger. D’abord le véritable concurrent d’Heidegger se trouve être Edmund Husserl, qui déjà appelait à son époque à une refondation radicale des sciences. Et dont le disciple le plus fécond (un véritable génie méconnu, lui..) a été Raymond Abellio.


      • Gollum Gollum 27 juillet 2010 16:38

        Arff.. je me suis mal exprimé.. smiley ça arrive.. Sur les trous noirs, centre d’un système, je voulais parler des trous noirs géants qui se trouvent au centre de la plupart des galaxies à ce qu’il semble et non pas des autres.. C’est le cas de notre galaxie au sein de laquelle se trouve un trou noir géant et qui sert de centre stabilisateur pour l’ensemble des étoiles de la galaxie..


        Sinon, contrairement à ce qui a été écrit ici dans un post, les trous noirs ont bien été observés et ne sont plus considérés comme des objets hypothétiques. 

      • Robert Biloute Robert Biloute 27 juillet 2010 17:01

        on a observé des objets dont la masse (déduite par des méthodes indirectes, ça va de soi) est compatible avec le modèle mathématique du trou noir. Mais je ne pense pas qu’on puisse affirmer qu’on ait observé des trous noirs.

        Par ex : certains parle d’étoiles à quarks, formés d’une matière dans un état très condensé (état inobservé dans les conditions physiques terriennes), c’est aussi un modèle au même titre que les trous noirs.
        Cela dit, si les techniques observationelles continuent à progresser, il n’est pas impossible que l’on ait des tests plus poussés, voire définitifs, dans les décennies qui viennent.

      • PAS GLOP PAS GLOP PAS GLOP PAS GLOP 28 juillet 2010 09:23

        J’adhère totalement.

        Comme le disait Francis Bacon : « un peu de science éloigne de Dieu, beaucoup y ramène ».

        Quand les « scientifiques » auront compris que la Force de Vie est une composante universelle et que rien n’en est dépourvu, ce jour là les choses changerons.


      • Deneb Deneb 27 juillet 2010 11:59

        "....ma thèse de philosophie intitulée Procès et Miroir. Texte que je situe comme très important, voire même crucial, dans le champ de la métaphysique. Pour diverses raisons propres au fonctionnement de l’université, cette thèse n’a eu aucune incidence parmi les professeurs alors que son impact aurait du être supérieur à celui de Etre et Temps de Heidegger...."

        Ca va, les chevilles ?


        • M.Junior M.Junior 27 juillet 2010 12:26

          J’ai cru que tu faisais référence aux trous noirs de la solidarité nationale. Je suis arrivé de suite...

          Avec 400 000 personnes qui vont se retrouver sans revenu et sans pouvoir bénéficier de la solidarité nationale, Laurent Wauquiez fait référence aux trous noirs de la solidarité nationale.

          Mais c’est bien d’avoir un angle de vue scientifique aussi parce que les démonstrations politiques ....


          • herbe herbe 27 juillet 2010 12:33

            Sciences, gnose, matérialisme, athéisme, Intelligent Design ....

            « Les idées doivent être développées » et surtout elles se confrontent (nous utilisant comme support au passage pour le coté propagation virale, notre cerveau étant formidablement adapté mystère ?, le drame c’est que certains sont prêt à tuer physiquement ou symboliquement au nom d’une idée, ah la (sa) vérité).

            Cette confrontation est darwinienne, et les formes idéologique les plus adaptées (je n’ai pas dit les plus fortes...) ont de grandes chances... avec la possibilité de surprise :
            ex : le chamanisme qui semble perdant depuis le résultat que vous savez suite à la découvertes des Amériques pourrait avoir sa revanche...

            PS : Baquiast qui fait une prosélytisme pour un matérialisme fort, a fait aussi la promotion d’ouvrages sur la mémétique qui fait rentrer dans le rang ses idées parmi d’autres qui ont leurs champions pour les defendre et les propager :

            un exemple Jean Staune : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Staune


            • herbe herbe 27 juillet 2010 12:34

              correction pour celle qui me saute aux yeux : « un prosélytisme »


            • jmcn 27 juillet 2010 12:42

              Je note que le 6ème paragraphe me paraît le plus intéressant : cette idée du couplage entre conscience et réalité matérielle, qui laisse imaginer que la fonction « conscience » devrait être prise en compte dans la modélisation de l’univers. Simplement dit, l’univers n’existe que si un être est capable de le ressentir, dans le cas contraire la question n’a même plus lieu d’être posée.


              Après, je crois que ça part en vrille ... je ne comprend rien. le trou noir n’est encore qu’un objet théorique, un concept limite mathématiquement parlant, quelles que soient les annonces qui font vendre des magazines. Un trou noir est mathématiquement la solution issue de la résolution des équations de la relativité générale modélisant la géométrie de l’espace-temps où pour simplifier celles-ci on prend un univers vide. C’est la solution de Schwarzchild. Le concept de l’Ether a été abandonné mais bon, le modèle doit bien utiliser quelque chose alors on a dit que l’univers c’était un sous-ensemble de IR⁴ (je simplifie honteusement) et que là dedans, un trou noir était une singularité (cela a une définition mathématique précise). Physiquement cela n’a strictement aucun sens parce c’est issu d’une modélisation mathématique, qui si elle marche, pour certaines catégories de problèmes, n’est aucunement justifiée. Je veux dire qu’il n’y rien qui permet de dire que l’univers est fait de points, mais la modélisation de la RG part de cela, et on en arrive à sortir le trou noir après une simplification très osée.

              Il y a peu de chances qu’à la fin cela tienne debout.

              • L'enfoiré L’enfoiré 27 juillet 2010 13:29

                et les neurones de l’autre côté du miroir... pas de trous noirs à l’horizon.


                • L'enfoiré L’enfoiré 27 juillet 2010 15:22

                  Excellent. C’est aussi une affaire de trou noir, je suppose.  smiley


                • Pyrathome pyralene 27 juillet 2010 15:36

                  Heu...avec ou sans poil ? smiley


                • Pyrathome pyralene 27 juillet 2010 16:08

                  comme c’est troublant !......


                • easy easy 27 juillet 2010 15:21

                  «  »« La libido sciendi occupe la place la plus noble »«  »

                  (la plus noble des libidos qu’on aura bien voulu repérer ; vivre, sexer et savoir. La libido du faire avec ses mains restant ignorée ou pas encore remarquée)

                  Ca m’aurait étonné qu’un penseur ne place pas la pensée au sommet


                  D’accord, d’accord, d’accord, je conviens que depuis l’Antiquité, les philosophes (qui se plaçaient même au-dessus des politiques, au-dessus de tous les vivants en fait), ont promu la pensée et qu’ils ont plutôt réussi.

                  Pour ma part, quand je vois que c’est de la pensée que sortent les attitudes les plus cruelles et égoïstes, je ne la trouve pas si noble que ça. Ou alors il faut donner à ce mot un sens très large.

                  Puisque Saint Augustin a été convoqué pour soutenir le discours de notre ami Bernard Dugué, je rappelle qu’il avait dit que la seule raison de philosopher était d’accéder à la béatitude (sérénité parfaite, bonheur serein). Ce que tout le monde, philosophe, poissonnier ou plombier prétend rechercher.

                  Pour l’instant, à part Jean D’Ormesson qui arbore tout le temps une superbe banane et affiche un grand bonheur à vivre, je n’ai vu que des penseurs déprimés, sectaires, méprisants ou au mieux cénobites (au nombre desquels je veux bien être compté si ça arrange quelqu’un)

                  Non, décidément, je ne crois pas un instant en la sincérité de cette quête. Notre vraie quête (pour les mâles surtout) est nettement prométhéenne et implique un tourment.

                  Je n’analyse personne d’autre mieux que moi-même. Et selon mon étude de ma bestiole, je suis surtout et avant tout prométhéen. Je veux toujours apporter quelque chose aux autres alors que ne n’ai rien et qu’ils n’en veulent pas (pour paraphraser Lacan au sujet de l’amour)


                  • Pyrathome pyralene 27 juillet 2010 15:34

                    Billet passionnant mais manque cruellement d’explication claire et de démonstration probante....
                    Un trou noir n’a jamais été détecté directement, seules des suspicions de présence selon les modèles théoriques en notre connaissance peuvent être prouvées , ce qui n’en fait pas une existence incontestable ! On sait bien que la relativité restreinte et la relativité générale , d’une part loin d’être parfaites, ces deux théories peinent à être réunies.....à quand la grande réunification ???
                    Le trou noir de la connaissance , en quelque sorte, prouve que l’on est encore loin d’un modèle satisfaisant et de la vérité.......et puis pourquoi chercher un trou noir si loin ? alors que le capitalisme mondial en est un exemple patent qui n’est plus à démontrer..... smiley
                    Finalement, vous avez peut-être raison, les « black-hole » n’existent que dans le cerveau et la conscience torturés de certains.....


                    • easy easy 27 juillet 2010 15:42

                       

                      c’est aussi l’année où je soutenais ma thèse de philosophie intitulée Procès et Miroir. Texte que je situe comme très important, voire même crucial, dans le champ de la métaphysique. Pour diverses raisons propres au fonctionnement de l’université, cette thèse n’a eu aucune incidence parmi les professeurs alors que son impact aurait du être supérieur à celui de Etre et Temps de Heidegger.


                      Gné ? C’est qui Heidegger ? Un joueur de billes ?

                      Moi, je ne connais qu’un grand, qu’un géant, c’est notre Bernard Dugué.


                      • Pyrathome pyralene 27 juillet 2010 16:13

                        Heidegger

                        Le 21 avril 1933, il est élu recteur de l’Université de Fribourg trois mois après l’avènement de Hitler comme chancelier du Reich (le 10 janvier 1933). Il prononce le fameux Discours du Rectorat, qui lui sera constamment opposé. En désaccord sur l’idéologie politique du national-socialisme, qui ne correspondrait pas avec l’idéal philosophique qui est le sien, il démissionne de ses fonctions administratives le 21 avril 1934 mais poursuit son enseignement jusqu’à la fin de la guerre.....

                        pas vraiment très fréquentable, le gus.....


                      • krolik krolik 27 juillet 2010 17:37

                        @Pyralène.
                        Tout à fait d’accord.
                        Un ami, Herr Doktor en philosophie à Heidelberg me dit un jour :
                        - Mais Heidegger il n’y a qu’en France qu’il est enseigné, car c’est un soutien à votre Sartre. En Allemagne on l’a viré de l’enseignement, il est oublié.
                        @+


                      • Phileas Phileas 27 juillet 2010 16:59

                        Je ne comprends rien à ce qui est écrit


                        • L'enfoiré L’enfoiré 27 juillet 2010 20:26

                          Il faudra attendre pour obtenir plus d’info.

                          L’auteur est en vacances depuis le 12 juillet. Date qui correspond à sa dernière intervention.
                          C’est le problème des articles qui végètent en modération très probablement.

                        • ZEN ZEN 27 juillet 2010 17:20

                          Phileas
                          normal, moi non plus... smiley
                          Pour éviter les cauchemars, mieux vaudrait éviter le surmenage, prendre des bains de pieds le soir avant de se coucher et éventuellement un demi-Lexomil
                          Gnosons, gnosons, il en restera toujours quelque chose...
                          J’aime la poésie, mais jusqu’à un certain point , et certainement pas le mélange des genres
                          Une nouvelle révolution copernicienne est en marche, qu’on se le dise !
                          Et la Faculté qui est passé à côté... smiley
                          Les trous noirs sont des objets dont on ne connaîl la présence qu’indirectement, par les effets qu’il produit dans son environnement, puisque, par définition, la lumière ne peut s’en échapper, puisqu’elle est matière


                          • ze_clarky ze_clarky 27 juillet 2010 17:59

                            Et je rappelle qu’il y a plus de connexions possibles entre les neurones d’un cerveau humain que d’atomes dans l’univers.
                            De quoi méditer davantage.


                            • croacroa 27 juillet 2010 20:48

                              fait moi rever , dugué : un liberal new-age ; ca manquait !!


                              • croacroa 27 juillet 2010 20:50

                                j en doute fort clarky , vu que toutes ces connexions sont composées d atomes ahahahah....


                                • croacroa 27 juillet 2010 20:55

                                  quote :

                                  1996, c’est aussi l’année où je soutenais ma thèse de philosophie intitulée Procès et Miroir. Texte que je situe comme très important, voire même crucial, dans le champ de la métaphysique

                                  voila...dugué considere que ce qu il ecrit est important ,et meme TRES important tout est dit , ne vous inquiétez pas Phileas , vous etes parfaitement normal , il n y a rien a comprendre dans ce fatras new-age...
                                  la méta quoi dugué ? Et on retire son entonnoir quand on me parle !!


                                  • karquen karquen 27 juillet 2010 21:36

                                    Bien vu, mais non ! erreur ! faux ! 

                                    A mon sens 90 % de la matière est inconnue, celle que l’on nomme matière noire. L’interaction du Choix des Bosons scalaires ou Higgs n’étant par encore définis, il semble de l’interprétation à la frontière de l’observable de projeter des fonctions improuvables comme vous le faites.

                                    Penrose, Hawking, Kandrasekar, Einstein, ont tous supposés des particules éphémères ou persistantes, dans des dimensions petites allant jusqu’à 12 par leurs spin. 

                                    Le trou noir ou parlons plutôt du terme scientifique de « particularité » à lui seul ne donne aucun sens à la matière si ce n’est par son interaction, son « horizon » et ses facultées en dessous de l’ horizon à arrâter le temps...

                                    Il serait trop long ici de décrire tout ça, Mais si le LHC recherche « la particule de Dieu » le choix primordial je dirai à la matière par rapport à 90 % de ce qui nous est inconnu dans l’univers, ce n’est pas pour rien.

                                    Il y a même un nouveau projet avec un accélérateur de 50 km, le LHC faisant déjà 27.

                                    Je veux bien succomber au charme d’une matrice absolue pensante, un graviton,un boson holographique ou décisionaire, mais pas à l’esprit critique qui doit avoir des preuves...

                                    je vous ai mis - car vous n’utilisez pas le conditionnel. 

                                     


                                    • herbe herbe 27 juillet 2010 22:14

                                      Quelques pistes intéressantes pour faire tourner le moulin :

                                      http://philoscience.over-blog.com/article-dialogue-avec-howard-bloom-48255130.html


                                      • L'enfoiré L’enfoiré 28 juillet 2010 08:22

                                        Tout est dans ces mots, il l’a dit : Scientifique, philosophe, écrit vain.


                                      • JL JL 28 juillet 2010 09:12

                                        Bernard Dugué, permettez-moi de vous poser une question sans rapport avec votre article ici : que pensez-vous de cette démonstration scientifique qui prouverait que la poule était présente avant l’oeuf  ?


                                        • robin 28 juillet 2010 13:23

                                          J’invite l’auteur à se procurer le bouquin ou un bon résumé de la « science des extraterrestres » :

                                          Le titre et le contexte peuvent faire peur, mais il y a la dedans des pépites scientifiques très intéressantes sur la nature du temps qui d’après l’auteur serait fractal et discret, car le continu n’existe pas dans la nature y compris pour le temps et/ou l’espace mais tout est discret

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