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L’ADN des matériaux

Deux besoins industriels, et deux techniques pour les satisfaire, sont en train de se rejoindre pour en arriver à définir un ADN en quelque sorte de tous les materiaux.

Il s’agit de la traçabilité des produits nécessaires au suivi en temps réel de l’acheminement de ces produits tout au long de la chaîne logistique qui est une tendance forte de l’industrie de nos jours. La tendance du moment est à l’amélioration des systèmes de marquage avec les étiquettes RFID.

L’autre besoin est celui de la lutte contre la contrefaçon, qui implique un suivi encore plus fin que le suivi logistique, quasiment objet par objet, tout au long de leur transport et de leur vie sur leur lieu de vente. De nos jours, c’est plutôt la lutte contre la contrefaçon qui tire le marché et les développements techniques.

Toutes sortes de techniques sont en cours d’évaluation ou d’utilisation, comme les hologrammes, les codes à bulles, les empreintes numériques spécifiques à un matériau. En quelque sorte, on cherche à définir l’équivalent de l’ADN pour des matériaux d’une infinie diversité.

Or, un matériau, quel qu’il soit, a une identité particulière qui découle de son vécu, de son origine, de la matière dont il a été fabriqué, et conditionné. La société Signoptic a développé des techniques pour numériser l’ensemble des données liées à ces particularités naturelles des produits. Elle peut s’appliquer particulièrement au vin, aux textiles ou aux plastiques.

Une autre approche consiste à définir et enregistrer un marquage codé pour chaque article enregistré dans une base consultable par SMS si on a un soupçon sur l’origine de l’article. On peut renforcer le suivi en enregistrant le lieu où est supposé se trouver ledit article. Par contre, un tel système, au niveau de l’article, impose de disposer de bases de données énormes et de systèmes de recherche très puissants pour devenir opérationnel.

Enfin, l’autre idée est que tout étiquette comporte des petites irrégularités d’impression, de couleur, de taille, qui la rendent unique si on peut l’analyser avec suffisamment de précision.C’est le système Dotem, qui est actuellement étudié par la Banque de France pour l’authentification des billets.

En parallèle, l’organisme de normalisation français, l’Afnor, est en train de définir une norme de traçabilité qui comporte un volet marquage de l’article, les instruments techniques pour identifier ce marquage et traiter les modalités d’accès au système. Cette norme aurait l’avantage d’être acceptée par la Justice comme preuve juridique de la contrefaçon.


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1 réactions à cet article    


  • brch90 (---.---.1.13) 17 mars 2006 12:53

    On cherche surtout à surveiller l’utilisateur et puis ultérieurement à contrôler l’utilisation des matériaux achetés ... On invente les DRM pour les matériaux !

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