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L’Afrique prend de l’avance avec le wifi solaire

Le projet pour l’Afrique d’un accès Internet wifi, grâce à des lampadaires alimentés par des panneaux solaires, illustre la convergence de l’écologie et de l’immatériel.

L’ère de l’information c’est aussi l’ère de l’écologie et de l’électricité solaire. S’il y a un endroit au monde qui est resté assez vierge pour tirer profit de toutes les potentialités des nouvelles technologies, c’est bien l’Afrique, ce que peut illustrer ce projet avant-gardiste de lampadaires solaires, faisant office de bornes wifi (d’accès Internet sans fil), et qui cumule les avantages du solaire et des réseaux numériques, sans nécessité de câbles ni de gigantesques réseaux à travers la savane. C’est la démonstration que le coût d’accès aux nouvelles technologies pour les pays pauvres ou les régions isolées est sans commune mesure avec les anciennes infrastructures, dont ils sont dépourvus.

Il n’est pas du tout certain que ce projet (Starsightproject.com) rencontre un succès dans l’immédiat, mais l’intérêt réside dans le concept, dans la combinaison des technologies numériques et solaires, conçues pour l’Afrique, où le solaire reste le plus rentable malgré son coût, en l’absence de réseaux de distribution d’électricité.

L’idée consiste à mettre en place un réseau de pylônes, alimentés par des panneaux solaires et reliés par antenne, sans câbles donc, par liaison radio wifi. La fonction de lampadaire peut être remplacée par tout autre système alimenté par des panneaux solaires, et faire office, par exemple, de borne de recharge pour les mobiles, voire de téléphone public (par Internet).

L’intérêt réside dans un prix très réduit, à peine supérieur à celui d’un lampadaire ordinaire. Pour l’instant, il y a un projet au Cameroun de 200 pylônes, à Douala, sur lesquels se brancheront des cybercafés. Le Maroc, la Chine et l’Inde pourraient être intéressés par la suite. Ce n’est sans doute qu’un des premiers exemples d’une synergie entre les technologies numériques et solaires pour développer notre autonomie, sans trop perturber notre environnement, et pour relier le global avec le local.


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3 réactions à cet article    


  • caderange (---.---.35.98) 1er décembre 2005 22:42

    Commentaire de Caderange :

    J’apprecie le projet et je souhaite bonne chance au promoteur de l’idée. Il se trouve que j’ai vécu moi même quatre ans à Douala qui est une ville de pays en voie de developpement,dans un état plutôt désastreux, avec très peu d’éclairage pour cause de manque d’argent de la municipalité et aussi de fauche permanente des moindres ampoules électriques mise en place.

    Elle dispose quand même d’électricité mais à temps partiel car les capacités de production an Cameroun sont insuffisantes et la distribution catastrophique. Elle dispose aussi de cyber cafés, d’internet et de reseaux de téléphonie mobile qui marchent bien.

    Je crains que les panneaux solaires ne disparaissent immédiatement pour être utilisées à titre privé.

    Bonne chance aux aventureux promoteurs.


    • Henri Masson 2 décembre 2005 07:26

      Il s’agit là d’un projet qui mérite d’être encouragé et soutenu, comme tout ce qui concerne le solaire, et d’une information positive qui mérite d’être diffusée.

      Dans un message d’hier, un membre de la liste des espérantistes du Congo démocratique évoquait le problème de coût de l’utilisation d’Internet. Ce correspondant écrivait que, dans un cybercafé, il en coûte 1,8 $ US pour une heure. Dans ces conditions, compte tenu du niveau de vie, il est évident que la connexion permanente et la navigation sur le web restent un luxe. Quand un usager d’internet est maladroit et lent sur le clavier, la facture s’élève rapidement et les messages, faute de temps pour corriger, sont bourrés de fautes. L’usage de disquettes ou autres supports de mémoire permettrait de préparer le texte des messages à l’avance, si bien que quelques minutes suffiraient pour faire des « copier-coller » et les envoyer, mais il est généralement refusé par crainte de virus.

      Donc la solution des problèmes d’énergie, plus précisément d’énergie propre, contribue à la solution de bon nombre d’autres problèmes.

      Voici quelques années, par un canal d’information chinois en espéranto, j’avais appris l’existence de mini-fours solaires, sortes de parapluies renversés qui permettent de chauffer la nourriture de façon économique. Je ne sais pas ce que ça valait, mais l’idée ne mériterait-elle pas, elle aussi, d’être développée, mieux connue ? Y a-t-il parmi les lecteurs des personnes qui en savent plus à ce sujet ? Les capacités actuelles de production de la Chine pourraient permettre de produire de tels fours à un prix accessible. Peut-être s’agit-il là d’une solution à la recherche de combustibles, donc une autre façon de contribuer à la préservation de l’environnement en permettant à la végétation de se développer plutôt que de servir comme combustible.


      • HKac HKac 9 décembre 2005 10:32

        C’est un projet qu’on ne peut qu’encourager et supporter. Je suis moi même dans un processus de montage d’un projet visant à réduire la fracture numérique dans les campagnes (mais pas exclusivement). Je m’intéresse donc aussi aux solutions Internet satellitaires (bi-directionnelles).

        Petite question subsidiaire concernant le Wi-Fi solaire ?
        - Que se passe t-il durant la nuit ? Y’a t-il un relais par réseau électrique ou bien un « accumulateur » (une batterie) ou autres ?

        Bravo donc à ce projet et à ses initiateurs.

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