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Accueil du site > Actualités > Technologies > L’avenir des sciences ésotériques au 21ème siècle

L’avenir des sciences ésotériques au 21ème siècle

Le précédent propos nous a conduit vers deux énoncés. D’abord la présence de deux discours philosophiques et religieux, l’un étant difficile d’accès car possédant un contenu ésotérique. Ensuite, par déplacement de l’épistémologique et du gnoséologique à l’ontologique, la thèse des deux discours suppose un dédoublement ontologique du réel. Il s’agit maintenant d’examiner si dans le domaine des sciences ce schéma peut être transposé. La question est très délicate et le parcours semé d’embûches car s’il est bien un domaine qui se refuse à reconnaître le mystérieux, l’invisible, le subtil voire le divin, c’est la science contemporaine. Pour parler avec une autre tonalité, on dira que la science n’a pas de fondements métaphysiques. Une fameuse formule prononcée par Heidegger laisse entendre que la science aurait perdu ses fondements métaphysiques. Si c’est le cas, cela remonte à loin, quatre ou cinq siècles. La quête de ces fondements relèverait plutôt de l’histoire des sciences alors que la tâche du métaphysicien contemporain se dessine comme assez neuve. Tenter de trouver et formuler des connaissances ésotériques concernant l’univers et la nature avec deux règles fondamentales. Ne pas être en contradiction avec les observations et prendre appui sur les formalismes produits par la science.

Pour être clair dans ma démarche, je précise que par science, je n’entends pas une méthode de connaissance mais je la définis par ce qu’elle étudie. La science est la discipline qui tente de connaître, en usant d’expérimentation, mesures et modèles, l’univers, la matière, la vie, la terre et le cerveau. Quand à la connaissance, je ne suis pas du tout certain qu’elle parviendra à être complète si la science ne repose que sur ce qui est observable. Il y a donc un espace pour élaborer un complément de connaissance permettant de mieux comprendre ce qui nous entoure et même de redonner un sens à la nature. Ou carrément de redonner une essence aux choses naturelles. La science ésotérique tente ainsi de représenter une intériorité dans la nature et de formaliser, avec les limites qu’il faut accepter, les réalités cachées, invisibles mais pourtant capables d’influencer les choses observables. Quelques pistes ont été explorées. Calculateurs quantiques, vie cognitive et calculante, finalisation du vivant… Difficile de tracer pour l’instant une méthode mais disons pour commencer qu’il faut essayer d’imaginer ce qui n’est pas observé voire observable et peut-être même voir ce qui échappe à la vision en contemplant la nature ou alors en méditant sur les données scientifiques dont on cherche quelques cartes supplémentaires capables de compléter le puzzle, voire quelques éléments censés donner une consistance à tous les éléments observés dont les mesures et représentations sont souvent scindées en ayant perdu leurs relations naturelles. J’ai laissé ouvertes les deux options, l’une visant à interpréter les formalismes en cherchant le symbole ésotérique. La physique se prête sans doute à ce jeu, beaucoup moins la biologie. L’autre option étant comme je l’ai suggéré de façonner des cartes supplémentaires.

Les prochains livres sur la science ésotériques ne seront pas d’un accès facile, pas plus que les dialogues de Platon, les ennéades de Plotin ou les écrits métaphysiques de Heidegger. Il faut savoir lire les symboles et surtout comprendre un écrit parsemé de notions scientifiques et parfois métaphysiques. Ils ne seront pas faciles à publier. Car les choses difficiles sont rejetées par les individus de l’âge technologique alors que ces mêmes choses, lorsqu’elles sont un peu comprises, peuvent aussi être bannies par les scientifiques professionnels mais profanes et ne supportant pas les intrusions du métaphysique voire même du divin. Cette remarque en dit long sur notre époque. Les anciennes valeurs ont été inversées au point que pour un scientifique profane, le divin est devenu un élément impur, une saleté ontologique, une saloperie qu’il faut même à la poubelle. Le profane est sacralisé alors que le sacré est profané pour ne pas dire massacré. La communauté scientifique adopte un panel d’attitudes hétéroclites. Humilité face à l’inconnaissance, modestie et ouverture, ou alors arrogance et parfois trop souvent, une sorte de défensive face à un ennemi souvent surestimé et imaginaire. D’ailleurs, à notre époque, l’opinion ne sait plus ce qu’est la science, la confondant souvent avec la technique et les applications pratiques. Lorsque des mouvances contestataires s’attaquent à la science, elles visent les conséquences matérielles des techniques. La seule offensive dans le domaine des connaissances a été portée par les créationnistes américains dont les tentatives n’ont fait que « plomber » le champ de l’évolution en jouant sur la fibre sensible du scientifique moyen qui, n’étant pas très futé mais très spécialisé, s’est mis à traquer le créationnisme dans toute tentative visant à revisiter en profondeur l’évolution. Certains scientifiques lambda ne sont guère plus futés que les chasseurs de sorcières au 16ème siècle. Mais on ne leur jettera pas la pierre et d’ailleurs, le scientifique doit être respecté comme n’importe quel travailleur. Contrairement à l’image idyllique du chercheur aux yeux enluminés face au tube à essai et pénétré d’une éthique humaniste doublée d’une passion de découvreur, la situation du scientifique de laboratoire est plus celle d’un super technicien qui une fois gradé après des heures passées à la paillasse, finit par être submergé d’activités bureaucratiques. Beaucoup de chercheurs sont tristes. Ils s’emmerdent dans leur boulot…

Ces digressions nous amènent à nous soucier du développement des sciences ésotériques qui, comme on s’en doute, nécessite de recréer des territoires. Un peu comme l’Eglise. Les plus doués des théologiens disposent d’une position spéciale et sont exemptés de servir la messe. Il faudrait pour les scientifiques amenés à réfléchir et développer les connaissances ésotériques des lieux tout aussi privilégiés où les chercheurs seraient affranchis des servitudes quotidiennes de la science ordinaire et dispensés de paillasse, de paperasse et de tâches éducatives roboratives. Autrement dit créer des structures sur le modèle du Collège de France mais accueillant des chercheurs d’âge plus modeste pour développer des travaux pas si modestes et surtout décalés des pesanteurs et nécessités collectives, qu’elles soient d’ordre social, politique ou économique.

Finalement, je ne fais que revenir sur un ancien projet de centre d’ontologie proposé il y a plus de dix ans et qui n’a jamais vu le jour et qui d’ailleurs restera dans mes tiroirs. A la fin de l’Empire romain, l’école d’Athènes, la plus prestigieuse de son temps, a été fermée. A la fin de l’Empire européen, l’école d’Aquithènes restera fermée. Ce qui n’empêchera pas les sciences ésotériques de se développer à la faveur de quelques génies écartés du système et peut-être l’appui de quelques mécènes initiés. Nul ne sait ce que les sciences ésotériques peuvent apporter. Une compréhension plus exacte de la nature, c’est certain. Après, qui sait, des avancées thérapeutiques majeures ? Je n’en sais rien, et je n’ai pas l’intention de renoncer ni la volonté d’avancer. Ma contribution aux sciences ésotériques n’a peut-être pas grand intérêt et pourquoi pas s’effacer et laisser ce monde. On lira des écrits de science ésotériques dans la littérature savante, à chacun de savoir interpréter ces textes émanant le plus souvent des physiciens.


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135 réactions à cet article    


  • Gabriel Gabriel 13 mars 2013 09:08

    Je pense qu’il y a ce que l’on peut appréhender par la vision et le touché (Analyse de la matière) et ce qui n’est appréhendable que par l’intuition, le ressenti (Analyse de l’esprit). Les sciences ésotériques (Elles se nomment comme cela, je fais donc avec) sont vieilles comme le monde et sont parties intégrantes, pour ne pas dire le socle même, des croyances ou philosophies. La première des règles de base de l’alchimie est : « Tout est dans tout » Ca place déjà un cadre. Il est difficile de nier ces sciences sous prétexte qu’on les maîtrise peu ou pas alors qu’elles ont traversé les siècles. Aujourd’hui, nous avons les psycho physiciens qui étudient la lumière nouménale contenue dans les plus petites particules de matière (Voir J.Charon dans son ouvrage de vulgarisation : « J’ai vécu 15 milliards d’années ») Il y a bien ici une approche ésotérique de la science. Sans parler de l’inobservable des univers parallèles (Théorie des cordes). Peut-être faut-il laisser un peu de côté ses éprouvettes et écouter le chant de la nature afin d’en capter ses vibrations. Le divin n’est pas un frein si vous l’acceptez d’une vision panthéiste et stoïcienne ou le monde s’identifie à « la nature ». La science en acceptant ce fait fige le concept religieux du monde et peut donc s’en affranchir. 


    • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 13 mars 2013 20:13

      L’intuition n’est justement pas une « analyse » (même pas une analyse de l’esprit). C’est intéressant de voir comment la pensée analytique manifeste sa domination en imposant (inconsciemment) le concept « d’analyse » comme un équivalent « d’activité de la conscience ». La conscience ne fait pas que des « analyses », fort heureusement. Je dirais même que la partie de notre esprit qui « analyse » est généralement incapable de saisir le « sens » de quoi que ce soit, car le sens est toujours relationnel, systémique, synthétique. La vie, par exemple, dès lors qu’elle est « analysée » devient la mort. On peut avoir une intuition du vivant mais on ne peut pas en faire une analyse - ça ne serait plus qu’une « autopsie du vivant ». 


    • Gollum Gollum 13 mars 2013 10:29

      Bien d’accord avec ce souhait d’intégrer l’invisible dans la Connaissance. 


      Le problème est qu’il faut accepter en contrepartie un certain « flou » dans les outils à utiliser. 

      On n’a rien sans rien. Pourquoi la science refuse le qualitatif, l’esprit, la conscience ? Parce que ce monde là n’est pas mesurable, le mesurable étant de l’ordre du quantitatif.

      La science prétend que la conscience n’est qu’un sous-produit de la matière et que donc on peut de ce fait la négliger. Mais si c’est l’inverse comme tendent à le montrer les témoignages issus des NDE, alors là on est obligé à terme d’abandonner la science telle qu’elle a été jusqu’ici.

      Car en effet dans ce cas tout un pan du réel et qui est probablement la plus grande partie de ce réel échappe à l’expérimentation.

      Les gnoses antiques ont posées d’emblée deux mondes qui s’interpénètrent. Celui de la Matière et celui de l’Esprit.

      En astrologie, c’est implicite. Les signes de Terre concernent l’apparence fixe du monde dit « réel », les signes d’eau, l’aspect biologique, le Vivant. Voilà pour le matériel.

      Pour le spirituel on a les signes d’Air qui concernent le psychique, l’esprit, l’âme.
      Et les signes de Feu qui concernent le qualitatif, la Conscience, la Transmutation.

      Les gnoses antiques ne s’intéressaient qu’à la partie spirituelle et notamment la partie transmutatoire de la conscience. Voilà pourquoi la science fut inventée tardivement, quand on a cessé de croire en l’esprit. Et que l’on a redécouvert le matérialisme des grecs tardifs (J’exclue bien évidemment ici Platon, Pythagore..).

      Le chemin inverse doit maintenant être refait. Mais cela ne sera pas sans le profit du parcours dans les sciences qui nous ont données toute une méthodologie, une rigueur, qui doit être maintenant dépassée, mais conservée.

      Et ici je ne peux que renvoyer au Manifeste de la Nouvelle Gnose de Raymond Abellio.

      • Furax Furax 14 mars 2013 11:50

        « Car en effet dans ce cas tout un pan du réel et qui est probablement la plus grande partie de ce réel échappe à l’expérimentation. »
        Bien vu Gollum. Le réel n’est pas forcément l’expérimental, l’observable, le reproductible. Ce que je pense en ce moment sort de ce champ, mais je sais, moi, que c’est bien réel..
         smiley
        Je commente en retard mais hier soir j’étais un peu occupé smiley


      • Gollum Gollum 14 mars 2013 14:46

        Dommage vous auriez pu participer à la fête. Crêpage de chignons en règle hier.. M’enfin c’est AgoraVox, vous connaissez. Au moins on se marre... smiley


      • Furax Furax 14 mars 2013 16:20

        Avec Jack, vous ne vous êtes pas ennuyé !
         smiley


      • soi même 13 mars 2013 11:16

        Question intéressante, encore faudrait ’il combattre en soi ses préjuger et ses défauts, il y a pas de différence entre exotérisme et ésotérisme,

        « Meurs avant de mourir, afin de ne pas mourir quand tu devras mourir : ou bien il te faudrait périr. »

        (Angélus Silesius)

        c’est juste une question de point de vue !



        • jack mandon jack mandon 13 mars 2013 11:38

          Eh oui bernard Dugué,

          Toujours fidèle à la pensée philosophique.

          La communauté scientifique adopte un panel d’attitudes hétéroclites. Humilité face à l’inconnaissance, modestie et ouverture, ou alors arrogance et parfois trop souvent, une sorte de défensive face à un ennemi souvent surestimé et imaginaire.

          La science est comme une femme ; si elle demeure pudique, auprès de son mari, on l’honore ; si elle devient publique, elle s’avilit...Descartes

          Toute science a pour genèse un scepticisme contre lequel s’élève la foi.
          Pour le jeu de mot, reconnaissons que dans la Genèse de Moïse la loi est régnante.
          Il est vrai que les sceptiques sont légions (encore biblique) et qu’il se permettent d’être
          dans le ni foi ni loi. C’est un comble, mais tout est possible.

          Sur ma modeste vie expérimentale de l’irrationnel, j’ai senti les effets ésotériques et pourtant
          tous les jours j’ai douté comme un fichu sceptique.
          Cette contradiction me soumet à un jeu curieux.
          Avec un scientifique je cherche la foi, en compagnie d’un spirituel, la faille, emmerdeur, non
          simplement curieux de faire jaillir la vérité de la contradiction.

          Merci Bernard


          • soi même 13 mars 2013 11:58

            @ Jack, vous avez encore beaucoup à perdre !


          • soi même 13 mars 2013 16:11

            Ailleurs pour par faire de jaloux, je me net dans le lot !


          • Maha Drayo Mouyaya Maha Drayo Mouyaya 13 mars 2013 11:45

            Quel est le pourcentage de prédictibilité des « sciences » ésotériques ? 


            • Maha Drayo Mouyaya Maha Drayo Mouyaya 13 mars 2013 12:20

              Je ne comprends pas les votes négatifs, j’ai posé une question c’est tout. Est-ce la question impertinente qu’il ne faille pas poser au risque de froisser cette belle unanimité ésotérique ?


            • Castel Castel 13 mars 2013 18:05

              @ maha,

              ça dépend des « sciences » ésotériques.
              et cela dépend de ce que vous entendez par prédictible.

              Pour moi, l’astrologie fournie des données qui permettent des prédictions sur le caractère humain. Cependant, tout le monde ne peut pas le constater, puisqu’il faudrait pour cela que tout le monde sachent lire un thème astrologique.


            • Castel Castel 13 mars 2013 18:11

              Et j’ai bien dit « lire » et non « interpréter ».

              Si vous dites que l’astrologie n’est fondée que sur l’interprétation, je répondrais alors que TOUT est fondé sur l’interprétation.
              En vérité, il s’agit de savoir juste « lire » un thème astral comme nous ne le faisons pour un livre.


            • Maha Drayo Mouyaya Maha Drayo Mouyaya 13 mars 2013 19:56

              Castel : prédictible, c’est quelque chose d’annoncé qui se réalise. Par exemple, la biologie dit que si vous prenez de la cyanure, vous mourrez. Et ça se vérifie à tous les coups. Ceux qui ne le croient pas sont priés de vérifier à leur risques et périls.


            • Castel Castel 14 mars 2013 08:07

              Et bien, si je dis que les gens qui ont une conjonction lune jupiter en maison 3 à moins de 2° d’orbe sont des mégalomanes sur le plan des idées, cela se réalisent à chaque fois. Exemples : Hitler, G.W. Bush.


            • Maha Drayo Mouyaya Maha Drayo Mouyaya 14 mars 2013 10:56

              Définissez « mégalomane sur le plan des idées » svp.

              Mais bon, apparemment c’est grave. Il faudrait les étouffer à la naissance, alors. C’est quand que vous commencez à sévir dans les maternités armé d’un thème astral ?


            • Castel Castel 14 mars 2013 13:57

              Pour quelque peu paraphraser, je dirais que « mégalomane sur le plan des idées », ça serait sur un plan idéologique, une tendance à avoir la folie des grandeurs smiley . Pour Hitler, la conjonction était en capricorne, d’où son désir de rigueur et du pangermanisme. Pour Bush, c’est en balance, ce qui refléterait plutôt un pan-démocratique, un pan-relationnel.
              Ce que je dis est parfaitement vérifiable. Thème d’Hitler et thème de Bush.

              Chaque personne étant différente et exprimant leur pensée d’une manière différente, on ne peut pas prévoir la dangerosité d’une personne par l’astrologie. La mégalomanie d’Hitler aurait pu s’’exprimer sur un plan strictement artistique (le capricorne est aussi lié à l’architecture, le taureau a l’art) et, comme par hasard, Hitler avait une affinité particulière pour ses domaines et exprimait sa mégalomanie aussi sur le plan architectural.


            • Maha Drayo Mouyaya Maha Drayo Mouyaya 14 mars 2013 17:50

              "Chaque personne étant différente et exprimant leur pensée d’une manière différente, on ne peut pas prévoir la dangerosité d’une personne par l’astrologie."

              Je vois qu’on se débine. Petit joueur, va !


            • Castel Castel 14 mars 2013 18:00

              « Je vois qu’on se débine. Petit joueur, va ! »

              Faux-cul.
              Si la vérité ne vous intéresse pas, que faites-vous sur agoravox à discuter avec plus intéressant que vous ?


            • Gollum Gollum 14 mars 2013 18:09

              Je vois qu’on se débine. Petit joueur, va !


              L’astrologie touche à l’humain. Hors l’humain est un univers à lui tout seul quasi infini et extrêmement complexe. Aucune « science » (terme abusif d’ailleurs) ne peut faire de prédictibilité.

              Que ce soit les publicitaires, les économistes, les psychanalystes, les graphologues, les psychiatres, aucune de ces disciplines qui touchent à l’humain ne peut faire du prédictif dur stricto sensu... L’astrologie ne déroge donc pas à cette règle.

              Ceci dit des effets astrologiques ont pu être mesurés par les époux Gauquelin par l’intermédiaire des statistiques il y a déjà un bon paquet d’années. Mais là-dessus la secte des zététistes s’en est mêlé afin de faire barrage à ces faits non conformes au paradigme scientiste dominant. Ils ont d’ailleurs utilisé les mêmes méthodes que les créationnistes : pinailler et faire durer afin d’épuiser l’adversaire...

              Donc il y a bon paquet de personnes qui vous affirmeront que ces statistiques sont pertinentes et un bon paquet qui disent le contraire ce qui fait que plus personne ne sait qui a raison ou tord et c’était là le but voulu : faire stopper toute recherche dans ce domaine. 

              Quand on sait que celui qui s’amuserait à faire des recherches dans ce domaine risque tout simplement sa carrière, ses crédits et sa réputation on voit que le problème n’est pas près d’être réglé...

            • Gollum Gollum 14 mars 2013 18:10

              Aucune « science » (terme abusif d’ailleurs) ne peut faire de prédictibilité.


              Je voulais dire « science » humaine bien évidemment..

            • gaijin gaijin 14 mars 2013 19:24

              Maha Drayo Mouyaya
              ( z’auriez pas un diminutif ? )
              « Quel est le pourcentage de prédictibilité des « sciences » ésotériques ? »
              en quoi est ce important ? c’est un aspect important des sciences de la matière mais pourquoi est ce que ça devrait être un critère des sciences de l’esprit ?

              au copains ésotéristes
              la science « rationaliste » a défini des critères propres de « vérité » ce qui la regarde mais en quoi cela en fait’ il le seul juge de la réalité des fait ?
              reproductibilité de l’expérience etc c’est bien gentil ça nous dit comment construire de jolie bombes atomiques mais pas pourquoi ne pas s’en servir


            • Castel Castel 15 mars 2013 08:57

              @ Gaijin

              Vous avez raison, sauf qu’il ne faut pas refuser les qualités des sciences de l’esprit sous prétexte qu’elle concerne aussi les sciences de la matière.

              Si, comme le pense Gollum, l’astrologie décrit l’égo, il est évident qu’elle peut permettre de comprendre le comportement de quelqu’un, mais pas son degré de dangerosité.


            • gaijin gaijin 17 mars 2013 08:08

              castel
              merci
              vous résumez très bien la question.


            • Maha Drayo Mouyaya Maha Drayo Mouyaya 13 mars 2013 13:01

              Parce que ça insinue que le monde est le fruit de notre imagination et que rien n’existe à part nous, une hypothèse nombriliste aboutissant à la négation de l’autrui.


            • Gabriel Gabriel 13 mars 2013 13:26

              @MahaDrayo,

              Cette hypothèse que vous qualifiez de nombrilisme est un des fondements principaux de la croyance bouddhiste et je pense pas que l’on puisse qualifier ses adeptes de ce qualificatif. Il n’y a pas de négation d’autrui si toute conception matérielle est le fruit d’une image de l’esprit. L’idée n’est pas dénuée de fondement si l’on suppose que toute création est constituée de la même matière de base et que ce qui en différencie la forme c’est la fréquence de vibration de chaque objet et la perception que l’on en a au travers de notre propre fréquence.


            • Maha Drayo Mouyaya Maha Drayo Mouyaya 13 mars 2013 13:36

              @Fatale
              Si tout est MOI, les autres c’est moi, mais comme je ne sens pas leur douleur quand ils se font mal, c’est qu’ils sont moins importants, alors.


            • Maha Drayo Mouyaya Maha Drayo Mouyaya 13 mars 2013 13:49

              @Gabriel "...un des fondements principaux de la croyance bouddhiste..."

              Le bouddhisme est une philosophie, la question n’est pas de croire mais d’appréhender. Votre affirmation, qu’il s’agit d’un des fondements principaux, ne vaut rien s’il n’est pas étayé par une source fiable.


            • Maha Drayo Mouyaya Maha Drayo Mouyaya 13 mars 2013 13:59

              @fatale : non, je ne ressent pas physiquement la douleur d’un autre (peut-être que vous en êtes capable, je vous en félicite) , pour ça il me faut faire un effort d’empathie. Mais si tout est MOI, ça sert à quoi d’être empathique envers moi-même ?


            • ffi ffi 13 mars 2013 14:06

              Ce n’est pas tant une question de matérialisme...

              Le créationnisme met l’intellect en disposition d’envisager qu’il y a une pluralité de choses et d’êtres, de matière et d’esprits dès le départ. L’unité est dans le créateur, mais pas dans ses créatures. Tout au plus peut-on parler d’harmonie entre les créatures.
               
              Les philosophies gnostiques ou bouddhistes ne peuvent pas envisager cette pluralité à l’origine, il leur faut un seul Être, dont tous les autres découlent. De ce point de vue, ils tiennent que l’autre, c’est moi, ou que moi, c’est l’autre :il s’agit de se réunir au cosmos pour rétablir l’unité perdue.
               
              La science contemporaine a manifestement pris ce pli gnostique et bouddhiste : elle se perd en mythologies censées explique comment l’Un est devenu plusieurs.
               
              C’est la raison pour laquelle le créationnisme fut si prolifique en science : la science, elle se fait ici et maintenant. Or ici et maintenant, il y a une pluralité manifeste. Donc, en acceptant de poser une pluralité au commencement d’une réflexion scientifique, l’on se conforme au réel.
               
              Ceci ; l’ontologie ne peut le faire. Elle se doit de poser l’unité au départ. Mais comme cette unité n’apparaît pas aujourd’hui, l’ontologie passe son temps à imaginer des mécanismes qui permettent d’expliquer la pluralité actuelle à partir de l’unité primordiale... Le créationnisme a déjà sa résolution du problème. L’Un primordial, par son acte de création, a créé la pluralité.


            • Gabriel Gabriel 13 mars 2013 14:12

              Maha Drayo,

              Certes le bouddhisme est une philosophie basée sur des faits scientifiques que vous pouvez qualifier d’ésotériques mais vous n’avez pas non plus d’argument pour en contredire les résultats (Dé corporation, voyage astral, méditation, claire vision, abstinence extrême etc.…), Ce que l’on ne comprend pas ne peut être rejeté sans être expérimenté faute de quoi on se cantonne à une attitude scientifique rigide. Le doute incite à la recherche, la recherche à l’expérimentation et l’expérimentation est le chemin plus sur pour côtoyer la connaissance…


            • appoline appoline 13 mars 2013 17:20

              Il faut être curieux dans la vie, ne pas comprendre ou ne pouvoir expliquer n’entache en rien l’existence.

              Les voyages aux extrêmes limites apportent connaissance et certitude, seuls les plus téméraires et patients pourront y parvenir. L’homme veut toujours courir avant de savoir marcher, mais la sagesse en a décidé autrement

            • Castel Castel 13 mars 2013 18:19

              ffi : "De ce point de vue, ils tiennent que l’autre, c’est moi, ou que moi, c’est l’autre :il s’agit de se réunir au cosmos pour rétablir l’unité perdue."

              Le principe du bouddhisme est, avant toute chose, la recherche de l’absolue. Cette recherche est forcément un retour sur la conscience et non sur les phénomènes passagers et relatif du monde. Ainsi, de mon point de vue, un bouddhiste est tout sauf un rationalite cartésien et n’impose rien à personne.


            • epicure 13 mars 2013 23:48

              @fifi
              « C’est la raison pour laquelle le créationnisme fut si prolifique en science : la science, elle se fait ici et maintenant »
              tiens on gros moment comique dnas une discution sérieuse.
              Le créationisme n’a jamis produit quoi que ce soit au niveau scientifique.
              Bien au contraire, il s’est oposé à toute cpnnaissance de la nature qui sortait des dogmes créationistes, c’est à dire qu’il a été contre tous les fondmeents de la biologie moderne( ADN, histoire du vivant ), sans oublier la géologie, donc contre la science.
              IL n’y a aucune sicence dans la bible , uniqument des vieux mythes et des légrendes.
              La bible parle de nombreux événements qui selon come ils sont racontés devraient laisser des traces dans le monde, hors on ne tes trouve pas, donc les événements n’ont pas eu lieu. De plus toute ce que donne la bible de l’image du monde est juste des descriptions archaïques qui j’ont aucun rapport avec une connaissance du monde.


            • La mouche du coche La mouche du coche 14 mars 2013 07:40

              Je decouvre que Ffi dont j’apprécie les commentaires, est creationniste. Voilà qui me réjouit parce qu’il rejoint mes intuitions. J’ai l’impression que les gens qui réfléchissent sainement sont créationnistes, et les crétins qui reprennent toutes les bétises de la télé sont restés darwiniens. Voir le commentaires complètement lobotomisé d’epicure juste au dessus. smiley


            • ffi ffi 14 mars 2013 11:44

              Merci la mouche du coche.

              Epicure : je parle bien évidemment du postulat à la base du créationnisme, qui permet de résoudre élégamment le problème de l’unité et de la pluralité : l’unité primordiale, Être intelligent, a produit la pluralité par un acte créateur.

              Pour le créationniste, il n’y a pas de problème philosophique à envisager une pluralité au départ d’une réflexion. Ce n’est généralement pas le cas pour les autres qui doivent poser une unité primordiale et passent alors leur temps à tenter de comprendre de cette unité primordiale est devenue plurielle (tel est l’entreprise du darwinisme, ou de la cosmologie moderne). Or cela les projette toujours dans la production de mythologie, puisque, aujourd’hui, le monde est pluriel.
               
              Pour le reste, voyez Nicole Oresme, dont les intuitions seront suivies jusqu’à l’élaboration rigoureuse du calcul différentiel et intégral. L’impulsion fondamentale à la science a été donné par le créationnisme, c’est absolument évident pour qui se penche sur l’histoire des sciences en Europe. Voyez aussi un historique de la rénovation de la notion de causalité ici.
               
              La pensée humaine a soif de cohérence, d’où son appétit pour le commun, donc pour l’Un. Mais l’Un n’explique que lui-même, et il faut donc la force de poser une pluralité au départ. C’est cette force que donne le créationnisme, puisque le rapport entre l’unité et la pluralité y déjà est résolu.

              A défaut, l’on se perd en constructions mythologiques pour expliquer le présent dans sa pluralité actuelle. Or, pour moi, la science, c’est ici et maintenant, car c’est le lieu et le temps de l’expérience reproductible. Donc ne confondez par mythologie et science, SVP...
               
              Quant à la géologie, je préfère la penser en terme d’expansion terrestre, cela me semble plus cohérent.


            • ffi ffi 14 mars 2013 11:53

              Mouche du coche :
              Le créationnisme met d’une certaine manière l’imagination sous tutelle, il la restreint.

              C’est intolérable pour beaucoup, qui souhaitent pouvoir spéculer sans limite, et se faire tous les films qu’ils désirent. Cependant, si un peu d’imagination est profitable à la science, son excès lui est complètement défavorable, car toute science est une imagination qui s’est attachée à se vérifier concrètement dans le réel, par des preuves expérimentales.


            • Gollum Gollum 14 mars 2013 14:43

              A ffi : 


              Sauf que tout votre bla-bla pseudo argumenté s’effondre littéralement quand on songe qu’un être humain est d’abord une unité : une cellule unique, l’œuf fécondé qui va petit à petit se différencier...

              Le Big Bang nest rien d’autre qu’un gigantesque œuf cosmique qui va petit à petit se différencier.

              De même la Vie est d’abord simple, bactéries, pour se différencier pour arriver jusqu’à aujourd’hui.

              Vraiment vous vous forcez à raisonner de façon bancale tout ça pour pouvoir continuer à adhérer à votre catholicisme archaïque..

              Enfin, c’est votre problème...

            • ffi ffi 14 mars 2013 15:53

              Pourquoi t’arrêtes-tu à l’oeuf ? C’est arbitraire
              L’oeuf est aussi la réunion de deux gamètes...
              Il y a deux méthodes de reproduction : chez les procariotes, la division du parent ; chez les eucariotes, l’union de deux parents complémentaires.

              Force de gravitation = 2 masses en relation ; Force de Coulomb = 2 charges en relation ; Force d’Ampère : 2 courants électriques en relation ; Force de Biot et Savart : 2 pôles magnétiques en relation.
               
              C’est bien là le trait du créationnisme : admettre une pluralité de choses au départ, puis remonter à ce qui est de commun dans les rapports entre ces choses, par considération de l’analogie des rapports.

              Je sais bien que tu pratiques au contraire, par catalogie : supposer l’unité à l’origine puis essayer de trouver la logique qui mène à la pluralité actuelle. Mais évidemment, personne n’a les moyens de savoir ce qui était à l’origine... Nous ne connaissons que ce qui est actuel. Par conséquent, tu ne peux faire que des mythologies (évolution, big-bang,...etc), qui sont de toute façon invérifiable d’un point de vue scientifique, puisque le passé est révolu.
               
              Quant au raisonnement bancal, vous en connaissez un rayon. Vous me disiez dernièrement :
              Nietzsche dit bien l’ésotérique et non pas l’ésotériste. L’ésotérique dans son discours veut dire ésotérisme en tant que façon de voir qui voit bien en effet de Haut en Bas.
              Ésotériste est un mot inconnu, sans définition, contrairement à ésotérique.

              Toutes ces contorsions parce que manifestement Nietzsche dit le contraire de ce que vous espériez...

              En fait, vous utilisez les mots à contre-emploi : vos définitions des mots « ésotérisme » et « symbole » sont fausses, car vous les avez vraisemblablement bricolé dans votre coin. Vous les entendez plutôt comme « exotérisme » et « métaphore ».

              Par conséquent, bien que nous pourrions penser des choses similaires sur certains points, nous ne pouvons pas nous entendre, étant donné que vous employez les mots dans un sens non usuel, que vous en changez le sens pour ne pas changer d’idée... C’est du nominalisme.

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