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Accueil du site > Actualités > Technologies > L’E.P.R. sonne-t-il le glas du nucléaire ?

L’E.P.R. sonne-t-il le glas du nucléaire ?

Cette technologie prometteuse pour les militants du nucléaire s’enfonce jour après jour dans le rouge, et les dernières décisions finlandaises ne vont rien arranger.

L’EPR n’en finit plus de faire parler de lui, et pas en bien, puisque aux dernières nouvelles, l’autorité de sûreté nucléaire finlandaise (STUK) a ordonné la suspension de certains travaux sur le site nucléaire d’Olkiluoto.

En effet, ayant observé des microfissures sur plusieurs segments de tuyaux du circuit primaire de refroidissement, l’autorité finlandaise a tout bonnement arrêté les travaux de soudure sur ce circuit primaire.

La première conséquence de cet arrêt intempestif est l’allongement du calendrier des travaux.

Ce que confirme Areva : « si le problème venait à durer, nous ne serions plus en mesure de livrer le chantier, et nous prendrions du retard.

Ce qui est un doux euphémisme, car les retards s’accumulent pour ce chantier complexe qui a déjà plus de trois ans de retard.

Pour bien comprendre le danger, au risque de vulgariser d’une façon simpliste, ce circuit primaire permet de refroidir le réacteur.

La chaleur produite se communique donc au réseau de refroidissement, un peu comme pour le radiateur d’une voiture, et on imagine facilement que des micro-fissures, s’élargissant sous l’effet de la chaleur, pourraient provoquer des fuites, entraînant un mauvais refroidissement du circuit.

Pour garder le parallèle avec un moteur de voiture, chacun sait qu’un moteur qui n’est plus refroidi tombe très vite en panne : joint de culasse, et compagnie.

Dans le cas du nucléaire, on imagine sans peine que les risques sont beaucoup plus graves, et on se souvient que la cuve intermédiaire de « super » phénix avait connu les mêmes déboires, ce qui a provoqué la fermeture du site.

Une première campagne d’inspection avait montré pour l’EPR finlandais des fractures de 1 à 2 mm de long et de 1,8 mm de profondeur sur une section de 190 mm.

Déjà en 2007, le STUK avait interrompu pendant 2 mois des travaux de soudure sur le liner (structure d’étanchéité métallique de l’enceinte de confinement).

Les ONG réclament maintenant l’annulation pure et simple du permis de construire de la centrale.

L’EPR français en cours de construction à Flamanville n’est pas mieux loti : il a connu des défaillances techniques dues au niveau de qualité des bétons, ainsi que des problèmes de soudure.

Jukka Laaksonen, directeur général de STUK écrit dans une lettre adressée aux autorités : « ces défauts techniques justifient l’arrêt de la construction  » et affirme « qu’il n’est pas possible de commencer les essais ».

L’association Greenpeace réclame du coup l’arrêt complet des deux constructions, la Finlandaise, comme la Française, et conclut dans un communiqué récent que « l’industrie ne peut plus continuer à présenter le nucléaire comme la solution à la crise énergétique et au changement climatique. Elle ne doit plus empêcher le développement des vraies solutions ».

Déjà financièrement, la situation de l’EPR n’était pas enviable : le prix du réacteur était estimé à 3,3 milliards d’euros, mais on s’achemine aujourd’hui vers un coût de 5 milliards.

On se souvient que les actions de Constellation Energie, partenaire américain d’EDF, avaient chûté de plus de 68% il y a peu de temps.

En fait Areva et EDF sont menacés du "syndrome Airbus" : flamboyants jusqu’au jour où la vérité éclate, et que le carrosse redevienne citrouille.

Depuis le 1er janvier 2008 ces deux entreprises ont perdu environ 55% de leur valeur en bourse.

Les promesses de l’Afrique du Sud de construire 12 réacteurs se sont dégonflées comme autant de baudruches, tout autant que pour les 60 réacteurs nucléaires Brésiliens, ou les projets Sénégalais, Namibiens, Turcs, Jordanien, Yéménites, etc…

Et ne parlons pas du projet de fusion nucléaire qui prend eau de toute part, autant pour la finance que pour la technique.

Tout çà tombe très mal pour le lobby nucléaire d’autant qu’un sondage (sondage d’opinion Forsa) réalisé en Allemagne prouve que nos voisins outre-Rhin sont de plus en plus nombreux à réclamer la sortie de leur pays du nucléaire.

Ils sont 66% à la réclamer, ce qui est en augmentation par rapport à un sondage identique réalisé en août 2006.

Si on ajoute à ça le peu d’empressement du président Obama par rapport au nucléaire...et on sent bien que le vent est en train de tourner en faveur des énergies propres et renouvelables.

Alors comme disait un vieil ami africain :

« Jette un os au chien méchant pour l’empêcher de te mordre ».


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100 réactions à cet article    


  • paul muadhib 14 mai 2009 11:20

    wouaou !!! decidemment ca craque de partout ! ! voila ce qui arrive de confier les cles a des conseillers en marketing, vous savez les fameux creatifs, ceux qui vous vendraient de la m...e en boite , en vous faisant croire que ca guerit toutes les maladies....
    merci a l auteur, je vais aller fouiner partout pour voir ce que je peux trouver.
    #salutations


    • olivier cabanel olivier cabanel 14 mai 2009 13:47

      Paul,
      çà craque de partout,
      effectivement.
      pourvu que l’addition ne soit pas trop lourde pour notre santé,
      en effet, si l’on considère que le parc nucléaire français est déjà obsolète, que les exploitants tentent d’obtenir une prolongation (dangereuse) plutôt que d’arreter tout, on peut, sans faire dans le catastrophisme, penser que nous allons courir de gros risques pour les mois à venir.
      tiens nous au courant de tes investigations.


    • paul muadhib 14 mai 2009 18:39

      ok olivier, pas de problemes..


    • Patapom Patapom 14 mai 2009 11:28

      Moui, alors qu’il y avait un procédé de fusion nucléaire propre possible à explorer (je veux parler de la Z-machine), ils ont préféré se lancer dans la construction de ces énormes mammouths préhistoriques...

      Ah comme quoi, quand la science parvient à quelque chose de vendable, les abrutis de commerciaux ne sont plus intéressés par les versions suivantes de la technologie et revendent pendant des dizaines d’années les mêmes vieilles marmites ! Économie de marché, quand tu nous tiens !

      Il est vraiment temps que les banquiers arrêtent de diriger la planète, leur cerveau est définitivement incompatible avec le bien-être des hommes !


      • Spyc 14 mai 2009 12:56

        Ça faisait longtemps que la Z-machine n’avait pas pointé le bout de son nez (http://en.wikipedia.org/wiki/Z_machine) ...
        Le concept même de la machine lui impose de fonctionner par impulsion et non en continu, alors même si elle pourrait initer une réaction de fusion nucléaire (que ce soit par les rayons X ou de manière moins probable par la température), elle ne serait pas utile en tant que centrale électrique !
        Il faudrait de toutes façons qu’elle prouve qu’elle est capable d’initier la fusion, et elle en est loin...
        Au mieux (sic) la Z-machine ne pourrait servir que de détonateur pour bombe A !

        Si vous vous intéressez à la fusion, regardez plutôt du coté du projet ITER qui est nettement plus réaliste.

        De toutes façons, avant que la fusion ne soit réalisable à l’échelle industrielle, il va bien falloir attendre 25 à 50 ans, et je ne pense pas que c’est avec des centrales nucléaires vieilles générations ou des panneaux solaires / éoliennes peu efficaces que l’on tiendra le coup.

        Donc au lieu de faire de la « radio-phobie » primaire (et puérile) tout en déformant les informations (comme cet article), il convient d’être pragmatique et de veiller sérieusement (et non de manière paranoïaque) sur la construction et l’utilisation des EPR.

        P.S. : Quant aux « dictons » africains, ils ne relèvent que du pseudo-argument d’autorité


      • olivier cabanel olivier cabanel 14 mai 2009 13:49

        Patapom ;
        la fusion ?
        il semble que ce soit de plus en plus en leurre,
        de la bouche même de pro-nucléaires, comme Krolik, coutumier de ce site...
        j’attend sa réaction avec impatience,
        cordialement.


      • Pierrot Pierrot 14 mai 2009 17:40

        à @ patapom,
        la Z-machine des militaires américains du site de Sandia est encore très loin de remplir les conditions dites de Lawson pour faire une réaction de fusion DT entretenue.
        Elle ne remplit que le critère du seui de température mais pas par exemple de densité d’atomes.


      • olivier cabanel olivier cabanel 14 mai 2009 19:38

        Spyc,
        votre jugement sur cet article n’est pas de bonne foi.
        depuis trois jours, la presse est couverte d’informations sur les problèmes que rencontre l’epr finlandais, et vous savez bien que je n’ai rien inventé.
        vous avez d’ailleurs plusieurs liens : avez vous pris le temps de les lire ?
        on pourrait en douter.
        et c’est Jukka Laaksonen, le directeur général de l’autorité de sureté nucléaire finlandaise qui a écrit « ces défauts techniques justifient l’arret de la construction ».
        j’ai utilisé ses mots : c’est ce qu’on appele une citation.
        ne me faites pas un « procés » injustifié.

        il est facile de prendre l’argument « prototype » pour justifier les problèmes rencontrés par les deux epr.
        on nous a fait le même coup à Malville.
        on commence à avoir l’habitude.
        en attendant, il y a des problèmes de qualité du béton,
        des problèmes d’étanchéité,
        des problèmes de micro fissure,
        des problèmes de dépassement financier.

        çà commence à faire beaucoup, non ?


      • Patapom Patapom 19 mai 2009 16:27

        Je connais ces arguments, Spyc.
        Ce que je déplore, c’est que personne ne s’y intéresse et surtout le fait que l’armée américaine ait mis un énorme couvercle dessus quand ils ont vu ce dont la machine était capable.

        Mais ici en France, effectivement, on nous parle d’ITER, un énorme tokamak, technologie qui existe depuis les années 50, et qui serait censée soutenir une fusion nucléaire contrôlée...

        Sauf que personne ne sait où l’on va avec ce truc ! Personnellement, je vois ça comme l’EPR : on construit plus gros, en espérant que ça réponde à tous nos besoins.

        • Coût : 10 milliards d’euros
        • But : prototype destiné à vérifier la faisabilité scientifique et technique de la fusion nucléaire comme nouvelle source d’énergie
        On a l’impression d’entendre un discours politique : « le gouvernement envisage de commencer à étudier la question de l’éventuelle possibilité du retrait des troupes »

        ITER coûte cher mais a le mérite de faire fonctionner l’économie. 10 milliards d’euros pour une simple expérience scientifique ! Il me semblait qu’on utilisait de tels budgets pour des projets avérés, pas des prototypes (sinon, je n’ose imaginer le prix de la véritable entreprise) !

        En tout cas, quand il s’agit de fournir de l’énergie propre, c’est une autre paire de manches car ITER ne permet de faire que de la fusion deutérium/tritium, qui produit des neutrons et donc des rayonnements nocifs et des déchets.
        Tout cela, alors que les températures atteintes par la Z-Machine permettraient d’envisager une fusion sans emission de neutrons... Mais ça ne coûte pas assez cher à fabriquer, ca n’est pas un « grand chantier européen » dont on peut être fier, et puis « on a déjà commencé, c’est trop tard pour reculer », alors... C’est parti pour 40 ans ! (mais c’est vrai, on n’est pas pressés, la planète va très bien)

        ITER : http://fr.wikipedia.org/wiki/International_Thermonuclear_Experimental_React or


      • sobriquet 14 mai 2009 11:36

        Je ne m’y connais pas trop dans la manière de gérer ce genre de conflits, mais je trouve que quand les ONG réclament l’annulation du permis de construire pour des défauts de construction, elles ne sont pas très crédibles.

        Elles ne pourraient pas réclamer, je ne sais pas, un audit externe, des contraintes accrues de transparences (ça ne ferait pas de mal), ou , comme le fait Greenpeace, l’arrêt de la construction ?


        • olivier cabanel olivier cabanel 14 mai 2009 13:52

          Sobriquet,
          ce n’est pas une mauvaise idée,
          encore faudrait-il que le cabinet qui fasse cet audit soit crédible, en tout cas indépendant.
          sinon, le résultat est connu d’avance.


        • eugène wermelinger eugène wermelinger 14 mai 2009 12:05

          Bravo Olivier pour tous ces os jetés aux méchants chiens radio-actifs. 


          • olivier cabanel olivier cabanel 14 mai 2009 13:56

            Eugène,
            espérons que les chiens radio-actifs s’en tiendront aux os lancés,
            mais le lobby nucléaire est puissant, et j’ai bien peur qu’ils continuent aveuglement dans cette technologie préhistorique, quelle que soient les apparences qui voudraient la présenter comme une alternative crédible contre le réchauffement climatique.
            ce qui est un pur mensonge.


          • eugène wermelinger eugène wermelinger 14 mai 2009 20:10

            Hélas, pas d’espoir : en plus d’être radio-actifs, ils sont enragés. 

            Faudra-t-il les faire piquer ? 

          • krolik krolik 14 mai 2009 12:34

            Petite précision, une brève d’hier :

            Paris, le 13 mai 2009
            Finlande : le projet Olkiluoto 3 se poursuit normalement

            Des informations inexactes ont été publiées dans les médias après que
            l’autorité de
            sûreté nucléaire finlandaise (STUK) eut fait état d’imperfections sur
            les soudures de
            certaines tuyauteries destinées au circuit primaire du réacteur
            Olkiluoto 3. Les travaux
            de soudure en question, et les contrôles de qualité correspondants, ont
            été effectués
            chez un sous-traitant d’AREVA en France. Les pièces concernées n’ont pas
            quitté le site
            du sous-traitant. Les travaux continuent tout à fait normalement sur le
            chantier
            finlandais.
            Ces imperfections sont minimes et ne concernent que la surface des
            tuyauteries. Elles
            n’ont aucun impact sur leur résistance mécanique ou leurs
            caractéristiques de sûreté.
            AREVA met tout en oeuvre pour fournir à l’autorité de sûreté nucléaire
            les informations
            demandées.
            Une fois ce problème résolu, conformément aux exigences de qualité et de
            sûreté, les
            tuyauteries seront livrées en Finlande.
            AREVA rappelle qu’il est le seul industriel au monde dont des réacteurs
            de génération
            III+ sont en construction. Celui d’Olkiluoto 3 est le plus avancé : 3
            500 personnes
            travaillent actuellement pour le consortium AREVA/Siemens sur le site ;
            2/3 du génie
            civil sont achevés et les principaux composants du circuit primaire ont
            été fabriqués.
            Tête de série, le réacteur EPRTM d’OL3 fournit à AREVA un supplément
            d’expérience
            que le groupe met déjà à profit dans le cadre des autres constructions
            en cours :
            Flamanville 3 (Manche), Taishan 1 et 2 (Chine).
            D’autres unités ont fait l’objet de commandes fermes ou sont décidées,
            notamment à
            Penly (Seine-Maritime) et en Inde.

            Quant à la fin du nucléaire une autre brève :

            Revirement pro-nucléaire de grands écologistes
            Jean-Pierre Bommer*

            Patrick Moore, ancien leader de Greenpeace, Lord Chris Smith of Finsbury, président de l’Agence nationale de l’environnement, le journaliste Mark Lynas, lauréat du Livre scientifique 2008, et Chris Goddall, figure marquante du parti des Verts, ont changé leur vision du nucléaire. Ces qualités de courage sont aujourd’hui plus nécessaires que jamais pour sauvegarder des espaces de liberté face à la tyrannie de la pensée dominante

            Comment, après en avoir été les adversaires les plus acharnés, de célèbres écologistes en viennent-ils à militer activement en faveur d’un développement accéléré de l’énergie nucléaire ? Voyez Patrick Moore. Quand ce membre fondateur et ancien leader de Greenpeace abandonna le mouvement pour créer en 1990 l’association Greenspirit Strategies, d’anciens camarades le qualifièrent aimablement de renégat, négationniste ou autre suppôt du grand capital industriel. Faut-il trouver là les raisons de son spectaculaire revirement ?

            Et même au Canada :

            Le Canada est prêt pour profiter de la renaissance du nucléaire Selon le président d’EACL, l’énergie nucléaire pourrait devenir un des plus importants secteurs industriels canadiens

            TORONTO, le 13 mai /CNW/ - L’industrie nucléaire canadienne, qui est principalement établie en Ontario, est susceptible de devenir l’un des plus importants secteurs industriels du pays, selon le président et chef de la direction d’Energie atomique du Canada limitée (EACL), Hugh MacDiarmid. S’adressant aux membres du Ontario Energy Network réunis à Toronto, M. MacDiarmid a décrit la croissance exceptionnelle de la demande dont l’énergie nucléaire fait l’objet dans le monde ainsi que le tout nouveau réacteur CANDU de génération III+ du Canada qui est conçu pour accaparer une partie de ce marché en plein essor. "L’industrie nucléaire canadienne est sur le point de devenir le catalyseur de la création de milliers de nouveaux emplois et de milliards de dollars en produits d’exploitation« , a expliqué M. MacDiarmid. »Quand on pense que les quelque 230 réacteurs nucléaires actuellement projetés dans le monde représentent des investissements de plus d’un billion de dollars, le fait de remporter ne serait-ce qu’une fraction des contrats pour la construction de nouvelles installations représente une possibilité phénoménale pour EACL, ses fournisseurs et l’ensemble des Canadiens." Selon M. MacDiarmid, une formidable occasion se présente aux secteurs de la fabrication et de la construction du Canada qui peuvent tirer parti de la renaissance de l’énergie nucléaire à l’échelle mondiale : "L’industrie des réacteurs CANDU du Canada crée des emplois dont notre secteur manufacturier a bien besoin, a poursuivi M. MacDiarmid, et les millions de dollars en travaux que nous avons promis aux fournisseurs jusqu’à maintenant ne représentent que le début d’une très longue série de contrats liés à la vente de réacteurs CANDU dans le monde entier." M. MacDiarmid a également fait le point sur l’état d’avancement du nouveau ACR-1000, qui constitue le tout dernier ajout à la gamme de réacteurs CANDU du Canada. "EACL est prête, et la technologie est au point. Pour ce qui est des études de conception, des activités de R et D et d’octroi de licence ainsi que de la planification de la construction, l’ACR est rendu exactement là où nous voulions, juste à temps pour profiter des possibilités offertes par le marché."

            ACR-1000

            L’ACR-1000 est le réacteur à tubes de force évolutif de génération III+ d’une puissance de 1 200 MWe d’Energie atomique du Canada. Doté d’un caloporteur à eau légère dans des tubes de force avec un modérateur à eau lourde, il est le fruit de l’évolution de la célèbre gamme CANDU qui est bien établie. L’ACR-1000 conserve les caractéristiques du réacteur CANDU qui ont fait leurs preuves : un coeur à canaux de combustible horizontaux modulaire, un modérateur d’eau lourde à basse température, un caisson rempli d’eau légère, deux systèmes d’arrêt d’urgence indépendants, une capacité de rechargement en marche, une conception simple quant au cycle de combustible et un accès au bâtiment du réacteur pour la maintenance en régime de puissance.

            Le réacteur EC6

            Le CANDU 6 évolué (EC6) est un réacteur à tubes de force de génération III et d’une puissance de 740 MWe, alimenté à l’uranium naturel et refroidi et modéré à l’eau lourde. Doté des mêmes caractéristiques éprouvées que le CANDU 6, il intègre diverses améliorations conceptuelles et sécuritaires qui lui permettent de répondre aux normes internationales modernes pour ce qui est de la sécurité, de l’exploitation et du rendement.

            EACL

            Energie atomique du Canada limitée est une entreprise intégrée de technologie nucléaire qui offre ses services, partout dans le monde, aux sociétés de services publics exploitant l’énergie nucléaire. Fondée en 1952, EACL conçoit et construit des produits issus de la technologie CANDU, notamment le réacteur CANDU 6, dont le rendement dépasse celui de toutes les autres technologies utilisées dans le monde. Les 5 000 employés d’EACL sont spécialisés dans les domaines de pointe suivants : services nucléaires, soutien en recherche et développement (R et D), conception et ingénierie, gestion de la construction, technologie spécialisée, remise à neuf, gestion des déchets et déclassement pour les produits de réacteurs CANDU.

            Renseignements : Dale Coffin, Directeur, communications d’entreprise, Energie atomique du Canada limitée, (905) 403-7457



            • olivier cabanel olivier cabanel 14 mai 2009 14:05

              Krolik,

              vous nous sortez votre arsenal de désinformation,
              je n’en attendais pas moins de vous.
              moi, j’ai pris soin de donner des liens non partisans, qui permettaient au lecteur de se forger une opinion.
              des agences de presse ni pro, ni anti nucléaires, des professionnels qui font leur travail d’information.
              le lecteur pourra vérifier en activant tous les liens.
              votre revue de presse est dirigée, et pas crédible.
              il y a plusieur problèmes importants sur l’epr, qualité du béton, qualité du métal, micro fissures, dépassement plus que significatifs du budget, (pratiquement du simple au double) recul des USA et abandon d’autres pays pour le nucléaire.
              ouvrez les yeux.
              l’epr, tout comme la fusion nucléaire, sont des leurres.
              les exploitants des sites français veulent prolonger la durée de vie des sites actuels, au mépris du risque qu’ils vont faire courir aux populations.
              vous devriez aller voir vos voisins qui exploitent les vignobles du Tricastin, et qui ne savent plus a quel saint se vouer pour vendre leur produit.
              franchement, et je le dis sans vouloir vous offenser, votre réponse est pitoyable.
              cordialement.


            • armand 14 mai 2009 17:02

              Quelle mauvaise fois ce Krolik, surement un comité de surveillance...
              Merci Olivier cela correspond bien à mes indos, pour Iter on est pas prêt d’allumer
              une seule lampe avec


            • krolik krolik 14 mai 2009 23:29

              @L’auteur.
              Mais vous aurez remarqué que je ne conteste pas les difficultés annoncées.
              Mais de là à en déduire la fin du nucléaire. Vous poussez le bouchon un peu loin.
              Alors je vous ai donné d’autres sons. C’est tout.

              Maintenant vous qui habitez près du site de SPX, je vous propose un petit cadeau à tirer à la page :
              http://dl.free.fr/i0h5IbDKc
              C’est un document pas très courant. C’est le relevé gammamétrique de la centrale et du terrain avoisinant. A une époque il avait été dit , longuement, qu’il y avait eu des relâchements de plutonium !! On se demande comment. Mais cela avait été dit.
              Alors le CEA a envoyé l’hélicoptère Hélinuc, spécialisé dans les détections de contaminations, et au besoin la recherche de plutonium. C’est d’ailleurs avec ce type d’hélicoptère basé en permanence à côté de Dijon que les Français sont allés récupérer tous les matériaux nucléaires de Saddam Hussein à la fin de la première guerre du Golfe. La gammacaméra est capable de détecter même les toutes petites émissions d gammas du Pu.
              Donc sur cette cartographie on voit le Rhône en bleu. A Gauche, en blanc, un terrain fraîchement labouré, donc relâchant plus de radon que le terrain de la centrale en vert, qui lui n’a pas été labouré. A droite en rouge, le terrain a non seulement été labouré mais il a reçu des engrais phosphatés contenant de l’uranium...Mais de fait la centrale on ne la voit pas !!
              Si cela peut vous permettre de mieux dormir...
              Mais il faudra que vous fasssiez le chargement du fichier, et en principe vous n’examinez jamais les pièces jointes à mes messages..C’est votre problème..... !!
              @+


            • boris boris 15 mai 2009 06:21

              Le loup sort du bois, Krolic reprend la piste pour défendre le nucléaire.
              Lobbying acharné où sénélité précoce d’un gars usé par un passé qui lui colle à la peau.


            • olivier cabanel olivier cabanel 15 mai 2009 07:35

              Krolik,
              je vois que vous continuez de défendre allègrement le nucléaire, malgré toutes les informations que je vous ai donné.
              votre histoire sur « super » phénix sort un peu du cadre, et je ne m’y étendrais pas, désolé.
              d’autant que le site est définitivement fermé.
              vous n’etes donc pas convaincu,
              le contraire m’aurait étonné.
              permettez moi d’en remettre une couche.
              reçu ce matin cet article de presse :

              Le Devoir (Canada) - 15 mai 2009
               
              Les énergies renouvelables gagnent du terrain
               
              Les États-Unis sont maintenant les champions des énergies vertes
               
              Pour la première fois en 2008, la puissance installée des projets d’énergie renouvelable a dépassé en Amérique et en Europe celle des énergies traditionnelles, comme le gaz, le charbon, le pétrole et le nucléaire. Cette mutation, que certains espéraient voir d’ici une ou deux décennies, est maintenant à notre porte et va s’accélérer avec les 150 milliards engagés par le président Obama d’ici 10 ans dans ces filières.
              Hier après-midi, le plus important distributeur d’électricité de la Californie, Pacific Gas & Electric (PGE), annonçait la signature de différents contrats qui permettront à ses clients de lutter contre les vagues de chaleur estivale avec une puissance ajoutée de 1320 MW d’énergie solaire, soit presque l’équivalent en énergie verte renouvelable de la production d’énergie bleue du complexe de la Romaine.

              Ce seul contrat va doubler la puissance solaire installée des États-Unis, un pays dont le nom n’apparaissait même pas hier dans le palmarès des cinq premiers fortement installés dans cette filière, selon le bilan des énergies vertes publié hier à Paris par REN21, soit le Renewable Energy Policy Network for the 21st Century.

              Cette énergie solaire, captée avec des miroirs qui vont concentrer leur énergie pour générer de la vapeur, pourra satisfaire les besoins en climatisation de 530 000 résidences californiennes en utilisant pour les rafraîchir précisément ce soleil qui les surchauffe. Les sept projets en question vont fournir 3,6 gigawattheures par année. Ils font partie du portefeuille d’énergies vertes renouvelables, dont la part devrait atteindre 20 % chez PGE d’ici quelques années.

              Depuis quatre ans que RN21 dresse un bilan des énergies renouvelables dans le monde, son nouveau bilan annuel révèle que les investissements en cause ont quadruplé pour atteindre 120 milliards $US à la fin de l’an dernier. Globalement, la puissance installée des énergies vertes, excluant la grande hydraulique, a augmenté de 75 % en un an, passant de 160 à 280 GW. En quatre ans, la filière photovoltaïque a multiplié par six sa puissance pour atteindre 16 GW. La puissance installée en éolien a pour sa part augmenté de 250 % pour atteindre 121 GW. Fin 2008, la puissance installée en éolien correspondait à 14 % de la puissance installée en grande hydraulique sur la planète.

              Le plus étonnant dans ce portrait, c’est qu’en 2008 la filière éolienne a gagné 27 GW de plus, soit autant que tous les nouveaux grands projets hydroélectriques réunis. En un an, la grande hydraulique a ainsi augmenté sa puissance de 3,2 %, alors que celle des éoliennes augmentait de 29 % dans le monde et que le photovoltaïque se taillait l’augmentation record, soit 70 %.

              Les États-Unis sont devenus en 2008 les champions toutes catégories en énergies vertes avec des investissements de 24 milliards, soit 20 % du total relevé sur la planète. Ils ont notamment ravi à l’Allemagne le titre de champion mondial en éolien avec une production qui atteint désormais 25 170 MW contre 23 900 MW. Mais la Chine, avec ses 12 210 MW d’éolien, talonne l’Espagne (16 740 MW), installée au quatrième rang. La Chine a doublé sa puissance éolienne installée pour une cinquième année consécutive et entend suivre ce rythme pour soutenir sa florissante industrie, qui entend rejoindre les grands de l’Occident, dont les machines produisent désormais 3 MW pièce.

              Le Québec, avec ses 3000 MW installés progressivement d’ici six ans, n’a aucune chance de figurer désormais dans le bastion des dix leaders même si son potentiel est probablement un des plus élevés de la planète. La Chine a aussi ravi l’an dernier au Japon le titre de champion du photovoltaïque, une filière qui a augmenté sa production de 90 % en 2008.

              alors, vous en dites quoi, cher Krolik ?

            • Pierrot Pierrot 15 mai 2009 09:05

              à Olivier,

              Pour faire plus court et synthétique :

              Puissance de l’énergie éolienne dans le monde en 2008 :

              1- USA : 25,1 GW  (G = giga = milliard)
              2- Allemagne : 23,9 GW
              3-Espagne : 16,7 GW
              4- Chine : 12,2 GW
              5- Inde : 9,6 GW
              6-Italie : 3,7 GW
              7- France : 3,3 GW soit 5,6 TWh par an soit 0,9 % de la production électrique (T=téra)
              8 - GB : 3,2 GW
              9-Danamark : 3,1 GW

              Progression d’environ 40 % par an mais sur une faible part de l’électricité mondiale (1%) soit 0,2 % de la production d’énergie mondiale.

              Pour convertir une puissance électrique éolienne en production électrique, il faut multiplier en moyenne par 2000 heures par an soit environ 20 % du temps disponible.


              Production électrique photovoltaÎque :

              Monde en 2008 : 7 TWh soit 0,04 % de la production électrique mondiale.
              Pour les puissances en MWc en 2008 :

              1 - Allemagne : 3800
              2- Japon : 2000
              3 -USA : 830
              4- Espagne : 520 MWc
              ...
              France : 175 MWc

              N.B. : 1 Wc=0,7 Wh
              Rendement moyen mondial : 0,17 %
              Production par surface : 2 à 6 kWh/jour et par m2.

              Je n’ajoute pas de commentaire.

              Je pense simplement que’il est souhaitable de connaître quelques valeurs de base lorsque l’on parle d’énergie afin d’évitez de dire des bêtises.

              Bonne journée.


            • olivier cabanel olivier cabanel 15 mai 2009 10:33

              Pierrot,
              j’imagine que votre commentaire est destiné au journaliste canadien qui a publié l’article que je vous ai proposé ?
              il montre indéniablement l’énorme progression que font les énergies propres et renouvelables,
              si l’on ajoute a çà qu’il ne s’agit que d’une petite partie de ce qui est possible des demain, en y ajoutant la biomasse, la géothermie de grande profondeur, l’énergie des vagues et des fleuves, et une solide politique d’arret du gaspillage en pratiquant une meilleure utiilisation de l’énergie, en évitant quand c’est possible de la transporter d’un bout à l’autre de la planète, et de la consommer sur place tant qu’on peut, en évitant d’éclairer pendant des milliers d’heures des immeubles de bureaux désert, des autoroutes largement éclairées déjà par les phares des voitures, en utilisant des appareils ménagers moins énergivore... etc etc...
              on s’aperçevra rapidement que ni le charbon, ni le pétrole, ni le nucléaire ne sont nécessaires pour produire l’énergie propre et renouvelable dont nous avons besoin.


            • krolik krolik 15 mai 2009 10:49

              @L’auteur,
              Je vois que vous n’appréciez pas mon cadeau.
              Que SPX soit arrête depuis 10 ans et le relevé fait il y a 5 ans, ne change rien au problème de la présence ou non de Pu. Qui lui, a une durée de demi-vie de 24000 ans...
              Ah oui, j’oubliais, le problème d’une contamination est « hors sujet » de votre article !

              @+


            • Linz 15 mai 2009 11:25

              Ce commentaire de Krolik a tout d’un communiqué du Syndicat des entreprises nucléaires mondiales !


            • olivier cabanel olivier cabanel 15 mai 2009 17:08

              Krolik,

              puisque vous vous délectez dans le hors sujet, et que vous appréciez les cadeaux, en voici un , reçu aujourd’hui :

              Le Point.fr - 15 mai 2009
               
              incident à la centrale nucléaire du Tricastin (ils ont du prendre un abonnement)
              Le site nucléaire du Tricastin dans la Drôme est de nouveau pointé du doigt. La Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad), une association de vigilance sur le nucléaire, fait état d’« un accident » qui s’est produit jeudi dans « le bâtiment du réacteur de la tranche numéro un de la centrale EDF ». Le réacteur est à l’arrêt dans le cadre de la troisième visite décennale.
               
              Pendant plus de trois mois, EDF fait en effet passer des tests à la centrale mise en service en 1980. D’après l’association, deux « gueuses », pièces métalliques de 2 tonnes chacune « utilisées pour des tests de fonctionnement sur le pont de manutention », sont tombées d’une hauteur d’environ 15 mètres. « Une dizaine d’intervenants étaient occupés au montage de cette structure, mais, par chance, aucun d’eux n’était présent au moment de l’accident », précise-t-elle.

              Contactée par lepoint.fr, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) reconnaît seulement un « incident », sans donner plus de détails. Dès jeudi, EDF a pour sa part détaillé sur son site le déroulement des faits : "Les intervenants ont accroché deux charges de 2 tonnes chacune au chariot du pont. Lors de la manoeuvre de manutention, les charges ont glissé du chariot sur un plancher métallique, puis ont chuté dans le local où est entreposé, pour maintenance, le couvercle de la cuve du réacteur.
               
              L’une des charges est tombée sur l’outil qui permet de manutentionner ce couvercle, l’autre a chuté sur des chemins de câbles« , indique EDF. Et de préciser : »Par mesure de précaution, dès la survenue de l’événement, les chantiers ont été suspendus et les intervenants, près d’une trentaine, ont quitté le bâtiment réacteur.« 

              D’après la Criirad, »le Premier ministre doit se rendre lundi 18 mai sur le site pour visiter notamment la future usine d’enrichissement Georges Besse II« . Elle réclame donc que les conditions de travail, de sécurité et de radioprotection soient »inscrites à l’ordre du jour de cette visite".

            • krolik krolik 15 mai 2009 19:33

              @L’auteur,

              Combien de blessés dans cet accident ?
              Je vous signale si vous ne l’avez su, qu’un électricien est mort fin Avril sur le site EDF de la turbine à combustion d’Argenteuil.
              La Criirad n’en a pas parlé et vous non plus.
              Un transfo électrique qui a explosé... Ca peut arriver dans une centrale nucléaire aussi.
              Mais le silence qui a entouré ce décès est assourdissant.
              Deux bouts de ferrailles qui se cassent la figure, ça fait du tintouin, et un pauvre type qui se fait exploser ça ne dérange personne...
              @^+


            • olivier cabanel olivier cabanel 16 mai 2009 08:04

              krolik,
              effectivement je n’ai pas entendu parler de cet accident qui a entrainé la mort d’un ouvrier, peut etre pour la bonne raison que cet accident, comme vous l’indiquez n’est pas lié directement au nucléaire,
              vous ne devez pas ignorer qu’il meurt chaque année des ouvriers, suite à des accidents de travail, et tout le monde le déplore,
              mais pourquoi essayez vous chaque fois de minimiser un accident ?
              je le comprendrais si c’etait des cas isolés, mais comme le souligne l’agence reuter dans un communiqué récent,
              les accidents dans la france nucléaire se multiplient, et sont en constante augmentation,
              elle déclare dans un communiqué de février 2009 qu’ils sont en augmentation d’un tiers.
              72 en 2008 contre 56 en 2007.
              celà provient peut etre du fait que le parc français est vieillissant, et qu’il ne faudrait pas tenter de rafistoler les vieux réacteurs, qui , rappelons le, ont passé la limite d’age (30 ans)
              les prolonger, tel que cela est envisagé aujourd’hui est un acte totalement irresponsable, et met en danger la vie de tout un continent.
              croyez le bien, la solution, c’est de se tourner vers les énergies propres et renouvelables, mais çà je crois bien que je vous l’ai déjà dit ?


            • krolik krolik 17 mai 2009 10:34

              @L’auteur,

              Mais il y a les accidents « graves » et « sérieux » qui font des blessés et/ ou des morts, ceux dont se doit de parler.
              Et puis il y a les incidents...ceux qui ont cassé un peu de ferraille, mais qui ne remettent rien en cause.
              Vous préférez parler des incidents en les rebaptisant « accidents ».
              Nous n’avons pas la même échelle de valeur quant au respect de l’homme, ni même la même utilisation du vocabulaire.
              « Indépendant » pour vous signifiant « complètement opposé » pour moi...
              On arrive à des vocabulaires « disjoints ».. 
              C’est votre art de la com d’agit-prop....Vous le maîtrisez.
              @+


            • olivier cabanel olivier cabanel 18 mai 2009 07:23

              Krolik,
              vous êtes un indécrotable obstiné,
              il faudra pour vous convaincre du fait que le nucléaire est une impasse technologique un accident majeur, du type tchernobyl, ou plus grave,
              et encore, je ne serais pas surpris que vous continuiez a vous enferrer dans votre position.
              quand aux accidents que j’évoque, je ne fais que reprendre la terminologie des communiqués de presse.
              cessez de vouloir minimiser sans arret l’importance des accidents.
              l’équation est simple :
              les accidents se multiplient d’année en année
              les centrales sont vieillissantes, pour ne pas dire obsolètes,
              les erreurs humaines se multiplient aussi,
              comment voyez vous l’avenir ?
              les probabilités affirment qu’un accident majeur est possible,
              sauf qu’elles ne disent pas quand il se produira, par définition.
              mais il se produira.
              dans une heure ou dans trois ans...
              a moins que dans un réflexe de lucidité, ceux qui nous gouvernent fasse enfin machine arrière, et se tournent délibérement vers les énergies propres et renouvelables.
              car vous le savez, le nucléaire est sale, dangereux et sans avenir.


            • marcel 14 mai 2009 14:54

              @olivier :

               bonjour,
              ne penses -tu pas que la non résolution du problème de la fusion nucléaire réside plus dans les limites de l’ingéniosité humaine (fort féconde par ailleurs) .
              Ce processus existe au coeur des étoiles mais de là à le réaliser sur terre ,il y a de la marge .
              Comme toi, je n’y crois pas trop non plus .


              • olivier cabanel olivier cabanel 14 mai 2009 15:35

                marcel,
                nous ne croyons pas a Iter, et nous ne sommes pas les seuls,
                notre meilleur argument se trouve sur ce site.
                c’est un pro-nucléaire actif, pseudo krolik, et lors d’autres commentaires a dit tout le mal qu’il pensait d’iter.
                alors si les pro-nuk se mettent à douter de la fusion,
                y a plus qu’ a tirer l’échelle !
                cordialement,


              • Spyc 14 mai 2009 17:51

                @ les ignares

                Et si on vous avait dit il y a 50 ans que l’on serait capable d’obtenir un « vide » plus vide que l’espace intersidéral ou des températures plus froides que dans ce même espace, vous ne l’auriez pas crû non plus ?
                Le problème n’est pas de croire mais de savoir, et c’est bien là que le bas blesse dans vos arguments...
                Typiquement la dernière expérience de confinement magnétique en vue de la fusion était à la limite de l’auto-régulation, et n’a pû l’atteindre que pour des problèmes de taille ce qui sera résolu avec ITER, il ne restera plus qu’à appliquer industriellement (ce qui prendra sûrement un certain temps je l’accorde) ...


              • olivier cabanel olivier cabanel 14 mai 2009 19:44

                Spyc,
                est-ce bien sérieux de faire confiance à une technologie qui manifestement ne débouchera sur rien, ni dans dix ans, ni dans un siècle,
                est ce bien sérieux de dépenser des fortunes pour cette technologie non maitrisée ?
                alors que des progrès sont faits chaque jour dans les énergies propres et renouvelables.
                franchement, vous menez un combat d’arrière garde.
                et vous n’avez pas beaucoup de respect pour les générations futures.
                quel monde allez vous leur laisser ?
                des millions de tonnes de dechets radioactifs dont personne ne veut,
                des centrales vieillissantes, prètes a générer demain, ou après demain beaucoup de problèmes.
                et des fortunes dépensées pour les rafistoler.
                non, vous n’etes pas sérieux.


              • Pierrot Pierrot 15 mai 2009 09:17

                à @ Spyr,

                Il est certain que l’énergie de fusion nucléaire sera une des énergies majeures du futur à long terme avec l’énergie solaire et l’énergie de fission nucléaire avec surgénération.

                C’est pourquoi tous les grands pays industriels se sont engagés dans le projet ITER et le colinancent : USA, Russie, Japon, Inde, tous les pays de l’UE, Corée du Sud, Brésil et Canada.

                Bien sûr il reste de nombreux points technologiques à surmonter (confinement, production de tritium in situ ...) mais les solutions envisagées sont encouragantes.

                Il faut mentionné que cette technique ne produit pas de déchets radioactifs à long terme mais quelques radionucléides d’activation à vie courte (quelques années) He4, 55Fe, 63Ni ...

                Bonne journée.


              • manusan 14 mai 2009 15:20

                Le problème c’est que ça fait plus de 20 ans qu’AREVA, ex Framatome, ne construit plus de centrales, on va dire qu’ils ont « un peu » perdu la main. Mais surtout, tous ces contrats à l’étranger sont signés à la condition qu’ AREVA passe par des sous-traitants locaux , n’ayant aucune expérience dans le domaine (et oui tant qu’à faire autant embaucher), et c’est la que ça merde. Si je me souvient bien les problémes ont commencé avec l’entreprise de BTP finlandaise, qui n’arrivait pas à couler correctement la cheminée. Et derriére, le client finlandais demande à AREVA de payer les pénalités de retard.

                Le nucléaire est une chose sérieuse qui ne devrait pas être laissé aux financiers.


                • olivier cabanel olivier cabanel 14 mai 2009 15:44

                  Manusan,
                  j’aime bien quand vous commentez mes articles,
                  d’abord c’est le plaisir de voir ce magnifique dessin de manara...
                  et puis pour le teneur du commentaire.
                  effectivement, les techniciens nucléaires français ont beaucoup perdu la main,
                  dans un article précédent j’évoquais le fait que certaine pieces de rechange n’existent plus, et qu’il faudrait en cas de problème « relancer » la fabrication !!!
                  ce qui laisse mal augurer de notre sécurité en cas de pépin.
                  pour ce qui est du béton, l’information que j’ai concerne l’epr de flamanville.
                  les experts en ont critiqué la qualité.
                  mais si vous dites que les finlandais sont confrontés aux meme problèmes,
                  et si on ajoute à çà les problèmes d’étanchéité, et de micro fissure,
                  plus les délais de fabrication largement dépassé, et donc l’augmentation tragique du coût de la centrale, on peut conclure que « l’enfant se présente mal’ »
                  à bientôt...


                • manusan 14 mai 2009 15:57

                  C’est clair que comme vitrine, ils pouvaient espérer mieux.

                  Je pense personnellement (peut être est ce que je me trompe) que le gros problème d’Areva aujourd’hui n’est pas fondamentalement le savoir faire, mais le management, comme dans beaucoup d’entreprises on a trop laisser de pouvoir aux financiers. Exemple en date, Siemens qui part pour tenter l’aventure chez les russes en mettant la trésorie d’un groupe stratégique européen en danger.


                • olivier cabanel olivier cabanel 14 mai 2009 16:20

                  Manusan,
                  je crois surtout qu’en matière de finance, les marchés commencent à se détourner du nucléaire,
                  pour l’instant, çà reste timide, mais on voit bien qu’il y a une amorce de désinteret.
                  la venue du nouveau président américain n’y est peut etre pas étrangère,
                  mais les problèmes politiques levés par le nucléaire n’arrangent rien.
                  au Niger, c’est une vrai guerre que les Touaregs chassés de leur territoire, font depuis de mois à Areva.
                  et puis en matière de respect de l’environnement, la campagne lancée pour trouver des sites d’enfouissement profond n’a pas beaucoup de succès en France.
                  si on ajoute à ce tableau peu réjouissant, le vieillissement du parc, les problèmes soulevés par l’insécurité dans les centrales qui vont grandissant, et la chute boursière d’Areva, le résultat n’est pas brillant.


                • Pierrot Pierrot 14 mai 2009 18:04

                  Au Niger, les Touaregs luttent depuis longtemps contre le gouvernement en place et non contre AREVA qui les embauchent s’ils le veulent ce qui contrarie le gouvernement.

                  Enfin j’ai l’impression qu’actuellement le gouvernement souhaite enfin ouvrir des négociations avec les fiers Touaregs.
                  Enfin !


                • Pierrot Pierrot 14 mai 2009 18:10

                  Le ministre de l’énergie américain (prix Nobel) souhaite développer l’énergie nucléaire (voir ses discours et déclarations publiques).

                  Cependant, comme il considère que ce type d’énergie est mature et « profitable financièrement », lui et le président OBAMA ont décidé de ne pas subventionner ce type d’énergie mais seules les énergies dites renouvelables car elles restent chères et très peu développées, sauf l’éolien (1er pays au monde avant l’Allemagne).

                  C’est pas tout à fait pareil.

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