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Accueil du site > Actualités > Technologies > L’évolution « technique » d’internet : un sérieux danger pour (...)

L’évolution « technique » d’internet : un sérieux danger pour nos libertés

Sans entrer dans un débat technique qui n’est pas notre propos ici, un éclaircissement succinct de la manière dont fonctionne le réseau semble nécessaire.
 
En effet, sur internet, chaque machine (ordinateurs, serveurs et de plus en plus d’appareils communicants) est identifié par un numéro appelé adresse IP (Internet Protocole) du type 192.32.23.45, par exemple. Chaque fois qu’un internaute se connecte à un site web, ce dernier récupère dans ses « logs » (sorte de journal récapitulatif des connexions qui prend la forme d’un petit fichier « texte ») l’adresse IP de l’ordinateur de l’internaute en question, l’heure à laquelle il s’est connecté et déconnecté du site (et donc la durée de connexion au site), et tout un tas d’autres informations plus ou moins négligeables (version du navigateur internet, résolution…). Il faut voir que ce dont il est question ici dans les « logs » est l’information « minimale » que récupère tout site web sur les internautes. Or, il peut faire beaucoup plus. Ce qui s’appelle sympathiquement les « cookies » (on retrouve ici bien le paradoxe du monde internet où en apparence, tout est sympathique), permet par exemple à un site web (marchand le plus souvent) de « tracer » les habitudes de l’internaute et d’en savoir plus sur son comportement en ligne lorsqu’il visite le site en question. Logs et cookies ont pratiquement toujours existé sur le web et sont le signe que tout internaute quel qu’il soit laisse des traces de son passage sur la toile. C’est dans la structure même d’internet de reconnaître un ordinateur par un identifiant (adresse IP) pour qu’il soit accepté par le réseau.
 
Or, jusqu’à maintenant pour reconnaître, par exemple, un ordinateur d’un particulier, son fournisseur d’accès (type Orange) lui allouait pour le temps de sa connexion une adresse (adresse IP) pour que cet ordinateur puisse communiquer, c’est-à-dire émettre et recevoir des informations avec le reste de la toile internet. On parlait alors à ce moment-là d’adressage « dynamique ». En effet, le protocole IP dans sa version 4, ne disposant pas d’un nombre suffisant d’adresses pour attribuer à chaque machine de la planète un numéro spécifique, recourait à ce stratagème pour contenter les Internautes. Ainsi, à chaque connexion, l’utilisateur disposait techniquement d’une adresse IP à chaque fois différente pour surfer sur la toile, ce qui lui garantissait au passage un certain anonymat. Fin août 2008, Arbor Networks publiait les résultats d’une analyse prévoyant la saturation de l’IPv4 (pénurie d’adresse) dans les 900 jours.

Or, la version 6 du protocole IP (IPv6) est en passe de remplacer la version 4, créée il y a plus de vingt ans. Cette version est ressentie aujourd’hui comme inadaptée aux contraintes de l’internet et à l’explosion du nombre d’adresse IP, notamment en raison de son mode d’adressage qui prévoit une allocation d’espace de 32 bits alors que le protocole IPv6 permettra un adressage de 128 bits. En clair, le protocole IP dans sa version 4 limitait de nombre d’adresses IP à environ 4 milliards pour l’ensemble de la planète. Avec IPv6, ce nombre sera exponentiellement accru, puisque avec un mode d’adressage à 128 bits, IPv6 disposera de 2 puissance 128 (plusieurs milliards de milliards) d’adresses IP. Wikipédia (que vous pouvez consulter à l’adresse http://fr.wikipedia.org/wiki/IPv6 pour plus d’infos sur IPv6) explique pour le clin d’œil qu’une telle révolution consiste à avoir 667 132 000 milliards d’adresses par millimètre carré de surface terrestre ! La numérisation de la planète est belle et bien en marche.
 
Ainsi, en raison de la multiplication des appareils qui arrivent sur le marché et qui requièrent une connexion, les astuces de type adresses IP dynamiques (version 4) ne suffiront bientôt plus. Dans le monde, c’est à peu près 63 nouveaux utilisateurs par minute que l’on connecte à internet. « Le passage à IPv6 permettra notamment d’augmenter le nombre de machines connectées au réseau », précise-t-on à l’AFNIC (Association pour le nommage d’internet en coopération). IPv6 va permettre à beaucoup plus d’appareils de toutes sortes - notamment mobiles - de se connecter à internet et d’échanger plus de données. Avec l’avènement de l’IPv6, annonçait-on aux « Rencontres d’Autrans », le nombre d’appareils pouvant potentiellement être mis en réseau devient presque infini, à tel point que certains se sont laissés aller à évoquer la "disparition de l’internet" tel qu’on le connaît.
 
Nous sommes actuellement dans la période de transition, largement sous-médiatisée et pourtant ô combien importante pour l’internet de demain, faisant cohabiter les deux versions (IPv4 et IPv6) en parallèle et permettant une montée en charge des connexions et des débits. Or, on nous fait considérer cette évolution comme uniquement technique alors que c’est une véritable révolution de la philosophie d’internet et de son concept fondamental de liberté qui est en jeu ici : à dater de la mise en route d’IPv6 on pourra connaître quel appareil s’est connecté au réseau et donc très vite remonter à son utilisateur. Rappelons-nous que la Cnil (Commission informatiques et libertés) avait été créée à l’époque pour empêcher la mise en place d’un « identifiant unique » qui permettrait de recouper les différents fichiers informatiques disponibles sur une personne. C’est comme par exemple si votre numéro de Sécurité sociale permettait d’accéder à votre compte en banque, vos mails, votre navigation internet, vos achats (carte de fidélité), vos impôts, etc. Ici, c’est bien vos appareils communicants qui permettront à terme de connaître votre vie dans les moindres détails puisque la numérisation du monde est en marche. Et de manière insidieuse puisque en utilisant vos technologies vous ne vous méfiez pas le moins du monde de leur « coté obscur », par ailleurs invisible.
 
Cette palette ouvre certes de nouveaux horizons en termes de modèles métier : fort de ces nouveautés, l’ensemble des terminaux existants (électroménager, portable, PC, appareil photo, etc.) pourraient se voir allouer des adresses IP fixes, auto-configurables lors de leur mise en ligne permettant d’exécuter à distance des services "temps réel" et sur mesure (comme des traitements autour de la traçabilité des appareils, par exemple). Par ailleurs, d’autres types d’équipements se voient attribuer des adresses IP, comme les consoles Sony PS3 qui sont dotées d’un équivalent de Windows avec d’ores et déjà la possibilité d’activer IPv6 et de pouvoir gérer l’interconnexion des jeux.
 
En fait, comme le souligne un consultant présent aux rencontres d’Autrans « l’internet sera tellement dilué dans notre quotidien que nous ne le verrons plus », le réseau devenant omniprésent dans la vie quotidienne, de la maison à l’entreprise, en passant par l’école, le médecin, les transports en commun ou les magasins. Des exemples sont déjà apparus dans ce sens avec la dissimulation des antennes relais de téléphones portables dans des arbres factices, créés pour l’occasion. Même programme avec les lampadaires (il en existe plus de 55 000 à Paris) qui vont héberger, sans que l’on puisse les voir, des bornes WiMax qui à terme permettront des communications haut débit avec tous les appareils nomades. Le concept pourra aussi s’avérer très performant dans les zones rurales. "Sous un seul lampadaire/WiMax, on peut faire surfer 300 personnes en même temps", calcule Jean-Paul Rivière, président d’Altitude Telecom et pionnier du Wimax. Et tout cela au nom de la lutte contre la pollution visuelle. Du coup, internet devient invisible.
Mais ne nous y trompons pas : l’infrastructure de traçabilité du réseau est bien plus présente que jamais. Certains spécialistes, toujours à Autrans reconnaissent que la plus grande « réussite » de l’internet, c’est qu’il va disparaître dans le temps. « Quand une technologie est mature, elle devient transparente. Par ces mots, il ne faut pas comprendre la disparition d’internet dans le sens de sa destruction, mais comme un élément omniprésent qui va se fondre dans le décor et qui sera au centre de notre vie. »
 
Précisons qu’internet recèle donc la possibilité, dans son infrastructure même et depuis sa conception, de tracer n’importe qui ou n’importe quoi, et ceci d’une manière d’autant plus paradoxale que cette traçabilité est quasi invisible aux yeux de l’utilisateur. Et ceci de plus en plus étroitement avec la montée en puissance du protocole IPv6 qui pourra suivre de près tout « l’appareillage nomade » de l’homme moderne.
 
Possibilité qui ne deviendra un jour paranoïa que si tout le monde (Etat, administration, services de renseignement, secteur privé et particuliers) décident de se mêler de la vie privée de tout le monde, comme peut le faire penser par exemple la tendance qu’annoncent déjà les émissions de télé-réalité. Nous n’en sommes heureusement pas là. Le choix est encore devant nous. Nous ne sommes pas obligés de passer par ce « tout » technologique et sécuritaire pour évoluer.
 
La question effectivement posée est bien celle-là : est-ce que nous voulons d’un internet où l’anonymat synonyme de liberté aurait encore sa place ou bien désirons-nous nous engager dans cette « simple évolution technique » qui risque de miner tous les beaux principes du réseau et – peut-être un jour – en faire un outil à vocation totalitaire ?

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33 réactions à cet article    


  • JL JL 4 novembre 2008 11:51

    ""La question effectivement posée est bien celle là : est ce que nous voulons d’un Internet ou l’anonymat synonyme de liberté ait encore sa place ou bien désirons nous nous engager dans cette « simple évolution technique » qui risque de miner tous les beaux principes du réseau et – peut être un jour – en faire un outil à vocation totalitaire ?"" Avons nous, et qui nous ? Voix au chapître ? Pas plus que sur l’utilisation des autres inventions, y compris des armes.


    • Internaute Internaute 4 novembre 2008 12:01

      L’article présente trés bien un problème d’une gravité extrême. Nous sommes déjà dans une société où les politiques cherchent à fliquer le maximum de gens. Il suffit de voir l’accroissement des mesures de soit-disante sécurité dans les aéroport. De temps en temps un fait-divers anodin allume une petite lampe rouge qui trés vite disparaît dans le brouhaha de la ville. Par exemple, qui a noté la vitesse avec laquelle on a retrouvé la liste exhaustive des personnes qui ont consulté le compte de Sarkozy ? En soit, qu’un employé de banque regarde le solde d’un compte depuis son terminal n’a rien de délictueux, même si c’est parfois mal élevé. Je suis par contre choqué que l’activité des personnes soient ainsi enregistrée dans les moindres détails de leur vie courante. Une autre fois en achetant une bricole par CB à Carrefour, le vendeur me donne mon nom et mon numéro de téléphone. J’étais un peu surpris. L’information venait d’un achat que ma femme avait fait plus de deux ans auparavant. Malgré les millions de gens qui ont traversé le magasin pendant ce temps, Carrefour m’a reconnu immédiatement dans la foule d’anonyme. Cela fait vraiment peur.

      Au devoir de mémoire opposons le devoir d’oubli. C’est une condition essentielle de notre liberté individuelle.


      • GrIc 4 novembre 2008 12:16

        En effet les technologies d’aujourd’hui deviennent obsoletes et tendent a etre remplacees d’ici peu de temps (j’imagine que d’ici 2 ans on ne parlera plus wifi mais wimax). Mais d’un cote, le passage de l’IPv4 a l’IPv6 est tout simplement inevitable pour les raisons que vous avez invoquees. Les protocoles internet (TCP-IP) utilises aujourd’hui (par tous ou presque) ne le sont absolument pas par efficacite ou securite mais tout simplement pour des raisons historiques et commerciales. Et les evolutions continuent dans ce sens car les avancees vont trop vite pour que l’on puisse tout reprendre a zero. C’est pourquoi la seule alternative possible a l’IPv4 est l’IPv6 : il a fallu trouver une solution qui soit une evolution pas trop compliquee par rapport aux systemes existants, et donc batie sur les memes bases.

        La question de l’anonymat ne se pose meme plus en realite, il y a toujours un moyen de connaitre les activites d’un utilisateur, que ce soit par des moyens techniques (piratage & Co), ou par des moyens beaucoup plus simples (comme simplement rechercher une personne sur des reseaux 2.0).
        L’anonymat n’est plus qu’une illusion (j’exagere, on va dire presque ; d’irreductibles savent encore bien se cacher ;) ! ) ; passer a l’IPv6 facilitera peut etre l’acces aux donnees personnelles par des moyens techniques, mais je pense que les informations les plus dangereuses ne sont pas celles collectees par les robots commerciaux qui effectuent des stats sur les sites visites, par des hackers (qui ne representent au’un nombre tres limite d’utilisateurs et qui de toutes facons savent comment avoir acces a toutes ces infos sans necessiter le passage a l’IPv6) ou des institutions de renseignements , mais plutot celles que chacun publie sans faire attention sur facebook, linkedin ou viadeo... elles accessibles a la quasi totalite de la toile.


        • Astidiel 4 novembre 2008 13:36

          La problématique exposé ici n’est pas nouvelle. La nouveauté d’ipv6 par rapport à ipv4, comme l’indique l’auteur, c’est le nombre d’adresse potentiel beaucoup plus importante qui rend de facto inutile l’utilisation du routage NAT (Network Adress Translation). Le NAT permet à un ensemble d’équipement de n’utiliser qu’une adresse interne. Tous ces équipements ont donc une adresse locale qui n’est pas accessible depuis internet, et communiquent via un routeur ou passerelle NAT. Seul le routeur NAT est directement connecté à Internet, et y est identifié. Ainsi les machines externes ne voient pas les machines locales mais seulement le routeur NAT intermédiaire. C’est la configuration des réseaux locaux particuliers (une box fait du routage NAT), mais aussi de certains fournisseurs d’accès (En Asie principalement) qui n’ont pas assez d’adresses alloués pour satisfaire tous leurs clients. Aujourd’hui, le routage NAT est massivement utilisé, ce qui fait d’internet un vaste réseau de réseau, et les équipements (terminaux, machines...) sont générallement connectés de manière indirecte. Pour les identifier, il faut nécessairement passer par le propriétaire du routeur NAT. Avec ipv6, le routage NAT reste possible mais plus nécessaire. Le nombre d’adresse disponnible étant largement suffisant, la future tendance sera donc à l’interconnexion directe de tous les équipements, et donc à une identification plus facile. Pour conclure, le fait que internet permet un traçage et un profilage des machines connectés n’est pas nouveau. Ipv6 va juste simplifier cette possibilité. Cette évolution est inéductable c’est donc à nous, internaute et citoyens, de veiller à ce que internet reste un espace de libre échange, et que son principe fondateur soit respecté.


          • Parpaillot Parpaillot 4 novembre 2008 14:05

            @ Auteur :

            Article intéressant !

            Ce que vous relevez n’est que la partie émergée de l’iceberg du monde technologique qui nous entoure.

            Il y a d’une part les bienfaits technologiques de cette société dans laquelle nous vivons ici en Occident, dont nous ne saurions nous passer, qui se sont tellement incrustés dans notre quotidien que nous n’en sommes même plus conscients. Dans le village global dans lequel nous vivons, au-delà d’internet, on pourrait citer aussi l’usage des cartes de crédits, des cartes de fidélité de nos super-marchés, des cartes de caisses-maladie et de sécurité sociale, du téléphone (fixe et portable), des caméras de surveillance, des systèmes de diagnostics embarqués dans les voitures et maintenant aussi dans les appareils ménagers, des relevés de consommation d’électricité et d’eau, etc. La technologie actuelle permet d’avoir une vue globale du pendant économique et social du code génétique de l’individu, que l’on pourrait nommer "code socio-économique". Toutes ces informations résidant dans plusieurs bases de données, peuvent potentiellement être compilées, regroupées et restituer le profil de M. Lamda, voire son image, à son insu. C’est illégal, mais techniquement possible !

            Ces bienfaits technologiques menacent la sphère privée de l’individu, c’est le côté inquiétant de cette évolution et le revers de la médaille.
            Face à la rapidité de l’évolution technologique, l’Etat de droit s’adapte tant bien que mal, légifère, réglemente, mais il aura toujours une longueur de retard sur les découvertes scientifiques et techniques. L’Etat ne peut pas tout, il ne peut réglementer l’usage d’une innovation technologique avant même que celle-ci ne soit développée. C’est un peu comme si l’on demandait à la force publique d’empêcher un délit avant que celui ne soit préparé.
            C’est aussi à l’individu en tant que citoyen, qu’il incombe de prendre ses responsabilités pour tenter de sauvegarder sa sphère privée.

            Conclusion provisoire :

            Dis-moi comment tu consommes et je te dirai qui tu es ...

            Cordialement !



            • El Nasl El Nasl 4 novembre 2008 14:26

               Je ne vois pas en quoi l’ipv6 empêcherait les FAI de proposer des ip dynamique aux clients quitte à payer un supplément . par exemple chez Orange aujourd’hui nous sommes obligés de payer pour avoir une ip fixe , peut être que dans quelques années nous payerons pour obtenir une ip dynamique .


              • Philippe Levasseur 4 novembre 2008 17:48

                Tout à fait d’accord avec toi, la mise en place d’un adressage IP dynamique permettrait un retour à l’anonymat de fait...


              • tAroue 5 novembre 2008 01:19


                C’est faux.
                Ca revient exactement au même.


              • anuck 4 novembre 2008 15:15

                @ l’auteur

                J’ai l’impression que vous nous faites un gros coup de parano. S’il est exact que votre machine à café ou votre téléviseur possedera une adresse IP, il n’est pas exact que n’importe qui puisse se connecter à cette machine à café. Pour la simple et bonne raison que vous M. X vous serez considéré comme un domaine avec votre IP flottante et que votre machine à café sera considéré comme un sous-domaine. Au niveau de l’accessibilité des adresses cela change complètement. Si vous êtes dans une entreprise que vous soyez en IPv4 ou bientôt en IPv6 vous pouvez très bien imprimer un doc à votre photocopieuse (qui à une adresse IP) même si elle est 2 étages en dessus ou même si vous n’êtes pas dans le même sous domaine. On vous donne une autorisation pour le faire et c’est très bien sécurisé. Sauf s’il a une autorisation le simple péquin habitant à Tokyo ne peut imprimer un doc à Tours même s’il connait l’IP du domaine.

                Maintenant quant aux bornes WiFi ou Wimax, il est bien clair que ce n’est pas la panacée et que trop souvent les gens oublient de bien se protéger.

                N’ayez pas peur, votre four que vous aurez programmé à 16 heures pour cuire votre roti ne sera pas cuit 3 fois parceque deux crackers vous auront piraté l’adresse IP dudit four.


                • Le chien qui danse 4 novembre 2008 16:02

                  C’est un peu la parano telle qu’elle est née dans les années 70/80. Et c’est quoi la liberté, la vie privée, savoir quels rideaux vous avez achetés, si vous lisez libé ou le figaro, si vous militez dans un syndicat ou un parti révolutionnaire, c’est sûr si vous allez sur des sites pédophiles ou terroriste ou si il est révélé à vos voisins que vous vous mettez des crics de bagnole dans l’fion ça risque de faire tâche dans le quartier.
                  La liberté c’est peut-être d’abord et avant tout être libre de nous-même, de nos peurs, de nos pseudos désirs et de notre (pseudo)éducation.

                  Merci quand même pour les informations techniques.


                  • olipointnet 4 novembre 2008 16:20

                    Quelque chose m’échape dans votre propos :

                    En quoi cela vous pose t il un probleme que quelqun sache ce que vous avez fait sur Internet ? La philosophie du web 2.0 est justement de nous permettre a tous de publier nos contenus, nos avis, nos sentiments en les signants et les revendicant.

                    Assumants tous ce que je fait sur Internet, je ne vois pas le soucis que me pose cette collecte d’information. Si un jour, des bruit de bottes se font entendre, alors, je serais pour l’anonyma, mais il ne faut pas construire nos société sur la peurs de l’avenir, sinon nous ne contruisons jamais rien


                    • Philippe Levasseur 4 novembre 2008 17:58

                      Ce n’est pas parce que tout le monde reste subjugué par le web 2.0. qu’il faut faire aussi le mouton de panurge. Quand on entendra les bottes se sera trop tard ! Il est temps d’y penser dès aujourd’hui et de prévoir, si c’est encore possible, des mesures d’anonymat collectif, comme le recours à un adressage IP dynamique systématique comme le proposait ici un lecteur...il y a d’autres solutions sur lesquelles je reviendrai probablement à l’occasion d’un autre article...
                      Un autre avenir existe, je le crois, en dehors du "tout technologique".

                      "Un homme avertit en vaut deux "

                      Philippe


                    • Mougeon Mougeon 4 novembre 2008 18:27

                      .
                      Personnellement, j’entends déjà le bruit des Bottes, et rien ne nous permet de penser que demain, on ne nous reprochera pas, avec effet rétroactif, ce qu’aujourd’hui nous faison sur le net.



                    • finael finael 4 novembre 2008 17:05

                      Sur Internet, comme presque partout d’ailleurs, l’anonymat n’est plus.


                      -  Cartes bancaires qui permettent de savoir ce que vous avez acheté, où et quand, cartes de péages autoroutiers ou de parking, téléphones portables répondant automatiquement aux demandes d’identification des bornes, micro-puces insérées dans les vêtements et objets usuels, caméras de "vidéosurveillance", etc, etc ...


                      -  Jamais les sociétés (états ou sociétés privées) n’ont eu de tels moyens de pistage.

                      Bien qu’on nous traite "d’anonymes" dans les médias, il y a belle lurette que nous ne le sommes plus.


                      • Philippe Levasseur 4 novembre 2008 17:45

                        Merci pour tous vos commentaires très intéressants...
                        Pour ceux qui le désirent, je les incite à consulter mon bouquin en téléchargement gratuit, qui va évidemment plus loin : http://membres.lycos.fr/vieprivee/

                        Et bien sur à en faire vos commentaires...

                        @ bientot, j’ai d’autres articles à partager.

                        Philippe




                      • jakback jakback 4 novembre 2008 17:29

                        a lire certains posts, des moutons sont prêts a être saignés.
                        je vous recoimmande la lecture de

                          Le maître des noms
                        Roman
                        broché

                         

                        • Forest Ent Forest Ent 4 novembre 2008 18:09

                          Article intéressant.

                          Je précise que l’état totalitaire n’est pas le seul risque des systèmes d’information : il y a également la perte d’infos, mais surtout l’usage personnel.

                          L’affaire Taser Vs Besancenot, après des centaines d’autres, a mis en évidence le fait que dès qu’il y a un fichier confidentiel, il y a des gens peu scrupuleux qui en vendent le contenu pour leur propre compte.


                          • Nova 4 novembre 2008 18:23

                            Avec les réseaux wifi, il suffit de se connecter d’un endroit public avec un portable (ou aller dans un cybercafé) et l’anonymat est garanti....ce qu’ont bien compris les terroristes d’ailleurs, tous les attentats ont été préparés sur internet.


                            • marignan155 4 novembre 2008 18:38

                              bien qu’intéressant l’article est incomplet, il manque tout un volet plus ou moins lié, celui de "l’internet des objets", c’est à dire des RFID
                              La question de base de l’article est finalement : "anonymat synonyme de liberté". Divisons l’espace en domaines :
                              celui où l’anonymat n’est pas possible : les achats par exemple, ma coiffeuse sait, d’après ses fiches, la date de ma dernière coupe de cheveux, amazon le titre des livres achetés, mon marchand de journaux les titres qu’il me met de côté et combien je lui laisse par mois
                              celui où l’anonymat doit pouvoir être levé par une autorité VRAIE et reconnue, selon des règles strictes (Code pénal ou Code civil)
                              celui où l’anonymat doit être partiel : pour participer à certains blogs ou forums, je suis prêt à fournir au gérant du site (webmestre) mes coordonnées
                              celui où l’anonymat est nécessaire : partout ailleurs si je le désire

                              Plusieurs problèmes avec le non-anonymat (partiel, adresse IP ou pseudo OU total, mes coordonnées civiles) :
                              L’exactitude des données (voir le taux d’erreurs dans le STIC)
                              La durée de conservation des informations (voir le tollé pour EDVIGE, dans la boîte où je travaillais, les données du trafic internet étaient conservée TROIS MOIS et protégées contre toute consultation indue, deux personnes y avaient accès)
                              La connaissance de ce qui est connu à son propre sujet (voir la société X qui notait à votre insu votre couleur de peau)

                              Quelques moyens de se protéger :
                              Utiliser les réglages des navigateurs pour effacer les cookies à la fin des sessions (RAPPEL : un cookie qui est stocké sur votre disque dur ne coûte rien à amazon, par exemple, tandis que enregistrer une adresse IPv6 a un coût de stockage chez eux)
                              Ne pas connecter au réseau ce qui n’a pas d’intérêt ou mieux n’y connecter que le nécessaire
                              Savoir que dès que vous êtes sur Internet, c’est comme être dans la rue, on peut vous voir (en Allemagne j’ai vu une affichette à la fenêtre d’un pasteur qui disait : Dieu voit tout, les voisins le voyent mieux)

                              Il n’y a pas moyen de tout protéger, cela est impossible, donc il faut faire le tri et séparer ce qui doit être protégé à son avis du reste (utiliser plusieurs pseudos selon les endroits où l’on va)
                              Surveiller collectivement qu’il n’y ait pas de rapprochement de fichiers (publics ou privés)
                              Lutter contre les dérives "fichiers", informations collectées, durées de conservation, échanges de données, vols de données
                              Lutter contre les dérives d’emploi (exemple vu aujourd’hui : au Royaume Uni le loi anti-terroriste (vidéosurveillance) est utilisée pour la chasse à ceux qui se débarassent mal de leurs ordures !)

                              Ceci au niveau des moyens, en n’oubliant pas que les gains de liberté doivent l’emporter sur les pertes, le domaine de la liberté évolue

                              Maintenant il faut remonter un peu dans le sujet : L’article termine par le mot "totalitaire". Si nous approchons d’un régime totalitaire, ce sera foutu. Jusqu’à présent ce type de régime l’était par la force. Il y a plus insidieux. Ces régimes ont toujours cherché à contrôler l’opinion publique, l’éducation des enfants, les médias, ouvertement. Les lobbys sont beaucoup plus discrets. La France d’en bas est cantonnée, géographiquement, économiquement et culturellement dans des déserts surpeuplés. La France d’en Haut se concentre dans des tribus multiformes solidaires.

                              Internet reste (ou mieux : devient) un espace pour confronter (et au besoin négliger) des idées, des initiatives (non à Edvige, même si c’est pas extraordinaire), des informations (attention : il faut apprendre à trier).

                              Conclusion : merci pour le rappel de certaines données (surtout le passage global à l’IP fixe pour plus de monde), je pars maintenant de nouveau voir le blog de mon député pour le relancer autant sur Edvige que sur une zone blanche ADSL


                              • Francis Francis 4 novembre 2008 18:42

                                A mon sens , cet article est à coté de la plaque à plus d’un titre
                                Précisons qu’internet recèle donc la possibilité, dans son infrastructure même et depuis sa conception, de tracer n’importe qui ou n’importe quoi, et ceci d’une manière d’autant plus paradoxale que cette traçabilité est quasi invisible aux yeux de l’utilisateur.

                                Vous parlez de "possibilité" de traçage, mais votre article incline clairement dans le sens de la parano. Je vais dans le sens inverse : rien n’oblige techniquement de procéder à un traçage systèmatique. En d’autres termes, ce n’est pas Internet qui est en cause, mais les législations qu’on y applique.

                                Par ailleurs, il ne me semble pas "paradoxal" de monitorer une connexion sur un réseau : la finalité première, originale, est d’assurer une qualité de service et d’éviter des pertes d’informations.

                                Egalement, DHCP dynamique ou pas, rien n’empeche de "spoofer" une adresse IP, et je ne parle même pas des proxys ou autres réseaux parallèles à la freenet. Grâce aux législations néototalitaires votées par le Parlement français en matière de protection de la propriété intellectuelle, ces réseaux vont voir arriver un grand nombre de nouveaux utilisateurs, garantissant leur adoption par le grand public, peu au fait de prime abord à ces enjeux et ne disposant pas des connaissances techniques suffisantes.

                                Enfin, qui dit multiplication des appareils communiquants, dit multiplication des portes alternatives d’entrées sur le réseau, et le temps n’est pas loin où on arrivera à pirater le frigo du voisin (et ne rigolez pas, je suis sur que ça finira par arriver !). Alors, bon courage messieurs les censeurs !


                                • Francis Francis 4 novembre 2008 18:44

                                  J’oubliais d’ajouter : rien n’oblige à faire appel à des appareils communiquants, ni de les laisser communiquer 24/24, une prise ethernet, ça se débranche, et comme pour les téléphones portables, il existe un bouton off ....


                                • nico235 4 novembre 2008 19:40

                                  Juste un petit dètail : l’IP spoofing ne permet pas de cacher son IP, contrairement a ce que beaucoup de gens croient,il faut impérativement avoir une adresse de retour valide pour qu’une communication bi directionelle soit possible. Sinon, je suis d’accord avec vous, le jour ou toutes les cafetières auront une adresse IP, la multiplication des portes d’entrées participera au fait que ceux qui voudront être anonymes pourront facilement l’être.


                                • nico235 4 novembre 2008 19:00

                                   Bonjour M. Levasseur !

                                   

                                  La multiplication des adresses IP alliée a l’ubiquité de réseaux très haut débit me semble un terreau fertile pour des outils d’anonymization extrêmement performants. 

                                   

                                  Aujourd’hui, il est difficile de trouver un serveur proxy rapide et fiable, seule réelle garantie de non traçage sur internet. Demain, ce sera sans doute monnaie courante, la seule contrainte réelle étant la bande passante.


                                  • seg 4 novembre 2008 19:10

                                    Bonsoir,

                                    Article intéressant contenant de sérieuses confusions techniques. IP est un protocole d’adressage et de routage logique (j’insiste sur le terme logique). IP version 6 rajoute de nouvelles fonctionnalités intéressantes, un espace d’adressage plus grand, de nouvelles options de routage afin d’accroitre la qualité du routage, mais en aucun ne facilitera l’espionnage de votre vie privée.

                                    L’anonymat sur Internet n’a JAMAIS existé. Il y a juste des multitudes de moyens pour prétendre être anonyme à divers degrés. Tout accés sur un serveur garde des informations. C’est comme ça. N’importe quel administrateur réseaux gardera des traces. Pas pour espionner, car les logs sont souvent de bons moyens pour chercher des problèmes dans un réseau.

                                    L’adressage dynamique des IPv4 par les fournisseurs n’est plus répandu chez tous les fournisseurs et depuis plusieurs années maintenant, pas mal de FAI allouent des adresses IPv4 statiques (Je suis dans ce cas depuis au moins 6 ans). De plus, que ce soit statique ou dynamique, il y a toujours une trace de vos connexions. ça n’a jamais été un gage d’anonymat.

                                    "Chaque fois qu’un internaute se connecte à un site web,"

                                    Je corrige : Chaques fois que vous vous connectez à un serveur distant en passant par n’importe quel type de fournisseur et quelque soit le service (web,ftp,irc,mail, ntp, la liste est longue), vous laissez des traces et, à défaut de me répéter, que vous ayez une adresse IP statique ou dynamique. IP n’est qu’un protocole parmis un grand nombre. Et Internet, ce n’est pas juste des sites web.

                                    Votre article ne dit absolument rien de nouveau et je le trouve vraiment parano car c’est un mélange de tout et n’importe quoi qui stygmatise juste le passage à une version supérieur d’un protocole qui continuera d’exécuter les même taches. IPv6 permettra à un plus grand nombre d’appareil de se connecter et ajoute de nouvelles régles de routage. Rien de plus ...

                                    A mon sens le problème de l’anonymat sur Internet est plus d’ordre juridique (droit de regard des logs d’un FAI par un tiers, temps de conservation des logs du FAI, interdiction de site d’un type spécifique imposé par l’état au FAI, les problèmes avec les P3P ...) . L’aspect technique n’a aucun rapport avec la vie privée et l’anonymat.

                                    Internet est juste un outil parmis tant d’autre, il faut réglementer son utilisation ... et ça, c’est pas gagné :p

                                    Bon ben premier post sur agoravox. J’espère ne pas me faire pourrir hihi.




                                    • nico235 4 novembre 2008 19:25

                                       Bienvenue ! Moi ça fait juste deux jours et autant de posts, et franchement, les gens ont l’air plutôt cool et intelligents par ici. 

                                      Sinon, je suis tout a fait d’accord avec vous, IPv6 ne nous rendra pas plus traçable sur le net que maintenant. Je vais redire la même chose, mais a mon avis plus un réseau est vaste et rapide, plus il offre d’opportunité d’anonymat.


                                    • El Nasl El Nasl 4 novembre 2008 20:49

                                      Bonsoir seg ,

                                       il y a deux types d’anonymats , l’anonymat relatif (vis à vis des particuliers et privée ) et absolu (vis à vis de la justice ou organisme étatique ) .Ce qui est important n’est pas l’anonymat absolu mais relatif , et l’ip dynamique y contribue enormément . L’exemple classique d’une personne qui possede une ip fixe .
                                       - Elle participe à des newsgroups et postule pour un emploi . Le drh demande un courriel , il obtient ip fixe du candidat ,après une petite recherche (qu’il delègue ou pas ) il est capable de connaître les centres d’intérêts réels (et pas ceux du cv) ,les opinions politiques , religieuses , l’orientation sexuelle etc .
                                        - Cette personne aime bien visiter certain sites marchands . Normalement pour que la navigation soit tracée ,il faut un cookie et pour être identifié il faut se connecter . Avec une ip fixe , le site n’a presque plus besoin de ces informations pour profiler la personne même si elle ne se connecte pas . Il suffit jsute d’arriver sur le site pour être identifier !! 
                                       - elle discute sur un forum , bisbille avec un autre contributeur(pire avec l’administrateur du forum ) qui obtient votre ip fixe . Pas besoin pour lui d’essayer de vous pourrir tout de suite , car avec l’ip fixe il sait définitivement "où vous chercher " et peut prendre son temps pour parvenir à son oeuvre . 


                                      Pour moi l’ip fixe c’est le mal absolu pour les particuliers (sauf ceux qui s’y connaissent et qui ont besoin d’une ip fixe pour monter un petit serveur ) . Je peux comprendre que d’un point de vue technique ,c’est plus utile , plus économique pour certain FAI ,mais pour l’internaute lambda c’est plutôt dangereux .

                                      En tout cas , je fuirai systèmatiquement tout FAI qui impose l’ip fixe




                                    • seg 4 novembre 2008 21:55

                                      Je partage votre point de vue. Il est vrai que cela peut embarrasser certaines personnes. Heureusement que les proxys existent ;)
                                      Je pense malheureusement que nous évoluons vers le ’tout ip fixe’ . Peut-être l’ip dynamique deviendra payante (ce sera le comble !!!). 
                                      Toutefois je conçois que les deux devraient être proposé au clients des FAI.


                                    • super_poilu 5 novembre 2008 14:06

                                      Bonjour,

                                      je trouve le commentaire de Seg très juste : en effet je ne comprends pas en quoi le passage de l’IP v4 à l’IP v6 pose un véritable danger pour nos libertés. La question n’est pas là.

                                      Les communications sur Internet ne sont pas plus anonymes avec IP v4 qu’avec IP v6 (ou qu’avec une IP fixe ou dynamique) !!!

                                      La véritable question est au niveau juridique sur l’importance que l’on accorde à l’adresse IP comme donnée personnelle et confidentielle.

                                      Je m’explique : pour déterminer l’identité de quelqu’un à partir de son adresse IP il faut passer par son fournisseur d’accès Internet (FAI) et ce quelque soit la version du protocole IP ! Autrement dit, c’est là qu’est le vrai enjeu aujourd’hui : jusqu’où cette donnée ne doit pas être divulgée et à partir de quand l’accès à cette association adresse IP <=> identité réelle peut être fournie.

                                      Pour prendre un exemple : je poste sur Agoravox (AV) un message diffamatoire, AV a enregistré l’adresse IP à partir de laquelle j’ai posté ce message.

                                      - Soit AV veut bloquer les posts depuis cette adresse IP et là effectivement une adresse IP dynamique pourrait me permettre de reposter des messages sur le site, mais cela reste très limité car on voit bien que cela ne pénalise que les IP fixes et surtout n’évite pas à l’auteur de reposter depuis un autre ordinateur (donc avec une autre adresse IP) ou en passant par un (ou plusieurs) proxys. Il est plus efficace dans ce cas de bloquer le compte utilisateur.

                                      - Soit le propos est suffisamment grave pour qu’AV veuille entamer une procédure contre moi, et dans ce cas pour m’identifier il utilise l’adresse IP que j’ai utilisé et qu’il a enregistré, et fait une demande d’identification à mon FAI qui peut m’identifier quelque soit le type d’IP que j’utilisais (statique ou dynamique) car les FAI ont obligation de garder les logs de connexions pour pouvoir justement déterminer qui s’est connecté quand et avec quelle adresse IP.

                                      J’ajouterai en remarque que de plus en plus de gens utilisent une adresse IP fixe grâce aux progrès de l’ADSL et du dégroupage.

                                      En conclusion, l’anonymat sur Internet est un mythe qui a la vie dure. La vraie question est au niveau juridique, législatif.
                                      Maintenant techniquement il existe des moyens de rendre très difficile la tracabilité sur Internet (mais pas impossible) avec des exemples comme Tor (pour le web) ou Freenet (pour le P2P).



                                    • Daniel Roux Daniel R 4 novembre 2008 19:51

                                      Même un paranoïaque peut se faire agresser.

                                      Le problème posé est celui du respect de la vie privée. Il ne s’agit pas de protéger le délinquant qui utiliserait le réseau pour exercer ses coupables activités. Donc, une police du réseau est inévitable parce que nécessaire ici comme ailleurs. Une police officielle avec des procédures et agissant sous le contrôle de la justice et non pas pour des officines douteuses.

                                      Maintenant, il serait temps de rendre illégalle la collecte insidieuse d’informations confidentielles et privées par des individus et des sociétés. C’est le rôle de l’Etat que de protéger les citoyens contre ces délinquants.

                                      N’imaginons pas que nous sommes à l’abri de déviance du pouvoir politique. Il suffit pour s’en convaincre de constater la désinvolture avec laquelle Sarko bafoue la Constitution en s’arrogeant tous les pouvoirs. Il es remarquable qu’il puisse le faire en toute illégalité sans être inquiété, ni poursuivi par la justice.

                                      La Loi est nécessaire mais pas toujours suffisante lorque ceux qui sont chargés de la faire appliquer ont peur ou sont complices.



                                      • Marc 4 novembre 2008 20:55

                                        @l’auteur
                                        "à dater de la mise en route d’IPv6 on pourra connaître quel appareil s’est connecté au réseau et donc très vite remonter à son utilisateur."

                                        Sur Internet, chaque internaute est identifié par une adresse Internet ou "IP externe"(*) attribuée en principe par son fournisseur d’accès. Et à chaque connexion d’un internaute sur un serveur web, son adresse IP est conservée dans les logs du serveur / site web. que ce soit une adresse IPv4 ou une adresse IPv6.

                                        Que ce soient des IP fixes ou des IP allouées dynamiquement, les adresses allouées pour les nouveaux terminaux que vous évoqués (électroménager, portable, PC, appareil photo, etc.) sont des IP locales (en haut-débit, ces appareils ce situent derrière votre routeur et appartiennent à votre sous-réseau). On peut toujours céder à la parano et imaginer de nouveaux lecteurs mp3 munis d’une adresse IP révélant nos goûts musicaux .. .. ou un téléphone IP révélant notre réseau de contacts. Mais ce n’est pas le changement de techno. IPv4 vers IPv6 qui le permet 

                                        "internet recèle donc la possibilité, dans son infrastructure même et depuis sa conception, de tracer n’importe qui ou n’importe quoi"

                                        Là, je ne vous suis pas. Pouvez vous détailler ? Je pense au contraire que c’est justement parce que tout est n’importe quoi n’est pas traçable comme cela.
                                        Et c’est sans doute pour cela que TCPA et Palladium ont été inventés. Ces technos permettraient de vérifier que les logiciels et autres données présents sur vos appareils électroniques sont bien conformes à ce qui est jugé moralement acceptable. Plus proche de nous, le gouvernement nous a concocté une super loi Hadopi avec laquelle la CNIL craint un risque de surveillance individualisé de l’utilisation d’Internet
                                        Nous voilà là bien loin de risques liés à l’IPv6 mais comme vous l’avez souligné, "une véritable révolution de la philosophie d’internet et de son concept fondamental de liberté" est en marche.

                                        Et les décisions en la matière depuis que super Sarko. s’y intéresse au sujet (c’est à dire depuis 2005 et la loi DADVSI selon certaines sources) me rendent plutôt pessimiste.

                                        Enfin, ayons confiance .


                                        (*) Une IP externe correspond à une adresse visible sur internet, par opposition à une adresse interne, uniquement visible sur un réseau local.


                                        • HELIOS HELIOS 4 novembre 2008 23:28

                                          Bonsoir... voila un lot de messages interressants a lire. Puis-je apporter ma petite contribution :

                                          D’abord, la connection entre deux machines n’est pas une connexion qui possede un debut eu une fin mais c’est une connexion au coup par coup. Par exemple quand vous vous connectez a AVox, vous obtenez la page f’accueil et votre connection est terminée... si vous cliques sur un article, vous obtenez la page de l’article et c’est tout... pour pouvoir mettre en place un suivi, le serveur d’Avox vous "colle" un cookie appelé "de session" qui va avoir une durée raisonnable et permettre de ne pas vous re-identifier a chaque fois... mais il est toujours possible de refudser ou d’effacer les cookies (téléchargez par exemple ce petit freeware, il y la version IE et Firefox : www.nirsoft.net/utils/iecookies.html

                                          Ensuite l’adresse IP est une adresse LOGIQUE, attribuée a un routeur, un PC et bientôt un micro-onde et tout ce qui va se connecter sur le reseau des reseaux. Mais cette adresse logique sous tend qu’il y a une adresse PHYSIQUE... electronique dirons-nous, elle s’appelle adresse MAC et elle est unique quasiment pour tout ce qui se connecte. Si les protocoles d’echanges de données entre les divers noeuds du reseau maillé qu’est internet vehiculent les adresse IP... le dernier routeur connait lui le couple IP/MAC pour communiquer. Le passage a IPV6 ne change rien a ce mecanisme.

                                          Le developpement d’IPV6, bien que susceptible d’adresser tous les appareils connectables de la planete et d’ailleurs il n’en reste pas moins que les contrats d’acces conclus avec les FAI attribuent 1 adresse logique a un client et une seule (et rien ne dit qu’elle sera fixe), libre a lui d’installer directement son PC ou de brancher un routeur ouvrant sur un ou des sous reseaux. Les plages d’adresses IP en IPV6 sont déjà connues pour cette architecture. seul votre routeur ou modem-routeur connaitra l’adresse MAC de votre micro-onde. Cela ouvre les porte a des applications insoupsonnées dont certaines commencent a apparaitre (re-appro du frigo, temps de cuisson du produit au four, jusqu’au delestage electrique entre phases... sans oublier les relevés de compteurs)

                                          Savoir si ces progres sont bons, tout le monde va avoir un avis, evidement, mais cet avis est "coloré" par la culture, l’experience, et les compétences bien sur. Ce qui est sûr, si aucune grande catastrophe n’arrive d’ici là, c’est que dans une cinquantaine d’années le monde aura variment changé et le "domicile" sera vraiment "convivial" pour ceux qui en auront les moyens. Ce ne sont pas les atteintes a la vie privée qui sont importantes a analyser car celles ci sont naturellement contextuelles. Ce qu’il faut garantir, tient en deux concepts importants qu’il faut a mon avis defendre bec et ongles :


                                          — - la neutralité d’internet (en fait la neutralité des réseaux et des appareils qui le composent. Imaginez un peu que les routeurs ne routent pas les flux qui ne leurs coniennent pas). Cette neutralité commence a être mise a mal, et on comprend tout de suite que le gouvernement, a travers HADOPI, se fiche eperdument des majors de l’entertainment, des artistes, de la musique ou du cinema. Ce qui l’interresse, c’est de preparer la mise en place d’une autorité de contrôle (et qui dit controle dit repression, ici cela s’appelle censure directe ou indirecte). je suis pret a parier que les députés européens ne vont pas tarder a revenir sur leurs bonnes intentions, car TOUS les gouvernements vont y venir.


                                          — - le droit a "l’intimité etendue" de la personne dans le contexte des droits de l’homme. Ne revons pas, les machines et le reseau a vocation a conserver TOUTES les informations dont il a connaissance, tant au niveau du transport que du contenu. Comme il est donc impossible de l’empecher de garder tout ça, il faut donc mettre en place les solutions qui permettront d’anonymiser au mieux et de verrouiller la diffusion de ces informations. Anonymiser ce’st peut etre la tache la plus facile... car verrouiller la diffusion sera evidement plus complexe en regard des interets mis en jeux. c’est en cela qu’HADOPI est une vrai horreur car elle pose les bases d’une exposition des sources et destination des echanges.

                                          L’avenir, basé sur ce qui se fait déjà aujourd’hui, permet sans connaitre les sources, de "profiler" des utilisateurs et de ratacher ensuite DES LES PREMIERS ECHANGES l’auteur de nouvelles communications, un peu comme dés le décollage d’une fusée intercontinentale, on sait ou elle doit arriver. Pour que ces possibilités ne se developpent pas de façon anarchique il est imperatif de respecter ces deux critere (neutralité du tuyau, cantonnement des infos recueillies).

                                          A ce niveau, vous voyez que IPV4 ou IPV6, peu importe... votre compagnie d’assurance ne connaitra pas plus votre diabete par la quantité de sucre que vous avalez grace a la tarte dans le micro-onde que grace a votre achat de kilos de sucre payés avec votre carte pass dans le grand supermarché a la sortie de la ville. Il est important que les données ne circulent pas entre les ordinateurs de Carrefour et d’Axa par exemple, bien qu’il soit imperatif que rien ne filtre ces echanges .

                                          Nous sommes face a un defi pour plusieurs siecles, un peu le defi que les grecs ont lancé lors de la mise en place de la democratie. De nombreuses aventures, des avancées, des reculades... pour fiinir sur des detournements... mais globalement il FAUT que cela avance dans la bonne direction... ; autant s’y prendre tout de suite, on gagne du temps.

                                          Oups, j’ai été long encore... merci pour les courageux qui m’auront lu jusqu’au bout.


                                          • mcarmen 5 novembre 2008 10:07

                                            Pour tester votre visibilité sur internet et notamment sur les réseaux sociaux, voir http://actu.abondance.com/2008/10/123people-un-moteur-de-personnes-qui.html.
                                            Bien qu’assumant mes recherches et opinions, il m’a été désagéable de voir la rapidité avec laquelle on peut profiler quelqu’un, fut-ce d’une manière très imparfaite.


                                            • PtitLudo PtitLudo 5 novembre 2008 11:18

                                              Il y en a qui parlent de parano, n’ont-ils jamais reçu dans leur boîte aux lettre des publicités avec leur nom et adresse, dont on ne sait pas d’où les annonceurs les ont obtenus ?

                                              Si ce n’est pas le cas alors on ne doit pas vivre dans le même monde ... Personnellement depuis un moment je refuse toute proposition de cartes de crédit, fidélité, etc .... Car si pour gagner 50cts d’€ sur mon prochain achat, je dois retrouver je ne sais combien de pubs dans ma boîte aux lettres, non merci !

                                              Internet je connais depuis 1992, au début c’était sympa, universitaire, un lieu d’échanges désintéressés, mais depuis que les gens "qui nous veulent du bien" ont mis leur nez dedans, ça tourne de plus en plus mal, un peu comme quelqu’un qui vous aborde dans la rue, au début, un peu naïf vous répondez, et 2mn après la personne essaye de vous refourguer un truc ...

                                              C’est pas de la parano ça, à Paris on y a droit à quasiment tous les coins de rues. Résultat, personnellement, je ne m’arrête même plus, et tant pis si c’était juste quelqu’un qui voulait demander son chemin.

                                              J’ai dévié un peu du sujet mais c’était pour faire un parallèle peut-être plus causant pour le commun des mortels que des histoires d’@IP v4, v6, etc ...

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