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Accueil du site > Actualités > Technologies > La caverne de Schrödinger : le « réel quantique » n’est pas voilé ; (...)

La caverne de Schrödinger : le « réel quantique » n’est pas voilé ; il est « dé-formé »

La mécanique quantique occupe une place éminente parmi les disciplines scientifiques mais elle reste pour l’essentiel une énigme. Elle est redoutablement efficace pour prédire les résultats expérimentaux mais comme l’a suggéré Feynman, avec le style facétieux qu’on lui connaissait, personne ne comprend la mécanique quantique et celui qui prétend savoir de quoi il s’agit n’a rien compris à la physique quantique. Le meilleur exemple de précision reste sans doute le calcul de fréquences d’émission lors des transitions énergétiques de l’hydrogène. Une précision qui va bien au-delà du milliardième et qui découle des calculs précis effectués à partir de l’électrodynamique quantique. Feynman aime citer la mesure du moment magnétique de l’électron anormal, lui aussi mesuré avec la précision d’une distance New York Los Angeles à l’épaisseur d’un cheveu près, 2.00231… valeur due aux corrections de la QED et dans la réalité, s’explique par les effets du vide quantique. Les équations de Schrödinger et de Dirac ne suffisaient pas. J’ai longtemps pensé que la mécanique quantique pouvait être interprétée comme une représentation cryptée des réalités matérielles mais depuis peu, un doute a envahi mon esprit. Ce dont on ne doute pas, ce sont les processus microphysiques et les paramètres observables. Ensuite, toute cette artillerie mathématique avec les états quantiques, les opérateurs, les fonctions d’onde et autres espaces infinis de Hilbert et de Fock. Mais la réalité semble nous échapper alors que je n’adhère pas à la thèse de Bernard d’Espagnat sur un réel qui serait voilé et donc une mécanique quantique qui ne livrerait qu’un aspect parcellaire de l’univers matériel. Ce qui nous ramène à Kant et la chose-en-soi inconnaissable mais dont on peut s’approcher avec les observations quantiques. Une autre analyse que je tiens pour importante a permis d’extraire à partir du formalisme quantique une méthode de conceptualisation du réel (M. Mugur-Schächter, L’infra-mécanique quantique, Dianoïa, 2008). Sous réserve d’une étude approfondie, on peut y déceler une démarche épistémologique parallèle à l’investigation phénoménologique. Avec une différence de taille, la conscience est mise hors jeu au profit d’une toile mathématique dont on extrait un dispositif épistémologique. Ce qui fait de la mécanique quantique une interface cognitive entre un réel matériel avec ses processus élémentaires extraits de l’expérimentation et l’activité formalisante du scientifique.

Maintenant, intéressons-nous à ce que nous dit, ou alors nous cache la physique quantique. De quoi est fait le réel ? Quelles sont ces particules, les unes fermions, les autres bosons, les unes avec un spin demi-entier, les autres, un spin entier ? Que sont les champs quantifiés ? Et les états quantiques ? Une de mes interprétations a pu déceler une « ontologie de l’atome » où forme et énergies sont liées et où la forme est surdéterminée. D’autres investigations m’ont conduit à envisager un réel dédoublé, comme le fit Roger Penrose en scindant le monde quantique en deux domaines, celui des fonctions d’onde et celui des observations. De mon côté, je dédoublais le réel en un champ d’expression et un domaine sous-jacent, le champ du Procès, qui est cause de l’expression. Tout en prêtant à la mécanique quantique une hégémonie épistémologique la plaçant comme dispositif ontologique capable de nous dévoiler quelques énigmes sur le vivant. Des explications allant évidemment au-delà des conceptions molécularistes et génétistes. Je suis convaincu que des explications non conventionnelles sont envisageables mais comme je l’ai suggéré précédemment, un étrange doute m’a envahi et cette mécanique quantique semble m’échapper et nous égarer. Je me demande même si au lieu de parler de réel voilé il ne faudrait pas envisager comme hypothèse celle d’un réel faussé, falsifié. Ou pour le dire avec un sens un peu différent, une irréalité observée. Cette troublante expression signifie en fait que ce n’est pas le réel que la physique quantique observe mais une sorte de réalité fabriquée par l’expérimentateur avec ses appareils de mesure et surtout, les artifices technologiques utilisés dans les accélérateurs de particules. Cette irréalité ne serait-elle pas alors le signe d’un monde matériel déformé par l’expérience ? Un peu comme une toile élastique sur laquelle on tire et qui se manifeste comme des bouts de ficelle aux contours bien définis. Mais lorsque le réel n’est pas observé, ces bouts de ficelle sont tissés selon un mode propre qui n’a pas forcément de rapport avec les ficelles extraites de la toile, autrement dit les processus microphysiques.

Ces considérations préliminaires et très lacunaires pour l’initié quantique ouvrent la porte vers une hypothèse que chacun pourra évaluer et même juger. Le monde quantique observé est un monde dé-formé, extrait comme une expression d’un monde in-formé. Dé-formé signifie exprimé et si l’on veut, en relation avec la question de l’entropie mais ne compliquons pas. Pourquoi alors cette hypothèse ? Juste une extrapolation spéculative qui réunit un bon nombre de pensées sur la nature et qui au bout du compte, se conçoit aisément. Il suffit de dédoubler la réalité en un monde de la cohérence quantique et un monde, observable, de la décohérence. Les formalismes et les expérimentations fournissent maintenant les bases pour effectuer cette conjecture spéculative. Le monde cohérent est celui de la surdétermination de la forme, il est in-formé et sans doute ordonné par des règles strictes spécifiant une sorte d’harmonie mais qui peut être troublée par le chaos du monde exprimé celui de la décohérence, car les deux mondes interfèrent (à prévoir aussi un éventuel « chaos subquantique »). Le monde observable dé-formé s’inscrit dans la trame mathématique du monde structuré par la théorie quantique. Une étrange correspondance se dessine avec les notions de « nature naturante » et de « nature naturée » qu’on trouve dans les écrits alchimiques de la Renaissance. Cette coïncidence n’est pas fortuite. Il y a bien un lien entre ces deux domaines de la connaissance et une correspondance assez éclairante. Le monde in-formé qui exerce une efficience et se donne en se dé-formant aux observateurs quantiques mais ce n’est qu’un détail car le principe de la forme naturante trouve sa justification dans la compréhension du vivant. Ira-t-on jusqu’à concevoir une nature calculante et une nature calculée. Et pour aller encore plus loin, que penser de la déformation de l’espace-temps par les masses dans la cosmologie relativistes. Ces conjectures devraient se régler dans une possible super théorie de l’entropie.

Je savais qu’en rencontrant le mur quantique, il ne faudrait pas le casser pour aller plus loin mais simplement le contempler, et c’est ainsi qu’il disparut pour ouvrir l’horizon vers la compréhension de l’univers. Quelques détails certes, mais au moins, sommes-nous passés de l’autre côté de la caverne sensible et phénoménale. En jouant sur une spéculation fondée sur le formalisme quantique. Cette thèse d’un monde observable dé-formé n’est pas sans évoquer une vieille conception, de Platon à Plotin, sur le monde sensible interprété comme monde « dégradé » et opposé au monde des intelligibles. Mais n’allons pas introduire de malentendu, l’idée d’un monde observable dé-formé prend un sens précis dans le contexte de « l’interprétation quantique » du monde phénoménal. Un peu de poésie. Le champ observable, c’est un peu le voile de la matière, le « masque » du monde, à la fois d’une beauté aveuglante et d’une inquiétude mystérieuse ; mais derrière le masque, d’autres réalités, encore plus étonnantes et plus belles, se dessinent et peut-être l’âme du monde derrière le masque quantique…

Le masque est donc tombé, ce qui renvoie à la caverne de Platon, non pas expérimentée par la conscience mais décelée dans la mécanique quantique. Je serais tenté de la nommer caverne de Schrödinger. Pour bien expliciter cette thèse, il faut considérer le monde des observables en lui reconnaissant un ensemble de règles très contraignantes faisant que la dé-formation du réel reste formalisable tout en ajoutant un second monde, celui de l’in-formation, qui a un lien avec la cohérence des états et sans doute avec une formalisation pouvant inclure la chromodynamique quantique. L’interaction forte joue un rôle qui pour l’instant n’est pas établi. C’est celle qui est la plus contrainte formellement. Les contraintes du monde observable sont sans doute dépendantes du champ électromagnétique et électrodynamique quantique. (Entre les deux, il faut « caser » l’interaction faible, celle qui est la moins contrainte et sans doute le ressort de l’entropie physique et de l’invention autant que du chaos mais je tiens aux parenthèses car là, c’est de la spéculation de haute voltige). L’enjeu de la physique à venir sera de concevoir cet univers de l’in-formation, avec ses cohérences, intrications et « calculs quantiques ». En me répétant, c’est une question d’entropie mais reformulée de manière radicale.

La science entre dans un domaine inconnu. Mais les scientifiques peinent à se libérer du connu et des idées convenues. C’est ce que suggère Vlakto Vedral dans son livre Decoding reality, non sans quelque ironie, citant un bon mot de Maslow sur les gars qui, ne disposant que d’un marteau, finissent par voir tous les problèmes comme des clous. J’irais plus loin dans cette allégorie en suggérant qu’en n’utilisant que des chandelles, on éclaire le monde avec la pénombre, alors que si l’on use de fusées chargées de poudres, on réalise un feu d’artifice. C’est cela finalement le sort de la caverne de Schrödinger, sortir du monde dé-formé pour entrer dans l’univers des feux d’artifices de l’in-formation calculante qui ne serait autre que le monde de la Création de Jean Scot et le « mystère de l’univers ». Ce n’est pas Vedral qui me contredirait sur ce point (j’ai reçu son livre et vous en parlerai prochainement).

 


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59 réactions à cet article    


  • Shawford Shawford42 22 février 2013 10:01

    Y’a deux solutions pour moi.


    Soit Dugué est complètement hermétique aux échanges passionnants que se livrent en son absence moults commentateurs brillants sous ses fils, et dans ce cas là, il a des talents médiumniques.

    Soit il n’en dit rien mais éponge bel et bien le tout pour en tirer le suc pour ses articles à venir.

    Mais dans ce cas là je dis Achtung : easy en particulier doit recevoir sa part de royalties livrées sous forme d’actions de la SCI « Dugué Cenotape and Associates » pour ce qui concerne la Caverne smiley

    • Bernard Dugué Bernard Dugué 22 février 2013 10:42

      C’est la troisième solution qui est la bonne

      Je suis très attentif à la réception de mes thèses mais trop souvent, le sujet est pourri par des trolls autres narcissiques qui viennent se donner en spectacle, narguant et ricanant, dénigrant et hélas, se servant de cette plateforme pour exposer leurs galimatias (suivez mon regard vers les billets précédents)

      Je ne tire que rarement du suc mais j’apprécie certains commentaires s’ils sont constructifs, ce qui arrive mais pas assez souvent à mon goût, figurez-vous que l’ai entre les mains le bouquin de Verdal et là, il y a matière à réfléchir. Pour l’instant, je m’initie au vaudou pour essayer d’éloigner les trolls qui hantent déjà la Toile

      à bon entendeur

      salut !


    • Shawford Shawford42 22 février 2013 11:01

      Je vous comprends fort et clair Monsieur Dugué.


      Figurez vous seulement, et cela me stupéfait que cela ait pour vous échapper après 7 ans de présence participative active sur Agoravox, que cet espace qui vous héberge a pour caractéristique principale d’être un forum ouvert mêlant auteurs ET commentateurs.

      Et a priori vous n’avez pas droit de vie ou de mort ou même de privilège particulier à avoir sur la tournure des débats qui se déroulent sous vos fils en dehors du respect de la charte de modération du site, comme il se doit.

      Souffrez donc que les trolls puissent suivre leur cours, sachant que vous devriez tout aussi bien savoir que l’on est toujours à un moment ou un autre le troll d’un autre.

      C’est dit sans acrimonie contrairement à votre humeur peu badine de ce matin ; vous me direz vous participez ainsi pour une fois au débat, c’est déjà fort louable.

      Au demeurant et en suivant votre regard, j’eu été fort aise en temps et en heure, pour ma modeste part et contribution, que vous me signifiez ce que vous entendiez alors par galimitia.

      J’eu été fort enclin à pouvoir derechef vous répondre trait pour trait de la façon la plus urbaine et constructive possible.

      Je compte sur vous pour être au rendez vous la prochaine fois que cela se produira.

    • Bernard Dugué Bernard Dugué 22 février 2013 11:12

      Voici un copié de galimatia qui vient placé sur un billet précédent. Vous y remarquez que notre professeur Pécuchet est fort savant et se permet de corriger Bohr en personne

      Donc Niels Bohr arrive et dit « nous avons des niveaux d’énergie, il ne faut pas penser comme dans le monde réel ». De fait le modèle actuel n’est pas réaliste, il ne décrit pas notre monde.

      "C’est quoi une bande d’énergie ? C’est un lieu ? Où est-il, ce lieu ? Mystère... En physique, une chose se déplace de lieu en lieu. En quantique, elle se déplace de non lieu en non lieu ! Donc je trouve le modèle de Bohr assez étrange, car il ne contient qu’une conception frelatée du concept de Lieu. Ceci est donc bel et bien une vue de l’esprit, celui de Niels Bohr. Pourquoi compliquer ainsi à dessin et rendre flou ce qui a besoin d’être éclairci ? Oui il y a des charges dans des lieux. Ces charges, ordonnancées de manière propre au composé chimique, selon sa phase thermodynamique, oscillent autour de leur position d’équilibre lors du passage d’un rayon de lumière. Pourquoi ? Parce que la lumière, en un lieu, c’est justement l’oscillation d’un dipôle, comme le montre toutes les antennes. Qui dit oscillateur dit fréquence de résonance. D’où le spectre et ses harmoniques. C’est pourtant très simple, tout est déjà là et déjà cohérent. Mais la formulation alambiquée du problème par Bohr vous empêche de le voir. Oubliez ces niveaux d’énergie. Ce ne sont pas des vrais lieux. Qui a réussi à toucher un « niveau d’énergie » ? Où sont-il ? En vérité, les niveaux d’énergie n’ont rien de physique. Certes ils permettent de représenter d’une certaine manière ce qui se passe. Mais ce qui se passe ne leur correspond pas."


    • Shawford Shawford42 22 février 2013 11:23

      Dommage que n’ayez pas mis le lien vers le commentaire lui même.


      Ce qui m’aurait très sincèrement fort intéressé c’est de savoir, c’est si quelqu’un à la suite a remis à sa place l’impétrant, et à défaut si vous même avez alors pris la peine de venir amener les réserves correctifs nécessaires.

      Car tout imbécile prétentieux, etc, etc, que vous puissiez le considérer, il a pris la peine, lui, de venir éclairer votre article de ses lumières.

      La civilité et le meilleur moyen a priori de tenir les débats qui se déroulent sous ses fils, c’est d’y contribuer soi même pour la part que l’agora elle même ne peut pas faire à la place de l’auteur

      à bon entendeur, à tout de suite smiley

    • Gollum Gollum 22 février 2013 13:39

      Ben moi j’ai tout de suite reconnu la prose de ffi..  smiley ffi est un cas assez particulier de bonhomme qui voudrait absolument que le réel soit compréhensible et surtout qu’il daigne bien vouloir respecter le désir de ffi d’être conforme à son perçu, son ressenti..


      D’où refus d’une dualité paradoxale comme onde/corpuscule, refus d’un temps et d’un espace relatif comme le veut Einstein, refus de l’évolutionnisme parce que pas d’expérimentation possible. Tout en accordant crédit par contre à la Bible et cela les yeux fermés. La Bible parle donc de Création des espèces donc il n’est pas question de contredire cela. D’où tout un tas de contre-arguments qui n’ont pas de réels valeurs, mais notre ffi ne s’en aperçoit pas et n’en a cure..

    • Shawford Shawford42 22 février 2013 17:37

      En en retenant exclusivement que la dernière phrase conlusive de votre commentaire, Gollum, je serai effectivement fort désireux pour ma part de connaître l’avis de l’intéressé ffi lui même sur le sujet smiley


    • ffi ffi 23 février 2013 08:15

      C’est trop d’honneur.
      Mais Gollum déforme un peu...

      Je n’ai pas l’ambition d’expliquer le monde du début à la fin, pour en découvrir l’âme, la substance universelle, car je sais que je n’aurais en définitive jamais de preuve : je ne peux pas faire rejouer le film de la genèse du monde...
       
      En tant que physicien, je m’intéresse à comprendre l’existant, présent devant mes yeux, à comprendre comment il fonctionne. Mais à la question de savoir, pourquoi l’existant est-il devenu tel qu’il est, je sors mon Joker : c’est le fruit de l’acte de création de divin.
       
      C’est pour moi une manière commode de distinguer entre ce qui est de l’ordre de la mythologie et ce qui est de l’ordre de la physique. Je n’ai pas l’intention de marcher sur les « plate-bandes » de Dieu. Je ne veux pas créer une religion, ni une mythologie.

      Je veux juste faire de la physique, comprendre l’existant.
       
      Sinon, je tomberais dans les dérives à la Dugué, à me considérer tel le grand prêtre, le prophète des adorateurs de l’Un, à sonder les entrailles des équations mathématiques pour spéculer sur les fins et l’origine du grand Tout, afin de trouver l’Âme du monde.

      Dugué est entré en science comme en religion.

      Il appelle cela « épistémologie », moi j’appelle cela gnosticisme...
       
      Cela dit, au moins ça permet de discuter de physique sur AV.

      Pour le lien vers la discussion citée : voir ici.


    • Shawford Shawford42 23 février 2013 08:27

      Une discussion d’une rare correction, comme j’en ai rarement vu sur AV et a priori de haute facture sur le plan académique (mais là je serais bien incapable d’en juger depuis mon ignare position de juriste).


      Elle aurait sans conteste et à mon avis (la médiation c’est plus mon rayon, fonction de ma formation susdite) mérité que l’auteur de l’article vienne y apporter ses lumières, je dirais même que son absence alors était tout autant inepte qu’indécente, et surtout irrespectueuse en temps qu’hôte des lieux où ce tenait ce débat.

    • Shawford Shawford42 23 février 2013 08:36

      Oups : en tant que... se tenait... la syntaxe n’est pas au rdv chez moi ce matin


    • ffi ffi 23 février 2013 09:14

      En fait, Mr Dugué, savoir comment est constituée la matière, la physique, cela l’ennuie.
      Ce qu’il aime, son but, c’est de justifier une métaphysique gnostique.
       
      La physique n’est pour lui qu’un instrument à cette fin.
      Plus elle est incompréhensible, mieux c’est.
       
      Par conséquent, celui qui se met à évoquer concrètement la physique, n’est pas fidèle à son but personnel, et donc est qualifié de « troll narcissique qui aime à se donner en spectacle », ou de « Mr pécuchet qui ose venir exprimer son galimatia ».
       
      Il faut rappeler à Mr Dugué que ses écrits sont justifiés comme concernant la physique, et non la gnose. Par conséquent, il n’est pas interdit d’y parler de physique... D’autre part, c’est celui qui publie un article chaque jour qui se donne en spectacle.


    • Shawford Shawford42 23 février 2013 09:23

      Yep, et au spectacle on se doit d’être jugé par le public, sachant que celui ci juge le set proposé en substrat mais aussi la performance scénique.


      Là le bas blesse sérieusement, mais faut publier coûte que coûte vous répondra t’on sans doute et on a pas que ça à faire.

      Et moi je réponds alors : ah bon ? 

      Ou alors y’a un contrat de publication avec la Direction d’AV pour assurer une certaine production hebdomadaire ?

      Je me refuse évidement à envisager une seule seconde cette dernière alternative.

      C’est une pure hypothèse de travail, fondée sur le rythme quasi « fonctionnarisé » de publication et le mode de fonctionnement opératoire de l’auteur. En tout cas la question mérite d’être posée sans suspicion ni intention déplacée.

    • Deneb Deneb 23 février 2013 09:26

      Ffi : respectez un peu la science française ! Igor et Grishka Bogdanoff ont allé jusqu’à s’injecter des substances à base de silicium dans leur visage pour promouvoir les liens entre le spirituel et le scientifique. Vous avez l’air de faire la fine bouche devant ces bonds gigantesques dans la recherche du profil idéal ...


    • JL JL 23 février 2013 09:32

      Je crois que nous avons là, avec les discours de ffi et Dugué, deux antagonismes qui sont en fait bien plus proches que ne se l’avouent leurs auteurs.

      Le créationniste se montre féru de sciences dures, rationnel et rigoureux à l’extrême, dans le but évident de se parer des vertus de la rigueur scientifique pour réfuter Darwin sans passer pour un obscurantiste. Et avec Darwin, combien d’autres grands esprits des lumières ?

      L’agnostique - car c’est ainsi qu’il convient de qualifier BD - n’a pas jeté les armes et persiste à chercher son créateur dans ses équations ésotériques et ses spéculations épistémologiques ; et là je suis d’accord avec ffi que je cite : « La physique n’est pour lui qu’un instrument à cette fin. Plus elle est incompréhensible, mieux c’est. »


    • Shawford Shawford42 23 février 2013 09:32

      Deneb, je ne spéculerai en rien sur le choix du l venant clôturer l’anté-pénultième mot de ton commentaire, promis smiley smiley


    • ffi ffi 23 février 2013 10:28

      Deneb : Les Bogdanov sont un peu les Pasteurs des temps modernes...

      JL : Si tu veux, la métaphysique, c’est une opinion préconçue, posée en amont de la recherche.
      méta-physique -> les « chemins » de la « nature » (étymologie).
      Personne n’a pas d’opinion préconçue, l’empirisme « pur » n’existe pas.
      La métaphysique donne une forme à la pratique scientifique, c’est une fondation de celle-ci.
       
      Tout chercheur, pour régler sa manière de pratiquer ses recherches, car il ne veut pas être dupe de ses propres à priori, peut s’intéresser à la variété des opinions préconçues qui existent, donc aux diverses métaphysiques.
       
      Historiquement, en occident, nous avions plusieurs métaphysiques :
      La platonicienne (cf Timée de Platon) : Un chaos primordial organisé en cosmos par un démiurge (dualité monde physique / monde des idées).
      L’aristotélicienne : Une essence première (L’Un), qui se spécifie par accident en une multiplicité de genres et de types jusqu’à produire tout l’existant.
      La juive : Une existence première qui crée la multiplicité des existences, chacune selon leur espèce, chacune en relation.
       
      De fait, c’est la métaphysique juive qui fut la plus fructueuse en matière de recherche scientifique, car elle permet de se restreindre à ne considérer que l’existant pour considérer leurs relations réciproques.

      Les autres métaphysiques obligent à envisager le monde de son début à sa fin, ce qui est infaisable, étant donné que nous n’étions pas encore au début et que nous ne serons déjà plus à la fin.
       
      Maintenant pour le darwinisme, si l’on considère l’existant, il faut bien voir que ce qui est connu aujourd’hui, d’un point de vue factuel, c’est, d’une part, l’absence de génération spontanée (« la vie ne naît que de la vie »), et, d’autre part, qu’un être vivant hérite de l’espèce de ses deux parents. Le darwinisme postule que le contraire de ces faits, pourtant constatés depuis toujours par l’homme, fut vrai sur une longue période dans le passé. Le darwinisme tient donc vrai au passé le contraire à ce qui existe aujourd’hui... Mais vu que c’est dans un passé révolu, c’est invérifiable en l’état : il s’agit d’une mythologie, d’un récit sur les origines : c’est de l’aristotélisme, mâtiné de manichéisme (cf la lutte des espèce), il essaye de justifier la série d’accident de l’Un originel qui produisit la multiplicité actuelle.... Mais le darwinisme a peu intérêt : il n’a pas eu d’applications concrètes et aucun progrès n’en découle.
       
      La métaphysique chrétienne n’a pas à s’encombrer de ces recherches de cohérence, car la cohérence du monde, son unité, y est pensé non dans l’essence des choses, mais comme le fuit de l’acte créateur d’une première existence, Dieu. Adopter cette métaphysique permet donc de se pencher sur un seul fait à la fois, de le contempler longuement, sans chercher à en tirer des conclusions générales sur l’univers entiers du début à sa fin, mais simplement chercher à exprimer les relations particulières entre les choses particulières qui participent visiblement à ce fait.


    • JL JL 23 février 2013 11:50

      ffi,

      tout d’abord une précision : serions nous devenus amis ? Pour ma part j’aurais préféré rester dans le vouvoiement, mais je n’aime pas la dissymétrie dans les rapports d’égal à égal. Tutoyons nous donc.

      Pour ce qui est du darwinisme, : ce n’est pas un créationniste qui pourra me faire douter de mes connaissances.

      Pour la métaphysique chrétienne, je n’ai évidemment rien à dire : chacun voit midi à sa porte.

      Enfin, pour ce qui est de ma métaphysique à moi qu’elle est mienne, je l’ai exposée . C’est une conception qui, selon Claude Simon que je remercie pour sa précision, s’apparente au jaïnisme.

      Je résume en quelque lignes ma conception perso : au départ il n’y avait pas rien, puisque sinon nous ne serions pas là. On pourrait dire que le monde s’est créé sur un malentendu : rien n’existe pas. Et donc, il y avait quelque chose, et cette chose portait en elle d’une manière ou d’une autre, tout ce que nous voyons, et même plus, beaucoup plus.

      De cette chose que je qualifie d’état d’entropie infinie, a émergé du sens, de l’énergie, est c’est ainsi qu’est né l’univers.

      Pouvait-il en être autrement ? Cette question n’est pas de mise.


    • ffi ffi 23 février 2013 11:57

      Et avec Darwin, combien d’autres grands esprits des lumières ?

      Les lumières furent surtout des adorateurs de la parlotte, empressés qu’ils étaient de détrôner les « oratores » de leur prérogative historique.

      Mais si on regarde attentivement l’histoire, les « grands esprits » des lumières n’ont pas laissés de trace en histoire des sciences (hormis les Maupertuis ou D’Alembert, qui ont fini fâchés avec la « secte » , comme on disait à l’époque). Au contraire, l’époque est plutôt un retour à la superstition (voir mesmérisme, illuminisme). En fait, le progrès scientifique est venu pour beaucoup de l’observation prolongée de tous petits points de détails qui semblaient pourtant au départ anodins.

      Les « grands esprits » des lumières, eux, avaient une bien plus grande ambition, ils avaient à priori déjà raison sur tout : ils ont préféré abonder en généralités préconçues. Par conséquent, en science, leur héritage est négligeable. En matière de progrès techniques, on ne leur doit guère plus que la guillotine... qui, hélas, décapita Lavoisier.


    • JL JL 23 février 2013 12:13

      ffi,

      j’avais déjà vu que, à part Lavoisier, aucun autre savant n’a droit de figurer à la fois au Panthéon des théistes et au pinacle des lumières.

      Chacun voit sa lumière où il peut.


    • ffi ffi 23 février 2013 12:15

      Désolé, message croisé.
      Personnellement, il ne me dérange pas que quelqu’un prenne une posture métaphysique particulière, quand il affirme celle-ci clairement.

      Cela montre qu’il connaît sa tournure d’esprit, il se connaît lui-même, il n’est pas dupe de lui-même.
       
      Il dit : voilà avec tournure d’esprit je choisis, en conscience, d’envisager les choses !
       
      La métaphysique est un instrument pour penser le monde, et je réclame le droit de tester plusieurs instruments, afin de voir lequel est le plus fructueux.
       
      Pour ton hypothèse, c’est déjà extrêmement abstrait de mon point de vue.
      Je ne suis pas tout-à-fait sûr de maîtriser assez le concept d’entropie et d’autre part je me demande ce que tu entends par là : souvent on entend dire tout et n’importe quoi sur le sujet.

      L’entropie, pour moi, reste fondamentalement, une fonction d’état thermodynamique qui permet d’exprimer la quantité de chaleur échangée en proportion de la température, dans certaines conditions (réversibilité).

      Ensuite, je n’étais pas moi-même au début. Au mieux je te dirais : peut-être.
      Fondamentalement, je n’ai pas l’ambition d’expliquer le début.
      J’ai plutôt envie de bien expliquer ce qui existe actuellement.


    • JL JL 23 février 2013 12:32

      entropie infinie ?

      en deux mots : prenez le Tout ; réduisez le en miettes, les miettes en poussière ; il reste des atomes ? réduisez des atomes en bouillie ; réduisez la bouillie aussi longtemps qu’il reste du sens ou de l’énergie, réduisez, en un tout isomorphe, isotrope.

      Plus d’énergie, plus de forme, plus de sens : rien, mais pas le néant., puisque nous sommes là.


    • ffi ffi 23 février 2013 12:33

      En thermo, la quantité de chaleur échangée est modélisée comme le produit de la température par la différentielle de l’entropie (2nd principe) : δQ = T*dS.
      Autrement dit : δQ n’est pas une différentielle exacte.
      En revanche dS est une différentielle exacte, donc intégrable.
      Ce que l’on peut intégrer, c’est δQ/T.

      L’entropie sert à modéliser les pertes caloriques, inévitables sur un cycle de transformation énergétique. Elle exprime, d’une certaine manière, que le mouvement perpétuel ne peut pas exister. Si la variation d’entropie peut être négative de temps en temps, au global, sur un cycle complet, l’entropie augmentera toujours (dS > 0), ce qui revient à dire qu’il y a toujours des pertes de chaleur.

      L’entropie est une abstraction de la chaleur.


    • ffi ffi 23 février 2013 12:39

      C’est sûr que, d’un certain point de vue, si vous réduisez le monde en miette, il ne restera plus que de la chaleur, celle engendrée par votre opération de destruction générale.

      Mais les conséquences prévisibles de cette destruction totale du monde doivent elles être envisagées comme ressemblant à ce qui fut au début ?

      Si au moins on savait ce qu’est la chaleur, déjà ce serait beaucoup...


    • JL JL 23 février 2013 13:11

      La chaleur elle-même n’a plus de sens dans un milieu infiniment isotrope et vide.

      Ce que je veux dire tient en deux propositions :

      1 - du néant, rien ne peut surgir.
      2 - or nous sommes là ; donc quelque chose qui n’était pas le néant, et qui n’est pas non plus surgi du néant préexistait, c’est ce que j’appelle l’entropie infinie.


    • ffi ffi 23 février 2013 14:24

      Cependant, notez que l’entropie va toujours en s’accroissant.
      Ce qui signifie qu’aujourd’hui elle est encore plus grande qu’il hier.
      D’autre part, il n’y a pas d’indices qui montre que de l’entropie pourrait se transformer en un corps. L’entropie est plutôt conçue comme une qualité statistique, calculée pour une grande quantité de corps (nombres de configuration).

      Mais j’admets, c’est un défi à l’intelligence. Pourquoi y-a-t-il quelque chose plutôt que rien ?
      Moi je sors mon Joker ! c’est Dieu !

      Mon intelligence ainsi apaisée, je peux me pencher sur comment fonctionne l’existant.
       
      Remarquez que les recherches militaires ne s’embarrassent jamais de ces considérations métaphysiques, elles vont droit à leur but. Pourquoi donc la recherche publique, et toutes les revues civiles de recherches sont-elles ainsi dirigées vers l’élaboration d’une mythologie originelle (big bang, darwinisme, théorie des cordes, la « particule de dieu », ...etc), chose que l’on ne pourra jamais prouver à coup sûr ? N’est-il pas logique que le progrès s’enraye ?


    • JL JL 23 février 2013 14:54

      Tout à fait : dans notre monde !

      Qu’en est-il, ne serait-ce que dans les trous noirs ?

      Le zéro et l’infini, le Yin et le Yang, la saillance et la prégnance, etc .. toutes ces expressions ramènent à la même problématique.

      Moi aussi, mon esprit est apaisé, et je n’ai pas eu besoin de dieu.


    • ffi ffi 23 février 2013 15:15

      Tu me demandes mon avis sur les mondes que je ne fréquente pas ?
      Sur ce qu’il en est dans le cœur des trous noirs, dont j’ignore s’ils existent réellement ?

      Dans un monde parallèle à une autre époque, tout est possible.

      Mais la physique, elle se fait ici et maintenant.
      Excusez-moi d’être un peu rabat-joie et terre-à-terre.


    • Deneb Deneb 23 février 2013 17:54

      JL : « serions nous devenus amis ? »

      Rassure-toi, la grosse, personne ne cherche à devenir ami avec toi.


    • JL JL 24 février 2013 10:18

      Deneb

      quand vous écrivez : « Rassure-toi, la grosse, personne ne cherche à devenir ami avec toi. »,

      j’espère pour votre santé mentale que vous êtes conscient que vous parlez pour la petite communauté de gens méprisables comme vous ? Des gens qui ne se présentent pas, ou alors pour dire, je cite : « J’aime la France, je n’ai pas le choix. En effet, elle est armée. »


    • JL JL 24 février 2013 10:59

      Deneb,

      vous m’agressez sans raison ici, et vous m’insultez.

      Si moi je défends l’anonymat pour la liberté d’expression dans le débat d’idées, vous en revanche, vous n’ utilisez l’anonymat que pour déverser votre haine en toute impunité.

      A ce titre ce n’est pas une insulte que de vous traiter d’ordure : c’est un constat. Et c’est aussi pour se protéger contre les ordures qu’il est bon de rester couvert.

      Tenez vous le pour dit.


    • JL JL 24 février 2013 12:06

      Je précise que le commenttaire ci-dessus où je traite Deneb d’ordure faisait suite à un deuxième com ordurier et insistant signé Deneb, et qui a été signalé et supprimé comme non conforme à la charte. Ceci n’enlève rien à ce que j’ai dit, mais le rend un peu moins pertinent.

      @ la modération : faites comme vous l’entendez, ce sera ok pour moi.


    • Deneb Deneb 24 février 2013 12:24

      alors la grosse, on censure ?


    • JL JL 24 février 2013 12:34

      Deneb,

      en effet, la question mérite d’être posée, mais pas comme ça : censurer, c’est pour maintenir un niveau correct des débats.

      Mais c’est aussi nettoyer la merde des salopards, ce qu’ils ne méritent pas, évidemment.


    • Deneb Deneb 24 février 2013 12:53

      J’imagine que tu parle des personnes qui traitent les autres de crétins.


    • JL JL 24 février 2013 13:18

      Deneb,

      Je traite les crétins de crétins.

      Je ne suis pas « une grosse » comme vous vous plaisez à me traiter. Mais votre façon détestable d’utiliser ici cet adjectif est aussi insultante pour les femmes qui sont en surcharge pondérale que pour moi.

      Si vous ne voyez pas de différence entre nos méthodes, désolé, vous êtes bien un crétin.


    • Deneb Deneb 24 février 2013 13:28

      pardon, ma grosse, je dirai l’enrobée désormais.


    • Shawford Shawford42 24 février 2013 13:32

       smiley


      En fait entre Deneb et JL, y’a un problème de traduction par rapport à la version originale, comme chez ma chère coccinelle :
      C’est toujours celui ou celle qui lit le mieux dans le texte virginal qui se sort en premier du caca dans lequel il ou elle s’est mis smiley smiley

    • Montagnais Montagnais 22 février 2013 10:04

      «  »La mécanique quantique occupe une place éminente parmi les disciplines scientifiques mais elle reste pour l’essentiel une énigme. «  »"

      Diafoirus déjà disait ..

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