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Accueil du site > Actualités > Technologies > La chasse au Palais de la découverte est ouverte !

La chasse au Palais de la découverte est ouverte !

Voilà quarante ans que les gouvernements successifs cherchent à fermer le Palais de la découverte. Compte tenu du succès de l’établissement auprès du public et des scolaires, compte tenu aussi du très fort soutien de la communauté scientifique, les multiples tentatives ont échoué jusqu’à présent, mais il semblerait que ce temple de la science soit en train de vivre ses derniers mois. En effet, après les multiples échecs pour fermer l’établissement, l’Etat a fini par trouver la bonne stratégie : fusionner le Palais de la découverte et la Cité des sciences et de l’industrie. La raison avancée : réaliser des économies. 
Le Palais de la découverte et la Cité des sciences sont deux établissements complémentaires. Le premier expose - toujours à travers des expériences réelles présentées par les scientifiques de l’établissement - les notions de base des sciences : de la physique nucléaire à l’extraction d’ADN, en passant par la chimie, l’acoustique, la physique des lasers… Le second présente à l’aide de bornes multimédias et de maquettes, les applications en rapport avec l’industrie, comme son nom l’indique, et s’intéresse par ailleurs aux problèmes sociétaux en rapport avec les sciences (OGM, Pétrole…).
 
Les deux établissements affichent une fréquentation annuelle quasi-identique rapportée à leurs surfaces respectives, fréquentation qui est d’ailleurs pour chacun des établissements supérieure à celle du Louvre ou du Château de Versailles, cela, comparativement à leurs surfaces, très inférieures à celle du Louvre ou du Château. Ce score, le Palais de la découverte l’obtient d’une part avec un budget au mètre carré plus de 4 fois inférieur à celui de la Cité, et d’autre part sans passer par les immenses campagnes publicitaires très coûteuses de la Cité.
 
Ce succès auprès des visiteurs explique pourquoi il a été impossible aux gouvernements successifs de fermer le Palais de la découverte. Compte tenu justement de ce succès, le bon sens voudrait que l’établissement soit agrandi. L’acharnement à vouloir éliminer un établissement qui a tant de succès et qui marche avec un budget ridicule, ne montre-t-il pas que ce succès dérange ?
 
Ne parvenant pas à fermer le Palais de la découverte de manière directe, le gouvernement semble avoir trouvé une méthode indirecte qui passe par la fusion du Palais de la découverte avec la Cité. Ce dernier établissement étant un Mammouth à côté du Palais de la découverte, la fusion sera évidemment une absorption du Palais de la découverte, lequel vient d’ailleurs d’être amputé de 1000 m2 de sa surface. Une fois le décret de fusion en place, on peut craindre qu’au nom de la fusion, le Palais de la découverte soit dépouillé de son contenu, puis vidé… De cette manière, toute trace de science expérimentale aura définitivement disparu, laissant place aux écrans à plasma de la Cité des sciences.
 
Revenons à présent à la raison avancée pour cette fusion : faire des économies. Les études montrent pourtant que non seulement cette fusion ne permettra aucune économie, mais qu’au contraire l’opération de fusion se révèle fort coûteuse : pas moins de 6 millions de euros seront nécessaires rien que pour mettre en place la fusion. Une fois la fusion réalisée, la baleine que sera le nouvel établissement sera plus gourmande et coûtera par an 2,5 millions de euros de plus que ce que coûtent les deux établissements actuellement. Il n’y a donc aucune économie.
 
Alors pourquoi vouloir fusionner les deux établissements ? Ne serait-ce pas pour se débarrasser du Palais de la découverte qui niche au Grand Palais et transformer le lieu en… un grand centre commercial, comme cela avait été suggéré au milieu des années 1990, projet contre lequel le Prix Nobel de physique Pierre-Gilles de Gennes s’était élevé ?
 
http://www.sauvonslepalaisdeladecouverte.fr/
http://palais-decouverte.eitic.org/index2.php
 

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9 réactions à cet article    


  • eugène wermelinger eugène wermelinger 28 février 2009 17:07

    Bravo à l’auteur pour cette mise en garde.
    Tiens une autre suggestion du même tabac pour faire des économies : enfin vendre cet immense tas de ferraille qu’est la tour Eiffel : il faut faire un appel d’offres auprès des ferrailleurs de la planète, en espérant qu’il n’y ait pas d’amiante . Ou peut-être la jumeler avec Areva ? 
    Ce serait à rire, si ce n’était à pleurer. 


    • K K 28 février 2009 20:08

      Le gouvernement decide de faire des economies sur la science et l’intelligence. Donc on fait des economies sur les universites, le palais de la decouverte, l’education nationale etc... Il n’est pas certain que le calcul soit gagnant.
      Dans le passe, il y a eu des economies sur le budget art et culture et maintenant on trouve des articles sur la Staracademie dans les pages culture des journau, car il faut bien remplir ces pages.


      • zelectron zelectron 28 février 2009 23:51


        Fusion à la rigueur avec les Arts et Métiers mais surtout pas avec la Vilette !


        • Halman Halman 1er mars 2009 10:35

          La seule chose que ces monomaniaques d’enarques comprennent : faire des économies.

          Mais la culture scientifique ça leur passe à 15 milliards d’années lumières de leurs neurones de 130 de qi bidons.

          Tout rassembler en un même lieu, les hôpitaux, les musées, les administrations...

          J’ai le Palais de la Découverte à 40 minutes de métro de chez moi.

          Maintenant j’ai la Cité des Sciences à 2 heures de métro et de bus.

          Ce sont donc des heures de perdues en visite.

          Et mon état de santé ne me permet pas 2 heures de métro.

          Mais qu’est que les enarques peuvent bien en avoir à foutre du quotidien de leurs citoyens ?

          Ils ramènent des économies à Sarko et ils sont contents. Ils ne voient pas plus loin que ça.

          Que les gens aient un lieu de culture scientifique en moins ce n’est pas leur problème.

          Ils ont bien suprimé la fête des étoiles tous les ans. Une série de manisfestations sur l’astronomie et son émission tv.

          D’ailleurs la Bachelot, quand on lui parle recherche fondamentale elle regarde en coin le chercheur en se disant qu’est ce qu’il me fait chier celui là et répond avec des sourires de faux cul et des phrases creuses toutes faites.



          • Romain Desbois 1er mars 2009 12:25

            je connais un peu le Palais de la découverte un peu "de l’intérieur" et tout ce que je peux dire c’est qu’il ya longtemps que l’on aurait dû redresser le tir ou le fermer.

            Les employés font n’importe quoi, se fichent de l’entretien des démonstrations offertent à la clientelle, viennent faire leurs démonstrations quand bon leur semble, etc....

            Nombre de visiteurs se retrouvent cochon comme devant en attendant l’heure d’une séance qui ne se fera pas sous prétexte qu’on ne sait où se trouve le démonstrateur.

            Le nombre de visite n’a cessé de baisser évidemment au profit de la cité des sciences de la Villette.


            Ils n’ont jamais réussit à se remettre en question.

            Mais déjà du temps de Giscard ce dinosaure était sur la selllette. Ils n’ont pu se maintenir que gràce à de fortes pressions de "copains" haut placés et influants. Mais tout à une fin et les "copains" meurent ou partent en retraite.


            • Anarchasis 1er mars 2009 22:04

              Il y a des gens qui détestent la Cité des sciences, d’autres qui n’aiment pas le Palais de la découverte, d’autres qui trouvent que le musée du CNAM est nul, encore d’autres qui trouvent que la Galerie de l’Evolution du MNHN ne correspond à rien...

              Les faits sont là : le Palais de la découverte accueille en moyenne sur ces dernières années 600 000 visiteurs par an, chiffre qui est en augmentation par rapport aux entrées des années 1990, 1980, voire fin 1970, puisque vous parlez de cette époque. La foule est si nombreuse que parfois l’établissement dépasse la limite de sécurité et les gens sont obligés de se mettre dans une file d’attente à l’extérieur.

              Par ailleurs, le Palais de la découverte dépense par mètre carré 4,5 fois moins de euros que la Cité ; et pourtant il accueille par an le même nombre de visiteurs par mètre carré. 

              La situation est donc loin d’être aussi noir que vous le décrivez, les visiteurs le prouvent. 


            • Olivier BURIDANT 2 mars 2009 19:24
              Moi aussi je connais assez bien le Palais de la Découverte, de « l’intérieur » comme vous dites. Du parking sous terrain au toit !
              Mais je suis en parfait désaccord avec ce que vous écrivez.
              Voyez-vous Monsieur, en tant que campagnard de base, je ne peux m’empêcher de dire bonjour à tout le monde et de prendre quelques minutes pour discuter dès que l’occasion s’en présente.
              Les employés sont tous très attachés à ce lieu.
              Les administratifs (secrétaires, personnels de direction), les agents d’entretien, le personnel de surveillance et de sécurité, le personnel d’accueil, les constructeurs d’expos, les médiateurs et démonstrateurs : tout le monde est conscient de travailler dans un cadre merveilleux, et de participer à quelque chose d’unique.
              Le public tourne en rond en attendant les exposés dites-vous ! Pourtant un panneau d’affichage indique clairement les exposés du jour et leurs heures. Les exposés sont planifiés. C’est sur qu’il faut savoir ou se trouve la salle d’électrostatique ou la salle air liquide. C’est pour ce la que des plans sont disponibles, et le personnel toujours prêt à vous renseigner.
              Au Palais de la découverte, un exposé c’est une interaction entre trois choses : du matériel, un démonstrateur et un public.
              Comment vous laisser dire que le matériel n’est pas entretenu ! Statistiquement tout fonctionne, il peut arriver qu’il y ait des pannes mais elles sont bien moins fréquentes qu’ailleurs croyez-moi. J’ai parcouru plus d’un musée des sciences pour pouvoir l’affirmer. Le record va plutôt aux musées presse-boutons, ici la panne personne n’est là pour la constater faute de démonstrateur.
              Le démonstrateur, un élément humain spécifique au Palais de la Découverte. Ce n’est pas en appuyant sur un bouton que se met en marche l’exposé, c’est une personne qui va faire passer un message pendant une heure. Ces démonstrateurs sont tous différents, on peut aller voir n fois « le même » exposé on aura n versions différentes avec pourtant le même contenu scientifique. On ne peut avoir le même discours devant une classe de primaire et devant une assemblée d’adultes ayant des niveaux scientifiques très différents. Chaque démonstrateur est unique. On peut ou non aimer son style, mais on ne crache pas dessus mais seulement critiquer en allant là aussi discuter avec eux. Vous dites qu’on ne sait jamais où ils sont, je rêve Monsieur, nous sommes au XXIème siècle et chacun dispose d’un téléphone portable. Ceux des démonstrateurs sont en vibreur ceux du public pas toujours. Essayez un peu de faire un exposé d’une heure avec des téléphones qui sonnent toutes les 5 minutes. Essayez juste pour voir !
               
              Le public, dans sont immense majorité est bien élevé, et coupe son portable. Vous êtes vous déjà penché sur ce public qui est quasiment toujours admiratif devant ces manips « en vrai  », on sent très bien « la pluie d’électrons » ou les sensations dans le manège. Prenez le temps d’admirer ces jeunes et beaucoup moins jeunes qui prennent un réel plaisir à voir la science en direct. Maintenant il peut toujours y avoir des râleurs de base, je n’en ai personnellement jamais rencontré.
              Vous parlez d’un principe de vases communicant entre le Palais et la Cité des sciences. Vous avez peut être des chiffres. Comme ces deux lieux n’ont rien de comparable, je ne vois même pas le rapport. Avez-vous une corrélation entre les visites à la tour Eiffel et celle de la Villette ?
              Après avoir bien dénigré la Palais, vous vous aventurez sur un terrain politique ! Personnellement j’avoue mon incompétence, mais bon certains voient même dans la météo du jour une influence de la politique.
              En espérant un jour vous rencontrer au Palais.

              • coco 7 mars 2009 02:14

                Vingt-deux scientifiques, parmi lesquels figurent Claude Cohen-Tannoudji, Albert Fert, François Jacob, Jean-Marie Lehn ou Wendelin Werner, s’inquiètent d’une future absorption du Palais de la Découvert dans la Cité des Sciences et de l’Industrie.

                Elle ne répond, selon eux, à aucune logique, ni économique, ni scientifique, ni culturelle.

                 Depuis un an, la menace se faisait plus pressante. Aujourd’hui, le gouvernement passe à l’exécution de son projet et la Cité des Sciences et de l’Industrie manœuvre pour inclure le Palais de la Découverte dans son organigramme. On tente ainsi de dissoudre « notre Palais » dans une structure dont ni la finalité ni les méthodes ne sont les mêmes, et c’est un lien essentiel entre le public et la science qui est en grand danger.

                 

                La spécificité du Palais, ce qui a fait son succès et plaît tant au public comme aux scientifiques, c’est le contact direct entre les visiteurs et la science. Au Palais, la science n’est cachée ni derrière des écrans d’ordinateurs ni sous des panneaux publicitaires, on manipule des instruments, on participe à des expériences en public où les progrès de la science sont présentés en direct par de jeunes scientifiques dévoués et compétents, on rencontre des chercheurs qui parlent de leurs découvertes récentes. C’est ce lien étroit qui a toujours justifié un statut d’Etablissement Public à caractère Scientifique Culturel et Professionnel (EPCSCP) sous la tutelle du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (bien que le budget dépende, lui, du Ministère de la Culture).

                 

                C’est grâce à ce statut que de nombreux moniteurs et vacataires y travaillent, qui sont souvent de jeunes doctorants en cours de thèse. Sans cette structure et sans cette tutelle, l’irrigation du Palais par ces jeunes scientifiques deviendrait impossible.

                 

                Rien à voir avec la Cité des Sciences et de l’Industrie, qui est un Etablissement public à caractère industriel et commercial (EPIC), où les motivations, le style et les personnels sont autres.

                Afin de tenter de sauver le Palais, deux pétitions récentes ont réuni plus de 60 000 signatures accompagnées de témoignages que l’on peut lire sur les sites http://www.sauvonslepalaisdeladecouverte.fr/#pagination_signatures et http://palais-decouverte.eitic.org/index2.php, qui sont aussi émouvants qu’éloquents. Combien de vocations scientifiques sont nées au Palais ? Combien d’enfants, d’adolescents, de curieux de tous âges sont venus au Palais découvrir l’Univers, la génétique, des expériences spectaculaires d’électricité, de mécanique, de biologie, de fusion nucléaire, ouvrir les yeux sur leur environnement quotidien ou compter les décimales du nombre Pi, se demander comment fonctionnent nos cinq sens, où en est le réchauffement de notre planète... ?

                 

                Mais comment peut-on justifier la fusion de ce trésor de la culture avec une structure différente ? Le Palais va-t-il mal ? Avec 600 000 visiteurs par an, dont 120 000 élèves et étudiants, la fréquentation du Palais est, rapportée à sa surface, comparable à celle de la Cité et supérieure à celle du Louvre. Or la subvention par mètre carré est 4 fois moindre que celles du Muséum National d’Histoire naturelle, du Musée des Arts et Métiers ou de la Cité des Sciences. De plus, les billets sont moins chers et le Palais n’a pas de recettes publicitaires. Et pourtant la foule est toujours présente, bien que les bâtiments aient besoin d’une rénovation générale. (Cette rénovation a été sans cesse retardée et n’est aujourd’hui qu’à peine entamée, à l’occasion de la cession du « salon d’honneur » au Grand Palais voisin).

                 

                Il tourne, notre Palais. En 2008, la fréquentation a augmenté de 50 000 visiteurs par rapport à 2007. Depuis sa création en 1937 par Jean Perrin, prix Nobel et ministre du Front Populaire, le Palais n’a jamais perdu ses traditions magnifiques. Il a toujours montré à tous les publics « la science en train de se faire » afin de « sortir la science des laboratoires ». C’est bien pour cela que le public et les scientifiques s’y sentent chez eux.

                 

                Mais pourquoi donc cette fusion qui a tout l’air d’une absorption ? Est-ce pour économiser de l’argent en période de crise ? Il ressort que la fusion elle-même pourrait coûter plus de 6 millions d’euros et le fonctionnement du nouvel ensemble demander plus de 2 millions d’euros de plus par an que les deux établissements séparés. Une subvention constante impliquerait donc de réduire l’offre faite au public.

                 

                Est-ce pour mieux coordonner des activités semblables ? D’une part les activités procèdent d’un esprit différent, d’autre part on ne voit pas pourquoi il faudrait imposer un modèle unique. Entre musées, on peut animer des structures de dialogue sans dissoudre les uns dans les autres comme s’il s’agissait d’absorber des entreprises industrielles. Une Réunion des musées scientifiques existe, qu’il suffirait de développer pour favoriser des échanges sans forcer chacun à perdre son identité.

                 

                La question est lancinante : d’où vient donc ce besoin de fusion ? Lors de sa dernière réunion, le Conseil scientifique du Palais de la Découverte a demandé que soit expliqué l’intérêt scientifique, culturel ou simplement économique d’un tel projet. Aucune réponse n’a été donnée. Dans de telles conditions, doit-on croire les rumeurs ? S’agit-il d’une étape vers une fermeture pure et simple qui libérerait un espace convoité par le Grand Palais voisin ? S’agit-il pour quelque membre de cabinet ministériel de construire un grand ensemble à la hauteur de ses ambitions personnelles ? S’agit-il, pour la Cité des Sciences de s’offrir une vitrine au cœur de Paris ?

                 

                L’heure est grave, pour le Palais de la Découverte donc pour l’avenir de la science, à une époque où l’on a tant besoin d’encourager les vocations scientifiques. Nous demandons aux pouvoirs publics de renoncer immédiatement à ce projet de fusion, et de donner au Palais de la Découverte les moyens financiers d’un développement que son succès mérite, aujourd’hui plus que jamais.

                 

                 

                 

                Sébastien Balibar (CNRS, Ecole Normale Supérieure),

                Edouard Brézin (Ecole Normale Supérieure, Académie des Sciences),

                Claude Cohen-Tannoudji (Prix Nobel, Ecole Normale Supérieure, Collège de France, Académie des Sciences),

                Gilles Cohen-Tannoudji (CEA),

                Françoise Combes (Observatoire de Paris-Meudon, Académie des Sciences)

                Pierre Encrenaz (Observatoire de Paris-Meudon, Université Paris 6, Académie des Sciences),

                Albert Fert (Prix Nobel, Université d’Orsay, Thales, Académie des Sciences)

                Marc Fontecave (CEA, Collège de France, Académie des Sciences),

                Antoine Georges (CNRS, Ecole Polytechnique, Collège de France),

                Jean Iliopoulos (CNRS, Ecole Normale Supérieure, Académie des Sciences),

                François Jacob (Prix Nobel, Institut Pasteur, Académie des Sciences)

                Jean Jouzel (Institut Pierre Simon de Laplace, CEA, GIEC)

                Jean-Pierre Kahane, (Université d’Orsay, Académie des Sciences),

                Denis Le Bihan (CEA, Académie des Sciences),

                Jean-Marie Lehn (Prix Nobel, Collège de France, Académie des Sciences),

                Hervé Le Treut (Ecole Normale Supérieure, Ecole Polytechnique, Académie des Sciences)

                Yves Meyer (ENS Cachan, Académie des Sciences),

                Philippe Nozières (ILL, Collège de France, Académie des Sciences),

                Yves Quéré (Ecole Polytechnique, Académie des Sciences)

                David Ruelle (IHES, Académie des Sciences),

                Maxime Schwartz (Institut Pasteur, Académie des Sciences).

                Wendelin Werner (Médaille Fields, Université d’Orsay, Ecole Normale Supérieure, Académie des Sciences)


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