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Accueil du site > Actualités > Technologies > La fin du monde aura bien lieu pour les biologistes : Révolution (...)

La fin du monde aura bien lieu pour les biologistes : Révolution copernicienne en génétique. L’énigme de l’ADN

Bien évidemment, ce 21 décembre 2012 est une date très courue car elle est porteuse de fins, à la fois réelles et symboliques. Deux choses s’achèvent en effet le 21 décembre. D’abord c’est la fin de l’automne et officiellement dans notre calendrier, le début de l’hiver. Et pour les mômes, c’est aussi un instant de joie car le premier semestre scolaire s’achève, leur offrant tout le loisir pour contempler les lumières de Noël en pensant aux cadeaux. Ce 21 décembre est une grosse farce qui scinde l’humanité en trois, d’abord les bons vivants qui en rigolent, puis les névrosés qui s’inquiètent et enfin les psychotiques qui construisent une arche ou se déplacent à Bugarach pour attendre les martiens venir les chercher. J’ai oublié une quatrième catégorie, celle des sages et des doctes perplexes profitant de cette occasion pour méditer sur la fin d’une époque, d’un cycle, bref sur une mutation devenue passage obligé pour notre civilisation moderniste qui ne peut plus continuer ainsi. L’histoire est entrecoupée de ces périodes où les consciences changent et les connaissances avec. Je suis convaincu d’un prochain changement de paradigme concernant plusieurs champs et notamment la biologie mais je ne sais pas si les consciences vont aussi évoluer et les sociétés avec.

Je profite de l’occasion pour signaler aux biologistes moléculaires, cellulaires, aux généticiens et évolutionnistes, que l’ancien monde théorique auquel ils ont adhéré risque bien de s’écrouler. Un peu comme la physique à l’époque d’Einstein puis de la mécanique quantique. Ce n’est pas facile d’entendre le changement mais après tout, lorsque Darwin publia son ouvrage, il ne se trouva qu’une minorité pour y croire, la grande majorité étant effrayée de penser que l’homme est le résultat de transformations biologiques et non pas une création de Dieu. Maintenant que l’évolution est un fait acquis et théorisé, il est possible de réfléchir aux systèmes vivants et s’interroger sur les origines de la vie. Les nouvelles avancées théoriques et empiriques sont disponibles. Un nouveau paradigme se dessine. Avec l’information biologique et le calcul au centre du dispositif. Et à la clé, quelques renversements d’importance parmi lesquels on peut placer la réintroduction de la finalité mais aussi une révolution copernicienne portant sur l’ADN et l’épigénome. Les biologistes vont voir apparaître un nouveau monde théorique, une vision inédite et étonnante du vivant. Je ne livre ici qu’une pièce du puzzle. C’est trop pour les uns et pas assez pour les autres. J’avoue être assez indécis sur la stratégie à employer pour exposer l’ensemble de ma théorie. Ce sera disons le réveil de l’intériorité dans la nature. Voici donc quelques lignes. Bonnes vacances et revenez changés.


REVOLUTION COPERNICIENNE

L’ambivalence de l’ADN entre mémoire et invention

On peut lire dans certaines discussions scientifiques des allusions au paradoxe concernant ce génome qui se réplique avec une précision impressionnante, sans erreurs, avec en plus des systèmes de réparation permettant de rectifier d’éventuelles « coquilles génétiques ». Alors que si l’on questionne le génome du point de vue de l’évolution, on s’aperçoit que l’ADN mute, se modifiant en conjonction avec deux processus évolutifs que sont l’adaptation et la spéciation. Il existe donc des mécanismes permettant au génome de se transformer. De ce constat découle l’une des plus importantes conjectures engageant la compréhension essentielle de la logique en œuvre dans le vivant. Les mutations de l’ADN responsables des évolutions (avec le concours de la sélection naturelle) sont-elles le fruit du hasard ou bien peu ou prou orientées grâce à des processus qu’il faut élucider et qu’on pourrait qualifier d’inventifs ? On sait au moins quelques choses, ce sont les mécanismes de modification ou de réorganisation du génome, qui bien souvent concernent des gènes, comme lors des duplications singulières, avec aussi ces gènes sauteurs que sont les transposons, tandis que lors des divisions de la méiose suivies de l’union des deux génomes issus des gamètes, on assiste à une réorganisation des chromosomes. Cette étrange loterie génomique permet d’engendrer des organismes qui sont des copies presque conformes de leurs parents. De plus, on sait que les virus peuvent s’intégrer dans le génome si bien que les espèces ne sont pas maîtres de l’information génétique. D’ailleurs des études ont montré l’origine virale d’une portion de l’ADN humain alors que certains virus peuvent affecter les cellules souches et engendrer des malformations. Que penser alors ? Le génome est-il un dispositif d’invention ou de mémoire ? Peut-être les deux mais c’est surtout la mémoire qui semble être le motif de l’existence de l’ADN, pour autant qu’il y ait un motif, voire même une finalité dans le développement des inventions moléculaires à l’origine de la vie. Une piste de réflexion consisterait à envisager la vie comme une tension entre l’invention et la conservation. De là découleraient des mécanismes génétiques et génomiques pouvant être corrélés aux inventions et conservations. Pareillement, la nature verrait les espèces déployer des comportements servant l’inventivité ou la conservation. D’après Henry Heng, la sexualité animale serait non pas une source de transformation mais un dispositif de sauvegarde garantissant l’intégrité et la viabilité du génome.

La logique moléculaire et la place de l’information génétique

La séquence causale génétique, autrement dit ce qui un temps fut désigné comme dogme central de la biologie, a laissé accroire à un rôle déterminant du génome, voire carrément un déterminisme génétique. Pour le dire avec une formule simpliste, nous, humains et eux, les autres espèces, serions le produit d’un génome. Et les évolutionnistes ajoutent que ce génome a franchi toutes les étapes de la sélection naturelle. Plus personne ne croit à un schéma aussi simpliste mais la plupart sont encore tributaires de cette séquence causale qu’il est possible de renverser en supposant que l’ADN n’ait pas le statut de cette instance décisive qu’on lui attribue dans la genèse du vivant mais plutôt un instrument devenu indispensable à la vie. Cette réflexion n’est pas simple. Les mécanismes et les analyses moléculaires se chiffrent en dizaines de milliers de données formelles. Impossible à intégrer dans la pensée et donc, un recours aux notions scientifiques est indispensable. Le schéma classique repose sur le doublet phénotype génotypique qui est pertinent pour un organisme autant que pour une cellule. Un schéma plus précis utilise trois notions, génome, épigénome, protéome. On peut dès lors supposer que le protéome exerce un contrôle sur le génome en jouant sur l’épigénome. Ou bien envisager une sorte de dialectique entre protéome et génome.

L’option théorique que je propose consiste à supposer que l’ADN fonctionne en étant sous la gouverne du protéome plutôt que l’inverse. Cette hypothèse permet d’éclairer autant la compréhension du vivant au niveau moléculaire que les stratégies de recherche visant à trouver ces mécanismes. D’ailleurs, beaucoup de résultats tendent à montrer que le génome et les gènes sont susceptibles de réagir suite à des signaux provenant de la cellule. Ces phénomènes ne peuvent être décrits que d’une seule manière mais ils peuvent être cadrés en choisissant au sein d’une alternative entre deux perspectives. La chose certaine étant que le génome et le protéome interagissent. Reste maintenant à décider quelle est la source des processus, pour autant qu’il y en ait une plutôt qu’une pluralité. L’interprétation classique énonce que le protéome et l’épigénome régulent le fonctionnement des gènes, lesquels sont à la source des « instructions » moléculaires permettant le développement de l’organisme et son fonctionnement. Mais rien n’interdit de penser le contraire et de supposer que les gènes sont les instruments de la cellule et de son protéome. La cellule enverrait alors au noyau des instructions, comme si l’ADN était une encyclopédie « génopédia » (avec modifications des données et des copiés collés sous forme de rétrotransposons par exemple). Ce qui ferait jouer à l’épigénome le rôle d’un moteur de recherche. Cette hypothèse semble étrange, contrevenant à la pensée dominante mettant le génome, avec ou sans son allié l’épigénome, à la source de l’ontogenèse et de l’évolution. Il faut néanmoins reconnaître le caractère extrêmement conjecturel de cette hypothèse en la considérant d’abord comme porteuse d’une heuristique visant à « pister » parmi les innombrables mécanismes moléculaires ceux qui renforcent cette vision. Puis en concevant que la réalité des « sources moléculaires du vivant » se situe peut-être dans un intervalle placé entre la thèse du tout génomique et l’antithèse du tout protéomique. Mais en accordant la primauté de l’efficience au protéome (concevable comme « connectome »), ce qui paraît assez révolutionnaire.

 


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38 réactions à cet article    


  • Martha 21 décembre 2012 11:31

    Article complètement vaseux.
     L’expression écrite des biologistes est tout autre. On doit y trouver l’esprit de finesse et elle doit s’appuyer, toujours, sur des concepts précis et clairs. Lire les écrits de Jean Rostand, pour voir de quoi il s’agit. On ne peut sortir quoi que ce soit d’un tel brouillard !
     Donc déçu par cet article foireux. Ce qui se conçoit bien, se dit clairement.

     Je m’attendais à mieux : une réflexion, par exemple, sur ce qui fait l’actualité et qui jette un doute énorme, prélude à la réflexion et au changement du regard de ceux que cela intéresse (mais devons tous l’être !). Donc une interrogation sur la création d’espèces étranges, nouvelles, par « transgénèse ». Ce rêve Prométhéen « enfin » réalisé par certains (des apprentis sorciers), sans scrupules, faisant fi du respect que l’on doit à la sphère vivante dont on fait partie. C’est cela malheureusement la « fin d’un Monde » et c’est pitoyable...

     Ou bien une réflexion sur les effets de drogues toxiques, nommés à tort « pesticides » : les plantes adventices sont-elles des « pestes », les champignons et les insectes, le sont-ils plus ? Les travaux de GE Séralini semblent marquer la fin d’une époque. Il vient de montrer :
     1°, ce dont on se doutait : un maïs transgénique (exemple choisi ici maïs NK 603) n’est pas l’identique du maïs dont il est dérivé.
     2°, Il est très vraisemblable qu’il soit toxique, tout seul , en consommation prolongée. Que d’autre part les toxiques qu’il transporte, le Roundup + ses adjuvants, soient eux aussi dangereux : ils transforment la vie cellulaire et induisent la cancérogénèse.
     => donc à vérifier, il y a de quoi faire. Cette piste peut nous conduire à des découvertes très intéressantes.

     Avant de partir sur des idées foireuses et pas claires, gardons les pieds sur terre et faisons face à ce que l’on a clairement défini : Pas de PGM du tout, pas de Rondup non plus, pas d’appropriation du vivant par des intérêts privés mégalos, pas d’impérialisme de ces mégalos.


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 21 décembre 2012 11:57

      Comment pouvez-vous trouvez vaseux un article que vous n’avez pas lu ?

      Vous vous attendiez à autre chose, eh bien prenez la plume et écrivez ce qui a de la valeur à vos yeux au lieu de reprocher à un article de ne pas parler de vos préoccupations.

      Je ne reproche rien au Inrocks, je ne lis pas ce journal


    • Martha 21 décembre 2012 14:39

      @Bernard Dugué,

       Après relecture, permettez-moi de rester sur ma première impression. Votre « révolution Copernicienne » où est-elle ?
        la compréhension des interactions au niveau cellulaire progressent, on aimerait quelques mots pour faire le point. Les interactions entre les cellules (et leur génome) et le milieu dans lequel celles-ci vivent ont été démontrées (relations de voisinage, interaction hormonales, pour les plus connues et bien d’autres). L’individu dans sa globalité est en contact avec le milieu extérieur et en retour de plus ou moins loin, la cellule l’est aussi. Nous ne sommes pas près de comprendre comment se font les transformations positives transmissibles des organismes. Les lois du hasard, la réussite des plus aptes et le temps ne sont sans doute pas suffisants à tout expliquer.

       « On peut dès lors supposer que le protéome exerce un contrôle sur le génome en jouant sur l’épigénome. On peut envisager une sorte de dialectique entre protéome et génome. » Là, tout est dit. On se doutait que c’était complexe et interactif, mais maintenant c’est clair....

       Vous admettrez que vu le peu de connaissance que nous avons sur ces mécanismes que l’on commence juste à voir, la prudence devrait primer et que le comportement fou de ceux qui ont ouvert la fiole du « Génie génétique » pour de basses raisons de dominance commerciale devrait vous interpeller.

      C.Q.F.D.


    • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 22 décembre 2012 00:18


      @Martha


      Je ne trouve pas l’article de l’auteur plus vaseux que votre commentaire. Dans les deux cas, si l’on ne prend pas le temps et si l’on ne fait pas l’effort ou si l’on n’a pas les moyens de comprendre les concepts évoqués, cela paraîtra vaseux. 

      « Idées foireuses » n’est pas un concept biologique clair. Pas plus que « gardons les pieds sur terre » n’est un critère espistémologique. Bernard Dugué dit quelque chose de précis (peut-être vrai ou faux), à quoi vous pouvez répondre (et vous le faites en partie), mais je ne vois pas en quoi vous pouvez lui reprocher de s’exprimer comme il le fait, tout en donnant à votre reproche une forme si vague et métaphorique. Attention donc à ne pas faire exactement ce que vous reprochez à l’autre. 



    • Martha 22 décembre 2012 11:02

      @ Gaspard Delanuit,
       Quand cela fait plus de quarante ans que l’on observe qu’en injectant à une vache de 800 kg non gestante, entre le 5eme et le 17eme jour du cycle sexuel, 2ml d’une solution contenant une dose infime de prostaglantine (PG2 alpha. dose : étiproston, 2,5 mg), on en reste étonné.
       Quand on voit les poules se mettre à pondre aux équinoxes, lorsque le rythme nycthéméral est de 1/1.
       Quand on voit les brebis faire pareil une fois par an, à l’automne. Que la mélatonine joue un rôle déterminant dans cette affaire. Ou que le bélier par sa seule présence dans un troupeau de brebis, provoque la ponte ovulaire de ses compagnes, c’est « l’effet bélier »... cela laisse rêveur....

      L’apoptose, parfaitement ciblée, des cellules du corps jaune des mammifères, induite par une si petite quantité de principe actif, cela interroge... Tout autant que les contractions violentes de la musculature de l’uterus gestant ou en pyomètre, que ce produit induit dans les minutes qui suivent... C’est impressionnant.

       Nous avons ouvert des pistes mais la forêt est grande et nous n’en connaissons encore que très peu.
       Dire « le schéma classique repose sur le doublet phénotype génotypique qui est pertinent pour un organisme autant que pour la cellule. Un schéma plus précis utilise trois notions, génome, épigénome, protéome. On peut dés lors supposer que le protéome exerce un contrôle sur le génome en jouant sur l’épigénome. Ou bien envisager une sorte de dialectique entre protéome et génome. » Cela tient du baragouin d’un savant en plein rêve éveillé à qui on a demandé l’heure.

       Quand on en saura plus, de façon précise, dites-le. Pour le moment ce se sont que des suppositoires...


    • Martha 22 décembre 2012 14:03

      PS, il manque des mots, lire :
       Quand cela fait plus de 40 ans que l’on observe qu’en injectant à une vache de 800 kg 2ml de prostaglandine, on induit la lyse du corps jaune et par voie de conséquence, le redémarrage d’un nouveau cycle sexuel, on en est toujours aussi étonné...


    • Martha 23 décembre 2012 19:04

      @Gaspard Delanuit :

      Un très bel exemple est donné par Jacques Testard**, qui va tout à fait dans le sens de ce qui est dit dans cet article. Il cite la différenciation qu’il se produit entre l’ouvrière et la reine, chez les abeilles, sans doute dûe à une « castration alimentaire ». Les reines, placées dans des alvéoles, différentes de celles des ouvrières, rondes et plus grandes, sont nourries plus longtemps que les ouvrières de gelée royale. Cette constatation est déjà ancienne et effectivement cela pose beaucoup de questions. Tout autant que le fait que dans cette espèce il y a une énigme qui porte le joli nom de parthénogénèse arrhénotoque : les mâles sont issus d’oeufs non fécondés, donc haploÏdes, les femelles, elles, proviennent d’oeufs fécondés. Les mâles sont pourtant « des adultes parfaits » et sont très proches physiquement des femelles.
       Est-ce la révolution Copernicienne, tout d’un coup ? Alors que l’on se pose des questions sur ce sujet depuis maintenant longtemps ?

       ** Cliquer sur le lien donné par « Par Soi-Même » dans la suite de la discussion.
       
       


    • easy easy 21 décembre 2012 12:20


      Bernard nous dit que si à une époque on s’est plu à croire qu’on avait trouvé, en le noyau et ses chromosomes, le headquarter, le centre décisionnel, de tout ce qui fait et de tout ce que fait la cellule, ce noyau avec ses brins d’ADN agités en pendule n’est peut-être bien qu’un centre de production et d’usinage, qu’une usine qui fait ce que le reste de la cellule (cytoplasme + organites) lui dit de faire. 

      Je souscris à cette décentralisation.


      Dans notre société comprenant une masse indifférenciée d’individus et de petites maisons (cytoplasme) il y a ici ou là, des gros machins, des usines, des ministères, des aéroports.
       
      Qu’est-ce qui commande le mouvement de notre société : Ces grosses choses qui ressortent avec des allures de headquaters ou la masse indifférenciée ?

      Qui commande les activités et orientations d’un pays, les gens indifférenciés ou les chefs à grosse casquette ?

      Ce n’est pas simple d’y répondre si l’on s’accroche mordicus à l’unidirectionnalité, si l’on exclut le feed-back ainsi que les mises en résonnance, les Larsénisations, les hystéries collectives.

      Car que serait Vercingétorix sans sa maman, son papa, sa famille, ses copains, ses ennemis, ses rivaux, sans César ?
      Comment aurait-il pu commander des hommes si ces hommes n’avaient pas voulu être commandés, s’ils ne lui avaient donc commandé de les commander ? 

      Il n’a pas été rare dans l’Histoire que des rois aient eu à entendre très explicitement qu’ils avaient le devoir, la charge, le rôle de commander. Et tous les jours, des millions de cadres se voient commandés de commander 

      Quand on a une vision cheffiste, on en vient à croire que l’Elysée commande tout. Quand on a une vision globaliste ou communarde, on en vient à croire que tout commande à l’Elysée de commander tout 




      Dans la cellule

      Le noyau (qui contient les ADN) est au centre
      Seule la membrane cellulaire est au contact direct avec l’environnement extracellulaire.
      Entre cette membrane et le noyau, il y a le cytoplasme où l’on voit ici et là des petites usines (Qu’à l’époque ADNiste on considérait mineures) 

      Comme la cellule réagit à son milieu extracellulaire, comme c’est par la membrane plutôt lipidique se font les échanges moléculaires, comme c’est par elle que se passent les coordinations intercellulaires (Bon les copines, au top, nous passons toutes au stade morula 64 ! ) et comme entre cette membrane épaisse comme un film de pétrole sur l’eau et le noyau il y a le cytoplasme géant (que mes profs se plaisaient à péjorer en gelée, voire marmelade), le noyau pourrait n’être qu’un Elysée ou une usine PSA tenant compte des indications de la membrane, du cytoplasme et des organites dits mineurs.


      Que serait l’Elysée sans les Poilus aux frontières, sans les barrières douanières, sans les camions qui transportent les marchandises, sans les menuisiers, sans Ikea, sans les boulangers, sans les éleveurs de cochons, sans les Brésiliens qui plantent notre chocolat et ces cacahuètes qui ornent nos buffets, sans Depardieu et Poutine, sans l’oxygène et la pluie, sans le temps et la lumière sur ses dorures ?
      Que serait l’Elysée sans le Tout ?


      Il existe automatiquement dans la tête du savant biologiste un réflexe le poussant à voir Versailles comme Alfa et Oméga du pays et donc à chercher ce Versailles dans son microscope s’il est royaliste
      Et à y rechercher l’inverse s’il est populiste. 

      Et bien jusque là, les savants biologistes que j’ai connus ont été très royalistes : Ils ne juraient que par l’ADN (Les deux escaliers extérieurs du plus vieux bâtiment de Jussieu avaient forme de double hélice en l’honneur de l’ADN, se plaisaient à dire ses architectes. Ce n’est qu’un tour de passe-passe d’hypnotiseur)

      Nous en sommes à deux siècles après Versailles
      Mais le phénomène Nobel ou Immortels fait effet de Versailles pour les Scientifiques et globalement pour tous les grand chercheurs.

      Ils seraient applaudis directement par la gueusaille, nos chercheurs n’auraient plus ce versaillisme en tête, ils ne chercheraient plus ostinément le château. 

      Or, vous le savez, la gueusaille ne pige rien à toussa et se contente de prendre acte des acclamations entre docteurs nobélisés ou très autorisés. La masse fait Versailles mais n’ose le croire

      (Par ailleurs, un prix Nobel s’obtient plus facilement en pondant une théorie à spectre spéculatif étroit qu’à spectre spéculatif large. Il vaut mieux présenter une théorie obligeant le regard à focaliser sur un point, non sur un large espace. Il faut hypnotiser sur quelque pendule)



      Le logos de mes profs (celui qui a évincé la Mère Denis de nos écrans) était simple de principe mais vous allez voir qu’il est difficile de faire autrement à cause de nos habitudes élitistes.

      Un prof doit enseigner à ses étudiants une théorie finie, bouclée, impérieuse, qui ne se discute pas. Pour, au strict minimum, une raison : C’est le seul moyen de les noter, de continuer l’élitisme.

      Il serait impossible pour quelque prof de chez nous de noter ses éléves si son cours se terminait en questions.
      Il doit impérativement se terminer en affirmations.


      Les moines tibétains pratiquaient des concours de raisonnement qui obligeaient vraiment à se creuser à la tête sur le mécanisme même du raisonnement et il y avait des méthodes de vérification pour détecter si un raisonnement était correct ou non.

      A la fin, on reconnaissait ici et là des talents m’enfin il n’y avait pas de notes chiffrées. Disons que les résultats étaient vagues et chacun était heureux de se retrouver avec un paquet de nouvelles questions sur le seul raisonnement. Le talent d’un moine sé démontrait non par quelque objet nouveau mais par quelque raisonnement nouveau. Leur logique était très examinée.

      Ici, un prof n’invite jamais ses élèves à réfléchir à son raisonnement. Jusqu’au doctorat, le doctorant doit encore procéder de
      « Regardez ce que j’ai pensé » (soumettez la chose à vore examen)
      mais pas
      « Regardez comment j’ai pensé » (soumettez-moi à votre examen)

      L’hypnotiseur dit regardez mes yeux, il ne dit pas regardez ma procédure.


      Nous nous retrouvons les uns les autres à nous disputer entre ceux qui montrent telle Lune argentée et telle Lune rousse ou verte.
      Nous sommes hypnotisés par les Lunes et ne regardons pas les doigts (Un panneau de pub, la télé, les slogans, en sont des avatars)

      Or en aucun cas une Lune ne peut expliquer le Tout et nous ferions mieux de nous interroger sur notre lunisme, sur les raisons de notre indexation si pointue, sur notre propension à concourir d’hypnotisme.


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 21 décembre 2012 12:35

        Merci pour ce foisonnement de pistes réflexives

        Vous devriez songer à écrire quelques articles

        Il est en effet exact que les examinateurs de thèse tente de jauger l’aptitude du doctorant à pratiquer leur mode de raisonnement. Pour ensuite mener des recherches. La thèse étant un permis de conduire. J’ai eu la chance ou la malchance de pratiquer un autre mode de pensée si bien que dans mes deux doctorats et surtout celui de la philo, j’ai amené le jury vers ma manière de penser


      • easy easy 21 décembre 2012 14:23

        Je suis Franco-Vietnamien.
        10 000 km entre chaque oeil

        Pendant la Commune, j’aurais fantasmé de courir comme un malade entre les deux camps pour essayer de dire à chacun la vision de l’autre. Pareil pendant la guerre de Sécession. Pendant toutes les guerres.

        Alors ici, je fais la navette entre les Lunes du jour.



        J’imagine que la philosophie, en ce qu’elle aurait du « Toujours repenser » socratique, vous aura permis de vous échapper du permis versailliste. Mais si vous l’avez sollicitée et carressée, c’est que vous aviez probablement déjà son instinct en votre for intérieur.





        Ah, Bernard, je suis à la recherche d’un mot exprimant l’effet aposématique mais dans le sens de « particulièrement attirant ».
        Si un jour vous en trouvez un dans quelque tiroir, je vous saurais gré de me le prêter quelques lunes.

        Oh, il s’usera probablement à son tour d’être trop utilisé mais dans l’intervalle, il me permettra tout de même de souligner le fait qu’il existe des choses qui nous font gros effet dans un sens ou dans l’autre, soit de façon personnelle (question d’expérience personnelle) soit de façon plus ou moins collective ; soit de façon temporaire, soit de façon durable.

        Cette paire de mots, aposématique et « hyper attirant », étant nouvelle, elle serait, je le proposerai, utilisée exclusivement avec quelque sorte de pronom devant.

        Nous sortirions du 
        « Cette chose est terrifiante / attirante » 
        pour passer à
        « Cette chose m’est terrifiante / attirante » « Cette chose nous est terrifiante / attirante ».

        Ce m’ devant chaque qualification, cette réattribution du qualificatif, même devant rouge, petit, piquant, froid, me semble nécessaire pour reprendre conscience de nos sensibilités individuelles, de nos interactions, feed-back ou influences mutuelles, pour sortir du doctrinaire, de l’impérieux.

        Il me semble uillogique que notre individualisme matériel ainsi que notre moi-citoyen ne soit pas accompagné d’une nouvelle manière, plus personnelle, de qualifier.

        Au Vietnam, on ne dit pas Il est gentil, on dit Il est facile à aimer.
        (Ce il relatif à une personne n’étant pas le même il que celui relatif à un objet. On y utilise des pronoms différents)


        Je vois un intérêt à ce que nous prenions l’habitude de dire Il m’est gentil ; il m’est méchant


      • volt volt 21 décembre 2012 21:26

        des brigades de chercheurs pour vous répertorier... cf. méchant du signe.

        sur votre question, j’ai rien de bon, je pense à « cacosignalétique », mais c’est pas encore ça...

      • volt volt 21 décembre 2012 21:27

        oups pas répertorier - cartographier


      • Nemrod Nemrod 21 décembre 2012 17:37

        Quel verbiage ! Il a la couleur de la science, l’odeur de la science, les mots de la science, mais ce n’est pas de la science. On dirait de la téléologie qui se prend pour la téléonomie. Vous êtes sûr que c’est un article scientifique. smiley


        • BlackMatter 21 décembre 2012 21:38

          Dugué est depuis quelques temps dans une phase mystique dont on ne sait que penser. Mais effectivement, il s’éloigne de plus en plus de la science.


        • Nemrod Nemrod 22 décembre 2012 09:04

          BlackMatter, oui j’ai bien l’impression.


        • djhayle 21 décembre 2012 17:58

          Fin du monde
          Deja tres con de penser qu il en y a qu un
          Enfin pas si ,con car aparait l ombre de la main manipulatrice
          qui s étale.


          • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 22 décembre 2012 00:47

            « Vous êtes sûr que c’est un article scientifique. »


            Etre sûr, se repaître de certitudes, chercher à mettre un terme au doute, n’est précisément pas scientifique. La science, c’est ce qui nous fait douter. A ne pas confondre avec la technologie, même si elles peuvent et doivent s’appuyer l’une sur l’autre.

            La science est l’art de prendre la mesure de nos abîmes d’incertitudes. Ce n’est absolument pas une discipline rassurante. L’homme de science qui me tranquillise est un imposteur.

          • Nemrod Nemrod 22 décembre 2012 09:33

            Pour Gaspard Delanuit, M. Dugué justement parle beaucoup au conditionnel mais nous assène des certitudes enveloppées d’un lexique qui noie le poisson. Le propre de la science n’est pas en doute sophiste, mais la conviction que toute vérité est temporaire et que chaque porte fermée derrière soi en ouvre des dizaines qui sont autant d’avancées et de questions. Ce n’est pas ainsi que procède l’auteur de l’article.


          • Bernard Dugué Bernard Dugué 22 décembre 2012 09:46

            Nemrod,

            Vous ne savez peut-être pas lire le sens des mots. Je ne parle ni au conditionnel ni de certitudes, sauf lorsque ce sont des évidences que je reformule, exemple, l’ADN qui conserve la mémoire mais qui est source d’invention

            L’essentiel de cet article qui laisse sur la faim (du monde épistémologique), c’est une hypothèse, une option théorique, une conjecture, voilà les mots que j’ai employés. L’hypothèse du protéome central. Ce n’est pas scientifique ?


          • Soi même Soi même 22 décembre 2012 01:04

            A propos de l’énigme de l’ADN, il y a une intervention de Jacques Testart qui en dit l’on où en sont les chercheurs !

             http://www.franceculture.fr/emission-a-voix-nue-jacques-testart-45-2012-06-07


            • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 22 décembre 2012 09:09

              Votre syntaxe est aussi troublante que votre avatar, Triple Vous même.  smiley


            • Nemrod Nemrod 22 décembre 2012 09:24

              Merci Soi même,
              J’avais eu l’occasion d’entendre cette émission. Jacques Testart nous rappellait l’existence d’un lobby industriel et scientifique. Pour l’ADN remémorons nous Pierre-Paul Grasset prenant son microscope pour observer le noyau d’une cellule et s’écriant « montrez-le-moi cet ADN, je ne le vois pas ! ».
              Je ne crois pas que l’on puisse parler « d’énigme » pour l’ADN, mais plutôt d’une connaissance incomplète. Chaque avancée scientifique est en butte à des refus mais aussi nous oblige à une remise en cause rationnelle. C’est le propre de la science. Sans aucune méchanceté de ma part, ce n’est pas le cas de cet article.


            • easy easy 22 décembre 2012 12:44

              Nemrod

              Bernard est entre pointe de la science et pointe de la philosophie
              Essayez un jour de passer Messine et vous comprendrez mieux sa Douleur




            • Shawford Shawford34 22 décembre 2012 13:07

              En effet easy, se révèle ici la vraie problématique des articles de Mister Dugué : tenir un langage de pointe dans les deux domaines que tu cites, ce qui aura de très fortes chances de perdre.. tout le monde en chemin.

              Pour un non biologiste, ce qu’a toutes les chances d’être un philosophe ou « philosophile », les questions de cytoplasmes et de protéomes centraux, c’est du chinois (impropre faute de vulgarisation à permettre en tout cas d’en disserter valablement).
              Pour un scientifique, toutes ses digressions hors microscope et microcosme : c’est de facto du charlatanisme.

              Et à vouloir malgré tout essayer de contenter chacun selon ses inclinaisons et/ou son terrain d’expertise, on est le plus souvent effectivement dans le pâté d’alouette.

              Gageons qu’il ait vraiment envie de laisser un cénotaphe de qualité et qu’il daignera donc prendre en compte ces quelques remarques (et même convenir d’en faire état plus avant car après Messine, y’aura tous les autres Cap du Monde à se coltiner)  smiley smiley


            • Soi même Soi même 22 décembre 2012 14:32

              @ Delanuit, je t’es l’ai toujours dit tu es un bourreaux des cœurs !


            • easy easy 22 décembre 2012 15:24

              Charybde et Scylla ne posent de problème de passage qu’au marchand, qu’à celui dont l’objectif est situé au-delà, qu’à celui qui pense à sa douce, à sa maison, à sa voiture.

              Pour le penseur, passer ce détroit n’a aucun intérêt. Son truc à lui c’est au contraire d’y stationner, de le vivre en toutes ses dimensions.
              Même dans ses pénates, le chat sur ses genoux, le penseur se projette entre ces grandes meules. Il n’est pas dans le comment en sortir le plus vite et sans casse, il est dans que puis-je faire pour mettre de l’huile entre des deux engrenages qui s’ignorent. Il n’en fait pas une affaire personnelle, il cherche la solution pour tous.
              Il cherche le pignon au module réconciliateur.


              Quiconque pratiquerait le tout petit nous de l’anarchiste (toi + moi là, devant moi) n’aurait rien à battre de ces grandes meules science et philo qui ne connaissent que le Nous-tous-les gens, qui généralisent tout ce qu’elles examinent
               

              Bernard pratique parfois l’enveloppe, le périmètre anarchiste du petit nous (Quand il parle de lui personnellement, de sa mère, de ses collègues) mais le plus souvent il cherche dire le Nous. Il cherche le module en Nous qui réconcilierait la meule du Nous de la science et la meule du Nous de la philo



              Or il vient de se produire un évènement qui prouve l’invalidité du Nous.

              Une partie des gens auraient cru en la fin du monde telle qu’annoncée hier
              Une loi en Nous de la science ou une loi en Nous de la philo auraient en principe dû établir que puisque ceci cela à grande échelle, il se produira (dans la tête des gens) ceci cela. Que les gens feront ceci cela

              Exemple : Puisque 10% des gens y croient, alors il y aura une vague de réconciliations, de gros bisous entre Nous. 
              Or ni sciences dites dures ni sciences dites molles n’ont osé se lancer dans une prédiction sur la manière dont Nous allions nous comporter.

              Et ces deux meules ont bien fait car à l’échelle macroscopique, rien n’a été remarqué de spécial. 
              Il y a peut-être eu ici ou là des reconciliations accélérées, des retraits de plainte mais rien de bien visible.


              Après Hiroshima, selon toute formule des deux meules Science et Philo, on aurait été amené à prévoir que les Japs ne voudraient jamais y revivre.
              Bin si, ils y sont revenus, en plein dans ce dépotoir radioactif

              Après Fukushima, Science dure et Science molle étaient à prévoir que les Japs allaient déménager dans d’autres pays. Bin non. Ils restent.

              Le jour où un système sera capable de prévoir les mouvements d’un banc de sardines, sans capteurs branchés sur lui, faudra m’appeler que je voie ça

              En attendant, on ne sait toujours pas prédire la bourse.




              Il peut se produire des mouvements de Nous, des grands mouvements, des émeutes, mais ces Nous ne résultent que d’une coagulation de proche en proche et capricieuse de petits nous. 
              Sans les petits nous anarchistes pas de Nous collectif.




              L’anarchisme est par nature a-collectif, il n’est même pas anti-collectif, il ignore le collectif. Il n’a aucune place officielle et il n’est pas dans sa nature d’en réclamer une.
              Mais c’est pourtant ce minuscule nous capricieux qui aboutit parfois à des mouvements collectifs spectaculaires. 

              Par nature, les deux grands fixeurs de toutes choses qu’ont été les religieux d’il y a 3000 ans et les opérateurs du XIXème siècle, ont tous carrément interdit ou dénié l’esprit anarchiste. Ils ont tous deux prétendu pouvoir tout expliquer par le Nous sans passer par le petit nous
              Ils ont tous deux brandi des lois valant non seulement sur leurs copains, non seulement sur leur villageois, mais carrément au-delà de toutes les montagnes et océans. Nous serons tous heureux si nous mangeons tous du porc, ou le contraire. C’est prétentieux et impérialiste.
               


              Bernard se casse la tête pour Nous trouver le module du Nous qui réconcilierait deux meules ne connaissant que le Nous. Chacune tournant a sa manière.

              Ces deux roues ne conjuguant que le Nous mais de manières différentes, elles n’ont pas le même module. Il ne peut pas y avoir de pignon commun


              Nous n’a pas de solution par le Nous d’abord.


            • Shawford Shawford34 22 décembre 2012 17:01

              Bon, t’as pas l’impression de venir plumer ma petite alouette avec ton gros cheval, là ? C’est trop facile, là. smiley Laissons souper et souffler Bernard.

              Je m’en retourne pour ma part préparer mon petit pâté à moi, que je te soumettrai a priori avant toute tentative de publication.
              Ça parle de choses à même d’enroler à l’insu de leur plein gré plein de petits moi narcissiques en herbe (toi au premier rang j’espère) pour une cause anarchiste en diable, mais chut...

              @+ smiley


            • easy easy 22 décembre 2012 18:41

              OK Shawford

              A condition que ton projet ne soit pas un Projet et que notre nous n’ambitionne pas de devenir Nous



            • Shawford Shawford34 22 décembre 2012 18:53

              C’est pas un projet, c’est une toute petite proposition d’auto gestion, 100% autonome, qui permet d’arrêter de perdre son temps, pour une cause sans but ni trophée (porteuse de vertus en soi), à même de foutre un uppercut des familles à l’égo « narcissisant » de tout un chacun sur AV, 100 % partageux tout en engageant en rien, irrécupérable tout en étant 100% identifiable, désintéressé tout en pouvant permettre des prises de conscience et des remises en cause énormes.

              Chiche ? smiley


            • Shawford Shawford34 22 décembre 2012 19:02

              Voilà c’est fait, j’aurais pu prendre Agoranymous1 mais à quoi bon ?

              Tu veux une explication, un manuel, une marche à suivre que je ou que nous, ou que Nous dicterions ?

              F... y..

              ...j’attends juste d’autres justes que moi qui rentrent dans la danse smiley


            • Shawford Agoranymous42 22 décembre 2012 19:11

              Bon ça marche pas, à savoir de pouvoir apparaître avec mon compte non plus comme Shawford (dont je me tape royalement, mon moi Internétique : quelle tartufferie, sauf à me parler à mon propre égo narcissisant)) mais comme Agoranymous42 !


              Mais je pense que tu as compris l’idée, easy ou whoever smiley

            • Shawford Agoranymous42 22 décembre 2012 19:13

              Ayé ça marche !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! smiley smiley


              Maintenant, reste plus qu’à recréer un compte de zéro dès lors que quelqu’un(e) me suivra avec le numéro qu’il ou qu’elle veut smiley

            • easy easy 22 décembre 2012 19:53

              C’est une bonne idée que tu as là

              Encore qu’ici on ne puisse pas passer archi anonyme

              Si c’était donc possible, ça nous désaliènerait de notre Mainstream intérieur, ça nous aérerait énormément l’esprit en le démontant
              Un coup je dis blanc, un coup je dis vert

              Ça multiplie à l’infini nos jeux avec Je 


              Je jouerai probablement à ça un jour.
              Pour l’instant, je dois au contraire ramasser mes miettes ou me voir capable d’être Un et lequel alors

              Je dois vérifier qu’il est possible d’être Un avec des yeux écartés de 10 000 bornes


              Et puis je crois à la nécessité du Allstream avec un Main

              Sur le topic de Fethi, j’ai dit le drame des deux grandes Fixations mais je ne vois pas le démontage de tout ça sans Panique.

              Rien que foutre en l’air la conjugaison française que je déteste ; a-conjugaison que je sais pourtant possible et que je pratique en viet, me fait paniquer

              En somme j’ai peur, je suis aliéné, je suis lâche
              Et préfèrerais largement mourir que de vivre l’a-stream
               
              Je ne pige pas d’où te vient ce courage


            • Shawford Agoranymous42 22 décembre 2012 19:59

              Déjà, arrête tout de suite de te prendre le choux, si tu m’avais ici même répondu en tant que Agoranymous2 ou whatever, je t’aurais reconnu entre mille, alors il est où le blème ?


              Et si de toute façon si y’avait, y’aurait, y’aura le moindre blème on revient en Trucmuch 1 et 2, trois minutes plus tard, tout en s’auto déterminant et s’inter-reconnaissant dans l’instant. smiley

              Le courage ? Ben, plutôt ça que le renoncement, que la défaite, et très franchement... que la mort ! 

            • non667 23 décembre 2012 11:36

              Maintenant que l’évolution est un fait acquis et théorisé, il est possible de réfléchir aux systèmes vivants et s’interroger sur les origines de la vie.

              Maintenant que l’évolution est un fait acquis 

              la preuve par lyssenko ?

              il est possible de réfléchir aux systèmes vivants et s’interroger sur les origines de la vie.

               on ne devrait pas commencer par là ????????? smiley smiley smiley smiley


              • Nemrod Nemrod 25 décembre 2012 15:09

                C ’est ce qui s’appelle commencer par la fin. C’est justement là le problème. L’évolution comme acquis n’est qu’un constat qui ne nous permet pas de définir la vie.
                M. Dugué n’est pas davantage capable de définr la vie que quiconque. La vie n’existe pas. En parler comme d’une évidence c’est montrer son ignorance scientifique.


              • goc goc 26 décembre 2012 09:54

                @ l’auteur
                merci pour l’article
                on n’est pas obligé d’être d’accord, mais au moins il permet le débat en ouvrant sur une hypothèse
                je ne suis pas un scientifique, mais j’aime la science et je reste curieux, donc j’aime bien vous lire
                j’aurais juste un petit regret, excusez-moi pour l’audace du néophyte, mais j’ose mettre mon grain de sel.
                je trouve que vous ne mettez pas assez en avant le travail du temps et l’action du grand nombre, je m’explique
                pour le temps, je pense qu’il faudrait remettre toutes ces choses dans un contexte temporel permettant les milliards d’essais nécessaires à la réussite d’une solution. Si on ne prend pas en compte cet élément, on arrive très vite à croire au déterminisme alors qu’en fait c’est le très grand nombre d’essais qui a permis de voir émerger la solution la moins mauvaise (et non la meilleure)
                quand à l’action du grand nombre, c’est en voyant des robots ultra simplistes que m’est venu l’idée que le travail coopératif, tel que pratiquent les fourmis et autres insectes sociaux, n’est que la somme des travaux individuels très simples.
                Par exemple : si un caillou (un gros grain de sable) obstrue l’entrée d’une galerie, on voit rapidement, une puis deux, puis trois fourmis s’unir pour dégager la caillou, on dit alors qu’elles unissent leurs efforts pour retirer l’obstacle, alors qu’en fait, chaque fourmis n’a agit que de façon simple et individuelle, à savoir : chaque fourmi voit un caillou, elle est programmer pour l’enlever, et va sur le coté le plus proche pour déplacer l’obstacle, et ce, sans savoir que d’autres fourmis font la même chose. On a pu voir ce type de réaction sur des robots qui devaient déplacer des objets : alors qu’aucune programmation n’a été faite pour créer du travail coopératif, dans certains cas, on a pu voir deux robots s’attaquer au même objet et le déplacer ensemble.


                • clostra 26 décembre 2012 10:48

                  Au fait, la question première ne serait-elle pas : (à propos de cet animal supérieur - au fait, pourquoi « supérieur ») quelle sera la prochaine évolution ?

                  Si l’ADN est une boule de mémoire dont on peut tirer (sous tirer ?) à peu près tout, il n’en est pas de même pour l’être humain épiphénoménique qui se casse les dents pour apprendre, transmettre, et « sans cesse sur le métier remettre son ouvrage », devenu un colosse aux pieds d’argile avec toutes ses technologies « béquilles » qu’une tempête solaire pourrait désagréger en quelques secondes... (je ne sais plus qui disait : les roms ne sont pas un problème, ils sont la solution)

                  (je suis en train de lire la saga AUEL, et j’ai un sérieux problème avec « le clan de l’ours des cavernes » qui aurait « tout en mémoire » au point de ne pouvoir imaginer, celle-ci - la mémoire - n’aurait qu’à être réactivée pour retrouver toute son histoire, avec cette gamine du « clan des autres » qui vient anarchiser le « clan de l’ours des cavernes »)

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