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Accueil du site > Actualités > Technologies > La flèche du temps expliquée. Du « Temps quantique » au temps (...)

La flèche du temps expliquée. Du « Temps quantique » au temps macroscopique

La question du temps ne date pas de la science moderne. Déjà saint Augustin avait répondu par une fameuse réplique. Si on ne me le demande pas, je sais ce qu’est le temps mais si on me questionne, alors je ne sais plus. Aristote avait conclus que le temps est lié au changement, au mouvement, mais qu’il n’est pas le mouvement, il est quelque chose du mouvement et ce quelque chose c’est le nombre par rapport à l’antérieur et le postérieur. Aristote avait en tête l’idée d’un mouvement mesuré par périodes. Le mouvement pouvant être le déplacement d’un objet mais aussi la croissance d’un être depuis le germe jusqu’à l’état final. En ce sens, la gestation humaine dure à peu près une dizaine de lunaisons, soit environ 280 jours. Le temps est donc lié à un changement, à une différence des choses entre l’avant et l’après. Ce temps est ordinaire, prosaïque pour ainsi dire.

La conception du temps a considérablement changé à partir de Galilée et l’avènement de la science moderne. Le temps est devenu un paramètre continu, une sorte de trame universelle sur laquelle s’inscrivent les phénomènes. Le monde physique a été formalisé par des formules où le temps peut être inversé. Mais la science de la chaleur a étudié et conçu des processus physiques irréversibles dont la formule mathématique tient à une grandeur, l’entropie, qui ne peut qu’augmenter lorsqu’un système est fermé. Cette entropie a suscité beaucoup de réflexions tout en égarant les physiciens. L’entropie a été associée au désordre, à l’information, à l’agitation moléculaire, aux échanges thermiques et surtout à ce fameux concept qu’est la flèche du temps. Les anciens ne s’inquiétaient pas du temps qui est associé au changement. Les modernes au contraire ont été intrigués par la flèche du temps et les processus irréversibles. Dans le subconscient moderne, cette fascination pour l’irréversibilité révèle en filigrane une sorte de « fronde » contre un monde qui n’est pas réversible, qui nous échappe, qui est définitivement perdu et donc qui s’oppose au désir de maîtrise infinie qui s’empara des esprits à la fin du 19ème siècle. La flèche du temps est souvent associée à l’irréversibilité, notion qui n’apporte rien au niveau des connaissances. Par contre, la notion de transformation est plus pertinente.

Le temps, nous pouvons le comprendre à partir des modèles physiques mais aussi de l’expérience humaine. Je crois que le temps de la mécanique classique ou de la thermodynamique n’est qu’un artifice de représentation utile aux expériences scientifiques mais étranger au temps réel. Le temps réversible de la mécanique classique est une fiction, au mieux une condition exceptionnelle. L’irréversibilité et l’entropie sont tout autant des fictions. La science classique ne nous apprend rien du temps. La relativité non plus.

Si nous connaissons le temps, c’est parce que nous pouvons l’imprimer et l’exprimer. Imprimer, c’est ce qu’on appelle la mémoire. Si nous avons conscience du temps, c’est par ce processus cognitif de mise en relation entre le passé mémorisé et le présent. Nous pouvons dire alors que ce n’est plus comme avant. Et ce qui advient n’est pas forcément une dégradation mais une transformation. Nous pouvons accumuler le temps avec l’expérience, la mémoire et la synthèse conceptuelle qui permet l’immergence d’une intention éclairée. Nous savons que 200 millions d’année, c’est l’échelle de transformation des mammifères, que 5 millions d’années ont permis à l’homme de se transformer, que quelques siècles c’est l’échelle pour construire des empires qui s’effondrent ensuite, que sept décennies séparent la fin de la guerre de notre temps, que deux décennies et demi nous séparent de la chute du mur, qu’un mois nous sépare des attentats du 7 janvier. Si nous savons cela c’est parce que nous avons la mémoire des temps révolus. Mémoire vécue ou reconstruite par les récits scientifiques et historiques.

Maintenant, nous pouvons chercher où se loge le temps dans les théories physiques. En vérité, le temps fondamental et élémentaire découle de la physique quantique. Ce temps permet aux éléments matériels et monadiques de s’exprimer et de recevoir des quanta d’informations. Le passage du temps élémentaire quantique au temps macroscopique repose sur ce principe synthétique et ordonnant qu’est la gravité. La Gravité, c’est le cosmos immergent et le temps quantique ordonné et synthétisé avec un ordre dans les séquences d’expression et de réception des informations. Il y a deux flèches du « temps causal », l’une liée aux expressions, l’autre aux réceptions. Pour que le monde se transforme par l’expression des informations, il faut qu’il y ait une brisure de symétrie, un excès dans le temps efficient positif par rapport au temps récipient. Grâce à cette brisure et à la mémoire de l’expérience alliée à l’évolution animale, nous pouvons avoir des intentions, vouloir et agir, Le 21ème siècle saura donner consistance à ces propos prophétiques. Je suis du 21ème siècle et j’essaierai de donner plus de détails sur ces considérations qui ne sont pas gratuites mais découlent d’un an de recherche sur la cosmonadologie quantique.

A plus, et prochainement, une critique du livre de Carlo Rovelli que je vais recevoir. Quant à ceux que je vais énerver et qui me conspuent, je vous dis, allez-y, perdez votre temps à commenter, je vous ignore car vos propos ne sont pas assumés vu que vous vous cachez derrière des pseudos.


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20 réactions à cet article    


  • bourrico6 6 février 2015 11:20

    Quant à ceux que je vais énerver et qui me conspuent, je vous dis, allez-y, perdez votre temps à commenter, je vous ignore car vos propos ne sont pas assumés vu que vous vous cachez derrière des pseudos.

    Mon pauvre Choupinou
    Vas d’abord apprendre ce qu’est une théorie en Physique avant de jouer les révolutionnaires en carton avec ton fatras incompréhensible.
    T’es has been, ta démarche est celle du siècle dernier, je te l’ai déjà dit, et je le redirai.
    Ah, puis arrêtes d’inventer des mots, c’est ridicule et c’est loin de te rendre plus crédible.

    Mais ta petite phrase en conclusion fait plaisir, ça veut dire que ça fait effet.
    T’as beau espérer qu’en ignorant les objections, les objecteurs vont se lasser et ainsi te laisser divaguer, accuser, mentir, et raconter n’importe quoi.... raté mon pépère !


    • bibou1324 bibou1324 6 février 2015 11:57

      Non mais c’est pas si inintéressant que ça ses articles.


      C’est à peu près toujours le même principe : 

      On part d’une intro qui utilise quelques mots de vocabulaire scientifiques assez simples, ce qui fait que ceux qui ont une vague notion de ce qu’est l’entropie vont accrocher et se sentir intelligent, et vont continuer à lire. Avec quelques détails historiques facilement vérifiables, ça fait plus sérieux.

      On arrive dans une phase de transition où il commence à développer son idée, mais de manière si confuse que le lecteur s’y perd rapidement. Il y a tout de même quelques lapalissades au milieu pour que le lecteur reste accroché, pour maintenir l’attention. Et surtout on critique la thèse officielle sans avancer le moindre argument.

      Puis il part complètement en vrille, avec un temps lié aux expression par des brisures de symétrie avec un quanta d’information d’éléments monadiques et de cosmonadologie quantique .... cosmo quoi ? Bon le but n’est pas d’être cru sur cette partie, seulement de montrer que ce qu’il dit est sérieux avec des termes qui envoient du lourd (mais sont mal assemblés et ne veulent rien dire).



      Moi je trouve le concept intéressant à analyser. Parce c’est ce genre de discours que tiennent les sectes, les grands rassembleurs politiques truands, les marchands de tapis. Et le pire, c’est que c’est le genre de discours qui fonctionne. Parce dès qu’on explique par A+B que c’est n’importe quoi, les fidèles viennent vers toi et te disent que t’as rien compris, que la thèse officielle est forcément dans le faux, qu’il faut ouvrir les yeux. Bon là le gourou Dugué a à mon avis encore pas mal de chemin à parcourir avant de trouver assez d’adeptes pour fonder une secte intéressante.

    • bourrico6 6 février 2015 12:24

      Il faut chercher des alternatives, ne jamais rien rejeter de but en blanc par principe, ce serait bien s’il présentait et surtout s’il expliquait les voies alternatives explorées.
      La définition d’une théorie Physique est bien de n’être qu’une théorie, et en aucun cas la Vérité, pourquoi Dugué a t-il besoin de mentir à ce sujet en donnant une fausse définition de ce qu’est une théorie ? Parce que sinon il perds son angle d’attaque qui est de reprocher à la physique de ne pas lui révéler la théorie globale, la Vérité, intangible et ultime .... c’est l’idée quand je dis qu’il cherche Dieu.

      Mais non, il se pose en chevalier blanc, grand pourfendeur de l’illusion scientifique, il n’explique rien, mais promets toujours des lendemains meilleurs.... un coté secte effectivement.

      Toujours pas un mot sur les Maths sans lesquels la physique n’existerait pas.
      Peut être que Dugué confonds simplement Physique et Métaphysique ?
      Soit il veut une physique sans maths, soit les maths vont devoir s’adapter à la Physique de Pr Dugué, dans les deux cas, sa négligence lui ôte pas mal de crédit.

      Mais surtout, je le considère comme lâche, il peut pondre plusieurs torchons révolutionnaires par semaines sans jamais venir s’expliquer, sans jamais définir les mots qu’il invente, préférant mettre une petite phrase dans son torchon suivant en guise de réponse, comme le ferait un Gourou arrogant.


    • L'enfoiré L’enfoiré 6 février 2015 20:43

      Mais qu’est-ce que je suis venu faire dans cette galère ’, une phrase que Bernard devrait se répéter quelques fois.

      Ce qu’il écrit c’est dans les magazines scientifiques qu’il devrait aller les vendre.
      Enfin ,tenter de les vendre.


    • fred.foyn Le p’tit Charles 6 février 2015 12:25

      Le temps..est un concept inventé par l’homme pour se situer dans l’espace... !


      • bourrico6 6 février 2015 12:34

        Voila, c’était pourtant simple, suffisait de venir sur AV pour avoir une définition Physique et rigoureuse de la notion de temps, un réponse cherchée depuis longtemps par les plus grands cerveaux que le monde ai connu.... ben ce sont tous des tocards, c’est Charlot qu’a trouvé la réponse, en 1 seule ligne svp  ! smiley

        Partant de la, le problème est résolus, il n’y plus rien à discuter, des siècles d’interrogations viennent de trouver leur aboutissement.


      • bourrico6 6 février 2015 12:36

        ps : méfies toi, la lutte pour les Nobel de Physique est sévère sur AV, et Isga avec son réchauffement climatique de toutes les planètes du système solaire est un sérieux concurrent pour toi.


      • Phoébée 6 février 2015 12:39

        Quand c’est bernard Dugué on lui reproche d’être trop compliqué, quand c’est bourrico6 d’être trop intelligible.

        Je suis quand même étonné de la violence que suscite l’auteur, on se croirait sur un article de morice.


      • lermontov lermontov 6 février 2015 12:43

        @ peau d’âne

        Isga a presque raison. Il y a un changement magnétique dans tout le système solaire, y compris le soleil ; et le réchauffement - momentané - en est la conséquence.


      • fred.foyn Le p’tit Charles 6 février 2015 13:11

        "On dit que le temps change les choses, mais en fait le temps ne fait que passer et nous devons changer les choses nous-mêmes"

        Andy Warhol

        L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rives ; Il coule et nous passons !
        [ Méditations poétiques ]
        Citation de Alphonse de Lamartine


        Le temps est le péché de l’éternité.
        Citation de Paul Claudel

        Les temps primitifs sont lyriques, les temps antiques sont épiques, les temps modernes sont dramatiques.
        [ Victor Hugo ]

        Juste pour passer le temps...



      • Vipère Vipère 6 février 2015 15:48

        Définir la nature temps, la vérité du temps est très difficile, nous n’avons pas de langage pour en donner une définition exacte.

        Pourtant, tout le monde sait plus ou moins, ce qu’est ce qu’est le temps ou tout au moins ce qu’il n’est pas, mais il varie selon que l’on se place d’un point de vue philosophique, cosmologique, physique, mathématique etc...

        Ce que l’on sait est que le temps primitif produit de la durée, il remplace le présent, par un autre présent, de sorte que le temps présent, ne s’écoule pas d’un coup.


      • lsga lsga 6 février 2015 15:53

        toujours de la philosophie bas de gamme. 

         
        Et la formalisation de la cosmonadologie ? S’en est où ? vous avez laissé tombé ? 

        • Gandalf Gandalf 6 février 2015 20:51

          L’article ou plutôt le livre sera payant, Isga.


          Tout le monde n’a pas encore atteint l’extase marxiste de glandouille optimale.

        • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 6 février 2015 17:34

          @Bernard DUGUE

          La dernier phrase de l’article ne m’intéresse pas et pour cause...

          Ceci rappelé, je dois encore une fois vous désavouer énergiquement en montrant votre plus grande lacune. Vous avez cité Saint Augustin, Aristote, Galilée etc et parlé de toutes les sciences qui avaient essayé de définir le « temps ». Il vous manque la langue, la culture et la science qui avait pourtant dit l’essentiel à savoir « Le temps est comme le Sabre, ou tu le coupe ou il te coupe »... couper a évidemment un sens qu’il faut aussi comprendre.

          Vous n’entendez pas grand chose à la Monadologie qui ne peut être envisagée par un monolinguisme réducteur et surtout par un esprit restreint dans le repère d’une pauvre autosatisfaction.

          Je voudrais bien recevoir moi aissi le livre de Carlo Rovelli...


          • JC_Lavau JC_Lavau 6 février 2015 19:05

            Génie incompris ? Ou outrecuidante nullité ?
            « Quant à ceux que je vais énerver et qui me conspuent, je vous dis, allez-y, perdez votre temps à commenter, je vous ignore car vos propos ne sont pas assumés vu que vous vous cachez derrière des pseudos. »

            Bernard Dugué ne satisfait à aucun des critères par lesquels on diagnostiquerait un génie, mais à tous ceux par lesquels on diagnostique un charlatan qui s’enfonce dans son déni de la réalité, qui s’enfonce dans sa psychose.

            En jargon de usenaute puis d’internaute, on appelle cela un « krank ».


            • L'enfoiré L’enfoiré 6 février 2015 20:50

              Le Nobel de la Cosmonadologie, c’est pour 2050.

              Bernard est bien classé. 

            • Gandalf Gandalf 6 février 2015 20:49

              Pour info : en mathématiques pures, selon Alain Connes, le temps provient de la non-commutativité.


              Je ne sais pas si votre conclusion est compatible avec les mathématiques. Peut-être...

              • L'enfoiré L’enfoiré 6 février 2015 21:08

                ’Cherche éditeurs, mécènes (?).... bdugue @ wanadoo.fr ’


                Est - il indiqué dans l’a propos.
                Personne intéressé ? 

                • Gcopin Gcopin 7 février 2015 11:09

                  Bonjour à tous
                  @ l’auteur « L’entropie a été associée au désordre, à l’information, à l’agitation moléculaire, aux échanges thermiques et surtout à ce fameux concept qu’est la flèche du temps »

                  Vous voulez dire la deuxième loi de la thermodynamique, soit l’entropie serait la seule théorie qui nous donne la flèche du temps en physique classique, ce qui entraîne un paradoxe concernant la possibilité de stopper le temps. Si on fait le parallèle avec la deuxième loi de la thermodynamique qui nous enseigne qu’on l’on va toujours vers plus de désordre, dans cette théorie n’exclue pas un état temporairement stable, ce qui reviens à stopper le temps. De plus, lorsqu’on aura atteint un désordre total, nécessairement la flèche s’arrêtera (mathématisable) et cela voudra dire que la flèche du temps donc le temps n’était qu’un phénomène passager. Le temps qui s’arrête ! à mon humble avis, on n’a toujours pas de formulation valide concernant le temps. (gc)


                  • Arturo ZAPATA ARTURO 3 septembre 2015 20:38

                    Votre intéressant article mériterait plus ample développement pour permettre aux novices (dans mon genre) de se faire une idée plus pointue du nouveau paradigme qui y est proposé. Pour revenir sur un point auquel je me suis intéressé au hasard de certaines recherches sur internet, à savoir la théorie de Bohm de l’onde pilote, que pensez-vous des travaux d’Yves Couder (avec ses gouttes de silicon) ? Cela n’irait-il pas dans le sens d’une réhabilitation de la théorie de de Broglie-Bohm ? Quoiqu’il en soit, il me semble que le résultat visuel de sa « pseudo » expérience des fentes de Young est assez saisissant.

                    Bien à vous.

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