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La fonte de l’Arctique, une bombe climatique à retardement...

... et autres brèves sur le climat

- La fonte de l’Arctique, une bombe climatique à retardement

Contrairement à l’étude qui se voulait rassurante et dont on rendait compte au mois de février, la fonte du permafrost pourrait bien déclencher une bombe climatique décuplant le réchauffement bien au-delà des prévisions actuelles. Il est possible que ce ne soit pas un danger imminent et que cela prenne beaucoup de temps, mais tout s’accélère semble-t-il puisque le pôle Nord pourrait être libre de glace avant la fin du mois de septembre, et ce, pour la première fois depuis des dizaines de milliers d’années (et bien que 2008 soit sans doute l’année la plus froide du XXIe siècle) ! Comme je le martèle depuis un moment, c’est cela qui devrait être notre préoccupation principale, éviter ce risque majeur jugé peu probable jusqu’ici, mais qui se précise et qui n’a rien à voir avec les débats actuels autour de 2° à 6 °C. Il n’est plus temps de se poser la question si c’est un phénomène naturel ou non car ce serait en tout cas terriblement meurtrier. En effet, ce n’est pas seulement du CO2, mais surtout du méthane qui est contenu dans le sol gelé, or le méthane est un gaz à effet de serre 23 fois plus puissant que le CO2. Même s’il se décompose plus rapidement, on aurait le temps de griller la planète en quelques dizaines d’années, au risque de déclencher d’autres phénomènes amplificateurs comme le dégagement du méthane marin. Les risques sont vraiment démesurés. Il faut s’assurer qu’ils ne se produiront pas, puisque c’est ce qu’on croit encore, ou bien empêcher qu’ils ne se produisent s’il s’avère que les nouvelles ne sont pas si rassurantes...

D’importantes quantités de CO2 contenues dans les sols gelés de l’Arctique pourraient être relâchées dans l’atmosphère sous l’effet du réchauffement climatique, ce qui pourrait accélérer ce phénomène, indique une nouvelle étude scientifique.

Les scientifiques savaient que la fonte du permafrost se traduirait par des émissions importantes de gaz à effet de serre, mais ils n’avaient pas une idée claire des quantités de carbone piégées dans les sols gelés de l’Arctique.

Pour le déterminer, une équipe de chercheurs américains dirigée par Chien-Lu Ping de l’université de Fairbanks en Alaska a étudié une large portion de territoire des régions septentrionales d’Amérique du Nord, prélevant des échantillons de sol provenant de 117 sites différents, tous situés à au moins un mètre de profondeur.

Jusqu’alors, seules quelques mesures avaient été effectuées et à une profondeur de seulement 40 cm. Rien qu’en Amérique du Nord, les chercheurs se sont ainsi aperçus que les quantités de carbone piégées dans l’Arctique étaient "bien plus importantes que ce que l’on croyait jusqu’alors", jusqu’à 60 fois plus que les estimations précédentes, selon l’étude publiée dans le magazine scientifique britannique Nature Geoscience.

Et les territoires du nord de l’Europe et de la Russie contiennent probablement des quantités équivalentes de carbone piégées par le froid, selon l’étude.

Or, le risque de voir le permafrost fondre est bien réel, selon les experts du climat qui estiment que la hausse des températures pourrait aller jusqu’à 6 °C d’ici la fin du siècle dans l’Arctique, une région particulièrement sensible au changement climatique.

"Le relâchement d’une partie seulement de ce carbone dans l’atmosphère, sous forme de méthane ou de dioxyde de carbone, aurait un impact significatif sur le climat sur Terre", souligne dans Nature Geoscience Christian Beer, biochimiste de l’Institut Max Planck de Jena en Allemagne.

Le méthane, autre gaz à effet de serre, est moins abondant que le dioxyde de carbone, mais peut avoir un effet beaucoup plus important sur la hausse des températures.

Les modèles actuels de prévisions climatiques, souligne Christian Beer, ne tiennent pas compte de l’impact potentiel des émissions de gaz retenus dans les sols de l’Arctique.

- La désagrégation des glaciers du Groenland s’aggrave

Un fragment de 29 kilomètres carrés du glacier de Petermann, dans le nord du Groenland, s’est détaché et est parti à la dérive entre les 11 et 24 juillet dernier. Cette glace flottante équivaut en surface à environ une fois et demie celle de la ville de Paris, et constitue la perte la plus importante depuis la désagrégation de 86 km² de banquise entre 2000 et 2001.

Mais ce n’est pas tout. L’équipe de Jason Box, qui travaille quotidiennement sur les données transmises par les images satellites de la Nasa, a observé une énorme faille dans les glaces en bordure du glacier Petermann, et qui pourrait annoncer une cassure beaucoup plus conséquente. Si celle-ci se poursuivait jusqu’au rift situé en amont du glacier, en suivant l’orientation actuelle, elle provoquerait immanquablement une brisure qui isolerait quasi-instantanément plus de 160 km² dans sa partie la plus épaisse, soit un tiers de la masse totale du glacier.

Selon les chercheurs, la région n’a jamais été aussi pauvre en glaces depuis 4 à 6 millénaires, et la tendance se poursuit en s’accélérant.

Au cours de la dernière saison, le bras nord du glacier s’est détaché, larguant un morceau d’environ 10 km² de glaces, alors qu’il avait déjà perdu 94 km² entre 2001 et 2005, cet évènement ayant fait prendre conscience dans le monde de l’ampleur du réchauffement climatique.

- Refroidissement attendu... dans 500 ans !

Une stalagmite, trouvée dans la grotte de Buckeye Creek (Etat de Virginie-Occidentale), a donné les renseignements les plus détaillés à ce jour sur les cycles climatiques dans l’est de l’Amérique du Nord au cours des sept derniers millénaires. Son étude confirme que, pendant les périodes où la Terre a reçu moins de rayonnement solaire, l’océan Atlantique Nord a refroidi, entraînant des augmentations de la quantité d’icebergs et des diminutions des précipitations connues sous le nom d’événements de Bond.

Ce Bond-là se prénomme Gérard. Il y a une dizaine d’années, ce géologue et ses collègues avaient découvert que l’Holocène (période commencée il y a dix mille ans et dans laquelle nous nous trouvons toujours) avait été beaucoup moins calme qu’on ne le pensait, avec un cycle de refroidissements tous les 1 500 ans environ pour l’Atlantique Nord. Durant les périodes froides, la quantité d’icebergs augmentait et les précipitations diminuaient. Des études complémentaires avaient même montré que des sécheresses prolongées, de quelques dizaines d’années à un siècle, s’étaient même très probablement produites.

Les résultats publiés dans un article de Geophysical Research Letters confirment bien une connexion entre la baisse de l’activité solaire durant l’Holocène et des refroidissements dans l’Atlantique Nord, accompagnés de sécheresse pouvant durer un siècle. Si l’on en croit cette étude, un prochain refroidissement devrait se produire d’ici 500 à 1 000 ans, mais, selon les chercheurs, le réchauffement climatique causé par l’homme interférera sûrement avec ce cycle.

- Bientôt le déluge ?

Le dernier réchauffement climatique, à la fin de la dernière glaciation, avait provoqué des pluies diluviennes dont nos mythes ont gardé la trace, il est d’autant plus étonnant que les modèles actuels sous-estiment cette augmentation de l’évaporation et des précipitations. La correction des modèles pour tenir compte de ce phénomène pourrait changer significativement les projections, ce qui va dans le sens des sceptiques sans doute, sauf que cela n’annulera pas le réchauffement, mais pourrait faire reverdir le Sahara, par exemple ?

Les fortes chutes de pluies deviennent plus fréquentes avec le réchauffement global et surviennent plus souvent que ne l’avaient prédit les modèles climatiques indiquent des chercheurs. Ce résultat implique que l’impact du réchauffement sur le cycle global de l’eau pourrait être plus sévère que tout ce que l’on avait imaginé.

- De plus en plus d’ouragans ?

Il faudra vérifier après-coup ces prévisions tant il est difficile de savoir s’il y aura plus de petits ouragans inoffensifs ou bien au contraire des ouragans plus destructeurs.

C’est au moins dix-sept tempêtes tropicales, dont cinq se transformeront en ouragans violents, qui frapperont les côtes Ouest de l’Atlantique Nord durant la saison 2008.

Rien que pour le mois d’août ces experts annoncent quatre tempêtes, dont trois ouragans, parmi lesquels un ouragan violent.

Les deux facteurs qui ont amené les experts à relever leurs prévisions pour cette saison sont l’élévation des températures de surface des océans (les cyclones se forment dans des eaux chaudes, d’au moins 26 °C) et les basses pressions observées en juin et juillet.

- Accord pour lutter contre la déforestation

Des progrès importants ont été réalisés à Accra sur un certain nombre de sujets-clés pour permettre un accord à la Conférence sur le changement climatique à Copenhague en décembre 2009.

Parmi les points positifs, figure un accord sur un point : réduire la déforestation dans les pays en développement doit devenir une priorité.

Pour les moyens de réduire les émissions de gaz à effet de serre, les 1 600 participants se sont également mis d’accord sur des approches différenciées selon les secteurs industriels.

- La tectonique des plaques a fertilisé les océans et favorisé la production d’oxygène

C’est un complément à ce qu’on disait dans "La part maudite" sur la production d’oxygène par les premières formes de vie à l’origine de la modification du climat, simplement, il faut ajouter que sans la tectonique des plaques, il y aurait eu beaucoup moins de nutriments, de vie, d’oxygène produit et qu’il faut donc voir dans la tectonique des plaques une origine plus primitive de ce bouleversement climatique. Il n’empêche que c’est la vie qui devra se réguler assez pour préserver ses conditions de possibilité et ne pas trop refroidir l’atmosphère comme il faut qu’on ne la réchauffe pas trop désormais ! Cela veut dire aussi qu’il y a moins de chance qu’il y ait une forme de vie évoluée sur une planète dépourvue de tectonique des plaques.

Des collisions de continents, des chaînes de montagnes brusquement érigées puis rapidement érodées et enfin un boom planctonique : ce scénario complexe, concentré sur quelques millions d’années, expliquerait l’enrichissement de l’atmosphère terrestre en oxygène.

Au début de l’histoire de la Terre et durant deux milliards d’années, l’atmosphère ne contenait pratiquement pas d’oxygène. Puis la quantité de ce gaz corrosif s’est mise à grimper par à-coups jusqu’à la concentration actuelle, de 21 % en volume. On considère que cette augmentation s’est réalisée en six étapes. Exprimées en années, leurs datations, de la plus ancienne à la plus récente, sont de 2,65 milliards, 2,45 milliards, 1,8 milliard, 600 millions, 300 millions et enfin 40 millions. Un septième épisode est cependant suspecté à 1,2 milliard d’années avant le présent.

Mais quel rapport avec l’oxygène ? Pour comprendre, il faut prendre un peu de recul, regarder la planète d’assez haut et accélérer le déroulement du temps pour percevoir les mouvements géologiques. A peine surgis, ces massifs montagneux sont attaqués par l’érosion, aérienne et fluviale, qui arrache des milliards de tonnes de poussières riches en minéraux de toutes sortes, et notamment du fer. Charriées par les fleuves ou transportées par les vents, elles finissent toujours par rejoindre l’océan.

Pendant des millions d’années, toutes les mers du globe reçoivent ainsi une pluie continuelle d’engrais, une aubaine pour les organismes planctoniques photosynthétiques. Les algues et les cyanobactéries prolifèrent de plus belle et répandent autour d’elles de l’oxygène, ce gaz qui fut longtemps un poison pour la vie. De plus, l’intense sédimentation enterre au fond des océans des masses de carbone et de pyrite, les empêchant de réagir avec l’oxygène libre, dont la quantité dans l’atmosphère augmentait donc d’autant.

 

- Les oiseaux en retard sur le réchauffement climatique

Le réchauffement climatique prend les déplacements des populations d’oiseaux de vitesse, ce qui pourrait provoquer des dommages irréversibles à la biodiversité et à l’équilibre biologique.

Au cours des dix-huit dernières années, les températures moyennes se sont élevées de 0,068 °C chaque année, provoquant un glissement de la carte de répartition des températures de 273 kilomètres vers le Nord. En général, les espèces tant végétales qu’animales ont suivi ce mouvement, ainsi trouve-t-on fréquemment dans une région déterminée des spécimens habituellement rencontrés dans des habitats situés plus au Sud.

Mais cette forme d’adaptation au climat a ses limites. Si l’on considère les aires de distribution des oiseaux en France, on constate que celles-ci n’ont migré vers le Nord que de 91 kilomètres en moyenne, restant ainsi à la traîne de 182 kilomètres sur les effets du réchauffement climatique et en se séparant d’autres espèces qui, autrefois, appartenaient au même biotope.

L’équilibre biologique, ainsi que la biodiversité, sont gravement menacés par les effets de cette désynchronisation, qui sépare dramatiquement des espèces dépendantes, notamment sur le plan de la nourriture, mais aussi d’autres fonctions capitales. Ainsi, certaines populations d’insectes pourraient se voir éliminées, ou au contraire proliférer sans contrôle suite à l’apparition ou la raréfaction de certains prédateurs, et avoir des répercutions inattendues sur la croissance et la reproduction des plantes.

- Sauvetage de 1 000 manchots au Brésil

Après leur période de reproduction, les manchots migrent vers le Nord entre mars et septembre de chaque année, jusqu’au Sud-Ouest du Brésil. Mais le réchauffement anormal des eaux océaniques (1 °C de plus que la moyenne annuelle) aurait trompé leur instinct, les conduisant à poursuivre leur route au-delà des limites habituelles. Ils ont été alors privés de leur nourriture habituelle, et faute d’une alimentation adéquate, se sont échoués sur les côtes brésiliennes en état d’extrême faiblesse.

Actuellement, plusieurs centaines de ces manchots de Magellan sont hébergés dans des centres et nagent afin de se rééduquer et récupérer un maximum de forces. Ils sont alimentés de poissons et reçoivent aussi des compléments vitaminés.


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37 réactions à cet article    


  • fredleborgne fredleborgne 5 septembre 2008 15:06

    Cette terre qui se réchauffe trop vite, ça fait froid dans le dos.


    • LE CHAT LE CHAT 5 septembre 2008 15:30

      Bientôt un club med au Spizberg ?
      et encore , y’aura plus de glaçons pour les drinks !


      • Internaute Internaute 5 septembre 2008 16:11

        Cela chauffe-t-il ou refroidit-il ? Les avis sont partagés. Il faudrait faire une expédition d’AgoraVox au pôle nord pour aller vérifier sur place.

        http://www.alterinfo.net/La-glace-a-pousse-de-30-pour-cent-en-un-an-dans-l-Arctique_a22985.html?print=1


        • Columbo Columbo 5 septembre 2008 16:42

          "Le pôle Nord pourrait être libre de glace avant la fin du mois de septembre", dites-vous.
          Sans jeu de mots, cette nouvelle sent fichtrement le réchauffé, puisque cette annonce a été faite par nos catastrophistes climatologues professionnels il y a de cela plusieurs mois. Pas de chance pour eux, et heureusement pour la banquise, rien de tel ne s’est produit cette année, et il n’y a pour ainsi dire plus aucun risque que cela se produise en 2008.
          Au fait : si vous voulez des nouvelles un peu plus fraîches sur l’Arctique, lisez donc l’avis des chercheurs du NSIDC, l’organisme qui collecte les données :

          http://www.dailytech.com/Article.aspx?newsid=12851&red=y#340331

          "Gain massif de couverture en glace pour les mers de l’Arctique" : c’est la traduction en français du titre. L’article date du 3 septembre 2008.


          • Columbo Columbo 5 septembre 2008 16:47

             "Si l’on en croit cette étude, un prochain refroidissement devrait se produire d’ici 500 à 1 000 ans, mais, selon les chercheurs, le réchauffement climatique causé par l’homme interférera sûrement avec ce cycle."

            Les modèles climatiques qui n’ont pas été fichu d’anticiper l’évolution du climat global des dixx dernières années sont évidemment beaucoup plus fiables pour nous dire ce qui va se passer dans 500 ans.

            Au fait, puisque vous parlez du soleil : pas de nouvelles à nous donner concernant le cycle 24 ? Voilà qui est bien dommage.


          • Columbo Columbo 5 septembre 2008 16:49

             "Au cours des dix-huit dernières années, les températures moyennes se sont élevées de 0,068 °C"… et ces crétins d’oiseaux que ça ne dérange même pas ! On croit rêver…


          • Columbo Columbo 5 septembre 2008 16:54

             "La correction des modèles (…) pourrait changer significativement les projections, ce qui va dans le sens des sceptiques sans doute, sauf que cela n’annulera pas le réchauffement, mais pourrait faire reverdir le Sahara, par exemple ?"

            Que lis-je ? Une bonne nouvelle sur le climat ? Voyons vite la suite…

            "Les fortes chutes de pluies deviennent plus fréquentes avec le réchauffement global et surviennent plus souvent que ne l’avaient prédit les modèles climatiques indiquent des chercheurs. Ce résultat implique que l’impact du réchauffement sur le cycle global de l’eau pourrait être plus sévère que tout ce que l’on avait imaginé."

            Ahh… La dose de catastrophe, enfin. On avait failli attendre.


            • Jean Zin Jean Zin 5 septembre 2008 17:23

              Je ne fais que donner les nouvelles du mois telles quelles, qu’elles soient bonnes ou mauvaises mais il n’y a jamais de nouvelles qui démentent le réchauffement, hélas, qui n’est en rien une invention de vilains esprits, même si nous sommes sans doute dans une des années les plus froides du siècle. Les incertitudes sont immenses sur le degré de gravité mais il ne faut pas tout mélanger le réchauffement actuel et celui qui se produira avec un retard de 50 ans, c’est toute la difficulté. Il est dangereux de tenir ainsi plus que tout à avoir raison contre tout le monde car lorsque les preuves s’accumulent, on peut devenir de plus en plus borné. Pour le pôle Nord, ce qui compte c’est l’épaisseur de la glace et pas du tout sa surface. Les prévisions d’un pôle Nord libre de glace ne sont pas des prévisions d’astrologue, ce ne sont pas des certitudes, c’est une possibilité réelle, ce qui est déjà énorme, et surtout, si ce n’est pas cette année, ce sera la prochaine... Il n’y a aucune thèse à défendre sur ce sujet où nous sommes encore trop ignorants mais pas au point de ne pas voir le danger venir. La seule chose qu’on peut faire, c’est constater la convergence de la plupart des nouvelles du mois (pas toutes et c’est tant mieux).


            • Jacques Fabry Jacques Fabry 5 septembre 2008 17:56

              Le simple est toujours extrêmement difficile à concevoir, surtout si l’on est fautif dans l’affaire.
              Nous avons froid sous l’humidité des avions. Mais l’humidité est plus chaude que la glace et contribue à accélérer sa fonte. Il faudra bien l’admettre et le plus tôt sera le mieux.

              Aujourd’hui sur le site www.ledauphine.com, vous trouverez dans chacun des départements couverts par ce quotidien des articles sur la période orageuse actuelle. Les météorologues de Savoie, Haute-Savoie et de Suisse s’opposent par journalistes interposés.

              Le nouveau site de Météofrance propose un dossier explicatif sur les orages.
              Le cumulonimbus y est décrit dans toute sa puissance potentiellement dévastrice et, en toute innocence ou malveillance, je ne sais quoi en penser’, cette description est illustrée par ce que je dénonce : une ligne de nuages avionneux. Cet hiver dans les alpes ne ressemblera pas aux précédents.

              Peut-améliorer les prévisions météo ? http://www.eauseccours.com/article-22537254.html


            • Columbo Columbo 5 septembre 2008 18:00

               "Je ne fais que donner les nouvelles du mois telles quelles,"

              …sauf, donc, quand il s’agit de dire que l’extension de l’Arctique a augmenté : là, une bonne info périmée d’il y a trois mois fait l’affaire…

              "mais il n’y a jamais de nouvelles qui démentent le réchauffement, hélas"

              … à part que 2008 est l’année la plus froide du siècle, donc…

              "il ne faut pas tout mélanger le réchauffement actuel"

              …qui n’a pas lieu, donc (cf. plus haut)… 

              "et celui qui se produira avec un retard de 50 ans, c’est toute la difficulté."

              La difficulté est d’abord de savoir quel climat nous aurons dans 50 ans. Et ça, personne ne le sait.

              "Il est dangereux de tenir ainsi plus que tout à avoir raison contre tout le monde"

              Tout le monde… vraiment ?
              Non. Vraiment pas.

              "Pour le pôle Nord, ce qui compte c’est l’épaisseur de la glace et pas du tout sa surface."

              Eh oui ! Elle était très fine en 2007, et elle se ré-épaissit en 2008. Tout va bien, donc.

              "et surtout, si ce n’est pas cette année, ce sera la prochaine..."

              Un argument comme celui-là, il faut l’oser. Mes félicitations.


            • Jean Zin Jean Zin 5 septembre 2008 18:33

              http://mondedurable.science-et-vie.com/2008/08/un-zeste-de-fraicheur-dans-un-monde-en-surchauffe/

              "Dans l’océan Arctique, la surface de banquise de mer reste supérieure à ce qu’elle était à la même époque l’an dernier. Mais à un environ un mois du minimum annuel de fin septembre, la superficie est inférieure d’au moins 1,7 millions de kilomètres carrés à la moyenne 1979-2000 et maigrit désormais à un rythme supérieur à celui de l’an dernier. Signe qu’une partie de l’Arctique est désormais recouvert d’une glace de très faible épaisseur, plus sensible aux conditions météorologiques."

              http://nsidc.org/arcticseaicenews/

              September 4, 2008 Record ice loss in August

              Following a record rate of ice loss through the month of August, Arctic sea ice extent already stands as the second-lowest on record, further reinforcing conclusions that the Arctic sea ice cover is in a long-term state of decline. With approximately two weeks left in the melt season, the possibility of setting a new record annual minimum in September remains open.


              • Columbo Columbo 5 septembre 2008 18:52

                Quoi qu’il se passe, il y a toujours des annonces alarmistes. Le fait est qu’elles sont loin de mettre d’accord "tout le monde" chez les scientifiques, contrairement à ce que vous dites. C’est surtout ça, le problème que pose votre article : il ne présente que ce qui va dans votre sens.
                Je suis d’accord sur le fait que la superficie en 2007 est inférieure à la moyenne 1979-2000. Savez-vous pourquoi la moyenne est faite à partir de 1979 ? Pour la même raison qui fait que 2008 va être "la deuxième année la pire après 2007" : on n’a pas de données fiables avant 1979. De là à dire qu’il est tout de même un peu difficile de tirer des leçons sur le long terme…
                À court terme, on peut au moins dire ceci : puisque 2008 est supérieur à 2007 et que 2007 n’a pas vu la fonte de la glace au pôle, c’est très mal parti pour cette année.

                Mais nul doute que, comme vous le dites si bien, si ce n’est pas cette année, ce sera la prochaine…

                 


              • kabreras kabreras 5 septembre 2008 22:42

                Columbo serait il l’avatar de Claude Alegre ? 


              • Jean Zin Jean Zin 6 septembre 2008 08:25

                Je ne présente pas "ce qui va dans mon sens", je suis ravi quand il y a des nouvelles plus rassurantes (que je donne contrairement à ce qu’on dit), et je ne me suppose pas des compétences que je n’ai pas contrairement à d’autres qui interprètent (forcément) de travers les données. Il est quand même extraordinaire qu’on dise "lisez donc l’avis des chercheurs du NSIDC" et quand je le donne, de ne pas en tenir compte, se fiant à des sites qui eux sont de mauvaise foi, de purs propagandistes qui ne tiennent compte effectivement que de ce qui va dans leur sens quitte à inventer, mésinterpéter ou calomnier la (presque) totalité des chercheurs qui ne sont pas "d’accord entre eux" mais livrent simplement le résultat de leurs recherches. Ce sont donc les chercheurs les plus compétents qui disent qu’on pourrait avoir le pôle Nord libre de glace fin septembre et, en tout cas, à un minimum bien que l’année 2008 soit une des plus froides de la période, selon une variabilité naturelle du cimat, et sans qu’elle soit vraiment froide par rapport au passé (il y a toujours plus d’ouragans), seulement un peu moins chaude que les années qui viennent (et bien qu’on ne puisse avoir de certitudes dans ce domaine !). En tout cas inutile de polémiquer, ce sont les faits qui jugeront et la fin septembre c’est pour bientôt...


              • Columbo Columbo 6 septembre 2008 10:18

                "je ne me suppose pas des compétences que je n’ai pas contrairement à d’autres qui interprètent (forcément) de travers les données."

                Puisque vous reconnaissez ne pas avoir de compétences, ne jugez pas celles des "autres".

                "se fiant à des sites qui eux sont de mauvaise foi, de purs propagandistes"

                Preuve ? L’extent selon le NSIDC est bien plus haut que celui de 2007, non ?

                "Ce sont donc les chercheurs les plus compétents qui disent qu’on pourrait avoir le pôle Nord libre de glace fin septembre et, en tout cas, à un minimum"

                Non. C’est ce que certains de ces chercheurs prédisaient, et c’était au mois de juin. Plus personne, que je sache, ne croit que le pôle sera libre de glace cette année, contrairement à ce qui figure dans votre article.

                "bien que l’année 2008 soit une des plus froides de la période, selon une variabilité naturelle du cimat,"

                Quand ça refroidit, c’est la variabilité naturelle. Quand ça réchauffe, c’est le réchauffement climatique anthropique : j’ai bon ?

                "seulement un peu moins chaude que les années qui viennent (et bien qu’on ne puisse avoir de certitudes dans ce domaine !)"

                Une parenthèse de prudence un peu minimaliste, mais bienvenue.


              • Jean Zin Jean Zin 6 septembre 2008 10:48

                La variabilité du climat est un fait (à la fois cyclique et non-linéaire avec une part d’aléatoire), le réchauffement anthropique qui s’y rajoute alors qu’on était déjà à un maximum depuis la dernière glaciation, est un fait aussi, la question n’étant pas de savoir qui est coupable mais si on peut éviter d’en subir des conséquences trop catastrophiques et ne pas faire preuve d’une trop courte vue.

                J’ai donné le lien du NSIDC, avec le billet du 4 septembre qui dit : "the possibility of setting a new record annual minimum in September remains open", la couverture actuelle étant à peu près égale à celle de 2007 avec une fonte plus rapide.

                http://nsidc.org/arcticseaicenews/


              • aye 5 septembre 2008 18:55

                "Au cours des dix-huit dernières années, les températures moyennes se sont élevées de 0,068 °C chaque année"
                Pourquoi ne pas dire que les 3 satellites ont relevé une baisse des températures de 0.7 °C en 2007 ?


                • Jacques Fabry Jacques Fabry 5 septembre 2008 20:26

                  Les moyennes ne servent à rien pour la vie, c’est une invention humaine dénuée de sens pratique. 10/20, je réussis à mon examen ; 18/20 tuiles sur mon toit, je suis inondé à 100% en cas d’orage !!!
                  Pour la glace ce ne sont pas les moyennes des températures qui comptent mais le degré d’isolation entre elle et ce qui plus chaud que 0°C.
                  Un air sec à 15°C agira moins sur la glace qu’un air humide à 2°C. Aujourd’hui dans le sud de la France les minables 26°C au thermomètre étaient très difficilement supportables en raison des plus de 60% d’humidité relative ambiante. Les avions nous donnent à la fois chaud et froid.
                  Le graphique de la fonte des glace ne peut être linéaire.


                • Kalki Kalki 5 septembre 2008 21:17

                  Souvenir souvenir ,...

                  Fonte des glaces : nouveau record battu en Arctique

                  Cette année, la surface totale des glaces de mer de l’Arctique est tombée dès le mois d’août sous la barre du minimum record enregistré il y a deux ans.

                  - Réchauffement après 2009…

                  Le temps relativement froid actuel devrait durer jusqu’en 2009 à cause de El Niña avant que le réchauffement ne reprenne de plus bel !
                   

                  On savait que les modèles climatiques sont très imparfait surtout concernant la formation des nuages et le régime des pluies, voilà qui est confirmé mais cela jette un doute légitime sur toutes les prévisions qu’on peut faire des changements climatiques…

                  (21/08/07) - La quantité de précipitations observée depuis vingt ans ne correspond pas aux prévisions. Alors que les modèles prédisent une augmentation de 1 à 3 % par degré, les précipitations se sont accrues de 6% par degré, selon les données satellitaires. Cette valeur correspond au taux d’évaporation entre 1987 et 2006. Est-ce un hasard de la variabilité climatique ? Une erreur systématique des données satellitaires ? L’américain Franck Wentz privilégie plutôt une mauvaise modélisation des nuages et de leur pouvoir radiatif.

                   


                • Kalki Kalki 5 septembre 2008 21:18

                  http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20070810.OBS0135/de s_temperatures_recordattendues_a_partir_de_2009.html

                  Des températures record
                  attendues à partir de 2009
                  Des scientifiques britanniques expliquent que, jusqu’à présent, les effets du réchauffement climatique étaient compensés par le refroidissement dans une partie du Pacifique et la résistance au réchauffement de l’océan Arctique.


                • Pierrot Pierrot 6 septembre 2008 11:48

                  Pourtant l’épaisseur des glaces sur l’Antartique (pole sud) augmente.


                • Adrian Adrian 6 septembre 2008 12:30

                  "Des scientifiques britanniques expliquent que, jusqu’à présent, les effets du réchauffement climatique étaient compensés par le refroidissement dans une partie du Pacifique et la résistance au réchauffement de l’océan Arctique. "

                  Thermodynamique ?


                • Jean Zin Jean Zin 6 septembre 2008 13:10

                  Je donne les nouvelles du mois et il n’y a pas eu de nouvelles sur le cyle solaire ce mois-ci mais j’en ai parlé les mois précédents (il y a juste un petit retard du nouveau cycle solaire).

                  L’histoire du co2 est rebâchée : il est exact que le réchauffement augmente la production de co2 mais cela ne remet absolument pas en cause le fait que le co2 est un gaz à effet de serre et qu’il augmente le réchauffement. Comme montré les mois précédents, on voit bien que le co2 avait déjà pas mal augmenté "naturellement" mais le co2 qu’on rajoute en rajoute ce qui peut déclencher un emballement. Ce n’est pas moi qui prédit que le co2 augmente les températures, moi je ne prédis rien du tout, c’est juste de la thermodynamique et ce sont les spécialistes qui font des prédictions. Croire que n’importe qui peut avoir un avis sur cette question est délirant.

                  Qu’est-ce qui vous fait penser qu’un site démago comme celui qui s’appelle pensée unique serait bien renseigné ? Parce qu’il vous persuade que vous en savez plus que les autres avec des raisonnements qui sont des non-sens scientifiques, effectivement ?


                • Savinien 6 septembre 2008 10:53

                  Bah, de toute manière le monde va périr... Car ceux qui prennent les décisions cruciales ne sont au mieux qu’à deux ou trois decennies de leur tombe. Ils se fichent donc complétement de ce qui pourrait advenir ensuite. "Aprés moi le déluge" leur tient lieu de philosophie.... L’Arctique va fondre dites-vous ? C’est dommage pour les ours qui vont avoir chaud aux pattes... Pour ce qui est de nous autres humains, singes dégénérés, il est normal que nous en voulions aux arbres et souhaitions la prompte disparition de ces végétaux qui ont vu naître notre orgueil et qui, ainsi, nous rappellent à de trop désagréables souvenirs. Le complexe de "cheeta"( la singesse de Tarzan) sans doute... Je suis même surpris que les choses n’aillent pas plus vite. Mais peut être que le coup d’accélérateur final se trame à l’autre pôle, du coté de l’Antarctique, qui posséde des réserves de glace colossales, et dont la fonte submergerait d’immenses territoires...A tout le moins de quoi s’offrir un bain de pied prolongé.Ne soyons donc pas pessimistes, les raz de marées et autres tsunamis viendront à point nommé nous raffraichir du réchauffement climatique. Et puis même si nous succombons à un petit coup de chaleur, on pourra se consoler en songeant à notre épitaphe ultime, déja formulé par Yves Pacalet et dont il a fait le titre d’un interressant bouquin : "L’humanité disparaitra, bon débarras".


                  • Savinien 6 septembre 2008 13:02

                    Petit correctif : Paccalet avec deux "c" pour ceux qu’une lecture pleine d’humoir noir ne rebuterait pas, ce bouquin est par ailleurs prix du pamphlet 2006. On aimerait qu’il ne s’agisse que de littérature...


                  • Jean Zin Jean Zin 6 septembre 2008 13:19

                    Je trouve ce genre de propos aussi dramatiques que ceux qui nient le réchauffement... Il est toujours aussi difficile de garder la bonne mesure !


                  • Pierrot Pierrot 6 septembre 2008 11:46

                    Bonjour,

                    un réchauffement récent en France de + 0,068 °C soit un déplacement des isothermes de 273 kilomètres vers le nord dit l’auteur.

                    Cependant il devrait s’en suivre, en autres modifications, un déplacement de la limite nord des vignobles sur la ligne proche de Brest, Cherbourg, Lille ...
                    Je n’ai pas observé de Champagne à Arras ni de Bourgogne à Cologne ...
                    Je n’ignore pas qu’il faut aussi des sols favorables pour la culture de la vigne mais sur ce vaste ensemble, des terrains favorables devrais exister, comme le vignoble en Angleterre vers l’an mil !

                    Bonne journée.


                    • leriou 6 septembre 2008 12:14
                      Pourquoi ne parlez-vous pas du déclin éruptif des cycles solaires ? Ils ont une forte influence sur les variations de températures. Or nous rentrons dans un cycle avec peu d’éruption après un mois d’août sans activité solaire.

                      Le GEIC tient enfin compte dans ses prévisions de l’oscillation atlantique multi décennale sur la circulation des courants marins. Et surprise, au lieu d’augmenter, le climat va rester stable ou baisser pour les dix prochaines années. C’est le GEIC qui le dit donc ça doit être vrai... La NASA va dans ce sens aussi.

                      Dernier point. Vous prédisez qu’une augmentation de CO2 augmente les températures en général. Pourquoi après toutes les études, les carrotages, les relevés météorologiques (et non pas des estimations), on sait que l’augmentation de température induit une augmentation de CO2 et non le contraire.

                      Un site bien renseigné : http://www.pensee-unique.fr/froid.html

                      Dans quelques mois nous saurons la vérité. Entre temps qui profitera de tout ces non-sens scientifiques ?

                      • Jean Zin Jean Zin 6 septembre 2008 13:13

                        Je donne les nouvelles du mois et il n’y a pas eu de nouvelles sur le cyle solaire ce mois-ci mais j’en ai parlé les mois précédents (il y a juste un petit retard du nouveau cycle solaire).

                        L’histoire du co2 est rebâchée : il est exact que le réchauffement augmente la production de co2 mais cela ne remet absolument pas en cause le fait que le co2 est un gaz à effet de serre et qu’il augmente le réchauffement. Comme montré les mois précédents, on voit bien que le co2 avait déjà pas mal augmenté "naturellement" mais le co2 qu’on rajoute en rajoute ce qui peut déclencher un emballement. Ce n’est pas moi qui prédit que le co2 augmente les températures, moi je ne prédis rien du tout, c’est juste de la thermodynamique et ce sont les spécialistes qui font des prédictions. Croire que n’importe qui peut avoir un avis sur cette question est délirant.

                        Qu’est-ce qui vous fait penser qu’un site démago comme celui qui s’appelle pensée unique serait bien renseigné ? Parce qu’il vous persuade que vous en savez plus que les autres avec des raisonnements qui sont des non-sens scientifiques, effectivement ?


                      • leriou 6 septembre 2008 13:04

                        Après six années de travail, auxquelles ont participé plus de 2 500 scientifiques internationaux, le Rapport de Synthèse du quatrième Rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) vient d’être validé lors d’une réunion plénière de ce dernier , à Valence en Espagne, le 16 novembre 2007.
                        Pour ceux que ça peut interresser : le bilan 2007 des changements climatiques : rapport de synthése.
                        http://www.effet-de-serre.gouv.fr/images/documents/SYR-%20FINALfr.pdf


                        Par contre je me demande de quelles écoles sortent ces scientifiques. Ils ne citent que le CO2 et des températures. Comme je le disais plus haut, ils viennent juste de se rendre compte que les courants marins ont une influence sur le climat. De plus on ne fait pas un rapport scientifique avec des "probables" toutes les deux lignes. Si j’avais fait des rapports comme celui-ci pendant mes études d’ingénieur, je n’aurais jamais eu mon diplôme.

                        Un rapport fait par 2500 scientifiques, même une synthése, doit être bourré d’informations, de résultats, de tests, de correlations, d’estimations et doit prendre en compte tous les paramétres pouvant avoir une influence sur le sujet traité. Quand bien même tout cela est mis en oeuvre, la réponse n’est pas toujours trouvée.


                        • Jean Zin Jean Zin 6 septembre 2008 13:17

                          Le rapport de synthèse n’est pas l’essentiel, c’est un document politique de compromis. L’essentiel, c’est la somme des études compilées.

                          Quand on travaille sur des systèmes chaotiques, tout comme dans la physique quantique, on ne peut parler que de probabilités. C’est pareil en thermodynamique qui est "seulement" probabiliste mais cela n’empêche pas que ce soit très robuste et que cela fasse une science aussi solide que les sciences de l’ingénieur. Il n’y a pas que la mécanique dans la vie...


                        • leriou 6 septembre 2008 13:46

                          Au début des années 70, certains prédisaient une nouvelle période glacière car le climat avait une tendance inversée par rapport à la période actuelle.
                          Or nous savons maintenant que les éruptions solaires ont une influence sur les températures de l’atmosphère, et que ce cycle est de 11 ans, un ou deux ans de plus pour les périodes avec peu d’éruptions ; ce qui est le cas aujourd’hui.

                          Klyashtorin et Lyubushin, chercheurs au département de science atmosphérique de l’Université de L’Illinois, ont comparé la courbe officielle de températures et la consommation d’énergie fossile et n’ont pas trouvé de corrélation.






















                           

                          Par contre les températures oscillent depuis l’an 1100 avec une période de 65 à 70 ans. La dernière bascule (refroidissement-réchauffement) est apparue en 1977. Une demi-période plus tard on commence à voire un agrandissement des calottes glacières et une année 2008 "beaucoup plus froide" que l’année 2007. Etrangement les experts du GIEC ne prennent pas en compte les données d’avant 1970 dans leurs calculs et leurs estimations.

                          A cela il faut rajouter les variations d’inclinaison de la terre qui ont une influence sur les climats mais avec une périodicité plus grande.

                          Pour info, les scientifiques non occidentaux ne font pas les mêmes conclusions que ceux de GIEC.



                          C’est quoi le GIEC ? "Conscients du problème que pourrait poser le changement climatique à l’échelle du globe, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) ont créé, en 1988, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), dont peuvent faire partie tous les membres de l’ONU et de l’OMM"

                          Et les nations unies, ce sont bien celles-là qui empêchent certains Pays à faire de guerres illégales (USA en Irak et Afghanistan par exemple) ? Ce sont elles qui empêchent de grosses multinationales de spéculer sur la bouffe et ont mis fin aux famines ? Et le génocide rwandais qu’elles n’ont pas empêchées alors qu’elles en étaient informées ?
                          Ainsi je doute des qualités scientifiques des membres de l’ONU et de L’OMM. De plus je doute aussi de l’indépendance du GIEC, filiale de l’ONU, filiale des USA/UE.


                        • leriou 6 septembre 2008 13:47

                          Désolé Le graph n’est pas apparu.


                        • leriou 6 septembre 2008 14:05

                          Je ne trouve pas mes sources que sur des sites démagos. En l’occurence ce site pensée unique a fait une synthése sérieuse du travail d’autres personnes. Je lis le travail de scientifiques occidentaux et non occidentaux. Je regarde toutes les théses, pour et contre, et ensuite je construis mon opinion. Bien entendu il est plus facile pour moi de le faire dans le domaine scientifique que dans la géopolitique par exemple.
                          De plus je ne sais pas tout mais j’en sais un peu plus dans certains domaines à force de me renseigner.

                          Il existe un phénoméne nouveau, c’est l’accés aux informations par internet. Regardez, Bigard parle de complot américain sur le 11/9, sept ans après. Entre temps pleins de personnes extrémement compétentes et indépendantes ont dis la même choses, avec des argumentations solides et étaient pris pour des démagos. Il suffit de recouper les infos. Il y a tout. Et avec du bon sens et en creusant un peu, il est aisé de trouver des vérités.

                          Par contre si le réchauffement climatique est une probabilité, pourquoi ne pas retenir les travaux de ceux qui ont étudié les données antérieures, et qui eux sont dans le réel.


                        • Jean Zin Jean Zin 6 septembre 2008 15:38

                          Il est certain que sur internet n’importe qui peut dire n’importe quoi et si on reste toujours dans le même cercle, on peut se persuader qu’il n’y a pas de réchauffement et que le 11 septembre était un complot...

                          Je redonne le lien que je donnais le mois dernier avec les réponses (en anglais) aux principaux arguments des sceptiques :
                          http://gristmill.grist.org/skeptics

                          avec ce texte plus récent sur les rumeurs internet :

                          Climate chaos and internet rumors
                          Deniers’ talking points spread via the same process as that of all urban legends 02 Sep 2008
                          John McGrath, a contributor to Grist, made an important comparison between how the internet contributes to making urban legends look legitimate and how it is used in spreading climate chaos denialism : It highlights the odd dynamic of the Internet : tiny, vocal, crazy-ass minorities can nevertheless be numerous enough on the Internet to appear more impressive than they are.



                        • Pierre 6 septembre 2008 16:49

                          Bonjour à tous,

                          Merci au transdisiplinaire Jean Zin de nous renvoyer, comme d’habitude, un condensé très pédagogique de ce que les médias se complaisent à ressasser, la plupart du temps sans aucune connaissance scientifique un peu approfondie.

                          Concernant l’Arctique et sa fonte, il est préférable de s’adresser à des spécialistes tels que Syun-Uchi Akasofu, le fondateur et directeur (en retraite) du Centre International de Recherche Arctique. Ce dernier a rédigé un article très complet (53 Mo en pdf) sur ce sujet icecap.us/index.php/go/new-and-cool/is_earth_still_recovering_from_the_little_ice_age1

                          La première question raisonnable qu’on doit se poser est celle-ci : La fonte de l’arctique est -elle un phénomène nouveau que l’on peut rattacher au CO2 émis par l’homme ? Que s’st-il passé avant ?

                          Dans le résumé de l’article cité d’Akasofu, on lit ceci :
                          "Notez bien qu’aussi bien les glaciers que la mer de glace de l’océan arctique qui se sont développés durant le petit âge glaciaire ont commencé à reculer dès après 1800 et sont encore en train de la faire. Leur recul n’est pas un phénomène nouveau".
                          D’autre part, la littérature scientifique est pleine de récits d’explorateurs qui, du XIXeme au début XXeme siècles se sont étonnés de la fonte marquée de l’arctique. ( Par exemple, en 1817 Nov 20 Royal Society London, Minutes of Council vol 8 pp 140-153). 

                          En août 1906, Amundsen a franchi le passage Nord Ouest (qui vient à peine d’être ouvert ces jours-ci, en 2008)) avec un petit bateau à voile et un moteur de 15CV. Voir les carnets d’Amundsen (www.norvege.no/history/expolorers/amundsen/amundsen.htm. Il aurait aussi pu le faire en 1903.
                          Par contre, en 2008, début septembre, le kayakiste écologiste Lewis Pugh vient juste de renoncer à atteindre le pôle Nord, après quatre jours et après n’avoir avancé que de 100km au lieu des 1000km prévus, à cause de la glace excessive qui a bloqué son kayak et le bateau d’accompagnement....alors que les médias nous racontent que tout est en passe d’être fondu. .

                          En 1922, des marins ont navigués nettement plus au Nord ( 81°N 29’) en direction du pôle Nord que Lewis Pugh (source http://docs.lib.noaa.gov/rescue/mwr/050/mwr-050-11-0589a.pdf) dans une mer libre de glace !

                          Enfin, pour sourire un peu... notre compétent ministre JL Borloo qui a atterri à Ilullissat en 2007 pour aller (Airbus : 90 tonnes de CO2 !) , en grande pompe et avec les climatologues actuellement en cour, visiter le glacier de Kangerlua, n’a pas remarqué qu’une grande plaque apposée dans l’entrée de l’aéroport, donne un graphique du recul du glacier qui démarre en 1850 ! Les date suivantes sont 1880, 1902, 1929, 1962, 1992 et 2003.

                          Tout cela est attesté, compilé et vérifié : Les glaciers et l’océan arctique ont commencé à fondre (et continuent de le faire) quelques 150 ans avant que la proportion du CO2 introduite par l’homme devienne significative. Et la vitesse du processus n’a pas augmenté, selon les mesures anciennes et actuelles.

                          L’explication la plus crédible, selon les spécialistes, est que nous sortons du petit âge glaciaire précédent (commencé vers 1300 et qui se termine peut-être en ce moment. Nous verrons)

                          Il faudrait cesser de tout attribuer, à tort et à travers, au CO2, en oubliant toute l’histoire qui a précédé.

                          Je ne trouve pas très honnête que, sous le prétexte d’objectifs plus ou moins écologiques, on ne dise pas la vérité à nos contemporains, Mr Jean Zin ! Enfin, du moins si vous la connaissez...

                          L’histoire, avant les satellites d’observation ( 1979) et le CO2 humain (après 1940), ça a existé !






                          • Jean Zin Jean Zin 6 septembre 2008 17:23

                            Tout le monde connaît le petit âge glaciaire et bien sûr que c’est depuis ce temps là que les glaciers reculent. Il n’y a pas que l’homme qui influe sur le climat. La question n’est pas là mais de donner des nouvelles du climat et de l’accélération du réchauffement. On connaît très bien la part humaine dans cette accélération, c’est même ce qu’on connaît le mieux, ce qui ne veut pas dire que ce soit la seule cause mais là encore ce n’est pas vraiment la question mais d’éviter que les conséquences n’en soient trop catastrophiques. J’aimerais bien que les sceptiques aient raison mais ce serait de l’inconscience d’ignorer comme ils le font tous les signes inquiétants qui se multiplient. Heureusement, plus personne de sérieux, même Bush, ne nie qu’il faut agir vite. Encore faudrait-il que les actes suivent... En tout cas ces nouvelles ne sont pas faites pour convaincre quiconque mais juste pour informer des nouvelles du mois, des résultats des recherches et des déclarations des spécialistes, tant pis pour ceux que ça chagrine et qui s’imaginent que tout le monde leur raconte des histoires !

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