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La grande crise scientifique (et plus) du 21ème siècle

Peut-on penser que les sciences contemporaines sont en crise ? Pour le savoir, le mieux est d’interroger l’histoire des savoirs pour capter quelques traits caractéristiques des périodes de transition dans la grande aventure humaine de la connaissance de la nature et du cosmos. Ce texte se veut expérimental. Merci pour vos remarques constructives.

Les sources écrites nous permettent de remonter à quelques millénaires. Je tiens pour pertinente la thèse de la période axiale proposée par Jaspers. Quelque 700 à 400 ans avant notre ère des penseurs ont vu plus loin que leurs prédécesseurs. Lao Tse et Confucius en Chine, Gautama Bouddha en Inde, Pythagore, Anaxagore, Platon, Aristote en Grèce. On peut ajouter à la liste les auteurs de l’Ancien Testament. Pour ne pas nous perdre, je m’en tiendrai à la connaissance philosophique et scientifique du duo Platon Aristote qui joua un rôle décisif en Europe occidentale et orientale, ainsi que dans le monde islamique au Moyen Age.

(I) De Platon à Thomas d’Aquin. L’Europe et le Proche-Orient ont légué une somme considérable de savoirs concernant la nature, l’homme, le cosmos et Dieu. Après l’âge d’or de la philosophie en Grèce, l’école d’Alexandrie a produits de grands savants dans les domaines scientifiques, les pères d’Orient ont livré des textes fulgurants sur les énergies spirituelles. L’émanatisme de Plotin a engendré comme réplique le dogme de la Trinité (Nicée, 325). Les Romains ont perfectionné le droit et la philosophie dans une direction stoïcienne. Les savants et autres alchimistes ont côtoyé les exégètes de la philosophie grecque en terre d’Islam. Puis la scolastique médiévale a représenté un aboutissement philosophique et théologique.

(II) La grande charnière de 1300. Des choses importantes se sont produites en Europe pendant le 14ème siècle marqué par une démographie importante achevée par une crise de production alimentaire et des famines, puis le terrible épisode de la peste noire qui frappa l’Europe une décennie après le commencement de la guerre de cent ans. L’Europe a vécu une longue période de déstabilisation durant un siècle et demi, jusque vers le milieu du 15ème siècle. La guerre de cent ans prit fin alors qu’en Orient, un empire florissant s’empara de Constantinople. A noter le déclin de la civilisation islamique consignée dans les écrits de Ibn Khaldoun produits pendant la seconde moitié du 14ème siècle. Bref, plusieurs mondes ont été secoués par des crises majeures. La scolastique médiévale fut un accomplissement mais aussi un obstacle pour de nouvelles aventures dans les champs du savoir et de l’art.

(III) De 1300 à 1900. Cette époque médiévale de crises n’a pas empêché le développement scientifique avec une place importante pour la mesure du temps, marquée par l’horloge ainsi que l’Ars nova initié par Philippe de Vitry. Ce phénomène a été défini avec le néologisme de pantométrie par l’historien des sciences Alfred Crosby. Pantométrie signifie la mesure de toutes choses ou du moins un impératif de tout soumettre à la dimensionnalité et à la disposition des choses dans un ordre spatial ou bien temporel (Crosby, La mesure de la réalité, Allia, 2003). Il s’agit d’obtenir un monde matériel métrisé. Qui deviendra le monde maîtrisé de Bacon et Descartes.

« Comment, pourquoi et quand les Européens ont-ils cessé de se contenter d’empiler des données sensorielles, tels des rats amassant avec zèle de scintillants détritus ? Comment, pourquoi et quand se sont-ils sauvés d’une éternité vouée à la contemplation extatique des Idées platoniciennes ? » (Crosby, p. 29)

Ces quelques lignes permettent de comprendre comment la scolastique s’est enfermée dans une impasse. Contempler les Idées et sur terre, amasser des données sensibles qui finissent par devenir stériles, ne produisant plus d’information et donc de transformation. La scolastique ce fut aussi d’interminables disputes sur des questions sans réponses, celles des universaux, sans oublier les débats stériles de casuistique. La Renaissance a traversé une zone d’ombre. La pantométrie a propulsé la cartométrie, les instruments de mesure, l’art de la musique, puis les œuvres de la science moderne depuis Galilée et Newton jusqu’aux machines du 19ème siècle.

(IV) La petite charnière de 1900. Einstein, la radio, la chimie structurelle, l’atome, la radioactivité, puis la mécanique quantique, Picasso, Schönberg, la logique de Frege, Gödel. La science a accumulé des données métrologiques, formelles et technologiques avec une puissance sans précédent. Elle était perçue comme en crise par Husserl ou Guénon. Deux conflits planétaires à l’intensité sans précédent ont éclaté. Pour donner un monde nouveau. Avec une autre charnière, celle de 1960. L’émancipation, la science moléculaire et matérialiste, les électrodes, les génomes, les épigénomes, les protéomes et la circulation des informations. Le rock des années 1970 a été d’une inventivité conséquente.

(V) L’impasse de 2010. Les connaissances se sont transformées chaque fois que des informations inédites sur les choses (et l’homme) ont été acquises pour être triées, classées, hiérarchisées, mises en ordre avec des modèles et des théories. La science n’a jamais été aussi resplendissante, conquérante, triomphante, sure d’elle-même, de son efficacité, de ses promesses. Pourtant, quelques grains de sables se sont insinués dans cette fantastique machine. La science ne produit pas le bonheur. Elle échoue à solutionner des problèmes de santé majeurs. Elle n’a pas réussi à comprendre la vie et le cosmos. Bref, cette science contemporaine est en crise mais la communauté scientifique semble se placer dans une sorte de déni de vérité. D’ailleurs les sciences de la complexité étaient déjà en crise avec la conjecture non résolue de l’émergence constatée par quelques scientifiques lors du colloque de Cerisy tenu en 1981. Par la suite, l’évolution darwinienne (Denton), la cosmologie quantique (Smolin) et les neurosciences (Nagel) ont été décrétées en crise. Je suggère de transposer le propos de Crosby pour l’appliquer à la science du 21ème siècle ;

Comment, pourquoi et quand les Européens cesseront-ils de se contenter d’empiler des données technologiques, des signaux électriques et des chiffres, tels des rats amassant avec zèle de scintillants artifices ? Comment, pourquoi et quand se sauveront-ils d’une perpétuité vouée à l’étude extatique du big bang, des trous noirs, des gènes, de la relativité générale, et des théories de la computation ?

Le fin mot de l’histoire, c’est que les savants ont réussi à sortir de l’impasse scolastique pour produire la science opérationnelle et descriptive moderne. Par contre, il n’est pas certain que les savants puissent sortir de la crise actuelle que l’on peut interpréter comme une seconde scolastique. Ou plutôt une scolastique des apparences, des artifices et de l’admirable « faux » incarné par la techno-science moderne et la culture de masse. L’homme est aliéné dans le technocosme.

Comme l’a bien montré Crosby, la révolution de la pensée et des pratiques vers 1300 a été accompagnée ou produite par une nouvelle compréhension du temps, à la fois dans l’art musical et la mesure des horloges. Cette révolution a couru jusque dans les années 1900. Il ne semble pas qu’une cassure se soit produite depuis, malgré la physique quantique et la nouvelle gnose à Princeton. Pourtant, une chose est certaine. C’est que si une révolution des savoirs permettra de sortir de cette scolastique des artifices, elle sera accompagnée voire propulsée par une conception inédite du Temps. Cette conception n’est pas encore connue. Elle se dessine néanmoins.

Une grande explication entre le philosophe maître du Temps et le président maître des horloges ? Ou plutôt une explication entre la philosophie et la science. Les maîtres du temps face aux maîtres de l’espace. Les kronologues face au métrologues.

Les philosophes entendent, pensent et créent la musique, les technologues disposent, produisent du son qui finit par sonner comme du bruit.


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22 réactions à cet article    


  • RougePomme RougePomme 6 juillet 09:29

     
    Depuis qu’Einstein a piqué « E=mc2 » à Poincaré
    , ça n’a guère avancé.
     
    J’ai toujours pas compris ce qu’était le Temps, la Dimension et pourquoi ce Monde (crétin du gogochon) ? En fait la puce Platon en a plus dit là dessus.
     

     
    VISHNU, LE ROBOT ET LE CHIEN
     
    La puce Platon appelait la peau de Vishnu, la Chôra. D’un de ses pores sortit le 1532793 Bhrama, encore un dieu créateur de plus inutile pensa l’insecte vieux de 200 milliards d’années. La peau de l’Ëtre Suprême était ce monde absolu qui pouvait contenir toutes les sortes d’espace-temps, toutes les sortes de mathématiques, toutes les essences d’être vivants, de matières etc... Bref ce qui pouvait « poser » les différenciations dans l’espace, le temps, les lois des univers, les destins fatals des étoiles, la vie sa loi de pourrissement entropique, toutes les déterminations et indéterminations, différenciations où indifférentiations, toute séparations imaginables par les dieux créateurs, que Platon appelait les eidè.
     
    Mais le nième dieu créateur qui sortit cette fois était très faignant. Au lieu d’imaginer un univers digne du Big Bang, Il créa juste un grand monolithe horizontal, une règle géante, irisée comme un arc en ciel, rouge à gauche, bleu à droite, suivant la tradition Veda, qui ne changerait jamais. Là était tout son espace temps. Puis plaça un robot, un chien et le fameux pithécanthrope Crassanel, en face...

    De par son essence (son eidos), sa technologie opto-électronique, le robot était destiné à ne voir qu’une bande de couleurs à la fois, du rouge au bleu au cours de son existence. Aussi vit-il le monde-règle comme un cube changeant de couleur et se déplaçant de gauche à droite, comme si ses optiques scannaient le monolithe de 2001, de couleur en couleur. Le chien avait le même genre de rétine mais son cerveau ne pensait que noir et blanc. Et donc il voyait un morceau de sucre bien blanc se déplacer de gauche à droite. La façon dont voyait le pithécanthrope Crassanel nous importe peu, ce dernier n’avait pas de mémoire, il vivait comme un légume libidineux, une totale détermination gogochon immobile.
     
    Le robot voyait donc le cube se déplacer de place en place, différentes dans l’espace, comme (x,y,z) est « différent » de (x’,y’,z’), même dans le vide ! Sans qu’il puisse vraiment dire pourquoi 2 vides pouvaient être « différents » (seul Vishnu le savait même pas Brahma un sous-dieu souchien, et la puce appelait sa le legein la différence de l’identique dans une métrique « spatial », ine loi de l’éternité de Visnhu l’aie on, étant toujours). Mais pour le robot le cube, morceau du monolithe, devenait en plus « autre » ; la preuve en était le changement de couleur, pas la position « différente » . La position ne faisait pas l’altérité pour lui, puisque le robot voyait l’apparent mouvement continu du cube et en concluait à son « identité » en « mouvement ». Le robot appela la ligne imaginaire de mouvement d’autre en autre, le Temps. Évidement le dieu Bhrama savait que le monde était immobile, voyant toute couleur et la fixité de la règle, et que le Temps du robot n’existait pas.
     
    Le chien était d’accord avec le robot sur le mouvement, mais niait le changement de nature, le cube restait le « même », blanc, du sucre (ce qui intéressait fortement le chien). Et le chien appela, lui, le Temps, le mouvement du « même » dans l’espace « différent ». L’(animal n’avait donc jamais vu de changement de « nature », il voyait le cube comme une étance (ousia) éternelle, ce qui l’énervait aussi se sentant inférieur au robot.
     
    Mais le chien, comme la puce Platon, était philosophe. Il en conclut d’abord que la société robot-chien était l’indispensable source de tout progrès de la connaissance par sa dialectique.

    Le robot était plus scientifique, aussi il regarda les yeux du chien, un peu inquiet. Et alors il fut tétanisé de terreur par ce qu’il vit...
    Réfléchis dans les pupilles du chien, ses propres rétines changeaient de couleur ! Et il comprit immédiatement qu’elles filtrait le spectre de la lumière dans le temps, de couleur en couleur donc. Il en déduisit que le mouvement qu’il percevait du cube était faux, que le mouvant du monde n’était que fixité en vérité. Que dans une « dimension secrète » il scannait une grande règle en couleurs, et la percevait bout par bout. Il finit par conclure tristement que le Temps qu’il imaginait ne tenait qu’à ce mouvement apparent et qu’en réalité tout était illusion, hallucination psychologique du Temps. Il l’expliqua au chien qui fut surtout contrarié de savoir qu’il ne saurait jamais ce qu’est la couleur aussi. Mais le chien, qui était plus vindicatif que le robot stoïcien, voulait sortir de la totale détermination du monde du dieu Brahma. Alors le chien se demanda où était caché l’indétermination de l’Être Suprême Vishnu ? Car Vishu dans le eia cache aussi le libre.
     
    Le robot était par programmation sceptique, et même leur conversation était inévitable... affirmait-t-il, un concept eidos déjà écrit par Brahma.
     
    « Quels sont ces souvenirs suprêmes indéterminables ? » demanda alors la machine. Et la puce Platon piqua le chien.
     
    « L’imaginaire dans la société : l’explosion du présent, du nun, car le présent est en un sens comme le même, en un sens comme le non-même ; car en tant qu’il est dans un autre et dans un autre, il est différent. Mais en tant que le présent est ce qu’il est il est le même : en tant qu’il est limite, détermination, le présent n’est pas le Temps, sinon par comitance »
     
    Évidement le robobot ne comprit rien à ce qu’avait dit le chien Aristote, et décida de se branler dans un Supermarché pour compenser. Comme La Baudruche qu’on écrase, et qui se déforme et se différencie ainsi en apparence mais reste la même vessie d’un gogochon. Car elle ne se déplace que dans le legein, qui est un cookie fesses-boucs de Brahma.
     


    • RougePomme RougePomme 6 juillet 12:06

       
      T ET NON-T
       
      Pour comprendre ce qu’a dit le chien Aristote, il faut ce projeter dans un monde parallèle, celui des bobos. Là, un saint du boboîsme, Paul proclame aux Corinthiens (genre de souchien archaïque) : « A quoi bon la mort ? »
      Il veut dire :
       
      ’A quoi bon le temps ?« 
       
      Il parle du non-Temps, du legein de la puce Platon. A noter que Paul avait dit aux Athéniens que JC avait ressuscité par miracle du »bon« Dieu, ce qui les avait fait beaucoup rigoler ; car comme dans le Karma, ressusciter est une malédiction... Et à noter aussi que Saint Tarek, un jour de Ramadan avait dit à ces souchiens (une fois convertis) :
       
       »Mohamed est un prénom Corinthien« 
       
      Alors les souchiens convertis au boboisme, avaient baissé leurs pantalons, agenouillés, et s’étaient branlés pour jouir de la Révélation : Ils étaient enfin chiures finales de leur Histoire
       
      Pour en revenir à St Paul, pour lui le temps est une dimension superfétatoire ... inutile... car tout et prédestiné par Dieu (créateur, et on se demande aussi pourquoi quand on est Dieu, donc parfait, s’emmerder à créer ?? C’est pour ça que Brahma, est un sous-dieu souchien de Vishnu parmi des millions, un démiurge, avatar du seul Être Suprême (espace de tous les legein), qui lui s’emmerde pas à créer des mondes crétins comme le monde des bobos gogochons....
       
      Aussi St Paul se demande pourquoi mort et vie, déroulement du film »Koh-Lanta« pour les bobos ? Pourquoi la dimension Temps ?
       
      Car, comme l’a vu le chien, le temps n’est pas réduit à un »repérage« de plus dans le legein du Brahma local. ça c’est le non-Temps (le temps du bobo libidineux). Le ’vrai » temps est celui de la genèse, non du monde matériel (apeiron), qu’essaie de décrypter la science (et donc ne dit rien de nouveau mais chose untemporelles du non-temps et des dimensions, en se gourant en plus) mais le vrai temps est genèse ontologique, d’eidè, de concepts.
       
      Le chien Aristote voit où le piano de concert était dans la caverne préhistorique du bonobobo vert, il n’y voit que la matière et les lois de sa construction.
       
      Mais il est des souchiens archaïques, plus raffinés, qui certes comme Aristote, voient l’espèce d’irréversibilité du Temps « local », créateur de concepts crétins comme l’Iphone du gogocho . un eidos sorti du néant imaginatif de bobo, mais ce temps local est inclus dans le grand non-Temps, cyclique, les battement de Brahma (big bangs, big crash qui font tout, matières, lois physiques, nouveau temps) sortant de Vishnu, l’espace a-temporel de tout legein. Et ajoute l’archaïque, c’est parce que nous pourrissons entropiquement que ce temps local nous semble créatif... le cerveau et sa chimie entropique, navigue dans la dimension du non-Temps. En réalité l’impression de causalité temporelle est ce pourrissement.
       
      Mais ceci importe peu au chien Aristote, qui veut, avec le robot, dépecer le Crassanel pithécanthrope et en faire un piano. Car son temps à lui est « l’imaginaire social », pas le non-Temps des dimensions infinies de l’archaïque bobo. C’est ce qu’Aristote appelle « exploser le présent », exploser le nun, exploser le mollusque Crassanel.
       

       

       

       


    • RougePomme RougePomme 6 juillet 12:27

      Aussi comme pour Aristote le piano n’existait pas dans la caverne du bonobobo vert
       
      et donc l’imaginaire social est libre (dans la contingence) c’est l’imaginaire « irrationnel » (ça c’est le serpent Castoriadis du Pardis marxiste qui peut en parler)
       
      l’archaïque lui aussi a une liberté : atteindre le Nirvana c.a.d sortir des millions de vie où il faut regarder les Marseillais où Ko-Lanta ...
      Lui aussi ; liberté par le travail (de l’esprit) qui rend libre d’Hegel, mais son travail est le contraire, c’est détacher son esprit du monde de Brahma, pas de famille, pas d’espoir, ni désespoir, pas de passé à regretter, ni futur à espérer.
       
      Être un Crassanel amorphe, dans un ’sommeil éveillé’ de non-rêve. Alors la porte du Nirvana s’ouvre sur le non-devenir ; c.a.d le non-temps, le pur « legein ». Sinon, plus simple, pour le bobo gogochon, c’est l’opium du people, la branlette, le temps libidineux pour oublier la mort.
       


    • rogal 6 juillet 15:13

      Est-ce à une nouvelle science de Dieu que, dans le fond, vous appelez ?


      • Armand Simon Armand Simon 6 juillet 17:01

        « Les philosophes entendent, pensent et créent la musique, les technologues disposent, produisent du son qui finit par sonner comme du bruit. »

        Je dirais plutôt que c’est les « musiciens » qui entendent, pensent et créent la musique, et que certains « philosophes » disposent, produisent parfois du son qui finit par sonner comme du bruit... 



        • Eschyle 49 Eschyle 49 6 juillet 17:15

          Bravo pour la remarque à propos d’Einstein , contrefacteur de Poincaré ! Mais quid de Clémence Royer , qui jeta les bases de la physique quantique ? Quid d’Augusta Ada King, comtesse de Lovelace, née Byron , qui conçut la programmation informatique ? Quid de Burkhard Heim ( 1925 - 2001 ) , qui unifia théorie de la relativité et physique quantique , jetant les bases théoriques d’un astronef pour aller de la terre à la planète Mars en trois heures ? Quid de Claude Marsan , qui révolutionna le clavier informatique ? Quid de Nikola Tesla , qui inventa deux générateurs électriques , l’un pour alimenter les maisons , l’autre avec lequel il parcourut des milliers de kilomètres en automobile , sans préjudice d’inventions dont la description défie l’imagination : téléportation d’une frégate , arme climatique ,etc ? 




          • RougePomme RougePomme 6 juillet 21:05

            @Eschyle 49
             
            Langage informatique Ada
            Lovelace connue moins que Lovecraft
            Polémique Edison/Tesla
            Le reste je sais pas

            Mais on peut plutôt parler des nègres d’Einstein  :
             
            Grossmann, grand matheux hongrois velu (le bien nommé), a écrit la dite équation d’Einstein, que ce dernier évidement était totalement incapable de résoudre ni même de comprendre (scribouillard de brevets, recalé à l’École polytechnique des helvètes, que Grossmann avait réussi ... lui). Un autre petit nègre teuton (Schwarzschild le bien nommé), entre 2 pointages de son canon sur le front russe, trouva une première solution (une métrique, une mesure de distance), avant de crever.
            A noter que le juif clown, qui savait bien tirer la langue à la télé, avait aussi soi-disant découvert la relativité restreinte, déjà en se gourant dans sa démonstration, mais en arrivant par miracle au bon résultat (si...si...) ... celui de Poincaré vieux de 5 ans (avec Hilbert les 2 matheux du XXe). Au contraire de Grossmann, de Poincaré (le spécialiste), d’Hilbert ou de Schwarzschild, le nullard Einstein n’avait aucune idée de ce que pouvait être de la géométrie non-euclidienne, et croyait ainsi qu’un tenseur (genre de matrice qui sert à la métrique) était l’élastique d’un slip.
            Vinrent les métriques de Kerr, Friedmann-Lemaître etc ... jusqu’au jour où Hilbert, qui s’emmerdait en buvant son café à la cantine, formula en 5mn l’action, le potentiel gravitationnel du champ relativiste, sur un coin de la nappe (l’action est l’énergie qu’il faut minimiser pour trouver une trajectoire, Dieu est faignant...) Ce qui cloua le bec à tout le monde. Mais bon, pour Hilbert c’était du théorème de Pythagore (la distance de l’hypoténuse) en coordonnées d’ours polaires améliorées, un mot croisé élémentaire pour digérer la choucroute, et juste bon à se foutre de la gueule des benêts de physiciens...
            A la fin de sa vie, le toujours aussi incapable Einstein, au firmament de la putasserie médiatique, loua un nègre mathématicien hindou, Bose, bien moins cher donc.
             


          • Fourmi Agile Fourmi Agile 6 juillet 19:27

            La Science est bourrée de mensonges aujourd’hui. Il suffit de s’y plonger un peu pour découvrir des incohérences incroyables.
            Voici ma vidéo sur l’escroquerie de la Station spatiale : https://www.youtube.com/watch?v=JoPp5Nbf_Ao

            Et mon site : http://www.mensonges.fr/
            Ouvrez les yeux !

            • Lugsama 7 juillet 02:07

              @Fourmi Agile

              Ouvrez les yeux.. on vous retourne le compliment, merci en tout cas c’est assez drole comme video.


            • Garibaldi2 7 juillet 04:10

              @Lugsama

              Je vous avais posté ce message dans la discussion sur l’article de ’’Venezuelainfos’’, j’espère que vous aurez le temps d’y répondre...

              @Lugsama

              Venevision ne fait plus que du divertissement ? Pourtant il suffit d’aller sur son site pour voir qu’elle fait aussi de l’info : http://www.noticierovenevision.net/

              Aujourd’hui on y parle bien des événements à la chambre des députés à Caracas :

              ’’inician evacuacion hacia la sede de Pajaritos ante acoso de colevtivos’’

              On peut voir les sujets politiques en replay : http://www.noticierovenevision.tv/politica/index.htm

              Je note aussi que la chaîne appelle clairement à manifester contre Maduro : http://www.noticierovenevision.net/noticias/politica/opositores-marcharan-este-jueves-hacia-el-tsj

              Il y a aussi Globovision et Televen qui sont privées. RCTV a perdu sa licence après avoir soutenu le coup d’état contre Chavez en 2002.


            • Garibaldi2 7 juillet 04:55

              @Fourmi Agile

              Sur votre site, vous affirmez que les astronautes n’ont jamais posé le pied sur la lune et vous écrivez : ’’Pourquoi le LRO n’a fait aucune photo de la face cachée de la Lune ? Personne n’a jamais vu la face cachée de la Lune et le LRO n’aurait pas fait de photos ?’’

              Le 18 octobre 1959, la sonde soviétique Luna-3 a transmis les premières photo de la face cachée de la Lune, prises depuis une distance de 6.200 km (https://lc.cx/qsHs). Sans doute vous ne devez pas le savoir puisque vous n’étiez pas encore né !


            • pallas 6 juillet 20:24
              Bernard Dugué

              Avez vous oublier ?.

              Tout ce qui vie, n’a de fatalité que de disparaitre.

              Peut importe la science, la technologie, rien n’est immuable.

              Nul être en ce monde ne peut faire exempt face au marchand de sable.

              La Question, sera toujours posée, ainsi est l’existence.

              D’ailleurs l’espèce humaine va disparaitre, chose encours, de manière prodigieuse véritablement.

              L’immortalité et le désir tel, n’est qu’une rêverie quelconque et sans importance.

              Salut


              • abcd 6 juillet 21:56

                @pallas
                ouais cela s’inverse aussi facilement, il est irrémédiable d’avoir été, tout ce qui fût a été, on ne peut pas ne pas avoir été à partir du moment ou on fût, par conséquent cet irrémédiable a autant de valeur que de ne plus être après, parce que pour ne plus être après il faut avoir été.
                Par conséquent ce qui compte c’est l’avant fin et non d’être toujours, comme a dit quelqu’un :« l’immoralité c’est chiant, surtout vers la fin » qui n’en a plus (de fin).


              • pallas 6 juillet 22:10

                @abcd

                D’où La Question, qui est personnel, pour chaque individu.

                Avant la vie, et après la vie, j’en est aucune idée.

                Qui vous dit que nous ne sommes pas en Enfer ? et que nous sommes dans un entre deux ?, donc mort, sans que nous le sachions (l’Enfer de Dante).

                Il y a quelque chose qui cloche ici même, mais cela est ma Question, chacun la sienne, après tout.

                Salut


              • abcd 7 juillet 17:22

                @pallas
                « Qui vous dit que nous ne sommes pas en Enfer ? » ce type de question est parfois abordé en fantasy (la science fiction sans les boulons) je vous conseille une lecture « le k » de Dino Buzzati, il y a justement une nouvelle ou d’une certaine manière on est déjà en enfer, puisque les enfants souffrent (mais y à pleins d’autres nouvelles aussi intéressantes, même si j’ai eût besoin de pas mal de temps pour apprécier la première qui est justement le titre du recueil).
                Votre impression de ce qui cloche m’a été familière, l’impression de regarder le ciel, comme ci il manquait une pièce du puzzle, juste une, comme ci l’important c’était « le manque originel » et non ce qui manque (les publicitaires savent expliquer ce qui manque, sans enlever cette impression de manque).
                J’ai pas de réponse à la condition humaine du type oui, non, pourquoi ?
                Mais on ce la pose tous, par forcement au même moment, pas forcement aussi souvent, parfois bien tard, parfois trop tôt, votre question est universelle, ecclésiaste avait trouvé une parade :« les voies du Seigneur sont impénétrables », mais les matérialistes n’ont trouvés qu’une piètre sentence « que du bonheur », c’est idiot, personne ne peut ne pas souffrir, à moins d’être psychopathe, lobotomisé ou sous tranquillisant.
                Il y a une part de souffrance à être, mais on est plus des minots et il n’y a pas que de la souffrance à être.


              • pallas 7 juillet 18:10

                @abcd

                Sa c’est simplement le haut de l’iceberg, rien de plus.

                La Question est individuel et uniquement, chacun son chemin de croix.

                Mais je remercie tout de même votre commentaire interessant, c’est chose rare.

                Salut


              • abcd 8 juillet 20:25

                @pallas
                « Sa c’est simplement le haut de l’iceberg, rien de plus. », peut-être j’aime bien avoir des bases sur beaucoup de domaines de connaissances, mais je vais pas beaucoup plus loin, même si cela donne une impression inverse.
                « Mais je remercie tout de même votre commentaire interessant, c’est chose rare.Salut »
                Tant mieux, il faut qu’on revienne un peu à la curiosité et à la discussion. bien à vous


              • Claude Simon Claude Simon 6 juillet 23:39

                Faut t’il aller plus vite que la musique, Mr Dugué ?


                L’humanité semble, dans toutes sortes de secteurs, si empreint d’obscurantismes.

                Est ce que les applications de la physique d’Einstein sont si exhaltantes ?

                Dans son scientisme et son carriérisme, la science est un long fleuve tranquille.

                La matière noire, Mr Dugué. Combien de milliards et de bataillons engloutis pour ne rien trouver ?

                La vitesse de rotation des galaxies, Mr Dugué, ne serait-ce pas, quelque part, qu’un petit gif animé ?

                • abcd 7 juillet 17:34

                  "Les philosophes entendent, pensent et créent la musique, les technologues disposent, produisent du son qui finit par sonner comme du bruit." oui il est temps que les philosophes quittent leurs olympes et ce tourne vers les hommes et leurs sciences, mais il y a toujours une tendance à dormir sur ses diplômes comme sur ses lauriers, afin de commencer par réclamer leurs attributs d’homme de l’art, alors les pauvres mortels ce sentent snobés.


                  • abcd 7 juillet 17:49

                    @abcd
                    Les sociologues ont une solution à la problématique des hommes qui dorment sur leurs lauriers, il faut que l’ascenseur social marche, le problème c’est que si on ce contente de 2 % de mobilité social on ne fait que ramener des zélés doués chez les élites, comme notre président et alimenter des espoirs qu’on détruira par la suite (chauffeur uber, prêt social en Inde à 15%, winner en école de commerce qui à la cinquantaine seront en reconversion-dépression, etc...).
                    Comment on fait Florance, comment on fait d’un sculpteur, un peintre capable de calculer la structure nécessaire pour peindre le plafonnier de la chapelle Sixtine, mieux que les architectes, comment on fait des léonards et tout un tas de tortues ninjas, des assistants, des mécènes, des talents, des techniciens, des magasiniers et des comptables, sans que l’art n’en soit dégradé.


                  • pallas 7 juillet 19:21

                    @abcd

                    La France est une sorte de nœud auquel toutes les idéologies du monde peuvent venir, faisant leurs commerces diverses.

                    Donc, apprendre de l’autre, sans que celui puisse apprendre de nous même, c’est un concept interessant.

                    Vous pouvez voir le monde, car celui ci s’invite finalement.

                    C’est une vaste bibliothèque en tant réel de ce qui nous entoures, mais factice et superficiel, juste des trucs sans importances, je préfère vous mettre en garde, rien n’est de concret la dedans, juste des informations.

                    Salut


                  • abcd 7 juillet 20:56

                    Y à quand même d’autres consciences qui habitent votre matrice ?

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